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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 26 octobre 1928
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1928-10-26, Collections de BAnQ.

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- ïHïKTB-D®üXIEM:B ANNEE — NUMERO 43.— -' ^v -•' ¦*• ~.- ¦ •uv du défunt.Aussi un Libera a été chanté en l’église de Saint-Janvier par l’Abbé Gabriel Chartrand neveu de M.Valiquette.Les porteurs étaient MM.Louis Champagne, Zénon Dubois, Isaïe Va-liquettc, Horinisilns Clément, Roméo Valiquette et Ménasippo Lapointe.Offrandes: de fleure.Mlles Germaine et Blanche Valiquette, Famille Ludgcr Robert, Mme Vvc Ovila Lau-zon, M.et Mme Paul Limoges, M.et Mme Laurent Dubois, Fnmilie Adélard Valiquette, Auger & Cio, M.Bernard Valiquette, M.et Mme Marcel Bonneville, M.Rodrigue Bélanger.Offrandes de Messes : son épouse, et chacun de scs enfants, Georges, Charlotte, Madeleine, Bernard et Maurice, William Chartrand, Mme Dr.Joseph David M.et Mme Napoléon Valiquette, Famille Pierre Toupin, Dr.L.A.Dionne.M.Raoul Villeneuve, MM.les Abbés Alphonse Cloutier et Ernest Vaillancourt, M.et Mmo Laurent Dubois, M.Félicien Cliar-trand, M.et Mme P.E.Limoges, Famille Albert Chartrand, M.et Mute Paul Hogue, M.et Mme Bruno Gagnon, M.et Mme Albert Chartrand fils, Mlle Rita Dubois, Un groupe d’amis de sou fils Bernard.Bouquets spirituels: Famille Elzéur Limoges, Mme Vvc Horace Sirois, Famillo J.Turgeon, Famille Alfred Vaillancourt, Famillo Arthur Desjardins, Mme Ludgcr Lapointe, M.Zénon Dubois, Famillo Eudorc Desjardins, Famille Victor Labcllc, M.et Mme Paul-Emile Desroehere, M.et Mmo Albert Diottc, M.Lucien Dubois, Familles Leblanc & Valiquette.Sympathies: Famillo J.E.Parent, M.et Mme Léopold Charbonneau, M.J.B.Parent Mlle Agnès et Virginia Cardinal, M.et Mmo L.Thcmens, M.et Mme Raoul Lalande, M.Lucien Parent, M.et Mme Edouard Delorme, M.et Mine Armand Charrette, M.et Mme A.Vaillancourt, M.et Mmo Iïonorius Giraldcau, M.L.P.Caron, M.et Mme L.A.Venncttc, Famillo J.À.Legault, M.Mme Victor Gau-dette, Mmo Albert Prévost.Télégrammes do Sympathies: M.et Mme Daniel Dcsrochos de Batiscan, M.et Mme Louis Beaulieu de Saint-André d’Argenteuil.A SAINT-JANVIER BENEDICTION D’UN PONT ET D’UNE ECOLE Dimnnehc prochain, des cérémonies religieuses et uno fêle civiquo auront lieu à l’occasion de la bénédiction d’un pont situé sur lo chemin du bas do St-Janvicr, et de l’école du village.Le soir un souper sera offert par M.io curé aux membres du conseil municipal et de la commission scolaire.A la veillée, uno réception aura lieu à la salle paroissiale.L’honorablo Athannso David et M.Jules-Edouard Prévost, députés du comté do Terrebonne, seront présents à cette fête.à Douai, où lo soir d’une fête des missions “la chaude parole do ce professeur en qui l'on n’alienuaii qu’un savant et qui se révéla un apôtre, fit vibrer une foule aussi nombreuse qn’exigeante Victor BUCATLLE. V •>.iV: 1 - ' L'AVENIR DU NORD VENDREDI, 26 OCTOBRE 1928 «S r::v'v.| t f CONSEILS UTILES Pn pont éviter dottdre à dents.Ne portez pas de bandes en caoutchouc en puise de jarretières.Ne jetez pas de pelure de banane sur le trottoir.Ne retirez ]>a.s la chaise d’une personne qui va s'asseoir et évitez-lui tine chute qui peut être fatale.Ne plissez pas achevai sur la rampe de l’escalier et évitez la possibilité d ’une fracture du crâne.Ne tendez pas de corde d’un côté à l’autre delà quand il fait noir.Ne jouez pas de mauvais tours qui peuvent mettre la vie en danger, causer des blessures ou abimer des vêtements.Attraits de la chasse au Canada en automne GEOFFRION & CIE VALEURS DE PLACEMENTS Membre» cîe la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market 251, rue Notre-Dame Ouest Tel.HArbour *2291 MONTREAL 1 Il y a dans chacun de nous quelque chose qui vibre â ln pensée d’un séjour de vacances dans les grands bois où il fait si bon respirer l’air embaumé juir les pins et où l’on se sont affranchi de tout ce que la vie moderne a d'artilleiel.11 se peut une ees goûts nous aient été transmis par les pion niors qu’étaient nos ancêtres, mais ce qui est certain c'est que le désir île vivre pendant quelque temps au sein du la nature est extrêment vif.Ni réalisation de ce désir est jmssible en toute saison do l’année au Canada, L’hiver, l’été, le printemps et l’aiir tourne se prêtent, eu elïet, également bien à In pratique des sports en plein air, aujourd’hui reconnus îndispensa-btes au bien-être de l'homme et de la femme modernes.A cette époque de l’année où les rayons de soleil commencent à se faire moins chauds et où les arbres se parent de leurs teintes automnales, le pouvoir u ÀJibutine, lùmiled PsH* Canada 5*» ÇVttU Constru'44™" LtLlUJLU TjpV " -l/nrinnn» ttao AV^11UC4 V VJ O Incombustibles ^râce à la.GYPROC cJoison murale incombustible En Vent® Cher C.J.Staniforth - - Arundle, Que.Sam Ouellette, Ltd.- Mont Laurier, Que.Emery Godard Co., Ltd.- Nominingue, Que.Eadie-McNeilly Construction Ltd.- Ste.Agathe des Monts, Que.Ste.Agathe Lumber & Construction C°* - Ste.Agathe des Monts, Que.Henri Gareau - St.Faustin Station, Que.Hugh A.Glassford - _ Weir, Que.LES BOUTS DE CHANDELLES SONT UNE FORTUNE On lit, sur des panneaux placés en evidence dans tous les bureaux et ateliers de la Texaco Motor Oil, à Houston, (Texas): Vous êtes, comme vos camarades, actionnaire de la Société.Chaque action vous rapporte 3 dollars par au.Un duiiar produit l2 cts.Songez que chaque lois que vous avez économisé 12 cts vous avez gagné l’intérêt d’un dollar.Sous cette inscription sont indiquées les laçons pratiques d’effect uer une économie.Pour les métallurgistes, c'est le bloc ou la lame d’acier mal coupés, où deux pièces au moins eussent pu encore être trouvées.Pour les habilleuses de bidons, c’cst la bande d'étiquettes négligemment distribuée et où 4 ou 5 sur 100 doivent être jetées.Pour les chauffeurs, l’huile tombée sans être récoltée après le remplissage du réservoir constitue une perte sèche.Pour les employés, le crayon taillé avec un mauvais canif est usé après deux ou trois tailles.Economies de bouts de chandelles, disent les esprits forts, en haussant les épaules! Pourtant, ces dépenses insignifiantes additionnées atteignent des chiffres stupéfiunts.\ oyez, dans vos bureaux et vos a-telicrs, combien de fois votre personnel perd ‘‘l’intérêt d’un billet de $1.00.Eviter cette perte constitue une grande source de profits.Aussi pur que Y air des f| Montagnes ’ ~ , :.:-Ti7eTT| _ wmê* 3','| wml 'îMt'âmiu riNtST t-ANAOIAN Ceux qui sont dehors à la journée ont besoin d’une boisson qui les réconforte.Ils préfèrent le Gin Canadien Croix d’Oi parce qu’il est bienfaisant et pur comme l’air des montagnes.Gin Canadien Melchers Croix d’or La boisson la plus saine FabriquéàBerthlerville, Que., toui la surveillance du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fols et vieilli en entrepôt pendant des années.TIM CIAMDU U FUCMtl Gros: - 40 onces $3.65 Moyens: 26 onces 2.55 Petits • 10 onces 1.10 WEl'ÇHERS- DljSTÏLLEjry: CO.LIMITED, MONTREAL NOUVELLES D’AUTREFOIS On lisait dans l’Avenir du Nord, il y b 30 ANS — Il est arrivé un pénible uccidont ù M.Thomas Forget, do Saint-Janvier.En travaillant dans sa scierie, il so fit prendre le bras dans une courroie.En un instant il cut l’avant* bras brisé et les chairs mises en lambeaux.On fit demander le I)r.John-sou qui lui-inêmc fit appeler lo Dr.Henri Prévost.On fit le travail chirurgical nécessaire sans être obligé d’amputer le bras qui est en bonne voie do guérison.25 ANS — M.J.G.Gagné, gérant de la Bunquc d’IIochcluga dans notre ville, vient d’être nommé gérant de la succursale île Montréal-Est.M.Gagné demeurait avec nous depuis deux ans.Nous le, félicitons de su promotion et nous lui soulmitons de brillants succès.Son successeur à Saint-Jérôme est M.Sicotte, qui occupait un poste important nu bureau principal de la Banque d’Hochelaga a Montréal.20 ANS — Samedi soir dernier, les amis du Dr Murlcau lui ont présenté un superbe cadeau en même temps que leurs meilleurs voeux à l’occasion de sou mariage.M.J.-B.Holland sc fit l’interprète de tous en cette occasion pour exprimer au Dr.Marteau l’estime des nombreux amis qu’il eompte dans notre ville.Ce dernier fut vivement touché de cette marque de sympathie.Mardi dernier, le Dr.Marleau épousait Mlle Y vomie Fournier, fille aînée de notre ami, le Dr.Eugène Fournier.15 ANS — Samedi et surtout lundi une pluie torrentielle s’est abattue sur la ville.Lundi, ce fut une véritable tempête de grêle et de vent.Au cours de cette bourrasque, un hangar appartenant à M.Bruno Beaulieu a été renversé sens dessus dessous ; chez M.Jos Clavel, sur la rivière du Nord, le toit de la maison a été enlevé; chez M.Louis Bertrand, de Saint-Antoine, le toit de la grange a été emporté; chez M.David Lauzoâ, du même endroit, une partie du toit de la grange et tout le foin que contenait le bâtiment ont été emportés pur le vent.10 ANS — Dimanche dernier, dans l’avant-midi, un jeune ours s’est aventuré aux environs des demeures de MM.Henri et Jean Holland.Les chiens de M.Henri Rolland lui firent une telle sarabande que l’ourson, plutôt que d’engager la bataille, grimpa au haut d'un poteau de téléphone.Deux coups do fusil l’on firent descendre et le jeune ours, sans doute blessé, disparut dans le bois.Le mauvais temps qu ’il faisait enleva aux chasseurs tout désir de le poursuivre.MCIFI0UE i xms&fszsss™ r NOUVEL HORAIRE EN VIGUEUR LE 30 SEPTEMBRE 1928 Trains pour Montréal quittant Saint-Jérôme.No.438 — 6.15 A.M., dimanche cxc.No.-Mb — 8.20 A.M.Dimanche seul.No.442 — 8.20 A.M.Dimanche exe.No.452 — 5.03 P.M.Dimanche exe.No.458 — 8.00 P.M.Dimanche seul.Venant de Montréal arrivant à Saint-Jérôme No.437 — 10.33 A.M.Tous les jours.No.445 — 2.25 P.M.Samedi sculem.No.457 — 5.29 P.M.Dimanche cxc.No.461 — 7.40 P.M.Sam et Dim.cxc.No.463 — 12.50 A.M.sam et dim seul.Pour détails, s’adresser à l’agent des billets.DAWES LACHINE EN FUT Service parfait 1035, Rue Craig Est coin Amherst 1st, TAVERNE BIERE — Toujours ’ TRES BIEN SERVIE H.LAUZON, Prop.Plateau 53GG , MONTREAL ROLAND LlBOlRON AGENT D’ASSURANCES FEU, VIE, ACCIDENTS, Etc.Représentant de L’Avenir du Nord Rue Principale, Sainte-Agathe des Monts, P.Q Une chose fille doit savoir —dit une mere dyaujourd'hui m ^yij- Des femmes par milliers redoutent d’incommoder autrui à leur insu.Grâce à une découverte récente qui neutralise l’odeur des serviettes sanitaires, cette crainte est dissipée.MALGRE les bons conseils qu’elle lui prodigue, une mère ne peut pas toujours défendre sa fille contre certaines inquiétudes.Si cette dernière s’imagine gêner autrui, elle perd sa gaieté et sa tranquillité d’esprit.C’est pourquoi mères et filles se réjouissent du tout nouveau procédé inventé par les chimistes Kotex.Depuis quelque temps chaque serviette sanitaire Kotex est composée de manière à neutraliser toute odeur et à .dissiper les craintes qui tourmentaient autrefois les femmes.Façonnée pour (’ajuster Les coins de la serviette sanitaire étant arrondis et aplatis, elle peut être portée sans paraître sous les robes les plus légères.Aucune saillie compromet tante, comme avcc les procédés de jadis.Et vous pouvez varier la garniture, la rendre plus mince, plus épaisse, plus étroite — comme vous l’entendez.Se jette facilement, aucun lavage nécessaire.Un nouveau procédé la rend encore plus douce.Désodorise .et comporte 4 autres avantages ' importants: 1—Car, r 1 U- douer qui ompCt’ho tout** Irritation: garniture pll-nble qui .iLaoi lie par fulteifirnl; 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Ils avaient été ses compagnons, ses amis au travail et uu^ succès.11 se pencha sur eux, les prît dans scs mains, et quand il les eût déposés .dans leur écrin respectif, sous la clarté fuyante du foyer, il vit «iuo scs yeux uvaient donné a chacun d'entre eux le souvenir d’une larme.Que s’ctait-il donc passé?.Si vous voulez me suivre douze ans en arriéré, vous allez ecouter et surprendre une histoire qui a été vécue.Elle marque à mon sens un conflit intime, un drame de'la vie, empoignant et rigide.A travers cette masse grouillante des humains, le hasard jette à ses caprices des roses et des épines et parsèment l’existence de luttes tourmentées qui ont j>our cause le coeur, et pour objet les larmes.C’était en octobre 1910.Lusignant, de retour d’un voyage d’études à Paris, reçut le dernier soupir de son jh*-re, un des plus brillants c/iirurgicns de Montréal.Brillant autant qu’hu-bile, il remplacerait son père et continuerait la tradition.L'avenir s ouvrait devant lui.et quoiqu'orphelin, il saurait lutter et réussir.Grand, beau, jeune, il avait tous les talents.Deux ans plus tard, le jeune médecin s’était taillé une popularité enviable dans sa profession, omme écrivain et comme galant homme.Tous les suions le recevaient: 1 sortait, riait, aimait le plaisir.Un jour, la monotonie d’être seul lui souilla de se choisir une épouse.On l’avait invité à un grand bal, chez les Daigneault.Us habitent, chemin Saiutc-Catlicrine, une somptueuse résidence, sont très riches et reçoivent d'ailleurs que des gens très bien.Ce bal marquait pour lui un fait important et il n’aurait garde d’y manquer.Il était assuré d’y rencontrer une demoiselle Blanche Donval, connue quelques jours auparavant dans de bizarres circonstances.Un accident d’automobilo les avait introduits l’un à l’autre.Lusignant descendait rue Saint-Hubert, qnand a 1 intersection de Roy, l’nutomobilo de Mademoiselle Donval arracha pres-qti’une nile à son somptueux Studc-baker.Il l'avait trouve si charmante, si jolie, que la colère no se montra pas, et qu’il en fut quitte pour une facture au garage Léonard do quelque vingt dollars.Ce grand soir nrriva, et notre Gaston se présenta chez les Daigneault, en habit de cérémonie.Quand il apparût au haut de l’escalier, tous les yeux se tournèrent vers lui et le suivirent avec intérêt.C’est qu’il attirait aussi! Un air fier, une physionomie expressive, des yeux vifs et piquants, une chevelure lissée, le tout auréolant une figure de vingt-hui ans qui semblait mûrie nar une austérité de travail ou de pensée.Calmement, il présenta scs hommages à la maîtresse de maison salua les dames ,cl se perdite dansungroupedejeu-ncs avocats discutant avec emphase une loi constitutionnelle.Tout en affectant de prendre part à cette discussion, sa pensée comme ses yeux cherchaient plutôt à travers ce cotillon enflammé celle qu’il voulait revoir.Blanche sentait do loin ce regard posé sur ciie, et quand elle l’avait vu entrer, pour éviter sa gêne et dissimuler son bonheur, elle avait sans hésiter offert son bras à un galant étranger.Elle valsait, tourbillonnait, joyeuse, gaie.I-» souvenir de l’accident trottait dans sa mémoire, et bien qu’elle eût le désir ardent de lui pnrlcr, elle éprouvait une gêne qui lu rendait plus heureuse Elle était grande, plus belle que jolie, avec deux yeux bleus qui riaient dévi-nement quand ils ne perdaient pas dans quelque illusion de mystérieux roman.Sa robe de soirée chamarrée île perles dessinait un coips parfait dont s’émanait une grâce exquise sous la cadence du rythme.Fille il ’un riche marchand de la rue Sainte-Catherine, Blanche avait tous les charmes naturels pour attirer les yeux, mais sa modestie, sa réserve créait autour d’elle un rempart difficile à franchir.Plus tard, Gaston l’avait demandé pour une valse.Sans mot dire, ils avaient évolué ensemble, puis comme par une commune sympathie, en approchant, d’une porte donnant sur la véranda, ils avaient tous deux hésité.U rythme de leurs pieds s’était interrompu sous un dernier accord et par le bras, l'avait tout doucement entraînée dehors.“Blanche!” murmura-t-il?et comme lu jeune fille ne répondait pas, il continua : “Excusez-moi si je vous appelle ainsi, mais j’ai oublié votre nom?— “Vraiment, osa-t-clle, votre mémoire fait donc, défaut?” — “Pas à ce jroint d’oublier que vous avez failli me démolir avec votre “Chrysler”.— “Au moins, vous ne m’avez pas dévoilée, car s’il falait que papa le audio.— “Il vous battrait, j’en suis sûr.” Et la nuit reçut un sourire.Chaque pulsation, chaque fibre de son être à lui semblaient animer d’une vie nouvelle: il était ivre de joio et de courage.Elle ne disait que peu de chose, presque rien, en évitant son regard, mais il sentait à la voir ainsi gênée qu’elle avait subi son pouvoir et il en frissonnait de bonheur.“Mademoiselle, je vous estime.” dit-il cil prenant sa main.Et silencieux, ils restèrent il contempler les flots d’éther chargés de lumière, les nuages flottants à l’orient comme des îles vermeilles, la nuit qui se tapissait la lune qui voulait se lever.‘‘Blanche, je vous aime!” dit-il.et comme elle restait silencieuse, les yeux, fixés dans la plaine, sur les milliers de lumières qui émergeaient de la Métropole ,il se pencha sur elle, murmura des mots que la brise emporta, et soudainement, sans qu’elle eût le temps de résister ou de se défaire, il l’avait embrassée.Ainsi commença leur amour.Et pendant dix mois, le bonheur fût de eur vie.Us s’aimèrent fortement, sans arrière-pensée, jusqu’à ec jour funeste où l’amour do Gaston subit une chute.Froissé de la conduite de Jeanne à son égard, certain soir il résolût pour la punir d’accompn gner au théâtre, Pauline Berger, une ancienne amie de Blanche, fille emballée et qui professait pour le jeune médecin un culte exceptionnel.Ceci eût comme fatal résultat de choquer Mademoiselle Donval.Si Gaston ne s’était bornée qu’à une sortie a-veo elle, elle l’eût souffert sans trop se plaindre, mais ses amies, tous les jours, clamaient sur es allées et venues de Gaston et de Mademoiselle Berger.Entre femmes, la jalousie existe terrible, redoutable.et l’homme n ’est en soi qu ’un égoïste, uri libertin par la nature et dont la fidélité n’est pas le panache.Un soir, alors qu’il s’était absenté sans motif toute la journée du dimanche précédent, Blanche le reçut uvcc une indifférence glaciale.Quand le coeur a été blessé, seule la franchise et l’indépendance doivent être maîtresses.— Crois-tu que ce soit aimable, Gaston, pour moi qui t’aime de me sentir si outragée.!” — “T’ai-je d’abord outragée?U faudrait le savoir, et comment?” répliqua-t-il sèchement.— ‘ ‘ Voyons, ne fais pas l'innocent ! Comment de fois, cs-tu sorti avec Pauline Berger”! Elle dit ces paroles avec calme, avec emphase, d’une voix glaciale et nette qui demandait la vérité.— “Deux fois!” dit-il — “Tu mens, Gaston.Tu mens à ma figure, devant moi et sans honte.Non content de me trahir, de te parader uvcc une fille malhonnête___ .— “Malhonnête.non! Pauline po l’est pas.! — “Si, elle l’est et je le sais.Si clic n'est plus mon amio, e’est que sa compunie inc répugnait.et c’est parce que je l’ai chassée do moi et-que je connais sa conduite quo je considère le fait comme une insulte.C’est lâche de le dire.mais j’ai pleuré.les premières fois depuis dix mois.— “Serais-tu donc jalouse?— “Oui, je le suis, rotorqua-t-clle dans un rugissement do défi, et j’ai raison de l'être.Jalouse, je le suis, jusque dans la force du mot parce que j’aime.Quand ou aime, on ne peut l'être assez.On aime ou on aime juts: un amour, il n’y a pas de milieu.— Et je continuais ainsi?” — “Si tu continues cette vie, Gaston, ce sera la preuve quo tu no m’aimes pas.Déjà, à tes serments, tu ns manqué par l’honneur, Gaston?Comment as-tu pu faiblir, toi que j’avais connu si fort?Ces paroles n-mourcuscs n ’étaient que de ln fumée, •le la poudre aux yeux, du “bluff”.Si tu veux continuer, Gaston, il te faudra choisir: elle ou moi!____ Je ne permettrai jamais qu’une femme comme Pauline Berger me surplnnto par le coeur.” Elle avait dit ces paroles tout d’un trait, sans respirer, avec de lu flamme dans les yeux, do l'orgueil sur les lèvres.A quoi servirait donc de souffrir encore?Mieux valait le dire, même au risque de tout son être.et une minute, la lutte la plus borriblo se joua dans ce coeur qui pourtnnt était bon : “Pardonne-moi, Blanche, j’ai été insensé.Jamais, je te le jure, je ne reverrai Pauline Berger.” Puis, il s’en alla.mais avant d'entrer, il flâna par les boulevnrds jusqu 'à un petit parc solitaire.Quelques amoureux s’y promenaient encore, quelques oiseaux nttardés rentraient nu nid, et bientôt il fût seul uvcc ses pensées.Comment de temps resta-t-il là, il l’ignore.Il dut y demeurer longtemps, très longtemps car il étudia le phénomène du coeur.U avait aimé Blanche, un jour, chaudement, fortement, mais à l'heure actuelle, il lui semblait que cetto flamme s’amoindrissait et qu’elle allait s’éteindre__ Mais elle, il en était sur, l’aimait.Comment en sortir, comment s’éloigner sans trop mettre de deuil dans cette âme amoureuse?Parfois, il revenait sur lui-même, se disait que jamais il no pourrait trouver femme plus accomplie que Blanche, niaia sa pensée le ramenait à cette autre femme qu’il avait rencontrée la veille et qui l’avait fasciné.L’amour change vite ! Comme il le regrettait d’avoir aimé.! Mais que luire?.Le lendemain, il trou- va la solution.n lui adressa le billet suivant: Blanche.Cette lettre sera la dernière que vous écrira Gaston.Il a tardé à vous lo dire, mais il lui semble qn’il n’est pas fait pour vous et que vous n’êtos pas destinée pour lui.Un jour, il a cru vous aimer;.il s'aperçoit maintenant qu’il a été le jouet d’une illusion, et vous prio do lui pardonner s’il vous eauso do la peine.Priez pour moi; je mérite d’être plaint.” .Gaston.U no déposa cette lettre à la poste qu’une semaine plus tard.Dans l’intervalle, Blanche lui avnit téléphoné à son bureau pour quérir de ses nouvelles.U avait protesté contre une vilaine migraine, un surcroit de travail assommant, et loi avait tout simplement annoncé qu ’une lettre lui parviendrait le lendemain.Cettce lettre lui parvint à l’heure du dîner; elle ne voulût pas de suite l’ouvrir comme si cllo avait redouté une catastrophe, et ce n’est que dans sa chambre, qu’elle se décida à en lire le contenu.Ces quelques lignes expressives marquées d'un sentiment de pitié lui entrèrent jusqu’au coeur.Pourquoi s’en allait-il?Et pendant que ses yeux pleuraient, sa pensée interrogeait les fait.4.Mes paroles en sont peut-être la cause?J’ai été peut-être trop cruelle?J’aurais dû me fiancer à lui quand il me l’a demandé?Aurais-je à souffrir aujourd’hui?Pour m’aimer, il m’aimait, j’en suis convaincue.Ne m’a-t-il pas promis de ne plus revoir Pauline Berger?et cette promesse prenait à kpk yeux l’aspect d’usp prouve d’amour.Pas n» instant, elle ne pensa qu’il pût y avoir une nutro femme entre lui et cllo.Elle eût l’intention de l’appeler, mais.Non, mieux valait d’attendre: s’il m’aime, il reviendra, et s’il ne m’aime pas, ii pourrait se moquer de moi.Tous les matins qui suivirent, la messe l’amena à l’église.Pieuse et fervente, elle demandait à Dieu de fixer les évènements, do la rendre heureuse.C ’est que toute sa vie en somme se résumait au mot “chagrin”.Elle avait la richesse, mais l’argent donne-t-il lo bonheur?Ello avuit un nom, mais un titre donrio-t-il la joie?Elle vivait dans un luxe inouï, mais cette mollesse rehausse-t-elle l'âme?Non, rien de tout cela l’attirait; elle voulait aimer simplement comme aiment les pauvres sans amour-propre, sans égoïsme.Elle rêvait une blanche maisonnette perdue dnns quelque coin de feuillage, bien meublé, mais ce mobilier fusse-t-il moins joli, elle s’en aurait moqué pour avoir un coeur large comme le monde.Respectable, elle aurait voulu un mari honnête, fidèle, et jamais cet idéal ne se serait mieux réalisé qu’avec Gaston.Même quand elle le savait ailleurs en compagnie de Pauline, et que sa conscience, lui criait: : “Ouvre les yeux: tu vois?” elle lie voulait point croire que Gaston pût trahir,.Et d’ailleurs elle l’aimait, ello l’aimerait trop bien! Non, tout cela, c’était une fantaisie, un caprice d’orgueil qui durerait quelques soirs, et il reviendrait!.Et déjà, ello préparait ses excuses, sc disant qu'elle devait lui donner sa vie, qu’il eu était digne, qu’il le fallait.Et les mois passèrent sous cotte illusion d’un retour qui ne s’effectuait pas.On lui dit un soir: “Gaston a une amie.et c’est sérieux.” Elle se contenta de sourire.” U se mariera bientôt.La Rumeur veut que les journaux l’annoncent samedi.” Elle fit signe qu’elle n’y croyait guère.Mais quand ello fut seule, le doute surgit dans son coeur, et quand lo doute en tre dans une âme, quelle plaie n .fait-il pas?On était qu’au morcrcil., et les jours suivants furent très longs Samedi arriva.et le petit facteur lui apporta son journal.Ce midi-là, blessé au genou en grimpant un essulier voisin, le petit bambin n-vait encore une grosse larme au coin de la paupière.Ello l’essuya de son mouchoir, cette larme d’enfant, pour uc pas qu’elle tombe sur ce joui nal où elle allait peut-être apprandi une trop pénible réalité.La rumeur était vraie; à la page du “Carnet Social”, on annonçait avec photographie le prochain mariage de Mlle Lucette Mauprut avec M.Gaston de Lusignant.Elle crût en devenir folle tant le choc fut violent.Gaston, le perfide! Toutes ces par les d’amour lancées les soirs do vu léca, n ’était doue que du meusong Deux ans, il l'avait l’ait atten.irc, 1 avait fait perdre son temps et i vait odieusement abandonné.Pom quoi ne ni'a-t-il pas rendu une visite?Pourquoi ne pas m’avoir dit qu’il y avait dans sa vie une autre femme qu’il adorait mieux, pourquoi?Et elle s'en prenait à cette photographie de dame.“C’est toi qui ino l’a-enlevé, criait-elle, toi avec tous tes artifices, ta benuté, ton charme.Ton amour a été plus fort que le mien, plus honnête jamais! Gare • toi!” et les poings crispés, RlnneJi-sentait l’orage gronder dans sou coeur.Le soir vint, et uvcc lui le sommeil, le repos, le calme.Quand elle s’éveilla le lendemain malin, elle sourit au soleil, et dans ses yeux frémissants passaient le désir de la vengeance mais d’une vengeance sublime.Gaston avait presqu’oublié Blanche tant il aimait Lucette.Il l’aimait comme un fou, pour scs charmes, sa beauté, sa richesse.Il lui semblait posséder la vie, l’univers, le monde avec toutes ses aspirations, scs sensations, ses tumultes.et jamais le bonheur n’était venu si doux.’ CELIBER A suivre Legare Automobile de st-jerome w Limitée A.BOURBEAU, GERANT 461, rue Labelle Tél.31 Saint-Jéro: Chars usagés C’est maintenant le temps de vous procurer un char usagé, absolument garanti, de mécanisme parfait.La balance de nos automobiles doit être écoulée durant un mois."Venez choisir une aubaine.Autos usagés presque neufs Valeurs extraordinaires Que ceux qui sont intéressés lisent la liste de prix ci-contre.tir .,j i Comparez nos prix et vous constaterez qu’ils sont les plus bas.Nos termes sont les plus faciles.Nos ohars usagés sont tous garantis, de tous prix et de toutes marques.Votre auto pris en échange tiendra lieu des premiers paiements d’après nos généreuses conditions de crédit.Avec chaque char usagé vendu nous fournirons la gazoline pour les premiers 500 milles.Dodge Sedan 1926 $600 Essex Coach 1925 300 Kissell Coupé 1923 350 McLaughlin Sedan 1925 500 Essex Coach 1923 200 Nash Cabriolet 1928 1000 Essex Sedan 1928 900 Essex Sedan 1928 950 Ford Tudor 1924 200 Int.Truck 1 %.1920 600 Ruggles Truck 1926 700 Nash Adv Sedan 1928 1700 Star Touring 1924 100 Ford Touring 1924 75 Dodge Touring 1922 50 UN MOT AU SUJET DU NOUVEAU NASH 400 SÉS CARACTERISTIQUES Moteur à double allumage — Haute compression.12 bougies d'allumage genre aéroplane Amortisseurs de chocs Houdaille et Lovejoy Carrosserie Salon Pistous en alliage d'aluminium Nouveau bâti à doubles rebords Antivibrateur contre la torsion Vilebrequin à 7 paliers Lubrification centralisée du chassis Ferrures extérieures en plaquage de nickel sur chrome Ailes Salon d’nne seule pièce.Pare-chocs avant et arrière d'un dessin spécial au Nash.>.’?< »H1 M I I * M l l' M Hudson Super Six Une épatante nouvelle découverte en performance — et en valeur Une simple promenade expliquera pourquoi cct auto a reçu le pins chaleureux accueil qui ait jamais été accordé à un autre Hudson MMnmmin immiiiiiiiiih Essex Super Six Parait et fonctionne comme une auto dispendieuse parce qu’elle a été construite comme une auto dispendieuse L'AVENIR Dü NORD, VENDREDI, 26 OCTOBRE 1928.NOUVELLES DE SAINT-JEROME M.l’abbé QeofTrion, qui est venu, dimanche dernier, prendre possession de son poste de curé de Saint-Jérôme, est retourné, lundi, dans son ancienne paroisse de Saint-Michel de Napiervillc où il passera la semaine et devra être aussi dimanche prochain.M.le curé Geoffrion ne sera doue do retour ici que le 29 ou le 30 octobre.• • * Nous offrons nos félicitations à M.Wenceslas Michaud qui vient d’être nommé, par le gouvernement de Québec, géôlier et gardien de la prison du district de Terrebonne en remplacement de leu M.Wilfrid Dugas.* * » Le billet de tirage gagnant pour la lampe offerte par M.P.Bureau au euchre du Club de Tennis Regent est le numéro 267 ; et le numéro gagnant pour la boite de toilette offerte par M.Lamanque est le numéro 63.Ijes gagnants sont priés de passer au bureau de The Regent Knitting Mills et de réclamer ces objets gagnés.Après le 1er novembre nous disposerons de ces articles sinon réréclamés.* * * Le mercredi soir ,17 octobre a été tenue à Saint-Jérôme, une assemblée générale des membres de l’Association avicole, sous la présidence de M.William Cadieux, en l’absence du président actif, M.Alfred Lapointe.socrstsir?*trt‘iorit‘r, Aï J.-A!b'jrt Lepage donna lecture du rapport financier de l’exposition tenue au cours de l’hiver dernier, et du travail accompli par l’association pour la cause avicole durant ces derniers mois.Il fut décidé qu'une grande exposition avicole sera tenue à Saint-Jérôme, du 13 au 17 décembre prochain.Elle sera ouverte à tous les éleveurs de la région et principalement aux membres de l’association.Los résultats magnifiques obtenus à l’ex-jKJsition tenue l'hiver dernier portent ù croire que l'association avicole aura encore un très grand succès eette année, et que les exhibits seront en grand nombre.Le bureau de direction et tous les membres de l’Association feront certainement leur jxossible pour mener cette entreprise à bonne fin.• • • Nous regrettons d'apprendre la grave maladie de M.Charles St-Mi-chel, comptable chez M.A.C.Huot.Nous nous joignons à ses nombreux amis pour lui souhaiter un prompt rétablissement.* * » Les lecteurs de ce journal sont sans doute heureux d'apprendre que c'est bien demain soir qu’a lieu le fameux Bal Costumé à la Salle Lapointe, sous les auspices de “Chez José”; les favoris de la danse auront de la bonne musique par l’orchestre local de “Paul et ses Rossignols”, lequel est sans contredit un de nos meilleurs orchestres amateurs.* * * Samedi, 20 octobre, nvait lieu les noces de porcelaine de M.et Mme Bureau à Saint-Jérôme à L’AVENIR Dü NORD Louis Mignault Arpenteur-Géomètre Quebec Land Surveyor L’ANNONCIATION Co.Labelle, P.Q.; »»t»H M-M + l IIIHIIIIIIIt j; Bruno Yale PEINTRE Calfeutrage automatique de L Chassis.Garanti à l’épreuve de l’eau et du froid.157, rue Saint-Georges Tél.337 SAINT-JE;ar la foule anxieuse de voir les nouveaux édifices; à neuf heures on comptait déjà six cents personnes toutes désireuses de s’amuser et de passer une agréable soirée.Le bai s’ouvre bientôt et sous ia direction de M.Paul Dcsehambault, directeur de l'orchestre, on vit un à un les couples se laisser entraîner dans le tourbillon des danseurs; ce n’est plus bientôt qu’un chatoiement de couleurs de toutes sortes produit par le reilet des lumières sur les élégantes toilettes féminines.Après la première danse on annonce la partie de cartes.Chacun s’empresse de s'attabler.Les règlements de la partie sont expliqués, le signal est donné de commencer.Chacun de prendre la partie au sérieux et bien déterminé à gagner un des nombreux et magnifiques cadeaux, dûs à la générosité d’un certain groupo de marchands et citoyens de St-Jerôme .111-si que des membres du club.Présidaient a la table d’honneur: M.et Mme I- Marccux, directeur-gérant de K Regent Knitting et M.J.F '.1 ux, vice-président et Mme G.ie Tonnancour.- A l’autre extrémité de la salle, Georges et ses acolytes s’évertuent à crier: Bingo! Bingo! afin d'attirer la clientèle à son fameux Bingo.Après la partie de cartes on commence le concours de danse, les fervents de l’art chorégraphique s’alignant on donne le signal, chaque couple passe tour à tour sous les yeux des juges exécutant mille et une fantaisies qu’exige les danses modernes.La cloche sonna, le choix des juges est fait et Mlle Lina Mailloux et M.W.I.amoureux sont les heureux gagnants du concours.Le prix de présence, un $5.00 en or, don de M.Elie Mem-icr, a été gagné par Mlle Filiutrault, de Montréal.Remerciements aux donateurs de cadeaux et à toutes les personnes qui d’une maiiiî h- ou d’une autre ont contribué ha -'Jj-r-cs de la soirée.Telephone 122 w Armand Parent HUILE à CHAUFFAGE Prix fournis sur demande SAINT-JEROME, Qné.!?«>««« imh m t x-i-HutKtmt nu timnnnn On annonce l’ouverture d’un nouveau bureau d’assurance n St-Jérûmo.En effet, e’est la Comnnnio d’assurances lai Sauvegarde, avec M.J.D.Clément, comme gérant de district.M.J.Albert Hotte qui occupait cette |>osi-tion, a été nommé inspecteur îles n-gents pour les comtés de Labelle, Ter rebonne, Deux-Mont agues et Argen-touil.* * * Nous avons joui d’une véritable température d’été pendant quelques jours, quoique le soleil sc fnsse un peu rare.Nous avons eu de belles journées samedi et dimanche et lés touristes en ont profité.• • • Dimanche dernier, M.Jos.P.Bé-lair, avocat, MM.Claude Lorrain, de in Gatineau Power et G.A.Leclerc sont allés assister à une initiation chez les Chevaliers de Colomb au Conseil de St-llenri.• • • MM.Salvador Rodier, Paul Lefebvre et Nelson Chevrier, do Montréal, étaient de passage à Saint-Jérôme cette semaine.Ils sc sont aussi rendus au Camp Maupas, Val Morin, où M.Lefebvre n passé la belle saison.* * * C'est dimanche prochain que se fera l’initiation des candidats du conseil 1892 de l’Ordre des Chevaliers de Colomb.Les cérémonies commenceront par une messe à 11 heures; il y aura des places spécialement réservées pour les candidats et les membres.Beaucoup de membres des conseils environnants sont attendus.* * * La date du banquet aux liu-trcs du Cercle St-Antoine se rapproche tou- T»enes LOTS A VENDRE.— rue Lavio-lette, sur les rives de la rivière du Nord, très beau site, placo résidentielle, ù seulement 5 minutes du centre.S’adresser ù J.E.Lcmay, 177 rue Laviolette.*AVOCATS CHAMBRE ET PENSION Eau chaude et froide, usage du bain S’adresser ù Mlle E.Gauthier, 605 rue St-Gcorges, St-Jérôme.Téls: Bureau 246 Ré*.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — PROCUREUR S19, Labelle Salnt-Jérfimi.Tél.98 Coaitr Poital 420 Dr L.P.Marleau 324 Libella .Saint-Jérôme.A VENDRE: — Jolie table de living room en noyer noir et lampe de plancher en très bonne condition.S’adresser ù Mme Gustave Leonard, 219 rue Labelle, St-Jérôme.• Tels.: Bureau 86 Ré*.87 Boite Postale 408 Clis.Ed.Marchand AVOCAT ÎAINT-JEROME .P.Q- Résultat des élections complémentaires I/a lutte électorale, pour les deux é-leotions complémentaires, s'est terminée, mercredi, par une victoire libérale dans Québec-Est, où M.Oscar Drouin n été élu, et par un succès conservateur dans Sainte-Marie (Montréal) où M.C.Honde l’a etiqtorté sur son adversaire.Les vieux pneus volent du pouvoir à votre engin — et vous perdez en rendement et brûlez plus de gazoline.Placez des pneus neufs QUEBEC sur les roues d'arrière et vous verrez de suite une amélioration sensible.PNEUS GARANTIS Chaque pneu et chambre à air de la Quebec Rubber Dist.Co.et portant leur numéro de série sont GARANTIS pour 90 jours à partir de la date de la mise en usage.Frontenac Rubber Co., Mfrs.QUEBEC AGENTS DEMANDES: — Personnes actives et sérieuses, avec ou sans expérience pour gérer le commerce Watkins dans de bons territoires.Si vous voulez changer votre temps en gros bénéfices, assurez-vous le contrôle d’une ligne de 200 produits necessaires et employés dans toutes les familles.Le vendeur ambitieux augmente sou salaire ù chaque mois avec la ligue Watkins.Détails fournis sans obligation.THE J.R.WATKINS COMPANY DEPT.0 749 Craig Ouest MONTREAL, MAISON A LOUER: — 9 appartements, garage, écurie place résidentielle, 56 Ave Parent s’adresser à Hôtel Ploui'fc.Bure*a: 400, Labilla, TéL 26 Léopold Wantel AVOCAT — PROCUREUR Rés.: 200 LaWl* TéL No.197 SAINT-JEROME Téléphona 149 J os.P.Bélair AVOCAT — BARRISTER S40, Libelle, Sait-Jérôme.Téléphone : Bureau et liés.60 Gaston Gibeault Avocat et Phocukeck île la société légale Rouraasa & Gibeault STE-AGATI1K DES MONTS A VENDRE.— 1 Moteur électrique de 5 forces de seconde main en parfaite condition, s’adresser ù Lucien Parent ou à l’Avenir du Nord.MEDECINS Dr Jérôme Fourneüe Médecin-Chirurgien 456, rue Labeiie Téléphone 195 SAINT-JEROME, P.Q.Attention spéciale aux cultivateurs Dr Alfred Cherrier ntdecln-Véttrlnnlre TA.Btli 906 206, Saint-George» Saint-Jérôme NOTAIRES Terre* à vendre.Tél.(5 J.E.Parent, N.P.Argent à prêter sur hypothéqua*.Vente et *ehat da dében tara*.Auurtno* fsu Laver y
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