L'Avenir du Nord, 9 décembre 1927, vendredi 9 décembre 1927
3i* année — No.49 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Vendredi 9 décembre iQ2j CHENIER DISTRICT ERREBONNE SEUL JOURNAL NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT LAURENT LE MOT DE L'AVENIR K T DANS LE PEUPLE M HM !• SUl.TF.) (Benjamin Editeur-Propriétaire : LUCIEN PARENT Directeur politique : JULES-EDOUARD PREVOST .SAINT-JEROME Comté de Terrebonne, P.Q Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE L ’éducation rurale Duns sa causerie donnée à l’hôtel Windsor, samedi dernier, après un brillant déjeuner nu club libéral Central des Femmes de Montréal, l’honorable Athanaso David est revenu sur un sujet d'une bien grande importance et qui nous est tout particulièrement cher: l’instruteion donnée dans nos écoles de campagne ne doit pas déraciner les fils des cultivateurs.“L’enseignement des fils de ln campagne”, a dit le secrétaire de la province ‘‘doit se faire d’une manière rationnelle et sensée.Nous ne devons pas leur donner une éducation susceptible d'en faire des dépaysés ou des déracinés, mais bien une instruction qui les rattache au soi.Il faut au contraire les bien attacher au sol, les enraciner”.Assurer une éducation appropriée aux fils de cultivateurs c’est remédier à l’une des principales causes du mal universel de la désertion des campagnes.Ce mal, on en souffre partout, dans tous les pays du monde, et partout, aussi, on admet que l’éducation donnée dans les écoles primaires est l’un des plus puissants moyens de l’enrayer.L’honorable M.David a mis le doigt sur la plaie lorsqu’il souhaite que l’enseignement élémentaire soit de plus en plus et de mieux en mieux orienté vers l'agriculture.Dans la pratique, la question est plus complexe qu’elle n'npparnit tout d'abord.Nos écoles seront en harmonie avec nos désirs et les besoins nationaux, à condition que le programme d’études le permette et, surtout, que les instituteurs et les institutrices possèdent l’entraînement et la compétence voulus pour appliquer sensément et efficacement ce programme.Notre programme, tel que retouché il y a trois ans, prévoit les nécessités de la formation agricole à l'école primaire élémentaire et complémentaire.Il reste à le mettre en pratique.Cela prendra encore du temps avant que nous avions le personnel enseignant idéal, à cet égard.Les académies commerciales, dont a-parlé l’honorable M.David, ont le tort, en certains endroits, de mal orienter les fils de cultivateurs, c’est vrai.Toutefois, ees académies qui ne sont que des écoles primaires complémentaires, ont leur raison d’être dans les villes et les centres où peuvent et doivent se recruter les élèves de l'écoaie des hautes études commerciales, de l’école technique et même de l’école polytechnique.Seulement, dans les districts essentiellement agricoles, ees académies ou écoles primaires complémentaires devraient s'adapter au milieu.Elles n’ont, pour cela, qu'à suivre le programme d'études qui comporte une section agricole facultative, section trop peu appréciée et utilisée.I-a refonte du programme d’études des écoles primaires a été effectuée avec soin et après de mûres réflexions.Mgr Ross, un pédagogue de haute compétence, a largement contribué à ce travail.L’honorable M.David a raison de souhaiter que l'on s’inspire des idées émises par un éducateur d’une telle compétence.On ne peut trop insister sur la saine orientation à donner aux écoles primaires et même, dirons-nous, aux idées générales touchant la vie rurale.Cette question, nous le répétons, appartient au grave et troublant problème de la désertion «les campagnes.Revenons aux idées simples et vraies sur la vie rurale.“Bienheureux les agriculteurs, s’ils connaissaient tout leur bonheur!” | Ainsi s’exprimait, il y a plus de dix-neuf siècles Virgile, lorsque dans ses Géorgiqucs, pour arrêter ln décadence de Rome, il prêchait le retour à la terre.Répétons, nous aussi, ces paroles, et qu’elles nous inspirent les actes qui maintiendront ou remettront l’agriculteur en honneur.Le paysan, sachons-le, disons-le, répétons-le partout, est le premier artisan de notre prospérité nationale; l’agriculture est la principale source de richesse, surtout dans un pays aussi favorisé de ln nature que la province de Québec, et les populations rurales sont les solides assises de notre race.Nous devons grandement estimer le paysan.Cela ne suffit pus, il faut que nous lui donnions une conscience de plus en plus éclairée de sa valeur sociale.Que dès l’école, on apprenne au petit garçon de la ferme cpie pour bien cultiver la terre, lui faire rendre toutes les richesses qu’elle renferme dans son sein, il faut être intelligent, autant et plus que pour être un fonctionnaire ou un instituteur; qu’on lui donne ln connaissance raisonnée et le goût de ce qu’il fera lorsque, ayant quitté l'é-eole, il deviendra l’auxiliaire de son père qu’il remplacera un jour sur la terre.Il faut mieux encore.De nos jours, l’agriculture se transforme, son rendement se multiplie, ses produits s'améliorent et se conservent mieux; le travail gagne en rapidité et en intensité ce qu’il perd en fatigue; la rou-iino fait place à la science et un outillage perfectionné s’ajoute aux forces humaines.Aider par l’enseignement cette évolution aussi bienfaisante que nécessaire et faire accomplir au paysan avec goût et intelligence ce qu'il faisait pnr fatalisme; le rendre maître de la terre par son esprit autant qui par ses bras, voilà ce qui le relèvera considérablement à ses propres yeux et, en lui montrant ln dignité de sa condition, la lui fera aimer.C’est là le principe do cet enseignement agricole dont on comprend chaque jour davantage l’utilité.L’Almanach de la Langue française Il vient do paraître à la Lilirnirio d’Action française.Il faut l'aider maintenant à fnire son chemin vers tous les foyers cnnndicns-fmnçnis.Depuis qgçlquos années l’effort des éditeurs a tendu à le faire vraiment populaire,' pnr le' ton et la brièveté dos articles, pnr le nombre des gravures et des graphiques, les histoires et If» contes émouvant».Il nous semble que l'Almanach de 1928 se rapproche encore un peu plus do l’idéal visé.Nous défions bicu qu’on lise d’un oeil sec, “Uno vnillnnto”, do Robert Leblanc, les “Treize demoiselles Bnrotin”, do J.Bruyère, et “Mort dans les chantiers” de Joseph Bruchnrd.On y lira, en outre, des nrtieles des abbés Perrier, Pinnult, GroulS, des RR.PP.Alexandre et A-, délnril Dugré, de MM.Antonio Perrault, Anatole Voilier, Hernuis Bastion, Ksdrns Minvilto, Albert Lévesque, etc.Eu seule galerie de vignettes de Calendrier qui n pour titre ‘‘Autrefois, Aujourd'hui” vaut à clic seule un long poème.Il manquera quelque chose pour bien commencer l’nnnéc 1928, à qui n’aura pas ln “l’Almanacli île ln langue française” En vente chez tous les bons libraires et chez l’éditeur: $9.25 l’unité.Méli-Mélo LES ARBRES DE NOEL Nous lisons dans Le Prix Courant: De temps immémoriaux, on a l’habitude à l’occasion de Noël de prépa-ter dans chaque habitation, où l’on peut se permettre ce luxe, des arbres de Noël.On calcule qu ’ainsi près de 200,000 arbres sont coupés tous les ans à l’approche des têtes et qu’ils sont distribués et vendus aux particuliers qui en désirent.Par une association de choses que nous ne ]>ou-vons pas comprendre, ce sont ordinairement les épiciers qui se chargent de ce commerce, et qui exploitent à leur bénéfice le “sentiment de Noël”.Il n’y" a pas de mnl à ça.L’idée est excellente, mais encore l’aut-il qu'il n’y ait pas gaspillage.Jusqu’à maintenant on a pu croire que cette pratique était ruineuse pour nos forêts, mais selon lis déclara lions d’experts en la matière, tels que Dr C.D.llowe, doyen de la faculté du génie forestier de l'Université de Toronto et Frank Newman, en charge de la pépinière à St.Williams, cette pratique des arbres de Noël, ne serait pas aussi ruineuse pour nos forêts qu’on le dit, quoiqu’elle ne soit pas à encourager plus qu’il ne faut.Ainsi, le Dr C.H owe prétend que la moyenne des arbres vendus l'an dernier dans ee but sur le marché de New-York était d’environ six pieds.M.Newman prétend que l'épinette on ie sapin dont on se sert ordinairement pour la Fête de Noël peut repousser en dix ans.On s’accorde à dire généralement que ce commerce n’est pas de nature à appauvrir notre pays, pourvu toutefois qu’on sache choisir dans les fourrés très épais, où un “éclaircissement” ne peut faire que du bien aux autres arbres, lesquels pourront ainsi mieux “respirer”.Quant à la pratique qui consiste à couper des arbres de quinze à vingt pieds pour n’en prendre que la cime et laisser le reste sur le chantier, c’est elle contre laquelle tons les « mis de la forêt ont raison de s’élever.Emprunt de $51,000 Aux électeurs propriétaires de la ville de Saint-Jérôme.Messieurs, la?conseil de notre ville a adopté unanimement dans le cours du mois dernier, le règlement No.1(32 pour être autorisé à emprunter une somme de $51,000.00, lequel règlement sera soumis à votre approbation les jeudi et vendredi.15 es 1G décembre courant.Ce montant sera exclusivement appliqué à dis travaux d’agrandisse meut et de perfectionnement de notre1 système d'nquoduc et usine de pompage, afin de les rendre plus efficaces pour combattre les incendies et surtout les dangers de conflagration générale.En aussi peu de mots que possible, le montant de cet emprunt est réparti comme suit : (A) Agrandissement de la station de pompage pour y placer deux nouvelles pompes, nclmt de ees pompes et accessoires, $15,1.'15.00.(B) Relèvement du la conduite d’alimentation do la rue Lavioletto depuis le pont Vnillnncourt jusqu'à ln rue Cnstonguuy et remplacement du tuyau actuel par du tuyau de dix pouces, $18,900.00.(C) Achat et pose de 15 homc- fontnincs, $3,125.00.- (I)) Nouvelle traverse de la rivière du Nord vis-à-vis Avenue du l’alnis en tuyau de 10 pouces, $4,300.(E) Sur l’Avenue du l’alnis remplacement du tuyau actuel de six pouces par du dix pouces, $3,000.00.(F) Nouvelle conduite reliant les quartiers St 1 omis et St .tenu-Raptis-to et passant par les industries Durand et Snuntur, $5,500.00.(G) Frais de règlement, négocia lion de l’emprunt, eto., $1,140.00.Une assemblée ' “ _ , dont avis vous sera donné, sera tenue avant la votation, la veille nu soir probablo- Ludivine Lachance — Fient pour L’Avenir du Nord — Feu Fhonorable Gustave Boyer Un livre vient de paraitrc, à Montréal (octobre 1927), de la plume de Mlle Corinne Roebelean, que j'ai lu tout d’un trait, et qui m’a profondément ému, comme beaucoup d’autres l’ont été ilu reste en le lisant.C’est l’histoire extraordinaire, mais scrupuleusement véridique, de Ludivine Lachance, une sourde-muette aveugle, l’infirme des infirmes, qu’un miracle de charité, de très fine observation et de patience quasi surhumaine, par le ministère d’une modeste Soeur de la Providence, a fait sortir, pauvre loque humaine, de la prison de ses infirmités.Il s'intitule ee livre, très justement, Hors de sa prison, et tl a près de 300 pages, avec, en jilus une trentaine d’illustrations, qui parlent aux yeux et ù Uàme aussi éloquemment que le texte lui-même, ce qui u’est pas peu dire.Le volume est fort bien imprimé, les gravures joliment venues, ee qui fait honneur à la maison Arbour et Dupont, des ateliers de laquelle le livre nous vient.“On ne résume pas en quelques lignes, écrit avec bon sons un journaliste à la plume alerte et qui sait penser et sentir — M.Louis Francoeur, dans | La Patrie du 29 novembre l’émouvant, pathétique et empoignant récit de Mlle Corinne Kochcleau.Il faut le lire, suivre, jour par jour, l’évolution Je Ludivine Lnehancc (jusqu'à l’âge de 16 ans, elle avait vécu dans la prison de scs sens perclus et réduits à la plus complète impuissance, quant à l’ouïe, à la parole et ù la vue), voir la petite bête se transformer lentement, apprendre à marcher, à faire sa toilette, à manger, à lire, à écrire, même à penser, à prier et ù espérer, jxmr sc convaincre que ta lâche que ses éducateurs ont eu le courage d’entreprendre et l'héroïsme de mener à bien était quasi surhumaine.— L’auteur a su éviter la terminalogie scientiste et les effusions admiratives à jet continu.Pas à pas.elle constate et fait constater des faits.Et l’on voit, à lire son récit, qu'il n’est science plus belle que celle qui se voue au soulagement de la souffrance, par la découverte utile et l’expérimentation patiente.La touchante et pathétique figure de Ludivine et celle, toute de noblesse, de sa ré-eréatrice, Soeur Angélique-Marie, laissent uni impression profonde et durable.’’ Tout cela, c’est vrai! On ne peut se défendre d’admirer de toutes les façons 1’“angélique” maîtresse de cette infortunée qu’elle fait renaître à la vie raisonnable.11 convient d’ajouter que Soeur Angélique-Marie, qui s’est Si parfaitement dévouée à l’oeuvre ingrate, et les religieuses qui l'ont aidée, ont eu comme un prédécesseur, puis comme un animateur excellent, dans la personne de l'aumônier à l’âme généreuse qui, le premier, avec le curé Rouleau, de Saint-Gédéon — le curé de la famille Lachance — s’est penché vers cette souffrance en chair et en os, l’a aimée surnaturellement, l’a voulu guérir, dans la mesure du possible, pour lui apprendre à connaître et à aimer Dieu, et l'a suivie des yeux du coeur, et de toute son âme, pendant sept ans.Ce prêtre modeste, qui se montre là si simple et pourtant si grand, en dirigeant la Soeur Angélique — si bien nommée —, c’est aujourd’hui Ucvêque auxiliaire de Montréal, Mgr Dcsehamps.Mais, ne blessons pas davantage sa modestie.Enfin, il y a l'auteur, Mlle Corinne Rocheleau, une sourde, elle aussi, et une ancienne muette, mcrveilleusnmt formée et instruite (avant Ludivine) à “la maison de patience” des Sourdes-Muettes de la rue Saint-Denis, à Montréal, qui mérite bien également qu’on l'admire un peu.Je la connais depuis longtemps.Au sortir du couvent, elle ni’a fait l’honneur de me coumettre ses premiers essais littéraires destinés à la publicité.Nombre de ses écrits ont été publiés dans la Revue canadienne, dont je m’occupais alors.J'ai “corrigé” ses copies, quand il y avait moyen! Elle m’appelle encore — simple politesse — lorsqu’elle m’écrit: “Mon cher maître.” Raison de plus, pour que je sois ému, en lisant son beau livre, qui traite d'un si beau sujet ! • L’abbé Elie-J.AUCLAIR.meut, afin île vous fournir toutes les explications qui vous seront néccssaT-ros.Mais eu attendant, nous tenons à bien vous faire remarquer, Messieurs, que l’exécution de ees travaux n’est pas nécessitée par le besoin d’augmenter la capacité île l’aqueduc pour la' consommation domestique, mais bien d’augmenter son efficacité dans le cas de conflagration.Certains objectent que lorsque le règlement autorisant un emprunt de $81,000.00 fut soumis à notre approbation.il aurait été déclaré par les membres du conseil de l’époque, qu’avec cette dépense, notre système d'aqueduc pouvait répondre aux besoins d’une population doublée.S'il est vrai que telles affirmations ont été faites, nous ne sommes pas prêts ù dire qu’elles étaient fausses, bien au contraire, parce que nous croyons, jusqu'à prouve du contraire, que pour les besoins de la consommation domestique, notre système est suffisant pour une population beaucoup plus considérable qu’elle n'est iTetuelloment.Du reste, si nous nous donnons la peine de relire le règlement No.141, autorisant cet emprunt de $81,000.00 mus constatons que le motivé de ce règlement dit iornicllemdnl que ees travaux ont été décidés et exécutés par la ville, à la suite d’une mise en demeure, provenant de l’ingénieur sanitaire du service provincial il'hygiène, d’avoir à améliorer son système ii'aqueduc avant le premier septembre 1924, pour l’unique raison que ee système était insuffisant et défectueux.Des deux pompes à acquérir, l’une servira à augmenter la quantité de l’eau dans le cas d’incendie et l'autre, d'une capacité moindre que les pompes actuelles, aura pour résultat une diminution de dépense électrique.La construction de notre aqueduc remonte à trente ans, personne, il nous semble, ne doit s’étonner qu'avec le développement du quartier St-Louis spécialement, où à celte époque il n’y avait aucune industrie ap préeiablc, des conduites d’une capacité plus grande soient devenues nécessaires.Et tous les propriétaires conviendront que la réunion des conduites principales des quartiers St—Tcan-Rnptisus et St-Louis est uy travail publie dont l’exécution a été trop retardée.11 est convenu que les quémande irs d'argent sont toujours déplaisants.1-os emprunts sont de leur nature impopulaires.Si le conseil actuel vous demande l'autorisation d’emprunter cette somme de $51,000.00, c’est qu'il est convaincu quant ne le faisant pas, il faillirait à la tâche que vous lui a-voz confiée.Comme il est nécessaire pour son adoption, que ce règlement soit voté par une certaine proportion des électeurs propriétaires eu nombre et en valeur, nous espérons qu’ils accompliront leur devoir île citoyens généreusement.Votre serviteur dévoué, J.Y.LEONARD, Echevin.Nous avons le vif regret d’annocer la mort de l’honorable Gustave Boyer, sénateur, et aussi député de Vau-dreuil-Soulanges.Depuis trois ans, l’honarable M.Boyer, ateint de paralysie, était réduit à l’inactivité.Ses nombreux amis espéraient son rétablissement.Malheureusement, ce mal impitoyable a eu raison de sa forte oenstitution et de sou énergie.Ses obsèques ont eu lieu à Rigaud, lundi dernier.Un cortège nombreux de parents et d’amis l’ont escorté à sa dernière demeure.Nous reproduisons ici l’article que M.Jules-Edouard Prévost lui a consacré dans le Canada de lundi.SUR LE CERCUEIL DE BUSTAVE EOYEP.Les obsèques de notre cher ami, Gustave Boyer, sénateur et ancien député de Vaudreuil-Soulanges, auront lieu aujourd’hui, en l’église de Ri-gaud.Une fois encore, la dernière!, Gustave Boyer attirera la foule vers lui, foule d’amis, de parents, de voisins accourue de toutes parts, foule où seront fraternellement confondus les amis et les adversaires d’hier qu’il est dans le destin de l’homme public d’avoir ou de susciter.La foule ! celui à qui elle dit un éternel adieu l’a bien connue, constamment aimée et plus d’une fois subjuguées sous sa parole.Hélas! aujourd’hui, ce grand concours de peuple ne verra ni n’entendra la’ncien tribun populaire, maintenant immobile dans son cercueil.Combien différentes de celles du passé sera cette assemblée de Rigaud en ee triste jour du 5 décembre 1927! Au lieu de la clameur joyeuse d’autrefois, ce seront les chants liturgiques qui entr’ouvriront devant l’esprit les larges perspectives de l’éternité.Puis, ce sera la dernière salutation chrétienne des proches sur le cercueil.C ’est fini.Gustave Boyer a rejoint les siens et tant d’autres de nos amis dans la tombe.La vie de cet homme du peuple est féconde en enseignements.Elle est un des plus beaux exemples de ce que peut réaliser une volonté agissante, appuyée sur la valeur intellectuelle et le travail.Ses origines rurales étaient proches.1! les rappelait volontiers.Dans le milieu champêtre où il passa les premières années de sa vie, il puisa cet amour et ees conuaissanccs du nol, de ses industries et de ses produits qui firent de lui une compétence dans les questions agricoles.On sait combien considérables furent son activité et son influence dans ce domaine.Pour en arriver là aussi bien que pour atteindre les diverses et hautes fonctions qu’il a brillamment occupées, il lui a fallu du caractère et une énergie peu commune.Arrivé jeune et obscur, à Rigaud, Gustave Boyer a su faire l’ascension ardue des sommets où l’ont conduit scs qualités et la confiance do scs concitoyens.Intelligent, actif, courageux jusqu’à la ténacité qui fait le succès des hommes d’action, il s’est élevé par lui-même, par son travail, son esprit d’entreprise soutenu d’uno saine et noble ambition : celle d’occuper des postes supérieurs où il rêvait de rendre service et d’accomplir des oeuvres utiles.Sans retracer ici les détails de la carrière de Gustave Boyer, nous tenons à faire ressortir que scs remarquables succès et les réels services rendus par lui dans les différentes sphères où il a déployé ses talents et ses nombreuses qualités furent uniquement dus à son lnbettr incessant, à sa volonté de fer et à son initiative jamais abattue.Tour à tour, agriculteur, administrateur de compagnies, directeur et présidents de sociétés, - -Ü-E! -_! A rimmaculée-Conception Salut, étoile du matin, • Vierge mère pure et féconde; Salut, toi dont le chaste sein Renferma le Sauveur du monde.Salut, Dieu s’est penché vers toi Et donnant son Fils en partage Il te fit mère de ton Roi En t*> choisissant de tout âge.Mais il te fit belle pour lui, D te fit belle et chase, ô Mère; Et sur nous ton étoile a lui Au-dessus de notre misère.Salut, ô Vierge de Sion, Vois tes enfants de la Vallée, O toi dont la Conception Fut stras tache et immaculée.Jean de VOLGA.promoteur de vastes entreprises, journaliste, echevin, maire, député, sénateur, conférencier et orateur puissant il se créa lui-même sa personnalité.L’esprit toujours en éveil, il était dévoré par le désir de s’instruire, de compléter son information et de faire toujours le mieux possible ce qu’il devait accomplir.C’est là un mérite assez rare pour qu’on le signale, et que l’on puisse dire de lui qu’il constitue une belle leçon d’énergie pour les jeunes qui entrent dans la carrière de la vie publique- Homme probe et loyal, serviable, entreprenant, soucieux de se rendre vraiment utile, Gustave Boyer recueillit si bien l’affection de tous que, pendant douze ans, il fut maire de sa ville et l’élu de son comté au Parlement fédéral.C’est ainsi que ce modeste rural » réussi à s’élever aux premiers rangs de l’échelle sociale, a pu “faire sa marque” et fournir, quoique jeune encore, une brillante et féconde car-' rière.__ - -¦ Il fut aussi grandement aidé, dans la politique surtout, par une éloquence qui le rendait maître des foules et en faisait un redoutable joueur 3ur les tribunes populaires.Gustave Boyer était un orateur pleiu de ressources: selon les besoins du moment, il était enthousiaste, sarcastique, emporté, calme, prompt à Uataque, terrible dans la riposte, gracieux, amusant; et il savait aussi être résolu, décidé et pratique.Car en plus d’un orateur il était un organisateur sagace et un psychologue des foules.< 11 est resté jusqu’à la fin passionnément attaché aux convictions libérales qui furent celles de toute sa vie.Ln fidélité à son parti et à ses amis n’a été éagléc chez lui que par son amour du Canada et, en particulier, de la province de Québec.La vitr de Gustave Boyer, comme celle de tous les hommes publics, n’a pas été sans difficultés, exempte de souffrance et de déboires.Il a demandé à l’amitié, qui les lui a donnés l’appui et la compensation réconfortante dont il a eu besoin.Après avoir goûté les émotions des luttes politiques, les triomphes de la parole, les joies de l’ambition légitime satisfaite, du succès, de la réussite des oeuvres entreprises, Gustave Boyer a compris que “la vie n’est plus la vie si l’on ne peut sc reposer dnns l’affection d’uu ami”.Ceux qui ont joui de son amitié resteront toujours fidèles à son souvenir.En leur nom et au nôtre nous disons à Madame Boyer, la compagne dévouée qu’il laisse meurtrie par la douleur, qu’aucune émotiou n’est plus sincère, plus attristée que celle dont nous lui offrons la publique expression.Jules-Edouard Prévost.6245 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 0 DECEMBRE 1027 Scr/nfe -/Igcrf/re c/es Aforrfs, PO.A Saint-Jérôme : j24, rue Saint-Georges L’EAU PURGATIVE.LA LIMONADE PURGATIVE CONTRE LA CONSTIPATION Agissent doucement mais sûrement, chez les jeunes comme chez les vieux, sans causer aucun malaise.LES PRODUITS RIGA LIMITEE - - 2.rue Sie-Cédle.MONTREAL TALLIES POUR EUCHRE CRATIS SUR DEMAND ____ rkVV F PEU! 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Quant à l’installation ça ne coûte presque rien étant donné que ces bêtes peuvent rester au froid; l’on peut ainsi utiliser soit une porcherie, nu hangar étable, etc., ainsi un enelos de 6 pds carrés en dedans de la bâtisse et autant au dehors avec un petit passage entre les deux suffit amplement pour un couple de chats sauvages, chose qui peut coûter au plus de 5 à 10 piastres.J'ajouterai aussi que l'on peut garder ces bêtes tout près de nos demeu-car ces animaux ne donnent aucune mauvaise odeur.Comme vous saver que la fourrure en général a beaucoup augmenté, surtout celle du chat sauvage, si bien que l'on ne peut avoir un beau capot qu’à un prix très élevé.Cette pelleterie est bien bonne aussi et comme les peaux seront toujours en demande pour faire les capots de l’homme qui voyage, je crois que le bon fermier trouverait bien des avantages à commencer cet élevage, car en utilisant tous les déchets de la table, etc., il pourra nourrir ces bêtes très économiquement.et les peaux brutes valant de $10 à $1S il est certain «pi'il y a de beaux profits à réaliser.Et comme nos forêts canadiennes se déboisent et que ees animaux é fourrure sont peut-être appelés à disparaître peu à peu, il serait bien avantageux pour plusieurs de commencer cet élevage et de l'augeznnter chaque année vu que la demande pour les peaux va toujours grandissante en augmentant de prix chaque année.Aussi je conseille fortement aux gens qui veulent commencer à élever «le beaux sujets déjà élevés en captivité: en plus, je serai toujours à la disposition de tons ceux qui désireraient de plus amples renseignements en même temps aussi je m ferai un réel plaisir de leur faire visiter ma ferme d’animaux à fourrure.Les Lithinés du Docteur Gustin Sont souverains centre Acide urique.Rhumatismes, Goutte, Maladies du foie, de la vessie, de la peau, de l'estomac et de l'intestin.Font une excellente boisson Ne coûtant que *5 cts la bouteille et qui assure une excellente digestion.Délicieuse en tout temps.Produit de France.En vente dans toutes les pharmacies Une boite de Lithinés contient 12 paquets suffisants pour faire 12 grosses bouteilles «l'un litre Prix: 60 cts franco sur réception du prix.LA CIE CANADIENNE DES AGENCES MODERNES 345, rue Ontario Est Montréal liiKir.t5 Alcaline fr^cslfve Saint-Faustin — M.Ferdinand Fleurent, fils de Moïse, qui est à l’hôpital depuis une I couple de semaines est maintenant en bonne voie de guérison après avoir j subi une sérieuse opération.AVIS est par les présentes donné que, avec l'as-i ntimeat unanime du i Barreau de la Province de Québec, le souligné Gérard RAIMOND, étu-j diant, domicilié à Lachute, district de [ Terrebonne, présentera un projet de loi privée, à la prochaine session de la Législature, aux fins de lui permet-Itre d’étudier le droit, sans examen : préliminaire.GERARD RAYMOND, j Lachute, 11 novembre 1927.• vifor, .EXPOSITION AVICOLE 5, 9j 10 et 11 décembre 1 927 à la salle du marché Saint-Jérôme GRAND CONCOURS DE Volailles, Pigeons, Lapins, Oies, Dindons, Canards, etc., etc.QUE PERSONNE NE MANQUE DE VOIR CETTE EXPOSITION ! NOMBREUSES ATTRACTIONS Vues animées, Conférences RAFLE DE VOLAILLES.Ce sera pour vous la plus belle occasion de vous procurer de bonnes volailles.Soyez sur les lieux afin de profiter de cette occasion.N’OUBLIEZ PAS, que votre billet d’entrée donne droit au tirage au sort d’un MAGNIFIQUE DINDON pour votre dîner des Fêtes.ADMISSION 10c.Enfants 5c.Quand je lisais des coules Je me rappelle les exquises veillées d'hiver, où à lu lampe, près «i’iin l'eu joyeux, entre mon père et ma mère lie feuilletais pour me délasser d'avoir longtemps étudié, le grand livre laux “belles images” «pie le vieux Noël avait ilépo-t près de mon lit au seuil du Nouvel An, parce que j’avais été sage et docile, obéissante à mes parents.11 y avait bien eu, par çi par là quelques jietits tillages, quelques orages même dans mon humeur changeante.mais mon tempérament impétueux et tua soit de tout savoir et «le unit comprend!'¦«• 1 xeusaient ees élans précipités, cette longue à m’emporter pour presque rien, parce que la vie rude n'avait pas encore maté chez moi le pendant enraciné dans mon coeur d’enfant.Mon grand livre ouvert sur la table carrée, lo reflet «le la flamme sautillante se jouant sur les images, la fumée diaphane montant en spirales «le la pipe de mon père, une chanson d’autrefois expre rive et berceuse que ma mère fredonnait, !«•» bonbons parfumés que je «Toquais, la chaleur «le la salle assombrie, l'intimité «le l'heure, toutes ees choM> effeuillées, se posent ce soir «laits mes pensées, me Igonflent le eoeur.et comme un vase i trop plein il «lébonlc et inonde toute mon âme.11 me passait devant les yeux tant j de tableaux variés, «les scènes tragi' qui's.«les histoires rigolantes, «les répits excitants d'aventures mystérieuses, un peu de roman même que j’au-mis aimé vivre et poétiser «lans ses tours «l’ivoire surplombées de flèches d’argent, s’allongeant dans un ciel teinté de nacre au soleil couchant! Quelques histoires surtout, et j’y revenais souvent, captivaient passion-jnément mon imagination;«père lisait «lans mes yeux mou désappointement là comprendre trop peu ce que mon jiaible cerveau cherchait à démêler [dans ces pages noyées d’énigmes, je j le sens encore penché sur moi, dévotant par-dessus mou épaule les mots | emphatiques que je ne saisissais guérie.me prendre la main, m’amener à lui.m'asseoir sur ses genoux, me dire tendrement: ‘‘Viens petite, que je t’explique dans tou grand livre les lignes difficiles qui embrûment ton esprit et que je vois impatiente à savoir”.Sous la lueur dansante «le la lampe nos deux têtes sc rapprochaient, et mes mains jointes aux bords de la table.les yeux blottis sur les pages mystérieuses, j’écoutais la voix basse de mon père me découvrir des royaumes inconnus «lans des pays ignorés, «le- idiomes étranges sous «ies .•limats opposés au nôtre, tout un monde enfin de vagues connaissances planant encore confusément à l’horizon trouble de mon intelligence.l’ire ne se lassait pas d’expliquer les mystères, de faire monter à mon [cerveau la sève précieuse, d’y jeter j le bon grain, de l'ensemencer tous les jours, d'appeler sur mon front la rosée céleste qui féconde et garantit la I moisson.Fantasmagorie des contes qui c-meuvent l'enfance, impressions gravées profondément dans nos chairs [roses et candides, veillez tard dans [nos souvenirs! Vieillissez avec nos coeurs, consumez-vous dans nos êtres! Ne vous enfuyez pas au vent comme les vapeurs g ri ses qni se mêlent à ; l’air et se confondent avec l'azur!! LAURENCE.Un concours littéraire Travaux des stations de démonstration Is groupes qui recevaient des navets en quantité quelconque, par une méthode «juelconque, ont fait une plus forte augmentation que ceux qui n’en recevaient pas.Nous n’avons pas recueilli de données sur cette station indiquant quelle est la meilleure quantité de navets à distribuer.Les navets exercent un effet laxatif et tonique tout à fait bienfaisant et leur emploi est recommandé jiour cette raison.Pour vos cartes de fêtes Vous trouverez à l’Avenir du Nord le j Jus grand assortiment de cartes à l'occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An.Demandez le service de l'Imprimerie de l’Avenir du Nord quand vous aurez besoin d’imprimés.Si vous désirez acheter un Gramophone de qualité supérieure, venez voir la merveille du jour.Le Phonola le gramoplone le plus parfait et de la meilleure tonalité.Nous avons toujours les plus récents records STARR, nouveau procédé, à 65 cts.ALBERT THINEL Tél.222 266, rue St-Georges G R A T I S Montre- bracelet, mouvement suisse, pour dame ou monsieur, et autres primes supplémentaires.valaut $10, pour la vente «le 2 J bouteilles «le parfum «le 20 c à 39 e.chacune.Ecrive aujourd’hui à P.E.LEG A RE Dép.des Brimes 0— 1181 Wolfe MONTREAL Les volailles abattues OBTIENNENT DE TRES HAUTS PRIX Nous avons payé, la semaine passée, les prix suivants : Dindes — Choix, 42c la livre Poulets, choix extra, 37c.lb No 1, 36c choix 34c.lb No 2, 35c No 1 29c.lb No 3, 32c No 2 26c.lb Nous recevons de très fortes demandes pour : Poules, Poulets, Dindes, Oies, Canards, Lièvres.Profitez du marché spécial que la Coopérative met à votre disposition.Ne retardez pas.Ecrivez immédiatement afin que les volailles arrivent sur le marché avant les fêtes.Coopérative Fédérée de Québec 114, rue Saint-Paul est, Montréal.I AU MAGASIN POPULAIRE ) Henri Gareau / ! i t SAINT-FAUSTIN STATION SPECIAL CETTE SEMAINE POUR DU COMPTANT Farine «l'avoine Ogilvie avec cadeaux 34c.Sans cadeaux.24 c Assortiment de casquettes pour hommes à partir de $1.00 à $2.25.Sweaters et chumlnils considérablement réduits, «[uniques lignes parmi sont à moitié prix.Un lot «le pantalons de toilette pour hommes et garçons dont les prix sont coupés, presque de moitié, venez voir ça fera votre affaire.Avez-vous besoin «l'une bonne pai-rc «le ciseaux à 35c., ainsi «pie 12 papiers d'aiguilles assorties, jioiir 25c.Belles écharpes *'n soie et laine, dernière nouveauté, dont les jirix sont avantageux.Apportez vos jetons Palmolive, je puis vous les échanger.J'ai encore quelques meubles «le seconde main à vendre.En venant les voir vous avez l'avantage «l’acheter «les lits, sommiers, matelas, bureaux, lave-mains, eteu usagés et à bon marché.J'ai quelques jairtes d’intérieur en pin rouge, légèrement usagées, à vendre sj>éoinl à $3.50 N’oubliez pas «jue ma vente urée» en plein contre l'Incendie.Ce placement comporte uir excellente garnutle et un rendement favorable.earnetét iathjue* qui devraient attirer l'attention de Pépa rg ».an t dé»lrenx de bien employer »e» fond*.Circulai re explicative »ur demande 15 ANS — Des nouvelles récentes nous apprennent que le Dr Henri Hervieux qui accompagne notre concitoyen le Dr Emmanuel Fournier, en Europe, es.gravement malade à Paris.Il y a subi une opération assez sé-riense.I pot hrqur «*•* dont II «*»t qur«Cit>n rl-dr».»u».—-jèSS^.Pour le Jour de l’An dès aujourd’hui ;>/d ¦ -¦ > ¦ CSS r- - -y t mm ^ HENRI CEOFFRION JACQUES FICIÎET HORAC E PI ROOEAC GEOFFRION & CIE VALEURS DE PLACEMENTS Membre» de la Bourse de Montréal Membre* du Montreal Curb Market Lee ordre* peuvent nous être transmis par téléphone ou télégraphe, à nos frais.101, rue Notre-Dame Ouest Tél.M Ain 32*S MONTREAL vïz-m 18, rue EIgi n Tél.QUeen 1010 OTTAWA NOUVELLES D’AUTREFOIS Récolte du Canada, 1927 Royal Auto Club of Canada On lisait dans l’Avenir du Nord, il y a 30 ANS Vendredi, la Cour de Circuit a siégé dans notre ville sous la prési deuce de l’hoii.juge Taschereau.lies avocats suivants y ont eu des causes à plaider: M.K.Mathieu, C.B., M.Bruno Nantel, M.Kthier, M.P., M.J.D.Leduc, M.Jean Prévost, M.P.Trudel, M.Anthiinc Pilon et M.Jos.1h- Bureau Fédéial île la Statistique a publié dernièrement sou estimation provisoire de la production des céréales, ba-t •• sur les rapports des correspondants agricoles, comprenant des cultivateurs Je toutes les parties du pays, ainsi que, dans les provinces des prairies, des gérants de banque, des agents de chemin d« 1er et des gérants d’élévateurs du Manitoba et de la Saskatchewan.Pour en arriver à ces estimations, c»n a multiplié les rendements à l’acre par les superficies ensemencées.Les superficies sont celles relevées en juin dernier par les correspondants agricoles par l’intermédiaire des écoles rurales La province voisine d'Ontario, tout récemment, a enlevé il la province de Québec, la réputation qu’elle détenait depuis longtemps d'être une pionnière pour la réglementation des bonnes routes et la sécurité dans leur emploi.Depuis plusieurs années, des efforts ont été faits pour amener le gouvernement à adopter «m»nde-ment aux lois générales de la province, rendant obligatoire, pour tous les véhicules voyageant sur les routes publiques.le soir, le port d’une lumière visible à l’avant comme à l’arrière, de manière ii prévenir les autres conducteurs de leur présence.Des efforts semblables ont été faits dans la pro-ivince voisainc, mais, ceux qui recommandaient eette réforme, dans les deux cas.furent renseignés sur le fait que, bien que ce fut une nécessité, il restait à apprendre nu public 'sa valeur réelle et qu’il valait mieux adopter la mesure avant de former jl’opinion publique.Ceux qui recommandaient eette mesure, dans Ontario, ont rencontré le succès, tout récemment puisque, le 1er octobre dernier, la loi suivante é-jtait adoptée et mise eu force: “Tout véhicule autre que l’automobile quand il est sur une route publique, entre le j coucher et le lever ilu soleil, doit porter en un endroit visible, à la gauche joli il l’intérieur, nue lanterne allumée.blanche à l’avant et rouge h i'arrière.Toute lumière ainsi utilisée devra être nettement visible à une distance de 200 pieds.” L'exception faite pour les automobiles est à cause du fait que les véhicules moteurs, d’après la loi provinciale, comme dans Québec, sont forcés de porter des phares et, la nouvelle loi ontarienne a été tout spécialement adoptée pour forcer les autres classes de véhicules il faire de même.Ijc Royal Automobile Club ol Canada tente des efforts spéciaux pour s'assurer le support des municipalités rurales de cotte province pour obtenir l’adoption d’une loi semblable, ! Iors de la prochaine session de la Lé-Igislaturc.I>a grande augmentation 1 du trafic des automobiles et l'énorme expansion des routes améliorées ont fait naître, dans la province, le danger sérieux, |KJur le véhicule utilisant la route, le soir, sans rien pour indiquer sa présence.Dans toute la province.ou demande aux municipalités d’adopter des résolutions appuyant la mise en force de cette nouvelle loi et invitant leurs députés à l'approuver, quand elle leur sera soumise, lors de lu procahinc session de la Législature.L'Automobile Club de Saint-Hyacinthe s’intéresse vivement à cette campagne et, lors de la récente réunion de ses membres, on a adopté une résolution priant le gouvernement provincial d’amender la loi générale de façon à rendre obligatoire pour tous les véhicules à traction animale, le port d'une lumière, une fois le soleil couché.Dans son préambule, la résolution mentionne que, depuis plusieurs années, des efforts ont été tentés pour obtenir l’adoption d'une tcl-, le loi et que, comme résultat des campagnes éducationnelles entreprises, l'hostilité des populat ions rurales, pour cette loi, est en grande parti» disparue; qu’il existe un sentiment général que c’est dans l’intérêt des cultivateurs d'avoir une telle protection sur leurs véhicules, particulièrement sur les grandes artères principales; que cet amendement est demandé par toutes les organisations publiques qui sont directement intéressées dans l'amélioration des condi lions du trafic et par la sécurité pour la vie et la propriété de ceux qui se servent d’une façou convenable de* 1 routes modernes.En Floride Voici le temps de faire vos malles, et en voitures [>our la Floride.î-a saison bat son plein là-bas, et l’on se recrée à qui mieux.La Floride est bien l’endroit par excellence, l'on peut s’en donner à satiété en lait de récréations extérieures et de fqiorts (l'été — natation, canotage, pêche ,tennis, golf, etc.C’est une terre enchanteresse au climat merveilleux, au panorama magnifique, avec une population charmante et hospitalière.Vraiment vo3 rêves les plus beaux d’un hiver tropical seront surpassé si vous visitez la Floride cet hiver.Ile Jacksonville à la frontière Mexicaine, il n’y a que l’embarras du choix de ces merveilleux endroits — oà s’échelonnent hôtels, maisons de pension et maisons d’été à la portée de toutes les bourses.Le Canadien "National a mis en opération un service de trains rapide •— sans aucun changement de voitures — de Montréal à Jacksonville, Tampa, St Petersburg, Miami, et autres endroits de la Floride, par le fameux Washingtonian, comportant ce qu’il y a de plus nouveau et de plus confortable en fait d’aménagement.Pour tous renseignements, réservations de lits, etc., veuillez vous adressez à tout agent du Canadien National.Il y a des sentiments qui flambent, s’éteignent comme des feux de joie, et ne laissent presque pas de cendre.Is s mots me font penser à ces étiquettes qui, chez les marchands, décorent de noms pompeux des liquides variés.Mais, dans le vocabulaire u-sucl, il y n beaucoup de flacons vides.- I .- • - - L\ .¦ n m U m a mu m m ¦ ¦ m m m m u b» ¦ mm ¦¦¦¦¦¦¦•¦¦ L U capitaine George S.Webater.3.Le même, vu par un carkaturtele.J.la paquebot "Montclara" du FaclAque Canadien Fin d’une Belle Carrière de Marin ¥ A récente démission du capitaine " George S.Webster, commandant du paquebot "Moutclaru" du Pacifique Canadien, a marqué la fin de l.i «irrit''ro active d’un des plus anciens et des plus populaires capitaines dont les navires remontent le tleuvo Saint-Laurent.lu) capitaine Webster, qui vient d’avoir soixante ans, commença sa vie do marin en 1S79, à bord du navire école ' Indefatigable”.Il débuta avec la ligne Elder Dempster on 1892 et passa au service du Pacifique Canadien ll irsque eette compagnie at> orba la Elder Dempster en 1ÎMg».Le capitaine Web-ter eot unau le de-na ires depuis 11 onset, h l’< ptiol de- années de la guerre du Sud-k’-iejtm il vint dans lo Si-Laurent chaque été, depuis uno trentaine d’années.11 y a certainement pou do marins qui ont à leur actif autant d’années consécutives do services sur les routes du nord de l’Atlantique.Voici les noms dos différents navires à bord desquels le capitaine Webster a servi durant sa carrière: "Akassa”, "Ambriz”, "Nigrctia”, "Assaye", ’¦Quecnsmoro”, “Montcalm”, “EÜiio-pia”, “Isindana”, "Marine”, "Et*-li:i”, "Milwaukee”, “Montcalm”, "Mount Royal”, "lake Michigan”, "lake Champlain”, “lake Manitoba" "Montrose”, “Mctagmma”, “Melita”, “Empress of Britain", "Dunbridge”, “Virginian”, "Victorian", “Pria* Friedrich Wilhelm”, "Mlnnedcna”, "Methvon" ot "Montclara”.POUR FORTIFIER APRÈS LA MALADIE MEDICINE ?PASOE DROGUES QURDS ESSAYEZ seulement une bouteille de cet excellent “ginger ale" et vous aussi, vous en commanderez une caisse de votre épicier.Il pétille et rafraîchit délicieusement—c’est pour cette raison qu’il est le préféré des gens qui savent discerner la qualité.Mentionnez le nom —dites du “Gurd, s’il vous plait!” Le Ginger-ale Goûte$~le aujourdWi J.-H.MARCOTTE J.-EUG.LAJOIE RENE GERMAIN L.-J.LACOSTE ont l’honneur d’annoncer qu’ils ont fondé La Société (Générale be finance, ^Banquiers! en (Obligations Suite 310, 97, rue St-Jacqucs Montréal Tél.: lltrbuur 51 WM) Reprüientant A Québec: ERNEST LABRECQUH 9.3, rua St-Pierre Représentant à Trot» Rivière»: EMILE HALIN M, rue Royale I-.L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 9 DECEMBRE 1927 M.Adjutor Dallaire Ne pouvait dormir.Découragé.Faible.Pas d’appétit.Le dos.Les Reins, Les Jambes, Pilules Moro.Voisins surpris.* Cf MLes Pilules Moro ont eu un résultat merveilleux dans mon cas.J’étais complètement découragé, je ne pouvais pas dormir, j'étais devenu faible, je n’avais pas d’appétit et souffrais continuellement de douleurs dans le dos, les reins.Je souffrais aussi de douleurs dans les jambes.Pourtant j’avais pris beaucoup de remèdes; plusieurs médecins m’avaient prescrit leur traitement et ne me sentant pas mieux, j’ai employé les Pilules Moro qu’on m’avait fortement recommandées.Mes voisins connaissaient dans quel état pitoyable je me trou vais alors et furent des plus surpris fcalité pour nous aider à le soigner.Voilà donc pour de me trouver si bien au bout de quelques semaines.t°lis 1111 “«Wen économique et certain de se traiter.En effet, les Pilules Moro avaient grandement augmenté mes forces.Ma santé s’est promptement rétablie”.M.Adjutor Dallaire, 245, rueHemiine, Québec.PILULES MORO, peuvent-être prî-8es en tonte confiance par les hommes île tout fige dans les ens de: Maux de reins, Epuisement, Rhumatisme, Maux de tête.Mauvaise digestion, Manque d’appétit, CONSULTATIONS GRATUITES:- Les hommes qui désirent consulter nos médecins peuvent le faire tous lesjouis, de 9 heures du matin à 8 heures du soir (excepté les dimanches et fêt’-s religieuses) à nos bureaux, No 1570,rueSt-Denis.Queceux qui ne peuvent y venir, nous é-erivent tous les détails de leur maladie et si, après avoir minutieusement étudié leur cas, nos médecins jugent la maladie trop sérieuse, ils indiqueront à chacun le meilleur médecin de sa lo- ¦ H ¦ ¦¦ ¦ | Par Dans les sillons de la vie Ji FILULtS Protégez-vou• en cri géant leu Pilules MORO.Prix partout ou par la j>oste, 50 sous la boite.3 boites, 51.25, 6 boites, 52.50.Cie Médicale Moro, 1570, rue St-Denis, Montréal m •- v-i _ i •• .v-Vftjà ixF « !¦ M-M + »*»?¦» » l -l- I l- FAITES VOS ROTIES SUR L/\ TABLE MEME Faites-les à l’électricité Vous aimez les rôties dorées et croustillantes — vous les aimez chaudes et savoureuses ?Faites-les sur la table même, avec un Grille-Pain électrique.Procurez-vous ce commode appareil dès cette semaine, pour un prix dérisoire.Et profitez de votre visite à notre magasin pour examiner notre assortiment complet d’appareils électriques pour la maison, comprenant Fers à repasser, Percolateurs, Chaufferettes, Fers à friser — et autres de plus grandes dimensions.Tous vous sont offerts à des prix étonnammené bas.Payez seulemenl $4.50 Conditions de paiement faciles si vous le désirez.ff>\\ LAURENT1AN HYDRO ELECTRIC +¦»*¦»' I « Î -M-T-T-I -I I -I Mil .1 bi vue du malheur i'*l in.-iij>j>011 .blé aux heureux, comme aux malheureux lu vue du bonheur.Mais les uns et les autres ne souffrent pas de la même façon.Le mépris est un sentiment dont nous pouvons faire l'économie, puisque les gens auxquels nous le témoignons y sont presque toujours insensibles.Pour les âmes délicates, le bonheur est un bien qui n’est complet que lorsqu’il est partagé.Plus nous compliquons notre vie, plus nous déformons notre âme.Comme Pile verdoyante battue des flots, notre part de bonheur se rétrécit avec les années qui effritent nos illusions et nos espoirs.Il faut remplir sa vie et non pas la répandre.Ce qui rend le repentir si cruel, c’est qu'il arrive presque toujours trop tard.La sécheresse d’âme, comme une terre morte, tarit les sources les pin -délicieuses de nos sentiments.Les mots peuvent exprimer les idé mais ils ne traduisent pas, ou ils t: duisent mal les sentiments, pai qu’il n’y a pas deux hommes qui nissent à la même qualité de son; inouïs une vivacité et une profond) égales de sensibilité.La simplicité dans les sentimci.:-est comme une fleur de la fraîche ü d’âme.Il y a des gens qui ont le privilège de ne vivre que dans le présent.( V sont d’heureux animaux.Il est.pour faire fortune, des outils grossiers qui suffisent à de méchants ouvriers, mais que toutes les mains in-peuvent manier.La médiocrité est d’or pour ceux qui savent s’en servir.Pauvreté n’est pas vice.Oui.mais aux yeux îles pauvres seulement.La misère qui se laisse voir n'es: rien auprès de celle qui se cache et la philanthropie ne franchit pas le seuil de ceux que nous n’avons pas honte d’appeler les ‘‘pauvres honteux”.Pas d’organisation politique là où n'est pas le sentiment des primautés nécessaires.Toute société qui n’est pas l’école du respect sape scs propres fondements.Toute rupture violente avec son passé est, pour une nation, une cause d'affaiblissement durable.On ne déracine pas impunément un peuple.ATTENT Sacs et Papier en rouleaux wwwv^ \v Nous sommes maintenait erj position de vous offrir : Sacs d’épicerie.Papier en rouleaux.Papier de bouclier.Papier de toilette.Cordes de toutes sortes.Pancartes de Maison à louer ou à vendre.Maison de pension, etc.CALENDRIERS Venez voir nos échantillons de Calendriers ; 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L’AVENIR D U NORD Lucien Parent, Prop.346, rue^Saint-Georges Tel.344 Saint-Jérôme, P.Q.M I A l’Ecole Normale Visite de l'honorable Cyrille-F.De-lâge, surintendant de l'Instruction publique.IA' mercredi, 30 novembre 1927, à 7,30 heures p.m., l’Ecole normale recevait pour lu première fois, la visite de l'honorable Cyrille F.Delâge, surintendant de l’Instruction publique, Monsieur le surintendant était accompagné de M.l'abbé Henri IV:;-longcbamps, principal de l’Ecole normale: de M.le député -Iules-Edouard Prévost, membre du Conseil de l’Instruction publique; de M.l'Inspecteur •J.-B.Primcau (t de M.J.A.Lessard professeur à l’Ecole normale.\a- programme exécuté par les normaliennes acclame dignement ce liant fonctionnaire de l'Instruction publique en notre province.1.DUO: Allegro de la 1ère symphonie de Beethoven.2.—Chantons notre Ecole normale! 3.—-Adresse de bienvenue, pur Mademoiselle Madeleine Gosselin.I.—Le Credo de l’Institutrice, par les élèves-institutrices.5.—Discours de Monsieur le Principal.Monsieur le Surintendant, Comme supérieur de cette maison, ce m’est un très agréable devoir de ratifier la bienvenue des élèves et de vous dire combien l'Ecole normale de Saint-.Jérôme est honorée de la visite que daigne lui taire le plus haut fonctionnaire de l’Instruction publique dans notre province.Je vous réitère doue, Monsieur le Surintendant, la plus cordiale bienvenue au nom de l’Ecole, des religieuses de Sainte-Anne et de Monsieur le professeur Lessard qui s’y dévouent, et au nom du principal à qui elle est confiée.Vous ne connaissez pas notre Ecole, et à la vérité, il ne nous appartient pas d’en faire l’éloge.Vous me permettrez cependant d'apporter le témoignage de Monsieur C.-.I.Magnan, Inspecteur général, qui.après l’avoir visité cinq fois, a bien voulu nous dite.et nous l'avons cru bien volontiers qu’elle pouvait se classer parmi les premières.Ce qui est certain, c’est qu'elle s’est appliquée consciencieusement à remplir son programme et à réaliser les desseins de ses promoteurs.De tout son pouvoir, le personnel enseignant veut travailler au perfectionnement de l’Ecole normale et continuer à mériter la confiance de scs supérieurs, et en particulier la vôtre.Monsieur le Surintendant.Vos oeuvres nous prêchent d’exemple.Chaque année, le rapport détaillé «le votre administration atteste a-vce quel soin, vous traitez l’intéressante question de l’Instruction publique.afin de lui imprimer une impulsion de plus en ]>lus efficace.A cette fin, que de fois depuis que vous occupez ce poste de confiance, vous vous êtes adressé à l’exécutif provincial pour améliorer le sort des Ecoles primaires.Pour notre part, nous ne saurions trop vous remercier des livres, que chaque année, vous envoyez nombreux 'afin de récompenser les travaux de nos élèves.“Tant vaut l'oeuvre, tant vaut l’homme!” Après avoir parcouru le volume de vos ‘‘Discours et Confé-renees”, nous savons quel esprit franchement catholique et canadien-français vous anime.Vous êtes bien, comme vous ont nommé tout à l’heure les normaliennes, un ‘‘fort armé”.Vos armes sont la foi et le patriotisme: et tant que vous veillerez là.au poste, vaillant croisé de la foi et de la race, nous sommes en ‘‘sûreté”, nous ne craignons pas l’enliz.emcnt de notre nation dans l’élément anglais, protestant ou neutre.” Réponse de Monsieur le Surintendant Monsieur le Principal, Révérende Soeur Directrice, Monsieur le Député, Mesdames, Mes.-ieurs, Mesdemoiselles, En me levant pour remercier Monsieur le Principal d’une aussi cordiale réception, j’éprouve un sentiment complexe de crainte et de confiance; mais devant tant de cordialité, la confiance a tôt fait de dominer la crainte, car ma visite de ce soir est un témoignage non équivoque de ma sincère sympathie.Monsieur le Principal a souligné que.depuis la fondation de l’Ecole normale, c'est ma première visite.Je l’avoqe avec regret, mais j'ajouterai que je pars avec le ferme-propos de revenir, plus souvent.Il est vrai que je n'avais pas encore vu l’Ecole normale île Saint-Jérôme.mais je la connaissais bien.Je eonnaisais d'abord la Communauté qui la dirige.C’est une communauté d’origine canadienne et qui, eu un demi-siècle, a pris rang parmi les premières communautés enseignantes.Modestement, mais sûrement, la Congrégation des Soeurs de Sainte-Anne a fait son chemin.C’est une leçon pour vous, Mesdemoiselles, et ce vous est un devoir de répondre au dévouement de celles qui travaillent chaque jour à .votre formation morale, intellectuelle et pédagogique.Je connaissais encore l'Ecole normale de Saint Jérôme par le rapport très satisfaisant que m’en a fait chaque année Monsieur l'Inspecteur général après chacune do ses visites officielles.Mes demoiselles, vous avez parlé de votre beau rôle, comprenez-en l’importance et remplissez-Io avec dévouement : l’Eglise, la famille et le pays attendent de vous de grandes choses.G.fi.UC>lRJ=?AnN A.FTUS ASSURANCES DE TOUS GENRES Vendeurs d'automobiles Dodge, Chandler et Star.312, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme /*.DESG^/\]V1B/\ÜLT ENTREPRENEUR DE POMPES FUNEBRES MAITRE CHARRETIER 54, avenue du Palais (Tel.83) SAINT-JEROME Voici le temps des cadeaux Avez-vous songé à faire un cadeau utile à votre famille en prenant une police d’assurance soit sur la vie, contre -les accidents, le feu ?Pour tous renseignements, voye_ J.Gabriel Labelle 481, rue Labelle, Saint Jérôme J os.GAUTHIER AGENT AUTORISE Automobiles Camions International l 14, 1 H TONNES h, Chrysler, "Whippet, Willis Knight Demandez prix et catalogues.TERMES ET CONDITIONS FACILES 112, RUE ST-GEORGES Tél.121 ST-JEROME t IVjarçufacture de PORTES et CHASSIS t t à Saint-Jérôme % 4* 4- T Portes, Chassis, Jalousies, T 4 Tournage, Découpage, Bois préparé 4» * Bois de charpente, etc.^ 1* T oute commande sera remplie dans le *** t 1 oints Joute de quilles entre le Club Vyse Sons Co.Ltd., maison de modes en gTOs de Montréal, contre le Saint-Jérôme.VYSE & CO.H.Brisebois .100 72 98 — 270 F.Lagadee .111 97 SO — 2SS A.Neveu .103 141 100 — 344 L Dumont .96 09 80 — 245 P.St-Y incent .113 93 121 — 327 • 523 492 479- -1494 SAIXT-JEROMF O.Plouffe .106 100 115 — 321 Lanthier .107 99 104 — 310 Laporte .129 129 120 — 37S Duras .108 127 105 — 340 Blain .115 106 141 — 362 565 561 5S5—1711 St-Jérôme gagne 3 parties.M.Bri-sebois, comptable de la Maison Vyse a trouvé nos joueurs en forme.LIGUE DE PETITES QUILLES SEWING vs MDSE E.Léraré .74 94 71 — 239 L Lortie .72 6S 81 — 221 Y.Lachaine .60 SO 61 — 201 C.Sabourin .7 .67 67 82 — 216 329 380 356—106.") A.Lachaine .59 53 65 —177 G.Baulne .71 66 75 — 212 Y.Thomas .63 70 68 — 206 M.McKale .56 os 66 — 190 0.Ryan .74 73 79 — 226 32S 330 353—1011 Sewing gagne 3 parties.OFFICE vs PACKING H.MeGimm .91 105 80 — 276 M Séguin .60 64 74 — 198 A.Bessette .62 74 61 — 197 A.Duquette .70 72 93 — 235 V.McAdam .57 65 67 — 189 340 380 375—1095 L Pc-lletier .S9 98 69 — 256 A.Leblanc .65 79 — 201 A.Lachanee .31 56 59 — 196 Y.Grignon .64 62 53 — 179 G.Thouin.60 62 — 137 356 341 322- -1019 Office gagne 2 parties.Mlle Légaré et Mlle MeGimm gagnent chacun un prix, valeur de $1.Mlle Légaré avec une partie de 94 et Mlle McGirnm avec une partie de 10.’ donnés par St-Vincent Frères.Mlle Pelletier gagne une passe au théâtre pour la semaine, donnée par Miville Dnclos.335 376 396 1107 PETITES ANNONCES A VENDRE.—- Oeufs strictement frais pondus, spécialement recommandés aux personnes malades ou débiles.S’adresser à RENE MAURICE, 17, rue Castonguay.Mlles 1 -égaré x>rtio .Iaiehainc .Sabouriu .Sabourin .7)5 79 62 — 196 A VENDRE.— L’ancienne biblio- .63 64 81 — 208 thèquo du regretté curé Labelle.S’a- .66 61 57 — 187 dresser au bureau du notaire Victor .60 53 75 — 18S Léonard.85 63 68 — 216 329 323 343 — 995 Office gagne 3 parties.MDSE vs PACKING A VENDRE.— Orthophonie de la Maison “Victor” à vendre à grand sacrifice.S'adresser à 319 Saint-Georges, Saint-Jérôme.319 339 334 — 992 Mlles Pelletier .67 75 85 — 227 Bertrand.48 37 47 — 132 Lachanee.59 60 59 —178 Grignon.53 54 46 — 153 Thouin.56 90 70 — 216 283 216 307 — 906 Mdse gagne 3 parties.Mlles MeGimm et Ryan gagnent un prix chacune, valeur d’un dollar, donnés par St-Vincent Frères.Ligue de Petites Quilles OFFICE vs CUTTING Topp.133 161 92 — 386 Lippe rt.87 96 83 — 266 Bourbcau.SI 123 100 — 30-1 DoMartigny .91 88 79 — 256 Todd.’ .73 81 77 — 231 Jacob .Lapointe Filion .St-Louis Hnot .465 54f 431—1443 .97 85 97 — 279 .103 98 109 — 310 .103 106 82 — 291 .103 126 108 — 337 .79 98 90 — 267 485 513 486 —14S4 Cutting gagne 2 parties.SHOE No.2 vs SHOE No.1 Durand.S2 106 84 — 272 Rrindamour .11S 74 92 — 284 Langevin.80 81 69 — 230 Plouffe.94 136 117 —347 Lebeau.99 110 119 — 328 473 507 4SI — 1461 Pelletier .100 79 101—280 Beaulieu.104 80 72 — 256 Beaudry.70 93 117 — 280 Leroux.86 107 71—264 Blain.149 119 81 — 340 509 478 442—1429 Shoe No.2 gagne 2 parties.M.Topp et M.Blain gagnent chacun un prix, valeur d’une piastre, donnés par St-Vincent Frères.Topp avec ime partie de 161 et Blain 149.Rrindamour gagne le 3ième prix donné par les employés de La Dom.Rab.“Je prends de 45 à 60 renards dans l'espace de 4 à 5 semaines.Je peux enseigner à tout lecteur de ce journal comment les attrapper.Pour renseignements écrire à M.A.Hadley, Stamstead, Que.Caftes pi'ofessioppelles AVOCATS Tels: Bureau 245 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — PROCUREUR S19, Labelle Saint-Jérôme.MEDECINS Telephone 280 Dr Bruno Poohon Médecin-Chirurgien 475 Labelle Saint-Jérôme.Tels.: Bureau 85 Rés.87 Boite Postale 408 Chs.Ed.Marchand AVOCAT SAINT-JEROME .P.Q.AUX CULTIVATEURS.— A vendre, louer ou échanger, bail de ferme avec option au 1er mai 1929, avec maison, animaux, roulant, récolte, etc.J.-E.Parent, N.P., Saint-Jérôme.Un Grand Hôtel Moderne à Halifax Le Pacifique Canadien en aura le contrôle ' \ à «H ^ iT * r , ç &1JH?*4i gt ¦ Y' '¦ :W/ I ftfc '''¦ '¦Cl.¦¦•A;.-/tfÇU, •T.St-Vincent.Lebeau., St-Louis .Irengevin .LajKirte .Barrette .V.Boudreault "Filion.Plouffe .D.St-Vincent 726 811 8-15—2382 St-, Jérôme gagne 2 parties.CHEVALIERS vs INDEPENDANT JJAL1FAX sera bientôt dotée d’un hôtel moderne qui rivalisera avec les plus beaux dont s'enorgueillissent A l'heure actuelle les plus grandes villes du Canada.La nouvelle en a déjà été annoncée il y a quelque temps, mais la construction est aujourd’hui commencée, et les intéressés, nu nombre desquels se trouve au premier rang lo Pacifique Canadien, sont maintenant en mesure de fournir do nouvelles précisions sur l’entreprise.Co nouvel hôtel, qui s’appellera lo “Lord Nelson", en souvenir du grand amiral anglais, s’élèvera au contre mômo do la capitale do la Nouvollo-Eoosso, coin des rues Spring Cardon et South Park, face aux superbes Jardins Publies, que connaissent bien tous ceux qui ont visité Halifax.Ce sera un édifice de sept - L« Nourel Hôtel “Lord Nelaon” étages, à l’épreuve du feu, qui comptera environ 200 chambres, toutes avec salle de bain, et comportera de riches salons et salies à manger.L’hôtel "Lord Nelson”, dont les Élans ont été préparés par la Cie I.L.Stevens, de New-York, sera de style "Géorgien”, adapté aux exigences modernes.Il coûtera plus d’un million de dollars.Les travaux d’excavation en vue des fondations ont été commencés le 21 octobre dernier, anniversaire do la bataille de Trafalgar où s’illustra Lord Nelson.L’érection rie l’hôtel sera maintenant poussée aussi activement que le permettront les circonstances.Lo capital nécessaire à l’entreprise a été souscrit en partie par la population d’Halifax et en partie par le Pacifique Canadien.Cette compagnie possède mémo la moitié des intérêts et l’on assure que la direction du nouvel hôtel lui sera confiée dans uno large mesure.M.E.W.Beatty, président du Pacifique Canadien, a déclaré que les conditions actuelles dans la ville d'Halifax justifiaient amplement la construction du nouveau "Lord Nelson”.Les statistiques du gouvernement indiquent en effet que le trafic touristique, par terre et par eau, y a été cette année do 50% supérieur à l’année dernière.L’ouverture du "Lord Nelson”, qui aura lieu de bonne heure l'été prochain, ne manquera pas de donner un regain d’activité au tourisme dans la capitale historique de la Nouvelle-Ecosse.* Lebeau .A.St-Vincent J.St-Vincent .H.Barrette .Laporte .149 121 HG-llS 163 169.146 1 66 1 68131 171 114.162 183 196- -432 - 475 -480 -416 -541 731 804 809—23-14 Beauchamp St-Michel .Durand.Dugas .Quenneville.153 151 187159 183 207.145 156 165 .180 177 141 .182 "168 188- -491 -5-19 - 466 -398 - 538 819 835 888—2542 Ind (-pendant gagne 3 parties.MM.Yvan Boudreault et Charles St-Michel gagnent chacun un prix, valeur de $1.00, donnés par St-Vincent frères, C.St-Michel avec une partie de 207 et Y.Boudreault avec une partie de 200.POOL Les trois prix pour le pool ont été gagnés par: 1er.Geoffrion, série 34, valeur de $2.00.2e.Laporte, série de 28, valeur de $1.50.3e.P.Maher, valeur de $1.00.U y a des sentiments qui flambent, s'éteignent comme des feux do joie, et ne laissent presque pas de cendre.Les mots rno font penser à ces étiquettes qui, chez les marchands, décorent de noms pompeux des liquides variés.Mais, dans le vocabulaire usuel, il y a beaucoup do flacons vides.JEUNES GENS.— Faites de l’épargne en vous achetant dès maintenant un lot, soit au Domaine Parent, l’un des plus beaux quartier résidentiel, soit dans le beau quartier S.-Joscph, rue Saint-Georges.$10.00 comptant, balance à conditions faciles.J.-E.Parent, N.P.Saint-Jérôme.FUMEURS J'ai le plaisir de vous annoncer que la récolte 1927, est la meillerue obtenue depuis 10 ans, consistant en tabacs aromatiques: Quesnel, Obourg, Rouge Quesnel, Petit Canadien Fort, Spécial Havane.Echantillons envoyés sur demande.Adressez: J.A.CHARTRAND, Cultivateur.Terrebonne, Qué.Bureaux 400, Labelle, Tel.25 Léopold Nantel __AVOCAT — PROCUREUR Rés.: 200 Labelle Tél.No.197 SAINT-JEROME Téléphone 149 J os* P.Bél&ir AVOCAT — BARRISTER 340, Labelle, Sait-Jérôme.Tél.157 • St-Ckorges, 311 Hermann Barrette AVOCAT St-Jérôme Co.Terrebonne Tél.98 Casier Postal 420 Dr L.P.Marleau 324 Labelle .S&int-Jérôn*.Téléphone 159 Dr J.Rottot Brais 297 Labelle Saint-Jérôme.NOTAIRES Téléphone 99.j.Albéric Sigouin Notaire et Oommiaaaire C.8.38-40 Ave Legault .S.-Jérôme.Terres à vendre.T4L U J.E.Parent, N.P.Argent à prêter sur hypothéquée.Vente et achat de débenturee.Assurance feu Téléphone : Bureau et Béa.80 Gaston Gibeault Avocat kt Prucubkub de la société legale Boutas sa.Uibeuull & Uiheault STE-AGATHE DES MONTS ON DEMANDE à acheter un coffre-fort de secondes mains, devra être d’assez bonnes dimensions.S’adresser à L'Avenir du Nord.Ligue de Grosses Quilles.CHEVALIERS vs SAINT-JEROME AGENTS DEMANDES Voulez-vons faire der$40.à $75.00 par semaine tout en établissant votre propre commerce 1 Assurez-vous la grande Ligne Watkins pour détailler dans votre localité ou comté.Plus de 175 produits en demande dans toutes les familles.Détails fournis sans aucune obligation.THE J.R.WATKINS CO., Dépt.O, 379 Craig Duest, Montréal VENDEURS DEMANDES Nous demandons d’actifs vendeurs pour représenter la machine à laver la vaisselle, s’adaptant au robinet, bannit l’ennui du lavage de la vaisselle.Bon vendeur.Se détaille -$7.50 nous payons une bonne commission.Adressez GOOD HOUSEKEEPING, Hotel Windsor, Montréal.Lavery
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