L'Avenir du Nord, 23 juillet 1926, vendredi 23 juillet 1926
Trentième amitié No, 30 Journal heb4&tfl«id a Winnipeg, le 7 juil-"des milliers d'ouvriers étaient jetés sur le i h dernier : pavé" ; "la gêne allait s'installer à tous les foyers' ; etc etc.Or, le gouvernement King a continué, malgré M.Patenaudc.à administrer les aj faites du pays cl les faits con'redisent hautement les critiques et les prophéties du banal politicien qu est M.Patenaudc.^ Consultez les statistiques, lisez les journaux d'affaires, regarde: rutour de vous et voyez ce qui se passe au Canada.Nous aimons à citer les publications de commerce et de finance, qui n'ont aucune attache de partis politiques.\’oici ce que Le Prix Courant, de Montréal, dit dans sa livraison du 16 juillet courant : “ Les commentaires auxquels ont donné lieu ces déclarations concernent mon honneur personnel aussi bien que l’honneur (les députés progressistes.En conséquence je désire donner le démenti le plus catégorique à 1 histoire qui circule.Ni le gouverneur général, ni M.Meighen ne m’ont jamais demandé, et quant ù moi je n’ai jamais donné aucune assurance que les progressistes appuieraient le nouveau cabinet Meighen.soit au gouverneur général, soit à M.Meighen, avant que ce dernier ait été assermenté.Après que M.Meighen eut officiellement accepté le pos te.il ne pouvait pas être question de solliciter pareille assurance et elle ne nous fut point demandée,” Voilà qui est clair et net.Alors que toutes les industries accusent un progrès considérable, le plus remarquable est certainement celui de l’industrie manufacturière.Il est vrai que le Canada continue à exporter de grosses quantités de matières brutes, mais il est non moins vrai que l’industrie manufacturière transforme en produits finis, une quantité de plus en plus considérable de ces matières premières.C’est un fait remarquable que l’augmentation dans la quantité des matières premières transfo'mées en produits finis par nos industries manufacturières, durant ces dernières années, a été beaucoup plus considérable que celle de nos exportations des mêmes produits bruts.Plusieurs classes de marchandises autrefois importées au Canada en volume conside- l'Alb°rta.Après une longue dispute, nous' réua»rues à faire -anv.-garder une partie des droits des minorités.Plus tard, il fut stipulé pour l’Alb’rtaet la Saskatchewan que jamais l’on ne pourrait priver l**s minorités d'une part de droits correspondants à eux r* ça» par les majorités.Les codes set.l»!ir ni et p**r sonne n’y trouva à redire.Les provinces demandèrent en-mte le com idle de< terres de la couronne L*> g -uv> rneinent fédéral conclut alors un arrang m >nt avec le gouvernement de l’Albei ta, lui rein ttant le domaine public.M Bonra-sa arriva à Oc tawa sur e s entrefaites 11 rappela l’engi geui-m.d honueur du gouvernement federal de respecter et île faire reap cie.ce q u restait des droits de la minorité ca h nique dans l’Alb-rta.Alors, dit M.Boura.ssa, la presse oran-gi-te, qui forme l’avan garde do M.Meig berta amena le premier glas qui sonna la chute du ministère King.Pendant que M Meighen se croisait les bras, M aujourd’hui ministre des finances vernement Meigh u, essayait d.» 1er tout en rli rehaut à coul v.r U unett, du gou-dissimula presse l'Ontario pour Lire peur aux progressistes l’Alberta.Il n'y réussit pas mais il put décrocher quatre ou cinq votes progressistes ùja Chambre.1» LES RELATIONS IMPERIALES M Rama— a parla ensuite des relations impériales.L rappela la tradition nationale établie de ne prendre part à aucune guerre quelconque de I Angleterre eu de-h irs de I Amérique.La question d s relations impériales revint sur le tapis, il y a quatre ans, lors de la menace do guerre entre l'Angleterre et la Turquie, alors quo M King refusa d'envoyer des troupes Le g ni- M.HENRI BOURASSA discute la politique tory MM.MEIÜUEN ET PATENAUDE SERVENT LES ORANGISTES La chnte du gouvernement King était decidee parce qu'il était favorable aux catholiques de l'ouest et qu'il n’était pas impérialiste M.Henri Bourassa, député de Labelle, reudaut compte de son mandat à -es élec rahle sont auiourd hui fabriquées ici me- , , ,,.idU-e sum aujyu t “ _2_ teur- a une grande assemblée tenue a 1 me en quantités suffisantes, non-seulement pour satisfaire aux be»oins de la popula tion, mais de façon à pouvoir en exporter Les statistiques en ce qui regarde nos importations et nos exportations de matières premières en 1926.comparées à cel- pimauville, dimanche dernier, a énergiquement dénoncé M Meighen, M.Patenaude, le Dr .1 -\V.Edwards et la presse oraugi.-te d Ontario II dit les menées honteu-es de la presse orangiste contre le gouvernement les des produits finis, ne sont pas encore j Kmg, contre lui-même, contre le clergé et disponibles, mais les statistiques de 1900 la population de la province de Q iébr*c.à 1925 indiquent toutefoi> que ie Canada début de son discours, M BouniHHa importe une moins grande quantité e rikppe|a déclarations de l’an dernier que produit manufactures qu î > a que.qiu> ava;t ,*, ci,ru>ir entre M Ko g et M années, alors que la proportion de matie- .-, res brutes importées pour être transfor-1 Meighen.n donnerait la preference a .1 méespar nos industries manufacturières Kmg parce qu il croyait que ce dernier et (qi votée la législature de l’Alberta à est de plus en plus considérable.|«»> P*r'i «H 9“ organise «Valent plus de Le Canada occupe une bien meilleure J giranties de paix et d’avenir national que position dans le commerce international j le parti de .M.Meigh-n J’ai tenu tua -ln~*: .—’ »rn»3 H,inni - p trole.dit il, et je ne le regrette pas.Si c’étaii à r.faire, je le ferais encore et je vais vous dire pourquoi.11 M.Bjuras-a pa.-.-a en revue les principales qne-tions discutée- à la Chambre avam a chute du gouvernement Ko g lien et de son parti dans I U itario, jeta les| vernement anglais n’a jamais voulu laisser hauts cris Et sachez, en passant, que peu- publier la déi è li • envoyée au premier ministre King à ce sujet.L\ d.—sus.M.M -ig heu lançi son fameux cri à Toronto : “R >a dy aye ready’.Il chéri hi plus nwl à ex p iquer cela en disant, qu’en promettant l'appuie du Canada, l’Angleterre se serait sentie plus forte pour faire reculer la Turquie Celait une (i i ù ! e d explication.S.M.Meighen n’est pas un menteur, ce que je ne crois pas s’il n’est pas un vulgaire "bluf fer”, il devait savoir que son engagement à Toronto, l’obligeait de répondre itumé liate-ment a une demande de l’Ang eterre, s’il ne voufait pas p isser pour u i fatemr.Il a reconnu qu’il avait eu tort et l’automne dernier, à H millon il fit, un dis cours embrouillé dans lequel il cherchait à expliquer son discours de Toronto, disant que si une nouvelle g lerre se déclarait, ce sentit le devi irdu gouvernement de se pro parer, de réunir des troupiS.m ns avant de les envoyer à la guerre, de dissoudre le Parlement et de consulter le p-uple.Il ré dant que cette presse crie c titre vous, l’on se prépare à venir ici avant pieu, à l’aide de comparses raccroche- par j-* ne sais quels moyens, vous dire que M Meighen vous a me g os comme son c *eur et que son fi s va à l’uuiversité Lavai à Québec.Ne vous y fi z pas.L-s principes des anciens conservateurs ont fait place à un bas esprit dans leuuel domine le cri de religion et d^ race.Dans Québ -c.les conservateurs se font les défenseurs de la religion et de la race, tandis que dans l’Ontario il- -e servent des log s orangi-tfS avec tout ce qu’elles signifient de malfaisant.Cependant, le gouvernement fédéral, sans que je m’en mê e, ajouta au texte spécifiant que le gouvernement ,1a A b *rta, en prenant possession des terres et du fonds sco Dire, serait obligé de respecter les droits des minorité-.Ce n’était que parfaitement juste.On a dit que j’avais exercé nue près-si »n sur le gouvernement King Si c était aujourd’hui qu’en 1913 Même durant l’année dernière, il a amélioré sa position, sous ce rapport.Ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne sa balance visible de commerce.En 1913, le Canada occupait la huitième place parmi les principaux pays importateurs.En 1925.il occupait encore la mêmJ position.En ce qui regarde les exportations, le Canada occupait la deuxième place en 1913, mais en 1925, il avait avancé à la sixième, n’étant dépassé que par le Royaume Uni, les Etats-Unis.1 Allemagne.la France et les Indes Britanniques Quoique la place du Canada était la huitième pour les importations et la sixième pour les exportations, en I925.il détenait la sixième place en ce qui concerne la valeur globale du commerce, p’étant dépas=é que par le Rovaume uni, les Etats-Unis.l’Allemagne la France et les jmmr.de- taxe- du p»v- et, notamment, dIndes Britanniques.En pourcentage ; i imj ô.-ur le revenu.M Boum—a appuya d’augmentation des importations de 1913 .le gouvernement Kmg qui allégea le poi.i* à 1925, le Canada prenait la quatorzième , des inqô - eu Us lepartis-ant d une manié place Darrrn les nations du monde et ia ; ré pii!s equitable, première p’ace dans le pourcentage ci’aug-1 mentation des exportations- Si l'on en vient au pourcentage per capita des importations, le Canada occupait la Cinquième place en 1913 et la huitième en 1925 ; en ce qui concerne les exportations per LE TARIF ET LES IMPOTS I! y eut une longue di-cu—ion -ur le tarif à cause, finalement, d’une coupure dau-les droit.» -ur le- au;o».L- con-ervateur-se déaespéièrent : des manufacturiers fermèrent leur- portes le vendredi pour 1 -rouvrir le lundi et maintenant la vente deauto- se fait aussi bien que l’an dernier.La question du tarif u'e-t qu’un épouvantail dont on se ¦ ert pour ameuter le pub ic.Vint ensuite lebu:g»t avec le rajuste- LES TERRES DE L ALBERTA M.Bourassa parla ensuite des terres d* i A oerta et de la question sco!ai-e s’y rat la liant, choses qui, dit-il, furent la pre-capita'*le Canada occupait la septième è e de ihme du gouvernement place en 1913 et la seconde en 1925.n’é- j K ng Fai-aut l’histoire de ce- terres, i tant dépassée, sous ce rapport, que par la déclare que lors de la confédération, ei Nouvelle Zélande.En ce qui regarde l’en-j 1868, comp ,-ée de Québec, d Ontario, du semble du commerce per capita, le Cana- Nouveau B un-wn-k et de la Nouvelle vrai, çi me serait uu meilleur titre à votre péta cela ù Bigot, et les conservateurs de reconnaissance.La vérité, c est que M .lire .Il e-t plu- nationaliste que Boura— i Kn g et ses col'ègues, ainsi qu * MM.Dun L arriva cependant qu’aucun «le -es parti uing et Stewart, comprirent la ju-tice et la suis anglais ne l’approuva, et ils étaient justesse de mon ob-< rvsri >n et un texte tut j le- neuf dixième- de -e- parti-an-.Il y eut prépaie en ce sens.Le preiu r tn ui-tre j cependant un anglais protestant, M.(Jiiiui, le l’Alberta accepta les conditions et la loi pour aller à Toronto démolir le discours de M Meigtle.u Nous arrivâmes ainsi au mois de janviei avec le r1 fus de M King de répondre à l’appel de I A gleterre et de participer à la conférence de Lausanne.Cela déchuioa contre lui les injures de la presse tory el orangiste.C est ce qui m’a le plus rappro clm de M King, car on nous lançiit le-niè nés injures J ai demandé à M Meighen quelle é>ait -a politique II prétendit qu’on ne Pavait pas compris, disant qu’il -’expl queraii ma - apres le débat «ur l’adre-se, il u’en soi.fill pa- un mot.M.Wto i-w ni h proposa une ré« -liilion déc araut que le C’a uada ne devrait pas se tenir responsab -d’aucun desacus du gou vernimeut iuq é-rial en matière de politique étrangère.M Me g ie u ief .si encore, d’exprimer -on opi riiou Q lit.z- jour- avant l'ajournement., M K ng lui mé ne proposait a la Chambre un-résolution déchirant une le Canada ne »»* M.King aille à Londres parce qu'il est.Os-nadien ou libéral, moi je veux qu’il V' ,l*llu parce qu'il e-t justement un vrni Cmadieii Ce n’est pas le temps d'avoir omiiine ropré si niant uu domestique de I Ivnniie, nous avons besoin d'un vrai ( iniidieti Li ebuir du gouvernement Kmg ôtait doue décidée pour les doux raisons que j» viens de von-dire; parce qu’il était trop fivoriible aux catholiques >ie l’ouest et qu’il n'était pas iss< z impérialiste.L'ENQUETE DES DOUANES Au sujet de la question des douanes, M.B niiassa d -clai e avec beaucoup d'a-gu-| m uits, que e< cous -rvati-nrs ont tort de vouloir merimiller l’honorable M Boivin.il)» plus, o i n’a pas le droit de rendre un jiig-menl.Quand les conservateurs etix-inê un-ont a buis que le rapport de la coin mission n'était pas complet.Ne pensez pas, d’ailleurs, (pie les conservateurs sont de petits saints et crach -nt -ur l'argent des con'.reb indiers.LA CRISE FINALE Il rappela a'or- les >-otes donné- en Chambre, puis la défaite du gouvernement King et la démarch î de M K ng auprès du gouverneur général, qui retu-a la demande de dissolution L“ gouverneur pouvait avoir raison do ne pas ac’order la dissolution après neuf mois, mais il deux conditions : qu’il eut des preuves qu’un autre ch f de parti pouvait commander une majorité, ou encore, qu’il essayiV de f inner un gouvernement stnb’e avec M M îgli -u, niais en priant M.King de garder son portefeuille jusqu’à preuve que ce dernier avait raison.Contrairement à tout ce qui «était fait en Angleterre et ici, la démission fut acceptée el M.Meigh-u fit appelé.Dans lout ceci, ou M.Meighen a odieusement trompé S m Excellence, ou ce dernier -’est constitué l’agent d’élection de M.Meiglnn en se disant • Gagnons ri abord la première manche et nous gagnerons le reste en-mte.Il rappelle le fameux discours de M King en Ch imbre.Comme di-cours, dit-il, c’est le plus l’ÿft, le phi- élevé, le plus ample que j’aie entendu en cil imbre d-puis trente ans do souvenirs parlein mtairos le n’ai jamais vu uu homme porter-i haut, et -i couip è ' ineiit le débit C ci nm ma la chu- q,.M Meighen Depuis, tout marche arb irairtuiieiit.Ou nous dit: respeO au gouverneur gé-ikuiiI.Uo gouverneur général n’est pas un -nu a e rai u du C matin ; >1 n’est q ie le représentant du roi et un fonctionnaire du ministère des colonies Si les conservateurs -o préparent à poser comm * 1 •« def- liseurs de la Gourou ne, on punirait leur rappeler que louies les attaques grossières el violentes filles ci m Ire le« gou verte il s au Canada, ont été fail es par le p aru conservateur et ses chefs.1 rappelle les ii.j ires il lord Elgin, à lord D.ifierin, au gouverneur Lome ei à lord Aberdeen.M ii- quelles iostruc-tions notre gouverneur g.*uuial a t il reçues dj Londres, je il’eti -ms rien, mais ou ne me fera pas croire qu’il n’a pas envoyé de dépêche à Londres.Le roi ou son représentant règne par le ministère responsable, mais il n a pas le droit d’agir au profit d’une clique quelconque.SAINTE TII ERESE DE LENFANT JESUS l'unanimité.Il ne restait que l’approbation du Rirle-ment à obtenir.M lis cela dérangent ies calculs des orangistes d'O itario et Qramji.Sentinel lança le cri d'alarme : “ Il unis of, Alberta I ’ parce qu’on stipulait’ qu’un contrat moral et légal serait re-peclé.Cela fit ensuite le tour de la presse tory qui appuie M Meighen.Le preni'er ministre de I Al berta eut peur et dent itida d- retrancher le texte critique Tou- les miui-tre- et la dépu'ation libérale s’y oppo-èrent, lui signifiant de s'en tenir aux conditions acceptées ou de lais-er les terres.Vui à pour quoi M Bjura-sa ne r- grette pas d’avoir ! voté pour M K ng.M.Meighen n'a rien dit.ni pour ni con- | tre la question : ma - pendant qu'on s’ap-piê'.ait, dan- la province de Québ c à nous le représent-r .ïyXM»V?« ¦*« 3*r« ~ -.-— xTVAA* J2L' .-¦;.eJWi.'-Tflt-te.S )\ I ûsasauÂù, Jean Simard\ Saint- Jerome courtier i l'Assr rances \ ie *' Crtiwn Life*" Feu — Accidents et M aîfuîifM — Automobiles Représpnt •• « 111 » S iint-hnôme prm ,1hs hhumiio-biles’Mt-L-tughl in Hui» k et leu camions Ren Speed Waggon Nouveau Magasin Vous pouvez y acheter à bon march § : I oèles.Fournaises, Ameublements, Rugs, Tapis, Prélarts—Tôle et Papier à couverture, etc.Albert Thinel 200, rue Saint-Georges.Saint-Jérôme Téléphone : Magasin.222 — Maison privée, 209 Anciens cultivateurs, qui désirez revenir à la terre, adress.z vous au sousigné de j suite; il a plusieurs terres à sa disposition j p mr vons établir à des conditions s vanta- ! g-uses dans la paroisse de Saint-Jérôme, ! 8
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