L'Avenir du Nord, 1 mai 1925, vendredi 1 mai 1925
Vingt-neuvitme année — No.18 Journal hebdomadaire Cinq sous le numéro Vendredi ter mai 1925 4 f ORGANE LIBERAL DISTRICT DtTERREBONNE.U.Mrr Dt cavi nia tyr u«jq ls proruié, ch f du service d’information étrangère à la Patrie M.Oswald Mayrand, rédacteur en chef de la Prisse et M Luge :e lOaulac, ch f d’information au Canada.On t on* permettra, en félicitant les nouveaux décorés, de nous réjouir particulière: ment de l'hoi n ur qui échoit à notre camarade Houlé.C est déjà un vieux journaliste, bien qu’il soit un homme jeunp, et 1 servit, son affection sincère pour la r rance ne se démentit pas Sans lipage, mais avtc uié.hode tt constance, il s’appliquera dans son domaine à rétablir les fait“, sj souvent brouil és et à montrer li France telle qu’elle est par une information exacte.De façon plus générale, nous nous réjouissons aussi que le gouvernement français ait la bonne inspiration d’honorer les journalistes.S'il y a quelquues exceptions, et c'est une tû.-lie sur leurs noms, la plupart de nos journalistes rest nt 6 lè e-à tout ce que nous avons de plus cher, à notre passé et à c qui fait notre orgueil.Et nul pins qu’eux, ni aussi cons animent, u’u contribué à réchauffer le fond de notre population Fiance.Larousse mensuel Extrait du sommaire du numéro d'avril : L'Aviation commercial*», lou-* Bêdier — C)0Ü1^.George Hoth — Indochine français", Léon Abensour— Machines L laver le litige, E Weiss — Production du mercure, Camille M itiac—Lrt ciu {uanteuaire de l’Opéra, André Cce.iroy — Souvenirs entomologi |Ut»s, P.Mon not — La voie romaine et la route moderne, ; L f.-bvr^ des No^ttes — Le mois littéiaire, jue, th.â’ral et cinéimtog,,aphique, arti-tiqu^, financier, etc, — Go gravu-cartev.Nuit d’avril m, V|V 5*3 m Dans le lit d'un ruisseau bordé De petits arbres enlacés .Tremble un clair de lune glacé.Le vent des saisons jrrintnnières, Sorti de ses hautes tanières, ltôde pie 1rs froides clairières.Mais les taillis sont désertés Et nous l’entendons siffloter (tomme un chasseur désappointé.En blancs nuages gui s'affaissent.Les moutons d’une brume épaisse.Sur la pente d'un vallon, paissent.Et.sous les astres le printemps.Mélancolique, grelottant, Rêve à l’aurore qu'il attend.Henri SMITH; SK m «*rr Çk *8*3*&» m m £*3 m M Les Annales Dire ( huis les pages de les Annales G Lenô te Nous lisons dans L'Economiste Cana-1 P;lul Llouis C°nr,eJ; Ia fa,,tais ien, revue financière publiée par L.-G.L’gaud sur “ Lu roire aux Jao : dieu, revue financière publiée par Beaulieu et Cie : La situation du commerce extérieur du I Canada est satisfaisante.Au mois de février, les statistiques constatent à l’exportation le fléchissement qui se manifeste généralement à cette époque de l’année, qui n’est pas dans notre pays une période de grande production.Elles enregistrent en revanche, à l’importation, une augmentation de trois millions de dollars par rapport au mois précédent.Février est néanmoins le dixième mois consécutif qui se solde par une balance favorable.Au cours |lorsqu'on n’e.-i de la période de onze mois close le 28 février 1925, les exportations ont exédé les importations de 252 millions.Les chiffres de la période correspondante de l’année précédente ne faisaient ressortir qu’une balance favorable d’environ 150 millions.Telle était franchement, et j’en appelle là dessus au témoignage de mes contemporains de Saint-Jérôme, l’opinion professée par le curé Labelle, lui, dont pourtant la carrière devait amener la destruction d une grande étendue de forêt.Cette opinion, il ne la professait pas sous cette forme exacte mais, profitant de la richesse de Saint-Jérôme en plantations d’ormes et d'érables il déclarait à qui voulait l’entendre qu’un village qui, grâce à ses arbres comme Saint-Jérôme, possé-sentiment pro- jdait pour la procession un dôme de ver-à legard de U [dure continu pour former le plus beau jdais au Saint-Sacrement, n’avait nullement besoin de dépeupler ses savanes, qu’il reconnaissait déjà utiles au jeu naturel du débit régulier des eaux.Et cela, à une époque où personne ne songeait à s’a larmer de la dévastation de notre patrimoine.Que penserait-il aujourd hui ?Nul doute qu’il ferait appel à notre population avec sa véhémence irrésistible et qu’il lui rappellerait, comme alors, que Dieu ne se plait qu'aux manifestations d’une foi éclairée, d'une foi en harmonie avec la science et les besoins économiques de la patrie.Hâtons nous d ajouter que l’on ne sau Irait demander, à ce sujet, plus aux cam! pagnes et aux villages qu'aux cités et vil-| les où on n'a pas le prétexte d’un hommage | à la divinité mais la seule déférence à une tradition de moeurs en sacrifiant une aussi monstrueuse quantité de sapins en arbres de Noël.I Que valent à l'esprit populaire toutes les tirades enflammées sur l’épuisement nient dans le cas où la sécheresse se serait maintenue cette année encore, ce qui n’était pas impossible, le conseil municipal avait prescrit aux compagnies de tramway de faire ariê.er leurs véhiculés à toutes les deux rues au lieu de chaque croisement.Les habitants n’ont pa< pté autrement incommodés par la prétendue disette d’eau.Personne n’a tué ne cessé d’arroser aussi copieusement que de coutume qui son potager, qui ses fleurs et qui son gazon.Cette disette n’a jamais existé, et la chute de pluie et de uege est toujours assez abondante dans les montagnes pour fournir à la Californie entière beaucoup plus d’eau qu’il ne lui en faut pour tous les usages.Cette année, elle est déjà d’une abondance exceptionnelle.Et l’rau étant d’une limpidité et d’une pureté remarquables, j'ajouterai que si les jaloux ont cherché à pêcher en eau trou be, iis en sont pour leurs frais de toute manière.Les choses dont je parle ici ne sont pas, i: est vrai, d’an intérêt palpitant; ce qui me porte à vous en entretenir, c'est que je me crois tenu de dire nu peu de bien d’un beau pays que l’on a tenté de discréditer par des moyens odieux, d’une région où l’élément de .angue frarçtise est vu d’un bon oeil, où il est mieux accueilli qu’eu certaines parties du Canada — hélas! Ils sont encore trop nombreux au pays, vous le savez au-si bien que moi, les endroits où le Canadien-françiis, l’enfant du sol n’est de cette semaine | sur l’assassinat de ie d'André mbons les profondes réfl xions du philosophe Gusta- prochain de la forêt quand cet esprit con-.ÉDère mieux nçu qu'un chien dans un jeu ve le Bon sur les menaces de conflits entre! tinue de subir l’impression courante que J " ' r'~ ' r ’’ l’Orient et l’Occident ; les articles de G *oi- > toute la valeur d’un sapin dont la crois-ges Lecomte, André Fribourg.Marcelle !sance a pris une trentaine d’années de Tutayre, Dominique Bounaud, E Gom.z- Yvomie Sircey fr.90.* jVleli-]VSclo ?1 Au club de Réforme M.Raoul-O.Crotlié, président du club de Réforme,Jde Mc ntréal, recevait à dîner, samedi soir, dans les salons du club, des représentants des différents journaux montréalais tant anglris que français, et en leur honneur dés personnalités en vue de la politique, du commerce, de l’industrie, des beaux-arts et des professions libérales.A la table d’honneur on remarquait M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques à la Chambre des communes et directeur du Canada, l'honorable M.J.-P.-A.Cardin, ministre de la marine dans le cabinet Carillo, Henri Luvernois, etc.Partout eu vente : 0 Pensées — U est doux de se croire ni dhctireux ue vide et ennuyé A de Musset.—— Le plus désagréable à corde, c’est.la potence.Le développement des exportations présente pour notre pays de nombreux avantages.Il allège le fardeau des éléments invisibles de la balance commerciale (échéances d’intérêt sur les places étrangères, frets et assurances maritimes, etc.), qui nous sont favorables.Il augmente la somme de la richesse nationale, dont il assure la répartition entre les ouvriers, les fournisseurs de matériaux et d’outillage et 1rs porteurs des titres des entreprises canadiennes.La situation économique même du Canada exige qu'il entretienne un volume croissant d’échanges avec les autres pays.D’une part, nous sommes tributaires de l'étranger pour un certain nombre de produits essentiels ou de grande consommation.tels le coton, le caoutchouc, le sucre et —dans les conditions d'exploitation actuelles -le charbon.D’autre part, grands producteurs et petits consommateurs d’autres produits rie base, tels le blé.la farine, les denrées agricoles, les animaux et leurs dérivés, les bois, pâtes et papiers, notre prospérité dépend en grande partie des marchés extérieurs.Nous ne pouvons nous passer ni de fournisseurs ni de clients étrangers, et les uns et les autres nous seront de plus nécessaires à mesure que le pays développera ses facul tés de production et sa capacité de consommation.Dans les deux langues on même temps A la réunie n du comité spécial sur 1rs chemins du fur et la marine marchande du gouvernement, M Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques, a attiré l’attention sur ! nourriture dusol.de soleil et de travail j mystérieux inlassable de la nature, ne re-j présente qu'un peu de verdure agréable | dont s’égaie une nuit de fête, pour deve-jnir aussitôt un danger de feu.N'est il pas étrange que l’homme aime tant à s'enor- j ! gueillir d’avoir été façonné à l’image de j l'auteur de la création et que lui ne songe ! qu’à détruire ?Combien plus raisonnable serait-il s’il .! se mettait en tête d’honorer la divinité, des instruments ,aux grands jours, en lui offrant son tra-Ivail de co opération à l’oeuvre désormais — Dieu a voulu qu’aucun à l’homme qu’en l’aimant.P.Court y.bien ne se fit nationale, du reboisement.NATURE Ls — La supériorité consiste à se autres.A.acoruatre.passer des II iyem.Lettre de Los Angeles Les sapins de la Fête-Dieu (Suite) Enfle, lorsque, en égard à la sécheresse qui avait prévalu dans le cours de l’année, le conseil municipal eut pris la très sage décision de recommander l’économie de l'eau, la joie des envieux ne connut plus de bornes : elle se tit délirante.Cette fois, la r., -, , • ., • ville était bien flambée; on eu entendait Est-il bien cértain que notre religion, , , T ., , dans la province de Québec, traite comme som,er ,e : Lo" A"~e ea ne deva’1 Ja’ une tradition tellement nationale autant "J’118 POUVoir *se relever d un coup pareil que religieuse le sacrifice annuel qui se : '"g 1 'love ! les gens n’avalent plus môme fait d’un million de sapins pour accomplir l’eau pour étancher leur soif; fauted’ar-dignement le rite de celte cérémonie pro-j rosage, les plantes dépérissaient à vue cessionnelle, qu’il faille renoncer à tout j d’oeil et les exploitations agricoles étaient jamais à empêcher cette part de déboise-1 ment ?Si jamais temps fut favorable à la réaction, c’est bien celui où le plus vibrant patriotisme fait appel aux forces vives delà nation pour conjurer une des plus grandes calamités des temps modernes : la dénudation du soi forestier.Peut-on perdre de vue que nos ancêtres et les colons actuels, à leur exemple, se sont accoutumés à traiter la forêt en ennemi, en I ruinées, Q idle fête ! A en croire Ien jour-I naux dont j’ai parlé, la famine était aux portes de la ville — que dis-j; ?— elle y sévissait déjà ; le commerce et l'industrie étaient dans le désarroi, les sans-travail devenaient légion et faisaient queue aux portes île cuisines établies d’urgence; le conseil municipal, la chambre de commerce et d'autres institutions se portaient au se- obstacle diabolique entravant comme à cours des nécessiteux, allaient même jus plaisir leur mission de conquérants du sol, au lieu d’y voir une richesse providentielle associée aux plus hautes destinées de leur pays, et que la suppression de ce sacrifice propitiatoire de sapins, si faciles à remplacer par des tributs de fleurs annuelles.aurait le bienfaisant effet d’apprendre à la multitude, l’extrême intérêt qu’on attache à la conservation de tout ce qui appartient à notre domaine forestier ?qua leur proposer en secret de défrayer leur retour aux lieux d’où ils étaient venus — rien que cela.Voilà ce que les détracteurs de Los Angeles et de ta Californie méridionale ont vu dans le lève où l’envie les avait transportés.Toute l'affaire se réduisait à co que dans le dessein d'économiser l’eau, do mettre la population à l'abri de tout inconvé- de quilles.Ou lui fait sentir qu’il appartient à une race conquise : Le fait est là ; impossible de le dissimuler tant il erèva les yeux.Il est sans doute attribuable à ce que certains Canadiens venus de l'étranger ue comprennent que trop impaifaitement la mentalité de la population de langue française et à ce que celle-ci ne se mêle pas assez aux autres éléments.Quoi qu’il en soit, l’état des choses s’améliorera avec le temps, c’est certain ; mais il n’est pas moins certain qu’il nous fait essuyer de trop fréquentes humiliations.Un compatriote m’avouait tout récemment qu’il respire plu-» à l’aise depuis qu’il a quitté la province d'Untario i ù il a vu le jour.T’aurais peut être raison de vous dire : ab un a disce omnes, puisque j’en ai entendu plusieurs autres tenir le même langage.Raison de plus que j’ai de m’ouvrir ainsi à vous, c’est qu’à ceux là »|Uo leur âge, leur état de santé ou tout autre motif engage à se soustraire aux rigueurs de l'hiver canadien, il est devenu de mode de conseiller d’aller faire un séjour aux Bermudes, dans le midi de la France, en Algérie et même, par tolérance, dans la Géorgie ou la Floride.En maint quartier, on fait flèche de tout hots pour les enqê -her de se rendre en Californie; on leur bUirme qu'il n’y a rien de beau à y voir, rien d'utile à y apprendre.Ur, la vérité est que la Californie méridionale offre Ho multiples attraits, quelle possè le des monuments et des reliques historiques dont l'étude est fort intéressante; qu’à elle seule la ville de Los Angeles fournit à l'esprit, par ses temples religieux, par ses théâtres — je ne parle pas du cinéma— par son grand orchestre symphonique, ses sociétés de musique de chambre, ses auditions musicales de toute sorte, ses cercles littéraires et artistiques, s s savants conférenciers, ses cours gratuits et, surtout, par sa précieuse bibliothèque municipale, dont la section franç iis *, je crois vous l’avoir déjà écrit, est d'une rare richesse; Los Angeles, dis je, fournit à l’esprit cü aliment sain et varié qu’il ne saurait trouver ni dans les villes américaines de moindre importance, ni dans les petites villes de la province frai çaise, ni aux Bennudes ni affleure.Croyrz, je vous prie, qu’en m’exprimant ainsi je n’exagère nullement, et soutfazque je termine par une sorte de mise au point cette lettre devenue ujalgrfj " *;* 62 L'AVENIR DU NOttB — 1er MAI 1926 Le luxe de qotre époque Conférence donnée par M.J.-J.linon, chez les Chevaliers Colomb, le 15 février 1925 (suitel moi trop longue.Beaucoup de ceux qui habitent ce paya depuis une diztitie d’années bénissent le sort qui les y a Amenés, tandis que d’au très, à la vérité moins nombreux, u’ont pas trop à se féliciter d’y être venus II doi> (jrjgn0n, chez les Chevaliers de en ê re ainsi un peu pirtout, j’uimgiue.Ici, en joignant son tflort à l’oeuvrs de la nature, l'homme a accompli des choses qui dépassent les lèves les plus mirifiques des pionniers du progrès agricole et industriel.Il ne faut cependant pas penser que la Californie méridionale soit un pays île coca gne où le nouveau-Venu se procure sam-lioirse délier le logement, la nourriture tl le vê'etneut.Non; ou je me trompe fou ou ia cherté de la vie y est sensiblemei-p is grande qu'a Ileurs.Par manière d* c inpeusation, cependant, le climat n y e jamais lié* ch lud, j imais très froid ; la pi pulation, en somme, y est encore relative-merit cl lirsemée ; le sol, auquel on a rendu la fertilité, donne en toute saison une grande diversité de produits et recèle des richesses minérales dont l’abondance permet aux habitants dYnvisuger l'avenir avec confiance De plus, capitalistes et travailleurs jouissant d’une égaie mesure de lib rté.personne ne se voit obligé de subir le joog du trade-unionism-*, d’acheter le droit de gsgner sa vie en payant tribut à des délégués ambulants, souvent fomenta-teurs de troub’es, toujours professionuels de la démagogie.Le réunion d’autant de conditions favorables tend ii;Uun.ll*ment, on le c.mprend, à concentrer de plus en plus le commerce e( l’industrie dans la région de Los Angeles ; elle indique de f.»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.