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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 21 décembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1923-12-21, Collections de BAnQ.

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Vingt-septième année — No.5 Journal hebdomadaire — Cinq sous ie numéro Vendredi 21 décembre 1923 il 1 9 ORGANE LIBERAL w DISTRICT #c ERREBONNE.LC MCTT DI r AVt HIC ut OAJQ LS WIMU mIm \ vtccohj mojHuii U3 nvj »«y i/uxujrr.* 'f > e r.Abonnement : U.Il Htrictomont payable [Canada].$‘J 00 1 Etats-U nid].2.00 d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction ; JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ .MAGNANT NA J N T-J K ROME (Terrebonne) P.().Annonces : IJ c.la ligna agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligna agate, 1ère insertion ; 6c.la ligna, insertions subséquentes I La rentrée des Chambres à Québec L’honorable L.-P.Brodeur, le nouveau lieutenant-gouverneur de la province de Québec, a présidé, lundi dernier, à l’ouverture de la première session de la seizième législature.Du discours du trône nous signalons les passages suivants : “ Mon gouvernement compte assurer, à l’heure présente, le progrès de la province par une aide énergique à la colonisation et à l'agriculture, une exploitation sage et prévoyante de nos forêts, la mise en valeur de nos chutes d’eau, le développement de nos pêcheries, la diffusion de l’instruction publique, une campagne vigoureuse en faveur de l'hygiène, et des travaux de voirie qui répondent aux besoins les plus urgents.” Le discours mentionne le congrès de colonisation qui vient d'avoir lieu et dit que le gouvernement travaillera à réaliser la séparation effective du domaine forestier des terres propres à la colonisation, la protection de la forêt contre l'incendie et le rapatriement des nôtres.Le gouvernement étudiera aussi la loi des accidents du travail et cherchera à la rendre aussi avantageuse que possible pour l'ouvrier sans trop obérer l’industriel.Les circonstances exigent un contrôle plus efficace des finances municipales.Tout en laissant aux municipalités leur pleine autonomie, le gouvernement sent le besoin de créer un système de comptabilité et de vérification propre à maintenir leur crédit et dont il pourra s'autoriser pour coopérer avec elles dans l’exécution de travaux qui réclament son concours.Le gouvernement désire également protéger l'épargne populaire contre certaines entreprises dont elle a eu maintes fois à souffrir.Il ne se propose nullement d’intervenir dans les affaires légitimes, ni d'entraver les opérations financières, mais il croit devoir les subordonner à des restrictions qui rassurent .et sauvegardent le public.Le gouvernement se propose de modifier la loi relative aux droits sur les successions de façon à la rendre moins onéreuse en certains cas.Il entend aussi réduire l’impôt sur les voitures automobiles en remaniant le tarif de la contribution.i c r il il U La législature a donc beaucoup d’ouvrage, et du bon, à accomplir.Nous espérons que l’opposition ne fera pas perdre trop de temps par une critique intempestive.M.Arthur Sauvé et ses associés ont l’habitude de crier au scandale à propos de tout et à propos de rien.Tels ne sont pas le rôle et ie devoir de l’opposition.Il est bon que la critique ait ses coudée* franches pourvu qu’elle soit sérieuse, éclaire une question, améliore un projet de loi et propose des réfer-formes sensées et pratiques.Le gouvernement Taschereau, comme tous les gouvernements libéraux qui l’ont précédé, est ouvert à la conviction et désireux de faire adopter des lois pour le bien général de la province.Quand il lui arrive de reconnaître le bien fondé d’une critique et de chercher à améliorer nos lois en conséquence, l’opposition a tort de lui reprocher de voler son programme ; elle devrait, au contraire, le féliciter de se soucier avant tout de l’intérêt général.Aucun parti comme aucun homme ne détient la vérité absolue et exclusive.Le devoir d'un bon gouvernement est d’administrer la chose publique avec la vision juste et impartiale de l’intérêt du peuple et la prévision de l’avenir Notre province, qui est administrée par les libéraux depuis plus de vingt-cinq ans, est riche, prospère, progressive et paisible.Voilà un fait que ne peuvent nier M.Arthur Sauvé et ses amis.Nous avons confiance que le gouvernement Taschereau saura continuer la saine admivistration qui nous a conduits à la tête des provinces du Dominion et que les problèmes difficiles qui existent ici comme partout ailleurs, depuis la grande guerre seront étudiés et résolus heureusement.Si l’opposition veut le bien de la province plus cjue d’atteindre le pouvoir, elle cessera d’inventer de faux scandales et démontrera quelle a dans sis rangs des hommes d’Etat et non de vulgaires politiciens qui n’ont de finir que pour l’assiette au beurre.L’opinion publique surveille nos législateurs et nous ne croyons pas nous tromper en prévoyant que 1 opposition conservatrice, quoique plus nombreuse, sera une déception, même pour ses plus fervents amis.LE FRANC tre notre chef distingué et populaire, MacKenzie King.arguments et il est à souhaiter que ce travail soit publié pour l’instruction de bien des gens peu ou mal renseignés sur la question les relations de la France avec l’AUe-migne et l’Angleterre.Découvertes dans nos archives Le rapport de la commission provinciale des monuments historiques a été lu à une récente réunion du cabinet provincial, lifax, livrée sur des questions locales et |L’honorable -M.David, secrétaire de la pro-alors que les forces du parti sont manifes- tvincc, a présenté ce rapport qui contient tetnent di visées qu’il faut considérer coin-ud’intéressantes informations.Cent soixan- La foi, la confiance du peuple canadien dans le parti libéral n’est pas ébranlée.Le parti a fait un grand nombre d’élections partielles dans toutes les provinces depuis qu’il est arrivé au pouvoir.Il a gagné le plus grand nombre d’entre elles: ce n’est pas une élection locale comme celle d’1 la- ine importante.On n’a pas discuté la politique fiscale.On n’a pas attaqué le gouvernement sur son administration.Une fois encore, citons un homme dont on ne melta pas le témoignage en doute, le très honorable MacKerzie King.Voici ce qu’il disait à Montréal, au lendemain même île l’élection d Halifax : "Nous a'mns été défaits dans une seule élection complémentaire non pas pur mauvaise volonté plus te-quir z - momuments ont été érigés dans ia province depuis la fondation de Québec.Le rapport décrit civique monument et une photographie accompagne chaque description.Le tout forme un volume attrayant qui a été présenté à Sou Honneur le lieutenant-gouverneur.Un autre rapport intéressant, présenté par i'nonorable M.David, est celui préoaré par l’archiviste provincial, M P -G.Roy.r ris ! LETTRE POLITIQUE i.OTTAWA, le 14 décembre 1923 Les évènements politiques de la semaine dernière auront une grande importance sur les destinés futures du libéralisme.Nous voulons dire, tout d’abord, un mot des éleclionn anglaises et de la splendide lutte faite par les candidats du parti libéral Sous l’éloquente direction de M.Asquith et avec le concours du puissant Lloyd George, les libéraux ont maintenu leur terrain et envahi le camp conservateur.Libéraux et ouvriers ont fait tant et si bien qu’ils ont etilelé au gouvernement Baldwin sa majorité.La victoire du parti libéral n’est, pas complète mais il a réussi à assurer une victoire formidable en faveur de sa politique traditionnelle, le libre échange.Ce témoignage sera une réponse à nos petits politiciens tories qui prétendaient que ht Grande-Bretagne allait changer de politique sous peu.Ils ont maintenant la repon- HC.Une Houle question nous inquiète et c’est do savoir comment I Angleterre va sortir des difficultés ." ' .« dans lesquelles elle se trouve, dans le moment.L'esprit de modération, le sens des responsabilités constitutionnelles, le respect de la tradition sont autant do gnges de succès pour les éléments sages et prudents de la grande nation anglaise.Nous pouvons nous réjouir du fait que nous avons traversé sans encombre cette diflicile période d’après-guerre.Le Canada est en bonne voie de recouvrement commercial, financier, politique, o o o ’ Si uous voulons uue preuve de celle dé- ne par désapprobation de notre politique.Le contenu n'en sera publié que dans quel-Nous avons été défaits parce que nos propres forces n’étaieut pas unies, parce que des jalousies malheureuses dans nos rang-n’oDt pas éié subordonnées au bien général.J’ai constaté ce fait moi-même, il y a , „ , , .moins d’ane semaine, aiors que je me trou- SUCCGS de Lt môlSOn DupilIS pies jours II annoncerait d’intéressantes lécouvertes faites l’an dernier dans les archives.INVOCA TION vais à Halifax."Il vaux mieux que cette liçun ail été donnée en ce temps-ci", dit encore le premier ministre, en bon philosophe.“Elle rappelle qu’au moment du triomphe et de la réjouissance il nous faut nous rappeler de ces principes fondamentaux sur lesquels reposent noire force future et notre pouvoir." o o o En terminant, nous invitins nos lecteurs à suivre tiès attentivement tonte la politique canadienne.Elle pourrait bien devenir plus passio riante pour nous que les élec-i Uns angla ses.C’e-t Th .lotab'e M L.pointe qui déclarait que le libéralisme "était une force conquérante ir: ésisub'e", pourvu qu’il recherche la bits'.Ile et la ivre taxe énergie.Lutter avec énergie.Telle est ia devise du parti libéral.G.VU Scli -Jtflelo datation, nous n’a' ons qu’à revivre en esprit la mngmtiuiie démonstration faite par la ville de Montréal et les populations de la province vie Québec au ttès honorable Miv’lvr zi" King au retour de lu conférence de Londres Notre premier ministre est un ontarien II est de langue anglaise et il n’est [tas nttssi bien connu de uos gens que J'était sir Wi frid Laurier.Il a sut 1Hc de concevoir une grande démonstration populaire, de tracer un programme, de faire Connaître le parcours de la promenade eu auto et d’ouvrir toutes grandes les portes du manège militaire de Montréal pour voir accourir les foules nombreuses et enthousiastes qui venaient acclamer le premier ministre.Cette démons tra'ion est allée droit au coeur sympathique du très honorable M.ieK-nzie King.Ou a loué son attitude bien canadienne sur toutes les questions qui furent discutées à Londres.Il suffit de citer sur ce jioint le témoignage de sir Lomer Gotlin, qui accompagnait le premier [ministre en cette occasion.Citons: "Ces milliers et ces milliers d’électeurs qui vous ont reçu à la gare Bonaventnre, cette foule enthousiaste que vous aviz vue sut le parcours triomphal que vous venez do faire en traversant notre ville, ces étudiants joyeux et.enthousiastes eux aussi, l'espérance de la patrie, tous ceux qui vous ont salué ont voulu vous dire,combien ils sont fiers île la façon digne, ferme et.brillante dont vous les avez repiésentés à la conférence impériale de Londres.Ils vous disent en même temps toute la confiance qu’ils ont dans votre gouvernement, leur foi dans le parti libéral dont ils sout partisans plus que jamais." Cet éloquent témoignage se passe de cotnmcntaire.Nos lecteurs pourront le retenir pour réfuter les attaques portées cou- ‘VI ifcrrwsstf SSVttü , ; ?3 rx'Ttetàrfcniï&rlfcvSArïî VvtiVro ttitfrïH NVftrW fftfirWrftfm O Modification au règlement de la taxe sur les ventes Le département des douanes vient d’ap-mrter une.modification au règlement concernant la taxe sur les ventes qui entrera en vigueur le 1er janvier 1924 Eu vertu de cet amendement la taxe sur les ventes p inrru figurer séparément sur les factures chaque fois qu’il s’agira de ventes faites par les manufacturiers et les marchands de gro-i licenciés directement aux détaillants ou aux consommateurs.Le règlement adopté en octobre, prévoyait que dans ces cas ia taxe sur les ventes ne devrait pa-figurer séparément.D'après la nouvelle modification i! sera facultatif de la faire figurer ou nou.Nos Canadiens d’autrefois Tel est le titre d'un superbe album des mze principales compositions d’Edouard- Massicotte.Qui ne connais les nombreux dtssins de cet artiste si consciencieux ?Ses principales compositions ont été réunies en un superbe album de luxe.Des écrivains canadiens de renom ont été requis de décrire les sujets ae chaque tableau de cet album dont l’édition a été comfiéa à la librairie Granger Frères, de Montréal, qui en a fait un succès.Un tel livre sera pour les enfants de chaque famille uue leçon graphique de la vie de nos ancêtres.Ceux qui ont conscience de la nécessité d’une éducation du patriotisme voudront mettre cet album sur une table de boudoir pour que la famille apprenne à apprécier la vie simple et forte de nos airiix.Le prix de cet ouvrage est fixé à $5.00 Frères La maison Dupuis Frères a inauguré, cette semaine, ses nouveaux et vastes magasins de Montréal.Il nous fait plaisir de constater les succès et les développements merveilleux de cette grande maison de commerce canadienne-française.Nous félicitons les MM.Dupuis de leur initiative intelligente et de la preuve nouvelle qu’ils donnent que les Canadiens-français peuvent, quand ils le veulent, réussir dans les affaires et y occuper le premier rang.Plaies à guérir Un mandement d’une très grande importance vient d’être publiée par son éminence le cardinal Bégin.Le vénérable prélai y prohibe et condamne sous peine de désobéissance grave les danses modernes, de même que la fabrication clandestine des boissons alcooliques.Le mandement dénonce aussi le mauvais théâtre et spécialement le cinéma moderne, les modes indécentes et les clubs neutres.Les plaies morales et sociales que dénonce le cardinal Bégin sont les plus grandes causes des moeurs dissolues et du dévergondage de la présente génération.Les danses, les toilettes et les cinémas ne connaissent plus les limites qu’imposent le bon goût, le bon sens aussi bien qu'une saine morale.Au nom sacré du Père, et du Fils, son image, Descends, Esprit des deux.Esprit qui, d’âge en âge, Des harpes de Jessé, chérissant les concerts, Par la voix de la lyre instruisis l’univers : Soit que, te balançant sur l’aile des tempêtes, Tu lances tes éclairs dans les yeux des prophètes ; Soit qu’aux bords du Jourdain, à l’ombre du palmier, Tu viennes sous les traits du tranquille ramier, Te posant sur le pied des lyres immortelles, A leur souffle sacré laisser frémir tes ailes ; Soit qu’en langues de feu, dans les airs suspendu, Sur le front de l’apôtre en secret descendu, Tu perces tout à coup, comme un jour sans aurore, De tes rayons divins son cœur qui doute encore ! Descends, je dois chanter ! Mais que puis-je sans toi, O langue des esprits?Parle toi-même en moi ! Chante ces grands secrets que ton oeil seul éclaire, L'enfance, la vieillesse et la fin de la terre, Et les destins de l’âme et cet arrêt fatal Qui va finir la lutte et du bien et du mal ! Qu’importe à tes regards la distance ou l’espace ?Au signe de tes yeux le temps naît ou s’efface, Et l'avenir tremblant, à ta voix enfanté, Passe derrière toi comme un siècle compté.Je tremble en commençant que ma bouche profane, De ton divin délire indigne ou faible organe, N’altère en les rendant tes célestes accords.J'ai préparé pourtant et mon âme et mon corps ; Et, pour orner l’asile où tu devais descendre, J'ai jeûné, j'ai prié, j’ai veillé sous la cendre.Tant que les songes faux par ton souffle écartés Ont Tiercé ma jeunesse au sein des vanités.Et qu’encore amoureux d’une molle harmonie, Par l'ombre du péché mon âme fut ternie.Attendant dans l’effroi l’heure de ton retour, Désirant et tremblant de voir naître ce jour, Tout plein du grand objet que ta grâce m’inspire, De peur de la souiller j'ai respecté ma lyre.Mais maintenant qu’assis au milieu de mes jours J'en vois une moitié s'éclipser pour toujours.Et l’autre, se hâtant sous le temps qui la presse, De ses derniers festons dépouiller ma jeunesse, II est temps! hâtons-nous de ravir à la mort Ce chant mystérieux qui sur ma harpe dort ! Que ce feu dont la flamme éclaire et purifie, Ce charbon qui brûla les lèvres d’Isaïe, D'une bouche mortelle épure les accents, Et que mes chants vers Dieu montent comme l’encens LAMARTINE 25 décembre 1S23 (.Harmonies poétiques et religieuses) * * 1 «L 1 mi « t * i l T* ( * i «fc.T* ( m.l l * * | Le Dr Wilson-Prévost !-i Dr Cl arien-Auguste Wilson- Prévost, île l'avenue liTéna à Paris, membre de l'Académie ne médecine de New Voil; où i! a vécu plusieurs années, a été ri çu membre le la société de Laryngologio, d Olologie et dt Khinologie, de Paris.La France, P Angleterre et l’Allemagne M.O.ivar Asselin a prononcé, vendredi dernier, à la salle Saint Sulpice, un vibrant plaidoyer en faveur de la France.11 a dénoncé I Allemagne et la politique anglai ; d n’a pas, non plus, été tendro pour Lloyd George.En défendant l’attitude de la Fiance.M.Olivar Asselin a étayé sa thèse de forts Une conférence de M.Fernand Rinfret M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques (Montréal) et directeur du Canada.a donné, au cercle Universitaire, samedi dernier, une intéressante causerie sur les fluctuations du féminisme.Au cours de sa conférence.M.Rinfret tit une revue des différentes époques de l'histoire au point de vu de l'idée du féminisme et nota l'iniluence decisive de la dernière guerre sur cette question.11 a admis la nécessité grandissante d’ouvrir de nouvelles carrières aux jeunes filles qui ne se marient pas et il a reconnu le droit de la femme au suffrage si la majorité féminine le désire.Il termina sa causerei par ces paroles : “Soyez féministes ce qu’il en faut pour vous adopter aux conditions de la vie moderne et de l’après-guerre ; mais restez femmes comme vous avez su 1 etre dans tous les temps — soeurs, épouses, mères,— pour le plus grand bonheur de l’humanité".M.Ernest Guimond, président du cercle Universitaire, présenta le conférencier; l'honorable sénateur Dandurand le félicita et fit d'intéressantes observations sur le sujet traité par M.Rinfret.Une assistance nombreuse et distinguée de dames et de messieurs a écouté et applaudi le conférencier.“L’enthousiasme” A l’occasion des fêtes de Noël et du Jour de l’An le chemin de fer national du Canada publie et distribue une circulaire intitulée “L’Enthousiasme’’.Nous accusons réception de la version française de cette circulaire qui resume très bien 'l'importance et la perfection du service du chemin de fer national.Nomination confirmée I.a Gazette Officielle confirme la nomination de M.Charles-Louis-Victor Gaudet au poste de surintendant des postes, district de Montréal.Il était auparavant inspecteur des postes.Nos félicitations à M.Victor Gaudet dont les mérites et la compétence sont enfin reconnus.Pensées — Le plus grand penseur serait la mort, si elle pouvait juger la vie.Barbey D’aurevilly.— En précipitant trop les choses, on se précipite avec elles.Beaumarchais.— Qui apprend avec méthode retient avec certitude.\ H.Taine.— Trop souvent l'honnêteté finit où la gène commence.M.du Camp.— Qu'est-ce donc que l'amour, sinon l'oubli de tout, sauf de soi ?Pâquerette.Causerie de Noël Le curé Labelle et la messe de minuit Je n'ai pas charge de la mémoire du curé Labelle ni n’entends m'exposer au reproche de paraître vouloir en accaparer quoi que ce soit, n’ayant rien, du reste, à réclamer de l'intimité passée de cette grande existence.Mais, ancien citoyen de sa paroisse, autant je me réjouis de voir enfin couronnée de succès l’oeuvre du monument qu'on destine à sa mémoire, autant je fais le vœu que ce uiouument immortalise sa gloire tans toute sa pureté et écrase de tout son poids certaines légendes qui, à mon point de vue, desservent fortemeut une telle célébrité.D • ces légendes, nées, sans doute, des récits de traits d'originalité échappés au curé Labelle dans la conversation et non dans la chaire, comme on se plaît trop à le lais-Mer croire, il en fat de grotesques que le sens commun devrait suffire à écarter.Ainsi, dernièrement encore, un écrivain plein de verve représentait, sans aucune citation à l’appui, le grand apôtre de ia colonisation transformé, dans la chaire, en une espèce de père Coton, de sermonneur du moyen âge, tonitruant à l’iinproviste, jouant à l'occasion du mot vif et cru, ne craignant pas d’effaroucher les oreiiies pieuses par une familiarité de langage iuconnuo ailleurs.Je me demaude, dès lors, s’il en faut plus pour accréditer les plus grossières invraisemblances.Croirait-Oa qu’un jour j’ai dû prêter l'o- reil e à la bouffonnerie suivante.' Je rentrais, un peu sur le tard, de mon excursion de pêche au club de X.A table, un personnage qui, voua pouvez m’en croire, n’était pas le premier venu, était à raconter évidemment, en faisant suite à une série de facéties : — Le curé Labelle, disait-il, tempérament fortement sanguin et improvisant toujours, était sujet à se laisser monter par i’t-ffet de ses propres paroles à un paroxysme qui lui occasionna, un jour, une singulière virevolte en chaire.Pour punir des abus scandaleux qui se reproduisaient trop régulièrement à la messe de minuit, il avait supprimé cet te touchante solennité pour un temps indéfini qu’il jugea suffisamment prolongé après l’espace de deux années.Au commencement de décembre, il monte en chaire.Mes frères, dit-il avec une agréable placidité, je vous auuouce une nouvelle qui devra grandement vous réjouir.J’ai levé le pénible interdit qui pesait sur cette paroisse.Nous aurons la messe de minuit; on a déjà commencé à préparer un chaDt magnifique.Puis il s'exalte et s’enlève dans la description et la célébration de cette fête.L’excitation augmentant, il s’ar» rête et apostrophe : •• Pourquoi fallait-il qu’uue si grand solennité devint une occasion de scandale ?" Celte fois, une bouffée de sang et de colère lui monte à la face.Il éclate : “ Oui, il 3’ eut du scandale, la boisson a coulé à flots, on s’est livré à des danses défendues.et vous croyez que cela va reemnraenrer ?Non, non, mes frères, il n’y en aura pa9 de messe de minuit, cette aunée ; c’est moi qui vous le dis.» Ce n’est pas d’un tel énergumène ni d’un sermoneur vulgaire que la postérité verra revivre les traits dans un bronze éternel, mais bien d’un apôtre en qui tout fut grand, avant tout le respect de la chaire où l’on pouvait s'étonner d'eutendre ae prédicateur qu’on savait envahi de préoccupations d'ordre confinaut au matériel, aborder couramment et avec la pins éloquente chaleur les profonds problèmes de la théologie et de l'apologétique où il était passé maître.Le souvenir du curé Labelle mérite pourtant d'être mis en regard de la messe de minuit, qu’on dirait être la fête unique du paysan.Paysan d’âme et de coeur, le curé! Labelle l’était: » Pater meus agricole.» Son mysticisme, sa poésie étaient ceux du pay-sau plus que du pionnier et il célébrait le monde à la manière de la mère de Mar» Chapdelaine.S'il semblait partager les étonnements citadiua devant 1m hauts pie* 7756 L'AVENIR »r VOIir c; ïvvembuk i P2s Phono frra phca Columbia de S62.S0 à $270.00 dumbia mm ./** r ».*•«?vJàik y .v.£ *-cvsSV '"V, /.V; .’ H".¦ •< 'MnA>ui ‘nrnBSTBSssastasBBZ szar^MESMonsreieBEr Le Bon Vieux Cigare Qualité maintenu*) depuis 40 ans.MONTREAL Lt«f GROTHE, ;2i.V- : ' mm v a üt No roi votre épouse vos enfant?—votre mère—votre sœur— quelqu'un d’entre eux a besoin d’un auto—un auto Ford.Vous vous proposez de lui en acheter un bientôt.Le printemps ou l’été prochain, ce serait une çhosc ordinaire mais figurez-vous l'éclair de joie si une commande tic livraison pour ce Ford que vous avez l’intention d’acheter était placée à côté de l’assiette de quelqu’un au déjeuner de Noël.La formule spéciale de livraison pour Ncël est reproduite ci-dessus, La lr rairon peut être spécifiée pour maintenant -ou plus tard —comme vous l’entendrez.Lea nouveaux modèles Ford ont fait leur apparition a un moment particulièrement heureu: et vous offrent un choix varié dans les rr.îè'es ouverts et frrrr -s !c> ni ' :urs Ford qui aient jamais été fabriqués—aux plus bas des bas prix.Le paiement peu* être e ffectue d’aprbs le mode de facilités de paiement.Mode d’achat d’un Ford par paiements ii e b cl o *n a -claires Renseignez-vous au sujet d'un enreçis-trementsurle mode d'achat par paiements hebdomadaires peur un Ford comme cadeau de NocL ^AJlr^AMs AUTOS - CAMIONS - TRACTEURS ORD MOTOR COMPANY OF CANADA.LIMITED.FORD.ONTARIO fournit ultiviteur marc EAU, LUMIERE et FORCE Rend la vie de la ferme plus agréable et plus noble —Fait la moitié du travail de la ménagère.—Nu enfant peut le faire marcher.—Simple, résistant, n-.* sc dorante pas.—Méduilte d'Or Expos't.or» Provinciale.—description rôe et tous renseignements sur demande adressée 4 RI - ES INC Edifice Caron, Montreal.stériles do nord, c était eu vue du futur I ferveur de cette communion de Tumour filial et appoint du tourisme il la colonisation, mais! do l'ainour eucharistique, en pré-euce du pro nomhi.-n nlns il «.imirait “ l'ordre niltores- dige de l’étable, dans le cadre des ifs de cier- cotnbien plus il admirait “ l’ordre piltores- l*’Se ., ., , „ , - - - .— - - ges, des lampions multicolores, des tleurs et dos iresses de sapins verts, dont les senteurs resi- due des longs sillons parallèles.” Combien p'ua vive sa poésie de la terre avec ses ima ges agrestes de " l’herbe qu’on entend pou s 8;r," du champ de trèfl-: en fleur savoureux •> à faire venir l'eau à la bouche.11 Comme le paysan de Hémon, son mysticisme et sa poésie trouvaient leur parfait épanouissement dans la beauté du culte dont la plus haute avec la plus ingénue expression est dans le grand mystère nocturne.Avec le romancier il aurait dit : “ Alltr ft la messe de minuit, c’est i’atn bition naturelle et le grand désir de tous lis paysans canadiens, même de ceux qui demeurent le plus loin des villages.Tout ce qu’ils ont bravé pour venir : le froid, la nuit dans les bois, les mauvais chemins et les grandes distances, ajoute à la solennité et au mystère.L’anniversaire de la naissance de Jésus devient pour eux plus qu’une date ou uu rite : la rédemption renou velée, une raison de grande joie, et l'église de bois s’emplit de ferveur simple et d’une atmosphère prodigieuse de miracle." Mais la foi intense du curé Labelle et sa piété filiale aussi semblaient assigner une raison particulière de sa prédilection pour cette fête: la rédemption ne comporte telle pas l’apothéose de la maternité ?On pouvait dire que trois mères se partageaient le coeur et la vénération de l’atôtre: la Mère de Dieu, notre sainte Mère l’Egli-e et sa'mère selon l’ordre de ia nature, et que c’est daas ce triple amour qu’il retrempait inépuisabl-menl sou amour de la race.Inutile d’ajouter que pour nous, enfants à cette étape de sa vie, Sa maternité la plus impressionnante était celle de la nature.Il faut dire que tour à tour nous avions été neunei*.inê éea aux parfums d’encens, compo saîeut, awe le paifum de prière uuiv iselle, le chant des vieux cantiques, les modulations du vieil orgue et, t-n -ous dominante, le bourdou-u-ment intense de la joyeuse érable dans les gauds pvè'es de fonte, cette prodigieuse at mus phère de miracle dont parle le romancier i Qu’avait demandé et obtene, par cette comte imon, la mère du curé ?Nous n’en soupçonnions rien, mais à coup tûr cette nuit allait ap porter quelque grande join au coeur du kcolon e i-eut-tVre aussi une Vague terreur au coeur do c lui que plusieurs croyaient être sou inuc-uii séculaire : le marchand de bois.NATURE Le jauqisme et l’automobile Certaines doléances de grands journaux au sujet des victimes de plus en plus nombreuses du minotaure moderne, ogre insatiable de chaii d’enfant, plus meunier qu’aucune guerre, m< rappellent les apitoimeuts de certains hôtelier» qui, aptes avoir pompé jusqu'au vide absolu is.bourse de leurs chaiauds, maudissaient' l’tffet de la boisiou.qu’ils leur avaient prodiguée.C s.journaux fout à l'année une réclame intéressée au développement saus limite do l’automobilisme et iis ont l’outrecuiriaute hypocrisie de larme Ver sur les suites païfalternent iné-vitiibles du mal qu'ils contribuent de toute» leur» force» à répandre, de frindre une géné-rou-e indignation parce que les écervelé-, qui sont légion parmi les ch au fleurs, f int fi d» leurs conseils prudhommesques.A Montréal, à Québec et.à la Rivière-du-Loup, il existe des départements spéciaux oïl les clients do l'< xtérieur peuvent obtenir ce dont ils ont besoin en e nf finite avec la loi.ÛVs déparlements ont de spécialement organisés pour obvier aux inconvénients résultant pour les i orsoirie» éloignées des centres < il il existe d*-s magasins de vente Jusqu’à prés, ni, il semble q le la commission a été en mesure de douin r satisfaction à cet : e cei»-e de clients : b ut le inonde peut se faire expédier à domicile,1 en payant,‘en plus du prix, les frais d’.-iu- ( hallage, une bouteille i- iiqueur a u.- lique! par express ou ptr ia p> s te, la commission ; payant les frais de livraison.De Cette mai 1ère, les personnes vivant à la campagne jouissent pratiquement «h-s mêmes privilèges que cell - vivant dans les villes et les viliog s ; la cil irge extra de S')c.par bouteille couvre à peine le coût de l’emballage spécial employé à celte fin.Pour cette raison, entre autres, l'extension des magasins de la commission dans les districts ruraux lie semble pas é re accueillie avec beaucoup de faveur : eu pre- GF.ÜX QUI ONT TROUVE L’ARGENT l.'»grandis«emetit des magasina Dupai * F è r s neen tint la valeur d lu propriété foncière ill» tmo l'est lié Mollir* v!, sur l’axs de l i ni -Sainte C it.horin —quai ii r en! ièremen; cmiu-ilien f* ai.**ai».Eventuelli ment, il pernvltru à la mais*)* il ¦ Q eb v .h relier il » Toronto.C’est par le placement twm» ehlig tvnire» (.ei-.he chotalile- * 1 10 d ici nu ia-ti’s tin» aux * » n t t*u sc I.’émis.»ion a cré pî.c quart» p ir no'ro inai-oe.eti nien île S 1.1-12,000 Une îiuii-e timmciér i oc- de a nôtre, opér m nt aussi uupi-itHiir, v; ospèro que les migi-ii maintes fois témoins de la forme tendrement enfantine, et qui nous émerveillait, de l’épanchement de cette piété filiale entre le colosse et la sainte f mine.Mais il en était une expression particulièrement pa thétiuue pour nos imaginations ardentes : le bouh-.-ur extatique dont le curé rayonnait en donnant la eommuuion à sa mère, dans l’auguste nuit, en présence de ia crè chc, eu f .ce de laquelle se.trouvait sa place d’assistanc-x Il n’en fallait pas davantage pour justifier cette tradition qui avait vite pris cours dans nos rangs que, chaque année, le curé coufiait à la communion maternelle de la ; Nativité, le sort de quel ,ue projet capital ; de son oeuvre, et l'on comprend le rô'.e que; joJaii à no» yeux celte communion.Dsns l'automne de ISS., la mère du eu- j ré tomba malade d’une langueur qui la; c mfina dans sa t h imbre.Le cure eu fut bientôt bouleversé II avau beau dissimu-; 1-r aux visiteurs habituels du presby ère et à ses confidents accoutumés un chagrin iqu’il jugeait i id'gne de par; i re dominer ses grave.» préoccupations'- d’cposlo’al e! urtout de ministère.N au pre-by'ère, ni a l’église, il ne parvenait à donner ie chauve à p-v.-onne.Son bel entrain sonnait faux.Certains le croya ent lui même s-iuriemer t malade, mais on devinait généralement ! cause du cruel malaise.Si quelqu'un s’y iuiere“«ait d'un»; man ère bri vante, cét .r nous ! Qjanri doi c, une bonne fois, comprendre?vous, mère de famille d’ouvriers, dans quelle po»ition vous mettez c » journaux qui font des affithe» d or avec l’automobilisme, en envoyant vos enfints rn commis-ioc dans la rue ù le» guette une mort foud’oyaate ou l’estropiage à vo- î Quand donc, v*,a«, enfanta de six au», aunz-vou» pour vous guider la raison d’un h mime de trente au» î Regard, z, écoutez et vous n'aur-z rîu» à vous plaindre si vous ne voyez pas a t»mps \*n r ia mort à cinquante milles à .’heure.Nature • Dr dans la province millions que viennent les g an Is in ig i.iode §1.000 000 d’ac-iture Stock ') S % i;i-r août 1936, que ces i é tliser.pour plus d- s trni» Noue part a été ex anglaise de l’impor-ut pour un établis- >• iii »»i ancien * t au si - Dupuis, aurait pli.eé iiii.-r lien, le volume d.» ;iU'i:re.s ne jusiiii • ¦ ait pan la dépense nécessaire et, en m co» d 1 eu, :i est fort douteux que cechftngeme it reçoive l’approbation ie la majorité de nitre population rurale.ces S 1,1‘12,000 1-11 trois jours.Il iioes a f il I n, à mins, exactement une nu nét.— une mine • pendant laquelle toute sorte d’entreprises étrangères éeunmient des millions le dollar» de l’épargne rie indienne f a' ç-iise.O’e-t parmi uns coinpa*1 itite» que nousavops trouvé nos souscripteurs, miis c’est aussi p.ai-mi eux que nous avons rencuilié l’opposilioti la plu» leoaci et.psifois la pilus h lineosy.Nous u'on Mûrîmes que plus fiers de notre ce * vi e.Ce que nous avons f lit pmr D ipuis Frères, nous le f li o i< on co nioninnt pour la Uiillsr-g on Expresse' pour I i It gem K illiig C".leux uuires eut i-qu i»i s esieulieniu s l’*ai.cai»os qui ont b -oui d'arg-nt pour s’agrandir et qui ofl '-nt d’nmp'cs garanties de leurs einpruiltr.Nous ai ums uos industriels à créer de la ri-eh -sse pour i i.x titèm -s »-t p»our leurs coaipa ' idole-.Nous avons donné une â ne a la finance.Y EKSA1 LUES- Y I DU IC \ I RK- fît ) U LA IS (limite, j — Montrée-, rue S tint .1 ai que», 90 -Québec, Immeuble de in Unique Nationale.Ueprés.ntant spécial à S dut Jérôme ; M.Goo-g s Obiy, -1, rue Saint-Faustin.Gréiit“Gai|aria, lirrii-tée DIVIDENDE ,\vîm f»-*t U’>r lf?" pt’tMTihM dounô qu’un DI-VIDKNDKilu DKIIX pour suitr., "oit nu Unix • if* S p » ir cont par iinuuo hui* lo utpii.iil uctioji*: prtvilri»iilt*« ucijiniti* -1 « * ct’Ui' iiHtitui ion, n#otû d jf mi r lo rourntit, p*»y iblo li» et.a n.’’ - i'« -fun* 11 i UUMNZlKMh jour «le «Jéceui-b e aux actioiinaire.’i ourr^ .siiéf le 30 novembre 1923.l\u oi tiie du llureaii il «i ü rectlon LUC KOCH K FORT.GtT1^ acifique Canadien De Montréal — Arr.à St-Jérôme excepté le dimanche.10.22 matin “ “ .4.50 soir “ sam.et dimanche 7.50 soir samedi et dimanche.minuit 01 samedi.2.36 soir Pour Montréal arr.ù St-Jérôme excepté le dimanche.6.05 matin “ “ .S.17 matin dimanche.8.00 matin excepté le dimanche .5.55 soir dimanche.8.00 soir A V EN DUE— lino machine à écrire («ype-wriior) “Empire” d’occasion.S'adresser à la pharmacie Langlois, Saint Jétômr.DEMANDE A LA LEGISLATURE.Avis est par les présentes donné que Us Révérends Pierre Landuyt, eu relig on Frère Chrysostôire.Henri Obbetis, en religion Krèro Koinbault, François Michiels, en religion Frère Eugelbert, François Corbeels, en religion Frère Edmond, Joseph DeBecker, en religion Frère Michel, tous domiciliés a Huberdcau, dans le comté d’Argenteuil, s’adresseront à la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, pour demander l’adoption d’une loi les constituant en corporation sons le nom do uLTiistitut des frères de Notre-Dame de la Miséricorde», pour fins de charité et d'éducation, et leur accordant tous les pouvoirs nécessaires ou utiles pour l’accomplissement de leur oeuvre.Saint Jérôme, 26 novembre 1923.Le procureur des requérants L.A.DE ROME.AVIS est, par les présentes, donné, que le conseil de la ville de Terrebonne présentera à la prochaine session de la Législatu-te de la province de Québec, un projet de loi aux tins suivantes : Pouvoir de règlementation concernant l’établissement de lignes de construction et de rues résidentielles ; fermeture de certaines rues; entretien des trottoirs, durant l'hiver, aux frais des propriétaires ; durée du terme du maire ; emprunts temporaires.Terrebonne, le 24 novembre 1923.CHARLES 11 DESJARDINS.Maire ANGE LYS BEAUPRE, Secrétaire-trésorier Cour de Magistrat.Piovince de Québec | District de Terrebonne / No 758.J.D.Aubert & C e .-ter en terre, l'-.rquatêj z'offlcier- (ter).I.’un portait sa ^ulrnsrc.M.ronton, tonton, mlrontaine, I.'ijfi ;orîrtit non Kr.irel pu) «r*.Quell' nouvelle a.pport-, ICt pui - rdge 'l’éléphone 58 rue Siint-G;orges, [Saint-Jérôme Le Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants ] est un trésor pour le commeil.la dentitionT'con-tre les coliques, la diaiThée.et, pour tous le besoins des l>é!>és et «les enfanta.T4emandez-I toujours.En vente partout et au dépôt, aü rue Saint-Denis.Montréal I^lie IVleunier MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures Boi» do charpente, B i» p'éjhiréj Tournage, D cou upagr, e'c Ancienne mannf.Limoges, pre» du Ll moulin a farine Jutos Drouin.’ 8 A INT-JE ROM E^ Cacliets du Dr F'red Demers contre toua maux de tète O» «ont le* seuls vraiment* bons et eflicaces.NVn acceptez aucun à moins que le nom "fin .F«titf> Dicli^ao ’ nr soft gravé sur chaque ca- cbsU rwa Dépôt ; 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j’étais très faible et si nerveuse que je passais des nuits entières sans dormir.J’avais consulté plusieurs médecins et tous s'accordaient «lire que mon cas nécessitait l’opération.Mais avant de me décider, j’ai consulté les médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Leur traitement et l’emploi des Pilules Rouges ont eu les meilleurs effets.J'ai maintenant bonne santé et je travaille beaucoup.Mme B.Hurtubise, 281 rue St-Timolhée, Montréal.J e travaillais b 'aucoup sans r entire garde à jG-ye «s.'-N r a santé et je me fâjL* v— ?is ai.nsi êpui3ée' xv*t.„ - .r^ J su1 s devenue sw '{'
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