L'Avenir du Nord, 1 juin 1923, vendredi 1 juin 1923
Vingt-septième année =— No, 22 Joncha! hj8jb.4pmadalre: Cinq soüa le nagrw&c Vendredi tef juin 1923 -¦— .^nn^tatatoau ÇW.-V.J1» U ïï 1 MA «aMdMÉNtelMMPa ORGANE LIBERAL DISTRICT ot IX «MOT D( CAVEHIB tyr t>A9Q UI PCUPLS mIm V Ncu$ VT* «o*ry mb^Hui FR$ *»S3 i^uAJurr -» Abonnement : çhX7ÿjTTC^ cru ou [ Canada].$2 00 ' •* | Etats-U nia].2.00 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction'.' iTjÛLES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (_Terrebonne) P.Q.Annonces':*!|N5r IS Kgne'agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la.iligne, insertions subséquent»* S Les conférences impériales L automne prochain, les premiers ministre^ des différentes colonies de l’empire britanniques se réuniront à Londres.Ces conférences impériales ne datent pas d’aujourd’hui.Ix*ur origine et leur développement nous sont connus.Elles ont acquis leur véritable caractère et atteint leur pleine apogée en IS97, lors du jubilé de la reine Victoria.Elles sont demeurées dans leur ensemble ce qu’elles furent à cette époque; elles sont en un mot la réunion à Londres, capitale et coeur de l’empire anglais, des chefs d Etat des diverses nations autonomes, dispersées aux quatre coins de l’univers, et qui ressentent le besoin de se réunir pour se consulter ensemble sur les vastes problèmes qui les intéressent collectivement, pour exposer et défendre les intérêts particuliers de leur pays qu’ils représentent tout spécialement.Pour se conformer à la lettre et à l’esprit de ces conférences, il faut que pas un geste, pas une parole, pas un acte, ne puisse être interprété comme un empiètement à l’égalité, à la liberté, au “self-government” de chacune des parties de ce grand tout impérial.Considérées à ce point de vue et sous cette réserve du respect absoiu des droits de chacun, cos conférences nous offrent un spectacle unique dans l’histoire du monde.Ne l’oublions pas, toutefois ; si cet organisme politique est de date toute récente, les principes cjui en ont permis la création et le développement ont été énoncés il y a bien longtemps, au XVIIle siècle.Ce fut Burke, le grand orateur qui avait déjà décrit “ cette affection stimulée et accrue au moyen de la liberté et qui devait former entre la mère-patrie et ses colonies, ce lien léger comme l’air, mais fort et résistable comme une chaîne de fer.” Sa parole, on le sait, ne fut pas alors écoutée.La déclaration d indépendance des Etats-Unis en fut la conséquence.Il y avait alors en Angleterre des tories comme nous en avons aujourd’hui dans notre pays.Leur esprit étroit et mesquin avait conduit leur pays à la perte d un territoire immense.Ces hommes ne pouvaient concevoir l’existence d’un grand empire fondé sur la liberté.11 y a encore, comme autrefois, le point de vue large et libéral et le point de vue tory.Les vrais Canadiens, ceux qui sont avant tout fidèles à leur patrie tout en étant désireux de faire partie de l’empire britannique, sont les ennemis de l’impérialisme, tandis que les autres font passer les intérêts de l’empire avant ceux du Canada.Si nous jetons un regard impartial sur les conférences impériales qui se sont succédé depuis vingt ans, nous constatons que le parti libéral a toujours réagi contre la politique impérialiste que les tories ont cherché et cherchent encore à faire triompher ici.Durant les quinze annés qu’il fut au pouvoir, sir Wilfrid Laurier, a assisté quatre fois à ces conférences impériales.Guidé par ces grands principes qui sont à la base du libéralisme anglais, il a su y représenter son pays avec un tact incomparable et un éclat sans précédent.A chaque occasion, ce fut à la fois un triomphe personnel et un acheminement de plus en plus marqué vers l’autonomie la plusjlarge et la plus complète pour son pays.1S97.—C’est la consécration de l’indépendance fiscale du Canada parla dénonciation des traités belge et allemand ; c’est la fière déclaration d’un grand chef énonçant pour la première fois une phrase devenue célèbre : “ Le Canada est une nation ” ; c’est l’aveu d’un adversaire lovai et courageux, sir Adolphe Chapleau, acclamant •• la conquête de la dernière de nos libertés publiques.1902.— C’est l’assaut de Chamberlain et faveur de la fédération impériale et d’une contribution directe à la marine britanniques C’est Laurier qui se redresse pour y résister victorieusement.j907.Nouveau pas en avant.Laurier s’oppose de nouveau à une contribution à la marine de guerre de l’empire.De plus, les relations entre la métropole et les colonies ont changé : elles seront à l’avenir celles existant entre gouvernements libres.C’est Laurier qui trouva la formule pour en exprimer le mécanisme : L’UNITE IMPERIALE AU MOYEN DE L’AUTONOMIE LOCALE.1911.— C’est l’échec, grâce à Laurier, de la politique de contribution en argent au trésor impérial et l’établissement d’un conseil impérial.La guerre de 1911 a, chose curieuse à constater, développé davantage l'autonomie du Canada.Nous verrons dans un prochain article, comment s'est de mieux en mieux défini et de plus en plus stabilisé le statut du Canada comme nation, grâce à une politique anglaise pleine de contradictions où l’idée de nationalité, après avoir servi les fins de l’Angleterre, menace maintenant d'ébranler l'empire britannique.j j, p vent de quarante milles à l’heure, se sont propagées avec une rapidité terriliante, ont embrasé les maisons avoisinantes en un clin d’oeil et se sont communiquées aux maisons d’en face.Lear violence était telle que les échelles qu’avaient dressées les pompiers lans les rues, ainsi qu'une centaine de pieds de boyaux, ont été consumé»S avant qu’on ait eu le temps de Bouger à les retirer.Malgré l’aide apportée par des pompiers rie Saint-Jérôme, le feu gagnait sans cesse du terrain et menaçait de se communiquer au couvent et à l’église.C’est |alors .que l’on prit le parti de dynamiter les approchas du couvent et les sections avoisinantes 'lu feu.Ce moyen extiême a parfaitement réussi et, vers cinq heures et demie, l’on avait maîtrisé l’élément destructeur.Les pompiers, cependant, ont continué d’arroser les ruines toute la nuit et la journée de dimanche.Le spectacle qu’offrent les ruines est désolant.Sur une étendue de douze arpents, 'lans la rue principale autrefois si coquette, o i ne voit plus que des ruines et des débris amoncelés.Vingt établissements de commerce ont été détruits, soixante-dix-huit logis rasés, ainsi que des granges, des hangars, attenant aux maisons incendiées.Ou estime les pertes à une demi-million.Les assurances ne sont que de 875,000.Tous les citoyens de Sainte-Agathe ont fait preuve d'un admirable dévouement.Il convient de signaler M.le curé Bazinet et M L.-E Parent, maire, qui se sont dépensés sans compter.Un comité de secours a été formé qui se compose de : M.l’abbé Bizinet, curé, président d'honneur ; M L E Parent, maire, président actif .MM.O lier .Saint-Amour, C.-E Forget, E.-D.Oodon, le notaire Lessard, Ernest Béiisle, Moïse Laçasse, maire d'ivry, Dr E.Grignon, Eh Barrette, Ferdinand Desro-ehes.II, Métayer.Ce comité doit s’adjoindre quelques membres de langue anglaise.cheries, a prononcé un éloquent discours à Québec devant les membres de la Jeunesse Libérale.M.Lapointe a été à la fois chaleureux et pondéré.Il exprima l’idéal du parti libéral et donna quelques aperçus sur la üi-tuation politique actuelle du Canada.Vigoureuse riposte M.Jean Guiraud, directeur du grand journal catholique français.La Croix, de Paris, a publié dans son journal quatre lettres ouvertes à M.Henri Bourassa.M.Jean Guiraud, un atni et un admirateur du directeur du Devoir, s’inscrit, pourtant en faux contre sa thèse que l’attitude de la France dans la Ruhr est due à un mobile d’impérialisme et à un sentiment de conquête.Il démontre que les milliards exigés de l’Allemagne par l’Entente et avec elle pai la France, ne sent ni une rançon ni ui e contribution de guerre, mais uniquement la réparation des maux qu’a déchaînés l’Allemagne en déclarant la guerre, et des dévastations qu’ont faites par nécessité de guerre sans doute, mais aussi par rage de destruction, ses armées dans les pays qu’elle a occupés."Ces milliards sont donc une dette au bas de laquelle i’AUemague a mis sa signature en signant le traité de Versailles.Le plaidoyer de M.Jean Guiraud est éloquent et convaincant.II est impossible, après avoir lu ses lettres, de douter de la générosité de la France, non plus que de la mauvaise foi de l’Allemagne.La France est dans la Rhur pour s'assurer des garanties contre un débiteur qui manque d'une manière évidente à sa parole eu violant les lois les plus élémeutaires de la justice.' | ^ «"$* "f* O#- oÇ* « i JÿftODWWffc rt » ri iti t »tt» m vi w \ < ]Wîeli -]V2elo >?§ (, 6 Le règlement XVII L’honorable Thomas Chapais L’honorable Thomas Chapais, a été choisi comme président de la Société Royale j du Canada.i C’est un grand honneur dont est parfaitement digne notre distingué cornpa-!triote qui occupe le premier rang parmi Inos historieus et nos littérateurs.Nous présentons à l’honorable M.Chapais uos sincères félicitations.¦ s«e électorale de la plus grande a é é faite, à la convention des Un terrible incendie ravage Sainte-Agathe "• Comme la ville «le Terrebonne en décembre, In ville de Buinto-Agathe vient d’être ravagée par un terrible incendie.La catastrophe a causé des dommages considérables «lont une minime partie seulement est couverte par des assurances Cent cinquante bâtiments — y compris les maisons d'habitations, granges et hangars sont devenus la proie des flammes .quatre-vingt-deux familles ont tout perdu et sont aujourd’hui sans gîte et sans vêtements En quelques heures, leur avoir a été «anéanti.Il faut leur venir en aide.Déjà ces malheureux ont reçu les secours les plus urgents, mais les besoins sont grands., Nous faisons donc un pressant appel a nos concitoyens «le Saint-JeuMnc et.«u comté de Terrebonne.Leur c«f«ir généreux ne peut ’manquer d'être touché par immense détresse des malheureux sinistres « t Sainte-Agathe.Rappelons-nous que quatre-vingts familles sont dans un Complet dénuement, .e feu, dans la plupart, uea i^nTpour^tout I arrière de dies M.Napoléon Marinier, rue avoir que dm cendres et dos décombres fu- ' Principale, en plein centre «le la ville, vers avoir que aes ccn deux heures.Les flammes poussées par un plants, C'est notre devoir do soulager ces pauvres gens dans la plus large mesure possible Et nous espérons que notre appel sera entendu.L’Avenir du Nord recevra tou?les dons qu’on voudra bien apporter à ses bureaux.Toutes les offrandes, même les plus modestes, seront reçues avec reconnaissance et remises au comité de secours.Nous ouvrons dès aujourd’hui une liste de souscription ou faveur des incendiés «le Sainte-Agathe et notre directeur, M.Jules-Edouard Prévost, député de Terrebonne, s’y inscrit pour la somme de 850.Nous soin mes persuadés que cet exemple sera suivi et que nous pourrons remettre à qui de dro t une somme qui dira hautement la générosité de notre population.o o o Un des principaux quartiers de la ville de Sainte Agathe a été détruit, samedi après-midi, par un incendie.Le feu s’est déclaré dans un hangar, en Une prou J importance I db.raux du comté «le Russell, tenue à Var?, Me 21 mai.Le major Tolinie, député de Windsor, à la Légi-Iature d’Ontario, pri cipal lieutenant de M Hay, chef provincial de ce parti, a déchiré que si les libéraux étaient élus aux prochaines élections provinciales, le règlement X\ II sera aboli par la nouvelle administration.Le parti libéral, dit-il, ne veut pas de -cision entre canadiens français et anglais de la province et ce règlement si fortement dénoncé par les canadieus-français devra disparaître.”.A cette convention, M.Goulet, le député sortant a annoncé t.u'ii ne sollicitait pas un autre terme et M.Aureüeu Bélanger, directeur des écoles bilingues d’Ottawa, a été choisi comme candidat libéral.Les grains que nous avons exportés Les exportations globales de blé canadien pendant une période de huit mois terminée le 30 avril, ont été de 171,137.512 boisseaux d’une valeur de 8192,702,103, a'ors «pie durant la période correspondante de l’an dernier, elles avaient été de 111,509,173 boisseaux d'une valeur de 8132,813,725.Des 137.778,503 boisseaux de blé exportés en Grandi1-Bretague pemiant cette période.107,011.-150 boisseaux ont pris la route des Etats Unis et 30.107,053 la route canadienne Les exportations canadiennes do blé aux Etats-Unis pendant le même temps ont été de 9.810,503 boisseoux.-3**5* -3**5- -3**5- -3»* 4» 4* *3* *5* 4» 4* -3**5- -3*-5* -3**5- -3*«5- 4*4- 4*4* -3-5- -?-*5- -3*4- 4*4* 4*4- -3*«5- -5**5- •3*4* -3*4- -3-4= -3*4- -3*4- -3*4- -3*4- -3*4- -3*4* LE SENTIER Les bluels sont fleuris et les fraises sont' mûres, Pour nous charmer la terre a repris sa beauté.La plaine a tressailli de sa fécondité.Et les bois sont pleins de murmures.Le sentier que nos pas ont foulé tant de fois, Celui que nous avons choisi parmi tant d'autres, Et don! tous les secrets semblent devenus noires, Est reverdi, comme autrefois.Les mêmes fleurs y font balancer leurs corolles, Les parfums d'aulrefois el les vieilles chansons Renaissent dans ces lieux, el le lys des buissons Pousse parmi les herbes folles.J ai senti refleurir mon âme, ô bien-aimé, Au souvenir ancien de nos heures joyeuses, Parce que l'air est doux et que les fleurs nombreuses Jonchent le sentier parfumé’.Et j'ai compris combien l'heure nous sera douce Lorsque nous reviendrons tous deux dans le sentier.Derrière les troupeaux marquant d'un pas allier Leurs larges sabots dans la mousse!.Maintenant que la brise a des airs attiédis.Que les petits oiseaux chantent dans les ramures.Que le vent est léger, que les fraises sont mûres, Et que.les bluets sont fleuris!.Blanche LAMONTAGNE -3*4- -3*4- -3*4- -3*4- 4*4- -3*4* •3*4* 4» • de vue t-s conditions generales et les bï- est bien vain lui-meme., »> ¦ ., - - Pascal soins de 1 heure reu importe la théorie, La vente du papier canadien en France M.Henri Rolland organise une compagnie Pensées — L’amitié deux corps.est comme une âme dans Aristote Mgr Georges Gauthier et l'émigration Mgr Georges Gauthier, archevêque fie Tarons, administrateur npoatolique du «liocèse de Montréal, a adressé au clergé de ce diocèse une lettre-circulaire dans laquelle il signale l’émigration comme un danger "•érieux.Il s’alarme il juste titre de ce mouvement do nos failli lies canadiennes-françaises vers les Etats-Unis.11 signale le fait que ilans les onze diocèses de la province de Québec, 2.563 familles ont quitté leur paroisse De ce nombre 1LQ60 individus sont passé aux Etats-Unis.Mgr Gauthier signale sur ce chapitre le résultat obtenu par h-s sociétés de colonisation.Il souhaite «|iie dans les cathéchismes et les écoles on prémunisse les enfants contre le désir do chercher fortune dans une terre étrangère.¦ Le parti libéral Il y a quelques jours, l’honorable Kruest Lapointe, ministre de la marine et des pê Lettre Politique Hebdomadaire ; i 1 faut remédier aux difficultés présentes de la manière la plus appropriée.C’est ce jque fait le gouvernement actuel.Ottawa, 25 mai 1923 Le budget de l’IiobOrabV M.Fielding a été adopté par une majorité de S voix, le 23 mai.L’amendement des fermiers b’à niant *le.gouvernement de ne pas mettre immédiatement le libre-échange en vigueur été défait par nu vote de 162 contre 61, soit une majorité de 101 pour le gouvernement.Le vote sur la motion principale indique la position exacte du gouvernement 11 est maintenu au pouvoir grâce au concours dn quelques députés indépeniiants de la Lo-loinbio-Anglaise qui trouvent excellente la politique aeçuolle.Non?voulons dire un mot des discours prononcés par les honorables Mackenzie-King, Meighen, Fielding et M.McMaster.Commençons par ce dernier.Dès le début il a annoncé qu’il voterait pour l’amendement Forka et contre le budget qu’il refuse de considérer comme étant daus la tradition du pai'ti.La Chambre n’a pas été surprise de cette attitude, car W député d«> Brome n’assistait pas aux caucus ou réunions du parti libéral depuis lés élections «le 1921.Il n'avait pas moins été considéré comme un fidèle partisan, puisqu'il avait été choisi comme président «lu comité spécial chargé de tenir une enquête sur les conditions agricoles.Il jouissait de l’estime et de la considération générale.U'a jugé â propos de quitter les rangs du parti libéral, o'est son affaire.11 ne doit pas cependant s’attendre il ce que Le discours du premier ministre sur le budget est bien le meilleur qui ait été prononcé sur ce sujet depuis bien des années.On sait que le chef de i’opposition n’avait pas ménagé le premier ministre et en fait le parti libéral II accusait les chefs de ce parti d’avoir trompe le peuple avec le programme politique de 1919, d’avoir ensuite abandonné cette politique pour adopter le système de protection.Il ch-relia â mettre le premier ministre en contradiction avec lui-même, en contradiction avec ses collègues, en contradiction avec d’autres libéraux éminents.Avec une patience admirable, froidement et sans broncher, le premier ministre écouta le chef conservateur.Il attendait son heure, elle ne devait pas tarder s venir.Devant aue Chambre au grand complet, devant des galeries remplies d’un auditoire distingué, &î.Mackenzie King défendit son attitude, prouvant qu’elle est conforme aux principes libéraux, qu'elle est la scrupuleuse application des résolutions de 1919, et donnant des preuves irréfutables â l’appui, il montra eu quoi conservateurs et fermiers étaient dans l'erreur.Il cita des statistiques des banques qui accusent des augmentations considérables de dépôts en avril dernier, du commerce qui s'est accru par dizaines de millions au cours du mois dernier.Le peuple sait maintenant il quoi s’en tenir sur le compte des oppositionniste9.Leurs plaintes n’empêchent pas le gouvernement, qui se sent appuyé par la grande majorité ale l'électorat, de marcher droit à son but.G.VU Le premier résultat du traité commercial conclu entre la France et le Ca«aadn, en ce qui a trait au commerce de la pulpe et du papier avec la France est probablement l’organisation d’une compagnie qui, en vertu d’arrangetm-nts pratiquement conclus pir M.Henri Rolland, de la compagnie de Papier Kriland, s’occupera en France de la vente de la pulpe et du papier de la province de Québec à des maisons françaises.Le but principal de cette organisation est d’encourager en France l’achat du papier ajournai et de la pâte à papier, mais M.Rolland cherchera aussi à promouvoir li vente sur le marché français des divers autres papiers fabriqués au Cauada.La compagnie qu’il est en train d'organiser représentera quatre compagnies importantes produisant le papier dans la province de Québec.Le Canada a déjà vendu, ces dernières années, une certaine quantité de papier à la France, mais ce dernier pays s'approvisionnait surtout en Suède, sans compter qu’il produit lui-uiême une partie du papier à journal et d’autres papiers requis pour ses besoins,.Avant la guerre, la France produisait assez de papier pour sa propre consommation : elle en exportait même une certaine quantité, mais ce papier n’était pas fabriqué avec ses produits forestiers Elle faisait veuir des autres pays environ 250.000 tonnes de pâte mécanique et 200,000 tonnes de pulpe chimique.L’action française dans ia Ruhr Conférence donnée devant l'Institut canadien d'Oltaiva, par M.Wilfrid Gascon, le IJ février 1923.' (Suite) La capacité de paiement L’Allemagne est-elle en état de payer sa dette aux Alliésî Je n’ai pas l’intention de vous retenir sur ce sujet.Il nous sutJi-ait de cougta-ter que le gouvernement de la France en est couvaiucu, et qu’il doit être en possession de tous les éléments de certitude à cet égard.Sans entrer dans «les détails fastidieux, je peux bien faire arec vous quelques petites constatations qui lèveront uue parrie d a nos doutes.Le chiffre de l’indemnité u’a pas été fixé :i la Conférence de la paix; il devait l’être le 1er mai 1921 par la Commission des réparations aux termes d’un article Gü traité.Cette commission a établi le chiffre de 132 milliards do marks, dont la France devait toucher 52 pour cent, l’empire britanique 22 pour cent, etc., do tout pay able en trente nas7 Or, je lo répète, *u mois de mai 1919, & Paris, l’Allemagne offrit de régler pour 100 milliards net.St, à l’oxeui-ple de la France et des Etats Unis, l’Angleterre voulait bien renoncer à sa créance pour les pensious, ce seraient 29 milliards à soustraire des 132 milliards, et l'on se trouverait ramené gmrnrn L'AYEXIU DU NDRU — lrcu JUIN 1023 Soufïrez-Yoos d'affections urinaires?tea Gin Pills peuvent vous procurer un prompt soulagement.Elles apaisent cette sensation de brûlement dans, la vessie, le besoin fréquent d"uriner cesse, les dépôts de consistance poussiéreuse disparaissent; les reins congestionnés et la vessie enflammée, causes de l’irritation, reprennent leur état normal et vous retrouvez le confort durant le jour et le sommeil ininterrompu durant la nuit.Faites une fois l’essai des Gin Pills et vous ne vous en passerez plus tant que toute trace d’affection urinaire ne sera pas disparue chez vous.Fabriquées par la National Drug & Chemical Cix, of Canada, Limited, Toronto.ÏSf PILLS 50c.chez votre pharmacien à 103 milliard', à peu près la somme que les Allemands étaient consentants de paver en 1919.Autre calcul.Le contribuable canadien paye en impôts, chaque année, 40 piastres de plus par tâte que le contribuable allemand, par !s|joursJ* a'alt acquis ’.ne certaine expërien-faute d» qui ces impôts nous sont demandé-, ce qui lui avait prenais, sinon de grandir.Multipliez 40 piastres par 60.000,000, chiffre j du moins de survivre, alors que tant d'aude la population de l’Allemagne, et vous avez! très succombent.Un capitaine d’industrie canadien-français ADMIRABLE ORGANISATION D’UN GRAND ETABLISSEMENT INDUSTRIES DE MONTREAL — VERITE QU’ON NE CONNAIT PAS ASSEZ-LE SECRET DU SUCCES.C’e-T une ligure peu banale que ce .Jean-Baptiste Baillargeon (président et principal actionnaire de la J.13.Baillargeon Express Limited), dont le personnel de la maison Versailles-Vidricaire-Boulais (limitée) et un certain nombre d'invités visitaient dernièrement les établissements à Montré 1 ; et puisque les questions économiques sout plus que jamais à l'ordre du jour chez nous, on nous permettra bien de fournir ici quelques notes sur ce tils de cultivateur devenu à 43 ans le roi des routiers et un des rois du garde meuble au Canada.En 1900, lorsqu’il fonda sa maison.M.J.-B.Bailiargon avait vingt ans à peine et ta loi, qui, à cet âge, permet au 61s ue dépenser l’argeut de papa, ne lui permettait pa« de faire des affaires à son compte.Force fut donc à M.Baillargeon d’appeler son père à la rescousse, d'aller je chercher à Laprairie et de l’amener, un peu malgré fui, à Montréal, signer le bail du “clos de bois*' 202 rue Sainte-Catherine Est, près de la rue Sainte-Eli.-abeth, où était situé un petit commerce de grain et de bots de chauffage dont il s’était la veiile porté acquéreur.Et c’est ainsi qu'avant d être majeur, à l’âge où les jeunes gens songent surtout à faire ia noce, M.Baillargeon commença à faire des affaires.A la vérité il n’en 6t pas beaucoup, du moins pour commencer, puisque son chiffre d’affaires, à la ün de la première année, n’était que de $5,000 ; mais après s’être débattu pendant trois cent soixante-cinq 2 milliards 400 millions de piastres égaux à 9 milliards 600 millions de En dix an» et demi ia somme d’itapô s prélevés atteindrait le chiffre de 100 milliards On comprend pourquoi l’Allemagne offrait cette somme aux Alliés en 1919.C'est qu’elle se sentait capable de la payer.La preuve, c'est qne l'Allemagne n’a pa« de dette extériema A l’intérieur sa dette est de cinq fois moins élevée que Aile de la France.Mau, dit on.le gouvernement de Berlin est en déf oit.Sa caisse est vidp.Mais qu ’il la rem plisse, qn’il fasse comme il.Fielding.An lieu de cela, qne fait-il?La Commission des réparations nons i’apprend dans «on rapport de 1921 Par exempte, les chemius de fer allemand', avec 40 pour cent de trafic de moins qu’avant la guerre, ont 300,000 employés de plus.Ceux de la Ruhr sont actuellement en g ère avec .deux mois de salaire payés d’avance par leur gouvernement.Inutile d'en dire d’avantage.Les motifs de l'opposition anglaise Quand on réfléchit à tontes ces choses on «e demande: Comment se fait-il donc que le' Anglais, représentés an gouvernement soit par M Lloyd G Org-, soit par M.Bo >ar Law, contiennent avec constance le point de vue allemanoî Le général von Bernardhi nous fournit la cltf du mystère dans son livre célèbre -i’Allemagne et la prochaine guerre”, publié en 1911.“La question principale pour l’Angleterre est d'annihiler notre marine militaire et notre commerce maritime, afin d’artêctr l’i xpansion de Dotre puissance.Mais il n’est pas dans son ÎDtéièt de ruiner notre situation comme puissance continentale ou d’aider la Fiance à atteindre la suprématie en Europe- Les intérêts anglais exigent an certain équilibre entre les Etats continentaux.L’Angleterre désire seule mont utiliser la France pour atteindre avec son aida, la fin spéciale qu’elle poursuit; mais elle ne «’imposera jamais des sacrifices sans nue *b-solue nécessité, pour l’avantage de son alliée”.Faisant application de ces principes à la situation créée par le problème des réparations, M.Lloyd George, avec sa virtuosité ordinaire, formule en qnelqnes mot» la politique qne va «nivre l’Angleterre.Le 27 janvier 1021 il a parlé anx Alliés réunis en couf.tvnce à Parie: “L’AUemsgne ce pent payer qu’avec ses exportations.Si elle exporte trop de marchandises aux Allié», elle rainera les industries des Alliés.Si elle exporte trop de marchandises anx pays neutres.lei Alliés perdront les marché* neutres.La conclusion se tire d’elle-même: le pays de M.Lloyd George n’a pas intérêt à ce qne l’Allemagne paye ses réparations.Tout devint clair à i’ssprit ie moins pénétrant.Après avoir détrait la flotte et le commeice maritime des Allemands, pourquoi voulez vous qne les Anglais consentent à travailler à les restaurer en fivo-rùant, sons prétexte de réparations does à U France, l’exportation hors d’Allemagne des pro doits de son sol et de son indastrû?Les exportations allemandes tueront les exportations anglaises.Voilà ie fin mot de toute l’affaire.M, Bonar Law a hérité de la politique de M.Lloyd George dont il a été le collaborateur A ses débuts M.Baillargeon était plus riche d’espérances que d’argent.Il dispo- sait, en tout de $1,500.et, même que, ce n’était pas une somme r.énorme.Mais, outre l’esprit de décision et la capacité de travail nécessaires à tout chef de maison, il avait, comme il convient à la jeunesse, une solide confiance en l’avenir.C’est sans doute pourquoi il ne se laissa pas abattre par les difficultés du debut.Ses affaires ne marchant pas très bien, la vente du foin, du grain et du bois de chauffage n'aliant pas fort, il décida au bout de l’année de commencer à transporter des malles à raison de 25 cents l’une.Ce fut en réalité le début de la maison actuelle, qui n’a ces.-é de grandir.Cinq ans après, J.-B Baüiargeon achetait la Rochon Express S45.000.Depuis 1912 il opère sous le nom de Baiiiargeon Express Limited sens qu’il doit être difficile de la faire sortir de ses gonds.Pour parvenir où nous le voyons aujourd’hui, pour être l’aniiuateur d’une aussi imposante industrie après l’avoir créée de toutes pièces, il a fallu à M.J.-B Baillargeon des qualités exceptionnelles.Nulle peut-être n’est plus remarquable que celle qui lui permet d’avoir l’œil à tout et l’esprit toujours en éveil.C’est ce qui explique que, venu à Montréal pour y faire son benrre.il y 6t aussi son foin.C’est ainsi qu’il lui fallut, juste une seconde pour se rendre compte du parti qu’il pouvait tirer des terraius vagues de Mode! City.Il obtint d’y coupler le foin et eu récolta l’an dernier plus de cinq cents tonnes.Des exemples de ce genre pourraient ë’re cités à l’intiui, s’il n’était à craindre qu’ils ue débordent du cadre de cet article.Nous avons dit qu’en 1900 la maison Baillargeon faisait péniblement pxntr $5,000 d’affaires.On aura une idée de son développement quand ou saura qu’en 1922 son chiffre d’affaires fut de $371,000.Au dernier déménagement, en six semaines, il aura tombé $100,000 dans la caisse, et pendant cette période le nombre des employées, qui est de trois cents en moyenne, aura atteint huit cents.Pour conserver ses hommes sous la main, pour leur faire perdre moins de temps aux heures des repas, M.Baillargeon, pendant cette période d’ac-' tinité fébrile, les nourrit.Ou imagine mal, prétend-il, la capacité d’engloutissement de sept ou huit cents gaillards travaillant jour et nuit à trimballer par la ville des buffets, des tables et des chaises qui dan sent des quatre pattes à la fois.M.J.-B.Baillaigeon n’est évidemment plus le “ fils d’habitant" qu’il était en 1900, alors qu’il arrivait à Montréal, venant en droite ligne de la terre paternelle, sise dans i les “rangs" de L&p'airie.Il a l’aspect extérieur du banquier.Abord affable, manières exqnises, politesse discrète, i! sait mettre à l’aise le vi-iteur qui pénètre dans son vaste cabinet, tout inondé de soleil.Il sait écouter et il s’applique à comprendre vite ce qu’on lui dit et surtout ce quVn veut lui dire, mais qu’on ne lui dit pas toujours.Comme tous les chefs de maison, il sait le prix inestimable du temps et ii n’aime guère qu’on lui en fasse perdre.Il sait en effet que le temps perdu ne se retrouve pas et ne se regagne guère.En-j 1900 il se démenait beaucoup pour faire | $5,000 d’affaires: en 1923 il se remue 1 beaucoup moins pour en faire plus de $1,000 par jour.A peine lève-t-il un doigt pour presser le bouton d’une sonnette électrique, à laquelle répond, à ia seconde, précisément l’employé qu’il désire voir II a changé ses méthodes à mesure que sa maison grandissait: c’est peut-être la meilleu-| re preuve de sa valeur très réelle.A 43 ; ans, il est dans toute sa force.Il est du ! reste admirablement secondé par son frère j Clovis, de dix ans plus jeune, qui est son : successeur dé-sigué.1 Sur l’organisation technique de la maison, il y aurait beaucoup à dire.Par exemple, quiconque a reucontré sur les routes ses immenses tapissières ne se doute pas que ces voitures transportent d’un seul coup, jusqu’à New-York, Jersey City, Elisabethtown, des ménages de 7 à 8 pièces, et cela sans arrêter un seul instant, la voiture contenant, avec une batterie de cuisi- ne, une couchette pour qu’un des chau -fours se repose pendant que l’autre conduit Les établissements de la rue d’ünt;.-rio (jusqu’ici dissimulés tut regard du pu blic par une haute clôture do planche ) contiennent, entre autres choses: une to ge où M.Baillargeon ferre ses chevaux ; un atelier de mécanique où il fabrique 1t répare lui-niènte ses voitures, auiouiohiii s tt antres ; un atelier de tapisserie où soi t fabriqués les housses de pianos, les bâcle s de voitures, les coussins, etc.; un atelit r ¦ l’emballage qui emploie à certaines époques jusqu'à 50 personnes, et une seller e où se fabriquent tous les harnais.Comme le disait M Baillargeon au déjeuner qoi suivit, à l'Hôtel Windsor.la visite, de s< s établissements: "Les personnes que lettis tiares appellent par hasard rue d'Ontario, à proximité de la rue S lint-D.uiis, ce -i s qui longent la haute palissade badigeonnée de jaune et de bleu, n’ont pour la plupart aucune idée de ce qui se passe derrière, de la vaste exploitation qne renferme ce quadrilatère de soixante mille pieds carrés." D put- quelques année* la Baillargeon Express pratique de plus en plus l’entreposage Ju mettb'e et da la marchandise, industrie qi i a prit des proportions immenses aux E'ats-Uuis et qui est encore ch z nous dans son enfance.Pour tirer tout le parti possible de ca commerce, ii fait construire eu ce moment un nouvs! entrepôt de 157 pieds sur 80, à 7 éta-g-s, qui sera uu d»» mieux aménagés d’Ainér ¦ que.Baillargeon était déjà connu, du moins de nom, par tout le p"y».Demain il sera ce que les Américains appellent un grand cap: taine d'industrie.Le modeste fils d habitant de 1900 a royalement fait son chemin.A uu journaliste qui lui demandait des ren- _ _______________________________ seigoements sur «a carrière, M, IViillargoon répondait : "11 a fallu travailler dur pendant vingt ans.N'ayant pa» été seul à la tâcll", je ne dois pas être seul a l'honneur.Je dois diio que j’ai eu la chance do m'entourer de collabo rateurs précieux, qui ne m'ont ménagé ni leur temps, ni leurs efforts.Si je devais résumer lus otiLisuB du hucci's do uni carrion*, uu uiui me Huflirait-i ot ce mol» eu s^r.iit : travail» J ,l* demandé r im*s Nuborduuuo * uu rffort coii!'tmir.1! u*h jtun.vis ét»i nuostioii divas nies bureaux do la sein&iuo do uuonuilo quatre liourf# ! moyen no de travail y a eto de cIobz-î ot du quinze hourtH par joui.1 mvaillor, c ost le meilleur moyeu do renvoi’, si ce n est losiul qui compte.(J est toute la recette do mon suces».“ Que pourrions nous ajouter a ces parole* 1 Sainte-Agatlie — Superbe concert, mardi l*» 22 mai, donné p r Mme li.auch'* (.«on*hier, M.Kmile (Jour et M.E D proches, artistes bien connus dans !e monde musical.Mme.Dostuches accompagnait au piano.Mur'.Blanch»?Oontliier a été tout *péc «lenient applaudi" dans “Chinson Indoue” do Riu sky, K »r‘ak plus dncères rt morcieiueats à ces brii-ams interprètes de la bonne musique.— M.Louis-E.Parent a été élu maire de a ville de Sainte-Agathe» Nos fé icitaiious.— Etaient de pa-«3i™ à Siinte-Agrihe, de -nièrement: Mlle.M.Thérèse Charb umet&u, de S int Jovite.Mme II.Lalonde, de Montréal Mme WTsdntainer, de Montréal, le Rvd Maréchal de Sainte-Marguerite.Irçceridie à Saiqt-Faiîstin Dix maison», un m»g»»in et plusieurs ilépen.U*U*O.C(»t!} Nos vieilles cf|arisons erç France Il nous fait plaisir de mentionner la iTceite publication pir le Pacifique Cant-dieo, d’un magnifique recueil d** no- ancienne-» charn-ot « du terroir, intitulé »i Vieilles Chanson'» Frai « çu«es du (Jinadau, dont nous venons d* rec -voir un *-Xdrupiaire de !k section fra ç u département de publicité de !a g aride orgsn nation de transport canadienne.Cette broci.u-rette reuferrne une quinz iae de ce-> vieiiiea ballades qui nous furent p mr la plupart apportées de I4 rance par les premiers colons qui dé- .'*11111 -.1 ér ouïe à ô .40.Lundi, 4 juin, train No.15C partant duen.Mont Sxint-Michsl, Saint-Malo, Nantes, Tours, Bardeaux, Lourdes, Toulouse, Carcassonne, Marseille, Nice, Menton, Monte-Carlo, Vintimille, Gênes, Pise, Rome, Naples, Botnpét, le Vésuve, C-ipri, Florence, VenisCj Milan, Stresa, Montreux, Lucerne, Strasbourg, Nancy, Ri-ims, Pari-, Montréal.Depart de Montreal et Quebec, le 7 juillet, par le superbe nouveau paquebot “ Regina” 16,500 ton.ies, Cie White Star).Retour par le “ Doric ", identique au Regina, le 8 septembre.RRIX.$335.00 L*1*! 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Depuis très longtemps je voyais dans les journaux les annonces des Pilules Rouges et j’ai décidé d’essayer ce remède.Au début je n’avai3 aucune confiance : cependant, en peu de temps, mes douleurs ont diminué.J’ai continué de les prendre ; les forces me sont rapidement revenues et ma santé s’est rétablie.Des Pilules Rouges, j’en tiens toujours dans ma maison maintenant pour m’en servir si les forces viennent à inc manquer.Mme Hercule Carpentier, 29, Brook,Woonsocket, R.I.J’ai employé les Pilules Rouges pendant quelques1 mois et j’en ai obtenu de très bons résultats.Je suis âgée, mais je puis encore travailler beaucoup- Par moment cependant, je me sens abattue, j’ai des douleurs de dos et de reins,mais j’ai recours aux Pilules Rouges qui sont pour moi merveilleuses, car quelques boîtes suffisent pour me rendre ma vigueur.Mme A.Lavallée, 710, rue Logan, Montréak Les mères de famille font prendre les Pilules Rouges à leurs fillettes pour leur assurer une bonne formation.Les femmes qui souffrent de maladies internes, d’anémie, trouvent leur guérison dans l’emploi des Pilules Rouges.Au retou r de l’âge, elles doivent recourir aux Pilules Rouges pour aider le sang à se bien placer et pour éviter les maladies les plus dangereuses, CONSULTATIONS GRATUITES.—Les médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine donnent des consultations gratuites à toutes les femmes qiii viennent les voir ou qui leur écrivent.Les Pilules Rouges se vendent 50 contins la boite.Tous lea pharmacien» et le» marchands de remèdes lea ont.Cependant, si quelqu'un ne pouvait lea trouver dans sa localité, noua lea lui enverrons sur réception du prix.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE.limitée, 274, rue Saint-Denis.Montréal. g -*** ' ///a ! / ' Si J NAMEL -¦¦;*:&: a%ss&£ À?£Vftl ,'jü NrîfiO ÉMjJ^jgjgggggg ¦ggfe ^ü-aasast jjjflgg «KM1 r^X «ism ^•iX' tablets, UNLESS you see the name “Bayer1 are not getting Aspirin a The Standard of Comparison ^18»< BËfrBIfeawa ’M& ‘Save the surface, and you save all" Floors that look like new L’automobile qui est le modèle des autres Le “ Master Six ” Touring 2345 Spécial 5 places __ l)«iirci vous acheter dos bijoux do bon )^>ût et de belle qualité t l.a Librairie Lepage tous offre un choix incomparable de baguas ponr daiuej et messieurs, éping es de cravata, boa torn de manchettes, épingles pour daines, chateeties or et argmt, médaillons, montre», braaslels, montres pour hommes, chstses de montre, canifs et crayons on or, plumes fontai.ne, etc.Venex visiter 1* librairie Lepags (aneianee librairie Prévost) et vous serr* >urpris du choix, de la qualité, et surtout dos prix exceseivomeot bas C.A*.Lorrain & Pi ls Agents généraux d'assurances et Automobiles Dodge Téléphone 58 157 rue Saiut-G orges, Saint-Jérôme — Si vous vous sentex fatigué, épuisé au point de quitter votre travail, ce qui serait dé.solant.ayr recours au TO N ItjU E STIMULANT du Dr LE LUT ; il rassemblera vos forces en peu de jour*, augmentera votre appétit, vous procurer» un sommeil réparateur.Toujours Vendu avec la garantie de satisfaction ou argent remis.Pharmacie Marcoux.Lu Sirop du Dr Fred Demers pour le» enfants ( sit ntt trésor pour,Je rommeil.la dentition, contre 1st colique».ta diarrhée, ai poux totu Its tnaoims des bébés et des enfanta.Detuanéslr-is Urajooaa.En vente partout et au dépdt, )•)# ma Saint-Dtnia.Montréal.Llie Meunier MANUFflCTURlE^ Portes, Cliftssis, Jalousies, Moulures Boit it charptntt, B it p' 4P«rtf'l T9u.rt1a.je, Découpa}', c’t Acoisnoo menai.Limogea, ptrs du raoulm a farina Juéts Drouin Accept only an “unbroken package” of “Bayer Tablets of Aspirin,” which contains directions and dose worked out by physicians during 22 years and proved safe by millions for Colds Headache Rheumatism Toothache Neuralgia Neuritis Earache Lumbago Pain, Pain Handy “Bayer* boses of 12 tablet?—Also bottles of 24 ar.d 100—Druggists.JL*pir’.n l* the trade nerV t r*-?in i lr.Canada» of Par-T Moan facture of Mono* icetlcac id eater of SattcylleacM.While U is» well known that Aspirin means : aver manufacture, to assist the public acainst imitations, the Tablets of Bayer Company will be stamped with their ceaeral trade mark, the “Bayer Cross." 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per-rmat de loger confortablement, que «a réputation a'est fermement établie jet n’a cessé de «'affirmer parmi ls lelasse de gens qui voyagent pour leur agrément durant les mois de la «elle saison.Aujourd'hui, personne j*a traverse le» montagnes «ans ^'arrêter à.la petite gare que l’on appelait autrefois Laggan, afin de pouvoir admirer dan» son encadrement de hauts pics, de glaciers et de vertes forêts, ce joyau rare qu’est la nappe émeraude du lac Louise, et ceux qui ont eu l’avantage de vivre quelque temps dan» ce coin de paradis, ne manquent pas d’y retourner s’ils en ont la moindre occasion.Le lac lui-même n’est pas lî seul point d’intérêt pour le touriste qui descend au Chateau, car dans ce district, les endroits qui méritent d’être visités sont nombreux.A par! les lacs Miroir et Agnès, que l’on nomme "les lacs dans les nuages" à cause de leur grande altitude; 1» glacier Victoria qui s’élève dans le èiel au fond du lac et qui le sur- filombe de tout» sa masse blanche; es monts ^Saddleback et F air view qui peuvent être facilement escaladés âu moyen d'un excellent Sentier, il y a encore une foule d’excursions que l’on peut faire aux alentours en prenant comme point de départ l’hôtel du lac Louise.Parmi ces dernières, mer.tionnoné principalement celle du Uc Moraine, qui mire dans ses eaux tranquilles les dix Chute do , lac Aînés, | non loin du lac Louise * » .V U \ pics bordant la vallée du même nom, et celle ue la vallée du Paradis, qui sépare les monts Fairvicvr, Saddleback et Mitre du mont Temple, le plus élev i de la région.C'est dan» cette val'ée que coule le torrent qui forme les chutes des Pas de Géant, véritable escalier gigantesque, sur les marcl.es duquel l’eau descend en cascades écumantes.Au lac Moraine, où l’on se rend en automobile par une excellent* route, se trouve toute une orgamsa-tio.n P°.'3r recc^oir et abriter ceux qui désirent demeurer quelque temps dans la vallée, soit pour faire la poche à la truite ou pousser de» reconnais-anccs plus loin, dans la vallée Consolation ou ailleurs.I-a gare du lie Louise est sire à quelque vingt milles à l’ext du point le p)u« éleye atteint par la voie du chemin de fer dans les montagnes Rocheuses, o213 pieds au-dessus du niveau d* a mer; c’est là que se trouve la ligne du partage des eaux, qui vont d un coté sur le versant de l’océan Pacifique et de l’sutTe sur le versant d« 1 Atlantique.•________.Til Kill No.224 Dr A.-E.LlCavalikr MALADIE» GfNtUAl.tt Spécialité : )d*laAi4i its fêtnrngt *t acomuchemênt* iZL 134 Hti St (»k S'îu SAINT JKROM1 Cochet* du Dr Fred Dtmcri contre tous maux de t&ta Oe sont !•• *»ul« vra-imenU >>«>$»• et efflewoe*.N'eei eocept^x aucun à moine que ie nom **I>* I bCUKiui ne eolt icraTé BUT clutque cachée.D4i>ôt ; *300, rue .S*.int-D*nia.Montrai.^ L’argent que voue donnerez pour payer une annonce dans “ l’Avenir du Nord” est nn capital qui vous rapportera de gros intérêts.RAOUL PREVOST inoknif.uk civil B’oocaps d» to»i !»¦ sr»T»bX de féal» civil et d'arpoiitaf».[ 8'a4rM*»r se bureau d» I’Avxxib du rseca o« rue Christophe Colomb Mootrcal Charles Darin Entraprenour gênerai Tiliphont Culumtt 2Ji2, rua Salnt-Denl» MONTÏSaL a rim à» u msn V- v.v.^A •! LAURENT DUBOIS Agent général d’essurancos 61 rce Labelle, Porte voisine de M.Ovlle I.asson Tét.Bell No 214 8AINT JBktOMl mao LIVKh Maladie» de» Chiens et comment on le* nourrit imii pair l’auteur à Totrr idrmf.H.CLA T .01.0 VKR Cm.t>« 11* W., 14,W StrMl g% tUw.T-k.U 3 A.L’AVBNIB DU WDRD P»* blié à Svint- JerJtae, par J.-X M’ rot*, édit ear-pro prié taire
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