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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 2 mars 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1923-03-02, Collections de BAnQ.

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Vingt-septième année — No, Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro S Cri E.rt > £.H».^ % ORGANE LIBERAL ( DISTRICT dgTERREBONNE.worr si C AVI MIS ut BAJQ LE PVUPLI aIm \ HDvj vraaowy pitjHui ifj ruy m j?iauaint A Vendredi z mars 1923 Abonnement j Canada] .$2 00 | Etatn-U mVj.2.50 DfRECTEl'R : ^ b) U LES- EDO U A K1J PRÉVOST Strictement payable d’avance.Secrétaire de la rédaction ANDRÉ MAGNANT h IF "XnnonceVr^lfiE.la lîgntf ïgâte, par insertion.Annonces légales : 10 c.la iigne agate, 1ère imertkm ; 6c.laàiçpe, insertions subséquentes LE GOUVERNEMENT P^R LE PEUPLE Quoi qu’on dise, noire système de gouvernement constitutionnel se rapproche le plus possible de cet idéal : le gouvernement par le peuple.Les gouvernements modernes, les Parlements ne sont pas assurément la perfection, mais ils sont sans contredit ce que l’on a trouvé de moins mal.Ils constituent un progrès certain sur l’ancien régime dc^ monarques absolus, des simulacres de gouvernement où le peuple n'avait que des devoirs et aucun droit.Les temps sont bien changés ! Le Tiers-Etat, qui autrefois n’était rien, peut dire maintenant, à son tour : l’Etat c’est moi.Sans doute, les gouvernements constitutionnel,, issus du suffrage populaire comportent encore des lacunes, des possibilités de méconnaître le sentiment du peuple, d'agir à l'encontre de 1 intérêt public.Mais il y a une sanction : le jugement des électeurs qui font et défont les gouvernements.Rien n’est complet ni parfait dans les institutions humaines.La machine gouvernementale d’aujourd hui comme celle de demain sera toujours défectueuse dans l’un ou l’autre de ses rouages.Mais qui pourra nier que de nos jours le peuple a plus de liberté qu’autrefois et une part [llus large dans le gouvernement qui gère et administre la chose publique ?Les citoyens d’un pays élisent leurs mandataires qui adoptent les lois, président à l'administration des affaires, orientent la vie nationale, organisent et surveillent les services publics, voient au bon fonctionnement de tous les départements où des légions d employés concourent par leur compétence et leur travail à assurer à l’Etat la sécurité, l’ordre, le progrès sur lesquels repose le bien-être de ia nation , puis ces mandataires viennent rendre compte de leur mandat au peuple qui les juge.La crainte de ce jugement est bien souvent le commencement de la sagesse pour les gouvernements.Malheureusement, depuis quelques années, on a une tendance à s’éloigner du principe du gouvernement responsable, à fausser ce principe, à le faire dévier vers un ordre de choses qui décharge les gouvernements et les Parlements de la responsabilité qui leur incombe en vertu de la constitution.Nous avons aujourd'hui les gouvernements par commissions.Ainsi, en notre pays, nous avons la commission des chemins de fer nationaux et la commission du service civil qui, tout en étant irresponsables au peuple, échappent presque totalement au contrôle du Parlement.Si de telles commissions ne sont pas inconstitutionnelles, rigoureusement parlant, elles sont assurément contraires à l’esprit de la constitution et sont une contradiction vivante du principe qui sert de base au gouvernement responsable.Qu'on nous permette d’appuyer aujourd'hui sur la commission du service civil et de redire ce que nous en pensons.Nous croyons que c'est sur un tel sujet qu’il est vrai de dire que les articles qui comptent sont ceux que '.’on écrit cent fois.o o o La politique ne se limite pas à des idées, à des théories, quelque belles et patriotiques soient-elles.Nous parlons ici de la politique telle qu'elle est.Nous regardons les choses telles qu’elles sont.Dans tous les temps et dans tous les pays, la politique a toujours comporté des réalités que les hommes ne peuvent éluder.D’ailleurs, les hommes ne vivant pas que d’idéal et de théories ont toujours demandé autre chose à la politique, sans toutefois faire fi de l'idéal et des principes.Où est l'organisation humaine qui n’a pas, un moment ou l’autre, des faveurs à distribuer ?Même le tribunal de la justice qui doit être inflexible et se tenir au-dessus de toute partialité, ne dispose-t-il pas du bénéfice du doute, qui, en vérité, est une faveur ?La politique qui prend naissance dans la volonté populaire, qui repose sur le suffrage des foules, échappe moins que toute autre organisation aux exigènees inhérentes à la nature humaine.La politique n’est pas autre chose que l’administration de la chose publique.Or.le service civil, c'est-à-dire le choix, la surveillance et le contrôle des nombreux serviteurs de l’Etat, ne fait-il pas nécessairement partie de l’administration des affaires publiques ?Quand le peuple se choisit un groupe d’hommes pour le gouverner, il n’entend pas seulement lui imposer des responsabilités mais aussi lui donner le pouvoir d’administrer la chose publique.De même, un député en qui les électeurs ont placé leur confiance doit avoir son mot à dire dans l’administration de l'Etat et par conséquent dans le choix des employés de l’Etat.Or, actuellement, le gouvernement fédéral ne peut choisir ses employés et le député est absolument ignoré, quant aux nominations à faire dans son comté.Nos lecteurs savent qu’une commission dite du service civil contrôle les 00,000 employés du service public au Canada, et cela depuis 1918.En principe nous ne sommes pas opposé à une telle commission dont le but doit être d'assurer à l'Etat le meilleur service possible.Seulement, nous croyons fermement que ce but peut être atteint sans marcher sur les brisées du gouvernement et des députés.On a beaucoub décrié le patronage dont on a fait un épouvantail.11 y a patronage et patronage.Le patronage devient un ma! quand on lui laisse la bride sur le cou, mais il peut exister tout en s’assurant de la compétence de ceux qui veulent entrer dans le service publie, et, alors, où est le mal ?Nous ne voulons pas.certes, retourner au vieux système où la couleur politique était la seule condition pour occuper une position du gouvernement.D'un autre côté, nous disons que le système actuel est injuste, s'éloigne de l'aspect de notre gouvernement responsable, est injurieux pour le gouvernement et les députés.Il y a un juste milieu que nous désirons et que nous demandons pour l’organisation du service civil.Le patronage, quoi qu’on en dise, existe et existera toujours, et que l’on n’aille pas croire qu’il est toujours intéressant à exercer.Elle est trop souvent vraie cette parole de Talleyrand : “ nommer quelqu'un à un poste vacant, c’est faire un ingrat et cent mécontents.” Mais, pour les représentants du peuple, ainsi que le disait justement M.Fernand Rinfret, à la Chambre, le patronage est.non seulement un droit mais aussi un devoir inhérent à sa charge et à sa responsabilité.Nous l’avons dit, nous le répétons et personne ne peut le nier : le patronage est basé sur la nature humaine, il est inséparable de toute association, de toute organisation, de tout groupement composé d'hommes, politiciens ou non.Ce que nous voulons et ce que est raisonnable et juste, en ce qui concerne la chose publique, c’est-à-dire la politique, c’est que le patronage soit à sa place normale, entre les mains de ceux que le peuple se choisit comme ses administrateurs.Sans doute, il faut aussi que le patronage soit entourée de toutes les conditions nécessaires pour qu'il ne nuise pas au bon service de l’Etat.C’est pourquoi nous croyons que les ministres et les députés devraient dé- signer eux-mêmes les candidats aux différentes fonctions publiques.A la commission du service civil incomberait le devoir de choisir, parmi ces candidats, le plus compétent, après un sérieux examen des personnes et des conditions.Tel est le juste milieu qui nous parait désirable.Nous espérons que le comité parlementaire qui vient d’être nommé pour étudier la loi du service civil, proposera une réforme dans ce sens qui rétablira le vrai rôle de notre gouvernement et le réhabilitera dans sa responsabilité vis-à-vis du peuple.JEP UNE VICTOIRE LIBERALE Après nne campagne très ardente.M.Albert F.Ilealy a été élu, hier, député du comté d’Essex-Nord.8a majorité est de IGOu voix.Ce siège électoral était devenu vacant par la mort de l’honorable W.-C.Kennedy, ministre des chemins de fer.Mgr CEQRCE3 GAUTHIER Mgr Georges Gauthier qui, depuis l’automne de 1921, était, à cause de la maladie prolongée de Mgr Bruchési, administrateur du diocèse de Montréal, vient d’être élevé au rang d’nteh-vê pie et devient coadjuteur de Mgr Bruchési “cuti, futur» successione." Les catholiques du diocèse se réjouissent de voir Mgr Georges Gauthier devenir leur pasteur, car ils sont assurés de trouver en lui un prélat d’une haute distinction, un [ ère dévoué, un administrateur à l’esprit arge et réfléchi qui inspire à tous une ferme confiance et le plus profond respect.Nous pri ms Mgr Gauthier d’accepter nos hommages sincères.t Le comité chargé de voir à la redistribution des collèges électoraux a été nommé.I! comprend des hommes d’un esprit j de justice rt-eonnu comme l’honorable Dr I Belaud, M.Georges Boivin, et autres.Ils I .¦* _ devront examiner les changements à faire dans toutes les provnices afin de donner une représentation aussi éjuitable que possible.Certaines provinces, comme Ontario et | Québec, auront tout un problème à équili j brer la représentation des villes et celles ! des campagnes.Il en est qui demandent de répartir la carte électorale d’après la po- | puiation.Si ce principe était adopté, il faudrait procé 1er aune modification complète.A l’heure actuelle, il est bien connu que les comtés de ville comprennent une population deux et trois fois [élus considérables que celle de certains comtés de campagne, j Lis conservateurs qui savent que leurs chances sont pauvres dans les campagnes insistent pour obtenir la reconnaissance de ce principe.Des villes comme Montréal et Toronto auraient à ce compte une représentation considérable, alors que celle des comtés de compagne serait minime, par suite du peu de population en certains districts.Il est sûr que le parti libéral procédera en toute justice afin de donner aux villes toute ia représentation à laquelle elles ont droit, tout en ne faisant pas d'injustice aux campagnes.Le comité chargé d’étudier cette question a une lourde lâche.Lettre Politique Hebdomadaire '^= =t========4 Les travaux de la session.— Représentation proportionnelle.— Redistribution des colliges électoraux.— La mémoire j de Laurier.OTTAWA, le 23 février 1923 Les travaux de la session se poursuivent rapidement et, nia'gré les prévisions pessimistes de quelques individus, nous sommes sous l'ira pression que le gouvernement M ii Kei.zie- King fera tout eu son pouvoir \ p tur expédier le travail promptement.Plu- \ sieurs questions ont fait l'objet de la dis- j cussion au cours des dernières séances.Il nous suffira de mentionner la représenta-ion proportionnelle, ia modification do lai ! loi du service civil, les crédits de l’ngricul- o o o Nous avons appris, cette semaine, que le monument érigé à la mémoire de Wilfrid Laurier sera bientôt dévoilé oflL-ieile-inent.C’est une œuvre d art de grande valeur, due à 1 inspiration de notre grand artiste Laliberté.Mercredi de cette semaine, il y a eu un service anniversaire à la basilique d’Ottawa pour le repos de l’âme de notre grand homme d'Etat.Tous ies chefs politiques libéraux et une grande partie de ia députation étaient présents.La mémoire Laurier est chère au cœur de tous les Canadiens, particulièrement de ses compatriotes de langue française.Le 17 février 1919 testera une date historique., G.Vu.UN PAR 18 ure.Il y a déjà plusieurs années que les amis le cette réforme électorale soulèvent un débat en Parlrimnt.Ils prétendent que le y- ème actuel de la majorité ne donne pas justice.Ainsi, malgré des milliers de votes j conservateurs, la Nouvelle-Ë-osse n’a pas j un député de ce parti qui siège en Parie-| ment.11 en est de même des autres pro; vmces de la Confédération.Dans l'ensemble pas un parti ne fait de perte et tous ont chance égalé.Libéraux et fermiers ont inscrit cette réforme dans leur programme électoral.Il s’agit de savoir si le temps est venu de la mettre à exécution.Les réformes à accomplir sont nombreuses, mais dans un pays comme le nôtre on y pense à deux fois avant de se jeter dans des aventures.On y songe longtemps avant de troubler l’ordre établi.Plusieurs orateurs ont pris la parole du cô;é du gouvernement et si les opinions étaient partagées quant à la mise en pratique immédiate de ce système sur une j grande éch-lie, les libéraux en reconnaissent la valeur.Le très honorable M.King a prononcé un bon discours sur cette question, indiquant les avantages de ce système sur les autres, mais il suggéra à M.Good, le proposeur de c- tto mesure, de ue pas insister pour le met.re en vigueur sur une grande échelle.Comme on peut s’y attendre, tous les fermiers qui posent aux radicaux, aux innovateurs.ont fuit valoir les avantages de se système, tuais ils eurent à lutter contre ies conservateurs qui s’y opposent fermement.Ces derniers ont bien montré les tendances do leur parti et de leur programme eu refus tnt de prêter l’oreille aux divers arguai, nts donnés en faveur de la représentation proportionnelle.C'est Laurier nui déclarait: ¦ Qu’il était de l'essence lu libéralisme d'aller de l’avant et de s'adapter aux b.soins .1 l’heure", tandis que, "la doctrine conservatrice était réfractaire a tout mouvement de progrès, toute innovation».Les honorables MncKenzir-King.Fielding, Lapointe, Stewart et autres out voté eu faveur de cotte mesure.On annonce que l’année 1923 verra le nombre des automobiles au Canada atteindre le chiffre d'un véhicule par dix-huit habitants, soit environ une famille sur quatre.Quelle part prestigieuse pour le rêve et quelle part de la réalité ! Le rêve Avec la vitesse décuplée, c'est le médecin, le prêtre, le notaire, accourant au moment psychologique au chevet du malade : le cultivateur sauvant un temps aussi précieux que l'or dans ses visites au village ; l’homme de profession, le commerçant, l'industriel retournant un jour plus tôt de leurs excursions de plaisir à la campagne ; le camion de la cité portant le marché de la métropole à la porte de chaque cultivateur ; partout une économie de temps qui accroît merveilleusement la richesse générale.La réalité:—Le malade compte sur l'automobile qui n arrive pas plus en temps que le cheval d'autrefois.Une famille sur trois, au moins, a doublé le budget de sa dépense.Cultivateurs, hommes de profession et autres ont multiplié leurs voyages et excursions et.en même temps, les occasions de dépenses, en sorte que les automobilistes de la campague ne manquent pas une attraction de la cité : théâtre, musique étrangère, etc.Le camion du commerce citadin, véhicule ruineux pour ce commerce lui-même, jette le désarroi dans le commerce de la campagne, sans profit pour personne.Partout, folie de luxe, de perte de temps et d'argent et désorganisation universelle de la vie économique avec large contribution à la révolution sociale, mais non sans accompagnement de récriminations contre les gouvernements qu'on accuse de gaspillage.Une enquête assez minutieuse m’a révélé qu'une petite colonie de pensions qui prospéraient admirablement sur le bord d’un lac bien connu de Saint-Jérôme, commence à crier à la détresse depuis qu'une de ces pensions, en s’avisant de concurrencer les autres par l'automobile, a contraint ces dernières de suivre son exemple.Une question que je me pose souvent est celle-ci : Comment a donc évolué la mentalité générale de notre province, qui, autrefois, savait si bien se scandaliser de l'acquisition d'un cheval de promenade par tout autre qu’un homme à l’aise et maintenant semble satisfaite de voir toute une jeunesse morveuse, sans le sou.en possession de j^etits palais ambulants ?NATURE Blasphèmes d’oiseaux Le ciel a passé sa capote grise De laine sur son royal habit bleu.Il grelotte en liant cinglé par la bise, Ah ! plaignons le ciel qui n’a pas de feu ! Son soleil se meurt, très paie, très pâle, N ayant plus de sang le long des rayons, Tout fait pressentir que l’heure finale Va tinter pour lui, nous le jurerions.Lui que ne pouvaient regarder les aigles, Auxquels Dieu pourtant fit des yeux de feu, Il se voit bravé des moineaux espiègles Et des roitelets s'écriant : “ Parbleu ! Et.venez donc voir quelle est cette lune Bête que voilà, perchée au zénith ; C'était bien assez que d'en avoir une Pour veiller quand tout le monde est au lit ! ” Le pauvre malade entend ces blasphèmes Des petits oiseaux, bien d'autres encor ; Il ne monte à lui que cris, anathèmes, Parce qu’il n’a plus sa couronne d’or, Parce qu'il n'a plus la chaleur féconde, Dont il s’appauvrit en en donnant trop Pour mûrir le pampre et la moisson blonde, Pour tiédir les œufs au nid du pierrot.Pauvre bon soleil ! Mais quelle sottise — Toi qui dois savoir lire au fond du cœur — Tu fis de servir chacun à sa guise.On te prit bientôt pour un serviteur.La fleur d églantier voulut de la nacre, Le coquelicot un manteau sanglant Comme l'empereur en porte à son sacre ; Le lis exigea d’être blanc, très blanc.Pour le papillon tu rougis les roses Laissant au baiser d'enivrants parfums, Tantôt en boutons et tantôt écloses.Ton trop de bonté fit des importuns.Et tout te chantait : le vent dans les branches, La nue au ciel bleu, le petit ruisseau, Les fleurs, les prés verts, les colombes blanches.Qui mirent leur gorge au cristal de l’eau.Hélas ! tout finit — même la lumière.Le bon soleil dut un jour s’arrêter.Il devint très blanc, comme un poitrinaire ; Ses rayons, là-haut, semblaient grelotter.Et ce fut l’hiver avec ses rafales Hurlant sourdement dans les arbres nus.Adieu, chants d'amour, hymnes triomphales.— Ah ! que les bienfaits sont tôt méconnus ! Ce ne sont que cris contre le malade Qui n’a plus de feu pour avoir trop lui.Le froid pénétrant rend d'humeur maussade Jusqu’aux pierrots qui se moquent de lui : Eh ! “ venez donc voir quelle est cette lune Bête que voilà, perchée au zénith.C'était bien assez que d’en avoir une Pour luire quand tout le monde est au lit !” Armand BARTHE 4t» •*< QU’EST-CEQUE LA HUHR?( Service de la Renie fait par Versailles-Vi dricaire-Boulais, limitée.) Il est si souvent question de la Ruhr daus la presse canadienne, depuis quelque j temps, qu’on nous saura peut être gré de ! rappeler ce qu’est exactement cette région au point de vue économique.Voici a ce sujet quelques renseignements empruntés à un discours prononcé en juin 19z2 par un ancien ministre des finances français, M.François-Marsal : grais potassiques et azotés dont elle a be« soin, sont logiquement placées sous la dépendance du bassin de la Rurh.Sans la Ruhr, l'Allemagne industrielle et l’Allemagne agricole s’anémient » Les propriétaires de ce domaine industriel sont les maîtres de l'Allemagne et les détenteurs de sa fortune liquide actuelle, qui se chiffre par centaines de milliards et est cachée à l’abri de toute atteinte, en bonnes valeurs et devises à change élevé et en absolue sécurité à Londres, Amsterdam, New-York, Chicago, Copenhague, etc." " L s groupements Krupp, Thyssen, i Stinni s, Hasslacher, Ehrard, Mannestnann, Haniel, représentent autour de Ruhrort, de de Duisbourg, de Dusseldorf, le plus formidable gage valorisé que jamais créancier ait eu sous la main.La seule banlieue de Duisb iurg, précisait-il, produit chaque année 4-, 175,000 tonnes de foute et 4,300,000 tonnes d’acier.L’equipement métallurgique total de la rgéion représente 124 hauts fourneaux, 357 fours Martin, 54 convertisseurs.Cet eusemble est susceptible de produire 9 millions de tonnes de fonte et 10 I millions de tounes d’acier, chiffre d’ailleurs atteint en 1913.Fonte et acier sont aussitôt transformés en appareils de levage, en canalisations, eu rails, poutrelles, locomotives, machines-outils, machines agricoles, etc.La houille est distillée ; à elle seule, la Tei r Verwertug Gesellschaft produit annuellement autant de goudron que la France entière, soit 200,000 tonnes.Au pétrole se substitue le benzol.La Ruhr, avant la guerre, produisait 115 millions de tonnes de charbon par an Depuis, les travaux de iÿrupp autour de Rhrinhausen, de Thyssen autour de li-unborn, Rruckenhausen vers la Lippe et Dortmund préparent le doublement du rendement du bassin.Les lignites, qui n’étaient que d’un tonnage de 50 millions de tonnes en 1914, atteindront 135 millions de tonnes en 1922.La production d’azote pur qui était de 200,000 tonnes en 1913 est aujourd'hui île 450,000 tonnes.Stassfurt a produit, en 1913, 3,918,580 tonnes do potasse contre GO4.890 tonnes pour le bassin alsacien.» Ainsi, toute l’industrie allemande, par isos matières premières et son outillage, et | toute l'agriculture allemande, par les en* M.Lucien ChassaigDe énumère de son côté, dans le Journal de Paris, les avantages que la France trouvera sur ia rive droite du Rhin : " Le bassin westphalo-rhénan, dit-il, est limité par quatre rivières : la Wnper, qui a creusé une vallée profonde où se sont installés Erbelfed, Barmen et Solingen; la Ruhr elle même qui arrose Mulhejm ; l'Emscher qui limite au nord le terrain carbonifère, et la Lippe.Il déborde sur la live gauche du Rlun jusqu’à Crefeld et Neuss ; au centre Essen.Le Rhin la traverse avec trois grands ports : Dusseldorf, Ruhrort et Duisbourg.Les lignes de chemins de fer s’y entre croisent.Trois grands canaux le" sillounent desservant quatre ports.C’est par ces voies fluviales ou ferrées qn'entrent dans cet espace grand comme un département françtis tous les minerais qui viennent se faire traiter là même où se trouve l’immense réserve de houille propre aux usages métallurgiques.Far ces mêmes voies repartent à destination d’abord des usines -éparties sur le reste du territoire allemand, des exploitations allemandes, puis des marchés mondiaux, la foule énorme des dérivés du charbon : benzols, produits chimiques, phénols, et les produits métallurgiques bruts ou achevés, lingots d’acier ou de fonte, rails, poutrelles, machines-outils.» Possédant le contrôle des voies ferrées et fluviales de la Ruhr, nous possédons du même coup le,contrôle de l’industrie allemande.Nous pourrons laisser passer^ retarder ou arrêter 100 millions de tonnes de charbon, 40 millions de tonnes de produit» métallurgiques, 2 millions de tonnes da goudron, c'est-à-dire laisser respirer et vivre ou prendre à la gorge et paralyser le?exploitations orgueilleuse» (fVBtf po* L'AVENIR ;>Ü NORD - - MARS l02fl tentât» qui ont décidé que la défaite n’entraînerait paa la réparation.» La France a en mains un gage de tout premier ordre, et il ne dépend que d’elle de paralyser toute la vie économique de l’Allemagne non envahie eu isolant complètement la Ruhr.Il faut donc prendre avec tin grain de sel, et même p’usieurs, les histoires que nous racontent les agences d'information anglaises sur le pétrin où la France se serait mise.Le seul facteur qui aurait pu, en d’autres circonstances, coût recarrer sérieusement l’action française, c’est l’hostilité des populations ouvrières.Or, depuis déjà plusieurs mois, la dégringolade du mark oblige l’ouvrier allemand à manger son salaire sitôt gsgné, car ses économies s’évanouiraient du jour au lendemain par le seul jeu de la presse à papier-mou-naie.Et cda veut dire que les populations de la Ruhr ne sont nullement en état, à l’heure actuelle, de faire une grève prolongée.D'ici à quelques semaines, la France aura probablement l’Allemagne à ses genoux.L'Accord Gommercial Franco-Gaqadien L'Avenir du Sord a déjà parlé du nouvel accord commercial franco-canadien, qu’ont conclu pour nous pendant leur voyage d’Europe, les honorables Mil.Fielding et Lapointe.Nous avons toute raison de croire que cet accord sourira aux deux parties contractantes.Il vient d’être signé et se résume comme suit : Le Canada reçoit pour cent vingt articles environ intéressant spécialement son exportation le bénéfice du tarif minimum français, et pour quatre cent articles environ des droits intermédiaires entre le tarif général et le tarif minimum français.De son côté, la France reçoit le traitement général de la Dation la plus favorisée.Aux termes de cette clause, les produits français seroDt admis au Canada aux taux du tarif intermédiaire canadien ou de tous les tarifs les plus favorables qui pourraient être institués, à l’exclusion du tarif dit de préférence impériale réservé à la Grande-Bretagne et à ses Dominions.En outre, la France obtient des avantages spéciaux, notamment pour trente articles intéressant particulièrement son exportation ; pour trois articles concernant spécialement l’Alsace et la Lorraine (tissus de coton ou de lin teints ou imprimés, étoffes à robes, tissus et vêtements de laine), une réduction de quinze pour cent sur le même tarif.Les réductions tarifaires consenties par le gouvernement canadien portent principalement sur les articles français suivants : vins (jusqu’à 70 pour cent, viandes en conserves, arbres et plantes fruitieis, conserves et légumes et de fruits, conserves et sardines et autres poissons, parfumerie, livres et imprimés, huile d’olive et huiles essentielles, articles de table, automobiles et locomotives, dentelles et broderies, chemises et caleçons, vêtements sacerdotaux, soieries, peaux à fourrure, colle pour caoutchouc et articles en caoutchouc, gants, plumes et articies en plumes, tilms cinématographiques, et coetera.L'accord comporte, en dehors des dispositions tarifaires, des clauses relatives à la protection des marques de fabrique, de la propriété industrielle et des appellations d’origine, au traitement des nationaux des deux pays, au régime des voyageurs de commerce, des sociétés, et codera.Les avantages concédés au Canada lui assurent pour les articies qui intéressent la garantie d'un traitement aussi favorable qu’aux Etats-Unis, qui sont son principal concurrent sur le marché français et qui jouissaient jusqu’ici pour beaucoup d’articles d’un régime plus avantageux.Cette garantie était le but principal que poursuivait le gouvernement canadien en négo-ci&st lies nouvelle convention Le régime fait aux produits français comporte pour les plus intéressants d’entre eux des réductions tarifaires très appréciables.Si en aucun temps des concessions sont faites sur cette liste aux Etats-Unis elles s’appliqueront automatiquement au Canada.Dans le cas des colonies françaises qui ont leurs propres tarifs, le Canada est assuré du traitement accordé aux nations privilégiées.Des stipulations spéciales s’appliquent à nos produits en ce qui se rapporte à Saint-Pierre et Miquelon, aux Antilles et les Guyanes Françaises.La durée de l’accord n’a pas encore été fixée.Il peut se terminer sur avis de six mois de l'une à l’autre partie.Le sexe faible La première fois que l’homme des cavernes, ayant poussé sa course vers le nord, sentit les morsures do la bise et l’aquilon s’engouffrer dans son antre, il ramasse, tout ce qu'il put trouver de peaux de dinosaures et de megatheriums et s’en couvrit frileusement, lai-sant son épouse.Madame des Cavernes, »e réchauffer au touvenir des brûlantes journées de l’été précédent.Dans l’esprit de l'homme primitif, il n’y avait aucun doute sur l’utilité de la survivance de t’nn ou de l'autre sexe et c’est pour cela qu'il ne voulait pas courir d’inutiles risques ; mais ces hivers passés par sa femme à se frotter les mains ou à battre la semelle ont produit lenr résultat et la nature, prenant pitié d’elle, l'a endurcie contre le froid en lui donnant un épiderme plus épais, plus ré-dstant.C’est ce qui explique pourquoi, sans donte par atavisme, nos femmes et nos filles se promènent à la mi-août avec des fourrures tandis que leur gotge et leur poitrine sont souvent à .demi-nues quand le mercure v*i se promener tout au fond du thermomètre.La femme voit arriver l'hiver avec plaisir, çar c’est une occasiou de renouveler sa garde robe, mais alors que son frère ou soq mari fouillent parmi les houles à mites pour chercher le pardessus douilbt ou le col confortable, elle court au magasin de nouveautés voir ce qu’il y a de plus récent en fait de crêpe de Cliiue ou de soie Georgette (Colette affirme que c’est la même chase).Que voulez-vous, la mode défend les lainages bienfaisants mais lourds, alors qu’elle prescrit les tissus légers, nuageux, diaphanes et transparents.Et qui fait la mode sinon la femme 1 En même temps que je cherche vainement quelque chos'j — usage externe ou iuterne — pour me réchauffer, ma femme brave les pires froids eu offrant aux bises hivernales une superficie assiz considérable de sa gorge, du reste tiès jolie, et une loDgueur.pour ainsi dire totale île ses mollets.Il est certain que si les rhumes s'attrapaient par les genoux, nos femme* et nos filles seraient de perpétuelles enrhumées, mais, comme je l’ai dit tout-à-l’heure, la nature leur a donné un épiderme suffisamment épais pour résister au froid et, si l’épiderme ne suffit pas, elles y ajoutent une couche de poudre.Cependant, il ne s’agit ici que de l'épiderme physique ; il en est tout autrement de l’épiderme moral, si ou me permet cette figure hardie.Si l’homme se fiche pas mal d’être ridicule quand un casque rabattu et un col relevé laissent voir tout juste le bout de son nez rouge et tremblant, la femme craint d’avoir l’air d’un fagot en mettant des jupons ou des jupes de laine qui lui tiendraient chaud mais feraient disparaître toute la sveltesse de ses formes.Elle préfère sortir à moitié habillée que de ne pas être à la mode.Sa fâ eur relative, si intéressante quand elle a les yi-ux noirs et langoureux, est une autre preuve que son épiderme est trop épais pour laisser voir le reflet rosé du sang J’en étais la de mes réflexions quand ma femme fit irruption dans mon cabinet de travail.— Je sors, dit elle en mettant ses gants.Un frisson me secoua.Elle sourit avec l’insolence de sa jeunesse et l’assurance absolue que son costume était chic.— Puis je te rapporter quelque chose.une couverture î.— Oui, douze bouteilles de sirop pour la toux, deux livres de quinine et tous les coussins à eau chaude que ta peurras trouver.— Pauvre ami, me dit-elle, tu ne t'endurcis pas assez contre le froid.Et elle sortit en fredonnant et dans un costume qui me faisait claquer des dents rien qu'à | le regatder.Le plus extraordinaire dans tout ceci c’est ! que la femme réussit à nous faire croire qu’elle j est le sexe faible et qu’elle arrive parfois à le [croire elle-même, alors qu'elle possède une force de résistance que lui envierait un pachyderme.P.M.B.EMPARONS-NOUS DU SOL La colonisation sauvera notre race UN CHALEUREUX APPEL DU R.P.MARION Dimanche dernier, nous avons entendu, dans la chaire de l'église de Saint Jérôme, un éloge de la colonisation et un appel chaleureux à notre population de demeurer fidèle à la culture du sol.Un tel sujet traité en un tel endroit rappelait aux anciens Jérômiens les accents patriotiques du curé Libelle qui, dans notre vieux temple aujourd’hui démoli, a si souvent et si éloquemment parié de l’agriculture, de la colonisation, de 1 établissement de nouvelles pa misses, du développement et de la pérennité de la race canadienne française par la possession du »ol et la fidélité à l’œuvre fondamentale dn défrichement et de la culture dss terres fertiles de la province de Québec.C est le H.P.Marion, O.P., qui prêche les retraites du carême à Saint-Jérome, qui a adressé à nos concitoyens cet appel patriotique en faveur de ia coioui-ation.Dans un langage simple, convaincu et convainquant, il a rappelé à ses auditeurs l’importance de rester fidèle à la terre au point de vue de la foi, de la langue, des traditions saines de notre race, du bien-être de nos familles, de notre véritable indépendance et de la survivance des Canadiens-français qui ont à combattre tant d’iDfluences malfaisante-.Il fat véritablement éloquent en signalant les dangers des villes, leurs fausses séductions et l’effet pernicieux qu'elles ont sur les caractères, sur lee familles et nos plue chères tradition1*.Avec bon sens et plausibilité, îl compara le sort de ceux qui désertent nos campagnes pour aller se perdre dans le remous redoutable des villes ou de la vie américaine, avec le bonheur réel, l’existence sereine, la vie de bien-être et a’indépendance de ceux qui continuent l’oeuvre de nos pères en se livrant aux travaux des champs, à la colonisation et a l’agriculture.Il engagea nos cultivateurs, nos fil» de cultivateur-*, nos paysans qui, pour une raison ou pour une autre, veulent s’établir ailleurs, de diriger leurs pas ver» no» belles régions de colonisation, notamment vers l’Abitibi.Voici quelques notes sur cette partie de la province de Québec qui s’est si rapidement développée depuis quelques années.o o o Par l’Abitibi, que nous regardons comme une des meilleures régions de colonisation, nous entendons cette région au nord-oue»t de la province, qui s’étend de Nottaw.y à L* Heine — soit 112 milles — sur la ligne du Transcontinental.Elle renferme environ trois millions d’acres de bonne terre.Sol — Argileux, recouver» d'une forte couche d’humus, très riche et très fertile.Généralement sans pierre.Climat — A peu près le même que dans la région de Québec.Lee gelées tardives dispa-rai-ion.a mesure que se fait le dêfrich-ment.On récolte céréales et légumes de toutes sorte».Forêt — Toute cette région est couverte de bois à pulpe.Le colon peut vendre à son pro fit le bois qu’il lui est permis de couper.Défrichement — Très facile parce que les racines ne pénètrent pas dans la glaise qui se trouve sous la couche d’humus.Quand le feu a passé, les racines ss trouvent à la surface et s’arrachent très souvent à la main.Les chemins de terre sillonnent cette région.L'autociobile roule presque partout.Cette région est peu éloignée : à.moins d'uDe journée de Montréal et de Q lébec.Iahi colons venant de Montréal prennent le Canadien-Nord et font raccordement avec la Transcontinental à la Jonction Harvey.Terrps de la Couronne — l,e prix de la terre est do 60 cts l’acre.Cn lot ordinaire compte 100 acre».Le prix total, ?60.est payable en six vertement; égaux, le premier exigible comp- •Vitsjjr t fV j ’- • v% t rrv .t il yTsl çj fol £ - ni l s- ¦ -v- JT s UB ES-JC *2» tant, les autres payables annuellement avec intérêt de 6 %.Principales conditions de la vente : 1.Défricher et cultiver 30 acres, au muins 3 par année.2.Anrès 18 mois, habiter une maison d’as moins 16 pieds par 20 3 Après 6 ans, avoir une grang' de 20 par 25, une étable de 15 par 20.les deux pouvant ne former qu’une seule bâtisse.4.Jusqu'à l’émission des lettre?patentes, ne couper du bois que pour le dëf i h -menr, Je chauffage, les là isses et les clôtures.Terres déjà patentées — Un bon nombre de terres, en partie ou totalement déf i .-liées, parfois près des gares ou des églises, sout à vendre pour des sommes insignifiantes.Qui doit s’établir dau?1 Abitibi 1 1.C’est le cultivateur, père de famille, qui n’a pa» les moyens d’établir ses fils pré» de lui.2 C’tst le petit cultivateur qui ne po-sèJe qu’une terre de peu d’étendue et de qualité iu f rieure Qu’il vende et, av.-c l’argent ainsi obtenu, il pourra améliorer sa position.3.C’est le travailleur pauvre, le journalier des villes et’des campagnes.Colon, ii acquerra rapidement i’indépeudatice, sinon la richesse.Un conseil — Fuyez les villes du Canada et i surtout les manufactures de» E-ats Unis.Fuyez [également les terres de» E-ats-Lais et particu-; fièrement du Vermout où tant îles nôtres vont petdre leur langue et leur foi.Méfi-z-vous des agents, hélas ! canadiens français, qui parcourent dos campagnas pour vous vendre ces terres épui-ées du Vermout.Ces agents ne cberch *i.t qu’a faire de l’argent et ne s'occupent pas de l’avenir de votre fimille.Œuvre de patriote — Vaillants cultivateurs en quête de prospérité matérielle et d* bonheur, allez plutôt daDS l’Abitib'.Vous trouverez là nos école», nos ég ises et nos piètres.Vous ferez plus beau le nom canadien et vous goù erez les pures joies de ia famille.Pour plus amp’es informations, s’adresser au R.P.M.Marion, O.P , ou à M.l’abbé Ivau- : hoe Caron, missionnaire colonisateur, au minis-I tère de la colonisation, des mines et des tè h >• ries, à Québ c Explication de la hausse des prix du Thé La Compagnie d- Thé .Sala ia, la p’u- gro»«e maison de thé du Canada, a annoncé derntè.e-meut une augmentation sur toutes ses marques Elle Vest trouvée obligé-, »’après les renseigne ments que nous avons pri», m’agir le ta so-te pour maintenir la qua ;té du ih ¦ S iinda pendant que le thé pris à la plant at ion lui revenait énormément plus cher qu’a n’importe que! moment-depuis que l’usage du th- - est répandu dans le monde entier.L’histoire des émeutes sur le» j plantation», des grèves sur les do* k- de Cslcut ta pour embarras-er le» commerçants et retar der les expédition», la d fficubé de se procurer des coo'ies pour cueillir le» f -rubles, tout cela j nous indique que les prob ènés qui agitent le monde ouvrier dans toute» les parties du mou- [ de depuis la guerre ont aus*i trouvé une rëper- ; cuesinn dans les plantations les plus éloignées [ de l'Inde.' ¦ - ¦ mm L-2Ï ci fAiî-ji" LTION.H K R VIN VILLE M.Il vin ville est le p é-i*L‘ut du Creiiit-C.i-nada limitée, m lUcm qui vient de mettre sur le m irché une nouvelle é de sou capital- action M.H linvilie a pris une large part au développement des industries canadiennes généra .S i g mue il£ u uce et -a v iste exp ;-rieuce ont toujours é.é hui «*m -ut apprécié»» dans toute la province de Q n a -u en prof.tr- .M Rainville est directeur de la M mtr» il Light, II At and Pow r Company.I y a qu 1-ques temps i i vendait la comp^g lie d’Assurance Mont- lv »y il dont ii étau le président et doit il détenait la majorité des actions.G à:o à • >n habile direction c.?ste.c *mpü de Celeri King » Un "ihé” fait des herbes et des racines de U Nature—le meilleur laxatif et dépuratif du sanp que vous puissiez voua procurer.Il nettoie doucement le système, le débarrasse de toute impureté, met fin aux maux de tête, etc Paquets de 30c et 60c.chez tous les pharmaciens Une Toux Diphtérique remplit d’etîroi le coeur d'une maman.Par précaution.Ayez A votre disposition un* Douteillf! de bhiloli, le remède d autrefois.Quelque» Rouffei rendent instantanément 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$1.00 la bouteille.Chez les pharmaciens.b (Jinada Province de Québec | District de Turn bonne j No.10G J Cour de Magistrat Victor Bergeron, machiniste, des cité et district de Montreal, Demandeur vs • Dame Mathilde Dupuis, veuve de .Joseph Dupuis, domiciliée dans la paroisse de Saint-Adolphe de lloward, district de Terrebonne, Défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dans le mois.Sainte-Scholastique.17 février 1923.GRIGNON & FORTIER, Greffier de la cour de Magistrat SI VOUS TOUSSEZ gfOçdgt,- V,- -V' •î 'V-RRENEjZmE^-'v.:' BAUME RliÜMAL JE L'ECHAPPAI BELLE! "Jamais, avant il y a quelques mois, je ne m'étais rendue compte combien il est dangereux tie négliger un rhume de poitrine.Ma santé a toujours été 3i bonnequ’un rhume de cerveau ou de poitrine, quoique désagréable, ne m'avais jamais beaucoup dérangée.A part quelques rhumes, je n’ai jamais, jusqu'au H décembre dernier, été malade un seul jour dans ma vie.Un après-midi le frisson nie saisit et j'avais beau me mettre tout près du poêle, je ne parvenais pas à me réchauffer.Ce frisson fut suivi d’un rhume de poitrine, selon mon habitude je le né-gîigai et mon état devint de plus en plus mauvais.Finalement je dus me mettreau lit et faire appeler leuiédecin.Après ni'avoir auscultée il reconnut que j’avais une grave pneumonie.Grilccnnx bous soins de mon mari, de mes enfants etdequelqucs amies je parvins & tu'en tirer, mais le docteur me dit que je l’avais échappé hede.Kt c'est à ce moment que nies ennuis commencèrent.Quoi quehorsdedan-gvr j'étais loin fie me sentir bien, j étais toujours très faible.Ilien qu’avant ma maladie je fusse très vigoureuse, j'états continuellement fatiguée et sans force.Je dormais assez bien mais parce que j'étais épuisée mon sommeil ne faisait aucun bien.D’ailleurs ce sommeil n’était qu’apparent car je me rendais compte, la plupart tlu temps de ce qui se passait autour de moi.Rien qu’on me préparait les plats les plus attrayants je n’avais aucun goût pour lus ailments.Cette maladie avait miné ma santé d tel point que j’étais connue un squelette vivant.J'étais découragée de voir que rim tie ce que je pn-mus ne me faisait le Joindre bien.Un jour une amie médit: "Je me demande si le Carnol ne vous fortifierait pas ?Il m’a fait un bien immense.J'étais complètement épuisé et vous pouvez juger par vous-meme si j’ai aujourd’hui une bonne santé.Pourquoi 11e l’essai riez- vous pis?” Grâce au conseil de cette amie je suis redevenue en parfaite sauté et aussi vigoureuse que jamais.’* Le Carnol est en vente chez votre pharmacien.Si après cn avoir fait l'essai, vous pouvez affirmer en toute conscience, qu’il ne vous a fait aucun bien, renvoyez la bouteille vide îl votre pharmacien et il vous remet ^ votre argent.0 r Avez-vous besoin de fleurs naturelles pour quelque occasion que ce soit : fètee, n xi.Maurice», mariages, décès, etc.?Adressez-vous a la PHARMACIE FOURNIER qui v représente ici la fameuse maison McKenna, de Montréal.Choix sur catalogue.MATERIEL PHOTOGRAPHIQUE On trouvera aussi k la pharmacie Fournier dep kod.tkR et tous lf»n accessoire© voulus pour aire de ia photographie.ELLES LE DISENT A LEURS VOISINES Les femmes disent entre elles comment elles ont été soulagées par le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Woodbridge, Ont.— “J’ai pris le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham pour les maladies féminines.Je souffrais de maux de tête, de dos, douleurs entre les épaules et sous les omoplates avec sensations douloureuses de chaque côté.Parfois, il m’était impossible de faire mon ouvrage et j’étais très souffrante.Ma belle-mère me parla du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham et j’en achetai immédiatement.Il m’a fait plus de bien que tous les autres remèdes quo j'ai pris et le recommande à mca voisines.” — Mme Eilpar Simmons, R.It.2, Wood bridge, Ont.Dans presque chaque ville do ce paya, il y e des femmes qui ont été soulagées par le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, dans le traitement de maladies particulières à leur sexe, et ii leur fait plaisir d’en faire part aux autres femmes.Donc, si vous souffrez aussi, pourquoi no pas donner un essai raisonnable au Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Ce célèbre remède, dont les ingrédients médicinaux sont tirés de racines et d’herbages, prouve son efficacité pour des cas de ce genre, depuis cinquante ans.Partout, les femmes rendent témoignage sur Icb cf-fêta merveilleux du Composé Végé-! tal do Lydia E.Pinkham, L'AVENIR D.U NORD — 2 MARS 1928 Vous Avez Envie d’une bonne tasse de thé ! C’est le T IiÉ qui vous donnera le plus de satisfaction.Saveur la plus exquise.Chez tous les Epiciers.o looor Mme A.Daniels était ruinée Au lit, souffrant de névrite, une femme de Toronto prend Tanlac et est maintenant rétablie.Engraisse Ue 16 livres Mme Ad» Daniel», 20 1ère avenue, Toronto Ont., dit qu’olle a engraissé do 10 livre», et raconta une expérience avi c le Tanlac qui intéressera tout le Cauada.‘•Avant de prendre le Tanlac”, dit-elle, “j a-vaia maigri do 15 livre» et avaia dû prendre le lit, souffrant atrocement.La névrite avait tellement affecté tout mon système quo je pouvais à peine remuer un muscle do mou corpi.Je n’avais pas d'appétit ut je souffrais une telle agonie, par auito do palpitation» de coeur et de gaz dans l’estomac, que pour prendre ma respiration, je devais me soulever but mou lit.Iv s douleurs et Icb souffrances avaient frit de mo une véritable ruine, et mus nerfs étaient ai é-branléa que souvent, la nuit, je ne pouvais former l’oeil “Deux ans auparavant, le Tanlac avait fait diapaïuître mon rhumatisme, de sorte que j’ai repris le traitement, et j’ai engraissé de 1C li.vres.et je me sens bien portante comme jamais je l’ai été do ma vie.Le Twflac ui’a fait tant de bien, quu je ne puis résister au désir d'en parler à tous.Le Tanlac ae vend eh z tous les bous pharmacien».Il s’en est vendu plus de 35 milbons de bouteilles.NOUVELLES — DE — Saint-Jérome — L'organisation libérale du comté do Terrebonne a décidé d’offrir un banquet à l’h »no-rahlo Ath&nase David, Recrutuiro provincial et député de ce comté, à l’occasion dt?sa réélection aux dernières élection* provinciales Ce banquet aura lieu à Stint*JérÔme a l’hôtel Lapointe, le 17 mars prochain, à 8 heures p.m.— Au dernier moment, c’est-à-dire mardi soir, le conseil municipal a annulé sa décision de soumettre aux contribuables les projet-qu’il a eu vue pour améliorer le service de i’é lectricité.De sorte que le plébiscite annoncé n’a pas eu lieu.— La cour supérieure a siégé cette semaine en notre ville, bous la présidence de Thonora-blo juge Demers.Les avocats de Saint-.Jérôme étaient tous pré^enD, ainsique Al Al Maurice Deuiri-, Eu-dere (Jodiu, J.-P.Cullen et F.Coonen, a\oc*t' de Montréal.— L.res travaux du palais de justice avancent rapidement.On peut dè- à présent juger que ce aéra un édifice qui fera honneur a notre ville EMPLOYES avec expérience demandés pour la confection des "Teunis • et pour le de partement de couture.S’adresser à The Northern Rubber Co.Limited, Guelph, Out.— Le R, P.Marion prêche, cette semaine, la retraite des (faines de la ville, qui se terminera dimanche.— M.Jos Grignon, protonotaire, do Saintr-Scholar*tique, était à Saint Jéiôme, cette semaine.— Diinanih0, le c’ub de luck y "Underwood," de Montréal, est venu rencontrer le club de S iint .Jérôme et a été défait par ce dernier, après une partie très intéressante.Résultat : LJ à 1.Le même jour l’éjuipe du • Cercle Gabelle " a été victorieuse des " Collégiens".Résultat : 7 àO.A VENDRE: — Meubles de chambre, vi-voir, etc.Auvent.S’adresser à Mme J.-P.Bélair, G1 Vue Sainte-Anne, Saint-Jéiôine.De l'assurance vie à prix coûtant .Jeunes g mis, nous pouvons vous vendre un contrat de £1000 acquitté dans 20 an*1, pour la modique gomme de £20 00 par année, garantie de ne pus augmenter.Nous avons aussi l’assurance terme pour tout âge, $8 00 par année pur £1000 dans la Cie Travelers of Hartford.Pour renseignements passez au bureau, laissez nous votre nom, nous sommes à votre service.Charles Lorrain, rue Saint George?, Saint-Jérôme.— Nous sommes au regret d annoncer 'a mort de Melle Albina St-Charles décéiee a 1’Hotel Dieu, de Montréa1, le 22 février dernier.EUe était âgéj.de 62 aie.Le service funèbre a été chanté dans la chapelle (Je l’institut d - Sourdes Muettes à Mout-réal.Les restes mortels ont été inhumés au Cimetière de la Côte-rie*-Neige?.Melle St Charles habitait notre ville depuis quelques années.Neus offrons à la famille nos vives condoléance**.— Le 12 février, est décédé, en notre ville, M.II *rcule Germain, à l’âge de G5 ans.Ses funérailles ont eu lieu à Saint-Albau, comté d»* Portneuf.Le défunt, outre sa veuve, née Aurélie G a-rié; y, laD.se deux onfauts, L«»ui- Ab *rt et Géraldine.Ii était aussi le frère de notre concitoyen, M IJ Tthélemi G *rrnain Nous oflrous nos condoléances à la Gtniile.GRANDE OUVERTURE DE MODES MAGASIN LEONA Les dame- désireuses de voir led dernières créations de la mode pour la naisoo nouvelle, passeront une heure agréable à regarder et essayer ce qu’i y a do mieux et de plus nouveau comme aspect, forme et matériel.Tous nos chapeaux «o it des échantillons et nous Beroun heureux d * ou* procurer un chapeau d’un ca ch t très personnel a des piix inconcevables et presque (jéri-oirrs.Nous apporterons à vous servir tout l’empresseur-nt possible et la plu» grande courtoisie.SPECIAL: Nous ferons cadeau d’un voile à toute personne ach *iaat un chipeau.EXTRA SPECIAL i Durant tout ch moi-, grando vente de -GRANITE ________ Profitez d** l'avantage dÊ*gg.*T.iïæs: brian • - i.-ÿÆ?ms / -‘Hc M.ADJUTOR DALLAIRE Refaire les forças dos Hommes Affaiblis C ' Voilà E© Eut des PILNI.F.S FOUR LES HOMMES I.cs Pilules Moro s’adressent h toutes les affections qui sont l’apnnr.RC de I nomme et leur triomphe est surtout dans les mr.Lillies rebelles ;\ tout traitement; elles ne se bornent pas à exciter les forces, elles arrachent et détruisent les germes de la maladie.Les Pilules Moro sont un réparateur du sang, un restaurateur de l’estomac et de la nutrition et leur emploi peut être indéfiniment continué, ans aucun danger et avec le plus grand succès, par les hommes faibles ou malades.Le témoignage que nous a donné M.Adjutor Dallaire et que nous reproduisons plus bas, prouve, une fois de plus, la grande valeur des Pilules Moro pour les hommes épuisés et malades.“Les Pilules Moro ont eu un résultat merveilleux dans mon cas.J’étais complètement découragé, je ne pouvais pas.dormir, j'étais devenu faible, je n’avais pas d’appétit *t souffrais continuellement de, douleurs dans le dos.les reins.Je souffrais-aussi de douleurs dans les jambes.Pourtant j’avais pris beaucoup de remèdes, plusieurs médecins m’avaient prescrit leur traitement et ne me sentant pas mieux, j’ai employé les Pilules Moro qu’on m’avait fortement recommandées.Mes voisins connaissaient dans quel état pitoyable je me trouvais alors et furent des plus surpris de me trouver si bien au bout de quelques semaines.En effet les Pilules Moro avaient grandement augmenté mess forces.Ma santé s'est promptement rétablie”.M.Adjutor Dallaire, 245, rue Hermine, Québec.< ¦ Les Pilules Moro sont en vente partout.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50 sous la boîto.COMPAGNIE MEDICALE MORO, 274, nie Saint-Demis, Montréal, ___ Voyage des Chevaliers Ca ï IV •PILLS de Golonqb erç Europe Le grand Conseil des chevaliers de Colomb de la province de Québec, vient d’autoriser l’organisation d’un voyage spécial de ses membres en Europe, avec Rome comme objectif.Déjà quelques dispositions préliminaire., ont été prises, les arrangements avec les compagnies de transport sont terminés, et il s’agit maintenant pour les organisateurs de s’assurer l'adhésion d’un aussi grand nombre que possible de Chevaliers de langue française, le but du voyage étant de permettre à un groupe important et représentatif de nos compatriotes de présenter les hommages du Canada français au Saint-Père.C’est pourquoi on espère que chaque Conseil de la province pourra envoyer un ou plusieurs délégués.Contrat de la malle Des soumissions cachetées, adressées au Ministre des postes, seront reçues à Ottawa, jusqu’à midi, vendredi, le 13 avril 1923 pour le transport des malles de Sa Majesté, sous les conditions d’un contrat pour un terme de quatre années 6 fois par semaine sur la route rurale No.1 deSaim-Jérôrne, à commencer le 1er juillet 1923 prochain.Des avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de Saint-Jérome, et au bureau du Surintendaut du District Postal où l’on pourra aussi se procurer des formules de soumission.Bureau du Surintendant du District Postal Montréal, 27 février, 1923 J Taylor, Surintendant Intérimaire y iREGAL § ç?Canada Pour faire du pain, des pâtisseriesr des gâteaux délicieux Qui plairont aux estomacs les plus capricieux, Rien n'égale LA FARINE REGAL Sacs de 7 lbs, 14 lbs, 24 lbs, 49 Ibs et 98 lbs.ST.LAWRtNCE F1_0MILLS CO ltd.MONTREAL raisons majeures pour que Vous les demandiez 1 Meilleures et différentes.2 Plus résistantes et sûres.3 Ne contiennent aucun poison.4 Les rats ne !f*a rongent pas.5 Supportent pîua d’humidité.6 Ne font pas tison après usage.7 Canadiennes/ai tes pour Canadiens.ihlaM^lûrri hite ALXcHMETTES ** FEUILLE dERABLE THE CANADIAN MATCH C
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