L'Avenir du Nord, 29 septembre 1922, vendredi 29 septembre 1922
DISTRICT diTERREBONNE Vingt-sixième année — No.39 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Vendredi 29 septembre 1922 4 CHE,»Y 1ER,, Abonnement: Du [Canada].$2.00 “ “ | Etats-XJnis].2.00 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction J U LES- EDOUARD PREVOST ANDRÉ MAGNANT * SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.Annonces ;* 1 j c.la ligue agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.ORGANE LIBERAL P * i Y Ut MOT DI V AVI NIK UT OAKS ILS («UD1S k(m \ Wowj *tb»ohj iu my ijM>Ax*rr j.ÇB- L’esprit tory Qu’arriverait=il si M.Meighen était ou redevenait premier ministre ?Après l’horrible guerre qui vient à peine de se terminer et qui a causé tant de deuils et tant de ruines dans le monde entier, il semblerait que tous les hommes dussent aspirer à la paix la plus complète.Au Canada surtout, tous ne devraient maintenant avoir qu'un but : rendre à notre pays le calme et la quiétude dont il a tant besoin pour réparer les désastres qu’a causé sa participation à la dernière guerre.C’est bien la préoccupation constante de tous les vrais Canadiens dont tous les efforts tendent à redonner à notre pays la prospérité et la grandeur dont il jouissait autrefois.Les derniers évènements, cependant, ont réveillé chez certains extrémistes cette ardeur belliqueuse, ces sentiments blâmables qui les portent A se sentir atteints chaque fois que la Grande-Bretagne est touchée.M.Meighen est le plus bel exemple do ces gens pour qui l’Empire est tout, et qui jugent que le Canada doit être sacrifié à ce tout.Le différent entre l’Angleterre et la Turquie prouve que le Canada a bien fait de se débarrasser de ces impérialistes incorrigibles.Après que M.Lloyd George eut déclaré son intention de faire la guerre à la Turquie, il demanda aux dominions s'il pouvait compter sur leur coopération dans cette nouvelle aventure.L’Australie et la Nouvelle-Zélande répondirent “Mais pour user du procédé dans la ville reine (!), il faut avoir du culot tout de même.” Rappelez-vous ?Rappelez-vous que le Passe-Tan])*, le plus vieux et le plus “up-to-date” des journaux de musique, existe depuis vingt-sept ans.Pas d’agents solliciteurs il domicile.Demandez notre nouveau catalogue de primes.Abonnement : Un an, Canada, S2.5Ü ; Etats-Unis, S3.00.Une copie, 10c.J J Adresse : 1G et *20, Craig-Est, Montréal.Les Annales Si vous voulez iire “in extenso” la charmante pièce d’Adolphe Aderer et Armand Ephraim : 1307 ; de jolies pages de Pierre Brissot) sur le pays basque ; des poèmes signés Henri de Régnier, André Lamaudé, Hugues Delorme, Charles Maur-ns ; une fort intéressante étude du Dr Raoul Baudet sur Montaigne et la médecine ; une tranche des vivants souvenirs de l’imprésario Ch.Baret et maint autre article de Yvonne Sarcey, Gustave le Bon, Henry Bidou, André Fribourg, procurez-vous le deraier numéro des Annales qui publie eu outre uu délicieux supplément musical.Pensées affirmativement.Le Sud-Africain refusa et M.Mackenzie King, au nom du Canada, fit dire à Lloyd George que c’était le Parlement canadien qui devait répondre à cetie demande.M.Meighen, lui, prétend qu’il fallait répondre OUI à l’Angleterre.Il l’a dit sans ambages dans un discours prononcé à Toronto, vendredi dernier.Il a déclaré que ce que la Grande-Bretagne voulait obtenir des Dominions britanniques, c’était une déclaration de la solidarité de l’empire pour faire face à la crise du Levant, et que le gouvernement King, en tardant à répondre, pourrait bien contribuer à entraîner le Canada dans une nouvelle guerre.— "Je serais prêt à appuyer le gouvernement”, a dit encore M.Meighen, “ s’il voulait envoyer le plus tôt possible un message de loyale coopération outremer, comme l’ont fait l’Australie et la Nouvelle-Zélande.” Cela veut dire, si les mots ont un sens, que si M.Meighen avait été encoro premier ministre, notre pays serait déjà engagé à s’associer dans une guerre au sujet de laquelle l’opinion publique anglaise elle-même est profondément divisée, dans une guerre qui ne nous intéresse en aucune façon, ni de près ni de loin.Le discours de M.Meighen, en somme, énonce ce principe : le Canada devrait toujours être prêt à appuyer l’Angleterre envers et contre tous.Des principes comme celui-ci, mis eu action, ne peuvent avoir qu’un résultat pour nous : la banqueroute.Il semble que les têtes des plus grands hommes s’étrécissent dans les assemblées et que là où il y a plus de sages, i! y ait aussi moins de sagesse.Montesquieu L’amitié des sots est encore plus dangereuse que leur haine.Lord Chesterfield Une femme perd son charme dès qu’elle cesse d’y croire.H.Lucenay • Que sert une sagesse âpre et contrariante ! La Chaussée LA QUERRE Opinion du sénateur David A ce sujet, nous renvoyons nos lecteurs à la lettre de l'houorable sénateur David à la Presse que nous publions dans une autre colonne.Heureusement le gouvernement de M.King a conservé son sang-froid ; il a réservé les droits du peuple canadien, et en cela il a agi sagement.D'autant plus que M.Lloyd George se voyant à peu près seul, — la France et l’Italie n’ayant pas voulu épouser sa querelle — a reculé.Il se dit maintenant ami de la paix et prêt à entrer en négociations pour éviter tout conflit.Les vues de M.Meighen ne sont pas celles de la majorité des Canadiens : l'est et l’ouest les réprouvent également et l’on a vu M Crerar, chef des progressistes, appuyer la ligne de conduite adoptée par M.King, qui, respectueux de notre constitution, veut que ce soit le Parlement, voix du peuple, qui règle les destinées du Canada.Jacques LEVRAI m WWWVHNW www wwwwww » I < IVteli-IVIelo >• j - Translation des restes de sir Wilfrid Laurier Le cercueil contenant les restes de sir Wilfrid Laurier a été déterré dans le cimetière de Notre-Dame, à Ottawa, lundi après-midi, et transporté à l’endroit où s’élèvera prochainement un monument à la mémoire du grand honuno d Etat dispart1.11 n y a pas eu de cérémonie, seuls quelques amis étaient présents, parmi lesquels l’on remarquait l’honorable juge L-P.Brodeur, M.Charles Laurendeau, C.R, de Montréal, MM.IL-B.McGiverin, E.Chevrier, Dr J.-E Fontaine et H.-A.Fortier, députés.Le R P.Lejeune, O.M.I, a béni le nouveau caveau.Le monument sous lequel reposera «ir Wilfrid doit arriver prochainement et sera probablement dévoile au commencement de novembre.C'était une simple politesse ! Le premier ministre Lloyd George, après une allocution de 50 minutes aux représentants des journaux à Downing Street, samedi, a bien voulu donner uno interview spéciale au sujet des critiques faites au Canada, contre la méthode du gouvernement impérial d’inviter les differents dominions à envoyer des contingents en cas de guerre avec la Turquie._ _ Lloyd Georgo a nié que les dominions fussent exploités pour des tins politique».Il a dit qu’il n’en était pas question et que cette impression n'était nullement fondée.Le premier ministre a dit que lo^ cabinet comprenait que les sacrifices quo I Austra-•ie et la Nonvello-Zélando ont faits à Gallipoli durant la grande guerre leur donnaient le droit d’être consultés lorsqu il s’agit de 1» neutralité de» Dardanelles.Le cabinet a décidé, par conséquent, que ces dominions avaient le droit do participer à la défense de la liberté des détroits et le cabinet a jugé qu’il était impossible de demander à ces deux dominions de prendse part à la défense sans inviter le reste des dominions.Ainsi, le Canada et le sud-africain furent aussi approchés par simple politesse.Ce qu’il est poli ce gaillard de Lloyd George ! Dévoilement du monument Laurier Le dévoilement du monument que des amis du comté d’Arthabaska ont élevé à la mémoire de sir Wilfrid Liurier a donné lieu, dimanche dernier à uu grand ralliement politiqje.Une foule considérable a assisté à cette réunion et a écouté les nombreux orateurs.C’est le neveu de sir Wilfrid Laurier qui a dévoilé le monument, M.Robert Laurier, avocat d'Ottawa.C’est M.H.Pepin, maire de la paroisse, qui présidait cette cérémonie.Des discours ont été prononcés par M.J.Hudon, préfet du comté, les honorables Dr Béland, ministre du rétablissement civil des soldats, sénateur Lavergne, J.-E.Perreault, ministre de la colonisation, J.Nicol, trésorier provincial, et plusieurs autres.Le culot de H.flclghen De l’Acfitm Catholique : "M.Meighen a du culot, du “pluck” comme on dit en certains quartiers ; il eu tient eucore pour le traité de Sèvres, dont il a invoqué le respect dans une graude assemblée tenue dernièrement à Toronto.“Si M.Meighen était un naïf ou un ignorant, on pourrait croire qu'il est victime de sa propre erreur ; mais il n’est ni l’un ni l’autre ; et un esprit aussi subtil que le sien ne peut ignorer qu’à l’heure actuelle le traité de Sèvres ne vaut pns le papier sur lequel il est écrit.Donc, l’invoquer devant, des auditeurs, c’est les assimiler du même coup à un troupeau de Gros-Jeaü faciles à berner.Le sénateur L.-O.David écrit dans la Presse : J’ai adressé à la Gazette de Montréal une lettre relativement à notre participation à la prochaine guerre.Je dis que cette fois ceux qui comme moi ont cru uue nous ne pouvions pas refuser de prendre part à la guerre désastreuse de 1014, ne peuvent, cette fois, vu notre situation financière, répondre aux objections de ceux qui prêchent l’abstention.Je fais appel à ceux qui, parmi nos concitoyens anglais, sont assez raisonnables ponr reconnaître que le Canada ue peut se jeter dans cette lutte formidable sans mettre en danger ses intérêts les plus sacrés, saus compromettre sérieusement ses destinées.Je m’adresse à eux parce que dans la Confédération, comme je l’ai dit souvent, tous sommes obligés de compter sur eux pour faire entendre à la majorité la voix de la sagesse, de la modération et du palrioti-me.Les principaux points ou arguments do ma lettre sont les suivants.1 — La guerro à laquelle on veut nous faire coopérer est dénoncée en An g’c-terre par plusieurs do ses principaux journaux ; elle est même traitée de folie ; 2 — On ne peut dire, cotte fois, que le Canaria est en danger d'être envahi et qu’il est intéressé directement et mémo indirectement dans celte lutte, et il est certain que si nous y prenons part, nous serons tenus de participer a toutes les guerres où l'Angleterre sera engagée soit en Europe, en Asie on en Afrique; 3 — Le bien que nous ferons à l’Angleterre sera minime comparé au mal que nous nous ferons ; nous achèverons do ruiner notre pays pour accorder à l’Angleterre uu secours plus ou moins insignifiant ; 4 — Au moment où l’on proclarno à haute voix que nous avons besoin de toutes nos forces, do tous nos bras pour restaurer notre situation financière et que nous devons augmenter notre population par l'immigration, nous enverrions sur les champs de bataille do la Turquie des rnilliors d'hommes dont un grand nomhro no re.viendront jamais ou reviendront infirmes pour le reste de leur vie et seront à la charge du gouvernement ; 5 — lorsqu'il sera connu que le Canada devra pteudre part à toutes les guerres où l'Angleterre sera engagée, les citoyens des pays étrangers qui cherchent la paix, hésitorr.nt a vonir y établir leurs foyers ; C — Nous voulons vr^ro aussi longtemps que possiblo sous le drapeau anglais et jouir des iustitutions.politiquos de l’Angleterre, mais il faut prendre garde de no pas mettre notre loyalisme en conflit avec les intérêts les plus chers du Canada, et do ne pas nous demauder des sacrifices trop onéreux ; 7 — Notre constitution et nos lois militaires ne nous obligent pas à faire plus que défendre notre pays attaqué, c’est “interprétation quo presque tous nos hommes politiques leur ont donuéo, or, cotte fois moins que jamais, ou ne pourrait nous forcer de participer à la guerro sans violer l'esprit, siuon la lettre do la loi.Inutile do citer les autre» raisons pour lesquelles je demande à nos concitoyens anglais sur lesquels on peut ccmpt-T, dVuopôcher los militaires et les jingoes do comm rttro une erreur qui nous ferait taut do mal et si peu de bien à l’Augleterre.L.-O.DAVID M.^EDOUARD MARCHAND JL— -— Notfe ancien et estimé concitoyen, M.Edouard Marchand, vient de mourir, à 79 ans, après une longue maladie qui, depuis quelques années, le rendait incapable de tout travail.Arrivé à Saint-Jérôme tout jeune homme, M.Edouard Marchand a été intimement lié à la vie jérômienne.Pendant près de cinquante ans, il fut organiste à notre église ; pendant quarante ans et plus, il fut secrétaire-trésorier de la ville et de la coin mission scolaire de Saint-Jérôme ; durant environ vingt ans, il fut notre maître de poste.Dans tous les milieux où l’appelaient 3es fonctions, il démontra une compétence réelle et une intégrité à toute, épreuve.Homme de paix et de saine gaieté, il sut gagner l’estime de tous ses concitoyens.Spécialement doué pour l’art musical, il aurait pu être un musicien remarquable s’il l’eût voulu.Il fut un des membres de l’inoubliable vieille fanfare de Saint-Jérôme.La maladie l’ayant obligé de quitter ses différentes positions, il y a cinq ans, il s’en alla demeurer à Montréal.Nous savons qu’il resta attaché à Saint-Jérôme par des liens indissolubles.Quoique habitués, par cette absence des dernières années, à ue plus voir M.Edouard Marchand au milieu de nous, sa disparition définitive sera pénible à tous ceux qui l’ont connu et surtout aux anciens jérômiens.C’est uu personnage appartenant à l’histoire de notre ville, ou mieux de Saint-Jérôme alors simple bourgade, que la mort nous enlève.E louard Marchand tombe non pas dans l’oubli mais daus le passé.Son bon sourire, son regard calme et parfois piqué d’tronie, les épisodes où il joua un rôle amusant, toute sa vie, désormais, seront classés avec les souvenirs du bon vieux temps qui s’éloigne de plus eu plus mais rte s’efface pas de la mémoire des vrais enfants de Saint-Jérôme.La silhouette d’Edouard Marchand organiste, par ex.etnple, se confondra toujours avec les plus émouvantes réminiscences de cette époque lointaine où les hommes de cinquante ans aujourd’hui étaient de timides enfants prenant part aux belles cérémonies religieuses que présidait le curé La-belle dans la vieille église de Saint-Jérôme.Est-ii possible d’oublier le Magnificat de Larnbillotte, le Justus ut palma flore-bit, chanté par Louis Labelle et Pierre Laitier, accompagnés sur l’orgue par Edouard Marchand ?Avec ces hommes d’autrefois qui s’en vont, c’est un peu de notre jeunesse que l’on enterre.La carrière d’Edouard Marchand fut bien remplie par un labeur incessant que seule la maladie a interrompu.Intelligent, habile, serviable, honorable dans toute la force du mot, la municipalité de Sÿùnt-Jéiôme eut en lui, pendant quarante, ans un excellent greffier et un trésorier sûr.Nos archives municipales témoignent de son travail et de l’ordre qu’il savait y mettre.A sa famille il laisse doue un notn intact et respecté ; à ses amis une mémoire qui leur est chère, et à tous l’exemple d’une longue vie de travail et d’attachement à son devoir.M.Edouard Marchand avait épousé Valentine de Montigny ; il laisse deux fils : MM.Charles-Edouard Marchand, avocat, qui lui a succédé comme organiste à Saint-Jérôme, Henri Marchand, de la banque d’Hochelaga, à Montréal ; quatre filles, Mine Arthur Michunl, de Mouiréal, Mme Ed.Buzell, de Cowansville, Mlles Alice et Jeanne.A Mme Marchand el à toute sa famille, nous tenons à exprimer nos profondes sympathies dans le deuil qui les frappe.Les obsèques ont eu lieu ce matin à Saint-Jérôme, après l’arrivée du train de Montréal qui a transporté ici la dépouille mortelle.La tourbière de Sainte-Thérèse On parle de plus en plus de l’exploita tion de la tourbière de Sainte-Thérèse, comté de Terrebonue.Jeudi de la semaine dernière, le consei municipal de la ville de Montréal a adopt! urço résolution recommandant au comitt exécutif d’étudier ce projet.C’est pourquoi, samedi après-midi, de éehevins et plusieurs marchands de char bon de Montréal se sont rendus à Sainte-Thérèse et sont retournés confiants dam l’exploitation que l’on pourrait faire di l’usine.VENT D'AUTAN Autan que.j'ai chanté, voix grave de l'automne, Qui fais rêver, qui fais dormir, qui fais songer.Sous ton souffle je vois la forêt qui moutonne, Et les fougères d'or sur le sol s'allonger.Mais je ne t'entends plus,— non plus que l'eau courante, Qui de concert avec ma mère m'a bercé, Non plus que la chanson de la bûche vibrante Qui réchauffe mon sang par tant d'hivers glacé.Vent d'autan, je t’aimais pour tes voix magistrales Lorsque tu secouais les fûts des hêtres blancs, Tuyaux d'orgue ou piliers des vertes cathédrales, , Et mettais à genoux les arbustes tremblants ; Quand tu faisais craquer les charpentes anciennes.Et souffletais les murs à gramls coups de volets, Eteignant les rumeurs qui n’étaient pas les tiennes, Et serrant près du feu le maître et les valets, El nous secouant tous d'un frisson de mystère, Si bien que les petits disaient: “Ce sont les loups!” Et que les grands songeaient à ceux qui sont sous terre Et dont L'âme gémit : “ Vivants, souvenez-vous ! " Et je t'aimai plus tard encore davantage Lorsque, blême écolier, fou de Chateaubriand, J'allais mêlant ma voix à ta clameur sauvage.Déclamant tour à tour, ou pleurant ou priant, Et traînant sous mes pieds, pour -jouir de leur plainte, Les feuilles mortes, dans le fond des chemins creux, Tressaillant à la fois de désir et de crainte, Trop précoce rêveur et mystique amoureux.Si tu n'cs qu’un muet désormais, vent d’automne, Pour mon oreille infirme et pour mon cœur lassé, Que ton aile, frôlant ma vitre encore, me donne, Chaque nuit, quelque songe où flotte un cher passé.François FABIÉ La tourbière, croit-on, est excellente, meilleure même que celle d’Alfred (Ontario), qui est exploitée par le gouvernement fédéral.On pense que la première couche pourrait servir à la fabrication du charbon de bois, tandis que le reste de la tourbière recèle une riche quantité de combustible.Ce combustible se vendrait à Montréal de $7.à $9.la tonne.Lundi dernier, l’honorable M.Taschereau, premier ministre de la province, a reçu, à Montréal, une délégation de l’association des marchands de charbon conduite par M.Joseph Elie.Les délégués ont demandé an premier ministre si le gouvernement serait prêt à prendre le contrôle de l’exploitation de la tourbière de Sainte-Thérèse, afin d’aider à la production plus active de ce précieux combustible.L’honorable M.Taschereau a dit que le gouvernement étudierait sérieusement cette question.Aü PAYS DE L’ISLAM Les Turcs considèrent que le régime actuel est une humiliation nationale C’est l’opinion de H.Albert Théberge, de retour de Constantinople La France populaire Notre ami, Mtre Albert Théberge, avocat, de Montréal, et fils de notre concitoyen, M.J.-A.Théberge, régistrateur du comté de Terrebonne, est do retour d’uu voyage le trois mois en Europe.Au cours de ce voyage, M.Albert Théberge i visité les Balkans ; il a passé par la Hongrie, la Serbie, la Roumanie, la Grèce et la Turquie.Nous reproduisons pour nos lecteurs lu’elie intéressera assurément une interview donnée par Mtre Albert Théberge à ia Presse, de Montréal.-h ri- -F * Je suppose, dit M, Théberge, que vous préférez avoir quelques-unes de mes impressions de Constantinople, qui est actuel-ement à l’ordre du jour.I! n’est pas banal de voyager d’un pays i un autre, alors que ces pays sont en guer-e l’un contre l’autre: c’est cependant ce qie nous avons fait, car mes compagnons, ïl Jean Déey, professeur à l’université de tlontréal, et M.Arthur Tétreault, diplômé le l’Ecole des Sciences Politiques et Socia-es et moi-même, après avoir traversé la Hongrie, la Jugo-Slavie el la Grèce nous sommes partis d’Atliènes pour atterrir à Constantinople, eu passant par les Dardanelles où stationnaient plusieurs navires Je guerre battant pavillon anglais, français, italiens, grecs et américains.Le visât britannique étant contrôlé au débarquement, nous arrivons à travers de multiples embarcations de la Corne d’ür et nous tombons en pleine fête religieuse du Courbait Baïram à Constantinople.La population turque llàne dans les rues ; les fez couronnés de turbans et les costumes aux tons clairs se mêlent partout aux uniformes militaires des alliés et.aux pittoresques couleurs de la garde du sultan.Dans cette fantasmagorie sans fin se promènent les sombres tuniques ornées de poignards des cosaques de l’ariné6 de Wrangel,ainsi que les toilettes des dames russes réduites à la mendicité et faisant parade de leurs derniers beaux atours, et toute la gamme des marchands ambulants, des portefaix innombrables, des boutiquiers grecs, Israélites et arméniens.Des troupeaux de moutons, parqués partout dans les rues, sont sous la garde de paysans aûx costumes bariolés, venus des bords de la mer Noire pour la grande fête.Des musulmanes, mystérieuses et très gracieuses, ne cachent que très rarement leurs yeux noirs sous le voile et n’obéissent pas toujours aux rigoureuses ordonnances du Cheik til Islam qui fulmine en vain contre l’émancipation féminine.Depuis plus d’un an, les dames turques vont au théâtre ; elles portent la chaussure française et poussent la coquetterie non seulement jusqu'à “se faire les yeux ”, ce qui est une vieille tradition, mais même à risquer un soupçon de rouge aux joues.Evidemment, la guerre a changé la face des choses, même en Turquie.' Grâce à l’obligeance de l’ambassade française et du général Pellé, haut commissaire de France à Constantino- -( pie, M.Théberge et ses compagnons ont été reçus au palais de Yildiz Kiosk et à la mosquée du sultau, ainsi qu’au _ Vieux Sérail.Il est inutile, dit encore M.Théberge, d’insister sur la beauté et le charme de Sainte-Sophie ainsi que des blanches mosquées aux minarets élancés, aux faïences murales et aux tapis merveilleux, ainsi que sur l’architecture des vieux quartiers dont les maisons montrent leurs étages en surplomb et leurs moucharabiehs, non plus que sur le chant bizarre des muezzins, la ferveur religieuse des musulmans, les nombreux cimetières do Stamboul, Scutari, Eyoub, et les pratiques étranges des derviches.La politique anglaise n’a aucun partisan parmi les Turcs de Constantinople ; par contre, la France y jouit d’une très grande popularité ; le Parlement n’est qu’un simulacre et il est facile de se rendre compta que la capitale actuelle est Angora, L’AVENIR DU NORD — 29 SEPTEMBRE 1922' VIEIL ÂGE % CONNAISSEZ-VOUS un homme ou une femme d'âge mûr, dont la vie est une agonie causée par les jointures enflées, la pierre, les douleurs urinaires, le mal Je dos ou la sciatique?Si oui, vous ferez acte de charité en leur disant tjuc “Gin Pills” Ica soulagera et leur donnera une vie.liesse ce santé.Un ingénieur consultant éminent nous écrit: "J’ai 60 ans, et votre remède m'a parfaitement guéri de mes maux de reins et de la vessie.Je le recommande fortement aux amis de mon âge, comme étant le seul efficace." 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été trop longtemps ignorée comme région de villégiature par la population de la province de Québec pour qu'on ne saisisse pas ici l’occasion qui se présente d'en donner une brève des«ription et de rectifier l’opinion partagée par un trop graDd nombre, prétendant qu’elle n’est accessible qu 'sur gens d'Ottawa et aux populations de l'est de l’Ontario.Le fait d’être obligé de passer par la capitale ou par Hull pour s’y rendre n’est pas une raison suffisante pour empêcher quelqu'un d’y faire au moins une visite, car les endroits de villégiature disséminés le long de la rivière Gatineau peuvent avantageusement être comparés aux plu- fréquents de reste de la province et celui qui entreprendra une excursion jusqu’à Mamwaki sera amplement dédommagé par la beauté des panoramas qui s’oSrirout à ses yeux tout le long du trajet.La Gatineau a été pendant plusieurs anuées un district forestier de la plus grande importance, dont le bois servit longtemps à alimenter les scieries de Rockland et d’Ottawa.Mais une trantformation graduelle s’est depuis opérée dans la vallée ; la charrue du laboureur a remp'acé la hache du bûcheron et, plus récemment, les rives de la Gatineau se sont peuplées de jolis chalets où toute une population vient maintenant chercher refuge aux périodes de grandes chaleurs.Pour le touriste, la région a aussi des attraits multiples.Le trajet d’Ottawa au terminus de la ligne — distance de IGG milles aller et retour— s’effectue en moins de 9 heures, y compris une heure d’arrêt à Maui-waki.Eu quittant la capitale, le train traverse la rivière Ottawa sur le pont suspendu et arrive en gare de Hull.Après une courte attente, le voyage se continue et, en moins de cinq minâtes, ou entre dans la vallée de la Gatineau.Sur un parcours d’une trentaine de milles, la voie suit les détours de ia rivière, procurant ain-i toutes les facilités d'observer le superbe paysage.On laisse graduellement en arrière Chelsea, Kirk’s Ferry, les Cascades, Pointe-de-la-Ferme, Rockhurst et Wakefield, e.udroits favoris de villégiature.Quelques-unes des maisons d’été sont construites près du rivage, les autres un peu plus loin, à demi cachées dans Ie9 bois ou perchées sur le haut des collines.De l’autre côté de la rivière, les Laurentides s’élèvent avec majesté à des centaines, de ylcuu daus le cie!.A Fointe-de-la-Ferme, il y a un bel hôtel d'été où la pension est excellente, avec de magnifique terrains de jeux, toutes les facilités pour le canotage et une superbe plage pour les baigneurs.Après avoir dépassé Waktfield-Nord, le chemin de fer, tout en se conformant à la topographie du pays, suit upe ligne septentrionale plus directe.Un passe à Farrellton, Low, Venosta, et l’on arrive à Kazubazaa, dans le voisinage duquel il y a plusieurs beaux lacs ; es village possède un confortable hôtel où les voyageurs peuvent louer des chevaux pour faire des excursions dans les environs.C’est de cet endroit qu’oo atteint le lac Danford et les lots de colonisation.GRACEFIELD Gracefield, à soixante milles de la capitale, fat longtemps le terminus de la ligne et l’endroit où s’arrêtaient les “ draveurs ” en route pour les chantiers du nord.O’est le centre d’un district où plusieurs lacs et cours d’eau sont loués, entre autres le lac des 31-Milles et le lac Permichanghan, tous deux contrôlés par le club de chasse et de pêche de la Gatineau.LAC MER BLEUE Peu après avoir quitté Gracefield, le touriste s’extasie devant la beauté du paysage qui se déroule devant ses yeux émerveillé'.Sur une longueur de neuf milles, le train loDge les rives du lac Mer Bleue en s’arrêtant aux stations de Mer-B:eue, Ellard, Rotkhaven et Burbidge.Il faudrait la plume d'un poète pour décrire justement les merveilles de cette nappe d’eau parsemée d’iles aux formes diverses et recouvertes de verdure.De superbes chalets, la plupart appartenant à des citoyens d’Ottawa qui y viennent rejoindre leur famille à la fin de chaque semaine, sont bâtis sur les plus beaux sites autour du lac.MANIWAtl De Burbidge, la station la plus au nord sur le lac, il reste dix milles pour se rendre jusqu’à Maniwaki.le terminus de la ligne du Pacifique Canadien dans cette direction.C’est un village fiorissanr situé sur la rivière Désert, tiè-fréquenté par les hommes de chantiers, car aujourd’hui l’industrie du bois dans cette partie du pays est alimentée par le9 forêts du nord des comtés d’Ottawa et de Pontiac.Do hardis colons canadiens-français ont poussé encore plus loin que le chemin de fer et, entrant bravement dans ces régions sauvages, s’y sont défriché des fermes propère».Ce sont eux, d’ailleurs, qui ont colonisé la plus grande partie de la vallée que le voyageur vient de traverser.Bon.généreux, hospitalier, paisible, travailleur et craignant Dieu, le colon de la Gatineau n'a rien à envier à se9 compatriotes des autres parties du Canada.VAL DES BOIS A l’oxeeption de la rivière Gatineau, la Lièvre est le plus important cours d’eau qu: draine la section ouest des montagnes Laurentides.Après avoir pris sa source dans les lacs du nord, cette rivière coule près de Aient-Laurier et descend ensuite vers le sud, plus ou moins parallèlement à la GatÎDeau, pour se jeter ensuite dans l’Ottawa, près de Buckingham Jonc- tion, sur ia ligne du Pacifique Canadien qui va de Montréal à Ottawa.Toute la région traversée par la Lièvre e«t idéale pour le pêcheur, le chasseur et pour celui qui aime la vie au grand air.La chasse au chp-vreuil'et à l’ours y est particulièrement fructueuse et c’est à Val-des-Bois que, l’année dernière, on a abattu un superbe chevreuil blanc, spécimen excessivement rare en notre pays.Val-des-Bois est un centre pour les sport-men ; il s’y trouve tout autour, dans un rayon de cinq ou six milles, près d’une quarantaine de lac9 très poissonneux.Cet endroit est atteint par Buckingham, situé à une centaine de milles de Montréal, sur la ligue du Pacifique-Canadiau.EAST TEMPLETON A une doazaine de milles de la gare de ce nom, un autre district excessivement pittoresque invite le «portmen anxieux de faire de fructueuses excursions.Tout autour do lac .MacGregor, plus de trente lacs, tous plus poissonneux les uns que les autres, sont à la disposition du pêcheur à la ligne.Dans les lacs Bataille et Rhéaume abonde la vigoureuse ouaua-niche, ce saumon d’eau douce qui a valu au lac Saint-Jean sa réputation parmi les fervents de la canne à pêche.Pour plus amples informations ou pour se procurer des brochures sur la colonisation, on est prié de s’adresser au ministère de la colonisation à Québec, ou à M.J.-E.Robert, 82 rue Saint-Antoine, à Montréal.Asm and de VAU JOLI Train-Ecole et Exposition à Saint-Jérôme Notre population est allée en foule, luudi dernier, visiter et admirer le train-école et exposition orgauisé par le ministre de l’agriculture de» Québec.Ce train a été en gare, à Saint Jéiûoip, durant toute la journée et, le soir, a continué vers le nord.Sous la direction de MM.A Désilets et J.Dougall, ce convoi comprend quinze wagons où se trouvent exhibés tous les produits agricoles récoltés dans les diverses parties de la province de Québec.C’est une exposition-école ambulante, ou mieux, un véritable musée des industries rurales.Les divers départements du convoi sont ordonnés comme suit : 1 — Classification des porcs ; 2 — Alimentation des animaux ; 3 — Taureaux laitiers et bacon ; 4 — Vaches laitières-races ; 5 — Char de démonstration animale ; 6 — Moutons et porcs de boucherie ; 7 — Industrie laitière et coopération ; 8 — Grande culture ; 9 — Génie rural, construction ; 10 — Horticulture et fruits : 11 — Elevage des volailles ; 12 — Abeilles et sucre d’érable ; 13 — Industries donlestiques ; 14 — Administration et direction ; 15 — Consultations diverses.En ordonnant la mise en marche rie ce train-école, qui parcourt notre province d’an bout à l’autre, l’honorable J.El.Caron, ministre de l’agricnlture provinciale, a voulu démontrer au public des campagnes, des villages et des villes, que la production des terres et des troupeaux, comme celle des industries domestique', basée sur les méthodes modèles préconisées par les diverses branches de son ministère, a mis notre clas'e agricole sur un pied d’égalité et parfois de supériorité en face des autres provinces.Les cultivateurs du Québec comprendront qu’ils peuvent et qu’ils doivent mettre en pratique, partout et toujours.Its méthodes modèles do culture.d’élevBge et d’industrialisation, préconisées par nos experts les pins compétents.Vingt-six r xperts et professeurs du ministère de l’agriculture, accompagnent cette exposition.Des 1< çons théoriques et démonstratives sont données, de dix heures du matin à dix heures du soir, chaque jour, par les professeurs qui suivent : MM.A.Desilets, économie rurale ; X N.Rodrigue, P.Rodrigue et N B.-uneau, sur l’élevage; Louis Bibeau, industrie laitière; Ant.Mathieu, Ph.Vézina, R Summerbay, sur les grandes cultures ; B Chartier, génie rural ; R Barbin, draiuage ; G.Bilieault, horticulture ; J.Cholet, floriculture; J.-M.Talbot, arboriculture; Lucien Crevier, élevage des volailles ; L.-J.-A.Dupai*, industrie do l’éra-bl ère ; H.Piourde, apiculture ; Ls Bérubé, coopération agricole; Ls-M.Gagnon, Mlles Duval, LeB anc, Couturier, Durand, Paré et Mme Lacroix, sur les industries domestiques et l’économie ménagère.M.J.Morin est le secrétaire et M.A.Morisset le régisseur du convoi.Des projections lumineuses illustrent chaque soir les enseignements de la journée.A Saint-Jétôme, les conférences et projections lumineuses ont été données, à la veillée dans la salle du marché, devant une nombreuse assistance.I-e régisseur du train, M.Morisset, invita à dîner, dans le wagon-restaurant du train, MM.Rodrigue Castonguay, maire de la ville, Janvier Corbeil, maire de la paroisse, Jules-Edouard Prévo-t, député, I.éopold Narttel, président et A- Filiatrault, vice-présideut de l’Association Avicole du comté, MM.A Lapoiute, vice-président et T.Toupin, secrétaire de la Société d’egriculture.Cultivateurs, et citadins doivent se faire un devoir d’aller tencontrer les instructeurs à bord du train passant et de visiter cette école si instinctive et si attrayante à tons les points de vue.La courtoisie la plus sincère et le dévouement le plus attentif sont le mot d’ordre du petsonnel à qui le ministère de l’agriculture et ia compagnie du Pacifique-Canadien ont confié la mission d’accueillir les milliers dé personnes qui visiteront le convoi durant sa tournée de six semaines Une invention radicale Dans la construction du moteur à deux temps qui sera manufacturé à Montréal On sait généralement que les capitaines d’industrie au Canada ont, en ces derniers temps, étudié avec beaucoup d’iotérêf, les pro blêmes du cultivateur en vue d’améliorer les conditions de l’existence et du travail sur les fermes et dans les habitations à ia campagne.Un des progrès les plus marquants sans aucun doute dans le domaine de la mécaniqae vient d’être réalisé par MM.Caron Fières Inc., Montréal, qui ont imaginé et construit pour les besoins de la ferme et des maisons de cam-pague un appareil unique, combiné pour fonr-nir la lumière, l’eau et la force motrice.Il comprend un moteur à deux temps qui a été considérablement simplifié et perfectionné et qui, su point de vue du fonctionnement, éclipse tous les appareils du genre connus.Il comporte à la fois, sous uoe forme compacte, un générateur puissant d’électricité et de force motrice combiné avec une pompe à eau d’un débit de 700 gallons à l’heure.Ces manufacturiers entreprenants ont, nous assure-t-on, ciéé et, au cours des deux dernières, perfectionné et mis au point leur nouveau moteur et la démonstration à laquelle il nous a été permis d’insister, nous a paru justifier les prétentions des constructeur».Il se met eu marche instantanément, fonctionne admirablement et est à l’épreuve des dérangements, sa simplicité primordiale de construction et d’opération rend pratiquement impossible tout danger d’erreurs dans la conduite de l’appareil.Ce nouvel appareil "Lumière, Eau et Force" est positivement d'utilité générale pour 1"8 besoins de la ferme ; et s’il est possible de l’installer à volonté pour la fjuruiture de la lumière et de la force électriques, il peut aussi être facilement pourvu a’une pompe à eau, d’une pompe à vide pour la machine à traire, d'une courroie de transmission pour actionner I'ecré-meuse et les p- t.re* machines employées sur la ferme, telles que scie à bois, moulange, baratte, ete.C’est leur nouvel engin à gazoüne qui fournit la force motrice et qui est, en réalité, l’âme de ce merveilleux appareil.I,es inventeurs et les constructeurs prétendent qu’il diffère complètement de tous les autres modèles existants au point de vue de la forme et du fonctionnement et il est considéré par des ingénieurs qui font autorité en ce-> matière-, comme l’appareil le plus pat fait qui ait été réalisé au cours des dernières années Le moteur est construit sur un principe entièrement nouveau, comportant des perfectionnements radicaux dans la construction de ce moteur à deux temps en comparaison des autres moteurs à deux temps La meilleure explication que l’on pui-se donuer de ce pet fectioonetnent c’est que le nouveau moteur, avec trois pièces mobiles seulement, accomplit le travail pour lequel le type de moteur ordinaire a soupape- (poppet valve-) nécessite l’emploi de 26 pièces.De plu-, il fonctionne plus facilement, soit dit en pa-sant.et pratiquement sans brui'.Un autre avantage du nouvel engin, c’est l’absence d’huilt-urs ou de godet* à graisse.L huile est versée dans le carter d’où elle est Service pour tou9 Un bon conseil est une aide précieuse lorsqu’il est le résultat de longues années d'expérience.LA BANQUE D’HOCHELAGA Fondée en 1874 Succursale de St-Jérémie, .À.HUBERT, Gérant.Autre succursale à St-IIippolyte Comptes d'Epargne Compte* d'affaire* Crédit* de toute nature Collection* Le rhumatisme et !a dyspepsie disparaissent bien vite Si votre four est lent à chauffer, Egg-0 sera aussi lent à agir.Son action double fera lever .la pâte, que le four soit lent ou rapide.EGGO Baking Powder ;-w il .-ri * (LA POUDRE A PATE) * DEMANDEZ-LA À VOTRE ÉPICIER Les victimes du ihumati-me et des maux d’estomac constatent souvent que lorsque leur e8'omac est remis eu état de fonctionner normalement, le rhumati-tit" disparaît.Des milliers de personnes, de partout, ont attesté que le Tanlac les a débarrassées, en mérite temps, de l’un et l’autre de ces maux.M.T.G Maitland, 147 Adelaide street, London, Ontario, déclare : “ Ma digestion se faisait si mal que les gaz m’étouffaient.Je soufflais de constipation et d’excès de bile.J 'avais en outre des maux rie tête d'une violence inouie et j’étais souvent atteint d'étourdissements affreux.l’avai- dans toutes les articulations des douleurs de tlturna-t'Stno et parfois j’avais des douleurs dans tou* les membre*.*• Depuis quo je prends du Tanlac je n’ai plus ni maux ni douleurs et je ne me suis jamais mieux porté de ma vie.” Des aliments mal digérés remplissent l’organisme de poison'.Iaj rhumatisme et divers autres maux qui ne sont pas reconnus comme evant leur origine dans l’estomac, cèdent rapidement sous l’action du traitement approprié.Procurez-vous aujourd’hui même uue bouteille de Tanlac dans n’importe quelle bonne pharmacie.A LOUER — La propriété “Oasis” occupée actuellement par M Sinai Lamarre.Prière de s’adresser immédiatement à M.Lamarre qui a aussi à vendre quelques meubles, des poêles, etc.— A VENDRE : Une armoire et un sofa.Ttès bas prix.S’adresser à I’avknir du NOttü MESDAMES : Vous trouverez à Saint-Jérôme, chez E.-L.Auger, tout ce qu’il y a de plus chic et de U dernière nouveauté en Robes, Costumes et Manteaux pour l’automue et l’hiver.Le choix est comparable aux grand* magasin» do Montréal.Nos Manteaux et Costumes garnis de fourrures sont de toute beauté.Venez voir, vous êtes cordialemont invitées.E.-L.AUGER.projetée sur tonte* les parties qui ont besoin d’être lubrifiées.Un indicateur montre en tout temps la quantité d’huile qu’il contient.Lors de 1* visite de notre reporter, on lui a montré un de ces engins qui a fonctionné jour et nuit, 9ans arrêt, pendant 1752 heures, à titre d’expérience, soit approximativement deux mois, et lorsqu'on ariota l’eDgin et qu’on le démonta pour l’examiner, on ne découvrit aucune usure des partie* mobiles.Cette épreuvp, qui équivaut à dix mois de service ordinaire sur la ferme, en dit long sur le fonctionnement et les services que i on peut atteudre de ce moteur.MM.Caron frères ont prouvé que leur appareil " Lumière, Eau et Force" est d'une extrême simplicité et d’un fonctionnement (flioa-ce sans être coûteux.On nous assure qu’ils s’installent en vue de construire des appareils par grandes quantités pour l’exportation aus*i bien que pour le commerce du pays et, comme résultat, ils prétendent que leur prix de vente avec facilités de paiement mettra à la portée de tous cet appareil indispensable aujourd’hui dans toutes les fermes modernes.MESSIEURS : Vous trouverez toujours chrz E.-L.Auger, un grand choix pour vos habits et pardessus d’automue et d’hiver à des prix très bas, Aussi habillements et parde.-sus faits sur ute-ure daus l espacs de.huit jours.Votre visite est sollicitée.Chaque Feuille ________________:____- -_— est débarrassée de toute poussière et matières étrangères au moyen d’un nettoyage par le vide à.haute pression.X-3EI T3ME3 BALADA1 Punier AnertaA éu rcBSde: pir ICS C&CtL LIVRE sur les # Maladies des Chiens et comment on le* nourrit Envoi rratij par l'auteur A votre admise.H.CIoA Y-GLOYERCa.1m 129 WsslKih StrM Nsw-TmL U.S.A.est propre, Irais, sain, délicieux.ma w kV IM), fk rapidement obtenues par l’emploi du GENTIN (LE BON TONIQUE) Son heureuse composition en fait le plus puissant des toniques.11 convient aux Convalescents, Vieillards, Femmes, Enfants et aux personnes débiles et délicates.Le Gentin, purement végétal, est originaire des Montagnes Rocheuses où les Sauvages Sioux l'employaient pour COMBATTRE LA MOLLESSE DES CHAIRS—SE DONNER DE LA RESISTANCE.En vente partout $1.00 la bouteille I.A OOMPAOYEK OENTÏX, IAMJ’TKK, iXg.UfK 8AIVT-PATTL r, Mo.vmK.ti,.I La Jaipur Qui troui/c fdi/i’ui LE WHISKY CANADIEN posséda un caractère distinctid Lien personnel nllé sous la supervision et la garantie du gouvernement L’AVENIR DU NORD’— 29'SEPTEMBRE 1922 Arrêtez ie gaspillage causé par l’incendie Chaque année, au Canada, l’incendie détruit des propriétés évaluées à plus de $45,000,000 et cause des pertes de vies par centaines.Vous pouvez aider à prévenir cet énorme sacrifice en enlevant les causes de l'incendie de votre propre • propriété.Les causes ordinaires des incendies Cheminées et tuyaux de cheminées défectueux.Installations électriques défectueuses.Usage peu soigneux des poêles à pétrole et à gazoline.Insouciance avec les allumettes.Insouciance avec les cigarettes.insouciance avec les cigares.Accumulation de débris et de déchets dans les sous-sols, les greniers, les armoires et les cours.Nettoyez votre propriété Soyez en sûreté Votre département des incendies vous demande votre concours actif dans sa lutte pour : Obtenir des édifices meilleurs et plus sûrs.Un équipement convenable pour combattre les incendies.Des propriétés mieux nettoyées.Des écoles plus sûres.Des mesures préventives contre l’incendie à la maisou.Des exercices en cas d’incendie dans les écoles, les hôpitaux, les fabriques.Agissez vous-même et demandez à votre voisin d’agir aussi en aidant à prévenir les incendies.NOUVELLES DE Saint» Jérome —La semaine prochaine a été consacrée à la prévention des incendies.Tout le monde doit être mis eu garde contre les dangers que causent la négligence et l’imprudence en matière d’incendie.Dans ce but, des instructions spéciales ont été données à notre chef des pompiers, M.Charpentier, qui s’occupe activement à rendre cette se maine très fructueuse.Une proclamation du gouverneur général recommande l’inspection des maisons, des dépendances et des cours, des écoles, des manufactures, etc.Des circulaires donnant des conseils très pratiques sont distribuées au pjublic.Espérons que les leçons données seront profitables à chacun.__ Le* exercices des Quarante Heures oi t eu lieu, en notre église, cette semaine.Un grand nombre de piètres étrangers sont venus à Saint-Jéiôme à cetto occasion_____ J.a cour supérieure a siégé dans notre ville, lundi, mardi et mercredi, sous la présidence de l’honorable jug- Joseph D mers.Cette cour a attiré ici plusieurs avocats du dehors, entre autres MM- Calixte I, hier, de Sainte-Scholastique, K.Sas-u-ville, de 1 erre-bonne, M - Sylvestre, de Joliette.— M.J oseph Grignon, protonotaire, de Sainte-Scholastique, a passé une partie de la semaine à Saint-Jérôme.__ M.Henri Rolland partira le 3 octobre pour un voyage de quelques mois en Europe.Nous lui souhaitons de trouver dsns ce voya ge le repos et le réconfort dont il a besoin depuis la perte cruelle qu’it ».faite— Mme Mario G obensky-Prévost était chez les demoiselles Prévost, lundi etmaidi de cetto BALLE AU-CAMP — Une joûto do halle-au-camp des plus intéressantes a eu lieu, dimanche dernier, entre le “Jérômieu” et le “Métropole’', de Montréal.Lo “Jerôiuieu” a été vainqueur par 10 joint contre 14.• Dimanche prochain, le “Jéiômien ” jouera coutre lo " Aliuutsic ”.Un nouveau livre do téléphone vient d’etre envoyé, par la poste, aux abonnés do Saint-Jérôme.M.le gérant Domine se fera un plaisir d’en faire parvenir un exemplaire aux personnes qui ue l’auront pas rtçu.— M.S.Lamarre, qui a maintenant quitté définitivement Saint-Jérôme, nous prie d’au-noucer qu’il viendra tous les samedis jusqu’à nouvel ordre, au bureau do l’avocat Barrette, pour y rencontrer les personnes qui désireraient le voir.— Une automobile portant le No.12399 et dont le numéro de licence eu 1920 était 45503, ayant été laissée chez M.Aldéric Trottier, sera vendue si elle n’ist pas téclamée d’ici à ud mois.Piedmont, 29 septembre 1922.— C’est avec peine que nous avons appris la mort soudaine do Mme Honorius Giraldoau, (née Marguerite Totigas), épouse de M.Giral-deau, échevin du quartier Saint-Jean-Baptiste, décédée hier, à l’âge de 43 ans et 2 mois.Ses obsèques auront lieu demain, en noti» église, à 10 heures du matin.Nous prions M.Giraldeau d’accepter nos vives sympathies daus la grande épreuve qui le frappe.£"HEZ FRANÇOIS.— Réparations de vio-Ions, archets et divers instruments de musique.— Musique en feuille.— Cordes pour viqlons, mandoline, banjo, guitare, etc.à prix réduits.Vieux instruments échangés pour des neufs.Prix spécial pour les communautés.Commandes de la cumpague remplies attention et promptement.— A LOUER OU A VENDRE — Beau cottage de 14 pièces.A louer deux jolis logements de sept pièces, un haut et un bas.S’adresser à 2G1 hue ST GEORGES.DE5 FLEURS NATURELLES Avez-vous besoin de fleurs naturelles pour quelque occasion que ce soit : fêtes, uaissunces, mariages, décès, etc.?Adressez-vous il la PHARMACIE FOURNIER qui représente ici la fameuse maison McKenna, de Montréal.Choix sur catalogue.M AT ER I EL P11OTO G R A P HI QU E On trouvera aussi à la pharmacie Fournier des kodaks et tous les accessoires voulus pour-aire de la photographie.— Trois nouveaux parfums en vente à la Librairie J -M.I-epag«, ( successeur de J.-E.Prévost).“ Un air embaumé” (ie Rigaud, parfum doux et très persistant, échantillon 50 cts.“ Ce que femme veut ”, échantillon 50 cts." Mon caprice ”, échantillon 35 cts.A VENDRE.— Un bureau-armoire, muni de tiroirs.Une fournaise de moyenne grandeur.Prix très bas.S'adresser au bureau de ['AVENIR DLT NORD.— Demandez le nouveau parfum “ Mon Caprice ”, patfum doux et persistant, en vente à la Librairie Lepage, successeur de J.-E.Prévost, l’échantillon, 35 cts.DE L’APPETIT.— Voulez-vous avoir de l'appélit immédiatement ou dans un mois ?¦Si vous voulez en avoir immédiatement prenez le TONIQUE LELUT, ses effets sont immédiats, et dans un mois vous aurez engraissé de 3 à 5 livres.Quel résultat ! 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Comme appartenant audit défendeur, savoir : 1.Toute cette partie de terrain connue et désignée sous le plau officiel du cadastre, dans le livre de renvoi du canton de Grenville, comme étant le lot No douze A (12 A) dans le huitième rang dudit district, et toute cette partie du lot onze-A dans le susdit huitième raug dudit canton de Grenville ; borné à l’ouest par le lot No 13, à l’est par la rivière Calumet, au front par la ligne de concession, au nord par le lot 12B, contenant à peu près cent quatre-vingts acres en superficie — avec toutes les bâtisses sus construites ; devra être soustrait dudit lot 12A un morceau de terrain de deux acres de profondeur avec toute la profondeur dudit lot à l’arrière ; aussi à déduire du lot 11A un autre morceau de deux acres de profondeur sur la largeur à l'ouest de la rivière Calumet.2.Et ce morceau de terrain désigné comme lot onze A (11 A) dans ledit huitième rang du canton de Grenville, comenant cent cinquante-cinq acres plus ou moins — avec toutes les bâtisses sus érigées ; devra être soustraite cette partie dudit lot déjà déduite dans le paragraphe 1.Pour être vendus au bureau d’euregistre-inent du comté d’A-genteuil, en la ville de Lachute, dit district, le dix huit ème jour d’octobre 1922, à dix heures do l’avant-midi.Lo shérif, J.-W.CYR Bureau du shérif, Sainte-Scholastique, 12 septembre 1922.P/\CIFIQUE-C/\NADIEN " Changement de l’horaire des trains de voyageurs en vigueur dimanche ier octobre 1922 Pour plus amples renseignements s’adresser aux agents de billets.d BRYANT BROTHERS LIMITED Membres du Montreal Mining Exchange 84, rue Saint-François-Xavier, Montrent Quartiers généraux pour les valeurs minières Cote quotidienne, Liste sur demande.Etablio ou 1899 yy VENDRE — Une caisse enregistreuse NATIONAL en paifait ordre.S'adresser à la pharmacie Lang'ois.L’argent que vous donnerez pour payer une annonce dans ” l’Avenir du Nord” est un capital qui vous rapportera de gros intérêts.G U L- INDEPENDANCE DANS L’AVENIR LE SYSTEME DES RENTES VIAGERES DU GOUVERNEMENT DU DOMINION offre, à ceux qui le désire, un moyen exceptionnel de se procurer de» ressources pour la vieillesse.Par des paiements minimes ou élevés on peut s'assurer une rente viagère, immédiate ou différée, de $50 à $5,000 par an, toute la vie durant, payable tous le» mois ou tous les trois mois.Ce» rentes s’achètent soit sur une seule vie, ou sur deux vies conjointement.Après que le contrat est émis, on peut changer de domicile sans dommage.Les patrons peuvent acheter pour leurs employés—les commissions d'écoles pour leurs instituteurs et institutrices —les paroissiens pour leurs pasteurs.Cette rente est exempte de toute saisie.Elle est exempte de tout impôt fédéral.Il n'est pas besoin d’aucun examen médical.GARANTIE—LE DOMINION DU CANADA.S’adresser uu mnllrr de poste d« l'endroit, ou bien écrire en franchise s S.T.Baitrdo, Surintendant d«s Rentes Viagères du gouvernement du Dominion, À Ottawa, pour obtenir des brochures descriptives.Mentionner l’âge au dernier anniversaire de naissance et le sexe.vjr Présentation de \ t LUMIERE EAU FORCE "m ***?
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