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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 mars 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1922-03-17, Collections de BAnQ.

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Vmgt-siprf.ème année — N,o.t i Joarnal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Vendredi 17 mars 1922 ¥¦ II f ORCANC ÜSERAL m DISTRICT Ut (éüûrt D t l'EVi MiH »JT OAJQ U MVli ml AM HLmj vin«43 my CR.ÇHE.W»ER.fe Abonnement: Uu o- ’LCanada].$2.00 ^ “ “ | Etats-Unis].2.50 ^êf Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAIN T-JÊ ROME (Terrebonne) P.Q.ÀnrfCTîèes T"*ÏT c.Ta ligne agaïoTpar insertion.Annonces légales : 10 c.la ligna agate, 1ère insertion ; 6c.la ligna, insertions subséquentes, LA RENTREE DES GRAN|BRES L’ISOLEMENT DES TORIES Le débat sur le discours du trône est commencé à Ottawa, depuis luudi dernier.Les principaux discours ont été, naturellement, ceux des chefs des trois partis qui siègent aux communes.M.Meighen, le chef de l’opposition officielle, c’est-à-dire le chef du parti tory, n’a rien appris ni rien oublié.La défaite ne l’a pas amélioré et il nous est apparu toujours le même homme amer, vindicatif, intelligent saus doute, mais étroit et mesquin dans sa critique.On croirait, à l’entendre, que cet homme a plutôt du fiel que du sang dans les veines.Il a attaqué le gouvernement King et le parti libéral avec son amertume habituelle, rendue plus intense encore par l’écrasante défaite qu’il a essuyée le li décembre dernier.Le pins grand reproche qu’il a adressé au gouvernement c’est de ne pas être logique avec son programme et de contredire les idées préconisées par les libéraux durant la dernière campagne électorale.Ce reproche est puéril dans le moment.Outre qu’il n'est pas justifié par le discours du trône, il est assurément prématuré.Que M.Meighen attende donc les actes du gouvernement et prenne patience.Le gouvernement King n’est en fonctions que depuis trois mois à peine, la session n’est qu'à son début, comment le chef tory peut-il trouver des contradictions entre le programme libéral et les actes que le gouvernement n’a pas encore accomplis ?M.Meighen, qui est intelligent, doit comprendre que le nouveau gouvernement doit procéder avec sagesse et prudence.Le tarif sera réformé, saus doute, mais cet important travail de réforme ne peut ni ne doit être exécuté à la hâte, à l’épouvante.La question des chemins de fer, très grave et très compliquée, sera de même étudiée.Nous avons dénoncé la nationalisation des chemins de fer, mais il est impossible de résoudre un tel problème en un clin d’œil.Le gouvernement hérite d’une lourde et, onéreuse succession.Comment peut-il dès les premières heures de son arrivée au pouvoir résoudre les énormes difficultés de notre situation ferroviaire créée par la politique du gouvernement tory ?.(Je dernier, a.pU, malheureusement, a dicter-inconsidéré meut et rapidement-.des chemins de fer eu banqueroute, mais, non moins malheureusement, le gouvernement libéral ne peut et ne pourra s’en débarrasser aussi facilement.En attendant une solution définitive de cette épineuse question, le gouvernement doit tirer le moins mauvais parti possible de la situation.M.Meighen a donc tort de faire un crime au cabinet King de ne pas réaliser immédiatement le programme qu’il s’est tracé.De même le chef tory a été bien mal inspiré de répéter son fameux couplet contre l’esprit qui anime les électeurs de la province de Québec.L’amour qu'il lui déclarait, par intérêt électoral, pendant la dernière élection, s’est transformé en une animosité que M.Meighen ne peut dissimuler.Bref, le réquisitoire du chef tory ne fut que le gémissement d’un vaincu que la défaite a exaspéré.Se.s critiques ont glissé sur le gouvernement qu'elles n’ont ni blessé ni le moins du moins du monde endommagé.Le premier ministre, l’honorable Mackenzie King a répondu au chef de l’opposition.Sa réplique a été ciuglante, précise, énergique et très au point.Dans un discours frappé au coin du bon sens et de la sincérité, il a détruit l’échafaudage branlant dressé par M.Meighen.Pour tout auditeur sérieux et impartial, le premier ministre a eu le dessus dans cette première rencontre avec le chef de l’opposition nu Parlement.L’honorable M.King a donné de franches et loyales explications sur les démarches tentées par lui auprès des progressistes lorsqu’il forma sou cabinet.Tout en maintenant les principes fondamentaux du programme libéral, il a demandé et il demande encore le concours des progressistes et de toutes les opinions pour combattre le parti tory.M.Crerar, le chef progressiste, a déclaré dans son discours prononcé mardi, qu'il était piêt à approuver le gouvernement dans toutes les bonnes mesures qu’il soumettrait à la Chambre.Nous croyons que le gouvernement libéral a raison de compter sur l’appui des progressistes et que M.Meighen et ses partisans tories sont pour longtemps dans les froides régions de l’opposition.Un monument sera érigé à Terrebonne Bientôt la ville de Terrebonne mira un monument sur sa place publique qui rappellera à ses citoyens que douze des leurs firent le sacrifice de leur vie pour la défense de l’Empire durant la grande guerre 1914-18.Aux étrangers, ce monument dira que notre petite ville d’une population de 2,000 habitants a noblement fait son devoir et il sera pour la postérité une page de leur,histoire toujours ouverte.Ypres, Courcelette.Vimy, Paschendael, Arras, Roye et Mons, chacune de ces villes ou villages détruits fut témoin des prouesses de nas braves soldats.Peut-être, de ces champs de bataille est venue leur dernière pensée pour ceux qu’ils chérissaient dans ce “ p’tit pnys de Terrebonne", pour les parents et amis qu’ils auraient bien voulu revoir avant de mourir.Ces braves sont morts en héros face à l'ennemi.Vous qui pleurez soit un époux, un fils ou un ami, vous vous efforcerez de rendre la tache facilo au Comité du Monument composé de citoyens dévoués qui sont heureux de se dépenser pour doter votro villo do l’un des plus beaux monuments de la province.Pour arriver à ce but.i! fr.a leur aider, que chacun do vous ouvre toute grande sa bourse et souscrive généreusement, La cnmpegne de souscription sera ouverte le mardi 21 mars au soir par une intéressante conférence militaire, sous le distingué patronage de M.le maire Labcllo.Les principaux orateurs seront le lieutenant-colonel de Lnuaudière, commandant du régiment Joliette, le major Mac-Kay Papiueau, commandaut en second du même régiment, le capitaine S.La very et M Ant.Chauvin, le spiri-* tuel causeur.L’Union Musicale de Terrebonne prêtera généreusement son concours.Le comité du monument est ainsi composé : MM.A.-C.Kiuipton, président, Nap Gauvreau, vice-président, Liguori Desjardins, trésorier, R M.Tanguay, secrétaire et MAI.J.-R.Deschambault, Hercule Masson, Pierre Piché.Lieutenant Roméo TANGUAY, Régiment Joliette.A ° O Perpétuer la mémoire des héros, afin que leur exemple vive à jamais, voilà une idée superbe et généreuse dont nos amis de Terrebonne doivent être félicités.Leur projet mérite l’appui et l’encouragement de tous et nous souhaitons vivement que l’appel qu'ii font trouve un écho dans tous les coeurs et dans tuo-tes les bourses.* M.Jules-Edouard Prévost, directeur de l’ÀVENTR du Nord et député du comté de Terrebonne, est heureux de s’inscrire pour $10.00 sur la liste de souscription.CHANSON B / A N M kn ÔEiïSAIjïïL rA^LtlVItNI AlRt Si l’on en juge par la première séance proprement dite du Parlement, il est probable que la session sera intéressante à plusieurs points de vue.C’est du moins ce qui ressort du premier discours du chef choisi par l’opposition et de la réponse brève, précise et parfaitement au point du premier ministre.C’est en vain que le spécieux M.Meighen a tenté des faux-fuyants; il n’a montré que son amertume et son dépit sans jamais manifester la moindre précision dans des accusations portées au hasard et un peu contre tout.La province de Québec a eu sa large part des récriminations du chef conservateur et c’est sur elle qu’il fait retomber tout le poids de sou indignation.Le premier ministre lui a fait cependant observer que six des provinces du Canada ne voulaient plus du régime Borden-Meighen et que celle de la Nouvelle-Ecosse, tout connue Québec, avait mis à la porte tous ses candidats.' La conférence du désarmement tenue à Washington a eu sa part clans la discussion entre le premier ministre et le chef de l’op-po-ution.L’honorable Mackenzie King a établi hors de tout doute que M.Borden avait été délégué à cette conférence non par le Canada, comme on voulait nous le taire croire, niais par le gouvernement britannique.Le seul intérêt du Canada à cette conférence sera de payer les dépenses encourues par M.Borden quand il était à Washington vice-président de quelque sous-comité de sixième importance et qu'il n'a jamais ouvert la bouche à aucune des séances plénières, pas plus, du reste, que ses collègues de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des Indes, nommés comme lui par le premier ministre anglais Lloyd George.Le chef de l’opposition a voulu, comme c’est son habitude, jouer sur les mots et.donner au terme •* libéral *’ une signification qu’il n’a pas, le premier ministre lui a répliqué en lui demandant d’expliquer comment il se fait que le parti dont M.Meighen est le plus subtil ornement ne sache pas au juste comment se nommer.De libéral-conservateur, il est devenu unioniste, mais comine ce nom était détesté et honni dans tout le pays, on l’appela nutio-nal-libéral-couscrvateur, nom qui amena le désastre de septembre dernier.Enfin, le parti reprend le nom de libéral-conservateur, même si cela ne veut rien dire, alors qu’il devrait s’appeler simplement » parti tory ".o o o Nous ne pouvons faire une assez Iongne mention de l’eloquent discours du nouveau député de Saint - Henri - Westinount (M.Mercier) qui, à titre de benjamin de la députation française, a appuyé l’adresse en réponse au discours du trône.Pour le député qui fait ses premières armes, c’est un passage difficile, mais nous devons dire que M.Mercier l’a franchi avec honneur et qu’il y a révélé des qualités que se.s chefs ne pourront s’empêcher de remarquer.On outre d'une facilité d’élocution tout à tait remarquable.AL Mercier a fait voir qu'il ne se contente pas de mots, mais qu'il veut exprimer des idées et qu’il sait atteindre le but cherché.M.Mercier est jeune, actif, entreprenant, et l’avenir lui offre les plus belles promesses.Un petit incident a bien amusé les députés.En débutant, dans son trop long discours, M.Meighen a fait quelques compliments à la •' députée •> de York-sud-est, miss MacPhail ; mais ses compliments semblaient uu peu gênés, bien que cette représentante siège du côté de l'opposition Nous en avons eu l’explication quand le premier ministre a expliqué que la loi électorale de 1017 avait privé Mlle MacPhail de son droit de suffrage.Cette réponse n’a probablement pas été du goût de l’auteur inavoué de cette inique loi.AI.Meighen, qui est venu, l’automne dernier, à Montréal, chanter un hymne d’admiration et d'amour à la province de Québec, semble avoir changé d’idée à ce sujet et les amères paroles qui lui ont échappé, lundi soir, prouvent que sou seul désir est de voir renaître plus vive et plus ardente une lutte fratricide entre les deux grandes races du pays.C’est la tâche première de tout bon orangiste et Ai.Meighen s’y est voué corps et âme, mais sou discours sentait tellement le busting qu’il n’aura certainement aucun effet eu dehors de quelques bouigades reculées et arriérées de l’Ontario fanatique.Le discours du chef des progressistes, M Crerar, n’a rien révélé de nouveau au sujet de l’attitude probable des cultivateurs de l’ouest.La profession de foi de Al.Crerar se résume à dire qu'il appuiera le gouvernement quand celui-ci présentera des mesures que lui, M.Crerar, jugera bonnes au progrès du pays, mais qu’il se prononcera contre le cabinet s’il croit sa politique dangereuse.C’est un peu comme le sabre de M Prudhomme.AI.Crerar a certainement travaillé durant les vacances, car sa diction et son choix d’expression sont meilleurs que l’an dernier bien qu'on puisse encore beaucoup trouver à redire à sa manière de grouper les faits et de les présenter.Malgré la simplicité involontaire du si vie, ia lucidité n’y g»gue pas toujours.Cependant, on peut affirmer que Al.Crerar tient ferme à l'idée libérale et que les principes posés à la fameuse convention de lit lit sont aussi les siens en ce qui regarde l’encouragement agricole et la révision du tarif selon des principes plus libre-échau-gistes.On peut dire que toute la séance de mardi a été donnée aux cultivateurs et tout ce que nous avons appris de nouveau c’est que la fameuse commission d’enquête sur les grains est morte, non faute de combattants, mais plutôt faute de fonds.Il est peu probable que le gouvernement actuel lui rende la vie, niais l’honorable M llobb, ministre du commerce, a promis de déposer devant la Chambre la correspondance et les rapports partiels de cette commission.Jeudi, sir Isomer Gouin a cris la parole et a fortement impressionné la Chambre.Avec une éloquence faite de concision et do vigueur, il a défendu sa province contre les attaques de M.Meigh-n.En quelque phrases lapidaires i! a réfuté les aceusationr.de M, Meighen, puis il a défini sou attitude II reste fidèle à la politique qu’il a précoaisée depuis 25 ans, celle de Laurier, et défend la bonne foi du gouvernement qui veut résoudre le problème des chemins de f.-r daus le meilleur intérêt du pay-.Il déclare que le gouvernement libéral n'a qu'ua chef, l’honorable Mackenzie Kong, qui a l’appui loyal de tous ses collègues et de tous les libéraux du pay-.Sir 1.orner Gouiu a parlé en homme d’Eiat patriote et sincère.L'honorable sénateur Boyer a été assermenté mardi et c’est le même jour qu’il a appuyé l'adresse en réponse au discouis du trône présentée par le sénateur McCoig.Le nouveau sénateur a été vivement applaudi à la fin de son discours.Les récentes compilations dn ministère de l’industrie et du commerce indiquent que lo commerce canadien reprend peu à pen un essor nouveau et les résultats pour les deux premiers mois de l’anuée sont assez satisfaisants.En janvier, le commerce total a été de $98,573.937 et en février, il est allé au chiffre de $101,298.728.Comme les rapports hebdomadaires indiquent que cetto augmcut&tiou se poursuit, uu peut s'atten- Toute espérance, enfant, est un roseau.Dieu dans ses mains tient nos jours, ma colombe, Il les dévide à son fatal fuseau, Puis le fil casse et notre joie en tombe ; Car dans tout ber.ce.au .r Il germe une tombe.Jadis, vois-tu, l’avenir, pur rayon.Apparaissait à mon âme éblouie, Ciel avec l'astre, onde avec l'alcyon, Fleur lumineuse à l’ombre épanouie.Cette vision S'est évanouie ! Si, près de toi, quelqu’un pleure en rêvant, Laisse pleurer, sans en chercher la cause.Pleurer est.doux, pleurer est bon souvent Pour l’homme, hélas ! sur qui le sort se pose.Toute larm>-, enfant Lave quelque chose.Victor HUGO dre à un total bien plus élevé pour mars.Cependant, le résultat n’est pas encore satisfaisant puisque le total du commerce, en février 11)22, est encore inférieur de 36 millions au total dé février 1921, mais on ne peut arriver à reprendre le terrain perdu que peu à peu.Le total du commerce pendant les onze mois de l’année fiscale est de $2,218,518,471.Le sénateur Gust.Boyer M Gustave Boyer, député de Vaudreuil aux communes depuis dix-huit ans, vient d’être appelé par le gouvernement à siéger au Sénat.Cette nomination est fort bien accueillie et nous offrons à l'honorable AI.Boyer nos sincères félicitations.Bar son talent, son travail et son esprit d’initiative AL Gustave Boyer a su se conquérir une place d’honneur dans la politique et s’assurer de grands succès dans toutes les affaires qu’il a entreprises.Sa carrière est une leçon d’énergie et d’intégrité pour ceux qui aspirent à jouer un rôle daus la vie publique.Le nouveau sénateur de Québec a été élu à la Chambre des communes en 1904, aux élections'générales.11 fut maire de Rigaud pendant plusieurs années.Il fut conférencier agricole pour le gouvernement de Québec, correspondant agricole pour la Patrie puis rédacteur agricole du Canada.Il est président de l’Association des Laitiers de Québec depuis 1912 et de l’Association Coopérative du Sucre derable depuis 1915.Il est major et commandant en second des Hussards Canadiens du Duc d’York.Il organisa le 83e Hussards, Vaudreuil et Soulanges, en 1911.Le sénateur Boyer naquit à Saint-Laurent, comté de Jacques-Cartier, près Montréal, le 29 novembre 1S71, de l’union de Benjamin Boyer et d’Angélique Latour.Il fréquenta le collège Saint-Laurent et l’université Laval.Il épousa Aille Pamela Rhéaume, de Montréal, le 10 avril 1907.De la clarté sur une ancienne question ( De la Presse ) Lorsque des conquérants songent à déclarer la guerre à leurs voisins, deux choses s’imposent à leur sanguinaire attention : le meilleur moyen de trouver de la chair à canon, — des soldats — et des armes supérieures à celles de l’ennemi.Sur ce dernier point l’Allemagne l’a de toutes façons emporté sur ses futurs adversaires durant le dernier conflit.Aussi ses savants avaient-ils travaillé durant quarante ans à lui assurer cette supériorité.Voilà pourquoi le monde terrifié a frémi en apprenant ses exploits dans la guerre sons-marine et daus la guerre aérienne et les effets malfaisants des gaz empoisonnés.Le mode de recrutement des troupes le plus perfectionné a été inventé, chose surprenante, par la démocratie française, il y a plus de cent ans.Par un décret du 8 fructidor an VI, le Directoire décidait de lever des soldats au moyen de la conscription pour remplacer les levées en masse auxquelles on avait eu recours jusque-là dans les moments de péril extrême de la patrie.N’allez pas croire que la conscription fut acceptée sans protestation eu Franc ¦ ! Partout les jeunes gens cherchaient à s'y soustraire et le gouvernement se vit forcé pour appliquer la loi dans toute sa rigueur de former des camps de concentration dans onze villes de France, En même temps on organisait 60 colonnes mobiles chargées de rechercher les réfractaires par toutes les campagnes pour les enfermer dans ces camps où ils étaient durement traités.D’un autre côté on imposait des amendes aux parents des insoumis pour les contraindre à envoyer leurs enfants dans les dépôts militaires.Il y eut un moment où l’on compta jusqu’à 250,0,00 embusqués, tandis que les umendes rapportaient 320 millions de francs.On voit par ces chiffres à quel point l’enrôlement forcé était impopulaire dans son pays d’origine.Napoléon disait alors que c’était la loi la plus affreuse et la plus détestable pour les familles, ce qui ne l’empêcha point lorsqu’il eut à faire face à l’Europe coalisée contre lui de pousser la conscription à outrance.Ce n’est qu’au cours du lOèine siècle qu’elle finit par être adoptée dans presque tous les pays d’Europe sauf en Angleterre.On sait que dans ce dernier pays une loi de conscription ne fut mise en vigueur en 1916 qu’a-près une vive opposition de longue durée, partie de toutes les classes de la société.Est-il surprenant en face de ces faits que la conscription ait été si mal accueillie au Canada, lorsque le gouvernement Borden décida de nous l’imposer ?L’indignation qu elle fit naître dans l’opinion publique fut d’autant plus naturelle que rien n’avait été fait non seulement pour l’y préparer, mais, qu’à maintes reprises, le gouvernement avait promis que jamais il n’introduirait ici le service militaire obligatoire.Lors de la discution de cetto mesure en 1917, sir Wilfrid Laurier rappela à sir Robert BorJen ses promesses antérieures à cet effet.Voici la question du chef de l’opposition et la réponse du premier ministre telles que nous les trouvons dans le rapport officiel de la Chambre, saison de 1917 " Je demandais donc au premier ministre de déclarer catégoriquement si, oui eu non, nous aurions la conscription.Ainsi mis en demeure, mon très honorable ami a répondu comme suit, quand je lui demandais si son offre de 500,000 soldats signifiait oui ou non la conscription: “ Alon très honorable ami dit M.Borden a parlé de la conscription—de l’idée qu’on entretient au paya ou ailleurs que la conscription pourrait exister au Canada.Parlant pendant les deux ou trois premiers mois de la guerre, j’ai clairement fait comprendre à la population canadienne que nous n’entendions pas établir de conscription.Je le déclara de nouve»’: explicitement ”.Citons sa déclaration en anglais : “ In speaking in the 2 or S months of the war, I made it clear that we did not propose any conscription, I repeat this announcement to-day with emphasis Pouvait-on déclarer plus clairement qu’il n’était pas question de conscription, mais que l'intention était de lever 500,000 hommes par enrôlement volontaire seulement ?Et il semble bien que ce nombre de soldats devait suffire à notre participation à la guerre.La conscription était devenue, dit le gouvernement, par un changement subit, nécessaire pour remplir les vides dans les cadres de l’armée canadienne.Or, il fut établi en Chambre qu’à la même époque, alors qu’il y avait 250,000 des nôtres en Europe, on n’en comptait que 50,000 an front en France et en Belgique ; les autres 86 trouvaient dans des camps en Angleterre.Le gouvernement n’avait rien dit pour justifier sa mesure de conscription si inattendue, si peu justifiable et si peu nécessaire.D'où lui venait cette révolution dans ses idées ?Est-ce AL Borden ou M.Meighen qui avait décidé de recourir au service militaire obligatoire ?Le mot d’ordre était-il venu de Londres sous le souffle d’une vague impérialiste ?Cotte énigme s’éclaircir* plus tard.D’aucuns prétendmt que ce coup de théâtre fut préparé à Toronto.Da iq tous les cas, il a’y eut p&a de ebaegetaeufi 'V = LAVENIR DD NORD — 1?MARS Î9L2 sur cette question dans l'opinion publique dans presque tout le Canada.A Québec, on répondis.1 with emphasis qu'on s’en tenait à la "déclaration tin premier ministre cités plus haut.Cette attitude de notre province concordait avec la logique des faits.JLe gouvernement ne tint pas compte de l'indignation qu’il avait provoquée et, à la suite d’une petite protestation soulevée dans la cité de Champlain, on y envoya des soldats de Toronto fusiller sans pitié les protestataires.Pourquoi ne vit-on pas un mouvement analogue dans l’Ontario ?Il faut ici dénoncer une ruse indigue imaginée par- les amis du cabinet Borden.On fit dire partout dans les campagnes que la conscription uc serait dirigée que contre “ the French of Quebec» el on assura aux fermiers que leurs fi la seraient retenus sur leur terre pour y travailler.Mais après les élections de 11117, la conscription vint s’abattre dans cette province et l’on vit un jour une armée d’Outariens mécontents venir a Ottawa pour réclamer justice du gouvernement et respect de la parole donnée en son nom.Ces mécontents auraient fait un mauvais parti au gouvernement à la Chambre sans l'intervention de quelques hommes de Québec qui réussirent à les pacifier.Il est évident que plusieurs des ministres se trouvaient alors sous le coup d’une rage belliqueuse sans pareille, d’un délire féroce qui faisait perdre de vue à ces hommes nullement exposés à risquer leur existence, les intérêts du Canada et exagérer, à nos dépens, ceux de l’Angleterre.Voilà ce qui explique ces paroles enragées de M.Meighen à un dîner du Canadian Club à Toronto : il faut donner notre " last man and last dollar ».Heureusement que le dernier homme n’a pas été sacrifié, niais le dernier dollar l’a bien été lorsque l'on voit la dette du Canada monter à deux milliards trois cents millions, avec ime diminution de GO millions dans notre revenu annuel.Et ce qu’il y a de plus triste en cette triste situation, c'est que les auteurs de tout le ma! ne seront pas obligés de travailler à éviter une banqueroute éminente ! À.-D.DECELEES partisancerie politique.Il en est de même des divers contrats Les conservateurs et leurs continuateurs les unionistes ont tout, centralisé sous la Commission des achats et entre les mains de quelques grosses maisons dirigées par des amis du gouvernement.On devrait prendre patience avec une situation qu'il n’est pas possible de changer quelques mois seulement après être arrivé au pouvoir.D’ailleurs, les affaires vont reprendre et il y aura abondance de travail en dehors du gouvernement, de sorte le public aura moins de raisons de se plaindre./F Lettre Politique Hebdomadaire Des milliers de personnes ont pris part à la brillante cérémonie de l’ouverture des Chambres par le gouverneur général, jeudi après-midi.La jeunesse et la b.-auté s'unissaient à l’âge mûr et à la sagesse pour Fi.i-re de cette journée un évènement sans précédent.Ce fut une fête d’une splendeur inaccoutumée.o o o Il arrive rarement que le discours du trône soit plus qu’une pièce banale, où l’on se tient dans des considérations générales et pas du tout compromettantes.Cette année, le discours du trône a en un tout autre cachet.Il est très concis et indique d’une manière précise les intentions politiques du nouveau gouvernement.On a paru se plaindre, daus certains milieux, du peu d’informations cfîertes par le ministère libéral et l’honorable M.King tout particulièrement.Le premier ministre qui a été formé à bonne école, la grande école de Laurier, sait qu'il y a un temps pour parler et un temps pour se taire.Lorsqu'il se tait, on l’accuse de refuser de fournir des renseignements.Lorsqu’il parle et qu’il annonce, par exemple, que le gouvernement a ouvert des négociations avec les provinces de l’ouest qui réclament leurs ressources naturelles; qu’il se propose de remanier le tarif; que le cabinet est à étudier la coordination des voies ferrées canadiennes de manière à économiser et à perfectionner l’exploitation de cette grande entreprise nationale, quelques-uns ne paraissent pas se rendre compte au juste de ce que cela signifie.Le parti libéral s'efforce de donner au Canada une administration éclairée, Ferme, progressive.L’amélioration constante des conditions économiques, aidée par une saine politique, devrait aider, accélérer le retour à l’état normal du commerce, de l’industrie, de la finance, du marché, du travail.a députation au l’ar-importance du clian- Uu coup d’œil sur lenieut nous montre gen.ent opéré par les dernières élections.Les libéraux occupent les banquettes à droite.Ils sont ILS C’est le groupe le plus considérable, le plus homogène, le plus compact.A l’extrême-gauche, se trouvent les fermiers sous la direction de l'honorable M.Cferar.Ce sont presque tous de nouveaux députés.Plusieurs d’entre eux ont paraît-il de l'entraînement politique.Dans la partie qui reste à gauche, plus frès de l’Oiateur, on remarque une cinquantaine de conservateurs sous la direction de l’honorable M.Meighen.Le chef •st à peu près le seul homme d’une réelle valeur.Le parti conservateur n’a jamais été réduit à un si petit nombre d’hommes depuis lu confération.Le gouvernement libéral a grossi ses rangs à même la déroute conservatrice et ans se laisser trop affaiblir par les fermiers qui contrôlent apparemment les provinces de l’Ouest.Un fait observé pendant a discussion des premiers juins, c’est que ibéraux et fermiers paraissent s'entendre il merveille.Les applaudissemeu's qui sou-ignèrent les déclarations des chefs des deux partis sont une indication des dispositions bienveillantes entre les deux groupes.Le gouvernement libéral n’a pas besoin l’autre chose que de la bienveillante coopération rie ses amis, fermiers.Il peut gouverneur tout seul, pour le moment du moins.LE RETOUR A LA TEf^RE Km parons-nous du sol Assurons la survivance de notre race Une observation sur laquelle il faut souvent revenir, c’est que les conditions politiques actuelles ne sont pas res'meïncs qu’en 1911.Aujourd’hui toutes les positions coni portant un salaire de $200 et plus relèvent de la commission du service civil.Il est impossible de destituer un employé si l’on ne peut pas prouver qu’il a fait acte de Le département de la colonisation vient de me tre à la disposition du public toute une s>-ri d'intéressantes brochures sur la colonisation et nos res-ources naturelles.Je ne saurais résister au désir de mettre sous les yeux de nos lecteurs ce que dit M.Hormis-das .Magnan, un expert en la mariére et qui parie avec autant de compétence que d’autorité; - - AU PAYS DE CHEZ NOUS La province de Québec, berceau de la colonisation française en Amérique, est, à différents p iut» de vue, le centre ou mieux le pivot auto >r duquel se meuvent toutes les autres pro-v uces canadienne-.C’est ainsi que !e chiffre oe sa population sert de base pour la répartition d.s sièges fé iéraux dans toutes les autres provinces du Dominion.A la veille du recensement décennal, les provinces ont les yeex tournés vers le Québec, anxieuses de savoir quel effet aura le chiffre de sa population sur le uombre de leurs représentants au Parlement du Cauada.Chacun sait que, par le pieté de la Confédération, la province de Qaébec doit avoir 65 députés et que sa population, divisée par ce nombre, donne un quoti fut qui doit lui-même servir de diviseur a la population des autres provinces du Dominion afin de fixer, pour chacune d’elles, le nombre de ses représentants à Ottawa.L'accroissement de la population de l’ouest, en ces dernières années, a été considérable par l'immigration qui s’y déversait, surtout avant laguerri.C’est pourquoi les députés de ces provinces sont devenus de plus en plus nombreux à la Chambre ries commune-Par contre, de toutes les vieilles provinces de l es*, Québec est celle dont la population s’est accrue le plus rapidement par l’excédant ties naissances -ur les décès.Quelle sera la population de la province de Québec en 1921 ?i appartient à tous les habitants de la province, aux individus comme aux autorités civi, d’aider à obtenir le p us haut chiffre, en gardant chu nous d’abord les nôtres et en rapatriant le plus grand nombre de nos compatriotes, tout en favorisant une immigration 8-ioe et désirable.j Au piochant recensement la population de no re province devrait atteindre jpius de deux I millions et dem;.Pour arriver a ce beau résultat, il faut que, ! dans cheque diocèse de colonisation, nn grand e fort se fa-.-e pour garder chez nous le surplus i.srs vieilles pi-ois-ps.I La non ination récente d’un certain nomb e I de missionnaires colonisateurs, ces auxiliain s t, au point de Vue de la valeur nutritive, le pain eat leur seul rival.Voua apprécierez toujours l’exquise saveur des JERSEY CREAM SODA précieux do la colonisation, mettra fin avant longtemps, nous l'epérons, à cetto légende un peu fondée, croyons-nous, à savoir qu'on parle assez régulièrement de colonisation dans la province de Québec, mais que c’est dans l'ouest qu ’on eu fait 1 UNE ERREUR COURANTE Un pi être distingué, M.l’abbé J.C.Ttqir-blsy, écrivait, en 1919, les réflexions suivantes ; “ Il existe une erreur courante, qui consiste à tout al tendre des gouvernements, puis à critiquer quand rien n’avancr.Aidons-nous et l’on nous aidera.Je suis -ur qu’aucun gouvernement n'est disposé à repousser systématiquement les initiatives sérieuses.Mais groupons-nous en sociétés, agitons la question après l’avoir bien étudiée, apportons des faits, des chiffres ; suscitons des entreprises, marchons, et l’on n’ariôtera pas le mouvement ; au contraire, j'en suis convaincu, ou sera tout heureux du suivre et de seconder l’oeuvre des sociétés de colonisation qui seront un puissant auxiliaire, non financier, non politique, mais moral et jouissant de la confiance des autorités et des colons.Cette constatation est juste ; le succès de la colonisation dans notre province repose rut l’aide tllicace de toutes les classes de la société et, en particulier, des sociétés de colonisation fondées dans lps diocèses nouveaux NOS VASTES RESSOURCES La province de Québec renferme dans seb vastes limites des quantités de terres arables et fertiles sutfi autes pour établir tous les uôtrts pendant de longues années encore.Pour avoir une idée du nombre de cultiva-t urs que l’on pouriait établir dans ces larges domaines, il faut avoir parcouru le pays eu tous sens, soit, en chemin de ferj depuis la ligno interprovin dale à l’ouest de Q lébec, jusqu à l’extrémité de la péninsule ga-pésienue, soit eu M.Améclée Richard se sentait parfois tellement affaissé à son travail qu’il devait le discontinuer Les PILULES MORO pour les Hommes le remettent en parfaite santé Ma digestion étant bien mauvaise, je mangeais peu et mes forces diminuaient.Durant la journée à mon travail, il y avait des moments où je m’affaissais tant j’étais fatigué.A la fin, j’étais devenu nerveux et ne pouvais plus souffrir.Aujourd’hui que j’ai un bon appétit, que ma digestion est des meilleures, que rien ne trouble mes nerfs, enfin que ma santé s’est rétablie, je suis heureux de proclamer les bons effets des Pilules Moro qui ont opéré chez moi ce changement.M.Amé-dée Richard, 11, Church, Northbridge, Mass.Les Pilules Moro pour les Hommes sont le remède le plus puissant qu’un homme puisse employer.Elles guérissent les maladies de l’estomac, préviennent les rhumatismes, les névralgies, les maladies du foie, etc., elles purifient et enrichissent le sang et sont pour tous une source de forces nerveuses.Des consultations gratuites sont données, soit par lettre, soit personnellement à tou» les hommes qui désirent nous consulter.L«* PîHile* Mer o Mont en vente d>u tou» Uta ma relum'd* remèdes.Noos les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux FjUU-Unu, sur réception du prix, 50 sous U boite.Adresse: COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 274, rue St-Denis, Montréal.I remontant avec les explorateurs, arpeDteurs et ingénieurs forestier?le?principales rivière?qui sillonnent le pays, du sud au nord et de l’est a l’ouest.- Chacune de ces rivières offre des plsiues ma guifiques avec les variétés infinies du leurs buis, de leur?terres et la distribution capricieuse de leurs eaux où souvent le poL-ou abonde Quelles sont belles, ce?terre», qu’elle» son* avantageuses i Eu vain le soleil les illumine de son éblouissante ciarié.ies réchauffe do sa bienfaisante chaleur, en vain les innombrables cours disséminés dans toutes les directions les arrosent et les fertilisent depuis des siècles, elles sont encore, pour la plupart, ensevelies dans la solitude et le silence.Ces forêt-, 'ces collines, ces plaines surabondent d’une gracieuse et luxuriante végétation et, cependant, il faut le dire, elles supc à peu près inconnues K-t-il possible que de si grandes beautés, tant de richesses, du -i précieux trésors soient ici, dans notre patrie, sous nos yeux, à notre portée et que nos campagnes se dépeuplent au profit des villes, quand ce n’est pas au profit des étrangers.Le territoire à défricher dans la province de Québec eût immensément vaste.D’après le publiciste du département des Terres et Forêts, ii y a encore au moins 15,000,000 d’acres qui pourraient être cultivées et qui sont en forêt.ni ifir *1581 Sa Saveur Délicate et sa qualité vériteible, toujours la même, fait que le “Saîada” est le choix de millions de personnes.C’est pourquoi il s’en vend toujours d’avantage., 9*1 f Un pou plus du* la moitié (it* ce vimto territoire su trouve dans le bassin du Suint Laurent, h* reste dans le bausin du Lac Saint .lean et de la Baie d’HmLon et dans les régions du Ternis-cainingue et do l’Abbitibi.2Sfoud a vous donc de la colonisation à faire dans la province de Québec ; nous avons l'es pace voulu pour établir le surplus de nos populations rurales et urbaines et recevoir ceux de no-i compatriotes île la république voisine que les circoustancos incitent à rentrer au foyer cuiudien, Les statistiques olli ciel les nous disent que, chaque année, la province de Québec a un ex- ir-fwïlonaf du Ce ne de ChEîii E CA A TRAVERS wamwiT' SVONtf W1NN QUEB MûflTH V iCTOffl____ seattlé EL: TRAIN DIRECT MATÉRIEL ROULANT EN ACIER LE CONTINENTAL LIMITE Tous les Jours j Montréal à Vancouver et vice x’ersa Départ de Montréal (Gare Bonaventure) 9.OU heures du soir Wagons-panorama, à bibliothèque et compartiments, wagons-lits modernes, wagons-lits touristes, wagon-restaurant, wagons-colons et wagons ordinaires — voie directe.Wagon-lits modéras entre Montréal et North day Tour billets et informations s’adresser i l’agent du chemin de fer National ou Grand Tronc le plus ç; .rapproché waEt-xjgXTxr samEMggaBHBBBCTgg11 Route Pittoresque en Colombie-Anglaise’ 'uj&K?0.A ; illp»e 'mmmm L%.*~.Æ&mm H- %?t ‘fi*: ¦¦ù: A ¦JÈ** wmâ.m m dans co n fri fin wm unpo les Le chemin La ligne du chemin de fer Kettle \ alley, dont on a terminé la com traction il y a à peine quatre ou cinq ans, dessert dans le su J de la Colombie A right bc, la fameuse région fruitière d’Okanagan.où grAce A la clémence de la température et au développement de 1 irrigation, le succès le plus complet est venu couronner les efforts de ceux il y a quelques années, se lancèrent .«üS la culture des arbres fruitiers Les pommes, les poires, les péc.„., „„ les prunes de Penticton ou de Surmner-land sont aujourd'hui connues dans tout le Canada, aux Etats-Unis et plusieurs autres pays, où elles .bij.-nt à propager la réputation fertilité que possède désormais district
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