L'Avenir du Nord, 11 juin 1920, vendredi 11 juin 1920
ÿingt-quatrième année — No.24 Journal hebdomadaire Cinq soutt le numéro Vendredi ii juin 19 m U ORGANE LIBERAL ira DISTRICT di lx mcrr 01 l'ave Nia HT oajç le NVU mIm »toij vraaoK^ esojHm.» uy rity ay i/iuaxmt QV.Abonnement: l'u .[Canada].$2 00 “ “ | Bfcats-Unis].2.50 Strictement payable d’avanoe.Directeur : ¦JULES-EDOUAKl) PREVOST .VA MT-JÉROME Sécrétai he de la rédaction ANDRÉ MAGNANT ( Terrebonne) P.Q.Annonces rrH J»c.la Kguo agate, par insertion.‘ Annonces Wgales : 10 «.ka li^n* âgete, 1ère in-wrtinB ; û*.laaiqfaa, iaaertauns aabaéquentro 1 Le pressoir de l’impôt Le gouvernement gaspille G’est le pauvre qui paye Suite du discours de IV).Jules-Edouard Prévost à la Chambre des comrr|unes -3* *> + * * * •3» 4» -3» *3» -3» -3» * -3* *3» •3* •3* 4» 4* •3* -3- JS.* 4* 4* 4* 4» 4- 4- 4» 4* 4- 4- 4» 4» 4* 4* 4* 4» 4» 4* 4- 4* L’A VENIR Les champs auront des Jleurs rieuses, Même quand nous serons défunts.Je pense aux roses glorieuses Dont je n'aurai pas les parfums.Le monde aura des vierges pures, Aux yeux rêveurs, au front rosé.Je pense aux amantes futures Dont je n'aurai pas les baisers.Les bois auront de verts délires.Des chants de source ou de pinsons ; Et je pense à toutes les lyres Dont je n'aurai pas les chansons.Quand vous charmerez la planète, Vierges, nids, fleurs de l’avenir, llien ne vivra plus du poète, Rien, pas même le souvenir.Pourtant, vies yeux pleurent, candides, Pour vous que je ne dois point voir.Comme si vos germes splendides Venaient in apparaître ce soir.Oui, je vous vois ; oui, je vous aime, O rose du futur été, Car le penseur ardent et blême Vit, en un jour, l'éternité.J'entends votre joyeux vacarme, Oiseaux et lyres de demain, El je dois vivre en une larme Tous les bonheurs du genre humain.Jean RAMEAU 4* 4- 4» 4* 4- 4- 4* 4- 4- 4* 4* 4* 4- 4* 4* 4* * 4- 4* 4- 4* 4* 4- 4* 4* 4* 4- 4» 4- 4* 4* 4» 4* 4* 4* 4* 4“ 4- 4* 4- 4» 4* +++++++ +++ + Chronique d’Ottawa Après avoir dépensé des sommes exugé-l rées pour nous faire participer à la guerre, sans considérer nos moyens, sans Faire l’in-1 veistaire de nos ressources,sans proportion-] ner noire effort guerrier à nos intérêts, à1 notre population et à nos revenus, le gouvernement impérialiste-unioniste, oui administre la chose publique, cherche aujourd'hui l’argent qui lui est nécessaire pour payer sa folle équipée, en chargeant le peuple canadien de nombreux impôts.Après avoir pillé le trésor public pour satisfaire des amis gloutons à l’appétit insatiable, après avoir englouti des sommes considérables dans de scandaleux cou!rais de guerre, véritable gabegie où les partisans de l’uuionisme se sont enrichis en voilant du drapeau britannique leurs contrats véreux, le gouvernement ayant besoin d'ac-croitie son revenu, charge les épaules du contribuable canadien de nouvelles taxes.Après avoir, d’une manière insensée, accru la dette publique, augmenté les intérêts annuels sur la dette de §14,000,000 qu’ils étaient en 1014, à §140,000,000 qu’ils sont aujourd’hui, par leur mauvaise administration et surtout en achetant le Canadien-Nord et le Grand Tronc, compagnies de chemin de fer en banqueroute, le gouvernement crie famine auprès des eito yens du Canada auxquels il demande de plus grands sacrifices chaque année.Après avoir augmenté les dépenses ordinaires d'une façon inconsidérée et imprudente — lesdites dépenses, depuis huit ans, sans parler des dépenses de guerre, dépassant île §529,483,1177 les dépenses ordinaire» dis huit dernières anuées du régime libéral—le gouvernement donne à tout instant un tour de vis au pressoir de l'impôt d'où coule l’or du peuple.Les Canadiens sont généreux, pleins de bonne volonté, animés d’un sain esprit public : ils font et feront leur devoir et obéiront à la loi, quelque dure qu’elle soit.Mais ils ont raison de se plaindre des extravagances de l’administration fédérale, ils ont raison de dire qu'apiès tout, les taxes qui leur sont imposées et qu'ils paieront sont rendues nécessaires bien plus par les scandaleux contrats accordés par le gouvernement, bien plus par les méfaits de son administration malhabile, bien plus par la dilapidation des fonds publics que par les véritables exigences de notre participation à la guerre.Les nouvelles taxes que le gouvernement vient de décréter ne portent pas sur le luxe, comme le proclament les ministres et leurs amis ; tous savent qu’une foule d'articles nécessaires sont atteints par les nouveaux impôts.Au coût actuel de la vie une paire de chaussures de §!)., un complet de §45., une paire de chaussettes de §1., les médicaments brevetés, ne sont pas des choses de luxe et pourtant le gouvernement en accroît le prix par ses nouveaux impôts.Si encore nos administrateurs s'etlor-çaient de diminuer le coût de la vie, mais il n’en font rien.En face de la hausse constante de toutes les choses nécessaires A la vie, nous u hésitons pas à dire qu’il n’existe pas de question plus grave ni de plus pressant péril que la vie chère Les grèves, le mécontentement général, la misère, et bien d autres inconvénients en découlent.D'innombrables fripons s engraissent aux dépens de la communauté.1 faudrait les pincer, les livrer aux rigueurs de la justice, et le gouvernement Borden n’en fait rien Il ne travaille qu’à taxer lu masse du peuple et se garde bien de toucher aux profiteurs.Nous assistons, par exemple, à une hausse injustifiable du sucre.Il y a longtemps que le Dr MrFail, alors qu'il était commissaire du ci ût de la vie, a déclaré que le sucre était soustrait au marché et que ica prix étaient haussés par les combine» et les conspirateurs.Le même Dr Mc-Eail a dénoncé bien il autres accapareurs.Le seul résultat qu’il a obtenu a été d être destitué.Le gouvernement se soucie beaucoup plus de surcharger le consommateur que de taire rendre gorge aux trustarils et aux profiteurs.Pendant l’exercice linancier termine le 31 mars 1919, l'Etat a retiré des douanes 8147,109,187.Qui a payé ces impôts ?ix peuple, le consommateur.Sur les diets de • commerce, les médicaments, il a peiçn SL* 327,103; sur les spiritueux et lo tabac, 821,010,249; les timbres supplémentaire» jjour lettres et cartes-postales, §6,838,-00(1 ; ei toutes ces taxes ont élé payées par le peuple.Ia.'s impôts ainsi prélevés sur la bourse du consommateur aélevent a 9270,620,905.Or, à combien se chitlrcnt les impôts payés par ceux qui détiennent la fortune publique?A §42,319,731 seulement, produit de la taxe sur le revenu et les profits d'affaires Ainsi, pendant que les gros capitalistes, les riches accapareurs ne donnaient au trésor, l’année dernière, que §42.000,000, les consommateurs canadiens y versaient une somme beaucoup plus forte, soit plus de §270,000,000.De cet état de choses qui existe depuis plusieurs années, est résulté la crise de la cherté de la vie.Les capitalistes canadiens sont les maîtres supérieurs de l'administration.Les nouveaux impôts que le gouvernement impose, sont le résultat de sa politique funeste qui se soucie beaucoup plus de protéger les profiteurs que de soulager le peuple du Canada.Le Fi; a NX- Un gouvernement discrédité Extrait ci'un discours de AI.Eernand Rinfret, députe M.Fernand Rinfret, député de Saint-Jacques, (Montréal), et directeur du Canada.s'est conquis une place au premier rang de la députation dès son entrée au Parlement, par des discours aussi remarquables par le fond que par la forme, prononcés avec une élo pience peu commune.M.Rinfret s’exprime en un anglais parfait qui a forcé l’admiration des députés ang'ais eux mêmes.Sur ie budget, le nouveau député de Saint-Jacques a dit des choses qui méritent d’être signalées.Nos lecteurs, nous saurons gré de leur mettre sous les yeux des extraits de ce su-pcibe discours.Voici ce qu’a dit M Rinfret.du gouvernement moribond qui se cramponne au pouvoir : “ Je dis que ce gouvernement n’a pas de mandat pour conduire les affaires du pays.Il a été formé de fragments des deux partis, réunis par des motifs qui, même s’ils étaient sincères, ont depuis longtemps disparu.“ Une population frappée de panique et nourrie de préjugés le soutient.Il a été abandonné depuis par quelques-uns de ses membres les plus en vue et il ne peut trouver dans le peuple l’appui nécessaire à de nouveaux ministres disposés à remplacer ceux qui l’ont déserté.Voyons le gouvernement tel que nous le trouvons, aujour-d’ht i.Nous trouvons le ministre des chemins de fer et canaux auquel, non content de faire perdre au _ c 50 millions de dollars par an en cette capacité, on confie la dépense de 30 millions en qualité de ministre des travaux publics.Nous trouvons le solliciteur général intérimaire, mettant de côté à l’occasion toute question de loi, se chargeant du département de la milice Nous trouvons le président du conseil privé, sans égard aucun pour sa propre sauté politique, chargé de la santé publique du pays.Nous avons le ministre général des postes siégeant au Sénat.-le comprends qo'il m’est défendu de risquer le moindre commentaire à l'adresse d’un honorable se natcur, c’est pourquoi je résumerai mon avis dans une seule phrase qui par elle-mê me est liés éloquente : le directeur général des postes siège au Sénat et nous savons pourquoi.•• Le ministre du travail siège également au Sénat, et lorsque les ouvriers canadiens veulent que leurs plaintes soient entendues, ils doivent les exprimer dans l’enceinte de I autocratique Chambre.Ce gouvernement n’a aucun mandat, mais il a reçu dos avis partiels qui, même pour l'esprit le plus excentrique et le plus illogique, ne sauraient avoir qu'une seule signification.Ce gouvernement a dû consulter le peuple «tans des électi:ns complémentaires et quel resul t.at dans presque tous les cas ?J’ai ici une liste de récentes élections complémentaiie-.Les libéraux ont gagné les comtés île IViu-ce.île Québec-Kit, de Kamourask -i et de Saint-Jacques.Ces élections ont été gagnées soit par acclamation,soit des majorités plus fortes que jamais.Rendant que nous remportions ces victoires, le gouvernement n'a pu gagner que Kingston et \ ic-torio.Il a perdu les mandats de Glengarry, de Stormont, d’Assiniboia, de Carleton (N.R,), d’Outario-Nord et du 1 emiskaming Eu somme, sur onze élections complémentaire», Ce gouvernement n en a gagne que deux ; il ce compte, s'il lui fallait consulter le peuple canadien, aujourd hui, il ne rem ponctaii que trente mandats dans tout le Dominion.Rien d étonnant donc qu’il trouve dans le peuple, cet esprit de defiance et de malaise qui a t manifeste partout, et que mes honorables amis récemment élus out Le gouvernement fuit toujours ses responsabilités.Il a augmenté la dépense publique dans des proportions considérables, indépendamment des dépenses causées par i guéri e.A l’heure même où il prêche l'économie et où il pratique l’extravagance, ie gouv remuent cherche à rejeter sur une uouvelb commission la responsabilité de ses gaspill iges.Le g"U\ rnemeut unioniste porte le poids de l’administration Boideu.Ur, de 1911 à 1919, nous voyons dans les comptes publics que les dépenses ordinaires, pendant ces huit ans, ont dépassé de §529,483.377 les dépenses ordinaires des huit dernières années du régime libéral.Dans le ministère des pêcheries, les dépenses ont augmenté de 21 p.100; daus le ministère des mines, elles ont augmenté de 106 p.100; dans le ministère de l'immigration, qui devrait plutôt s’appeler ie ministère de l’émigration depuis quelques au-nées, les dépenses ont augmenté de 54 p.100 ; dans le ministère des travaux publics, de 110 p.100; dans le ministère des terres, de 372 p.100; dans le ministère de l’accise, de 60 p.100 ; dans le ministère des postes, de 162 p.100 ; et dans le ministère du commerce, “ the last but not the least ”, elles ont augmenté de 1534 p.100.Et c’est en face de ces dépenses extravagantes que le gouvernement cherche encore à éviter ses responsabilités eu voulant créer une commission d’achats qui, dans la pratique, entraverait le complet conttôie des dépenses que cette Chambre doit avoir et conserver, de par la constitution.Le gouvernement fuit encore ses responsabilités en ce qui concerne le tarif douanier.Depuis deux ans, tiraillé en tous sens jet ne sachant que faire, il promet une cum! mission — encore une ! — pour étudier un remaniement probable du tarif et cette J commission, il n’est pas pressé de l'accorder-, il la remet sans cesse d’une année à l’autre.La politique du gouvernement est de favoriser certaines classes au détriment de la masse: Ce principe néfaste se retrouve partout datrs sa conduite.Etudi z le tarif, voy< z d’où le gouvernement lire ses revenus et vous constaterez, que c’est toujours lia masse du peuple qui paye.Les deux sources essentielles de revenus d’un g mvernement sont, d une part, les impôts douaniers ou de consommation, qui, finalement, pèsent sur le peuple des consommateurs; d'autre part, les impôts sur le revenu ou les profits d'affaires, qui atteignent les détenteurs de la fortune publique.Dans le Royaume-Uni, les recettes de l’impôt sur le revenu et sur les propriétés foncières fournissent 80 p.100 des recettes de l'échiquier.Les taxes douanières portant sur la consommation ne figurent que pour 20 p.100 des revenus encaissés par l’Etat.Aux Etats-Unis, l’impôt sur le revenu et celui sur les propriétés représentent 69 p.100 des recettes du pays, tandis que les impôts de consommation résultant (les tarifs douaniers ne forment que 31 p.100 des recettes encaissées.Or, au Canada, nous constatons que 94 p.100 des recettes du trésor »ont fournis par les impôts de consommation et seulement 6 p.100 par les impôts sur le revenu.Le far lean de l’impôt est donc mal réparti.Ailleurs le riche paye plus que le pauvre : ici le pau- constaté, en se rendant ici.Il ne s’agit plus, comme naguère, de faire un choix entre les politiques et des attaches de parti.Dans mainte partie du pays on éprouve b l'égard des hommes publics un sentiment de défiance que cette coalition de 1917 a développée au plus haut point.Elle a donné naissance à un nouveau parti, qui s'est atiiriuë même dans cette Chambre.Nous avons à compter aujourd hui avec un parti qui représente une classe comme nous ivions, en 1917, il compter avec les préjugés de race.Ce nouveau parti a gagné les élections provinciales d'Ontario, où ie libéral était affaibli momentanément par les évolutions et les cibrioles imprévues de certains de ses anciens chef-.Ce nouveau parti a gagné quelques élections fédérales complémentaires : il a fait des efforts considérables dans d’autres circonscriptions C mime la mienne, où un candidat ministériel tout court n'aurait pas obtenu cent voix.Que veut dire cette nouvelle sui ve nance dans le inonde politique ?S _ 'c-ment que le peuple, partout où (’unionisme a fleuri, perd confiance dans les doux ailes vie la coalition Et si l’opposition, dont nous sommes, prend de la force .est pleine dt vie et de promesse, c\st dans la unsure où dès le début, elle a combattu le gouvernement actuel.” vre est plus taxé que le riche, puisque les droits douaniers fournissent 94 p.100 du revenu de l'Etat et que c’est le consommateur, c’est-à-dire le peuple, en lin de compte, qui paie ces droits sous forme d’augmentation dans le coût de la vie.Les libéraux ont donc raison de demander, par l’amendement de l’honorable député de Queens et Shelburne, M.Fielding, des réductions substantielles des fardeaux de l'impôt douanier afin de diminuer le coût très élevé de la vie qui pèse si lourdement sur les masses populaires.Les libéraux sont logiques avec eux-mêmes, quoi qu’on en dise.Ils ont toujours dénoncé la politique de protection exagérée, tout en se montrant soucieux des intérêts de toutes les classes de la population En 1893 comme en 1919, à leurs grandes conventions, ils ont réclamé une saine politique tarifaire.De 1896 à 1911 ils ont mis en pratique leur programme en abaissant le tarif général de près de 20 p.100, en établissant uu tarif de faveur jusqu’à 33 p.100 sur les produits venant de l’Angleterre et ils ont préconisé un traité de réciprocité sur les produits agricoles entre le Canada et les Etats-Unis En 1917, sir Wilfrid Laurier, dans son manifeste au peuple canadien, déclarait ce qui suit : Aucune mesure ne peut être efficace pour la diminution du coût de la vie avant que le tarif des douanes n’ait été réformé et que la charge en ait été enlevée aux dentées sur lesquelles se produisent les profits excessifs, les accaparements et les ententes pour la hausse des prix.”.Je me proposerais, continue-t-il, si l’on me confiait l’administration du pays, de soulager immédiatement l’agriculture de tout ce qui lo gêne eu fait de droits de douane.“ Pour soulager les charges de la production agricole, j’abolirais immédiatement les droits sur les instruments aratoires et !.>s autres nécessités de la culture, comme le demandent les cultivateurs de l’ouest et je tiendrais pour un objet essentiel de mon administration une réforme générale et bien élaborée du tarif visant à aider la production au Canada et à soulager le consommateur canadien.” s;.L'amendement proposé par l'houorab’e M.Fielding est conçu absolument dans le même esprit que celte opinion exprimée par feu sir Wilfrid Lauaier.Il est vrai que le gouvernement aujourd'hui, par la bouche du ministre de l’intérieur.ce ministre à la figure d’ascète, à l’esprit subtil et retors, se vante de tendre à u i abaissement du tarif.Que les temps sont changés I En vérité, le gouvernement, s’il est vrai qu'il prend cette attitude, rend par là et malgré lui hommage à la politique libérale et il admet le bien-fondé de nos critiques contre la protection exagérée.Mais, avec le gouvernement actuel, n ius sommes encore bien loin des réformes que demande le bien être du peuple.Le Canada possède encore le plus haut tarif douanier qui soit dans le monde.Et pourquoi ?puisque nos industries sont plus prospères que jamais.Si je prends les chiffres mêmes cités par l’iiotiorable ministie des finances dans son discours du budget, je vois que le capital employé par nos industries manufacturières, qui n’était que de 165 millions en 1881, s’est accru, en chiffres ronds, comme suit ; En 1891, ce capital s’est accru il 300 millions; en 1901 à 400 millions; en 1911 à 1,200 millions! en 1917 il 2,786 millions.De même les produits des manufactures se sont élevés de 300 millions qu’ils étaient en 1881, à 400 millions en 1891, à 700 millions en 1906.à 1.165 millions en 1911, à 1,400 millions en 1915 et à 3,000 millions en 1 91 7.N’est-il pas temps de protéger à leur tour les consommateurs 1 Notre tarif protecteur peut être abaissé sans compromettre nos industries dont quelques-unes jouissent d’une protection exagérée.Sachons que la moyenne des taxes douanières au Canada est.de §18.45 par tète de notre population, tandis qu’aux Etats-Unis, ce pays protecteur par excellence, que fou nous cite souvent comme modèle à suivre, e s taxes douanières ne sont que de §2.11 par tête.Aussi, les choses nécessaires à la vie y sont-elles beaucoup moins chères qu'au Canada.Le prix des chaussures, par exemple, y est de 30 p.100 plus bas qu'ici.Les libéraux veulent — comme Laurier l'a voulu et pratiqué pendant les quinze années de son administration une politique qui protège tout le monde, et les manufacturiers, les industriels de tous genres, et le consommateur.( à suirro) Ou commence à entrevoir la possibilité de terminer la session avec le mois de juin et les députés mettent les bouchées doubles pour faire adopter les divers projets de loi qui traînent un peu partout.La loi rendant rétroactive la classification des services administratifs est poussée avec une ardeur qui fait voir que les menaces des employés des postes ue seraient pas vaines si le gouvernement oubliait les promesses formelles faites par lui l’an dernier.Une grève postale serait fatale au pays en ce moment et plus encore aux ministres et soutiens divers du gouvernement.Au moment où ces lignes seront lues cette mesure remédiatrice sera probablement adoptée haut la main.Les prévisions budgétaires s'adoptent avec une rapidité sans pareille et les millions se votent avec autant de facilité que s’il s’agissait de trente sous.Nous aurions peut-être cette même facilité et autant de largesse si on nous permettait de manier l’argent des autres, mais nous avons bien plus de précautions et nous sommes davantage circonspects quand il s’agit de nos propres deniers.Notre gouvernement est un gouvernement d’affaires au vrai sens du mot, étant donné que “ les affaires, c’est l’argent des autres O O O Cette semaine, quinzième de la session a eu sa part de rumeurs plus ou moins plausibles touchant le sort probable des ministres qui voient le ministère croufer tout doucement.Selon les plus récentes prédictions, Rowell s’eu va à Washington eu qualité d’ambassadeur en sous-ordre et soumis à l’autorité de sir " Awkward oiu d’avoir de l’expérience, nuis un homme connaissant le bois et la machiuerie aura la préférence.Notre sysièum d'orgmi-atiou est que chacun des principaux contremM je-’ doivent être intéressés daus la compagnie, et former le bureau d’administration.Ix)r-qu en pleine opération nous comptons employer près de 500 mains, composé d hommes, jeunes ou vieux, et de fiiles ou f nimes.Cette demande «j'associe est un magnifique avenir off *rt à ceux uui ont de l’ambition et veulent se lancer dans l’industrie et faire fortune.Cette demande d’associé est sérieuse ; il est ab-olument inutile d’y répondre sans être sérieux et avoir le capi-rai requi* ; l’associé demandé devra fournir de très bonnes références.L’indu-trie promet beaucoup â ceux qui veulent se i éveiller et qui ont de l’ambition.En fai-ant application dolin' z le nom, l'adress**, l’âge et l’occupation.Adressez : A.B.Co., Boite 662, Bureau de Poste, Montréal.— Vous qui aimpz l’odeur suave d’un p,e-fura délicat, pourquoi ti’aehet» z vous , a -, ]e “ Frisson d'amour le *' Rêve de beauté’’, le “ Sympathie ”, Tous ces pat futn», si liautem-nt prisés des élégantes, sout en vente à la librairie Prévost.Uqe institution rationale en pleine prospérité * « ¦ 1 C’est la Crisse Nationale d’Econome ; UH9 a consacré définitivement sa bonne renommée-les quelques onze cents pensionnaires qui se sout partagé la somme de S101.101 09 eu rente», sont là pour témoigner desjbénéfices et des garanties offertes.Et pourtant, plusieurs d’entre eux ignorent encore que 1920 leur apportera -315.000 00 de plus en pensions auttuellej que l’année précédente.N’est-ce pas la meilleure pteuve que la Caisse Nationale, scrupuleusement administrée, ne cesse de se développer et de faire fructifier ses immenses capitaux?Le capital intangible de -32.000 000.00 à la fin de 1919.augmente constamment, les comptables annoncent qu’il atteindra 32 500.000 00 en décembre 1920; ant-ant do sujets pout les ‘ociétaites de s’en réjouir, cette fortune leur appartenant en propre.M.ALLER r T11INEL, représentant de la Caisse Nationale n Economie, 73 kce Sainte Viriîisik Saint Jérôme, B Q j\ ^ BN DRE.—L ne couchette simple ; blanc émail ; avec sommier.S'adresser au but eau de l’A venir du Nord.La bonne renommée PILULES ROUGES Dyspepsie nerveuse A l’âge de quatorze ans ma mère me fit prendre des Pilules Rouges parce que je souffrais de grande faiblesse, que ma digestion était mauvaise, que j'avais de gros maux de tête, des gonflements, que j’étais nerveuse et que je dormais peu- On appelait mon cas “ dyspepsie nerveuse”.Ma santé s’est remise complètement et je suis la petite mère la plus heureuse et la mieux portante.Mes deux enfants sont gras et en bonne santé.Je fais tout mon ouvrage de maison sans aucune fatigue et si je jouis maintenant d’une bonne santé je sais que je le dois aux Pilules Rouges.—Mme Léo Gadoua, 15, rue Kemsen,Cohoes,N.-Y.Accident Fâcheux Après une forte grippe, alors que je m’attendais à une prochaine maternité, je fus d’une faiblesse si grande que mon médecin désespérait presque de mon cas.Je toussais nuit et jour et les points m’étouffaient; aussi l’accident redouté arriva et me mit dans un état que je ne saurais décrire.Dans ma famille on s’était déjà servi des Pilules Rouges avec succès.Je décidai moi-même d’en prendre.Je leur dois le retour de mes forces.—Mme J.-B.Chayer, 15, rue Huron, Montréal.Rendue très faible par la grippe Faiblesse, Maternité redoutée Quelques mois avant la naissance de mon dernier enfant, j’avais à peine la force de faire un peu de mon ménage et les douleurs de dos et de reins m’incommodaient beaucoup.Je perdais l’appétit et la faiblesse me donnait souvent rnal à la tête.On m’enseigna lesPilules Rouges qui eurent vite augmenté mes forces et ce que je ressentais de mal disparut.Tout alla bien par la suite, Mme Fred.Caron, Cap de la Madeleine, P.Q.La grippe espagnole dont i je fus atteinte m’avait laissée avec des maux d'estomac, de reins, de tête et très nerveuse.On appelait mon cas “débi-| lité généralé." Des femmes, qui voyaient mon état pitoyable, me conseillèrent les Pilules Rouges que j’ai prises.Je suis maintenant bien portante, grâce à leurs bons effets, j Aussi je les conseille à mon I tour comme souveraines pour les femmes faibles et souffrantes.Mme Béatrice Avard, 22 Doodge, Lowell, Mass.FAIBLESSE, DOULEURS DE TOUTES SORTES Mme ERNEST CHARETTE gffla wm '¦FM RVIT#; mi à Les Pilules Rouges étaient le remède favori de ma mère et c’est elle qui me les a recommandées.Elles m’ont guérie de faiblesse générale, de mauvaise circulation, de douleurs internes et de toutes sortes de malaises.J’avais commencé à travailler trop jeune et la solide constitution que je paraissais avoir n’avait cependant pu soutenir.Aujourd'hui que j ai le moyen de me refaire rapidement des forces nouvelles par l’emploi des Pilules Rouges, je me propose bien d’en prendre avant de me laisser abattre pour que l’anémie ne m’atteigne pas.-Mrne Ernest Charette, 1.rue Congress Cohoes, N.-Y.* ’ Anémique et chétive Avant mon mariage, j'étais anémique et si chétive que I on aurait dit que je n’avais pas une goutte de sang.Pendant deux ans, ma famille eut des craintes.J’avais dépéri et il me restait juste la force de marcher.Si je montais un escalier, j’étais prise de palpitations et obligée de me reposer.Tous les membres me faisaient mal.Un jour, mon médecin me conseilla de prendre des Pilules Rouges et ce fut ce qui me fit le plus de bien.Dans un an je me suis fait une bonne santé que j'ai conservée et dont je jouis encore aujourd'hui.—Mme Jos.Mercier, 211, rue Prince-Edouard, St-Roch, Québec.Faiblesse extrême Deux maladies prématurées, à quelques mois d'intervalle seulement, m’avaient extrêmement affaiblie et avaient jeté le désordre dans tout mon système.Mauvaise digestion, constipation, maux de tête, vertiges, insomnies, voilà ce que j’avais à souffrir.J’étais depuis quatre mois dans cet état lorsque je décidai de prendre les Pilules Rouges sur les instances d'une voisine qui avait été guérie par ce remède.J’en prends depuis deux mois seulement et déjà je me sens | bien.Madame M.Houle,10, | rue Lévis, Québec.CONSULTATIONS GRATUITES ou No 274 rue St-Denis, Montréal, tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin à 8 heures du soir.Les femmes malades, qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.des t R°’^ 8001 eri vc,ll« tous h» marchands do romè- Unis 1Z eH Cnvcyons nU“si par la poste, au Canada et aux Etats-Un‘"' 8Ur rét*Pt,on Pnx, 50c une boite, $2.50 six boites.QVïï' ïnTJcn 1 ®tro adressées : COMPAGNIE CHIMI- QUE FRANCO-AMÉRICAINE, limitée, 274 rue St-Denis, Montréal.J-TJ» L'AVENIR DO NORD— II JUIN 1920 Pages oiibl ides Saint-Jérôme autrefois (Suite ) | ;l 1 s eut la.savane où, avec mes frères, j’ai, luis tendre des collets aux lièvres dont les civets étaient si parfumés.Eps perdrix étaient abondantes alors dans nos grandes savanes et elles ont bien souvent servi de point de mire à mon vieux fusil qui m’a tant fait manquer de bous coups.Nous faisions lus hommes et surtout les commerçants.Nous nous fabriquions de petites voilures auxquelles s’attelait l’un de uous et nous allions, l’hiver, an bois chercher notre gibier et, l’été, glaner dans la prairie, îious érigions un comptoir et, chacun son tour, nous faisions le marchand.Nous fabriquions même de lu fausse monnaio pour payer une chaig« d’herbe d’une botte de grosseur, une peau de lièvre, un quartier d’écureuil.A trente ans dt distance je me rappelle l’odeur des foins et In goût des fruits sauvages qui bordaient les haies.Que de papillons n’ai-je pas empoignés dans ces champs où se fait entendre le s.fil t de , la manufacture Holland! Combien d’oiseaux riai-jo pas emprisonnés pour leui prodiguer mes soins dont ils sont souvent morts ! Je tu’en suis même confessé tant ma mère m’en faisait des reproches.Ah ! me, mère ! A chaque pas j’entends sa voix, je sens 8a main qui me soutient.Je la vois nous conduisant, le soir, au pied de la grande cioix de bois qui s’élevait à Is fourth t des trois chemins et devant laquelle s’sriètaient les convois funèbres pour réc ter le De profundis.Tout me paile d’elle : et le chemin par où elle me conduisait à l’église, et la salle où elle déposait les roses doubles du jardin, et le salon où nous récitions la prière en famille, et la chambre où je la vis rendre son aine au Dieu qu’elle nous avait appris à aimer.Aujourd'hui cette maison est vide Mon père, qui a arrosé le champ de set sueurs, après avoir quitté le commerce, y est mort ; mes sœurs s’en étaient alors éloignées pour se marier ; mes itérés ont comme moi leurs affaires ailleurs.Pourquoi ne garde-t-ou pas le bien paternel tù l'on puisse de temps à autre aller se nourrir des souvenirs si doux aux gens de cœur 1 J'aurais aimé à revoir au village la maison d’école où un maître m'apprit les grosses lettres et le petit catéchisme.J’y aurais peut ôlre reconnu la table marquée de la pointe de mon canif et le martinet du père Mathieu.Tout ça s’est effacé au sotdi • du progrès.Je vois bien le site i-ù s’élevait la maison if’école, la côte où nous déchirions nos pantalon-, la tiiière où nous trébuchions sur nos patins, triais l’école n’y est j lus.C’est a peiue si quelques citoyens testent pour me dire que je ne suis pas trop vieux.La plupart sont partis, ceux qui vivent encore sont courbés vers la tombe Et la génération qui pousse ne me connaît que de loin.Pourtant l'église où j’ai fait ma première communion existe encore ; la sacristie où j’ai souvent servi la messe esljla u finie ; le pie by ère où ont vécu et le révérend M.I! y b • qui ni’a baptisé, et le révérend Al.Thibault qui m’a fait faire ma première communion, et le révérend M.iiiunet qui a enterré ma mère, et le révérend Al Gtoulx, qui a marié mon f ère, et le révérend M.Graton qui a enterré mon père.C'est à l’église, autour de l’église, au presbytère, que se concentre la vie du passé.Que ne peuvent-ils toujours exister ces monuments pieux qui rappellent à l'âge mùr tant de dou ces émotions et à la vieillesse tant de choses du passé! Aussi les puroissieus devraient-ils s’ef forcer, quand ils La issent des églises ou des dépendances curiales, de les construire solides, fortes, et d’adopter des plans de monuments qu’ils pourront agrandir sans jamais les détruire.C’est, d’ailleurs, le symbole de la religion implantée dans le sol qui répète à nos arrière-petits-enfants que nous étions catholiques et qui loi r recommande de l’être ; c’est l’ai bre de la famille religieuse chargé des souvenirs d’autrefois et qui fait cnlendte aux générations la grande voix do l’espérance.Aujourd hui les hommes de profession d'il y a trente nns sont presque tous pat lis.i-e premier notaire qui s’est établi à Saint-Jérôme est M.André Bombard Lavallée.Ce btave AI Lavallée était venu jeune s'établir à Saint-Jé-tù il épousa uue dt ntoiselle Testait! de Monti-gny 11 fut agent des terres de la couronne, et dans le but de promouvoir les intéièls de la colonisation, il avait été s’établir à Sainte-Adèle où il avait une ferme qu'il faisait cultiver avt c beaucoup d’art.Je vois encore sa maison peinte eu blanc, la plus voisine de l’ég'iso et devant laquelle sont de gtos érables qu i! avait transportés sur son dos, il y a quarante ans, 1.0 lieutenant-colonel Lavallée est venu finir sos jours à Saint Jérôme qu’il avait tant aimé et où demeurait sa vieille mère, née Duchesneau.Elle l’a suivi peu après daus le tombeau.Des anciens m taircs de l’endroit il no reste plus quo M.Melchior Prévost qui pratique encore sa profession, fia femme, fille du distingué Dr I.abrie, de Saint-Euslach", est décédée, ces années dernières.Un autre notaire vient do s’étc iudre dernièrement à la fleur de 1 Age : M.II rvieux avait été législateur, directeur du cadastre et inspecteur des bureaux d’enregistrement.Il avait épousé uue ties filles du Dr Lath due, rie .Sainte-Adèle.L'honorable M J.-B.Iafobvre de Vjllemure, au si notaire, qui avait pris un j"ti-he associe, M Pépin, est.aussi décédé.Ii avait épousé en premières noces une demoiselle le**-tard tfe Monttgnv et eei secondes Mlle latupret qui lui survit.Al.I.de G Lat battu , aus-i notaire, est régistrat» ur du comté.Lo premier médecin établi n Siint-Jeiôme fut.le Dr L.*E Larocque, fiète dt' Mgr Larocque, évêque de Grationapoli- Lo Dr Larocque avait épousé une demoiselle 'I « tard de Aionti gny 11 vint s’établir à AL.ltlréa! ou il moût ut il y a quelque vingt ans la: Dr J.-E.l’tévost, succe- si ventent en société avec ses fils Coytenx et Guillaume, s est partagé la clientèle du Dr Larocque avec le Dr tie Alartigny.Les docteurs Mtysan et l‘uur-nier y ont exercé la profession d’Esculapo ot le I).' Labelle y est, décédé.Quant aux avocats, ils y sont depuis une date ttsst7.récente.Al.Piliatrault y a pratiqué pendant quelque temps.Al.dis de Montigny, aujourd’hui protonotairo du district de Terrebonne, s'y est établi en permanence le premier.Aujourd 'hui, Al AI.Boisseau < t.Nantel y txei-cent avec honneur la noble profession.U»1 dei-ttior est représentant du comté de Ierrelsmne à la législature provinciale.Il publie Le Sorti qui, avec Le National, édité par A1- Morissotte, se partage les faveurs ries lecteurs.Tarn mari hands y sont » .nombreux et font des n flaires considérsbles avec les gens de !n localité et des environ» Le genro do commerce est aussi changé.Autrefois ou vendait beaucoup à délit, et, il fuit le dire, ce fut la ruine de plusieurs habitant .11 y a un adage américain : " Qui s’endette s'enrichit.” v>ui, quhud ou s'endette d'une manière talionuelle, Négligence coûteuse A s'exposer inutilement au froid et i,! kurr»l/-7 vous vous “sontôt aussi IJ U Lin Cl éveillé qu’un hibou” et “endormi comme une taupe” le jour, vous avez certainement besoin des L’îiutoîntoxi-cation causée par l'élimination imparfaite des poisons provenant des alimenta, est une mulâtres commune.Les PiluTcs Beerham la guérissent.Se vendent plus que tout autre remède dans le monde entier En bottes, 25c., 50c.(riLULES BEECHAMi 24 IW/UV71-/ (TABLiHTTES) Nettoie l’intestin paresseux et combat la CONSTIPATION Cause de maux de tête, mauvaise digestion, manque d'appétit, torpeur du foie, etc., etc.V En vente partout 25 sous la boita, aix boites pour $1.25.Envoyé par U msllt par la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE limitée, 274, rue St-Deals Montréal.EClie Meunier MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures Huis de charpente.Bois préparé Tournage, Découpage, etc.Ancienne manuf.Limoges, près du moulin a farine Jules Drouin SAINT-JEROME Conservez des œufs pour l’hiver Comment conserver les oeuf, ?Voilà une question qui iutéresse les ménagère».Il y a plusieurs procédés eu usage : le "Water Glass*', ou silicate de sodium soluble ; l’eau de chaux, etc.Alais le plus recommandable, comme le plus simple et d’emploi plus facile, est certainement I» " Combiné Barrai ”, qui se présente sous la forme d’un disque solide de *ix centimètres de diamètre et contiluc une doœ pour 100 œufs.Les '• Combinés Barrai" ae vendent par étuis do cinq, propres à traiter 500 œufs, ou à l’unité.Ftère Wilfrid, Régisseur, La Trappe Oka.J-’rix un Combiné : 50 cents, an étui de cinq Combinés $2 00 par la malle.Circulaire gratis.Octavien Rolland, boîte Postale 2363 Alon-tréal.Dépôt a Saint-Jérôme pour le gros et le détail chez P.Simard, Epicier.diaries Larin Peintre - Décorateur Entrepreneur général Téléphone St.I-ouis 2291 166, rue Christophe-Colomb, MONTREAL Le Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor pour le commeil, la dentition, contre les coliques, la diarrhée, et pour tous les besoins des bébés e,t des enfants.Demandez-le toujours.En vente partout et au dépôt, :s09 rue Saint-Denis.Montréal.AVIS TRES IMPORTANT Los créanciers et déposants de la CAISSE D’ECONOMIE des CANTONS du NORD sont invités à une assemblé", qui aura lieu à Saint-Jérôme, le samedi 12 juin prochain, à une heure do l’après-midi, dans la salle G ri-grion.Cette assemblée est convoquée par un groupe de déposants et créanciers de la Caisse d 'Economic.The original and first colored varnish ever produced.Has given complete satisfaction for over 34 years.A strictly high-grade transparent varnish for finishing Floors Furniture and Interior Woodwork Prepared in natural varnish, also with stain combined, giving beautiful imitations of all the hard woods, such as Charry.Walnut, Mahogany, Lt.Oak, Dk.Oak, Goldan Oak.Rosewood, ate.Shows the grain of the wood IT IS TOÜGH—WATERPROOF—DURABLE CARMOTE FLOOR VARNISH v Ij a wonderful finish for Floors, Chairs, Tables, Window Sashes, Book-cases, Desks and all interior wood-work Ask for Color Card Sold By S.-G.Laviolette, Limitée L’HIVER A PARIS .^ i: : , .: \ - - , - i .».KL • • - , *' •*>> at?l Arcoi/xrfsr or c.p.r T.e Canada n’a pa* le monopole de» épaisse*bordées de neige.Ces canons allemxrftU alignés dan» la cour des Invalides f Paris, rappellent sous leur toilette hibernale, la fameuse autant qus désastre ne retraite de Russie, au cours de loque'!* lut perdu dona lea steppos inuetuM ôa l’empire de* taora, tout le matériel d'une armée qui devait eobevor la coa ,èUe 49 XSessHk - - -*¦* * 7255 A>r>\ Draw ie;r: aeagr 'jr.V'M.Mr Me STiS» jwiii S« S J* T: ESS i'A-S ¦' îp&fc CW •trr^rrnfjr’r «I, fAt«^ nt.»r • ’.S"* .i, 'irf^fn »T* Auil SJP HsmsW ;î::::::: ::::i:;:::ï:i::::! •'.» îîïîîîîî:: .¦ ¦ m* r 'A *• f .ScQ&tl^ MTABAÇ^A CHÏCtÜER / 1 NEf GRANDEUR-15 CENTIN5 Sfc.fOWdT ?*0 A Ô._-r SsâÊA* ii —
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