L'Avenir du Nord, 19 mai 1916, vendredi 19 mai 1916
IVingrtifemc nnnde —» No.30 Journal hebdomadaire —- Deux sous le numéro V Y.Vendredi, 19 mai 1916 Wmm I W ^ ORGANE LIBERAL w DISTRICT oiTERREBONNE.** ___ Li WOT (?, CAVÏNI* KiT DAKS LI PtUPlt m1«I «ovs vdirokj sir &*> y uujrjlkt (A- 3±>ICrK_) J LHEiŸtEHL.Abonnement: 77.» ^Canada].§1.00 “ “ | Etats-Unis].1.50 _ Strictement payable d’avance.| Mr.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : lie.la ligno agate, par insertion.A« no sees légales : 10 c.la ligne agate, 1ère £ ; - -ft- insoi taon ; fie.la ligne, insertions subséquentes.~ -3B ir ¦ GOUVERNEMENT G0U1N MAINTENU AU POUVOIR Le triomphe du gouvernement libéral est commencé 21 LIBERAUX ELUS RAR ACCLAMATION Le comté de Terreborjrje comprendra ses intérêts et élira IVj.Athanase David, le candidat du gouvernement Il est cei tain que le gouvernement Gouin aura une majorité définitive au moins aussi forte qu'avânt les élections.Les 21 libéraux élus lundi assurent dès maintenant le pouvoir au gouvernement libéral.En élisant un adveisaire du gouvernement, le comté de Terrebonne compromettrait ses plus grands intérêts.En votant pour M.Athanase David, les électeurs du comté de Terrebonne se donneront comme dé.puté un ami du gouvernement dont ils ont tant besoin, ils auront enfin l’intermédiaire qui sera seul capable de leur obtenir ce qu'il faut au comté en général et à chaque paroisse en particulier.Que les électeurs votent donc sans hésiter pour le candidat du gouvernement.Qu'ils repoussent l’esprit de parti, les eabaleurs salariés, les corrupteurs et les exploiteurs pour considérer surtout et avant tout leur devoir et leurs intérêts.Voter pour David, c'est voter pour les intérêts tie la enimi sation dans le Nord.Voter pour David, c’est assurer au comté de Terrebonne une école normale, c’est favoriser toutes nos municipalités scolaires de généreux octrois pour les maisons d’écoles et les académies.Voter pour David, c’est garantir de bons chemins là où il en faut, les ponts en fer qui nous sont nécessaires: c'est doter notre beau et vaste comté d’une route nationale de Montréal au sommet des Lan* rentides.Voter pour David, c'est travailler dans l'intérêt tie nos agriculteurs, de notre société d’agriculture, de nos cercles agricoles ; c’est assurer enfin la construction d’édifices convenables pour nos expositions agricoles.Voter pour David, c’est faire disparaître les péages du pont Préfontaine-Prévost entre Terrebonne et Saint-Franco is de Sales, du pont Jones entre Sainte-Thérèse et Sainte-Rose.Voter pour David, c’est nous donner à tous, libéraux et conservateurs, un ami.un représentant capable de nous obtenir du gouvernement Gouin les services et les faveurs dont notre comté, chaque paroisse du comte et chaque citoyen de c aque paroisse auront besoin.Voter pour de Martigny, c’est voter contre tout cela.Les électeurs do Terrebonne sont trop intelligents pour ne pas comprendre qu’ils doivent voter pour ! M.David, le candidat libéral, l'ami du «gouvernement Gouin qui est certain du pouvoir pour les cinq an! , .nees a venir.Par notre vote en faveur de David, disons au gouvernement Gouin que nous avons confiance en lui et il saura le reconnaître.ELECTEURS DE TERREBONNE LIBERAUX ET CONSERVATEURS VOTEZ GOR/IME OEGS : Le programme libéral Au moment où la campagne «Mectornlo tire à hh fin, il ent Ixm Ho remettre sou* Ion yeux Ho*» élftcteuis Ho co district lo programme du gouvernement libéral pour l’administration d**H affaire».Ce programme, tracé or) 1005 lore rie l’artivéo au pouvoir de »ir Jxmier Gouin, r„'vtat exécuté article par article ainsi que chacun pourra lo constater.C'est d’aprè* ce programme que l'on doit apprécier la valeur de l’administration actuelle de Québec.Lt.nous navon» q-to 11» électeurs du comté de Lerre-bonne sauront le faire avec intelligence comme toujours.1 — Equilibre du budg» t Sir l-orner Gouin l’a réalisé et au-delà, puisque, depuis dix ans, ces budgets ont des excédents de recettes considérables.2 — Vigilance dans la perception des revenus.C'est ainsi qu’d a réussi À augmenter les recettes du trésor, notamment en co qui concerne le domaine provincial.3 — Accroi-scmi nt dos recettes.C’est le corollaire de l’article précédent, avec indication spéciale de» recette» du domaine public et du rajustement du subside fédéral.4 — Développement de l’instruction primaire.Ce fut l’un de se» premiers soucis et 1 histoire ?! » MMMMttt* MMM MMM La politique des bons chemins inauguré par le gouvernement Gouin Le Motor Mac/usine, publié à Toronto, dans son numéro de mars 191(5, page 23, disait entre autres choses, ceci : “ Au Canada, il faut reconnaître que la province de Québec est en tête de l'amélioration des chemins.On y a fait des progrès substantiels, et il en résulte un bénéfice très clairement manifesté.11 y a maintenant, pratiquement, une bonne artère ininterrompue entre la frontière des Etats-Unis et Montréal, et ensuite jusqu’à Que-, bee et au-delà, co qui fournit aux touristes américains une belle occasion de visiter un pays d’un grand intérêt historique et qui attire beaueoups les voyageurs.On peut facilement s’imaginer ce que cela signifiera pour les districts tributaires de ces routes.Evidemment, les effets s'en font déjà sentir Le Québec rural n’a pas été généralement c insuléré comme représentant l'élément le plus progressif du Dominion.Cependant, sa population a saisi et mesuré assez rapidement les avantages probables que ces grandes routes procurent aux districts quelles traversent.Tout le long de l’ai tère principale, des améliorations remai quables ont été faites aux propriétés, qe indiquent une tendance à suivre le progrèi et les municipalités, de leur côté, font de efforts constants pour améliorer les chc mins qui aboutissent aux grandes routes afin que celles-ci puissent donner leu maximum de bons résultats.Si nous je tous un coup d’œil sur les statistiques d département de la voirie, nous voyons qn pas moins de 4-76 municipalités ont «de règlements en vigueur, ce qui veut dir que de 17,000 il 18,000 milles de chemin sont entretenus régulièrement sous soi contrôle ”.Nouvelles statues au parlement de Québec Le sculpteur Laliberté, de Montréal, livré, le 10 mai, au gouvernement provi cial les statues en bronze de Talon et Dorchester qui avaient été commandées, y a deux ans, par le ministère dis trava publics de la province pour décorer la I «pi'le des édifices du gouvernement.Ces statues mesurent 8 pieds de haute et pèseut respectivement 1,400 et 1,2 livres.Elles ont été conlées à Montréal sont les premières de cette envergure fai au Canada. L'AVENIR DD NORD La prohibition en Russie Un autre coup mortel a été porté à l'ivrognerie par lea médecins militaires russes, qui ont envoyé le rapport suivant à l’Académie de Médecine do Paris sur la condition de l’armée russe depuis qu’il ne s’y consomme plus d’alcool : “ Depuis qu’il ne prend plus de poison alcoolique, le vigoureux paysan russe est capable d’endurer les pénibles privations et les souffrances les plus grandes.Il a été vacciné contre le typhus, le choléra, la variole, sans aucun mauvais effet sur sa santé.Le gain réalisé ainsi par toute l’armée russe est énorme, et il eut été impossible de l’obtenir si l’on n’avait d’abord extirpé le mal du “ vodka •• Les conseils municipaux d’un grand nombre de villes et de villages ont demandé au gouvernement de passer des règlements très stricts au sujet de la question des liqueurs dans la vie civile.Ils affirment que le contrôle assumé par le gouvernement à ce sujet a déjà produit des résultats économiques merveilleux ” Des renégats La société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a adressé, le 11 niai, la lettre suivante aux trois ministres canadiens-Français du cabinet Borden : les honorables Casgrain, Blondiu et Patenaude : M.le ministre, La société Saint- J cnn-Baptiste de Montréal espère qne vous mettri-z en jeu toute l’intluen-ce dont vous disposez comme représentant des Canadiens-français dans le ministère pour que le débat qui se déroule présentement au parlement fédéral et qui touche aux intérêts vitaux des Canadiens-français, serve à faire reconnaître les droits incontestables de la langue française en ce.pays.Le président général Le secrétaire général.Victor Morin.Jkak Baptiste Lagacé.Les ministres u’en ont pas moins voté comme un seul homme contre l’ordre du jour favorable à nos compatriotes que le gouvernement d’Ontario persécute.Quelle différence enlre l’attitude de ccs renégats et celle de sir Wilfrid Laurier ! M.Gédéorj Rochon dans une mauvaise posture M.Paul Emile Lamarche, député nationaliste de Nicolet au parlement d’Ottawa, est venu donner «on appui à M Athanase David, candidat libérai, le jour de l’appel nominal.Dans un cinglant discours, il a reproché à M Gédéon Rochon, député fédéral du comté de Terrebonne, d’avoir déserté son devoir et de n’avoir pas été à sou siège pour voter en faveur de l’ordre du jour demandant au gouvernement d Ontario de.reconnaître les droits incontestables de la langue français eu ce psys.M.(Jédéon Rochon était présent à l’assemblée, sur l’estrade même d< « orateurs, et il a subi l’avalanche des reproi lies de AL Paul-Emile Lamarche sans essayer de se disculper M.Gédéon Rochon, qui est député, s'est lai-sé accuser devant 1,000 de ses électeurs, liant tribunal dont il relève, et il n'a pas tenté le moindre effort pour répliquer et plaider sa cause.On a dit qu’en politique, il fallait avaler des crapauds et des couleuvres, mai», lundi dernier, c’est un boa que M.Rochon a avalé non pas sans sourciller mais sans protester.Eu vélin-, M.Gédéon Rochon a eu tort de se déclarer, dans une assemblée précédente, indifférent » i cause de nos compatriotes de l’Ontario que l'on vr ut priver du droit d’apprendre le français dan» leurs école», il a eu tort de rester ici pour caboter les électeurs du comté de Terrebonne plutôt que de s’être rendu au parlement d Ottawa pour y remplir sou devoir de député et de canadien français ; il a ou tort de ne pas avoir ouvert la bouche, a l'assemblée de lundi dernier où il a été formellement accusé d'avoir foulé aux pieds son devoir Les électeurs en concluront que ces accusations sont fondées et ils jugeront M.Rochon indigne de leur confiance.•* Les Annales ” Il faut lire, il faut méditer la belle leçon que Al.Louis Barthou donne aux jeunes Français dans sa dernière chronique des Annales: l'Ecole du Front, il faut goûter aussi, dans le même numéro de la vaillante revup, les judicieuses réflextioD8 du Bonhomme Chiysale sur le commandement, les maternels conseils d’Yvonne Sarcey aux jeunes filles, les réconfortantes impressions de guerre de Maurice Bariès, Alfred Capus, Emile Faguet, René Bazin, Adolphe Brisson, etc ; les vibrants poèmes d’André Ri-voire, Louis Payen, Lucien Cressonnois, André Moièzy-Eon; les notes ou fantaisies d’actualité de Keigines.Gabriel Timmoir, etc., sans pari os des exellentes compositions artistiques et des photographies curieuses ou émouvantes qui illustrent toujonrs un texte d’impeccable tenue littéraire et de liante portée, patriotique M.de Martigny a lie au faire valoir qu’il habite St-Jcrômc, s’il citait élu, il n’en serait pas moins dans les froides régions de l’opposition.Que pourrait-il faire alors pour le comté de Terrebonne ?Echos de la lutte électorale M.André Fauteux a désappointé ses meil leurs amis à rassemblée de lundi dernier.M.Arthur Sauvé a fait rire de lui quand il a dit que M.Jules-Edouard Prévost appuyait le gouvernement Gouin parce que celui-ci alimentait L’Avenir dp Nord.Rien n’est plus faux ni plus ridicule.Ce pauvre M.Sauvé, comme tous les conservateurs chez qui l’appétit domine la pensée, ne peut se figurer que l’on puisse avoir des convictions politiques désintéressées.Pourquoi, diantre, juge-t-il toujours les autres d’après lui-même ?M.Camille de Martigny ne nous a jamais paru plus mal à l’aise pour critiquer le gouvernement Gouin qu’à l’assemblée de lundi dernier.M.de Martigny était plus éloquent quand il dénonçait M.Jean Prévost en 11112.¦ Les conservateurs cherchent il intimider les électeurs par toutes sortes de moyens.Nous pariions, la semaine dernière, du lègue de la terreur •• et c’est bien cela.Un électeur se rebiffe.dans une assemblée publique parce qu’il est insulté parles insinuations malveillantes d'un orateur; vite M.Gédéon Rochon fait écrire à la compagnie de cet électeur pour qu'on enchaîne sa liberté ou qu’un le destitue.Un autre citoyen est accusé d’avoir applaudi un oraieur libéral (quel crime !).Vite on menace de! destituer le père de ce citoyen qui occupe un poste sous le contrôle du gouvernement bleu d'Ottawa.Une dame ose-t-elle manifester son approbation pendant le discours d'un liliéral.vite on répand ie bruit que la famille de son mari le payera cher, parce que cette famille reçoit le patronage du gouvernement fédéral.Et c'est ainsi sur toute la ligne.Ge procédé tyrannique éctetue et révolte non seulement les liliéraux mais un grand nombre de conservateurs qui ne se gênent pas pour le dire.Dans sa réplique de lundi dernier, M.de Mar-tïgny.a reproché, à M.Jules-Edouard Prévost, d’avoir blâmé les taxes de guerre.M.de Martigny a mal compris M.Prévost.Celui-ci, dans son discours, a répondu aux conservateurs qui vont criant à tous les échos que le peuple est surchargé de taxes par le gouvernement provincial.M.Prévost a nié qu’il en fut ainsi et il a demandé aux électeurs s’il n’était pas vrai que les taxes de guerre n’étaient pas plus louides pour eux que les impôts provinciaux ?Certainement oui.Constater ce fait ce il’était pas condamner les taxes de guerre mais faire ressortir que les impôts du gouvernement de Québec n’écrasent personne.Ajoutons que les revenus provenant des licences provinciales sont employés à des œuvres d’utilité publique, tandis que les taxes de guerre ne peuvent sullire à combler les délicics et â compenser les millions gaspillés à Ottawa, par les amis du gouvernement.On connait les honteux gaspillages îles con-Li ats de guerre.CHRONIQUE Le comté de Terrebonne est orphelin depuis trop longtemps.Votez pour David qui verra aux besoins du comté et y pourvoira mieux que M.de Martigny, un adversaire du gouvernement.La Maîtrise de la Mer On ne saurait trop insister sur l’importance capitale, dnus la guerre mondiale, de la domination des Océans que nous possédons avec l’Angleterre et nos autres alliés.Nous détenons ainsi un gage d’une énorme valeur et la plus grande des surfaces sur la terre, sans possibilité pour l’ennemi de prendre jamais l’avantage de ce vaste domaine maritime, dont le îôle est devenu prépondérant pour la vie des peuples.Pour établir que les Alliés ont la maîtrise de la met, il suffit de faire le bilan des forces navales de« deux coalisons.I,es Alliés ont environ 120 cuirassés d’escadre ou >• croiseurs de combat > » Quand l'Allemagne arracha l’Ai-aee et !» Lorraine à la France, elle alla plus loin avec ses nouveaux sujets conquis, elle osa dire : " Vous ne parlerez plus votre langue." “ L’Angleterre fêtait elle dire en ce moment par une de ses succursales: •• Canadiens-français, vous ne parlerrz plus votre langue ï t •i Quand la Russie a voulu une fois incorporer dans son gram! empire toutes les provinces baltiques, uu tant «oit peu teutounes, elle fit quoil Table rase de la langue a demande.— » Désormais on parlera “ russe *' chez nous, h dit le Czar.>' L’Ang ais et l’Américain vont plus loin, eux, ils disent : non seulement on-parlera l’anglais chez nous, mais dans quelques années on ne parlera que l’anglais dans l'univers entier." Or ils oublient que c’est arracher le cœur d'un peuple que de supprimer »a langue.Et arracher le cœur à une nation—quand elle mérite ce titre—est une chose totalement impossible ! » Mais tous ne pi nsent pas ainsi.l.e Home Library, un journal américain, di-ait dernièrement ; •• Il est d’une importance vitale pour tout e monde d'étudier et de couiisi re la langue française." Sans parler des richesses de la lit.érature française et du piaisir que fournit â l’esprit une lecture intelligente des uuvrag*-» des auteurs qui l’ont créée, l*s avantage» pratiques que donne la connaissance de la " langue de la diplomatie 'i sont une raison plus que suffisante pour engager toute personne instruite à se la rendre familière.» Il est impo-sible de connaître à fond la langue anglaise a moins d’avoir acquis une cer-ttitie notion de l’idiome français duqutl noua avons reçu nos expressions les plus éuergiques.De plus, il est impossible de voyager à tra.Nous continuons la reproduction des|vers 1 Europe avec agrément sans savoir le f ançais.Sur tous les points du continent européen, la langue française est le moyen de mettre en communication facile, les uns avec les autre», les voyageurs de toutes nation», parce qu’elle est universellement parlée par lacla-se instruite dans tous les pays du vieux monde." Voilà ce que les Américains pensent et publient au sujet de cette belle langue qui est la nôtre, à nous Canadiens-français.Au dernier banquet de l’Alliance Française pour la propagation de la langue française à l’étranger, le ministre des affaires étrangère» d] Fiance, M.Rsbot, parlait ce fière langage : » Comme une grande maison qui n’a pas toujours tenu ses comptes avec assez de vigilan En Louisiane on a voulu tuer la langue frau- !ce, la France a été étonnée de retrouver la où çaise., J elle ne s’y attendait pas des clients fidèles et ’ E.le est est encore vivace et parlée avec un l^00*4' C’est que partout où elle a passé, uo , .- ., t tre race a marqué fortement son empreinte, par charme ravivant par les creoles, hn Italie on L a „ A .• , , r, .r .«es pionniers dont I espèce n est pas eteinte, qui a pro«ciit le» classes de français dans les collé- !ont p,irté dans ,ous jeH eojnti ,ju InoI1jet avec ge».et les journaux qui paraissaient en fran- | leur humeur gaie et facile, notre belle langue çais devaient l'étre en italien à partir du 1er j française.On se demande souvent d’où vie pages écrites, il y a vingt-six ans, par M.Faucher de Saint-Maurice, sur l’avenir des Canadiens-français et la suppression de la langue française au Canada.Nos lecteurs y constateront que ce sont bien là enaore •• les questions du jour.« Iis devront en tirer des leçons et des conclusions capables d’accroître leur attachement à leurs droits, de raffermir leur énergie dans la lutte qui se continue et n’est pas près de finir Chaqns peuple conserve son affection de langage et de nationalité, a dit l’historien italien Can tu janvier.On parle français généralement en Italie.En Allemagne ou s’est décidé de supprimer ce grand succès de notre langue ; est-ce seulement de sa solidité, de sa clarté, de sa limpidité ‘ Je ne le crois pas a imaginer un volapck aussi Hair, aussi limpide qne vous le voudrez, la langue française dans toutes les écoles de la eda ne suffira pas.Il faut à une langue une Lorraine.Ou parle le français en Alsace et en à un; qui est le génie même du peuple qui la Lorraine.' parle! l’âme de no‘re langue française, c’est , t.¦ , .l'âme de la France.En retour, la Russie a voulu innover.! La dernière circulaire de l’admiuistration des postes et télégraphes russes prescrit que toutes les adresses de lettres, colis et té égram-mes â destination des Vétranger doivent être exclusivement libellées en fiançais, et avise le public qu’elle ne répond d’aucune expédition formulée dans une autre langue.El puisque nous causons de ces chose», citons ce fait.Le Courrier des Etuis Unis, du 31 août 1890, p riant de la réception de l’empereur d'Atle-m-.gne par le tzar de Russie disait : “ Les souhaits de bienvenue ont été adres é en f ançais, bien que Viadimir parle l'allemacd aussi bien que Gjillaume.S'approchant d’un groupe d’officiers de la garde impériale russe, de la suite de lVmpereur Alexandre, Guillaume de Pru-se, voulut leur faire un salut en tusse j mais ce sslut est celui qu’on adresse simplement aux soldats et veut dire a peu près : — » Bonjour mes enfants."Or ce salut â un officier est une impolitesse." Le grand duc héritier, répondit vivement : —i.Parlez-leur fiançais, Majesté, cea ofli ciers n’ont pas compris ce que vous leur disiez.” Dans les Les de la Manche.— Jersey et G ærnesey — on a dernièrement refusé une pi tition adressée aux Etat* généraux parce qu’elle n’était pas rédigée en français.Allons plus loin.Dans un vry.ige fait à Lahore, dans les In- (t) Voir P Avenir dü Nord du 24, dn 31 mars, du 7, du 14, du 20 du 28 avril du 5 et du 12 mai 1916.'ï.j “Je aie rappelle encore avec quelle émotion, j’ai découvert au milieu do cecte vallée du Mis-ahaipi que oo» pères ont les premiers colonisée, des î ota de langue française restés intacts hu milieu du flot toujours croisant de la langue anglai»e.Et j’ai éprouvé certainement l’une d - plus douces émotions de ma vio le jour où, au fiO*tir de «ette immense et m* rveilleuse civilisation des Etats» Uni*, j’ai vu dans le premier village canadien des petites maisons blanches comme celles de nos paysan-, et qu> gardiens, le» répondants d’une moitié du conti- j nenr, d uu pays dont les capacités sour illimi- : tée» et à qui le plu» haut r noiu peut être pré-1 dit dan» l’avenir.Souvenez-vous que la vie contient peu de (fi mes valant la peine de vivre, si elle u’a pas en vou» quelques-unes rie ces choses valant la peine de mourir pour elles ; vous en possédez une de celle-là : une patrie dont on peut être fiers.Quelque soit sa position sociale, ou son origin»*, ou son entourage, ou les hasards ri»- son existence, nul Canadien, qu’il soit Fiançai-*, Aog'ai-, Ecossai», Irlandais ou Indien, qu’il -oit protestant ou catholique, ne doit oublier jamais que dan» ce vaste Dominion du Canada, i! a une patrie pour laquelle il ?dut largement la peine de vivte et de mourir.•• Cette patrie nous 1 avon» nous uu»si v l’habitons a côte de ceux qui chôment U St George, la St-André, la Si-Patrice.Conune eux, nous avons le droit de nous rappeler non tradition».O- la plus sacrée est noire lan^„e la plu» belle, la plu» pure de l'univers, c^jj qui enseigne encore plus énergiquement j autre» r» vivre et a mouiir pour la patrie.Vous venez de contribuer à une bonne (eu vre ; vous êtes venu aider â l’externat des élè yes de» Dn*ns de la Couglégation (Jft Koch do Q lébec.Vou» av.Le député de Deux-.Montagues fait ensuite le panégyrique de l’opposition qui n'a jamais, dit-il, proposé une mauvaise mesure, et qui fut l’instigatrice de plusieurs ré-fi rines accomplies par le gouvernement.Puisque l’opposition a si bien travaillé dans l’intérêt publie, pourquoi M.Sauvé veut-il demander au peuple de renverser cet état de choses ?M.P.-E Lamarche, député nationaliste de Nicolet, est venu donner le concours de sa parole à M.Athanase David, son ami d’enfance.Il ne veut pas conseiller aux électeurs de voter contre M.de Martigny parce qu’il est conservateur ou pour M.David parce qu’il est libéral ; niais il souhaite la victoire de M.David paire que ce dernier est le candidat du gouvernement Gouin, dont M.Lamarche fait l'éloge, notamment au sujet de la question de la langue française dans l'Ontario ; et il blâme M.Cousineau pour son attitude sur cette même question; il se défend toutefois (te vouloir faire le procès du parti conservateur, car il ne veut pas rapetisser le grand parti de Cartier et de McDonald à la mesure de Phi'émon Cousineau, M.Lamarche rappelle ensuite le débat sur la motion Lapointe et rapporte ce que lui disait un député anglais, protestant, d’Ontario.•* J’ai vote pour ce que je crois être la justice, tout en sachant que je viens de me suicider politiquement, car maintenant je ne pourrai plus être élu dans mon comté.Eli bien, c’est vraiment décourageant pour nous, Anglais, de nous sacrifier alors que ceux qui devraient être les premiers à nous aider ne font pas leur devoir.•* M.Lamarche fait alors remarquer que le député fédéral de Terrebonne était absent d’Ottawa alors que se discutaient les intérêts de notre race et de notre langue, et lui reproche d’avoir manqué à son devoir.Répondant à ceux qui reprochent à M.David d’être un “ étranger " au comté, M.Lamarche dit ceci : •• Beu importe qu’un député habite Saint-Jérôme, Sainte-Agathe, ou Montréal.Ce qui est surtout nécessaire, c’est (pie ce député soit à son poste, à Québec ou à Ottawa, lorsque s'y discutent les intérêls de ses électeurs.•• M.de .Martigny, au cours d'une réplique de dix minutes, s’efloree de réfuter quelques-uns des arguments de ses adversaires, e demande encore une fois aux électeurs de lui donner leurs votes, en leur affirmant qu’il saura leur faire honneur.An moins 1,500 personnes ont assisté à cette discussion courtoise de la politique provinciale : les orateurs furent écoutés avec attention, mais nous devons dire que M.de Martigny et ceux qui l’accompagnaient furent reçus très froidement ; c'est à peine si tous leurs efforts réussirent à obtenir quelques timides applaudissements, tandis (pie M.David et ses amis reçurent un accueil très sympathique et très chaleureux.C’est ce (pii nous permet d’augurer que, le soir du 22 mai, le comté le Terrebonne aura pour député M.Athanase David, lu candidat du gouvernement Gouin.pour personne.M.Al fi an a so David est le fils du l’hooorab'e sénateur L - O David, le patiii tu «insère et l é crivam distingué qui honore la race canadienne française.Brillant orateur, avocat d nt la clientèle choisie a pu apprécier les hautes qu dites de science et d’intégrité, le porte-étendard du parti libéral dans le beau Comté de Terrebonne, est tout désigné pour succéder au regretté Jean Prévost C'est un jeune et un lutteur qu’enthousiasment toutes les Pelle* et nobles causes et qui fera honneur à l’assemblée législative don' il fera bientôt par’ie ain*i qu’aux électeurs qui lui accorderont leur confiance.L’élection de ce jeune homme plein de talents et d'avenir infusera un sang nojveau à notre parlement provincial et renouvellera les cadre* de cette pléiade d'hommes publies qui, depuis un certain nombre d’années, out travaillé au prog'ès et au développement de la province de Québec et ont assuré sa prospérité.Le fait d’avoir été bassement attaqué et vilipendé par un journal hebdomadaire de -Montréal ne contribuera qu'a lui faire lemporter un triomphe plus éclatant.Les électeurs de Terrebonne ae chargera: t eux-inôliies de venger, le 22 mai, leur candidat des attaques injustifiées et imméritées dont il a été l’objet, en i’env.yant siéger a la Législati -re provinciale.Maladies de l’enfance Des faits, des chiffres La preuve des progrès évidents de l'instruction publique dans noire province est établie par les faits suivants : 1 —L'augmentation en nombre : jN ombre de Fcoles élémentaires.Ecoies moriè os.Académie».* Collèges.Ecoles spéciales.Ecoles normales.Universités.1 g97 98 5,132 534 153 1907 08 1913-14 5,(101 5 880 SG.'l 040 201 19 4 6,549 718 290 21 84 14 3 7,010 Totaux.2 —Le montant des taxes payées par les contribuables • En 1890-97.4S8-3« 1904-05.2 199,371 1910 1 1 .3,703.297 1911 12.4.188,225 1914 .5,797,799 3.__La Valeur des maisons d’écoles, du mobilier et du matériel servant à l’enseigne- meut en cette province.En 1896-97.$13,150,699 1904-05.15,065 418 .30,755,014 1913 14.1915 16.34,550.052 38,956,221 La maladies de l’enfance sont nombreux» niais presque toutes sont causées pur quelques dé* rangement de l'estomac et îles intestins.Par conséquent, pour baunir ces maladies l’estomac doit être tenu en bon état et les intestins réguliers.A eett** effet tien n’égale les Tablettes Baby’s Own Des milliers de mères en ont fait l’expérience, entre autres Mme Thomas Holmes, de Bissfield, N.B., qui écrit : “Toutes les mères de cette localité se servent des Tablettes Baby’s Own car elles les considèrent comme le meilleur remède contre h s maladies de l’enfance.” Cés Tablettes «ont vendues par les mar-| chands de remède ou envoyées par la po*teal raison de/-Oc la ht î pur la Dr Wdiiatus’ Medicine Co., Bruckville.Oat.?I Un appel de Sa 8.-J.-Baptiste aux candidats provinciaux Notre société nationale adjure ceux qei sollicitent les suffrages, de ne pas oublier nos coinpatriotes de l'Ontario.Les ferr|mes qui Travailleqt dur Trouveront une nouvelle force grâce à l’emploie des Pilules Poses du Dr Williams.$2.50 de The Dr Williams* l*i ock ville, Ont.Medicine Ou Î î 1 Pour les boqs chemiqs I j Voici un état de» sommes déboursées • J depuis vingt ans par le gouvernement, J ~ pour l’amélioration de la voirie, soit sur j J Kî budget ordinaire de la voirie soit sur J | ?les emprunts autorisés par la loi des bons ; j j chemins, 1912 i • 1895 96 ¦§' 30 ï j t 1896 97 5 953 J = 1897-93.) 1898 99 10 203 j 15 i 899-00 1 1.500 S i j 1900 01 15.000 j II 1901 02 6,000 4 : 1902-03 1 i ,572 Z j 1903-04 = 1904-05 I 1905 06 * 1906-07 * 1907 03 20.117 * J 1908 09 60.146 l ; 1909-10 j 1910 11 î 1912 13 I 1913 14 4,018.916 t S 1914 15 t Er.1895 96., , ., t cotaient les conserva- 4 ï teurs qui étaient au pouvoir 1 * 1 a Le mouvement pour l’amélioration de a ï la voirie date de 1907.Depuis 10 ans, * J sous le gouvernement Gouin, il a été con- a f sacré : $11,973,943 ?î pour l’amélioration de nos chemins.I Z Tous les candidats à la présente éjection vont recevoir l’appel suivant qu** leur adresse la Société Saint-Jean-Batiste en faveur de nos compatriotes de l’Ontario.“ Montréal, le 12 mai, 1010.“ Monsieur, Vous n’ignort z pas l’extrême gravité do la question scolaire ontarienne : nos compatriotes de l’autre côté de l’Ottawa, luttent pour la défende de la langue française »*t de leurs droits scolaires, daus des conditions excessivement pénibles et contre une majorité toute puissante, décidée à tout pour vaincre leur résistance.Dans ce regrettable et dangereux conflit, il v a, outre ries droits naturels imprescriptibles, une question constitutionnelle en j»*u ; il s'agit de savoir si la confédération, qui devait faire à notre race un»» situation d absolue égalité avec la race anglaise en matière de langue, de religion, de propriété et de droits personnel», e-t, suivant la forte expression de l’honorable séria teur Landry, “un pacte d’honneur ou un piège d’infâmie.*' La province de Q ;ébec, pa tie au pacte fédéral, a non seulement le droit mais l’obbgttiou fie voir à ce que «bx co contractants en respectent scrupuleuse!»* nt.toutes les clauses.S'ils en viennent, comme la chose est arrivée si .-ou-vent depuis 1867, a fouler aux pieds leurs signatures et a violer leurs engagements, elle a le droit et le devoir de mettre tout en oeuvre pour leur faire respecter le contrat qu’iis ont passé avec elle.Le peuple de cette province se rend aujourd’hui parfaitement compte de cette vérité I s’est porté avec un magnifique en*-* ruble au se-Ciurs de la minorité franco-ontarienne persécutée.La législature de lébec elle-même a déjà piété son appui moral a nos compatriotes de l’Ontario et rappelé la majorité persécutrice dt la province voisine au re-pect de la justice er des engagements qui ia lient a l’égard de notre race ; nous estimons qu’elle doit faire davantage, et mettre dans toute la m sure nécessaire son influence et **es ressources au service de ceux qui défendent, en même temps que leur** fit*», l’intégrité du pacte fédéral.K qu’on ne nous objecte pas que la législatu r» provinciale n’a pas le droit de dépenser ses revenus ou parti»* d** >» s revenus en dehors de 1 t province d** ute fi le de conserver sa santé autant que i os ibii* et de reconstituer son oiga ni me afin d* répondre à toute, exigence ex traordinaitv.Sa santé future en dépend.Pour prévenir un épuisement de la santé, le sung doit être maintenu rich-*, rouge et pur, Bien ne saurait conserver le sang aussi bien dans cet é at que les pilules Roses du Dr AN il lia ms.Elle reiiforcissu-nt les nerfs restaurent l’appétit donnent fécial vermeil de la *-anté aux joues pâ u-s et un regiin d’énergie aux personnes découragées Le» f.mines ne peuventpas toujours se reposer lorsqu’elhs le dev*aient, mais elle» peuvent conserver leurs forces et éloigner la mair die en faisant usag\ de temps a autre, ries Pilules R >ses du Dr Williams.Mme A Rhode-.H irniltion, Ont , dit : “ Il y a quelque» anné» à mon arrivée au Cenada, le travail durant d» longue heures et la réclusion commencé' eut à avoir leur effet sur moi.J’étais compè eu.eut épuisée, et finalement ne pus travailler.J’é’ai» pâle, soufirais de maux de tête, ne r* po lu pas bien, et devins très mi érable.Le médeciu ui-sait que je soufLais d’anémie, et après m ètre fait ‘•oigner pendant quelque» semaines, - n ob enir aucun tésultat, je décidai de renvoyer le rnéde in et de prendre dt s Pilules Russes du Dr NVilli ims.Tiè» rapidement je commençai a remarquer un changement pour le mieux, et après en avoir pr is une demi douzaine de b» iiee je devins de nouveau en excellente santé.La maladie n est jamais revenue «-*1 j** n ¦ me sui-jamais mieux portée que maintenant.le donne mon expérience, en conséquence, afin qu’elh puisse servir au bien des autres”.Vous pouvez avoir les Pduîes Roses du D.N\ illiams chez tout marchand de remède ou n» la poste a 50 cents la boîte ou six Ix.îres pou J •‘S b -ge ivres d* guerre anglais ram; uses ou • il n’y 1 Et qui a protesté?K«t-ce qu»* ongfernps - le rué ne parlement ne v t it p is $10,000 à l’université de Toronto, dont ut bibliothèque avait été détruite par un incen-Qui donc trouva à redire à cette souscription ?*• En sa qualité d»- société nationale, et cerne »l’int» »n*«o r par ce mouvement les senti-nt» do l’immense majorité de la population, ?Société riaint-Jean Baptiste vient donc vous demander d»î bien vouloir dire, dan., un docu- et d< î qu»; vous pendez sur c»* point, et si irét a prendre l'engagement de prosoutenir de votre paroi»* et de votre Votez pour David, de bonne heure, lundi matin “ Kn répondant dan, le plus bref délai posai-2 à la présente, vous obligerez, "Vos bien sincèrement dévoués, “ I,e Pré-iderit général, » VICTOR MORIN, " Le .Secrétaire général, -J.-B.LAD AC K Des faits, des chiffres Il est intéressant de comparer les crédits qu'affectaient les conservateurs à l’instruction publique, avec la progression des crédits consacrés à cette cause par le gouvernement actuel : RKOIME CONSERVATEUU 1895-96.S 389,550 REGIME GOUIN 1904 05.483 460 1905 06.534 ICO 1906 07.538 949 1907 08.561,960 1908 09.737 600 1909 10.7 .s3 592 1910 11.969 390 B» U 12.,.1,098.950 1912-13.1 383.410 1913 14.1.435.575 «914 10 .1,476 724 1915 16 (crédit»).1.533 152 1916 17 (crédit.).1,541,752 i Le lieutenant Eugène Naqtel blessé Les journaux annonçaient dernièrement ce qui suit : Lt* lieutenant Eugène Nantel, qui sur sa demande avait quitfé le 23-* régiment caserné à Shorucliff, Angleterre, afin de servir dans le» rang* dis valeureux soldats du 22e régimeuc canadien francai**, actuellement en campagne, a été blessé peu de temps âpre.*» son arrivée dans les tranchées.Ce jeune lieutenant est un enfant de Saint-Jérôme puisqu’il
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