L'Avenir du Nord, 29 août 1913, vendredi 29 août 1913
Dix-septième année — No.s> 3 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro S/ v ORGANE LIBERAL ou DI5TRICT dc SWS' f/f > Il A ggt'i BONNE.,Lt *otrr Di uavt nia est oaks u pfupli mIm« I *DU$ VTAAOKi AAO^AkRlB U^j Ou P I^uAAxT Abonnement : L CHEKtE R~fe 1 '.’iiindu].“ [Etats-Uni;?].Strictement payable d’avance.-1.00 1.50 4 si Jules-Edouard Prévost, Directeur A.DM 1 N 1 STRATTON : SAINT-JEROME (TERREBONNE) y , Annonce* : IA o.la ligne agate, par insertion.•n-?) Annonces légalos : 10 c.la ligne nonpareil, lèro p® insertion ; Gc.la ligne, insertions subséquentes.Vendredi, 29 août 1913 le nationalisme est mort Bourassa 1 M Henri Bourassa n a pu entendre sir Wilfrid Laurier proclamer le gigantesque fiasco du nationalisme sans monter immédiatement sur ses (chasses pour lui répondre : •• Ne suis-je pas toujours là ?” • Oui, vous, mais les autres ?Car, après tout, le nationalisme doit être plus qu'un homme.Jadis M.Oiivur Asselin I appela pompeusement un parti (pii devait naître sur le champ de mars.Blus tard, M.Bourassa lui-même déclara que h?nationalisme n'était pas un parti, mais un mouvement.Après la bataille du ill septembre 1911, les nationalistes se i lieront a la curée en marchant sur leurs principes, ce qui fit dire a sir \\ i 11 ri?1 Laurier que le nationalisme était bien un mouvement, mais un mouvement vers la crèche.Aujouid hui, M.Bourassa voulant deteudre ce qui reste de son groupe, ne trouve pas dix justes à nommer .A dire vrai, le nationalisme, sur la scène politique, se résume, aujourd’hui, à M.Bourassa.Quoi tpi il dise et tpi il écrive, quoiqu’il persiste à plastronner dans les colonnes du Devoir, M.Bourassa doit avoir découvert que, contrairement h ce qu’il u cru pétillant longtemps, son nombril n'est pas le centre du inondc^pas même du Canada.lous comprennent, aujourd hui, ceux mêmes que les charmes de ce grand ténor avaient séduits, que Ion ne peut résoudre les problèmes nationaux pur le solfège, que ce n est pas rucessaiivment taire acte de h >n Canadien que de taper tout le temps sur tout le monde sans jamais vouloir accepter sa part do rcspoii abilité dans le gouvernement du pays.AI.Bourassa a écrit quatre articles en réponse au discours de sir Wilfrid Laurier il Saint-Hyacinthe.Itarcnient le directeur du De roi r s est montré esbroufieur plus abondant et plus sonore que dans ces articles qu’il a expectorés contre le parti libéral et son chef.Il y a donné libre carrière à sa turlutaine antimariniste et, orné du panache de son indépendance, il a fait seul, suivi du loin par une demi-douzaine de pioupious, la parade nationali-te.Au cours de ces longs articles M.Bourassa relève dans le discours de sir Wilfrid Laurier ce qu'il appelle des " absences de mémoire.” Examinons ensemble, si vous le voulez bien, ces soi-disant “ absences de mémoire ” du chef de l’opposition et voyons si ce ne sont pas plutôt des faux jugements de M.Bourassa.Parlant du r ' de la loi navale de 1910, tant demandé et tant promis par les nationalistes avant le 21 septembre 1911, le directeur du Devoir dit: Les nationalistes n’étaient nullement tenus de réclamer, dés la première ses-iim, l’abrogation de la loi Laurier.Ils étaient justifiables de prendre pour acquis (-ie) les déclaration?du premier ministre et do lui accorder le sursis qu’il demandait.Ah • le bon billet qu’avait La Châtre ! C'est en se fiant à de si frivoles promesses qu’on arrive fatalement à être cocufié, ¦selon l’expression favorite de Al.Bourassa, qui lui sied à ravir.C'est tout le contraire qu'auraient du faire les nationalistes s’ils avaient été logiques et sincères' Après la campagne de 1911, faite pur eux sur la seule et unique question de la loi navale, après avoir battu en brèche le gouvernement Laurier à propos de Cette loi, api es avoir promis le rappel de ladite loi qti ils appelaient “ maudite .la première session d'il gouvernement Borden aurait dû les trouver aussi ardents, aussi intransigeants et aussi empressés à exiger le rappel de cette loi.Trois nationalistes étaient entrés dans le cabinet sans condition, disait-on ; eh bien, c’était le temps pour leurs congénères politiques de se rendre compte de leur h mue foi.Les partisans de AI.Bourassa n’en tirent rien et celui-ci accepta alors cette altitude dont il les absout solennelV-ment aujourd'hui.Premier faux jugement.Le-jhuntecler nationaliste y va d’un cocorico sonore en se vantant d avoir, le 15 -octobre 191 2, annoncé et dénoncé la contribution Borden, et il huit un reproche à sir Wilfrid Laurier de ne pas en avoir fait autant.Il écrit, à propos de 1 élection île AI.'Coderre dans llochelnga : I^e 4 novembre, dans une lettre a M.Létourn?au, députe ptovincial, M.Laurier com-’nmiflait le d* s imminent sous prétexte.qu’h ne eonil'it sait nullement la politique navale du ministère.Or, celle politique qu 'il ignorait le 4 novembre, il la connaissait Je octobre.Où et quand disait-il vrai 1 A Sont! le *J2 octobre, ou a llocln-laga le -t nov, mbrr ! ’ Ici M.Bourassa se trompe, ce qui n'est pas nouveau, du reste.Dans le discours de Sorel dont parle M.Bourassa, Al.Laurier na pas dit tpi il “connaissait parfaitement ” la politique navale du ministère, l’out au contraire._ * Voici ce que nous lisons dans h- compte rendu que le Devoir même n publié de l’assemblée tenue il Sorel, le 22 octobre 1912 : H.Laurier se refuse à discuter la politique du gouvernement avant qu’elle soit exposée par le gouvernement lui-même à la Chambre; d elle est.bonne nous l’ap-piouveions, si elle est mauvaise, nous la combattrons.(I.e Demir, 2d octobre 191g).Dans l’élection d’Hochelogn, le chef libéral a tenu la même attitude, de même qu’il la Chambre plus tard, tant que le cabinet n'eût pas énoncé sa politique navale Tout le verbiage de M.Bourassa tombe donc dans le vide, Deuxième faux jugement.M.Bourassa aborde ensuite les manifestations du “ mouvement nationaliste a la Chambre., .La nomenclature di s hauts faits de ses partisans fidèles est maigre et pitojalne.Sur dix-sept députés élus gtaee a son ** mouvement , a peine une demi-douzaine ont fait quelques petits gestes qtn permettent il AI.Bourassa de dire en se goidhint la poitrine et la voix ; le nationalisme n’est pus mort.Quelle faible preuve de vitalité que lu naïve tentative de M.Mondou proposant, le B déc< tnbre, un amendement prématuré qui no repoussait pas seulement le principe de la contribution, comme l'écrit M Bourassa, mais aus-i le principe que le Canada doit accorder sou aide â la ( bande-Bretagne en cas de Besoin.AI.Bourassa ne dit pas la vérité quand il dit que sir Wilfrid Banner vota contre r.'t amendement “pour accepter le principe de la contribution .\ oici les parohs de M.Laurier : Pendant les vacances, jï»i, pour ma part, soutenu qu'il - tait inopportun de discuter tojte politique ayant, trait aux choses de le.d.f use avant de com.in- la proposition que le gouvernement avait à nous fuite.J,, crois qu’il est sage .t’attendre qu • la politi |UO du gouv.runneut nous sou cm jiiuniquée nvant décembre 1 2 I - i M.LaurjJcr et les libéraux n’ont donc pu voter, le 3 décembre en hiv.ur de la contribution Borden, puisqu'elle n'était pas encore proposée n la < humbre.Troisième faux jugement.navires, est une mesure d ; beaucoup la plus propre à venir au secours de la déf.-me iluvale | impériale.Et voici comment M.Borden a compris l’amendement Laurier ; J.'honorable chef de l’opposition, par son amendement, tel que je l'interprète, d.mande que cette somme de 835,000,000 soir dépensée, mais qu’elle serve à l’étah'issenient d’une marine canadienne composée de navires construits au Canada.(11 m-ar.i, 13 février 1913).Voici encore ce que Al 0.-S.Crockett, député d’York, N,- B., conclut tie l'amendement Laurier : J’ai établi que le parti conservateur demande que la somme en question soit dép osée pour la drf?*nse eoininnne de l'empire, tandis que i’?pposilmu veut que cotte dépi nsi?so limite â la défense du teriitoire canadien, et en cela il preud une attitude similaire à ci lle adoptée jici, l’autre soir, pu ie député d’Yuinaska (M.Mondou) (liai sud, 19 février 1913).Il n’y a que Al.Bourassa qui a vu dans l’amendement Laurier une approbation lu principe de la contribution.Quatrième faux jugement.aidé AI.Bourassa, qui est bien obligé de se contenter de peu, chante encore la bravoure de ses acolytes — cari unities in yurgite vusto — Mondou et Guilbiult qui présentèrent à la Chambre des amendements qui furent mis de côté pour vices de forme.Et il semble faire un crime à M.Laurier et aux libéraux de ne pas avoi ses disciples.AI.Bourassa oublie que les propositions de M.Mondou et de M.(liiilbault comportaient un b ûmc de la politique des libéraux.Si elles n’avaient contenu qu'une protest a lion contre la ( ontiïbution Boideu, les libérulix les auraient appuyées sans hésiter.Cinquième faux jugement.En rappelant que, lors du vote sur la proposition du ministère de même que sur la demande d’un plébiscite, à peine tine demi-douzaine de nationalistes lui ont été fidèles, M Bourassa a tort de su glorifier.AI.Laurier avait dit à Saint-Hyacinthe que “ pas un n’avail protesté ”.En vérité, c’est bien près d'être OII»»«SUl»»«*l!«*»e«»»;i; u avec j t .slice.I était j i iis coutume do mettre un grain fie p livre rouge sur la langue qui avait proféré un men-onge : i< s punitions morales sont ftlus elfi-chcc* « t mieux vaut les empli y *r.Il faut d’abord qu« le men*o g* toit bien et dûment ér.a-1- i, car rien n* freppe plus péniblement l’optifc d un enfant qu'une fausse accusation dont il n arrive pas à s innocenter ; mais le manque de Lare bise reconnu, le petit, coupable se verra n fus r le fiais r du soir, l’histoire qu'on lui ra les cas où l’ei.f mt sait pertinemment qu’il tva j conte, h* j*-u auquel on l’associe.Il faudra *nte plu> frappé par une réprobation qui :b xclut pour un temps des tendies^fe fa dans son tort en commettant certaines av ions il ne doit jamais être puni pour une première erreur.îS’il per-Lte, d« s‘mesures doivent èt r» prises pour éviter de nouvellee sottise une seconde faute i! sera bon de châtier.M rien n’est plus contraire a la discipline que d«i menacer sans agir : mieux vaut donc ne pas ré-priman 1er que de faire de vaines m* nace«.La punition doit è re proportionnée à la f m te dont elle est la cou.-» quel c « nui un 1 e.El.e doit, en outre, p»jrter a marque ule d’eau chaude aux pied» Si la souffrance est réelle, ce sera le nniileur moyen de l’adoucir; »i elle est f inte, le silence, la solitude et l'ohscurité lui deviendront l.ii ntôt in.supportable» ; il fera tout pour y échapper et trouvera même charmantes les occupations A S tint- Jovite, 4 sept.1913, joudi, à 2 hr».de l’apte,.mi,ij, à l’hôtel Daoust ; A .Sainte-Agathe-de»-Monts, 5 sept.1913, vendredi, a i hôtel J.ailier, à 2 hrs.de l'apres-iilidi ; A Soute Ade e, G sopit 1913, samedi, à l’hôtel Aubert, à 2 lu», do J’après-midi ; ti n» la » lire** d*.iliaeun de ce» jour», vers 8 h », aura lieu uni- sérié dt: conférences illustrée» 1 j »ur le convoi agricole.Des explications seiorit Le» Pilule» Ko*es du Dr Williams sont bonne» pour toutes maladies dues à la pauvreté et à l’impureté du sang, et la liste do semblables maladies est étonnamment longue.L'anémie signifie littéralement que le sang est pauvre et aqueux.Dans le rhumatisme le »ang devient pauvre plu» rapidement que dans touto aulre maladie.Après une attaque do gripipe ou de fièvres aigue*, le sang e,st to j mrs pauvre et impur, et le» Pilules Roses du Di William» sont le tonique à prendre durant la con .ale», cence.Lorsque le sang est pauvre, l’eolomac souffre.1-a nourriture fermente, il se forme des gaz et la maladie s’appelle indigestion ou dy-popsie.Les nerfs reçoivent du sang toute ieur nutrition afin de maintenir l’énergie et de réparer les pertes ou lis dommages.Quelques formes de la paralysie sont causées par la pau- La propreté est plu» naturelle à certains en-tints qu’à d’autres, mai» i *»t.facile d’cri donner l’habitude à ceux poui h quel» elle n*' se rail pas instinctive.L’enfant i »t généralement sensible au ridicule, et sans développer outre mesure cette sensibilité, on p> ut s’en ».rvii comme moy-n d’éducation Un garçonnet qui mangeait sans soin et répandait sur ia table le contenu de son assiette et de son verre avait u sa place un morceau de toile cirée : inang -nnt comme un laibé, il devait être traité comme t, I, lut disait on.Cette offense à sa dignité suffi) au txmt de p u de temps à le rendre suign-ux.Tel autre devait pour chaque tac-h : paver une amende prélevée sur -a petite liourse.Celui r i qui Venait à table sans s’être lavé h» m,,jn» et brossé la chevelure au préalable, rte recevait aucune observation, »e» parents »• mblnient ignorer son existence et nul ne s’occubnit à le servir ; ap-è* quelques instants de conf i»ion, le coupable .s'excusait et demandait à aller répa.ter »a négligence.I*" chapeau jeté néglig-amment, au retour de la ptomenade peut »*• coudre au bras jusqu’à ce que l’enfant ait pri» l’habitude de le i.uiit tte à la place assignée.Un autre petit gatç ,n qui restait coiffé de mn béret dans |» maison, fut condamné a rester couvert un o r o ré -nion sans qu’il iui fût mène perim»
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