L'Avenir du Nord, 7 février 1913, vendredi 7 février 1913
Dix-septième année— No.6 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi, 7 février 1913 : ' ^ ^ À .'ïM w ¦ ORGANE LIBERAL do DISTRICT de ERREBONNE.Lt msn di cave mi» est dans ue peuple mÏwi I JtoWS VTKROWÇ PROSPllRlt UÇJ Ell^ DUST I/UIKLXT Qô- 3octt_Q Abonnement 4 "c VriVi£iC \ SS Un an {Canada].SI.00 • “ [Etats-Unis].1.50 Strictement payable d avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEP.OME (TERREBONNE) D Annonces : 1J c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la iigno nonpareil, 1ère insertion ; Oc.la ligne, insertions subséquentes.UN MENSONGE lesU-ra toujours Mentez, mentez, il quelque chose.CVst ià une bien ancienne vérité que l’on peut voriliiT clinque jour et dont nous niions apporter une preuve de plus.Le 10 .septembre 101 ^, Jl Eourassa écrivait dans le Devoir: “(Test es invoquant i.e PÉRIL AL-•' LEMAN!) que M.Laurier, alors premier “ ministre, donnait la main à M.burden et à “ .M.Foster pour faite voter pat mieClintn-“ lire affidé- et nwugL- le vieil du 29 mars, “ père île la loi l,nurier.“M.La un 1er ne parlait nullement “ alors me: la mépense: mes cotes et des “forts du Canada.Il invoquait, au con" traire, tous les argument.- qui servent au-“ jourd’hui au Star, à la Patrie, au News, “et à toute la presse affiliée an trust an-‘ glo-alleinatid.’ (D Or, rien n’est plus faux que ce qu’écri vait alors il.Henri Rourassn.JLtis liéhis ’ I*- iiii-nsmigc était lancé ¦ et il lit son t-ln min.L’iion.Jl.Bruno Nantel le répète au jourri’liui en y ch*-!chu!it naïvement une t xcuse à ms volte-face, C( mine dans son semaine dernière à di-coûts prononcé la Montréal.Loi corn spondant qui signe Patriote, lines la Paine de lundi dernier, renllirme que " lorsque lut présentée la faim use i-é-" solution -in 29 mars 1909 Sir Wilfrid " Lut:rit r déclara qu’il y avait vrgrnrr ; •• que c’est pour cela que les conservateurs lu votèrent comme c’est encore à cause de l'urgence que les conservateurs veulent uu-j ami hui donner $115,000,000 à l'Angleterre.Dans l Avenir du Nord du 13 septembre 1912, lions avons dit it prouve que JL Henri B tirasse se trompait ou qu’il men tait.Nous avons cité à | n-fu-ion !•- D xte du journal de- débats de a Chnmbr- , il’a-homliuits extrait» des disci lira de Sii Wilfrid Lanier qui contredisent absolument la fausse nflh inalion de M.Henri Bourassn.ltien n’y lit : M Bonrnssu ne se rétracta jitllb ment, son mensonge curtails tnilletix et des politiciens aux abois diet client à en tirer parti maintenant.A JL Henri Bon cassa qui écrivait que le 29 mars 1909, *• M Laurier ne parlait nul" lenient de lu défense des côtes et des " ports du Canada," nous avons fait remarquer que le vieu du 29 mars apparuit dues les documents publics prêt isénit nt avec ce titre: " Projet de lé.solutiuri re'a-" ti! ii la defense des côtes mariliinis du n* reconnaît qu’il est ilu devoir du j t up‘e canadien, à ine^ute qu il *’ac*:r( î.« n nombre et que ritlns^e augmente, de prendre une i lus latge uaii à la défense nationale.Celte Clmmbre est ci’opiuiou que, nous les teluiions const il uiionmlles qui existent entre S.i mère patrie et Its colonies autonome4, le paiement de contributions régulières et périodiques au t: tu or impérial pour la défense militaire et navale n’est pas la solution la plus satisfaisant- de a que 4ion de la défense.Cette Chambre apptouvera cordialement toute dépende nécessaire faite dans le but de piomouvcir l'otgauisation prompte d'un servi-c • d-* marine canadienne qui coopérerait avec I.* marine luu.éiia'e, $e tiendrait en relaliou intime avec » li**, d’apr es les su «gestions faites par l’anr.r.mté au cours ci»* la dernière confé-n iuv iif.péiialo, et qui »i mirait compta* que la supicmati»* navaie de l’Angleterre est essentielle a la sécurité du commerce, à la sûreté de I Kmpne i l à la paix de l’univers.Cette Chambre exprime sa ferme conviction ss.l ne M leti îH’Ul j tju(.lorsque le besoin s’en fera s.-ntir, le peuple s aect efiilîi dans | 0 xnRdi fl Stra piêt et disposé à faire n importe q ui sacrifice nécessaire pour donner aux autorités impéiialfs l’appui le plus loyal et le plus coudai dans tout mouvement relatif au maintien de l’intégrité et de l’honneur de l’Empire.l'humiliation ! se servent de ses erreurs et de ses fausses aJHrmations pour se défen Ire et couvrir leur trahison Jep ! mWèïéi&&& à < peîi-lVIelo s W MA « wfrnH'- Le cours normal " Le vrai cours normal comprend trois années.Il est impossible dans une seule année de donner une formation pédagogique convenable." Pour que les écoles normales puissent produire tout le bien que i’ou en attend, il faut que les é è\‘i s qui les fréquentent en suivent le cours triennal complet Cette opinion est celle que l'inspecteur général des écoles exprime dans son rapport pour l’année 1912.Nous la croyons parfaitement juste et nous nous demandons pourquoi l’on ne rend pas obligatoire le cours triennal complet des écoles normales, puisque sans lui ces écoles ne peuvent produire tout le bien qu’on en attend.¦ Lettre d’un parisien A’Election du president de la république à Versailles.Impressions vécues le jou r du congrès : i / janvier içij.iVotes sur le nouveau président de la république française : M.Raymond Poincaré.it i SKflSS —u/; — Le Canada On ne saurait trop répéter que le Canada est un pays immense, riche et progressif.Notre territoire est dix-nuit fois celui le la France ; vingt-huit fois ceiui de la Grande-Bretagne.Noue population, égale en nombre, celle de la ville de Londres, se partage un territoire égal à toute la ten de l’Europe.Il n’est donc pas étonnant que nous ne le connaissions pas et que nous soyons presque des étrangers entre citoyens de provinces éloignées 11 y a entre la Nouvelle- Ecu-se et la Colombie-Anglaise la même étendue de territoire qu’entre le Portai- ! La municipalisation Aux nombreuses et probantes statistiques que l’Avenir du Nord a déjà publiées pour démontrer combien est avantageuse la municipalisation des services publics, ajoutons celles-ci : Sur 240 vilks anglaises (en 1905) 140 ont municipalise leur service rie tramway.Plusieurs villes canadiennes ont adopté ce système et s'en trouvent bien.Les statistiques de 1912 pour l'Angleterre mentionnent que 109 villes ont municipalise divers services et ont de ce fait réduit leurs taxes.Parmi ces villes, citons Liverpool, Manchester et Leeds.Les économies réalisées se chiffrent dans les millions qui vont aux citoyens propriétaires let ouvriers.L s citoyens de Toronto paient moins chef que ceux de Montréal et même que ceux de Saint-Jérôme pour leur gaz, leur électricité, éclairage et force motrice.La i ville de Toronto reçoit deux fois plus que .Montréal de l’exploitation de son service d tramway.W’iunip g parle de niunieipaliscr le tramway et s’est pourvue d une usine de pro) n i permet la vente de al et la Russie.Pour la production du ble, notre pays;,.1 ¦ .- , -1 .I eii-ctneite au prix fantastique de 2 et», il est tuene de constater que pas plus occupe lasixiemc place ; de 1 acier, la huit e- ; j.| f lans cette résolution que dans les discours me; pour son commerce comparé avec le chiffre île sa population, la troisième; la troisième pour l'augmentation de ses chemins île fer ; la huitième pour la production de l'or et la troisième de l’argent.de Su- Wilfrid Laurier qui la proposa, il n’c-M question d’nrgene.e ou de péril allc-mtuul.Lu seul motif sur lequel s’appuie le vit-il du 29 mars c'est que le devoir du peuple canadien, à mesure qu’il s’accroît en nombre et que sa richesse augmente, est de prendre une plus large part à la défense j nationale.Telle fut toujours la politique libérale.Dès lu conférence coloniale de 1902, Sir Wilfrid Laurier et ses ministres disaient, dans un mémoire officiel, que tout en refusant kiluw.tt Nous payons actuelle-mtflit 15 ets.à Saint-Jérôme ’ une contribution directe en argent il la dé- i un-me sur i éehalaiid, proviennent ue 1 AL fense navale de l’empire, I COULIS ME._ Connaissez vous pour quel montant l’on il.uonipiniiaii-nt pai fiio-inmit le devoir qu'il Consomme de la boisson i-ar année, dans la Une aide absurde JL Devlin, député du Wright, a prononcé un excellent discours sur la quostiou navale à la Chambre des députés.Il a dit avec raison que la Grande-Bre-;tag:ie immensément riche et diminuant sa tées dans les asiles, des maladies chroniques M*"1"10 ‘‘h'iqne année, na pas besoin de nos lans les hôpitaux et des crimes qui con- :r> '‘lilli,J.,ls- Nos dreadnoughts sans hom- - 1 mes seraient une source de dépenses addi- tionnelles polir le contribuable anglais, car il devra p.-yer pour les équiper, leur maintien en service, et pour donner la solde aux Hélas ! L;ç statistique nous révèle que presque lis deux-tiers des affections mentales trni duisciil leurs auteurs dans les prisons et 1 Et pourtant, après les citations que nous jqQq V il pour le C.*nii la.û mesure ipi'il grandit eu pnjiultition et en richesse, de dépenser plus liir-pi-im-Mt p ¦tir les préparatifs nécessaires à sa propre di-l'-nso, tâclic que tout pays doit a-su ¦ mer et prendre à -es rhatges.Jusqu’à pié-i-nt, les dép-'nses faites par le Canada pour -a défense sont restreintes à l'armé.- d*- teiie.l.e g.iurerneinent canadien est tout autant dispose n donner son attention à la partie nantie de.cette tle'/'ense.l.i-s inini-tn-s répètent, en terminait', que - ut en étant ob ig.-s do r.fuser son concerns aux ne sun-s piopo-ées, le gouvernement, canadien caiiij r nd patfaitcinent l'obligation ou se Inline- le Canada de contribuer à ces dépenses en prop irtion de son accroissement euj>anejlat>c*u *t en rich-ss Ces ministres sont ti’avis que ci s lépenses doivent être n parli- s de faipin à soulager k contribuable de lu tnère patrie de quel-• ;u s-unt s des charges qu’il supporte en ce.nu -up nt ; il- in m nt au plu li *ut point vnfr ex -culei cm penjt ts de (iéf lise en cooperation arec les autorités iugtérintes et -nus le uiiecl lon d'iif liei r- îtnpenaux d’i-xpérionce, en tant que 1» ilii» e si ià eut forme aux principes de gouver-n ment aulme me, qui a é;é un si puissant fact- m dans le di veloppeinent de i unilé do l’ein pire.( H apport, de la Conférence coloniale de 1902, pug¦ tM) C'est dans ce mémo esprit e*t presque dans les mêitu-s termes que fut rédigée, u Misée cl votée la résolution du 29 mars v -nous de fa in du que i' sic t il de l’atiii mation , C i si encore ce que don amie le parti li-dincteur du l)rn>ir > Rien dans 1 e-prit j ,|U.propose de construire une marine des hommes rli /.qui les dût* stables exigences île la politique, les appétits les intérêts ou un c rgm il démesuré n’étouffent pas la probité et l'impartialité Jlalheun tisi-up nt chez k-s mil res il est resté quelque ( hose de l'erreur non rectifiée et -èonsé(|Ui-mmcm du neusonge (le M.Henri Bourassn (l)Cesa g .up m - 'em M 1 b-tiri Bourassa ntlir me avoir et,, ci .x de Sit Wilfrid loiiuricr, sont plus tiié-d- l'urgence d’un secours a l'An-g eterre à cause du peril aUem n I.atladii-niie au lieu de payer un tribut do 835,000,000 à l'Angleterre.Où MM.Bourassa, Bruno Nanti 1 et notre confrère la Patrie ont-i:s j>ris que Sir Wilfrid Iomtrier exploita le péril allemand et fit valoir un besoin urgent pour faire voter le vn-ii du 29 mars ! Mais admettons pour u i instant, contre toute évidence, qu’il en ait éié ainsi, JL Bruno Nantel ne trouverait pas encore là I excuse qu’il cherche à ses cabrioles politiques.trois mill : hommes nécessaires pour les mouler.Si le Canada s’en tient, à ce côté politique absurde, il agira envers la mère-patrie comme quelqu’un qui sous prétexte d’aider à une personne dont il serait l’obligé, ajouterait h îa maison de celle-ci, déjà coûteuse d’entretien, une autre aile inutile et d’un entretien ruineux.>u par année, province de Québec t Huit millions de dollars ! Quatre millions de plus que le coût du gouvernement et de toute l'administration de la province I Un bureau de censure pour les cinématographes Avant de partir pour 1 Europe, Sir Lo-mer Gouin a institué pour la province un bureau de censure des représentations cinéma tograp'hiqnes.Tout le monde applaudira à cette excellente mesure en faveur de la moralité pm-blique, réclamée, du reste, par les plus hautes autorités de la province, tant religieuses que s.Les “vues animées” ont envahi nos mieurs.Elles sont devenues une puissance formidable pour l'éducation des enfants qui les fréquentent habituellement et aussi de certaines grandes personnes restées enfants sous ce rapport.Le bureau nouvellement constitué sera charge de surveiller ki production des films de façon à ce que rien n'y bk-s-e lis convenances ou la morale, afin de sauvegarder ainsi l’enfance contre le- suggestions du vice ou il- la violence; ear D a été prouvé une plusieurs jeunes délinquants avaient jMlr |tl clYt(m.,|0 liV volonté, car elle est la été eherch r au cinéma les premières i m -puis o is du mal.Avec qui nous sommes L'Institut catholique de Paris est un établissement d’enseignement supérieur fondé et soutenu par 32 évêques français.11 confère des grades reconnus ù Rome pour la théokgie, le droit canon, la philosophie, les langues orientales.G est à cet Institut catholique que l’abbé A.-D.Sertili.-inges eus igné la philosophie morale.Et c’est ee même abbé que la ’Action Sociale contre-lit un nom des principes catholique' ; et comme nous sommes plutôt de l’opinion de i’abbé Sertillange*, la douce charitable et très éclairée Ait ion Sociale nous rut ge parmi les ignorants, les inconscients et les ennemis de l’Eglise ’ Pensées.11 importe surtout d’avoir l’n'il ouvert En conséquence, chaque jpm devra potter l’autorisation du B uvau, ce qui sera une garantie de sa parfaite moralité.Le Bureau sera composé du Dr J.-L.Lemieux, shérif, président, et de JIM.Jl.-J.Waish et G-JL Sinn, journalistes.Le ’gouvernement a été aussi heureux dans le choix d.-s titulaires que bien inspiré dans la création de cette ooir.u-ission.Jl.Lemieux a organisé le service de la cotir des jeunes délinquants et il est certainement le mieux qualitié pour organiser et mettre en activité ce nouveau service public dont l’inauguration a été fixée ntt 1er mars.faculté maîtresse, dominante, et sans laquelle on ne fait rien.L ie voi à le Président ! ".M.Maurice limés quitte très vite son auto, échange quelques saints et.gsg.in les quais de départ ; M.le marquis de l’Estourbeillon, député de llrettigne, abandonne son " sapin >• inquiet de manquer son train ; le vénérable Louis Pussy, dt yen de la Chambre des députés, arrive aidé de son secrétaire et ÿrurit à tous avec boulé ; M.Antonin ,Dubost, président du Sénat, nerveux, frappe les dalles de la gare de sa canne et ?argue les représentants de la Presse en passant, tun iis que M.Mollard, ch f du protocole, sourit ironiquement.Les trains parlementaires partent, presque vide», et les huissi is des «Lux Chambre» se demandent la raison de leur présence sut les quais.10 heures 35 : — Du ministère des affaires étrangères, seul, dans son auto ie président du Conseil se prépare à partir ; je m’avance près de la portière et, très ému.je lance : » R aune chance ! •> le regard de M.Poincaré rencontre le mien et j'entends : " Merci ! J’espère ! 8ur le quai u'Orsay 1a foule massée salue, vbi-blemcut émue, et son émotion se traduit par une absence de cris .Midi Versailles : —la: trajet a été très couit, lu voie ferrée est gardée militairement et nous ne nous sommes artêié uulie part.Que les temps sont changés, personne à l’urivée des trains, le public (attend sur la place du Château où les uutos se suivent sans interrupt! ru.Je gagne l’hôtol des Réservoirs où j-r suis attendu pour déjeuner.Ou mange tout en discutant nerveusement, fiévreusement.Quode monde: des actrices, des diplomates, des directeurs de journaux et de théâtre, des littérateurs, des journalistes.Les parlementaires s'interpellent à longue distance et les bruits arrivent (1e tout»s parts.Dcns la salle de lecture je dérange Dois sénateurs complotant, ils se sép-i-rent tels des braconniers ayant convenu d’un buu cm:p à faire.La voix de Jl.Clemenceau nous arrive el.arrête les conversations, le Tigre ue parait pas satkfait de ce que lui apprend M.Mendel, son secrétaire.1 heure.Rue des Résenoiis : —La sortie est pénible, les journalist-s phologtaplie» font jou* -le déclic de leurs appareils et les autos serti-! au milieu du bruit des discussions et des intei rogations.M.C.émenc-au sort fiévreux, so chapeau sur l’oreille, agitant sa eanii.- et lau çsut des regai ds inquiets ver9 le bureau ai.conseil municipal do Paris qui se trouve sur son passage.Avec M.Gaston Descbamps nous avons gagné le trottoir d’en faca et noua assistons nu défilé.l>-s socialistes cutouranl Vaillant "t Jaurès passent ironiques sans lais sec entrevoir nulle pensée.MM.Jlauiic-Epronik, de Beauregard, de l’Estourbrillon, Paul Dourner, Paul Lerrolle, Avnard, Denis Cochin passent et en nous strrant la main nous assurent du succès de ce que, volontairement, M.Gaston Dcsihsmps et moi appelons la nécessité nationale.Une heure quinze.—Dans la salle du Con-g-èa : 1,’Asseiiab’ée Na ionale est ouvi rte.Les couloirs sont encombrés, dans la gait ne des Bustes c’est un va-et-viei t c>.tiuud, un vacarme a-'Ourdissant ; je pénétre dans la salle des séances, les huissier» viennent d’afficher la lettio T.Le vote est commencé; ici c’est la surveillance et l'inquisition.Une heureetdi mie : —Des bu'letins viennent d’être apportés, imprimés, au nom de MM.Hi-bot, Delcassé, et D.schane!.,.L’on parle d’un duel Poiucaré-C.émenceau, et, pour bien noua I préii ei l’app .is -mi-nt, uu député du Nord pas* ; 8 tnt près du er upe que.j fi rme avA- MM.Ger-vai-, Spronck, Dujnr iin-lîeuiiuif tz, Claretie, crio 11 -J bas les eaiotiii' ! ", c’est M.Défontaine qui aperçoit venant vers nous M.Poincaré.L’on complète, i'on intrigue, l’on trahit.Trois heures : —Lu lettre P est alli liée.M.Pains est un des premiers appelés 11 est accueilli par des applaudissements ; lo vénérable M.Louis Pasxy, di.y-u d'âge de la Chambre, est l’objet-d’une semblable ovation ; M.Raymond Poincaré gtnait les quelquis marclics pour dé-po.er son bulli-iin dans l’unie, au milieu des ap p’audissements do la salle et des tribunes.,.Est-ce un symbole ?.l’i ois heures et demie : — De retour du bureau aies télégrnph w j * tente de gagner la galerie des Bustes, ; malgré rua carte de circulation cela m’est plus difficile que si j'élai-: comédien ou directeur aie théâtre; j'abandonne mon piojet, le dessinateur Forain, que j - rencontre, me dit qu’il a préparé un dessin représentant deux dé-putéi discutant ûpri ment ; dessin destiné à passer, si M.Pams est élu, avte la légende suivante : .Oui.,! mais Pams habille mieux." ; en riant j'ai regagné ma tribune, j’aperçois M.Pams qui n’u "jamais été un ambitieux" et qui a " toujours été simplement " à la disposition de ses amis, il est calme, distingué et stupéfait, il me semble être un patient qui, sûr do Sa santé, attend sous l'i nipire d’un homme — M.Clemenceau en l’espèce — le moment d’une opération .3 heures 45 : —Dans la galerie qui conduit à fa buvette je converse avec M.Briand très confiant ; avec M Bourgeois volontairement muet ; avec Jl Jlilleraud très enthousiaste; avec M.Lintidiac : il »e préoccupe de sa chevelure.Un ami, député du Centre de la Fiance, m'en-traine vers la salle du dépouillement ut mu coule devant Pierre JVéber le joli mot suivant de M.i ’oincaré à Jl, Duboat : " Vous n’avec pas été très g util ces jours derniers, pour moi" disait-il an président Uu Sénat.« B .h ! " fit Jl.Dubost tout ailleuis •> simple question do procédure." " Non » repartit Jl.Poincaré " quesiiou de procédé ! » 4 heures : —Le prend -r tour de scrutin est proclamé.Ces premiers résultats arrivent faux.3S1 voix pour Jl.Poincaré.338 voix pour M.Pains, 28 voix pour JI.Vaillant.Co fut une fausse joie pour les partisants de M.Pams ; on apprend bientôt les véritables chiffres.Ils donnent à JL Poincaré uu« majorité de cent voix ; il était mémo élu au premier tour, s’il avait eu six voix de plus: I.5 heures : —L'agitation est grande dans les couloirs, le srcond tour de scrutin e-t commencé ; des député-', bras dessus, bras-dessous, se promènent.En voilà un qui sort de la salle en coup de veut et se met a arpenter la galerie furieusement, tout seul.Il est gro», saugui- , il a les poing* rouges, on (lirait qu’il cherche quelqu’un a a-snmmer.Des collègues l’invitent a s’approcher et son indignation éclate, tonitruante.De quoi est-il indigné?.Il a vu mal voter.5 heures et quart : —la- second tour bat son plein.lui buvette de la Presse tst envahie.Nous travaillons dans lo vacarme, grattons du apiei à la lueur de vieilles lampes tandis qa’u-eoia-ur complexe de ch ireuterie, de pétrolp, le tabac, de bières et de vin se répand dans la aile et les couloirs.6 lisures : —Je gagne la galerie des Bustes et tn dépuié arrête un de ses collègues et lui dit, non sans ironie : Toi, mon cher, tu attends le résultat du vote pour savoir avouer pour qui tu as voté." 6.4 >.hrs, —JL Raymond Poincaré est élu par 187 voix de majorité Une clameur immen-e retentit et, vers la salle Jlarengo, l’on sejurécipi- tc.M.Dubarle, député de F Isère ui’entraine en me prenant par le bras et me dit : " La France vient de contracter un mariage de raison qui e't aussi un mariage d’ainour.Il n’est pas étonnant qu'ii y ai beaucoup de monde vers., la sacristie." Des huissiers ornés de ch aînes sortent de la salle Marengo.M Poincaré paraît dans la galerie, il est souriant, que dis-je, rayonnant ; le lève de son ambition tenace est réalisé.Sa joie, il ne peut lu cacher : Kilo est touchante, u; i.-e, enfantine.Se* ministres sauf JL Pams le suia-ent dan-i sa marche g’o-ieuse vers la foule sati-faite, vers Paris qui 1 attend tandis que les éclairs fulgurants du magnésium lui font des lueurs d’apothéose.‘ A.-Léo Leymarie.Ui| soufflet à Sir Rodolphe Forget M.ü'IIellcncourt, directeur du •* Soleil ” lui applique les épithètes de menteur et de lâche L’honorable Rodolphe Lomii ux a demand au gouvernement conservateur une enquêta sur 1a manière dont ont été lancées et conduites des entreprises financières qui nous ont été discrédites en France: le Merger de Québec, le chemin de fer Québec-Sagueuny, la banque Internationale.M.Lemieux n étayé son attaque sur des faits probants que le gouvernement ne peut dédaigner sans manquer à son devoir.Sir Rodolphe Forget, le père de ces entreprises compromettante» et compromises, »’est défendu à la Chambre de» députés.Il l’a fait avec une violence qui démontre la faiblesse do ses arguments.l.e bi.-n fondé des attaques dont il est l’objet le mit eu rage.Il descendit à l’invective et se lui'sa entraîner dans les bas-fonds que tout gentilhomme évite.Il j ta la lioue de l'i r-j ire à la figure des jour-tialistes qui Tout directement et ouvertement aecu-é ton» leur propre signature.Protégé par cet injuste immunité jarlemcn-taire qui met lo-député à l’abri do touto pour- 54 93 J L'AVENIR Dü NORD- 7 FEVRIER 19)3 NUITS D’AUTOMNE (FRAGMENTS) 11 Von» me.demandez pourquoi ¦Taime tant le» nuits d'automne, Pauvre saison monotone.Où chacun reste chez soi.11 II vente frais eu septembre : Sonne l'Angel us du soir, Et déjà le ciel est noir : Un s'enferme dans la chambre.11 Monsieur.tirant les volets, Ecoute le vent qui pleure : “ Il va geler tout à l'heure, 11 J’ai les doigts tout violets.11 11 Jetant son corset de nues, fa lune, qui n'a pus froid, MorUre ses é/sudes nues.Pour être moins à P étroit.“ Fous la lampe qui grésille, Monsieur lit, l'air soudeur, Et la nuit répand aux deux Les grains d or de sa résille.RA YMOND PO INC A RE Au moment où M.Poincaré arrive au poste périlleux et envié de Président de ta Républi _ quefrannraise, H est peut-être heureux dr jni hli- fin, l'on ne se t rou \ h plus qu’à C' nt îr“‘ysau™e,lf 'l^"'e,burini à la façon dr _ H llu.; s,„ fl t.t.on d'une vui: Bullu-Prud homme fine dans ses graves préoccu- ., lUy-PriuVIwinme ri ne da ns ses graves préoeen pillions l’académicien avait peut être oublié.A.-Uo-LEYMA UIP 8 lite devant les tribunaux, M Rrfio’phe Forget crut triompher d’eux et se lever de leur» accusations en les accusant d’être l’un un mor phinoirane, l’uutie un déserteur de l'aimée française.était grossier, enfantin et indigne.M.Jules Fournier répond d ins son journal «flairés.L'Ac ion, en lui disant que sans di «cendre dans chemin, la vio privée de .M.Foi get il lui répète ce qu’il lui dit depuis six mois, à savon qu’ii est un voleur ! M.d’Hellencourt frappe M.Forg»t en pleine face Le soufflet qu’il lui a appliqué a retenti dans tout le Canada.On ne peut lire la fière et vigoureuse réplique do M d'Hulleticoui t, dans le Soleil, sans parta gerson indignation et mépriser un député qui descend aussi bas que l’a fait M.Rodolphe For disposés en infirmier get.Quand j'accuse, je prouve.Quand j’ai attaqué M.Rod.Forget et dénoncé ses procédés financiers, j’ai commencé par fournir nies preuves.C'est sut- des documents et des chiffres que j’ai élavé toutes mes conclusions.M.Forget répond en lançant contre moi une infâme calomnie.Il tn’a.dénoncé aux Communes comme : ¦ un déserteur de Vannée française ».M.Rod.Forget « menti et j'en apporte la preuve indiscutable, cette fois encore, par la photographie de la décision ministérielle du 13 juillet 1801, signée au nom du présidentdu Conseil, ministre de la guerre de la République française, par le général Ganimard, directeur de l’infanterie, à cette époque, et qui est l’acceptation officielle de ma démission comme officier dans l’armée fi unçaise.La calomnie de M.Rod.Forget est une calomnie imbécile ; elle prouve sa mauvaise foi, car le seul fait, qui est de notoriété publique, de ma nomination couin e agent consulaire de France à Winnipeg, suffirait auprès de tout homme de bonne foi pour prouver l’imbécililé d'une pareille calomnie.lac France n’a pas coutume de nommer comme agent consulaire, pour la représenter â l'étranger, des officiels déserteurs.Mais il y a plus : AI.Rod.Forget est aussi en lâche.Quand je l'ai attaqué, je l’ai fait â visa ge découvert, sous nia propre signature, en prenant toutes les responsabilités de mes dénonciations.Pour m'attaquer, M.Rod.Forget se cache derrière son immunité parlementaire, qui le met à l’abri de toute poursuite judiciaire.Je n'ai de recours contre lui qu’atiprès de l’opinion publique des honnêtes gens : je le leur dénonce comme un calomniateur imbécile et lâche.Je viens d’en établir les preuves.J’ai le droit de conclure que M.Rodolphe Foi-get n’est eu réalité qu'une frijiouille.Il y a des procédés qui de-honorent cr lui qui y a recours beaucoup plus sûrement que celui contre qui on les dirige.C’est ce qui ressort du discours de Sir Rodolphe Forget.Il a voulu ble3«er ses adversaires en les frap pant iâchement plus bas que la ceinture ; et c’est lui seul qui sort éclopé du débat.Tout cela fait pmtie de l’arsenal des ruses de guerre que l’on emploie en cumpngne.Des colonne» d'infanterie doivent-elles traverser une plaine rase ou l’ennemi ne peut manquer de le découvrir !.Dans la nuit qui précède le mouvement, on ira installer des haies improvisées entre lesquelles seg ioera l'infanterie à l’abri des loi gur» vu's enm mie».Ici, c’est une section d’ecaireur», en faction sur une ciète que baluyeot les balles ennemies : s’ils sont débrouillard-, ils installeront dis mannequins sur le-quels s’usera le f u des adversaires, pendant qu’eux, (oiumodéineiit blottis u quelques mètres, de ià, poursuiviout leurs observations.Ru-.ectuelle mais b'ioiquc uusd que celle innovée par un régiment jiponais autour de Liao-Yang dans la dernière guerre russo-japonaise : La première ligne était anéantie, la deuxième continua mm mouvement en avant.Cette deuxième ligne, ele aussi, ne parvint pas jusqu’uu bout.IJno troisième, qui la suivait do piè-, avait déjà été liés éprouvée, lorsque les survivants, qui était ut en petit nombre, eu-reuL l’idée de se jeter à terre et de rester immobiles, comme si, eux au-»i, étaient tués jusqu’aux dirniei.Cette ruse fut couronnée d'un p.eiu suc, e , car l'ennemi, se croyant désormais à l’abri d’une attaque, cessa le 1,-u.Au bout d’un instant, les Japonais se relevèrent l’un apiès l'autre et s’avancèrent en rampant.En- mètres x impercep- tibl.Tout le monde s'nnôta.— Charg z les aunes 1 Nouveau si.eue, puis uri formidable : " En avant ! e et tous les pi étendus morts se ruèrent a l’attaque.Ruse de gueire au.s-i celle qui consiste à armer formidablement un défilé avec dis canons.de bois montés sur des affûts, pendant que des artilleurs en paille ont l’air terribles ei IVndant ce temps, par quelque autre giua de la troupe s’est avancé, soit pour surprendre l'ennemi, soit pour prote’gei une retraite inopinée.Est-ce qu’in 1878 une batterie n’occupa pas le» hauteurs de Nluncre-tout, an étant tous les mouvements ennemis de ses gueules menaçantes ; et quand on s’en fui emparé, on coustata que ce n’était que des con duites d’eau habilement di-po-ées.Ruse do guerre celle qui consiste à mettre sous l’égide de la Croix Rouge îles mannequins blessés, dames de la Croix Kougç un dépôt de munitions à seule lia de détourner de lui les boulets et les obus qui feraient tout sauter.Le pavillon de Genève a ! servi aussi à des traîtrises, telles que celle d’u-| ne compagnie isolée dans une ferme, qui ailtore le pavillon de la Croix Rouge.L’ennemi s’en approche sans défiance et est décimé à bout portant Danj la guerre maritime, autant que dans la guerre terrestre, les ruses abondent.Une des plus singulières est celle d’une frégate anglaise qui, en 1755, son pavillon en berne, ses voile» paraissant déchirées, s'approchait péniblement du port de Calais en demandant un stcouis que, malgré l’état de guerre, les Calaisiens ne crurent pas devoir refuser.Deux chaloupes se détachent de la côte et accostent le navire en détresse : aussitôt leur» hommes sont terrassés, mis aux fer», la fiégate file à toutes voiles et les sauveteurs sont envoyés -nr les pantons.Mais c’est en Amérique, en 1811, que réussit la plus sanglante ruse de guerre maritime.Deux négociants de N'ew-Yoïk l’avaient cgi-nisée tout seuls : ils avuieut faits le pari de mettre hors de combat, à eux d’eux, le “ Ra-miliies “ vaisseau de ligne de 74 canons.Donc, ils équipent une petite gteu tie, chaigée à plein» liords de »ac de faiine, dont quelques-uns sont eventrés et, dans cet appareil sédui-anr, iis vont croiser autour du vai-»enu dont ils »avent l'équipage affamé de pain fiais.Tout aussiiôtj l'escalier, jn devai» me reposer ( lusieurs ininu- ! propriétés pourront être porté» nu nom de • es une fois rendue en haut.Moti cœur palpi- dinaire (de l'évequc) .» , .),.- " Mais si aucune loi existe a I effet il intir tait àu point de m’élouff r presque.J’étais extièrnement nerveuse, au fait, j’étais une ruine complète et parfois je devais passer deux jours et plus au lit.Les remèdes ne me faisaient aucun bien, mais finalement j • commençai à prendre les Pilait s Rose» du Dr Williams et l’expérience que j oli ai faite, c’est qu elles ont i ffeetué une guéri»on complète.J'ai engraissé et me» amies me disent que je parais de dix ans plus jeune, -le »ui» certaine que ce que le» P iuh s Rosis du Di Williams ont fait pour m > , elles le feront pour d'uutie» femmes, pourvu que ce» dernières veuillent les essayer." Si vous n’êt s pas bien du tout, ne manquez pas d’essayer h;» Pilules Ruses du Di William» i t elle» vous apporteront une nouvelle santé et une nouvelle foi ce.En vente ch» z les mar ¦ hands Ce remèdes ou envoyées par la iai»on de 50 cts.la boite ou six b 82 50 The Ur Williams Medicine Co., Brock-ville, Ont.odili- re immédiatement dans leurs diocèses la méthode îles corporal ions paroissiales, les évêques devront tenter d’en faire adopter une.Ix' décret se prononce donc en faveur du système des fabriques paroissiales partout où la loi civi'e le pertni t.et dans les état- où la loi civ ic n’v pourvoit point, • les évêque» devront ti n ter d'en faite adouler une La demande que font les Franco-américain de l’état du Maine est doue cenf u rne à l’ordre i , de Rome.Au-si, est-i' étonnant et regr ¦’ ' able de voir un évêque combattre de toutes se,s forces le» fidèles de son diocè e qui v -nient faire respecter les décret» de la Sacrée Congréga- ¦'•' e* lion de la Propagande.Grande assemblée libéra- ites jour } * 1 le à Terrebonne i-z-r-2 atz-z-z x-x-x-z xx-x-z z-zx-z z-z-z-z z-z-z-z z-z-z z •f g CHRONIQUE § -f z-z-z i z-z-z-z z-z-z-z z-z-z-z z-z-z-z Z-Z-Z-Z Z-Z-Z-Z Z-Z-Z-2 La question navale Nous détachons ce qui suit d’un article de .M.Henri Bourassu, dans le Devoir : M.N an tel, M.Pelletier, -M.Coderre s'efforcent de raicioeh r tant bien que mal leur atli luiie d aujounl'hui u celle qu'ils avaient pn»t eu 1811, quand, par exemple, M.Pelletier appelait NI.Lavergue ‘’son chef", quand Mil.Xantel et Coderre dénonçaient la politique de NI.Burden et levaient 'a main au ciel, l’un à Saint-Eustaelio et l’autre à Saint-1î-uri.Ils feraient mieux de guérir le beurre noir que leur a infligé leur coi.ègue, le minisiie du coin inerce, dans son di-cours du 18 décembre, qui reste, au témoignage de tous, la plus haute 11 la plus comp ete expression de la politique impérialiste du ministère.J’ai tignalé, il y a un instant, que, dans ce discours, NI.Foster a réduit en miettes le prétexte d’urgence auquel NI.Nautel persiste a »i-raccrocber.M Foster n'a pas été moins cruel en peignant la situation absurde faite aux ministres crampons qui n'ont pas suivi NI.Nloi.k daus la voie de l’honneur et au ministre bouchon qui a pris sa place: “Si c’est vraiment le résultat, s’écrie-t-il, qui l’a emporté (who won)?Auquel do ses parents l’enfant ressemble-t-il ?“ Voici une mesure qui dit contribution ; le nationaliste voue a la damnation la contribution, il n’eu veut pas entendre parler.Alors évidemment son influence no l’a pus emporté.” (Débats des communes 1912, page 1451).Si NI.Monk avait besoin d’une justification additionnelle pour prouver quo l’honneur, le devoir, sa seule dignité, lui commandaient de sortir du ministère, ces paroles seraient plu-que suffisantes.Niais alors que penser des hommes qui, ayant pris sur cette question une attitude absolument identique à celle de M.Monk, restent dans le ministère et reçoivent sans mot dire le magistral soufflet que leur flanque le patriarch • impérialiste ?Ou m’a reproché, un jour, d'avoir emprunté un mot leste a la langue de Molière et dit que NI Borden, alors ch- f d’opposition, jouait dan-la cumédie parlementaire le iô!e de e.content.En vérité, quelle autre fonction NI Foster assigne-t il à NI NI.Pelletier, Coderre, Nantel, lorsqu'il leur demande narquoisement : '* Auquel de ses parents l’enfant ressemble-t-il! ” NI.Nantel aura beau plaider “urgence,” M Pelletier craindre la “ guerre civile ", NI.Coderre invoquer “ l’intégralité de se» princip*.».’ le •• Ramillie» " =ai-it la goélette, la prend à lai leM gens à J’âme simple et au regard franc, qui remorque, puis l’accoste pour embatquer corn-Mes ont entendus en 1910 et 1911 dénoncer mo iémeor la farine.Mais, sous les >ao bîauc-*, j *' loute contl i but ion ” et téclamer rappel au un foi ru niable brûlot est préparé, qui éclate et P,,Jp'e "ur toute politique navale — ce** g jps !à envoie au fond les amateurs de pain frai»-.leur d* manderont avec le même mépris que leur Ii convient de fix**r entre la ruse, qui e.*»i une collègue l‘*ur lance à la figure habileté, et celle qui aérait une perfiJi**, les con-• .“ ! dite." donc, à qui ressemble-t-il, l’eu- dit'o dans lesquelles la lutte est conforme à' ^aiJt 1 ’ l'honneur, ou né loyale.Il faut concilier l«s i droits de la civilisation avec les besoins de dé-! feme de tri ou tel adversaire.Mai*», malheu-retirement, en temp** de guerre, qui peut f»e vanter de faire respecter des lois, de» décret?, quand cVst alors la raison du pius fort et du plus habile qui domine «.P.Chaumet Une protestation contre le tribut de 35 millions et contre la trahison de M.Bruno Nantel L’a.ssrmhYe politique qui a eu lie s madi soir, à T» rr» bonne, sous les auspices du Club Libéral, vient de prouver une fois do plus quo le parti libéral, lo n d’être abiltu et découragé par la défaite du 21 sept» mbre 11) 11, est plus vigoureux que jamais et que ses partisans so prépnrent à la prochaine lutte avec ardeur.Malgré que l'assemblée n’tût pas été annoncée dans les rang®, une foule assez considerable s'était rendue pour entendre le* orateurs libéraux dénoncer l’attitude de» ministres conservateurs, en particulier de M.Bruno Nantel, représentant.du comté JL'assistance a été réellem uar ses applaudissements **t ses vivats, a montré que les libéraux ont touj iurs confiance en leurs chefs qu'ils .sont bien résolus de réinstaller au pouvoir sous peu.L'assemb'ée était piésidée vieux citoyens de la localité, pointe i t Eugène Label le.1j& premier orsteui fut M.Sasseville, avocat **t organisateur de l’asseinh ée.Il parla de la défaite du 21 septembre 1911 et des causes de cette défaite.Il rappela que dans l’Ontario la lutte se fit non sur la récipro cité et la maiiue mais av* c l’idée de siuvvr l’empire menacé par le pape de Home que soutenait Sir Wilfrid Laurier.l’or- M Sassevi 1»* fit ensuite, h* pro ès des nun s-très canadiens fi ai t; iis • Ibuno NYiiite', L 1 Pelletier et Coderre.Il n’oublia pa* M M B on die, S vigny et tou* ceux qui par leur double jeu un conquis les honneurs.M Eassevilb* appuya surtout sur les promesse*- in-ccomplies et la vohe-f tc*’ de M.Bruno NanteL 1 fit « h ileurruM ment app aiuîi.M Cni 1er, avec it, de Montréal, parla après lui, avec sa vigueur ?t -on éloquence habituelles.M.Charles g ;**»>- f, t lur.tteur suivant.I I fit les portraits de.- membres c.nidi» n français : du cabinet B u d» n.M.Calixt * E»hi“r, député de I>*ux Monta-roco ç i un discours p!ein de verve et de f‘M » ie* .1 ' • n Le parti libéral, *» a t il flit." e>»t bien deci- • • dé à combattre et a battre M.Nant *1.i» La vii* politique de M.Nantel, dit-il, n’es! su’iin ti*su *le contradictions B a renié see | t li fs et si la pn vitive de g éb o n'a plus au- | joui'i'hui aucune i v.H icnce au gouvernemen1 i fé létal, c’e*t g Hcr aux ministre.*» dans le g* lire j de celui du r wt.u de l’unéri' tir." M.F/hi«r p dant «lu tiibut d >35,000,000 que M Brun • N n»e! et sts col ègue» t * i nous f iire p».y r a l’A ngl* t-o re tourne f • c*i « - ment t n ridicu'e l’argument de V urgence derrière laquelle M.B.üiiü N.mtel veut each a trahison.“Je ne dévoi erai ras ce qui *;'est pie.se au caucus lib r i1, dit M.Ethier, mais je puis vous dire que les libéraux seront unanimes a voter contre le tribut de 35 millions.»• Le- élections sont plus p oches qu’on m pense et que n’en pense le gouvernement lui même.11 II n’y a pas un Canadien, à quelque parti qu’il appartii une, qui ne sera pus fier- ue von revenir au pouvoir le vieux ch* f libéral, Sir Wbfi i 1 Laui ier.•* Ces parole* furent saluées par des applaudi-rit enthou.siflC&te et, ^ernmf^ frénétiques.M.Wericeslas JYveujue, député de Lava1, succède à M.Etirer.li s’attaqua, lui aussi, aux ministres renégats et plus particulièrement à M Bruno Nantel.“ Il n’a pas eu le courage de tenir ses promes-*#*s, dit-il, et si ce qui a lieu dernièrement s’é tai passé en ls37, les Can idiens au-aient o ti l’hoij.min s re avec leurs fourche.s.Les conservateurs ont tojjour* mené une campagne d dénigrement, i s n’ont pas de » o-i victions.•• ?*1.Lévesque félicita Its gens de Ten* bonne •l’avoir opté pour la politique d s bons chemins.II i appela qu’il avait, conformément à ses pro-rne-ses, obtenu i’abo ition des taux de péage.M.Lévesqu * a ensuite invité tous ceux qui par deux «les plus •MM.Thomas La- ma- voudront venir n l’assemblée «les jardiniers n î hers qui aura lieu mercredi.M.Forget, avocat, de Sainte Théièse, arlres-m;i égal» im nt la parole.Il parla rit* la po'itiqll0 «Générale »*t d»** papers que le parti libéral avait rnisnn (fe fou 1er yur sa pro’u:i cirac è e agréable, gai compagnon, travailleur éneig pi-, ci toy u intègre et paisible, il ré a eu que des ami-, uout quelques uns lies • tt aché s a lut, i » gr et teut pi ufomléuient mi mort.Ii laisse apiès lui .son épouse, neuf enfants dont cinq fi • - ; B .m* h , Vvonu»*, Antoinette, épouse du M F.(Jitoux, B rtii i, épouse de M.Jules Gaéue'.te, Annette; quatre fils: Koné, Ernest, Armand et Gaston.Ia1* ob e jues d«* M.Godfrey Valiquette auront lieu samedi, a 10.1, après i'ariivée du trsiu ie Montréal.Les porteurs fieront MM.Ed.Clark, B uijatuiii Gngion, Joseph Leclair, F«*r-•linand Kli'*aume, Félix Lapierre, et Ménasippe Guénette.Nous prions la famille en deuil d’agréer nos vives *»ympathies.— g ne b- punlic de Saint-Jei-Ame et le publie voyngetir reiu.-mpient bien que l’Hôtel Bellevue tenu par M.LA POINTE est très recommandable Siiiis tous les rapports.Site eue h.uiteui vis-à-vis île la rivière du Nord ; 11*- «*î 120 rue ladtelle.Table exeeliente, chambres spacieuses;écuries fort bien aménagées.L'n omnibus est à la disposition des voyageurs il 1 arrivée et au départ de tous les t rains Lo TravaH et la Vio 'îS5 Sont fe soutien ds la fciïmss toisjjQUFs et parioisi peu La “ Gorporatioq Sole ” Sauvez le bébé Ruses de guerre La guerre moderne ne peut mieux »e comparer qu’à une partie d'échecs ou l’on ne doit pas risquer uu seul pas sans avoir bien examiné le jeu de l’adveisaire et s'être assuré qu’aucut.danger ne résultera du monvement que l’on ta exécuter.Il faut avoir toujours l’oreille tendue, l’œil vigilant A droite, à gauehe.rôde l'ennemi piêt à piofiter de la moiudie ili-lrac-licn pour déconcerter en quelques minutes lu combinaisons les mieux conçue».J1 faut s-méfier de l'apparente bonne toi de l’ennemi, même ijuand il s’avoue vaincu.C’est le coup de celui qui, se voyant pris, à l'air de vouloir sa rendre et tend son fusil, et quand de confiance vous venez vous emparer de l’arme qu’il tend le canon eu avant, lâche la détente et h coup vous atteint.Si le so'dst en cam page, n’est pas bien pénétré des dangers inviib.i» qui l’environnent, s’il ne sait pas à qui il a affaire, les colonnes en marche seront exposées à de sanglantes mésaventures Le ch f -era réduit à veiller sur chacun de ses hommes, à in venter les moyeu» les piu» singuliers pour le-préserver des pièg' s.Arriva-t-on au bivouac, dét"-nsc doit être faite immédiatement aux -ol-dats de s’éloigner sans armes et i-o!é».Cepen dant la surveillance peut être complète, le» recommendations, les ordres sont quelqmfois inu tiles.1« meilleur est de faire répandre le brun qu’un ou plusieurs hommes ont été assassines, surpris par l’ennemi à quelque distance de’ camp, en eyaut soin d’envoyer quelques hommes déguises qui tireront des coups de fusil a blanc sur les isolés ou les trtinards.Tous les moyens sont bons, en U mps d guerre, même les plus puérils en apparence : Réunissiz.par »x rnple, plusieurs fusils ensem ble, attachée sur une planche, de manière qu'une seule batterie puisse les faire partir a la foi-, et p’iacrz-les dans les sentiers qui avoisinent le» postes avancés ; à environ deux cents mèlre» on attache à la batterie quelque fil de fer fixé à un piquet ou à un arbre traversant le sentier L ennemi, en maraude, vient nécessairement se heurter contre le fil de fer, les coup» de fusil partent, et s’ils ne tuent ou no blessent personne, ils donnent tout au muiu» l’alerte aux petits avants-poste», en même temps que l’ennemi croit tomber dans une embuscade.Le.» Tablettes Baby's Own sont le seul remède sûr pour rendre .e bébé bi?n portant et le conserver en santé.Un analyste du gouvernement garantit qu’elles »out i x-rnptes de tou- 'f d,rogues nociveH ,l qu’«n >Pcut les donne, j “f™ {i^àÿëns pô^mânü^ absolumen en toute suret.i même au bébé nou- : res sont illimités : veau-né.A leur sujet, NI me O-car B-dard, j II est résolu que le (’oniité national de Bidd-Nlansi au, Que., écrit :—" J'ai fait u-ag - des Tablette.» B.tbv’s Own et c’est s âce à elle» si i -, , ., - - g a e a e ie si rlonner toute I aide pécuniaire dont ils sont capables, pour aider le Comité permanent dans le On nous demande de publier le vœu suivant adopté par le Comité exécutif des Franco-amé-I ricain de l’état du Maine, E U.: Considérant que le Comité exécutif des Franco-américain du Maine, pour se conformer aux résolutions de la Convention rie Biddeford.s’est activement engagé dans la lutte eonire la Corporation Mole, devant la so-'xante-seizièmelégislature de cet état maintenant en session ; Considérant que les pi,lisons du Corporation Sole font des efforts incessants auprè» de nos législateurs, dans le but de dénaturer la vraie nature des déniairhes de notre Comité d'Etat le nos advei-sai- H j efmd fasse un appel chaleureux à tous les coni.; patriotes de.» Etats-Unis et du Canada, de nou» .-„- — — -11 - mon enfant vit encore aujourd’hui.J.- ne connais rien oui puisse le» égaler comme renté de pour les enfant».•' la;» Tablettes sont vendues par les uiarchanrts de remèdes ou expédiées |a la poste à 25 ç la la ite par The Dr Williams’ Medicine Co., Brock ville.Ont.Ge que fait un véritable tonique Il frappe le mal à sa racine et donne une santé nouvelle Si vous regard, z dans votre d e ionnaire, voua venir que e mot “tonique ’ est défini comme “ un remède qui augmente la force et la vigueur de l'organisme.” C'est ce qui explique pourquoi le» Pi’ule» Ro-e, du Dr William» sont un véritable loni jce.De» millier» d’hommes et de femmes souffr.nt aujourd'hui, ion P»" qu’il» soient malades au lit, mais il Dur manque de la force et de l’ambition, il» sont extièrnement fsligué» après une journée île travail.Aucuir orgone ne semble défectueux, cependant tout le système manque de h*nié.Il» ne dorment pas bien et ii» sont toujours fatigués et «ur Its nerfs ; b-aucoup ont de» maux de rein-, de tête et d’estoinac.Tou» ce» g“n-ont besoin de l’aide tonique des Fil pie» R,, ,» du Dr Williams.L'infijenco bienfaisante de ce remède porte sur tout le sy-tème.J>e» Pilules Rose» du Dr William» font plu» que chasser le» symptôme*, elle» fout réellement dispa-raîire la cause du mal.Lo ca».de Mme J.H.Sharpe, de Igmdon, Ont., est une preuve des avancés ci-dessus, Mme Sharpe dit: ••J’étais »i épui«ée et si faible que la vie m’était devenue un fardeau Le [ moindre exercice me fatiguait tellement que je pouvais à peine respirer.Quand je montai» " ' D"' *”1’ ’ ” nom i,-» pn,.K ^ J montai» pnétés qui leur appartiennent, le» titres de c suprême assaut qu’il va tenter pour faire rappeler ht Corporation Sole et i! suggère que les journaux français se fasse collecteurs au besoin, dans leurs localités ; Il est de plus résolu que copie des présentes soit envoyée à tous les journaux français de l’A-ruérique du Nord.Vraie copie certifiée Ph.Massé.Prés.Ai.KitBu i,.La-miiekt.Sec.Toute remise devra être adressée â.l.-P.(Tendron, trésorier, 81 rut- Prospect, Biddeford, Me.Le projet de loi demandant le rappel de la Corporation Sole est actuellement devant h-parlement du Maine qui siège à Augusta.C'est le iepré-cntarit .Morse, .pris.50e uno hotte, §2.50 six hottes.Toutes Ingénieurs civils Arpenteurs Géomètres The st.Lawrence Flour mills Co.limited -ID.RU» H.I.MI.I OU.T MONTREAL.I.I.L .8T4t, ¦La Faiiot Si.Be*, biuxbe rt pu* curairc fi l-n‘.15.Boulevard 5aint-l.aurent MONTREAL Z-Z-I-Z SZ-Z-Z z-zz-z X-X-Z'Z Z-I-Z-Z Z-Z-I-I s-zz-z x-z-x-z UN DANGER A EVITER hVv.ilctro itvlivd4 ’ Uil’AGNTli MZDLCALE M ill ), 272 ruo Saint-Denis, Montréal.2i n’y a rien de plus dangereuxqn’un rhume négligé, qui peut culminer la pncuuiotne Ri:xconj«4$qucnccsgraves, sinon fatales, on encore préparer le terrain aux germes de la consomption.Il est aussi laciîe de guérir un rhume A son début, qu’il est diihcile d’enrayer la prodigieuse multiplication des xnicro-besdel.i Consomption, une fois que les poumons sont in tectés et la Constitution minée et menacée tie destruction à bref délai.Soignez donc ce petit rhume sans retard et ne compromettez pas votre santé, ne risquez pas votre vie par imprévoyance.Quelques doses de Baume Rhumal, le Spécifique des Affections de la Charge, des Bronches et des Poumons, vous guériront.Plus d’un quart de siècle de succè».Kn vente partout 25c.la bouteille.CEUX QUI TRAVAILLENT au DEHORS exposé* aux intempéries, aux brusques variations de la température, contractent de* rhumes ou de* bronchite*, qui menacent leur existence même.Pour la guérison rapide de ces affection* toujours grave», il n'y a pas de remède plus actif que P ANÏÏTÜSSINE SIROP POUR LA TOUX grand Spécifique du Jour pour le triitemnnt de toutes 1-t Maladies de la Gorge, des Bronche, et des Poumons.En vente partout: 25c la Bouteille prCrarê par L.E.MARTEL * Pkiraacïti QUEBEC.Ciutl LAVBN1B DU nord Cumula ) „ j .PkOVIXCB DK QUÉDKC g Q (J F ü8 CÎrCUIt District de Teùksoonnb I u No.131 ¦ PJIÏRRK DESJARDINS, brurg.-oia cl-Suintc-Thérèse du Rainville, district cio Turrt bonne.Dcinaudi ur.LOUIS LAUZON, de Casselinan, p ovin d'Onturio, Défendeur Ii t st Oïdbnné au défendeur de comparaître ôails le mois.Saioti-.^Jcliolustique, le29 janvier 1913.(iUIGNON .t FOUT! KH, Gnlli t C.C Nouvelles d’Ottawa — Les cou i ses au U or sur la rivière O t ,wa ont utï goiiir] succès; aussi no is avons parmi nous n f ul“ rio viBit*, urs Ho Moutn ui, ch Jetchuto, îSaiiit-Jéiômo et d'un peu piitou .]-a t rnpGuluru v.Ht idéale pour ce genre de «port et c xiiine la glace est trè« belle les an)a louis .'«’en donnent à qui mieux mieux.— Un autre évènement qui nous amène beaucoup dVtrang'T*, cette semaine, est lo p.v-sage de la troupe d'opéra de Montréal dans in capitale.L’ouverture eut lieu lundi soir.Oi ; donna La Tottca qui fu-.un succès immense.Le rôle principal était rempli par Mme Louise Kdvina qui est aujourd lui une de» plus grandes prima donna de PAinéi iqur*.M ne faut pas oublier q»u cette r>*mai uuable cantatricr est u r ?t t cànadie(inu>‘ f aru;ii*e du nom do Marie-Louise Martin, né»* a Montréal.Elle a épou.-é Iluno.-able 0* ci i K:\viule,«s f>èro de J/Orel K -nsingt’ ri; qui n*pi évente la nubilité anglaise sur >a scène.C’est un g nmd honneur pour le Canada et surtout pour Montréal d’a voir une de* si* unes qui a su attirer l’attention de toute F Europe par sa voix si riche et si dou ce en même temps que pur son jeu de scene qui est si naturel.Nus fcli.itatiou** à M.Jeanuo'-to pour avoir si bien mu vit >isir ses premiers rô Jeu pour la saison d’opéra de 1913.C’est un régal musical que les amateuis de tx>une musique ne manqueront pas de savourer durant tou t ; la semaine.Nous en reparlerons la semaine prochaine.— M.Uémi Tremblay, traducteur à la Chambre cb s commune*, et homme de lettr».\-bien connu, nous est revenu après un long voyage autour du monde.A lu demande de fies amis, M.Tremblay a consenti à donner une conference sur ses voy g-s C:tte coüté-rouee sera donnée dans le sou s-bas* fine ut du l’église du £ acre-Cœur, le dimanche IG février courant Que ceux qui aiment lis récits d»; voyagea nr manquent pas cet te occasion d« s’instruire, li y aura aussi de ht musique fournie par les tils de M.Matthé, qui sont déjà des musiciens connus par tout Ott.ua malgré leur j une uge.àLademoiselle îsarault, ex-s *cré aire de Ebon.M .Monk, m: f ia aussi entendre d ins quelques-unes de ses jolies chansons qu’elle sait rendre avec tant d’àme et de goût.Jérôme ^ep « , MARCHAND DE iV 5 -mm-i Kn face du Marnlié, MEUBLES Constamment en maguHin un très b< nu choix do meubles, tels que: Ameublements (sets) de sillon, de salle à mander de chambre à coucher, de cuisine, etc.Lits-corniche Couchettes en ter.Sommiers, flcubles de lantaisie rtatelas, Oreillers cl Lits de pierre.^SPÉCIALITÉS : Rtparalion du nei lis do tous points.— Ercsduiiit nt di ‘gia'uns, *A B AULNE.H A.Sc.- l.C.PALI.-!:.MERCI» R.H A.Sc.-1C d >1 .I BAUlNÜ & sïERCÎLR Ingénieurs civils & Arpenteurs ponts de route.Pont» t.180G rr*no rrrrrirr.r.,iinumrrrrirr a* .CI.OIiEN.SKY 1 Bell Téléphone Main 3048 J.-D.-1I lt-idence, 213s Mance 3Ê Tél.St-Louis 171 COUSINEAU & CLOBENSKY A - n te J’immeubles et d’assurances — Chances d’affaires, une spécialité.Bits à bâtir ière-des Prairies Ag-nis pour le* lots du PARC IMPERIAL, r n£ 3E G2, rue S.lint-Jacques, ï s .MONTREAL -as tmta mé/i îmimmi ririir l fl ijfi meiiisüps poiiüqus * à suivre pour devenir riche, c’est de.faire de l’épargne.— LA — liipefFiooleiap prendra soin de vos économies et les fera fructifier.Votre argent est toujours à votre disposition : vous pouvez le retirer en tout temps sans avis.DIRECTEURS llun J.-D.ROLLAND, piéaidcnt, J.-V VA1LLANC0UKT, vice-pr es.A.Turcotte, Ecr, E.-II.B:inay, Ecr, Hon J.-M.Wilson, Hon.F.-L Béique, C.K-, Lt.-Col.Ch .-A.Smart.-o- Capital autorisé .Sf.000,000 Capital payé .$3,000,(KO Fonds de Réserve .$2,050,000 Sueeni’sale St"«Térome M.-J.-A.GIROUX.Gérant OU CANADA FONDÉE KN 1804 PAlt CHAUT K DU OOUVKKNK.MKNT FK1U.RAL Capital versé.$ 6,000,000 Fonds de reserve.5,400,000 Total des dépôts.63,494,580 Total de l’actif.81,928,961 Cette institution est une des bananes les vins anciennes et les mieux connues 1 t*.s;t\ t 5*pic>Ü 18* ».Si v us» Icm-r.,i ù.uu Veux t»;.ili,.u m ur : 'achftvZ ja:u ls Kiel» ne r •::: .icc Kl 1 LUT D’OI' 1-lüUEl a LEZ a -—.I-' 1 Vu'c ouaterSpécialiste' BPRJJMÎE R "LLZnr", % 144 Lsi, rut- Sle-Ccilicrine, !-r£.Ave lïi-.îil Ce-vilî,-.•> Il reeheo - - .s.Ueiespeiia ; t-ic Ytnx Artlficlela, î SUCCU BSA ! .K SA I -VJ - J EKO-M E J.-N.LORRAIN, Gérant Voire Chance de Faire Bien de l’Argent eu vendant des arbres fruitiers et «les arbres d'ornement jnmdaut l'hiver.PLUS DE SCO ACRES yilanb s en jH'jiinière.N ns offrons les variolés b*s plus cliuisies tt les plus résistantes et garantissons la livraison en bonne condition.Bon salaire hebdomadaire, équipement gratis, b-rntoire ex< .¦ i - i f.Ktprivez de suite pour ren-ei-gro menl3 et réservez-vous Bagenco Gai:s votre ili-trict.PELHAM HÜ3SERÏ Cû.TORONTO, Ont.Natuu U às: Iioî'.ut.IM '¦ 5 Voi 4> .) 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Hiiliri II»:** Dn- :• >t, Paris,] in*cU*ur.Arthur Meyer.Publie chaque I mardi un 5**.iji conleuaui «Je>cérrespon‘lafic*?s Je Frauce «*t «!*.* IVlrajiger, et, chaque Faine*!:, un T-upi'î“ine»:l îiiléntire illu.-lr*.gra; i*?ux pour aboun***».AlKrnn«*iuenis.I’nioo |r.-«»al«* : (Piuloii —n.un un, Baulon Uu i)irn.iucb,-‘ -euî.un an.lS COGNAC Cés.tr Colliu, Léo kemy, Jean Fabert, Hamel Gentibert,.Cousin frères, Sonac & (Jie .J - m i i Leveillier, J.-G.Monette ».fc Gie, Hennessey, .Martel WHISKY Goouernam an i Wort, Club llye Whiskey, Seagram Rye Whiskey LIQUEURS E/MES Benedictine, Crime de menthe, Cacao, Curaçao, Maraschino, Ktrsch Kummel\ Anisette, Grenadine, etc.Rhum St.Georges, Black Joe Scotch John Dewar, Uussher, McArthur, Mountain Dew 01.1 \-fPllMW in Glarct : Barton t\: Gucstier, Sauteerne.e.SURVEYER & FRIG ON INGENIEUR5 CONSCU-S Expertises, Lev’s tie plans.Estimations et Projets, Rapports techniques et financiers s*.Btav.r Hall mil TflépLow , L>„-n a MONTREAL 3 rzsssæL | J.-C.LAROCQUE Tanneur et commerçant de peaux Rue Saint-Joseph.SAINT-JEROME Sont trè— belh-8 et I» s inour la " ' L nion A«**uranori H*Mu* ‘y.—(A.D J7] i) actif Billets d’encan Fait toutes e-ipéccs de ccllections Traites émis- r/jute- le- parties d( ¦ ’Aru-nqoe Traites dry.pays étriingem encaiF«ée« at taux ie plus bat Intérêt-! alloués -ur «léj/ita.R DESCHÀMIKULT, Oirst L’A V EN IR I*U NORD ©Ht puVilié- t Maint Jérfrtw, P.Q.|.»r J V, Prévoit fiD édltoU' propriétaire.ki^ip: mpzunikr r J.C ORBE JL i Ajgent d’Anminmces MANtipflCTURIER Portes et Chassis, ATLAS BRITISH AM ERIC \ —CALEDONIAN COM M KUCIAL UNION— LIVERPOOL LONDON (li.OlfK LONDON fi LANCASHIRE NEW-YORK UNDERWRITERS IN.S.CO.OF NORTH AMERICA NORTH BRITISH A- MERCANTILE NORTHERN NORWICH UNION FIDELITY PHENIX IMKENIX OF HARTFORD QUEEN ROYAL SUN WESTERN Jalousies, Moulures ,lov> dc ' Lirprntr, I},,;* pro,,,, ré Tourvugc Dite, nifW/r, ,| t ” nnr manu ir/nrr f.itrnnjrM, jtrry du nio;
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