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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 23 juin 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1911-06-23, Collections de BAnQ.

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Quinzième année— JNo 23 Journal hebdomadaire-— Deux ceiits le numéro Vendredi, 2.3 juin 1911 y b * ORGANE LIBERAL du DISTRICT otTERREBONNE.d CHE-W l£R», & , U mcrr ei i'*vi kir tjT oaks le peuple mIm* l**ou% vtnnoKj mejrkiui uy nos?lauaakt ÇB- Abonnement Un an [Canada].$1.00 “ [Etats Unis].1.50 Strictement payable d’avance.4 l.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces: II c.la ligne-agate, par niaurtiou.Annonces légales: 10 c.la ligne nonpareil, lore insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.Bien sauve le Roi ! Georges \ , roi du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande et des possessions britannicjue au-delà des iners, a été couronné, hier à l’abbaye de Westminster.Il esL inutile de dire au milieu de quelle pompe et de quel luxe royal cette solonuel-le cérémonie a eu lieu.George V .le fils du regretté roi Edouard \ II, est à la tête du plus grand empire des temps modernes.Par son commerce aussi bien que par sa polilique large et libérale, l’Angleterre a répandu «on près1.ige dans toutes les parties du globe.Jamais, depuis l’époque du majestueux empire romain, jamais une nation a brillé d'un tel éclat et détenu un aussi vaste pouvoir.Le souverain de 1 Angleterre, tout en représentant une tradition monarchique plusieurs fois séculaire, harmonise sa souveraineté avec les idées constitutionnelles de notre temps.Toutes les libertés saines et raisonnables ont droit de cité dans l’empire britannique ; c’est ce qui fait que ceux qui font partie de cet empire s’appellent plutôt citvyens britanniques que sujets britanniques.Us sont, il est vrai, l’un et l’autre, mais dans la pratique ils jouissent surtout et avant tout des droits que leur octroie leur titre de citoyen, qui est de nos jours l’équivalent du civis roman us sum de l’antiquité.Nous le constatons tous les jours au Canada même où nous sommes en possession d une autonomie complète et où nous jouis-son d’une liberté étonnante.Notre vie publique, notre vie politique, le fonctionnement du rouage de notre constitution sont tels que nous oublions notre qualité de coloniaux pour nous croire véritablement indépendants.Où, quand et comment sommes-nous arrêtés dans notre élan national ?Nous le demandons.En vérité, nous sommes un peuple allié a la Grande-Bretagne plutôt que lié à l’Angleterre.La puissante protection et l’immense prestige de l’empire britanique nous sont acquis et nous accompagnent partout dans 1 univers, individuellement et comme peuple.Cette large liberté que nous concède l’Angleterre nous attache à elle par In reconnaissance autant que par l’intérêt commun.Le Souverain qui vient d’être couronné sous les voûtes historiques de Westminster est notre Souverain.Il le sera et ses successeurs le seront tant que la couronne britannique nous laissera libre de nous développer comme nation et n’entravera pas les Canadiens dans la conquête pacifique et graduelle de tous les privilièges et de toutes les forces qui constituent véritablement une nation.Sir Wilfrid Laurier a défini cette situation actuelle et future en une brillante formule : le principe de vie de l'empire britannique, c’est l’unité impériale ayant pour base l'autonomie des peuples qui en font partie.Longue vie au roi Gorge V.JEP.La Conférence impériale Le haut prestige de Sir Wilfrid Laurier Au cours d’une entrevue avec le correspondant du Globe, à Londres, le vicomte Haldane, chef libéral à la Chambre des Lords, a déclaré ce qui suit au sujet de la Conférence impériale : “ Nous sommes pas mal avancés dans notre travail.La Conférence, et spécialement ces discussions privées sur la politique de défense, qui sont toutes tenues secrètes, sont d'une importance capitale.Sir Wilfrid Laurier a été indispensable.11 est le Nestor de la Conférence et ses vues appropriées ajoutées à sa grande expérience, nous ont tenus jusqu’ici dans le droit chemin.Beaucoup de travail a été fait et aucun principe de gouvernement autonome n’a été sacrifié." La conférence impériale que l’on prédisait devoir être un fiasco a pleinement justifié son existence.La cause du pessimisme dans la première période de la conférence, était le renvoi des propositions des dominions pour rétablissement d’un conseil de l’empire, la fédération impériale.Ces mesures ont été rejetées parce que l’on a cru i qu'elles pourraient nuire à l'autonomie des] dominions, autonomie si jalousement gar dée par les champions de cette idée: les premiers ministres Laurier, Botha et Fisher.Plus tard, on présenta des résolutions pour aider au développement commercial et industriel de l'empire britannique, et pour sa defense, sujets sur lesquels les dominions se sont accordés avec le gouvernement.Le gouvernement de la métropole n'a pas pu appuyer le projet d’un câble transatlantique) appartenant à l’Etat, mais on espère obtenir des réductions sur le tarif des compagnies de télégraphe.Sir Wilfrid Laurier est toujours en faveur de la préférence impériale, mais il n’a pas encore soumis cette question à la conférence.Le premier ministre du Canada, dont l’esprit étendu, les connaissances profondes et le sens _ le plus éclairé ont illustré la conférence, a proposé une résolution, adoptée le 17, nommant un commission royale qui visitera les dominions et devra faire rapport sur le commerce, les rosso .trees et les meilleures méthodes de h s développer.Un considère cette résolut ion comme l’un îles actes les plus importants de la Conférence, et on en attend de précieux résultats.Les autres résultats pratiques de la Conférence ont été l’action du département des affaires étrangères britanniques qui met les colonies au courant de toutes les relations étrangères et l’adoption de la proposition de Sir Wilfrid Laurier de négocier avec les gouvernements étrangers dans le but d obtenir pour les dominions le droit de se retirer des traités commerciaux sans annuler ces traités quant au reste de l'empire.Sir Wilfrid Laurier a été critiqué par les journaux unionistes pour son attitude sur les traités commerciaux et pour son insistance à réclamer l’autonomie complète pour les dominions sur la question de la defense et les autres questions.Le premier ministre n’a pas répondu un mot aux attaques, mais ses partisans politiques ont déclaré que les Anglais attendaient trop de la Conférence.On dit que le premier ministre a été très froissé des critiques contre la réciprocité.Les libéraux canadiens de Londres ne se gênent pas pour dire que les journaux anglais veulent intervenir dans les affaires des colonies.La conférence impériale s’est terminée mardi, mais il y aura encore quelques séances privées pour régler certains détails.Mardi après-midi, ies premiers ministres ont pris le lunch au club libéral national.Sir Wilfrid Laurier, en répondant à une santé proposée par M.Haldane, le secrétaire de la guerre, a promis que le Canada partagerait avec la Grande-Bretagne les bénéfices qui découleront de la réciprocité commerciale avec les Etats-Unis.1! a dit que le tarif de préférence avec la mère-patrie sera maintenu sans que le Canada demande des compensations à l’Angleterre.La prochaine conférence impériale aura lieu en 1 9 15.•wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwc i t < ]¥leli «jVIelo £ I LVH: A A* AA A JALUA M i nn'nnrnrrrtrmi rrrr ” Prenez garde à son indépendance Le Devoir sc prétend un ïotirna! indépendant, libre de toute attache de parti.C’est pourquoi, sans doute, il ne trouve que des reproches à adresser aux libéraux, auxquels il n’accorde jamais la moindre approbation : c’est pourquoi, sans doute, ses rédacteurs n’écrivent plus un mot sur la réciprocité, la plus grande question du moment : c’est pourquoi, sans doute, son directeur ne souffle pas mot de l’attitude de Sir Wilfrid Laurier à la conférence intercoloniale de Londres qui ne semble pas exister pour lui.Quelle admirable indépendance que celle du Devoir qui fait de.l'opposition à outrance et garde le plus profond silence sur les questions qui ne servent pas lYcuvrc de dénigrement de son chef ! En vérité, les lecteurs du Ib,voir sont bien mal renseignés Le retour de Sir Wilfrid l.aurier Montréal et Ottawa veulent faire une grandiose réception au premier ministre du Canada à son retour d’Angleterre.Sir Wilfrid Laurier sera au Canada vers le 1 2 juillet.Sir Lomer Ciouin Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec, su ra à Liver- pool le 2-1 juin pour revenir au Canada.Il sera à Québec le 1er juillet.Les assemblées libérales Les libéraux continuent avec succès leurs assemblées dans la province lie Québec.Celles de Joliette et de Nicolet ont surtout été très importantes tant parle nombre des auditeurs que par la valeur des orateurs.L’hon.M.Rodolphe Lemieux traite les questions politiques du jour avec un talent remarquable et une clarté convaincante.; La Conférence intercoloniale et le marconigraphe Un câblogramme de Londres, adressé à la compagnie Marconi, annonce que la conférence impériale a adopté une résolution relative à un plan pour l’établissement de stations de télégraphie sans fil.11 s’agirait île former une chaîne d’établissements mar-conigraphiques, qui permettrait d'établir la communication télégraphique entre toutes les possessions britanniques.AI.Borden dans l’Ouest Le chef de l’opposition, le chef de tous les conservateurs, même des Monk, des Xante!, des Blondin, des Paquet et tutti quanti, qui baiseraient ses pas demain, s'il devenait premier ministre, M.Borden, donc, a commencé une tournée politique dans les provinces de l’ouest, Tout n’y est pas rose pour lui.A Brandon, mardi, dernier, il a rencontré une délégation des " Grain Growers Ceux-ci ont réitéré avec énergie leurs demandes pour la réciprocité, l’augmentation de la préférence impériale, la construction du chemin de fer de la baie d'Hudson et la solution de la question des élévateurs.Us ont accusé les conservateurs du Parlement de faire de l’obstruction sur la réciprocité et ils ont déclaré que c’est sur l’opposition que reposera le fardeau de l’injustice qui sera faite au pays si le gouvernement est forcé d’en appeler au peuple avant la redistribution.Les revenus du Canada Les statistiques les plus récentes montrent que le revenu du Canada, l’année dernière, s’est élève à SI 17,780,309.C’est la somme la plus élevée que l’on ait jamais réalisée ; elle est de seize millions et quart plus élevée que l’année précédente.Tout indique que le revenu de cette année atteindra cent trente millions.Le revenu des douanes, l’année dernière, a été-Je 87,965,304 ; celui des postes, de $9,140,953 ; les travaux publies et les chemins de fer ont rapporté $10,818,834, et divers 87,979,34t.Les dépenses au compte du revenu, l’année dernière, ont été de 837,736,938, soit line augmentation de 8 millions et quart.Les dépenses sur le compte capital ont été de 833,096,222, soit une diminution d’un demi million.Durant les deux premiers mois de la j présente année fiscale, le revenu du Canada a été de 818,573.441.La préférence commerciale " Bien que je sois un homme de parti, je n’appartiens p us à aucun parti dès que je débarque en Angleterre," a déclaré Sir Wilfrid Laurier dans un discours qu’il a prononcé au Club Constitutionnel, samedi dernier.¦* Les Canadiens n’ont pas oublié qu’en tombant sous la puissance de l’Angleterre, ils devenaiena partie d'un grand tout.11 y a quatoiz : ans, ajoute Sir Wilfrid, que le Canada a un tarif de préférence avec la < Irande-lhetagne, et il n'a pas eu à s’en repentir : plus on en a fait 1 expérience, plus on eu a été satisfait." l! peut se trouver des gens qui sont sous l'impression que l’entente réciproque entre le Canada et les Eta's-Unis a donné un fameux soufflet à la préférence avec l’Angleterre, mais ils n’ont aucune raison de le croire Ce n’est pas un traité solennel, mais une simple entente qui peut se terminer suivant le bon plaisir de l’un des deux pays.” Sir Wilfrid I Pluriel* ne croit pas qu'une telle entente puisse conduire à l’annexion, et s’il l’eût pensé un seul instant, il se serait opposé à une telle politique." Nous désiions faire du commerce avec la mère-patrie, de préférence avec tout autre pays, mais nous désirons aussi commercer avec les autres nations.•* malt, tandis que derrière une fenêtre du Vatican, une forme b anche faisait vois ce Français qui fendait les airs, un de bénédiction ; le match admirable des trois aviateurs qui n’ont pas hésité à traverser le «*o fo de (iènes ou à suivre une corniche qui ne permettait pas d’at terrissug •, tout ce bel éclat de hardiesse qui est si bien dans les traditions de vaillance de notre raw*, fuit tressaillir les cœur*.L** joyeux orgueil ancestral, 1*ivresse qu’éprouvèrent si longtemps nos pères a se savoir les p us aventureux et les plus forts, et admirés du monde, regotdb* nos poitrines.Ajoutez à c»*la, ou plutôt admirez d’abord les traits heroijues «Je nos soldats en campagne, des mots comme celui du commandant Rou-mens, encourageant ses hommes de sa voix vibrante et de son geste superbe, et disant tout bas à son sergent major, qui le voit ensanglanté : “J’ai depuis une demi-heure une halle dans le ventre, mais chut î.1 y a là, con- fessons-le, de quoi consoler des vilenies «parlementaires et d« s tripotages administratifs I! y a autre chose plus propre encore à nous faire espérer : la jeunesse qui monte et le goût des raisonnements nets et des idées claires.Fils j ne pense qu’à ce petit être, un ne parle que de de pères qui aimèrent tant les nuées et., selon 1 lui, ses moindres paroles, ses actes les plus ili- um ns, cette joie si pure et si douce de nous pos-s 1er î " Celtes, ces petiots auraient raison : ils sont gentils, charmants et même plus.Il n’en est pas moins vrai, parce qu’ils sont tout cela, qu’ils remplacent auprès de vous, les maman*-, les poupées qui firent l'amusement de.v(m jeunes anné.s.Lo premier écueil qui apparaît dans l'éducation des enfants est justement le.charme qu’ils répandent autour d’eux, charme d’ailleurs illusoire, car les i nfants charmants deviennent souvent, en vieillissant, dis petites personnes fort ennuyeuses.Le sentiment le plus dangereux qui existe est l'adm ration.11 enivre plus que tout autre et ce qui le caractérise davantage, il n’enivre pas seulement les per on nés qui le provoquent, mais encore ceux qui le ressentent.Il est dos mères de famille que l’admiration éprouvée pour leurs enfants éblouit complètement 11 en est d’autres sur lesquelles ce sentiment agit plus superficiellement., mais sullisamment cependant pour les empêch-T de remplir exactement auprès de leur idole le devoir strict de l’éducation.On le mot de Montaigne.•« «e paissaient de vent •», ils ne s’en laissent plus conter, se dérobant à la poudre qu’on leur a si longtemps jetée aux yeux, et veulent voir la réalité des choses.] LETTRE D’UN PARISIEN Uj.^•rirrir» HWW &&&#¥&;&&&&& ftft gS Paris, le 2 juin 1911 L’autre dimanche, à Issy-les-Moulineaux, avant l’horrible catastrophe qui jetait dans ia mort le ministre de la guerre, blessait le président du conseil et terrifiait les spectateurs, je donnais à Beaumont l’accolade fraternelle avant son départ pour Madrid.La malchance a voulu qu’il s’arrêtât en Anjou et dût abandonner la course Védrincs et son égal en valeur, Garros, ayant lutté contre l'aigle au sommet des monts ibériques, arrivèrent à Madrid, se couvrant de gloire.D puis, à Bue, plus décidés que jamai*», Garros et Beaumont — l’enseigne de \uLseau Con nean — s’élancèrent de la Ville Lumière vers la Ville Eternelle et, en une après midi ensoleillée, Rome vit arriver de France des aéroplane*-, messagers pacifistes et généreux.Conneau, descendit lo premier, ayant eu, avant de toucher terre, le geste do bénédiction du Saint-Père.C’est un sentiment bien agréable : voici que nous revient la fierté d’être Françaij ! Cette arrivée triomphale de l’enseigne Conneau à Rome, ou une foule en délire l'accla- Si pour débuter, j’ai voulu rendre à mon camarade Conneau l’hommage que lui doivent tous les Français et si j’ai tenté de tirer de sa hardiesse un enseignement, je ne puis mi-uix faire maintenant que de publier une lettre que le courrier m'apporte et que je vais adresser à tous les journaux de Paris.Cette fois je m’inclinerai avec respect devant cetre douleur et devant cette sublime conception du devoir, *» Belle- lsle-en Mer, 1er juin 1911 •* Cher monsieur, •« Au Parisien de Paris qui vient souvent vers nos plages bretonnes si brutalement grandioses, si sauvagement impressionnantes, permettez-moi de parler d’un acte de devoir particulièrement émouvant dans sa simplicité et accompli avec un naturel, une habitude de la tâ che quotidienne qui en font aux yeux des act *urs une chose des plus ordinaires et comme faisant partie de la vie même.«• Le 18 avril dernier, à dix heures du matin, le gardien do phare de Kerdonis, commune de Loemaria, en Bolle-IsIe-en-Mer, situé à la poiu te sud-est de ! île, à doux kilomètres de toute habitation, était pris d’un malaise subit au moment où il nettoyait la lantern ¦ (lu phare à feu intermittent dont il avait la garde.Croyant à un malaise passager, il continua sa besogne jus qu’à midi, mais une nouvelle atteinte du mal le foi ça à s’aliter.Matelot ( c’est son nom) habitait ce phare avec sa femme et quatre enfants e.i bas âg- (deux autres o t pla és dans 1 île) Ne pouvant abandonner son mari et ses quatre petits enfants, la femme Matelot ne put aller chercher du secours et 1 'état de Matelot ne fit qu’empirer, malgré ses soins." A sept heures du soir, il entra en agonie, ayant autour de sou lit les enfants apeurés mais la nuit allait tomber, elle tombait, et le feu n’était pas allumé La femme Matelot, vé ritable esclave du devoir, laissa au chevet du moribond les enfants et monta dans la tour allumer le feu ; quand elle revint, elle eut à peine le temps de recueillir le dernier soupir de sou mari.“ L)aiu les pleurs, elle se vit rappelée à la réalité par un de ses enfants.•« — Maman, la lanterne ne tourne pas." Et, eu c-ffet, le feu tournant ne tournait pas.Il risquait d’être confondu avec un Lu fixe et pouvait entraîner do funestes méprises pour les bateaux attardés dans cette nuit noire, sous la tempête menaçante.•* Une fuis de plus, elle quitta le mort et monta au phare pour chercher le reine le et re-mettie le feu en mouvement.Mais une heure de travail fut vaine.Matelot, aiièté subitement le matin par la maladie, au moment où il nettoyait le mécanisme, n’avait pu mettre eu place tous les organes essentiels, et le phare inimohi-li-é allait peut-êtie devenir la source de plus d’une catastrophe.•• Alors, redescendant p ès du mort, elle fit monter dans la tour les deux aînés de ses enfants, dix ans et sept ans, et toute la nuit, seuls dans l’étroite chambre du feu, tout en haut du phare, de neuf heures du soir à sept heures du malin, les deux enfants, en poussant de toutes leurs petites forci s, firent tourner le feu qui, pas un installl, n'eut de défaillance, pendant qu’en bas la mère, avec lis deux plus petits, faisait la toilette funèbre du père *• Le corn!ucteur des ponts et chaussées do B lie Isle a demandé à l’Etat un sicouis pour cette courageuse famille.Mais quand viendra-t-il ?Pour le moment, elle est sans pain et presque sans gîte ! " Veuillez agréer.etc.•• Raissac, •* Percepteur à Belle- l**îe.La France reste bien la patrie des générosités et des héroïstnes.A.-Léo Lcymarle.signifiants sont rapportés comme chose mémorable.C’est une fete continuelle, une symphonie admirative pour le bambin.Voilà pourquoi les petiots ressemblent tant à des poupées.Leurs mamans sont de grandes enfants, un peu plus grandes, mais si peu.Mal gré la disproportion d’âge, de raison, d’expérience, il n'est pas rare de voir lo pouvoir tyrannique exercé par l’enfant.C'est la seconde pli iso qui surgit : l’esclavage après l’admiration.Que devient l’éducation dans tout ce!a ] • i Mais, me dira une maman, qu’entendez vous par là ?Ce cher petit être, si aimable, voudriez-vous le contrarier, le faire pleurer peut-être ‘l Croyez vous qu’il soit susceptible d’éducation à un âge si tendre ] Comment cela serait-il possible] Il a bien le temps d’être au pouvoir-des professeurs et des maîtres d’école.Ce ne sera que trop tôt qu’il lui faudra passer des heures entières à s’instruire.Laissez jouir c»’ bébé de son enfance puisqu’il ne pourra user de sa jeunesse.” Pour être plus sincère, cette maman devrait dire : “ Laissez moi jouir de son enfance.’ L’aveuglement maternel peut aller ainsi jusqu’à compromettre irrémédiablement l’avenir de son r» jeton, tout en croyant le préparer et l’assurer.Car pour goûter le plus possible de ces enfants qui sont, il faut l'avouer, les plus séduisants et les plus attrayants de tous les joujoux, on s’efforce de développer en eux des tendances à la vanité et à la coquetterie.Ces tendances seraient peu de chose en elles-mêmes si l’on pou vait se permettre de les arrêter au moment voulu.Mais suppose-t-on que le cœur d’un enfant se règle aussi aisément qu’une horloge*] Comment se fait-il alors qu’il se retrouve si fréquemment chez les hommes faits des instincts et des habitudes dont la source, facile à retrouver, remonte à la piitne jeunesse et à i'é-ducation première, cette éducation dont l'enfant n’est pas capable, me dit-on, que l’on peut négliger sans crainte et sans appréhension ] Il me semble que des parents un peu conscients ’ de leur rôle doivent éprouver certains remords en voyant à quel point les enfants qu’ils ont tant aimés, chéris et caressés, sont devenus avec l’âge des êtres insignifiants, vides d’esprit.Les jeunes gens, aujourd’hui, se croient d’une essence supérieure à ceux d’autrefois ; ils ont l’es prit large, savent faire les concessions que le monde moderne réclame ; ies revendications maternelles sont pour eux des airs archaïques et démodés.Avouons, dans la simplicité de notre jugement, que l’esprit du jeune homme moderne se confond par tr op avec les instincts corporels les moins nobles de l’être humain.Si la jeunesse actuelle appelle cela de l'esprit, il est tout au moins étrange de voir confondre VIRIL LE CHANSON Pour ma gonte cousine, Maria Vevssière.A rbres, ne tremblez vos feuillages, à quoi sert d'abrister lez nids et lez bercer de frais ombrages s g lez doulx oiseaux sont partis.Pleurs, sy vous parfumez la plais ne, je dirai : “ Bien mat feu a pris, perdras ta senteur et ta peine, car lez doulx oiseaux sont partis." Source, ne bruis souz la pierre, et vous, flots d'icelle chéris, pourquoy doue parais tu si fibre quand les doulx oiseaux sont partis.Qu'oyrz ciy, V épieu sur l épuusle avre te brune sous vos habits, beaux chasseurs, n’ avez plus de rosie et les doulx oiseaux sont partis.Or dansez, mye à la houlette, ne euidez point /aire souris, vous pleurerez, ma hergerette, un jour, tes doulx oiseaux partis.Ma toute belle, je vous aisme, oh ! que point ne froncez sourcils, Mais moult êtes toujours la inesme ; souyez aux doulx oiseaux partis ! de pôvre fol qui devanct chante certes pleure et ne veux de ris car suis triste en véant la seule où les doulx oiseaux sont partis.A.-Léo LEY MARIE Le soir de la vie CAUSERIE FEMININE Inconséquence maternelle Si les petits enfants savaient à quel point ils ressemblent à des poupées, ils en seraient bien étonnés, peut-être même scandalisés : “ Ne sommes-nous pas les êtres les plus charmants du monde?s’écrieraient-ils, ne possédons-nous pas la grâce innée dans nos gestes les plus familiers, et comment osez vous comparer à l'impassibilité, à la froideur d'une poupée, nos turbulences si aimables et nos jolies impertinences I Qui, mieux que nous, dans ce siècle où nous sommes l’avenir remplacera auprès de nos rua- cotte qualité avec les exigences étroites d’instincts brutaux.En tout ceci, les vraies et parfois seules coupables, sont les mamans.Comment veulent-elles qu’un enfant, habitué dès ses plus tendres années a une vie de caprices et de plaisirs ne devienne pas un égoï te brutal et sensuel 1 Où pui-erait-il le sen.ih s idées grandes, la force des nobles résolutions, la générosité et le désintéressement de caractère si peu inné en un un cœur d’homme ! Le collège est là, répondrez-vous, pour former le cœur et l'esprit des enfants, lorsque leurs facultés sont assez développées.C’est une mauvaise méthode que de passer à d’autres les devoirs qui vous sont confiés par la nature.Les premières et seules éducatrices de vos enfants c’est vous : les autres ne doivent l’être que par procuration.Il reste d’ailleurs une considération plus radicale que toute autre : la vie de collège vient trop tard pour l’éducation d’un enfant dont l’âme a été, non seulement négligée mais aussi déformée.C’est au moment où l’esprit est neuf, prompt aux impressions, avide de connaissances, qu'il faut le pétrir, lo former.Iœ collège, je l’admets, pourra être considéré comme une ressource dernière, mais dans bien des ca«, il est trop tard, son éducation ne pouvant plus agir sur des mauvais penchants ayant imprimé leurs plis sur une âme déjà atrophiée.Bien des mères me paraissent promptes à accuser la génération actuelle d’insubordination et d’inconduite.La plupart, n’ont pas le droit de se poser en accusâti ices.N’est-ce pas elles Iqui l’ont formée, cette génération?Depuis quand l’arbre se plaint-il que ses fruits soient mal venus, si lui-même ne s’est plu qu’à ne produire dis faits amers ?Les mamans n’admirant dans les enfants que l’extérieur, uég igent avec une impardonnable légèreté de développer les qualités naissantes de ces petits êtres.Plus tard, elles viendront se lamenter et pleurei sur leurs idoles d’autrefois, devenues les fruits secs du présent.Que dire, que répondre ?Les larmes d’aujourd'hui paient les caresses d’hier saus les racheter, hélas ! Suzanne Caron Un quotidien de Toronto publiait, la semaine dernière, une dépêche d’une ville voisine, disant qu’un homme âgé de 101 ans était entré au " R fuge Industriel du Comté, " pour y finir ses jouis, et cela, dit-on, à sa piopre demande.N’est-il pas affligeant qu’un homme qui a lutté pendant plus d’un siècle dans le combat pour la vie, doive finir ses jouis dans un refuge des pauvres ! La dépêche ajoutait que ce vieillard a un fils âgé lie 75 ans et deux petits-tlls do plus de 50 ans, vivant dans le même comté.Un trouvera sans doute étrange qu’une si triste mesure ait dû être prise par ce vieillard.Mais si l’on connaissait le fond des choses, ou saurait probablement que le fils et les petits-fils sout dans une presque aussi lamentable position quo leur pète et ai ul, et que celui-ci a préféré aller au refuge, plutôt, que d’ajouter à leur fardeau.Voila un fait réellement émouvant, mais il n’est, pas unique, et vous devez en entendre parler de semblables chaque jour.Cette histoire démontre combien est terrible une vieillesse de mi-ère, et combien nous devrions cousidérer la jeunesse comme " un printemps vite disparu, où nous lierons planti r et semer des provisions jour une vie longue et heureuse." Si ce vieillard avait tiçu une rente viagère de 8200, seulement, du gouvernement canadien, sa présence aurait élé un avantage plutôt qu'un fardeau, au foyer de son fils ou de ses petits-fils, et sans doute on y aurait conservé un bon petit coin pour lui.Il a pu être un jeune homme sobre et industrieux, mais il n’avait aucun système de placement sûr, et qui lui eut donné d'avantageux revenus, sur les sommes qu’il eut pu épargner, de temps en temps ; et ainsi, son argent fut dépensé ou perdu aussi vite qu’il le gagnait.Mais, semblable excuse n’existe pas aujourd'hui pour lis garçons ou filles, hommes ou femmes du Canada, car la loi des Rentes Viagères du gouvernement canadien ’es a doués d’un système par lequel leurs épargnes sont confiées aux soins du gouvernement, placées par lui, de façon a leur rapporter un revenu plus considérable que ne le pourrait faire aucun autre placement sûr.En effet, dès que la rente viagère commence, chacun de ses termes absorbe une partie du prix d’achat de celle-ci, ainsi que l’intérêt qu’il a produit, et si le rentier vit le nombre d’années auquel il peut s’attendre, il recevra tout ce qu’il aura payé, avec intérêt accumulé à 4 .S’il vit au delà de cette pério- de, la rente viagère ne cesse pas pour cela, mais continuera à lui être payée tous les trois mois, toute sa vie durant.On peut profiter de cette institution en s’adres ant à tout bureau de poste canadien émettant des^ mandats, la) maître de poste vous donnera une brochure expliquant le système, et si vous désirez des ren-scigmments sur le prix de ces rentes, tout ce que vous avez à faire est d’écrire au surintendant des Rentes Viagères à Ottawa, sans affranchir votre lettre.Donnez-lui votre âge au dernier anniversaire, et il vous répondra par retour du courrier.Souvenez-vous que c’est le seul système absolument sûr par lequel vos vieux jours pourront s’écouler exempts d’inquiétude, dans l’aisance et le bonheut, et que c’est le seul système absolument sûr qui permette aux salariés ou aux personnes de revenus modestes, do pourvoir aux jours difficiles de la vie.COUR SUPÉRIEURE Piovince de Québec [ District de Terrebonne ) No.280 Dame ELISABETH A.KEARNEY, du village de Sainte-Agathe des Monts, district de j Terrebonne, a intenté ce jour uno action en séparation de biens contre son mari, Alfred Allard alias A\ illiarn Leblanc, journalier du même lieu.Sainte-Scholastique, 5 juin 1911.PRÉVOST ii MARCHAND, Procureurs de la demanderesse.— A VENDRE ¦ Deux poêles, l’un à la ga-zoline, l’autre à l’alcool, ainsi qu’une chaufferet-to au pétrole.S’adresser à la librairie Prévost.Conditions faciles, 7146 3710 L'AVENIR DU NORD — 23 JOIN 1911 Echos de la fête de Sainte-Thérèse Une fête grandiose, dont on gardera long temps le souvenir, a eu lieu, mardi et mercredi à l'occasion do la bénédiction de l’aile nouvelle du collège Sainte-Thérèse.Mgr Larocque a ce lébré la messe, assisté du chanoine Bulxiis, des abbés Lecours, Corbei), C.Chaumont et K.Du bois.L'aile nouvelle a été bénite par Mgr Lorrain, évêquo de Pombrooke, puis un grand nombre de personnes ont pris part au banquet, à midi.On remarquait : M.le chanoine Roy, Mgr Larocque, Mgr Lorrain, les abbés T.Sauriol, J.-A.Papineau, J.Mignault, S Cloutier, etc., l’hon.sénateur L.-O.David, i’hon.juge Kou-thier, l’hon.juge Lebeuf, l’ancien recorder Poi rier, MM.Bruno Nantel, Jean Prévost, dépu tés ; MM.J.F.Labcllc, A.-A.Legault, Dr IL Desi-hambault, Dr Roy, D.Desjardins, Sain.St-Jean, J.-B.Ranger, Pierre Lambert, U.Té treault, etc.Plusieurs discours ont été prononcés au cours do cette fête.J/tion.juge Lebeuf a insisté sur une modification du programme des étude"'.M.l’abbé Jasmin, supérieur actuel du collège de Sainte-Thérèse, a répliqué que tout en restant classique le collège qu’il dirigeait s'efforçait d’enseigner des choses pratiques.Au cours do ses remarques, -M.l’abbé Jasmin a dit que nous devons être satisfaits de voir nos collèges produire des hommes comme ceux qui représentent le Canada à la Conférence im périule de Londres.Nous avons la bonne fortune de pouvoir donner ici quelques passages du discouie prononcé, mardi dernier, par M.A-E.Poirier, ancien magistrat de Montréal.Monsieur '.’administrateur.Monseigneur, Messieurs, En acceptant l’invitation que l’on a eu l’amabilité de m’adresser, je savais, ainsi que les élèves de ma génération, qu’il ne nous serait plus donné de revoir le collège d’autrefois, les vieux murs à l’ombre desquels, il y a une quarantaine d’années, nous bercions nos rêves, nos projets et nos espoirs d’adolescents ; mais l’idée de retrouver dans ce bel édifice moderne plus que des débris de l’ancienne rnuison me consolait, et je songeais avec émotion que, comme l’a écrit une élégante plume de femme, “ les pierres ne se doutent pas de leur bonheur et qu’il leur suffit d’avoir vieilli pour être les plus aimées ", La plupart des figures vénérées de cette époque sont disparues, hélas ! mais notre affection pour l'Alma Mater leur a survécu et j'apporte à mon tour un tribut d’attachement et un sincère hommage de gratitude à ceux qui continuent l’oeuvre de dévouement des fondateurs de ce Séminaire.Jæ programme est chargé.Si intéressants qu’aient été les discours précédents, vous êtes un peu fatigués et je lu suis moi-même.Je ne ferai pas le discours que j’avais préparé parce que vous désirez sans doute entendre les autres invités, malgré l’heure avancée.Il me répugne de prendre le r61e de donneur de conseils.Cependant, en vous signalant quelques écueils à éviter dans le monde, eu cherchant à vous donner le bénéfice d’une expérience déjà longue, il est difficile de ne pas exprimer certains avis qui sonneront à vos oreilles comme des redites.Pour venir me joindre à mes anciens compagnons d’études dans ces agapes fraternelles, j’ai dû interrompre me» occupations comme ein-bouteilleur de vin, apprenti-menuisier et bonne d'enfant.Depuis longtemps déjà, du fond de ma retraite, je suis d’uu oeil sec les mouvements d’une grande pai tie du monde, les variations incohérentes de la mode et les premiers-Montréal où l’on nous parle des embarras de nos gouvernants et des divisions de ceux qui aspirent à les remplacer ; c’est aussi d’une oreille distraite que j’entends les lamentations de la presse au sujet de l'encombrement des tramways et de ces autres machines à écraser.ou à secourir l’humanité qu’on appelle les tribunaux.Ah ! par exemple, si je puis me régaler d’uDe jolie philippique, dénonçant les dangers de l'impérialisme et les assauts qu’on fait subir à la langue que nous avons apprise au berceau et de la bouche de nos professeurs de Sainte-Thérèse, assauts dirigés également contre la race qui a conquis cet immense pays du Canada au Christ et à la civilisation et qui l’a gardé à la couionoe d’Angleterre, race dont nous nous réclamons avec fierté pareeque ce qui nous intéresse le plus dans toute l’histoire des nations est résumé dans ces mots : Gesta Dei per Francos.Permettez-rroi l'avoeu, jeunes patriotes canadiens-français du collège de Sainte-Thérèse, je sens se réveiller en moi un peu de la fougue de la première jeunesse en face de ces attaques injustes, et j’envie ceux que l’on enrôle dans les associations formées pour la défense de notre foi et de notre sang Elèves de Sainte-Thérèse, le vent du soir ou l’ouragan emportera peut-être les banderolles qui flottent au sommet de vos tourelles ; la pluie décolorera le tricolore et les drapeaux arborés à vos portes, mais votre collège, le vieux drapeau de pierre bravera longtemps, lui, toutes les tempêtes.Vous aurez toujours, dans les plis de ce drapeau, les devises qui devront vous guider, quelle que soit la carrière que vous embrasserez, pour être dns hommes d’ordre, des hommes de parole, des hommes de principes, des hommes d’honneur.Nerfs affamés La cause de la névralgie.II faut la traiter par le sang.Pour la dentition des bébés U n’y a qu’un remède pour la dentition des bébés.C’en est un qui rendra la dentition facile et qui, en même temps, peut être donné en toate sûreté.Ce remède s’appelle les Tablettes Baby’s Own dont chaque boite est vendue avec la garantie d’un analyste du gouvernement comme étant exempt de tous les opiats et les narcotiques nocifs qui rendent les calmants si dangereux.A propos des Tablettes, Mme Geo Leblanc, Saint-Pamphile, Qué., dit : “J’ai employé les Tablettes Baby’s Own pour mon bébé alors qu’il faisait sa dentition ; il était constipé et j’ai trouvé que ces Tablettes étaient un excellent remède.” Les Tablettes sont vendues par les marchands de remèdes ou par la poste, à 25 cents la botte de The Dr Williams’ Medicine Co., Brockvillc, Ont.La névralgie signifie que les nerfs ont besoin do sang et d’un sang plus riche.Cela veut dire simplement que.les noif» sont affamés.Comme toute autre partie du système humain, les nerfs reçoivent leur nourriture du sang.Il n’y» donc pas de doute que les Pilules Roses du Dr Williams guériront les pires cas de névralgie.Elles font véritablement du sang nouveau et riche, fournissant aux nerfs affamés les éléments dont ils ont besoin, faisant ainsi disparaître les vives et atroces douleurs qui mettent le malade presque hors de lui-même.Tant île cas de névralgie ont été guéris par les Pilules Roses du Dr Williams que tous ceux qui sont affligés de cette terrible maladie ne devraient pas hésiter un seul instant à faire un essai judicieux de ce médicament.Mme Sophia H.Johnson, Mozan, Sa.»k., dit ce qui suit: — Depuis plus de dix ans, je souffrais pério-diquem-nt de névralgie.Elle se logeait dans un côté de mon visage et dans la mâchoire, laquelle claquait littéralement chaque fois que j'ouvrais ou fermais la bouche.Parfois les douleurs étaient presque insupportables et, à mesure que le temps avançait, tout mon système nerveux paraissait affecté.Je me faisais continuellement soigner, mais le médecin ne semblait pas capable de me procurer un soulagement permanent.Je résolus, à la fin d’essayer les Pilules Roses du Dr Williams.Je m’en procurai une demi-douzainu de botes ; je n’en avais pas dépensé la moitié que déjà je me sentais mieux et quand je les eus toute prises, tout symptôme de la maladie avait disparu et je ressentais un bien-être qui m’était inconnu depuis des années.Depuis lors, je me porte à merveille et je ne puis m’empêcher de dire que je dois le bonheur do vivre exempte de la souffiance aux Pilules Roses du Dr Williams.Vendues par tous les marchands de remèdes ou par la poste, à 50 et», la boîte ou six boîtes pour §2.50.The Dr Williams’ Medicine Co, Broekville, Ont.Race de volailles convenable pour la ferme A.6n de démontrer une fois de plus l’importance du choix d’une bonne race de volailles, nous croyons devoir signaler ici les résultats ne 'expérience d’une femme de cultivateur, Mme Martin Strule, dont l’exemple peut être une leçon salutaire pour un grand nombre.Voici ce qu’elle dit : Il y a sept ans, je commençai de m’occuper d’aviculturo avec un troupeau de .'iti Plymouth- i Rocks qui m’avait été donné comme cttdetu de | noces.Ce cadeau me fut assurément fort agréable, et la première année j’élevai 200 poslets, i mais à l’automne je m’aperçus que mes poules i mouraient dru comme mouches.Je diagrosti-; quai le cas de mon mieux, mais le seul symp tôme qui me frappa c’est que mes volailles étaient excessivement grasses.Elles ne voulaient prendre aucun exercice et passaiait le temps vautrées autour de l’espace où on leur distribuait le msn.JYs-ayni alors les Leghorns et je 1rs tr.uvai très actives ; mais quelle différence lorsqu’il fallait les préparer pour le repas île notre personnel ; c’est à peine si deux d’entre elles pouvaient remplir la casserole.D’un autre côté nous no pouvions trouver do clôture assez haute pour les empêcher de pénétrer dans le jardin.Je (is un nouvel essai, mais je trouvai que “ l’expérience coûte cher ” quand on veut ainsi changer tout un troupeau de volailles.Enfin je finis par obtenir ce que je considère comme une véritable race de volailles d’utiiité générale.Pour y réussir, je m’adressai, i! y a trois ans, à un aviculteur consciencieux qui me fournit des œufs et des sujets.Je possède actuellement un beau troupeau de 250 poules.J’ai vendu plus de 100 coqs à Sri.UO la pièce et j-’aurais pu en vendre le double à ce prix si je les avais eus.Si tout va bien, j’espère élever au moins mille poulets l'année prochaine.Il est certain que je fus malchanceuse tout d’abord : le,s rats me dévorèrent une couple de cents poussins, et lorsque les autres furent devenus de beaux poulet», les porcs se mirent de la partie, de sorte que je considère que je n'ai pas trop mal réussi après tout avec trente poules Plymouth Rocks.J’ai élevé aussi une trentaine d’oies de Toulouse dont je me suis fort bien trouvée.Victok Fortier Verner (Ont.) — Un jeune homme de cette paroisse, M.Jos.Desilets, s’est noyé en faisant la flotte des billots sur la rivière Spanish.Ses funérailles eurent lieu ici jeudi dernier.— Les exercices de la retraite commencée dimanche dernier sont suivis par une foule nombreuse.Ce sont les révérends père Pierre et Jacquemin, rédemptoiistes, qui prêchent cette retraite.— La pluie que nous avons eue hier a fait beaucoup de bien.Les champs ont très belle apparence, la récolte de foin surtout, s'annonce bonne.— Il v aura une excursion à bon marché le 28 juin prochain, nous espérons que beaucoup de personnes en profiteront pour venir voir leurs parents et amis du nouvel Ontario.I.F.— La distribution des prix aux élèves des Frères a eu lieu mercredi.M.le curé de la Durantaye était présent, ainsi que M.Jean Prévost, député, le Dr Vanier, président de la commission scolaire, M.J.-H.Primeau, inspecteur d’écoles et plusieurs autres citoyens de la ville.Voici le programme qui a été exécuté dans l’après-midi : + PROGRAMME + \À/ Ouverture, Piano : “ Midnight flyer” H.X.J.Forest •• Nos petits braves! ” Dialogue avec chant.Un groupe de la Société de l’Enfant-Jésus.Piano : “ La Rose sauvage”, Vollsted.J.Godreau Prix de la 1ère 4ème classe Piano: “ Fayrest Rose”, Engelniau.P.-E.Léveillé “ Le Pionnier”, poésie, L.Fréchette.O.Tessier Prix de la 3ème classe “ Estndiantina ”, dno pour violon et piano.L.Closset.—Piano, par L.Forest.Violons : C.Marinier.P.Descliainbault, A.Brien.O.Dueharme.Echo du Congrès : " Notre histoire eucharistique", F.i, C.Marinier Prix de la 2ime classe “ La Berceuse de Jocelyn ", Benjamin Godard.L.Vaillancourt Solo de violon : “Variations brillantes sur un thème de Weigl”, C.Marinier.Prix de la 1ère classe Piano : “ Melody of Love", Eugelman.L.Ladouceur Prix du Pensionnat—Prix spéciaux — Diplômes "• Ea Chasse aux Gazelles ”, (duo pour piano.A.Calvini), J.Forest, P.-E.Léveillé.& 'V' DONATIEN ET ROOATIEN DEVANT RICTIOVAR PETIT DRAME CHRÉTIEN XX 1 ACTE ET EN VERS.La scène se passe à Nantes, dans les Gaules, sous Maximien.Donatien.R.Deschainbault | Ilictiovar.C.Marinier Jtorjatien.O.Tessier ] Claude.P.Vézina ADRESSE "No.10”du Père Morriscy (Tonique des Poumons) une préparation d’ingrédients naturels, faite de baumes, herbes et racines, est absolument exempt d’Opium,de Morphine ou de tout autre drogue nuisible ou dangereuse.“No.10” enlève complètement et guérit permanent les toux, les Rhumes, Bronchite et autre irritations de la gorge et des poumons,même des cas légers de consomption.Bien plus elle tonifie et renforce tout l’organisme, surtout les poumons et prévient les rhumes.Bouteille d’essai 25c.Grandeur régulière 50c.Chez votre fournisseur ou chez Father floriscey Medicine Co.Ltd- COUGH^ggoeVs HOARS! PSl'SS Oncmiiis ?TMMA AND ALL LUNG TROUBLES Trial sue 6qttt CHATHAM.N.B.Montreal, Que.$3,600 En Prix pour les Cultivateurs Votre Photographie peut ' gagner un Prix PARMI les prix que nous offrons dans notre Grand Concours, il • o est un de* $luu.ou (Prix “C'’) pour le cultivateur dans chaque Province qui nous fourn.ru une photographie du meilleur travail exécuté sur sa ferme pendant 1911 avec le ciment “Canada''.Les travaux de n’iinporto qu.Ile sorte ont droit à.ce prix.Alors sitôt que vous aurez terminé ce nouveau silo, grange, parquet de nourriture ou laiterie que vous ave/, l’intention do construire, pourquoi n'en prendre la photographie vi te.le.période,, jt j GODJJVER 01l| | parce q«*il répare Bj j—p I* les Pertes de l’ür- H b J-LMATMItU.gauisme tout cil ij; B"-— fj f (létruisniitlcsger- j; , o-.b.cjj g mes ou inierolies L* « * •• • • * • i jji malfaisants.-_A En vente partout M'8rnin«', Mau« de Tôle, nCVralglC Fatigue nerveuse» soqt radicalement guéris par I usage des POUDRES NERVINES DE MATHIEU exemptes .l'opium, morphine, chloral et autres Drogues Dangereuses.23ctb La doitit de 19 Poudres NERVINES CIE J.L.MATHIEU.PROPRIETAIRE.SHERBROOKE, P.O.V EN DR K — Deux pianos droits S’adresser au ljureuu de P Avenir dp Nord, Nos {(-I ici tâtions à notre concitoyen M.Camille doMartigny, avocat, qui vient d’être réélu chef-ranger provincial des Forestiers Catholiques, à leur grand congrès de Sorel.— Le rég entent projeté décrétant sous peine d’amen le, la fermeture de tous les magasins à 7 h.30 trois soirs par semaine, a élé rejeté par le cou ri1, à sa séance de lundi.lai vote a été de 7> contre trois.MM.Guay, Caston-guay et Simard votant pour le règlement, MM.Gougeon, Giraldeau, LaHumme, Vanter et Danis votant contre.Nous croyons que la majorité du conseil a bien agi.Nous ne voyons pas pourquoi on insisterait à rendre obligatoire la fermeture de bonne heure, quand la très grande majorité des marchands et même plusieurs commis s’y opposent.— Que le public de Saint-Jérôme et le public voyageur reiiiurinienl bien que l'Hôtel Hellevue tenu par M.LAPOINTE est très recommandable sous tousles rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; 11S et 121) rue La belle.Table excellente, chambres spacieuses;écuries fort bien aménagées.Un omnibus est à la disposition t'es voyageurs à 1 arrivée et au départ de tous les trains — Dimanche dernier, a eu lieu la procession do la Fête-Dieu.Le cortège a suivi le parcours que nous avons déjà indiqué.Les hips et les demeures étaient joliment décorées, et le reposoir érigé dans le rond-point en fico de chez M.J.-A.T’héberge, était orné avec goût.La compagnie des Z maves formait l’escorte d’honneur du Saint-Sicretnent et la vieille fanfare de Saint-Jéi ôme, accompagnait la procession eu jouant des marches religieuses.C’est la soixante-huitième fois que cette fanfare participe à la Fête- Dieu à Saint-Jérôme, et nous croyons que ce fait rnéiito d’être signalé.— La Compagnie do papier Rolland a décidé do construire une aile nouvelle à la fabrique de Saint-Jérôme.On agrandira l'édifice du côté de la rivière près de la grande tour.— M.l’abbé Caron, vicaire, ost à Saint-Hyacinthe où il assista;, comme ancien élève, aux fêtes du centenaire de la fondation du séminaire.— M.Thibaudeau Kiufret, avocat, était ici merci edi sôir.— Allez vite acheter vos billets pour la soirée instructive et amusante que donnera le Cercle Labelle, lundi prochain, dans la salle du marché.Billets en vente à la librairie Prévost.— Les fumeurs, désireux d’acheter une très, jolie et très bonne pipe, sans dépenser beaucoup d’argent, doivent aller à la Librairie Prévost, où ils auront le choix dans un magnifique assortiment d’articles pour fumeurs qui vient d’y arriver.— Allez vite faire votre choix de tapisserie à la librairie Prévost.D’ici à un mois un superbe lot de tapisserie y sera vendu au ptix coulant.— Nous sommes heureux d’apprendre que nos deux clubs de base bail se.sont unis et n’en forment plus qu’un.Le club actuel qui porte le nom de “ Le Jéromien ” se trouve composé d'excellents joueurs qui sont en état de se mesurer avec de forts clubs.Mercredi soir, à une assemblée tenue à l'hôtel I-adouceur, on a compté au moins 25 joueurs qui fout partie du club.A cette même réunion, on constata que le Sa.en or tiré au profit du club a rapporté jusqu’ici §50.Le tirage aura lieu le dimanche, 2 juillet, sur le terrain du collège où sera jouée, à 2 hrs.de l’après-midi, une partie de base ball entre un club do Montréal et le nôtre.M.Henri Matte, le président du “Jérômien”, s’est rendu à Montréal, cette semaine, pour faire des arrangements avec de bous clubs étrangers, de façon a ce que les joutes soient très intéressantes Les billets du tirage du §5.en or sont en vente au magasin Thibaudeau et donneront droit à une entrée gratuite sur le terrain du collège, dimanche prochain ; notre club y jouera contre le ‘ S linte-Catherine ”, de Montréal, à 2 lus de l’apiès-midi.—On a renouvelé les peintures extérieures de l’édifice du club Saint-Antoine et do la Caisse d’économie.Celte jolie maison offre maintenant un très beau coup d’œil.__M.Bruno Nantel est à faire construire un trottuire en ciment tout le long de son verger.— On a i nli h nié à Saint-Jérôme cette semaine M.Charles Désormaux, frère de M.Stanis Déiormaux, décédé; à New-York.Nos condoléances.FEVES AU LARD CLARK On ne cultive pas de meilleures lèves que celles que l’on joint au meilleur lard pour préparer les fèves au lard Clark.11 est impossible de trouver de meilleures fe-ves au lard, même en payant un prix plus élevé.Wm.Clark, fabr., Montréal.NAISSANCE ____ A Montréal.Madame Gaspard Archambault, née Juliette Prévost-, fille du Dr Henri Prévost, de Haint-Jéi Ome, a heureusement mis au monde un fils.Le baptême a eu lieu hier en l’église du Mile-End.Le Dr Henri Prévost fut le parrain et Mme de Martigny, grand mère de Mme Aichsmbault, fut la marraine du nouveau-né qui a reçu les prénoms de Georges-Henri-Jacques._____ l^o Standard, journal du dimanche illustré, est.en vente à la librairie Prévost.Piix.5c, __.Si vous désirez un bon et beau livre de lecture, alhz vite faire votre choix a la librairie Prévost.Vous y trouverez, outre (les romans, les auteurs classiques anciens et.modernes et des mémoires historiques d’un intérêt palpitant.__On trouvera à ln librairie Prévost, des emlKiuchuros antiseptiques pour téléphone.Prix CO c, CACHETS du Ur Fred Demers contre le mal de tête.Guérison en 5 minutes de tous maux de tête.Ce sont les seuls vraiment bons Exigez toujours le nom du Dr Demers gravé sur chaque boite.En vente partout.Dépôt: 300a rue Saint-Denis, Montréal.Apg» icis|nei» Ht leurs équivalents français Craque, s.f.(an*» crack) : Fissure, f«'1 ire, feme, rupluiv, cievass**, dérangement du cerveau.La bol a une craque : Le bol a une fêlure.La table a une craque : La tabl« a une fente.Le mur est plein de craque# : Le mur est tout crevassé.Avoir une craque dans la tête : Avoir une fêlure au ci âne, avoir le cerveau dérangé.Craqné, su b*, ni.et f.(ang.crack) : Personne qui a le cerveau dérangé, détniqué.Je n’ai jamais vu craque pareil : Je n’ai jamais vu un fou pareil.('raque (ang.cracked : Fendu, brisé, fêlé, rompu, crevassé, dérangé, détraqué, fou.) L» vase, e^t craque : J At vase est fêlé.J.a planch1?est craquée : La planche est fendue.J a* mur est craqué : Le mur est crevassé La poutre est craquée : La poutre est rompue Le pauvre garçon est craqué, il no* sait pas ce qu'il dit : Le pauvre garçon est détraqué, il ne sait plus ce qu’il dit.Craquer (ang.to crack) v.tr : Fendre, fêler, rompre, craqueler.A force de frapper dessus, il a fini par craquer la table : A force de frapper dessus, il a fini pa» fendre la table.Tu as craqué ton verre : Tu a.s fêlé ton verre.Craquer fang, to crack) v.intr : Se fendre, se bii er, se rompre, se gercer, se crevasser, se fêler, La terre craque à la gelée : J,a terre se fendille, se crevasse, par la gelée Le coup a été si fort, que ç’a fait craquer la planche de la porte, et tout le mui : 1x3 coup a été si fort, que le panneau de la porte s’est fendu, et que le mur a été complètement crevassé.Lk Comité pu Bulletin COUR SUPERIEURE Canada Province do Québec District de Terrebonne No.195 Ex-par te : Henri Langlois, curateur à la succession vacante de feu François Laurin.A toutes les parties intéressées : Je, soussigné, duement nommé curateur à la succession vacante de feu François Laurin, en son vivant, bourgeois du village de Sainte Scho lastique, dit district, donne par les présentes avis de telle nomination.Les créanciers dudit feu François Laurin devront produire leur léclamafion, s’il y en a, en tre mes mains, dans les trente jours de cette date, au tie me ut et ce délai passé, je procéderai à l’inventaire et à la vente des biens appartenant à ladite succession vacante suivant la loi.Sainte Scholastique, ce 1 '2 juin 1911.HENRI LANGLOIS, Curateur.LA VIE EST TRISTE.Pour U Dyspeptique — Comment la Rendre Heureuse.Le Pèrp Morrlscy, le savant prêtre-médecin, découvrit qu'un grand nombre des difficultés et des ennuis de* la vie sont dus £i l'indigestion.11 croyait que pour avoir un cerveau lucide et Jouir de la vie il fallait avoir un bon estomac.Le bon père se mit alors a étudier avec soin le fonctionnement de cet important organe.Sa célèbre prescription “No 11” contre la dyspepsie et l'Indigestion, consiste en de simples tablettes bien préparées avec des Ingrédients tirés de la nature.Chaque tablette peut digérer parfaitement 1 X livre d'aliments.Le remède “N«> 11" du Père Morrlscy a soulagé et guéri des milliers de malades qui avalent essayé inutilement tous les autres remèdes.Il soulage instantanément et avec le temps, il redonne à l'estomac sa vigueur d’autrefois.Si vous souffrez do temps en temps ou régulièrement d*acldlté.de malaise d’estomac, de dyspepsie, essayez îo remède No 11.et vous verrez qu’il vous permettra rapidement de manger avec appétit et vous pourrez de nouveau Jouir de la vie.En bottes pintes commodes îi DGc chacune.Achetoz-en une chez votre marchand a la Fat lier Moriscey Medicine (’*d«>'- New York Branch UPlce.625 F BL Washington.D.C.Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor poui les bébés et enfants, di-mau-dez-le, toujours.En vente partout et au nouveau dépôt nis.309a rue St-De DEUX BEAUX VASES EK COULEUR GRATIS Durant le mois de septembre 1911, tous ceux qui renverront 3 douzaines de sacs vides (le farine préparée XXX tie f* livres, nous donnerons avec notre prime régulière—deux jolis vases en couleur.Faites venir notre circulaire BRODIE & HARVIE 14-16 rue Bleury, Montréal Si vous désirez acheter, vendre ou changer, terres, propriétés, hotels, restaurants ou autre commerce quelconque ; ou si vous avez à louer une maison, dans la ville de Saint-Jéiôme, veuillez vous adresser à moi au plus tôt.J’ai besoin actuelleuu nt de dix logements dans la ville de Saint Jérôme et de 50 terres.Ecrivez, téléphonez ou venez me voir.J’aurai certainement votre affaire.Pour tous renseignements, adressez-vous i* EDOUARD DROUIN, No 114, rue Saint-Georges Saint-Jérôme.Téiéph.No 101.Quand mi homme tombe malade, il perd à la lois son courage el ses forces, puis, le plus sou-venl ,il cherchera à tromper su peine en essayant d'endormir ses douleurs.Gare aux médecines liquides, toujours alcooliques, la plupart du temps frelatées et malsaines, lorsqu’elles ne sont pas dangereuses.11 est prouvé et parfaitement établi que les Pilules Moro pour les hommes répondent exactement aux besoins de ceux-ci, dans tous les eus de faiblesse et même de malaises organiques.Elles soulagent et renforcent les reins, le foie, le cœur, tout comme elles guérissent n’importe quelle maladie causée soit par l’excès de travail, de trop v io-kitls e\ereices.dii surmenage ou des abus de toutes sortes.Bonnes également pour les jeunes el les vieux, les Pilules Moro s’adaptent â toutes les constitutions et sont de beaucoup supérieures a tous les médicaments el drogues de toutes sortes, même ù certains traitements dispendieux.Aussi, est-ce là le remède le plus recommandable dans tonies les circonstances pénibles où puisse se trouver un homme par suite de malaises subits ou de dérangements quelconques.Les Pilules Moro réconfortent, tonifient et guérissent sans jamais y manquer.Elles refont complètement les sautés, reconstituent les forces.Meme après que bien d’autres remèdes ont failli, les Pilules Moro réussiront toujours à obtenir les résultats désirés.11 est bon de remarquer (pie les Pilules Moro sont préparées pour les hommes et qu’elles possèdent toutes les vertus nécessaires pour stimuler l’énergie virile et donner à l’homme ce regain particulier de force qui lui convient.1234 M.JOS.BELIVEAU, rue Elm, Manchester, X. Offre tout le confort moderne aux voyageurs.T able de 1ère classe.Vins, Liqueurs et Cigares de choix.— Tél.Boll 74, ST.I EROME, P.Q d70-37i‘, angle des rue* l.abelle et Sain.-André L’AVENIR DU NORD est publié k Saint Jérôme, P.Q.par J.E.Prévost fils, éditeur propriétaire.La Caisse d’Economie des Cantons du Nord Saint-J érome l'ait toutes aortes do transactions d’argent Escompte les billets do commerce et les Billets d' encan Fait toutes espèces do collections Traites émises sur toutes los partios do l’Amérique Traites dos pays étrangers encaissées nu taux le plus lias.Intérêts alloués sur dépôts.U- DESCUAMBAULT, G érant.« I International Stock Food Co.Pratt s Stock Food Co.Hackney Stock Food Co.Beaver Stock Food Co.(Poudre de Condition) Sherwin-Williams : Peinture Cu nada Paint Co.: j Peinture S.Williams Co.: M unique Granby Co.: Sleighs et Voitur* s Lamontagne, Limitée : Attelages Shawbridge Brick Co.: Briques B.B.Mitscouchc Lime : Chaux Célèbres Ecrémours U.S.de Vermont, U.S.A.U-¦ ' • •• ; ¦ .
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