L'Avenir du Nord, 5 mai 1911, vendredi 5 mai 1911
Quinzième année— No 18 Journal hebdomadaire— Deux cents le numéro Vendredi, 5 mai 1911 v U V ORGANE LIBERAL ou DISTRICT dcTERREBONNE.L* mcrr oi l'avenir ist dans Lt peuple même I EtoEO VT*RONJ PRO^rtRER ML*, Ou S?1/\UR*JTT (JB.A ÇrtE^tEIL.fe Abonnement : Un an [Canada].Si.00 “ “ [EtatsUnis].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE', ft Annonces : lie.la lig 10-agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue nonpareil, lere insertion ; 6e.la ligne, i rsertrous subséquentes.l~*VBC.LL,Br.^ LES PHARISIENS Nous donnions la parole à Emile Faguet, la semaine dernière, pour définir et décrire 1’ *• Agitateur ", ce type immortel qui agit sur les foules en les agitant, que toutes les époques ont connu et qui existe dans notre pays comme dans tous les autres.Qu’on nous permette, aujourd’hui, de céder la parole à un autre écrivain non moins autorisé dans sa sphère que Faguet dans la prescrite, si je n’y mets pus mon cœur ?Qu’est-ce que la prière, la formule des lèvres, si elle n’est pas vivifiée intérieurement par un élan de mon âme ?Et dans le cunllit possible entre l’esprit et la forme, (pii ne sent que l’esprit doit l’emporter < Périsse le corps et vive l’âme Périsse la formule, plutôt que de lui voir étouffer l’esprit ! Périsse le sabbat, plutôt que de ne pas guérir un malade ! “ Aimez, dit saint ., ,, 1 Augustin, et faites tout ce que vous vou- s.enne, et qui nous parlera d un autre type I dn>” Voilà la religicn éternelle, absolue, aussi universel que l’agitateur politique.Dans tous les siècles et dans l’histoire de tous les peuples, on trouve cet être plein d’astuce que l’on nomme pharisien depuis Jésus-Christ qui a marqué au front cette race méprisable.Malheureusement, elle n’est pas encore éteinte et compte de trop nombreux descendants.Pendant que l'agitateur politique subordonne les intérêts terrestres de la nation à son ambition ou à sa vanité, le pharisien, lui, ' ’ ’ ’ ta qu’il ne comprend pas ou comprend mal, couvre ses basses intentions du manteau royal des croyances religieuses qu’il usurpe sans vergogne et des espoirs surnaturels, qu’il exploite.C’est un être abject.Mais, hélas ! il fait souvent des dupes et c’est pourquoi, son rôle, de même que celui de l’agitateur politique, doit être dénoncé et livré au mépris des hommes droits et convaincus.Mgr Bouguud dans son œuvre magistrale : “ Le christianisme et les temps présents”, trace un tableau de ce qu’étaient les pharisiens au temps de Jésus-Christ.nécessairement vraie et divinement belle ; la religion de Moïse, de David, de Jésus-Christ ; la seule qui vienne de Dieu et la seule qui soit digne des hommes.Mais le pharisaïsme ne la comprendra jamais.Le pharisaïstne est de tous les temps ; c'est la rouille éternelle de la religion.” Les castors, qui sont les pharisiens do la province de Québec, manifestent à tout propos l’esprit étroit qui les anime.Ne les a-t-on pas vu, tout dernièrement, _ dénoncer les ennemis imaginaires des droits aveugle, étroit, intolérant, hypocrite,! , , , ., , , , , H i du cierge a s occuper des choses ne la polt- fausse les grandes vérités de la religion • tique.Ces pharisiens affectent de croire que lorsqu’on veut épargner au clergé les souillures du forum politique, on veut rejeter l'autorité de l'Eglise et même la religion de la vie publique.Nous ne connaissons aucun parti, aucun groupe politique qui a cette tendance, mais nous en savons nui pensent ce qu’exprime si bien ici Mgr Bongaud : “ La Religion ne s'élève pas seulement au-dessus des orages, elle s’élève au-dessus des partis.“ Elle spiritualise, si j’ose ainsi parler.Elle sort de la sphèie agitée des choses po- Ecuutons-le, nous allons retrouver là plus litiques ; elle monte dans la région plu élevée, plus sereine, plus immuable aussi, des choses divines.d'un trait qui nous rappelleront les pharisiens modernes : •' Alors apparaissent les purs : alors se dressent du milieu di s laïques, les zélés, les vengeurs (te la loi.Noble mouvement, mais périlleux, qui peut achever de perdre la religion compromise, quand l'intelligence n’est pas à la hauteur du zèle, et que l'obstination, l'opiniâtreté, l’étroitesse et l’orgueil finissent par prévaloir Ce fut ce qui arriva aux pharisiens.“ Ils ont le zèle de la loi, disait Jésus-Christ, mais non selon la science”.La loi s’en va; ils veulent la sauver.Us la sauveront à tout prix, malgré le monde, malgré le sacerdoce lui-même ; soit.Mais, pour mieux la sauver, ils s'enferment dans le texte matériel, dans la lettre.Ils s'y enfoncent ; ils ne voient plus qu’elle.La lettre devient sacrée : on n’y peut plus toucher.Quelqu’un veut-il l'expliquer, l’interpréter ( ils crient à la révolte, à l’hérésie.Si on leur représente qu’ninsi entendue la loi est impossible, c'est de la tiédeur.Point de concession ni d’interprétation ni d’explication quelconques.Dans le dogme, le mot ; dans la ‘morale, l'œuvre, l'œuvre extérieure ; dans le culte, l,li* la cérémonie.C’est une pétrification, un étouffement universel.Pour mieux garder la loi, ils en chassent l’esprit.Reste la lettre, le cadavre.Ils montent la garde autour.“ Encore n'est-ce pas tout.Pour mieux la défendre, ils conservent avec soin toutes les broussailles qui ont poussé autour d’elle dans la suite des siècles • mille usages nés de circonstances transitoires et qui auraient dû passer avec elles ; une foule de prescriptions, de traditions, de commentaires de rabbins qui outrent le commandement, (pii le rendent plus impossible encore, qui accablent le peuple ; mais qu'ils maintiennent avec énergie, atin de l’enlacer plus sûrement dans la pratique de la loi.Ainsi étroits et aveugles, intolérants et absolus, iis créent ce joug odieux dont saint Pierre dirait : “ Vous voulez l’imposer sur la tête des nations ; mais ni nos pères ni nous n’avons pu le porter ”, Nous entendrons tout à l'heure Jésus-Christ peindre les pharisiens, et nous assisterons aux colères de cet Agneau à la vue d'une telle altération de la religion ; car où n’en venait-on pas dans cette décadence ! Le ridicule le disputait à l’odieux.Il y avait le pharisien " fort d’épaules ", qui marchait le dos voûté, comme s’il portait le fardeau entier de la loi ; le pharisien " pilon ", qui se tenait plié en deux comme le manche d’un pilon en signe d'une prière perpétuelle ; le pharisien " front sanglant ", qui allait les yeux fermés pour ne pas voir les femmes ; le pharisien » qu’y a-t-il à faire, je le fais toujours à la piste d’un précepte à accomplit- ; et mille autres variétés pins ridicules encore.“ Que voulez-vous que devienne la religion, réduite à de tels termes i Ou la religion n'est que la plus misérable des illusions, ou il y ft une âme sous ses formes.Qu’est-ce que le dogme, si mon esprit ne s’y déploie pas dans une adoration qui 1 illumine t Qu’est-ce que la morale, 1 œuvre “ C’est le progrès que lui souhaitait l’illustre M.de Tocqueville.“ Si le Catholicisme, avec l’ancien truité de réciprocité.Nous voudrions le renouveler.Nous ne l’avons pas fait, parce que nos amis les Américains étaient trop exigeants pour que nous puissions conclure un marché avec eux ; ils imposaient d> s conditions trop difficiles et nous leur avons dit : Adieu, nous ne ferons plus de pèlerinage à Washington et nous n’avons aucun motif do le regretter.“ Je serai prêt en tout temps à faire une convention avec eux sur une base do réciprocité, mais, comme ch f du gouvernement, j’ai pris ma décision, et si nous devons jamais avoir un traité de réciprocité avec nos amis de l’autre côté de la Routière, les ouvertures devront être faites par eux et non par nous.” Est-il possible de trouver' une déclaration plus énergique que celle-là en faveur de la réciprocité ?Ce qui n'empêche pas les conservateurs de crier que le gouvernement libéral n’a aucun mandat du peuple pour adopter cette législation.En faveur de la réciprocité Il n’y a pas de changement dans l’Ouest quant à la réciprocité, a déclaré, mardi dernier, le secrétaire de l’Association des Grain Growers, de retour à Ottawa après un séjour de quelques semaines dans l'Ouest.Les trois quarts de la population au moins, dit-il, sont en faveur de ce traité et ! D’un autre côté, si les enfants dont il est question dans le rapport cité plus haut, sont âgés de plus de 1 (i ans, la loi est impuissante contre cet état de choses qu'il nous reste à déplorer en regrettant une fois de plus qu’il y ait tant d’illettrés dans notre belle province.a Ottawa Une entente aurait été conclue entre le ministère et l’opposition à Ottawa.Sir Wilfrid partira le 12 mai pour Londres.Pendant son absence, il est entendu que l'on suspendra la discussion sur la réciprocité et que l’opposition ne retardera pas le vote des subsides nécessaires à l'administration du pays.Pensées Le succès est un mauvais échanson, il verse souvent à côté.A.B.\ Hit ATI .v Un souvenir heureux est peut-être sur Plus vrai que le bonheur.[terre A.ni; Musset Pour rire Réflexion d’un grand industriel qui se ou veut voir augmenter la préférence et la frotte les mains en parcourant son bilan de franchise sur les instruments agricoles.I^n d at>née : Durant les vacances, quelques membres de l’opposition ont tenu des assemblées, mais ce ne furent que des réunions de parti.Sans doute, en certains milieux, pour des raisons politiques, on ne veut pas se prononcer, mais le fait est indiscutable que la plus grande partie de l’Ouest favorise le traité de réciprocité." Un souvenir de l’invasion M.René Bazin raconte une jolie anecdote alsacienne de 1870.Les envahisseurs traversaient le pays, marchant sur Paris et s’efforcaient de faire franchir la montagne à leurs pièces de canon.Un paysan alsacien que son état de santé avait empêché de rejoindre les troupes françaises au début de la guerre, voit arriver des artilleurs allemands." —- Paysan, j’ai besoin de tes bœufs — Pour quoi faire ?— Tu vas le voir, dé- écrivait-il, parvenait enfin à se soustraire pèche-toi, le capitaine attend." aux haines politiques qu i! a fait naître, je ne doute presque point que ce même esprit du siècle, qui lui semble si contraire, ne lui devînt très favorable et qu’il ne fit tout à coup de grandes conquêtes.» “ Commencé, interrompu, repris, mal dirigé.ci progrès s’achèvera.Le prêtre compri n dra de plus en plus qu’il ne doit être l'homme d’aucun parti, pour être l'homme de tous : que c'est folie à lui de traîner sa robe immortelle au milieu de ces poussières que le vent balaye, et (i unir son éternel sacerdoce à des pouvoirs éphémères, vainqueurs ce matin, vaincus ce soir, qui ont besoin de lui et qui le remercient de son appui en le Dans la sapinière, là-bas, il y avait un canon en détresse que les chevaux, trop peu nombreux, ne pouvaient tirer sur la pente.L’officier dit au paysan - “Attelle tes bœufs 1” Il le lit.“ En avant, maintenant ! ” Le paysan siffla, selon son habitude, connue au départ pour le labour.Mais les boeufs tendirent à peine la chaîne et s’arrêtèrent sans avoir donné leur effort.L’aiguillon ne fut pas plus efficace.Les Allemands frappèrent et blessèrent même les boeufs, ils menacèrent l’homme.Rien n’y rit.Les deux boeufs d’Alsace refusèrent de compromettant.11 se retirera dans l’inté- 1 faire passer les Vosges aux canons de la rieur de ses temples.Il y purifiera ses Prusse.mains; il y attendrira son cœur; il y pacifiera son fi ont ; il y deviendra de plus en plus l’homme des âmes.Comment cela ?Le brave homme avait ettjugué ses bœufs à Lenvers : il avait mis à droite celui qui pour la division Richelieu.Nos sincères félicitations an nouveau titulaire.Non pas qu’il se désintéresse des cho- lavait l’habitude d’etre à gauche, et à gau-ses du temps, de l’avenir terrestre de son ehe celui qui avait l’habitude d’être à droi-Le pourrait-il ?N’y perdrait-il pas te: dès lors, ils ne voulaient plus tirer, en beauté, en grandeur ?Il aimera donc i Ce fut sa manière, très touchante, à ce tendrement la terre otï il n pris naissance, j brave alsacien, de faire acte de patriotisme.Mais sachant que là, sur ce sol sacré, il doit _______ ses bénédictions à tous les berceaux, ses ., ., , ! Un nouveau sénateur prières et ses larmes a toutes les torn o s, | ses consolations à toutes les douleurs, .1 M.Marcelin Wilson, de Montreal, a ete s’élèvera plus haut ne les partis qui pas- nommé sénateur en remplacement de feu sent.Debout sur son immuable rocher, il Ij bon.L-J- l-orget montrera à la société (pii s’agite le but | qu’elle doit atteindre.Il lui indiquera, en j tremblant d’émotion et d’inquiétude, les pé- J ri Is, les écueils, les causes d agitation et de trouble ; il l’appellera sans cesse en avant; il l’aidera à réaliser ici-bas la liberté, la fraternité, légalité, le progrès; et, au milieu de ces nobles efforts pour construire dans la justice la cité de la terre, il lui apprendra à ne pas oublier la cité du ciel ’.Toutes choses vraies jusqu'au sublime et que ne comprendront et ne pratiqueront jamais les pharisiens, de quelque pays, de quelque temps qu ils soient.— C’est bizarre, j'ai construit des monoplans et des biplans, et mon chiffre d’affaires a été en triplant ! EK MARGE DU NATIONALISME La discorde règne dans le petit groupe des " sauveurs de la patrie ".Il est facile (te constater la division, la subdivision et la désagrégation des chefs de la ligue nationaliste.Et voici ce que nous lisons dans le dernier numéro de Y Act ion, le journal de M.Jules Fournier, un nationaliste en marge du nationalisme.La loi réclamée par “ Metcalfe Street ” aurait pour effet, sinon d’empêeher, au moins d’entraver les opérations de ce genre.Comment expliquer qu’e.lle n’ait pas encore été proposée dans nos parlements.Il nous souvient d’un ou deux disiojrs où M.Bourassa en réclamait l’adoption.Alais sur ce point comme sur beaucoup d'autres, fl.Bourassa s’est imaginé que toute la tactique parlementaire et tout l'art de la politique se résument aux discours, (i) • www «vi w w wvc wwi www mtvt www www www * i JVîeli -]Vlelo * f l,a réciprocité a toujours été un article du programme libéral.Lors des dernières élections {générales, Sir Wilfrid Laurier s’est exprimé ainsi dans un discours prononcé dans la province de Québec, le 18 octobre 1908, et dont on trouve un compte rendu dans les journaux de l’époque : Sir Wilfrid Laurier a fait remarquer que la population de la circonscription dans laquelle i) parlait était située piè< do la frontière it qu’on avait fait circuler parmi les électeurs des brochures blâmant les libéraux pour ne pas avoir mis à exécution l’article du programme de 189.'$ sur la réciprocité.Sir Wilfrid s’exprima ainsi : " Nous avoua joui d’une grande prospérité Un autre prétendu scandale Le prétendu scandale Oliver a fait les frais d’une partie des débats à la Chambre des députés, mardi dernier.Le ministre a donné le démenti le plus formel aux insinuations faites sur son compte par certains journaux de Toronto ; il a même demandé une enquête.Le premier ministre a aussi fait cette demande au Parlement.Répondant à des interruptions de M.Glett Campbell, Sir Wilfrid a déclaré qu’il tiendrait son collègue pour un honnête homme jusqu’à preuve du contraire.Etat de choses déplorable Les inspecteurs des fabriques, M.N.Desrosiers et Mme.Louisu King, ont terminé leur inspection dans les manufactures de la Dominion Textile à Saint-Henri et à la Côte Saint-Paul, à Montréal.Dans leur rapport, ils déclarent qu’ils ont trouvé, parmi les enfants employés dans ces manufactures, une moyenne de ti pour cent qui sont complètement illettrés.11 existe pourtant une lui, adoptée par la législature de Québec en 1910, qui décrète qu’un patron ne peut employer dans un établissement industriel un garçon ou une tille âgés de moins dc 1G ans révolus, à moins qu’ils ne sachent lire et écrire couramment.Si donc on enfreint cette loi, on est passible d’une pénalité qui devrait être appliquée daus toute sa rigueur.(î) Le lecteur ajoutera, s’il le veut : et aux rétractations Et savez vous qui a signé cette amère critique du surhomme nationaliste ?Ne cherchez pas, vous ne devineriez jamais.Celui (pii qui écrit que toute la politique de M.Bourassa se résume à des discours et à des rétractations, c’est M.Olivar Asset in 1 Eh oui ’ le père du “ parti nationaliste " qui devait naître un jour sur le Champ-de-Mars, d’après une prophétie de M.Asseliu qui ne s’est jamais réalisée, attendu que ce parti est encore à naître, M.Olivar Asset in n’en est pas moins l’ouvrier de la première heure dans ce groupe dont M.Henri Bou-rassa est devenu le chef tonitruant.Et voilà que, d’après M.Asseliu, M.Bourassa n’est bon qu’à prononcer des discours.Mais alors, M.Bourassa n’est qu’un agitateur, un rhéteur dans le genre de celui dont Guy de Cassagnac a fait le héros du roman qu’il vient d’écrire et qu’Emile Faguet a si xactement analysé.Nous ne prévoyions pas que M.Olivar Asseliu concréterait si tôt, aux dépens de M.Bourassa, la définition abstraite de l’Agitateur, que nous avons publiée la semaine dernière.Là, toutefois, où M.Asseliu est injuste pour M, Bourassa, c’est quand, avec son ironie voltairienne, il lui rappelle les rétractations du Devoir.C’est bien là la flèche du Parthe.Car enfin si le Devoir a dû se rétracter plus d’une fois, M.Olivar Asseliu y a eu sa large part de responsabilité.En fin de compte, ce qu’il faut constater c’est que le groupe nationaliste est dédoublé : et pour peu que cela continue, tousles nationalistes, qui étaient en marge des partis, seront en marge du nationalisme où il ne restera plus que les castors Du moins, comme cela, nous saurons tous mieux à quoi nous en tenir.Le Franc • l commencé par accepter pour son compte l’abrogation des Capitulation», comme la Turquie le désirait vivement.La France, au contraire, le u ait l’abrogation de ces Capitulations séculaires qui étaient la garantie îles chrétiens dans l’empire ottoman.Entre la France et la Turquie ce fut un premier nuage.Mais la partie n’était pas égale entre la France et l’Allemagne Car ce sont les Français qui ont étab i, au Moyen-Age, ces capitulations et qui ont posé ainsi en Orient les bises du droit înlcrim-tional, dont les Allemands ont profité depui».La France tenait donc à défendto son œuvre civilisatrice.La question du jour est la construction de ce ele min de f r de Bagdad qui doit relier par les voles les plus rapides Berlin et l’Occident de l’E rope avec le Golfe Persique.Mais cette grand entreprise ne peut s’accréditer que par l'accord de I Angleterre, de la France, de l’Allemagne et de la Tuiquieel par le concours des capitaux internationaux.Pour se faire une idée do l’importance de Bigdad, ilfaut.se représenter cette Asie Mineure, cotte Mésopotamie et tout cet empire immense qui réunit h s Dardanelles et la Méditerranée au Golfe Persique par le Tigre et par l’Euphrate, ces deux grands fleuves contemporains des premiers débuts de lu civilisation.Dans cette vaste et riche partie du monde, qui vit fleurir pendant des sièc’es et di s siècles les empires des Partîtes et des Assyriens, où Alexandre le Grand promena les aimées des Grec», s'étendirent ensuite pendant mille ans le silence et l’abandon.Il s'agit de rappe’er tout ce vaste monde ù la vie, et à la vio moderne, à la vie de l’industrie et du commerce.Pour la Turquie, ce sera un bienfiit inespéré.Ses forces, ses ressources, ses richesses seront augmentées dans des proportions admirais es.Ce bienfait immense, elle le devra à l’Eu iope,à l’Allemagne sans doute, mais aussi à la France et à l’Angleterre, sms lesquelles l’Allemagne sciait demeurée impuissante.L’Europe qui devait chasser les Turcs de Constantinople offre à la Jeune Turquie comme don de joyeux avènement, un vaste empire tout outillé à la moderne, avec un magnifique réseau de ch mins de fer.Ce sont là les Croisades du 20èrae siècle Les rails des chemins de fer uniront le Golfe Persique à Bagdad, à Alexandrette, leieul port méditerranéen de l’Asie Mineure, à Constantinople, ù Berlin, ù Paris.Les chevaliers modernes sont les savants, les électriciens, les mécaniciens; pourvu quo dans ce déploiement de toutes les mécaniques les plus étonnantes, fleurisse la liberté de l’esprit! Hector Dépassé Le nouveau lieutenant gouverneur 11 est officieusement annoncé que sir François Langelier succédera à bir Alphonse Pelletier, à Spencer W ood.Le nouveau lieutenant - gouverneur de la province de Québec est né à Sainte Rosalie, le J I décembre 1 838, du mariage de Louis Sébastien Langeliei avec Julie-K'ither Casault.Il fit ses études au collège dc Saint-Hyacinthe et son droit à f Université Laval.Il fut licencié avec grande distinction en 1 800.11 obtint le dogié de docteur en droit en 1878.En 1863, il alla tée d’écrire ma chrunique et de l’expédier au plus tôt.J’avais pris ma meilleure plume — je nVn ai que de bonnes, ayant envoyé toutes mes mauvaises à M.le Dr Choquette, pour son académie — et mon papier !e plus blanc — celui que me fournit d habitude la maison Rolland (Q.— Dc ma plus belle écriture — et il faut l’avo r vue, mon écriture! — je me suis apprêté à éciire le titre.Un quart d’heure s’est pas**» et je me suis trouvé en train do me grignoter les ongles.C’est qu’écrire un titre, ce n’est pas une chose au-si facile que de délayer une pièce de vers à la Chapman.Le titre, c’est le sujet en ubrégé, c’est la pensée eu miniature.O , avant de me mettre à ma table de travail, je ne m’étais an été à aucun sujet.Plusieurs sujets, à la vérité, s’étaient montrés confusément, comme dans une évocation de théosopbe.Je leur avais lancé un retro sa~ fanas qui les avait fait, l’un après l’autre, s’évanouir dans le néant.En effet, comment aurais je pu me résoudre à me lais-er tenter par eux î Qu’on en juge : C'avait été, d’abord, l’éducation.C’est un beau et vaste sujet, l’un des plus riches en développements ; il offre toutes les ressource®, car il repose sur un triple piédestal : la Famille et ses droits, l'Etat et ses devoirs, la U-digion et ses mseignernf nt®.Envisagée sous ces trois faces, l’éducation devi* nt un sujet patriotique, économique et religieux.Aussi me serais-je laissé tenter, si je *n’e sse vu tout de s j i te que si le sujet est facile à développer, il n’est pas si facile à aborder.Tout le monde le sait: a moins de trouver tout beau, tout bon, tout admirable, tout parfait — et même plus que parfait — dans notre système d’enseignement ; à moins de proclamer justes et raisonnables les innombrables séries do livres innombrables dont nombre d’ordres religieux des deux sexes encombrent les vastes fi molles vertes et les sacs au large, ventre de leurs élèves des deux s» xes ; à moins d'approuver sans réserve un programmes d’études surchargé et nullement en rapport avec les besoins de notre peuple, tant pour l'enseignement primaire quo pour l’enseignt ment secondaire ; en un mot, à moins de conc.ure, comme M.Magnan, par lo cri strident, prolongé et enthousiaste de : Honneur à la province de Québec ! ; à moins de tout cela, on s'expose aux foudres des Tardivel, des Bégin, des Uencault et de tous les pieux défenseurs de la religion qui songent bien plus a vivre de l’exploitation du s aliment religieux qu’à travailler à la grandeur morale et matérielle de ce petit peuple — le nôtre — qui, ayant hérité par les hasards de la politique, de l’un des plus beaux pays du monde, le plus fertile en sols et le plus riche en mines, pourrait devenir le peuple le plus puissant de toute l'Amérique, aussi bien par la production matérielle que par la production intellectuelle.Mais c'est un sujet qu’il ne faut pas aborder ; il est comme lo nez de Cyrano : El tirer son mouchoir, c'est tirer son linceul.A regret, j’ai détourné la tète.J ’avais entrevu le spectre de l’affaire Lemieux.Comment! vous ne connaissez pas l’affaire Lemieux ?ou bien auriez vous déjà oublié 1 Ce jeune homme qui, aidé de trois copains, un soir, revolver au poing, dévalisa un autre jeune homme pour lui soustraire des documents ?.Non ; il eut un procès, mais il ne fut pas condamné : ’es jurés ont considéré que ce vol avait été fait dans l’intérêt de la religion .J’avais donc entrevu le spectre de cette triste affaire.C’était encore un beau sujet.perfectionner ses études à Taris et à son retour j J’aurais eu plaisir à démontrer dans quel abîme la faculté de l’Université Laval lui confiait la d’aberration mentale et morale font toujours chaire de droit romain, et plus tard celle de droit civil et d’économie politique.Il est membre du conseil d'administration de l’Université.Il fut fait conseil de la reine en 1873 par le tomber le préjugé et l’exaltation religieuse, cette étrange névrose de l’îVne.Il y avait là toute une thè-o psychologique à développer, afin de faire comprendre comment il se peut gouvernement de Québec.En 1887, il était élu jque des catholiques fervents et éclairés —je no bâtonnier du barreau de Québec et, plus tard, j parle pas des jurés ! —comme ceux de VAction bâtonnier du barreau de la province.En 1897.I Social?._ de.la IVVi/é, *1»* !« Croie, du Devoir, il devenait vice-président de 1 Association du peuvent en arriver à approuver le vol, du mo-barre&u canadien.ment que le vol est présumé accompli dans Fin- it entra dans la politique on 1871.il fut j térêt .d’une bonne cause, et oublier que le vol défait dans Bigot où il se présentait comme jest toujours le vol, que.ce soit d’un document, candidat libéral à la Législature provinciale.Il jd’un livre ou d’u provmcia fut plus heureux dans Montm igny, en 1873.Battu en 1873, il était é!u dans Bortneuf aux 1 élections générait s de 1878 et conserva son siège jusqu'en 1881.En juillet 18-S4, il briguait les suffrages des électeurs de Mégantic, mais, cette fois, pour le Parlement fédéral A partir de 1887, il représenta à la Chambre des commun» s la division de Québec-Centre.En 1890, il battit l'hoir A.-R.Angers par 319 de majorité.Il fut tour à tour ministre des terres de la couronne de 1878 à 1879, et trésorier de ’a province de 1879 à 1880, dans le cabinet Joly.Il épousa en premières noces Mlle Virginie-Sarah-Sophie I/égaré, de Québec, décédée en 1891 ; et en deuxièmes noces, Marie-Louise-Adébude Braun, dont il eut cinq enfants.II fut nommé juge le 14 janvier 1898, et créé chevalier de l’ordre du Bain par le roi, le 2 juin 1907.Sir François Langelier est le frère du juge Charles Langelier et de f»*u M.Clnysostome Langelier, Par sa femme, il est le neveu de lady Pelletier, POLITIQUE ETRANGERE Le Bagdad C'est urt grand sujet do fierté pour F Allemagne que la construction du chemin de fer do Bagdad, que l’on appelle généralement d’un seul mot : le Bagdad.Vous avez là, dit la prtsse allemande, un nouveau et glorieux monument du travail et de l’esprit, d’entreprise allemand pour le plus grand bien de l’empire ottoman.Et l’Allemagne ne se fait pas faute de réclamer pour un si grand service toute la gratitude de la Turquie.L’Allemagne a fait de notables sacrifices pour conquérir à Constantinople uno position ¦prépondérante, ot elle y a presque réussi.Elle DONNEZ - NOUS UN QUOTIDIEN.TL FAUT avoir été feuilletonniste pour savoir ce que c’est que la corvée d’un article à période fixe, surtout lo-squ’on a à cœur ces deux choses : intéresser ses lecteurs, et ne pas, comme certain chroniqueur, leur servir du réchauffé pris un peu partout dans des journaux qui s’impriment au loin.Car les sujets ne viennent pas toujours.Et quand ils viennent, trop souvent ceux qui se présentent si généreusement, s’ils sont d’actualité.no sont pas toujours potables.Donc, ce matin, je me suis mis résolument à ma table de travail, dans l’intention bien arrè- ’une pièce de monnaie.Mais * optât» ( et l«s injections.A.R! 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L’AVENIR DU NORD— 5 MAI 1911 Notes brèves La grande question Un mémorable discours fut prononcé jadis, devant l’aéropajçe municipal tf > > l'récicasf1.Toute lunetterie ts »n t'.; île mit commande est t • i;or.r nuisible._,_ N'achetez j .iuiis des , ni u».,< M Agasiiis-u-tout-f*»iic.^ Hit-11 ne remj.lacc 1 Exai .cu ties Ytijx: jt.u un sttv.mt ;> peczal lute.£ Si wu3 tenez .t Guérir vu* Veux .in-, .bw/m—.op£r;ilioii :n douleur : g* Ai LEZ a-L* I X S'r I 'T TJ *T ir O ptiqueJ consulter le Spécialiste' BERUiVlIER Lrn£".n„a0r,na,% 144 Est, rue Ste-Catherine, i-ri* Ave liaiel.de-ville.f 11 reclieictie les Cas difficiles, Ucespeica : l'u-c Yeux Artificiels, T itnrels Asc lrotuj>er.Fabrique » t ajuste liii-ii t-mo, .;m-.lunette?, lorgnons, etc.% Nat F .Sts nouveaux " Verre» Tone a ortlru .r.Voir «le Loin et dr Prêt, mr tr.ci r, coudre, lis et ces ire.; or t te v.mt .j ar Mtr t-iut achat en lunetterie.?T rgnons, etc.a.i t garanti» pour bien p.ï Cette annonce rapjx __________ A AVIS • i’rttiei gar-'.c ! 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