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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 11 mars 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1910-03-11, Collections de BAnQ.

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X "M Quatorzième année—INo.io Journal hebdomadaire — Deux cents le numéro Vendredi, 11 ¦ 'm mars 1910 V m ORGANE LIBERAL du DISTRICT otTERREBONNE.I » W I ^ I « tw» lx mtrr di cavimh «$?oaks U peuple «atout «J SBOJStRLB IXJ Ell$ M S-’ I/UIUXT Qb- 5i>cnc-) J c h £.rr > £ rC Abonnement Un an [Canada].“ [Etats Uni;*] .Strictement payable d’avance.M.00 1.50 M ¦ < Jules* Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : lie.la ligne agate, par insertion.Annonces légales :10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; Gc.la ligne, insertions subséquentes.DEUX Victoires liberales La victoire est restée aux libéraux dans les deux élections qui viennent d’avoir lieu pour rassemblée législative de Québec.Dans Drummond, l'hon.M.Allard a été élu par une majorité de 285.Le ministre des terres siégera (tone à la Chambre des députés à la prochaine session.La victoire qu il vient de remporter démontre la force du gouvernement et la faiblesse des nationalistes (jui lui ont fait une guerre sans merci.Dans Argenteuil, M.Hay, le candidat libéral a vaincu son adversaire, M.Slitter, conservateur, par uue majorité cie GO.Ce résultat est un très beau succès dans les circonstances.Le député d’Argenteuil it Ottawa est un conservateur, M Perly, homme riche dont l'influence était à craindre.L’hon.M.Weir a représenté le comté d’Argenteuil pendant plusieurs années à Québec et nous nous demandions si Al Hay, qui se présentait à sa place, allait conserver le comté aux libéraux.C’est ce qui est arrivé malgré toute la puissante cabale des adversaires du gouvernement libéral.Ces deux, victoires viennent compléter une série de triomphes dont le gouvernement Gouin a le droit de se montrer fier.Depuis les élections générales du 8 juin 1908, pour la province de Québec, des elect ions partielles ont eu lieu dans les 18 comtés suivants : Rojville, Lac Saint-Jean, Hochélaga, Châteauguay, Laval, Sainte-Anne, Sainte-Marie, Québec-Centre, Bellechasse, Saint-Jacques, Chamblv, Saint-Sauveur, L’Islet, Kamouraska, Richmond, Gaspé, Drummond, Argenteuil.Le gouvernement est sorti victorieux de ces dix-huit épreuves.Dans six cas, les candidats libéraux ont été élus par acclamation.Et dans trois comtés : Châteauguay, Sainte-Anne et Saint-Jacques, le gouvernement a repris des sièges que l’opposition avait remportés aux élections générales.C’est un record qui atteste l’énorme popularité du gouvernement Gouin.La vraie comète comme le blé et les autres sub tances alimentaires.Le décret du 28 jui'let 1793 ( ousla Révolution française) qui déclarait l’ac.-apare- lemps et trois mouvements, on surgira derrière le comptoir, commis en fin drap et en fine moustuch-, sachant manier délicatement la ci- ment crime capital, le définissait : l’action de garette, un gommeux accompli, quoi.On bien dérober à la circulaiion, des marchandises ou ,011 ira directement aux boutons dorés du modes denrées de première nécessité, soit en les | Lerman, qui allument, tant d’incendies dans les tenant enfermées dans un lieu quelconque, sans les mettre en vente journellement ou publiquement, soit en les détruisant ou en les laissant gâter volontairement.Aujourd’hui l’accapare ment est puni par les articles -119 120 du code péuul a.Aep'audissons donc â deux mains à la récente décision des cours américaines, qui vient do mettre à leur place une vingtaine d'accapareurs de viande.Maintenant, à quoi bon ergoter ?Le salut public, c’est la loi suprême.Eu temps de paix, on a las cours civiles ; en temps de guerre, les cours martiales.Avec les belles théories de nos libertaires, un Armour pourrait venir acheter tout notre bœuf, nous affamer quelques jours, puis nous le revendre 81 la livre en conserve.Le seul tort di s édit“, prescripteur d’exporta lion, était de vouloir prendre un caractère per manenl : aujourd’hui, il n’y a pas à regimber, il faut ou prohiber l’exportation do certaines denrées, comme la viande et les ccuis, ou punir sévèrement nos accapareurs, qu’ils soient canadiens ou américains.Voici un épicier qui fait pour §25,000 d’affaires par an depuis dix ans.Cela représente pour les œufs une consommation moyenne de tant par année.Tout-à-coup, ce monsieur a un dépôt improvisé de 8200,000 d’œufs et il refuse de les vendre au prix de ce matin : il en demande un profit de trois cents pour cent.Ce monsieur a tout simplement escompté qu’il tien drait la population .» la gorge ; c’est tout simplement un scélérat d’accapareur qui, dans les époques tourmentées, ne tarderait pas à se ba lancer au bout d’une corde, à sa devanture, mais qui, pour le moment, serait heureux de n’avoir, avec les crachats de ses concitoyens, que quelques mois de prison, ot la confiscation de ses œufs.Donc, sus à l’accaparement sous toutes ses formes.c c c cœurs féminins, ou mieux encore, on sera, oh ! là là I grand constructeur dans les petites rues.me,R insultes.(1) Ce qu’il nous en est éc'os, depuis uue dizaine d’années, fie ces génies de la grande construction qui finissent généralement par prendre leur retraite sur les quais de la cité, où ils se distraient à décharger du madrier de six pouces.Quelle sottise nous commettons tous ensern-b’e quand, un jour d’expo-ition, nous montrons avec orgueil ces longs défilés de voitures et attelages somptueux, de cultivateurs fashiouna-bles, accompagnant une femme et des filles éblouissantes du travail de la modiste C’est la richesse partout, osons-nous dire, alors que do fait c’est la pire détresse pour la nation, en perspective En somme, l’humanité avance très peu : c'est outrecuidance de croire que chaque nouveau secret arraché à la nature doit déterminer une révolution sociale, que tout progrès agricole vu faire un bourgeois du cultivateur.La sagesse de tous les siècles s’est insurgée contre le luxe des campagnes : on voit ce qu’il en coûte pour méconnaître la voix de cette sagesse.Il n’y a de luxe permis au cultivateur quo l’ordre, la propreté en tout et le perfectionnement constant de sa méthode et de son art.O cultivateur, homme libre et indépendant, et, par là, déjà le plus fortuné des hommes, ton travail est ton capital inviolable, nul n’est à même comme toi do scruter les richesses de la nature et de la science.Dieu te parle de l’aube au crépuscule, par son grand soleil et son bleu firmament, ses bocages, ses oiseaux, ses sources cristallines, ses épis murmurants, ses joyeux troupeaux.Tu es vraiment le roi des rois.Si tu pouvais seulement le comprendre./loua sua si norint.Nature.en train do ruiner ce qui peut rester encore de prestige à M.Bourrassa qui, hélas! s’est abaissé à leur niveau au lieu de chercher à le relever quelque peu.Le D> voir n’est pas autre chose qu’un journal ou les Canadiens sont perpétuelle- La commission des utilités publiques Le gouvernement de Québec vient de nommer les dois membres de lu commission des utilités publiques Ce sont : le lieutenant-colonel Hibbard.de Montréal, président ; Sir Georges Carneau, ancien maire de Québec, et M.Charles La berge, professeur à l’Ecole polytechnique de Montréal.AI.Jos.Ahern, avocat, de Québec, a été choisi comme secrétaire de la commission.Toutes ces nominations sont excellentes et reçoivent l’approbation de tout le monde, sans distinction île partis.Le rôle de cette commission, c’est de servir de régulateur dans les coullits qui peuvent surgir entre les intérêts des compagnies privées exploitant des services d’utilité : et ceux des municipalités ou des particuliers.Milice navale La Gazette, de Alontréal, dit du bill de la marine : "Ce bill ne fait qu’appliquer il la défense navale les idées incorporées dans la loi de la milice concernant la défense sur terre.Le principe discuté ne justifie guère, ni la longueur des débats, ni certaines affirmations qui, dans le cours de ces débats, ont tant frappé l’attention.” S I lions.Nouveau ministre L’honnorable M.Pérodeau, conseiller législatif, a été nommé ministre sans porte-feuil dans te cabinet Gouin.Il est entendu que l’hon.AI.Pérodeau sera le leader du conseil législatif.Celle dont la menace n’est fias dans les probables de 1 contre 280,000,000.comme on le dit de la comète de Halley, mais qui fond di rectement.sur nous, dont la formidable queue englobe déjà l’Euiorepe et l’Amérique, c’est tout simplement celle de la disette imminente des produits essentiels a l’alimentation.Je ne ferai pas aujourd’hui de calculs pessimistes, bien qu’il soit permis de ranger dès maintenant au nombre des cataclysmes la perte possible d’une récolte quasi lontinentale comme celle de l’ouest canadien ou de l’Australie.Qu’on en conclue tout ce qu'un voudra : la fata le échéance approche où la table humaine aura son nombre limité de couverts.Mais il s’agit, pour le moment, de couper aussi long que possible la queue a la comète.()r, outre les causes nécessaires de ce mal, on lui assigne encore des causes voulues : entr’au-tres l’accaparement dis denrées alimentaires et les migrations do nos cultivateurs vers la grande ville.C’est de ces deux causes voulues que je veux dire un mot.u O O Accaparement.— Ou se fait une étrange idée de la liberté du commerce.O11 la réclame absolut*, alors qu'on 1 approuve restreinte de mille façons par la loi, le fi-c et les droits protecteurs.C'est au nom de celte liberté qu'on ose défendre les monopoles, mais qu**l plus terrible ennemi existe-t-il a cotte liberté que le monopole lui-même, qui supprime la concurrence ! Jamais tant de sang n’a coulé pour la liberté que sous la grande Révolution française ; or, on va voir comment la meme on ont; ndait la liberté du commerce ! Voici ce que j’extrais de Larousse au mot " accaparement : o Un appelle accaparement, uno spéculation qui consiste à s’approprier, par de» acquisitions considérables, des marchandises, denrées, etc., et moyens de production qui se trouvent dans un lieu ou dans une cireon-criptioil pins ou moins étendue, afin d’avoir le monopole de ces objets, de ces marchandises, et de pouvoir, grà ce à l’absence de concurrence, en fixer soi-me-me le ptix, au taux que l’on juge le plus avantageux a son intéiê personnel.Le mot accaparement s'applique surtout quand cette speculation porte sur les objets de première nécessité, Désertion des campagnes—L’ancien président Roosevelt n’y voyait qu’un seul remède : rendre la vie à la campagne assez attrayante pour détourner la fascination des villes.Je suis ab solument de son avis, mais la difficulté est dans l’invention du remède.Pour moi, que l’on me pardonne, mais je sug gérerai deux choses : lo.mettre le paroissien plus en rapport avec son village ; 2o déclarer une guerre â mort au luxe des campagnes.Sur lu premier point, je demande : les bons chemins.La Dresse cite la nationalisation des téléphones dans le Manitoba, comme exemple de la | Le canal de la baie Géorgienne diffusion qu’ou peut donner au confort général.Le gouvernement a reçu une nouvelle C «st très beau, mais c est aller un peu vite et délégation demandant la construction imbien avant cela, combien plus pratique il se- .¦ 1 • .1.1 1 1 r> - , * .‘ , ; , mediate du caual de la Baie Géorgienne, rait d avoir un système uniforme do bons che- .0 ., ___¦ Lette fois-ci il sagit dune pression faite 1111ns ! Ainsi, dans le système actuel, le parois- .r» * sien, giàce au régime défectueux deH voies pu- Par *a federation Canadienne des Cham- li iquos, est piivé «le plus de la moitié des réu- 'ires de commerce et des municipalités.nions attrayantes et instructives, conférences, Les délégués ont rencontre le 2 mars.Sir concerts, soirées, qu'il trouverait au village ot , \\ ilirid Laurier, les honorables AIM.Pugs- qui n’ont pas lieu précisément, faute d’assis-! les et Murphy.tance assez nombreuse.Quel charme revèti- j Dans sa réponse le premier ministre a rait la vie à la campagne, avec des routes par- ! ,]jt que son seul regret est d’annoncer que faitement vo,tumbles en toutes saisons, tant | ,e ,rfiuvernement ne peut pas commencer pour leconfoit utile et economique que pour > ' • .1 i i n * r* • r *., .^ * r demain le canal de la haie Géorgienne.Je 1 accès facile aux plaisirs sociaux.° .Niais on me coupe ici pour me jeter à la face ¦sorab a-1*'1 ajouté, très heureux si je puts que j’ai maintes fois demandé au campagnard j'°ïl ce^e grande entreprise nationale sac-do fuir le village.A quoi je réponds : Oui, complir sous inon^ administration de pre-quami le village signifie l'auberge ; quand tout miel* ministre du Canada.Si les ressources du pays continuent à Nouveau conseiller législatif AI.Achille Bergerin, l’ancien député de Beauharnois, vient d’être nommé conseiller 1 * législatif.1 < ]V3eîï-]¥fe1o Il Noua lui offrons nos cordiales félicita- Pe n sées Peu d’esprit avec de la droiture ennuie moi us, à la longue, que beaucoup d’esprit avec du travers.Dk L.s Rochefoucauld 000 Ce n’est point un ’« j'(irais un argent de sol, mont, rai ou plaine, ¦ tree un Jilel â eau, torrent, source ou ruisseau, ¦I'll planterais tu: arbre, olivier, saule ou frêne, J'y bâtirais un luit, chaume, luile ou roseau.Sur mon arbre, un doux nid, gràmcn, duvet ou laine, Ihticnilrail un chanteur, pinson, merle ou moineau.Sous mon toit, un doux lit, hamac, natte ou berceau, Iteticnilrail une enfant, blonde, brune ou châtaine.Je ne oeux qu'un arpent ; pour le mesurer mieux, Je titrais à l'enfant la plus belle à nies yeux : “ Tiens-toi debout itérant le soleil qui se lice ; ¦ Aussi loin que ton ombre ira sur le gazon, " Aussi loin je m'en rais tracer mon horizon.” Tout bonheur que ta main n’atteint pas n'est qu'un [rené.JOSÉTUIS SU VLA K Y s’y îéduit à cette homicide distraction : l'ébiié té.Alais j’ai droit de croire quu nous parlons maintenant à une population suffisamment avertie pour qu’elle sailie se détourner du sentier , commences funeste.D’ailleurs, avant que les bons chemins soient, organisés, la fermeture «les auberges à bonne heure le sera partout.En avant les bons chemins î Avoir une belle maison et des mauvais chemins, c’est pire que porter un tuy.iu de castor et des souliers de ben.Lelu.ee.— Mi érodes mi-ères.Tout s'enchaîne inf.-rnalement, tout est cercle vicieux dans l'erreur universelle.la; progrès du confort général dans les villes produit l’argent cli- z le cultivateur ; à son tour, l’argent engendre le luxe, lo luxe est une cause mortelle de dépression dans l’agriculture, et finalement la misère reparaît plus âpre que jamais dans les villes et partout, avec la eh *rté des pioduits alimentaires : après quoi c'est un engrainage du diable, le journalier demandant un prix énorme pour vu les hauts prix des produits de devenant de plus en hauts prix du travail progresser et à augmenter, il n’y a pas de raison pour que ces travaux ne soient pas bientôt.Ces remarques du premier ministre ont donné satisfaction aux délégués.L’honnorable Charles Alurphy dit qu’il considère que le gouvernement a pratique- Au colon le poisson ! Il y a que'qites semaines, " .Yatnre “ soulevait ici meme une question qui intéresse, virement te.colon du Nord : celle de pouvoir pêcher pour son nstuje en toute, saison.Personne nayant— à mon grand étonnement — donné suite à la discussion proposée, je me.décide, sans plus tarder, à eu donner nion avis motivé.Vous 1rs amis sincères de ta colonisation désirent faciliter l'établissement du colon et adoucie la cie rude et souvent trop frugale qu'il est ment commencé les travaux du canal de la [forcé île mener.C'est lui qui pourrait en dire son travail ferme, et le cultivateu plus exorbitant, vu les Baie Géorgienne en faisant construire ac tuellement des réservoirs et des digues aux lacs Teniagaini et Temiskaming.L’honnorable AI.l’ugslev voudrait que la partie du canal entre Alontréal et Ottawa fût terminée en premier lieu et qu’en-suite l’on s'occupât de la section entre la rivière des Français et le lac Nipissing.A une interpellation Sir Wilfrid Laurier ré ' que le gouvernement n’a reçu l'offre d’aucune compagnie privée s’engageant â construire le canal de la Baie Géorgienne sans l’aide de l’Etat.•les journaliers.,, , ., X .1 , .- - • , Insultes a jet continue Comment le luxe est-il si pernicieux ( De cent façons.Mais comment conduit-il à ladésertic n de la terre î On pourrait y répondre par un nouveau volume sur " l.«i terre qui meurt ”.Tout simplement, la culture 11e peut fournir aux goûts de luxe do nos nombreuses familles, et voyons-en un effet.O fatale Eve, parais encore.Toujours elle, inconsciente, a l’origine du mal.Eve, l’encli «iueuse de cœurs, elle est toujours là, la troublante Eve, donnant ses ma- , , , , .,,111.- 1 pros eux, se compose ue poltrons, de lâches, mours au damoiseau le plus chic, le plus taraud, 1.1 1 le plus singetir du citadin ; Eve, prise do vertige devant un cabriolet miroitant, pâmée devant Décidément, AI Jules Fournier, qui écrit dans le Dt voir, appartient à cette catégorie d'éternel mécontents qui voudraient refaire la création.à leur imago et à leur ressemblance ! A en croire ces gens-là, il n'y a au Canada que ceux qui sont de leur avis qui valent quelque chose.Depuis Laurier jusqu’au plus humble citoyen de notre pays, notre population, d’a- une breloque, malade pour une plume lustrée ou une aigrette c inquante.Fatale Eve, qvo de bras et d’intellig lices tu dérobes aux champs ! Calculez ce qui périt dans le budget de l’habillement, «les voitures, harnais, chevaux trotteurs, etc , pour les seuls beaux yeux d’Eve, et comment voulez vous que sur quatre garçons nourris par la même ferme, il n’y en ait pas «leux à qui le travail de la terre paraisse ingrat, c’est à-dire impropre à leur fa r.* conquérir 1 s beaux v sis de la dédaigneuse Eve 1 Que faire alors! C'est bien simple : 011 fera quelque stage do porte-paquet à Montréal, puis, eu deux les nationalistes seuls font exception à cette règle générale.AL Henri Bourrassa ne semble avoir fondé son journal que pour dénigrer ainsi la nation canadienne et tout spécialement la nation canadienne française.Jusqu’ici, il a été aidé dans son œuvre nationaliste mais non nationale, par deux écrivains gavroches : AIM.Asslin et Fournier.L’un un peu plus sérieux que l’autre, mais l'autre encore plus polisson que le premier ; ce qui 11'est pas peu dire.long sur lo Vie Simple prêchée J>ar C.U'ayner et adopté, comme une espèce de mode, dans ces derniers temps, par nombre de riches devenus malades peur avoir trop mangé et mangé trop bon ! Mais te.colon n’aurait qui s le temps iTécri-¦e, même s'il le potivait.Il doit trimer sans répit pour gagner le jiain quotidien.la pêche lui fournil un ajipoint considérable de nourriture excellente et délicieuse, car le jH.is sou qu i! mange, est frais.Duns nos montagnes c’est surtout la truite mouchetée, notre meilleur poisson deau douce.Aux débuts longs et difficiles de son établissement, il mangerait souvent ses pommes de terre et son pain secs, s'il ne pou vait pêcher “la truite rouge”.Il le peut du 1er mai an SO septembre, mais de cette date au 1er mai suivant, la loi le lui d/fend.Et c'est cette défense qui qiarail cruelle à •* Nature ‘« Pourquoi priver une famille iiauvre et laborieuse d un sup/ilément de nourriture nécessaire et hygiénique, dans un pays où le poisson surabonde 1 (Juand même 1 Is le voudraient, les colons ne pourraient jamais épuiser les lacs et les rivières, cù le poisson fourmille et se multiplie rapidement.Du reste, ils ont tout intérêt à conserver cette ressource préviens , donc ils se garderaient de l'épuiser.De là l'inutilité et la cruauté de la loi.Ce raisonnement qui, en théorie, }"irait sans réplique, est-il confirmé />ar les faits! Vexpérience a t elle prouvé que le colon ne pêche que.j our ses besoins, et qu' il prend les mesures qu t faut jour faire durer aussi longtemps que posai-lie cette précieuse ressource ' Je ne le crois pas.I'experience a prouvé que partout où la loi n'a pns protégé énergiquement le poisson, il a près-que complètement disparu des enter où il abondait Pourquoi 1 Parce qu'en général les habitants de nos camjtagnes n'ont /ms le souci de cotiser- Le bill de la marine est adopté Les grands débats qui, pendant trois longues semaines, ont occupé la Chambre des députés pour la création d’une marine canadienne, se sont terminés hier soir.L'amendement Alonk, demandant un plébiscite, a été battu par uue majorité de 157 voix.L’amendement Borden, demandant le payement d’nn impôt à l’Angleterre, a été renvoyé par une majorité de 55 voix.L’amendement Northrop, demandant le renvoi du bill à six mois a été défait par une majorité de 41.Par la même majorité, le bill du gouvernement décrétant la création d'une marine canadienne, a été adopté.Dix-huit députés ont voté en faveur de l’amendement Monk.Les nationalistes s’eu réjouissent.D’abord, ils se contentent de peu : ensuite, ils oublient bien vite que sur ces dix-huit, onze ont volé, l’instant d’après, pour la proposition ‘Boiden, demandant l’envoi immédiat en Angleterre de fonds représentant le coût de deux super-dread-nougts.Ce qui démontre une fois de plus ce que nous avons souvent affirmé, que les anglo-canadiens qui combattaient le bill de Laurier ou demandaient un plébisciste, n’en étaient pas moins en faveur d’une coûteuse contribution du Canada à la défense navale de l'Empire.Le gros reproche qu’ils font au projet du gouvernement, c’est qu’il ne va pas assez oin.C’est également dans cet esprit que toute l’opposition s’est ralliée à la proposition Northrup, demandant le rejet du bill.Aloins les sept députés, Al.Alonk en tête, qui ont voté contre l’amendement Borden, tous les autres membies de l’opposition ont voté contre le bill «lu gouvernement parce que, à leur point de vue, il n’était pas assez impérialiste.( 1 ) Un annonce que Al M.Asselin et Four nier quittent le Devoir.Nos compliments Ces jeunes pamphlétaires dévoyés sont à ce journal JOURNALISME ont aussi été Pays, de Alontréal, cet des jeunes “ vieux rou- Qiiplques hebdomadaires créés.Citons le organe frondeur «es.” _ _ I oici, dans le journalisme canadien-français, une recrudescence d’activité qui 11e s'était pas vue depuis longtemps et que nous croyons -le bon augure.N’allons pus, cependant, nous réjouir outre mesure «le cette poussée des nôtres vers le journalisme.Il ne faut pas croire que le degré de culture littéraire d’une population monte en raison directe du nombre de ses journaux.Evidemment, nous constatons "chez les nôtres un désir aecru d’écrire.C’est fort louable.Alais le souci de bien écrire parait-il s’augmenter aussi vite ?II y a chez nous des journaux bien faits, il y en a de médiocres et il y en a de très mal faits.Ces derniers ne sont pas les moins lus.Hâtons-nous de déclarer que nous no voulons dire aucun mal des journaux récemment fondés.Au contraire, ils témoignent d’un effort réel vers le meilleur.Il n’en est pas moins vrai que nous avons trop de journaux mal écrits.Pourvoi ?Parce que ceux qui peuvent écrire 11e veulent pas s’astreincîre à l’ingrate besogne du journalisme, et cela à cause que le journalisme 11e paie pas.Ils laissent ainsi la place à ceux chez qui l’audace remplace la grammaire et la logique.Alais pounjuoi le journalisme ne paie-t-il pas ?Précisément parce que cette profession est encombrée plus encore que ne le sont les professions libérales et, malheureusement, encombrée d’incapables qui sont un embarras et une source de contamination pour les bons.Le remède ?Celui que nous nous permettons d’exposer ici est radical.Il va effrayer les conservateurs qui me liront.Ayons notre “ Collège des Journalistes le la province de Québec,” tout connue nous avous notre Collège des médecins et chirurgiens, notre Barreau, notre Chambre des notaires, etc.Que seules soient admises à faire du journalisme professionnel les personnes, hommes ou femmes, qui auront subi avec succès les examens sévères de ce Collège.A ceux qui, devant ce remède radical, se récrient et le traitent de chimérique, nous demanderons si, dans leur âme et conscience, ils ne croient pas qu'il y a autant de danger pour la société à laisser une plume entr«i les mains d’un ignorant, d'un imbécile ou d'un bandit qu'il y en a à laisser un bistouri entre les mains d’un enfant otl à laisser faire des actes de notaire par le premier venu.Ce projet de renilre compulsoires les diplômes des écoles de journalisme, n’est pas nouveau.Des hommes d’Etat européens éminents ont prôné vigoureusement ce système qu’ils ont jugé le plus propre à relever la dignité du journalisme qui se trouve aujourd’hui â la merci des apaches de la Un me dira «pie, dans notre province, le péril n’est pas imminent.C’est vrai, mais la source n’en existe pas moins.A Québec, il y a une société de journalistes appelée la “ Presse associtie de la province de Québec ”.Cette société a déjà manifesté l’intention de faire passer des examens aux aspirants journalistes et de lonner des diplômes qui leur faciliteront accès aux journaux.L)e là rendre à ces diplômes compulsoires, il y a une distance qui n'est pas aussi grande qu’on pourrait le croire au premier abord.On se plaint ici comme ailleurs de ce que la liberté de la presse n’existe pas.Lo jour où les journalistes s’organiseront comme le font les avocats et les médecins, il y aura b«*aucoup moins de danger pour les gouvernements de décréter la liberté do la presse.Cyrano Depuis quelque deux mois, l’on a vu ap paraître dans notre province plusieurs journaux nouveaux «le langue française.Trois nouveaux quotidiens ont vu le jour.La Vigie, de Québec, d’hebdomadaire qu’elle était, est devenue quotidienne, et cette transformation a été bientôt suivie de l’apparition du Devoir, de Montréal, attendu avec autant d'impatience chez les uns que de curiosité chez les autres.Et, tout récemment, la Tribune faisait son apparition à Sherbrooke.-1 MARINADES Marine ! Voilà un mot qui me va à l'oreille comme le bruit que fait un tiers-point sur les dents d’une sue.Il est des obsessions qui ne sont pas désagréables, mais le mot " marine ” m’énerve ! Chaque fois que je l’entends, je sors de mon calme habituel.Dans la rue, au café, en petits et grefl 34 6216 4 L'AVENIR DD NORD 11 MARS DUO RECREATIONS -z/n- REBUS (L'image est ici remplacée par la définition).Sert à broyer les aliments.Sixième note de la gamine.Presqu'île, l’Espagne et le Portugal réunis.Arbrisseau de la Chine.Homme ou femme.CHARADE Ce qu'il approche, mon premier, Toujours excessif, l’exagère.Mon deux attire l’héritier.Beaucoup plus même que la terre.Où pourtant quelquefois se cache mon entier.Solutions des derniers problèmes : Chakadk : Charpie Jeo DE lettres : Après avoir ajouté la lettre convenable, ou obtient pour les noms d’oiseaux : rnLe.Aigle, ujilaN, argUs, harpie, li-noT.Pic, niOuetfr-, Rouloul, Todier, Eider, macreuse, paOn, piNson, méSange, pigEon, caille, péLican.Les lettres ajoutées donnent le pro ver lie : " La nuit porte conseil." chars, on n’entend que cette question : Que dites-vous de la marine l L’autre jour, me trouvant dans un fumoir du C.P.R., je humais tranquillement la fumée d’un havana quand un boucher, dont un solitaire ornait le doigt boursouflé et graisseux, et dont les genoux avaient peine à retenir son ventre rebondi, me lance la question : Que dites-vous de la marine, monsieur ?Je bondis ! — Monsieur, voulez-vous bien me ficher la paix avec votre sacrée marine ?Que voulez-vous que cela me fasse que le gouvernement nous gratifie d'une marine ?Sont-ce quelques petites .taxes qui vous épeurent ?Est-ce parce que vous avez toujous été exemptés de tout souci de défense nationale, que l’Angleterre vous a couverts d’une protection dont vous pouvez vous enorgueillir ?Mais, mon cher monsieur, montrez donc plus de magnanimité ; laissez donc faire les lois par nos législateurs, c’est-à-dire ceux qui sont payés pour en faire ' Et, moj Dieu I quand nous aurons la marine qui semble vous hanter en ce moment et dont vous vous glori lierez peut-être, si, une fois bien montée, bien équipée, on la trouve inutile, nous en ferons cadeau à l'Angleterre en remerciement des bienfaits dont elle nous a comblés 1 Ce n’est pas d’aujourd’hui que l'on sait que les petits cadeaux entretiennent l’amitié ! Jan Doohxick XXXX XXXX XXXXXXXX xxxx xxxx xxxx xxxx •f S CHRONIQUE I XXXX xxxx xxxx xxxx xxxx x-xxx xxxxxxxx Tout déchoit Au nom do tous les brigands, mauvais garçons, truands, tire-laine et autres fripouilles du passé, je proteste contre les comparaisons injurieuses que "on veut établir entre eux et les sinistres assommeur*, satyres et étrangleurs d’à présent.Les assassins d’autrefois y mettaient une certaine bravoure, une pointe d’audace et parfois un soupçon de galanterie.Les truands du moyen-âge s’attaquaient à des gens souvent aussi bien armés qu’eux et ne leur cédant en rien dans l’art de porter des coups de dague, d’estramaçon ou de couper les jarrets proprement.En ces temps agités, les dames, les bourgeois, tous les gens paisibles, abandonnaient, dès l’heure redoutable du couvre-feu, la rue aux aventuriers.Restaient la route et les voyageurs, mais ces derniers étaient ordinairement bien armés et bien gardés ; çin ne les arrêtait point sans risques Puis, il était d’usage — s’il faut en croire les auteurs du temps,—de * laisser aux vaincus le choix entre la bourse ou la * vie et non de leur prendre les deux à la fois 1 jjs sans nécessité.Shakespeare nous montre une I scène pareille dans l'un de ses drames : Fais- | tafï s’y révèle plus prudent que sanguinaiie.I Pourvu qu’il puisse se procurer quelques gui- Les écumeurs des tribu-nées pour aller boire du muscat et fanfaronner dans les tavernes, il est sati-faic ; sa rapière tailladée est plutôt un épouvantail qu’un instrument de violence et de meurtre.Sous le Directoire et l'Empire, les " chauffeurs" font déjà preuve d'une terrible et inutile cruauté.Il est vrai que leurs victimes étaient souvent bien entêtées.Sous la Restauration, on passe par je ne sais quelle période de meurtres ténébreux et clandestins.On tue d'un coup de poignard dans uno rue étroit*, entre deux portes.C’est le temps des conspirations, des sociétés secrètes, des polices occultes.La justice a l’échafaud, le bagne trop faciles.Et l’assassinat ri’est souvent qu’une vengeance, un acte de représailles ou de défense.Le» assas- ns contemporains ont atteint le fond du gouffre infâme.Ils tuent pour tuer, bêtement, sans adresse, sans bravoure et sans prolit, quelquefois en amateurs de sensations rares.Il convient d’ajouter que jamais peut-être la provocation au crime ne fut plus grande, plus directe qu’eu notre temps, la-s seigneurs, les riches fermiers généraux do l'ancien régime étaient loin d’être des saints, mais ils mettaient quelque discrétion dans leurs débauches.Pour les parties fines, les soupers avec les dames de l’Académie royale de musique, il y avait les petites maisons.La distinction et le bon goût ne trouvaient pas en eux des ennemis bien déterminés.Ils ne dédaignaient point d’aller parfois au théâtre et d’applaudir une pièce, de lire un livre où les grands sentiments étaient exaltés.L’héroïsme et la beauté trouvaient encore en eux do zélés admirateurs.A présent, les gens huppés, ceux qui veulent par force qu’eu fait d’humanité ce soient les assassins qui commencent, étalent partout, bans vergogne et sans pudeur, un luxe banal et grossier.Des milliardaires invitent des porcs à souper.Dans les rues, des femmes se mêlent à la foule, revêtues de fourrures rares, portant d'énormes reticules d’or dont les mailles lâchent à peine les trésors qu'ils contiennent.Le parvenu veut que l’humanité entière sache le chiffre de ses dépenses.Des feuilles spéciales nous renseignent sur la valeur de ses autos, de ses chiens et de ses maîtresses.Les restaurants où il dine sont arrangés de telle sorte qu’on puisse le voir manger de loin.Dans les centres de la vie élégante, rien ne surpasse le chic de s’empifrer derrière une vitrine en servant de spectacle aux badauds! Si tant de sottise et de grossier clinquant restaient confinés a la gargote monumentale — le dernier temple — ce ne serait rien.Mais la vulgarité des dominateurs actuels a tout envahi, le livre la scène, où le (Jid, Hamlet, le Misanthrope sont remplacés par je ne sais quel vague héros de mauvais lieu, de tripot ou de sanatorium, !- Certes, j’ai horreur du crime et.d’après moi, rien ne l’excuse.Cependant, je ne puis songer sans angoisse a ce que doit devenir la mentalité d’un être fruste et misérable, jeté sur le pavé d'une grande cité, en plein hiver et en pleine nuit ; les grandes villes peuplant il i Iles seules plus de cellules et de cabanons que des contrées entières ! Ils sont là, ces hommes, traînant désœuvrés dans la houe des trottoirs ou revenant harassés de quelque, pénible besogne.Partout des lumières de joie s’allument.Les théâtres ouvrent leurs portes de feu, illustrés d’aflîches aguichantes.Puis ce sont les tavernes où il voit des filles de sa caste, souvent les plus indignes et les plus paresseuses, les plus stupides, se vautrer dans un luxe conquis au prix de la honte.Ali ! prendre part à la fête commune ! Avoir de l’argent en trop pour boire au-delà de sa soif, manger au-delà de sa faim, avoir des filles!.Et ainsi il arrive sans doute que certains se disent : " Si je faisais un bon coup, rien qu’un liai, coup ! ne ne fùt-ce que pour ôter quelques instants la corrosive tunique de Xessus de la misère ! • Un coup ! Et ils entrent quelque part, dans une chambre mal gardée, ou dans un wagon —comme les assassins de Mme Gouin — pour terrasser et dépouiller la première victime venue.Ils tuent vite, sans remords.Vite avec les ongles et les talons pour aller faire la noce et jouir comme les autres !.Est-ce que l’insolent étalage du luxe des jouisseurs n'est pas en partie la cause de ces furieux attentats '! Je crois vraiment que chaque époque, chaque société ont les assassins qu’ils méritent.Henri Rouilaud.^ALLEN’S q LUNG BALSAM Contre les attaques récalcitrantes de LA TOUX, FR.OIÜS, CR.OUP.Une bouteille île Z5 fcotm polir un froid orrJinnire.Utit* in ut t ci Ile île .Vt sdh-|»otir tin L'rnn«l froid, t ii iM nt» c fl.i1'Oj.i.ur un froidi»|»iulAue.\ «ti»*’ «‘lu"* ! «.tip lm iiîianniu’lrna.AV13& I.A\VR2*:NCK CO.Montreal.OT Sans Força e! sans Courage hémorragie eî Faiblesse UNE HEUREUSE FEMME ù la Suite de Fièvre Typhoïde , -m- 1 La cherté des choses On lit dans le Gaxntte-Times, do Pittsburg : “ Un correspondant du Sun, de New-York, résout à sa manière le problème du jour : quelle est la cause de l’augmentation du coût de l’existence ?D’apiès le correspondant, le mal vient de la “ masse énorme et toujours grossissante do personnes qui ne produisent rien, qui ont des occupations inutiles Quani on songe aux multitudes de gens qui vivent d’expédients — bien qu’un grand nombre aient un emploi digne de.respect — on apprécie la force de cet argument ; parco que la société doit venir en aide à ses membres, même aux pauvres et aux parasites.Prenons un exemple : l’homme qui achète uno ferme pour récolter du blé ou des pommes do terre, augmente la production de ces choses nécessaires, et, par couséqurht, aide a en diminuer le coût Si cependant il ouvre une épicicerie dans un immeuble où il y a déjà deux épiciers, le volume d'affaires divisé par trois au lieu de deux, amènera les consommateurs à payer des profits plus élevés pour permettre aux trois épiciers de vivre.La concurrence pourra faire baisser les profits de telle façon que le plus faible marchand des trois tom bera tôt ou tard en faillite.Dans ce cas, la perte sera renvoyée au marchand en gros qui la reportera sur un cercle plus étendu de consommateurs.Mais une chose certaine, c’est que c’est le consommateur qui paie tout en fin de compte ; et tout homme qui n’est pas employé dans un métier utile et nécessaire est nourri et vêtu aux dépens do ceux qui le sont.“ Pendant ces dernières années, il y a eu une augmentation rematquable du nombre des non-producteurs.Prenez les propriétaires de salles de vues animées et les chauffeurs, par exemple, qui reprétentent les demandes du luxe et les amusements.Considérez cette aversion croissante que l’on a pour le travail manuel et dont le résultat est do nous donner de jeunes teneurs de livres et des filles sténographes au lieu de tailleurs et de cuisinières.Il faut que l’ouvrage de la société soit fait.Il faut que l'on habille et que l’on fasse manger le monde à tout prix.Le moins il y aura de monde pour faire cet ouvrage, le plus cher on le paiera Telle est la loi de l’offre et de la demande.Il est posai ble que cette loi appliquée dans les conditions actuelles air autant à faire avec le coût de l’existence que les trusts ou n’importe quelle autre influence”.floins de chauffeurs œasmm 4- mtèsmi !.v H0 JS» ¦m • root - ! ¦ • i ¦ ; : -±t! il if .1 : :i : • i :j.; ‘oui mm : 11 • i >, 111 • u : ¦ 1 î ; rr : : 1 • • ; • : - g * & rmnnn»nrmnvTTintTrrrm»mTTTTmn»nTnnir»mi* TRAVERS LA PRESSE [I ETRANGERE p On dit à New-York qu'il y aura encore plus d’automobiles que par le passé cette année.L’usage de ces voitures cesse graduellement d’être le privilège des riches.Le contrôle des voitures • modernes est simple et aisé, dit une feuille de la métropole, et plusieurs des ennuis d’autrefois sont évités.Dans la ville même, le chauffeur en livrée et son assistant continueront a être employés chez les princes de la fortune, mais un grand nombre de personnes conduiront leurs voitures elles-mêmes à l'avenir.Quelques-uns des automobiles à boa marché d’aujourd hui valent mieux que les modèles dispendieux d’hier.En mettant de côté les accidents |et les collisions l’achat d’un automobile de bonne facture n’est pas trop coûteux, même pour une personne de -essources limitées ; on peut même considérer cela comme un bon placement au point de vue de la santé et du bon-lieux.Entre amis Il y avait trois mois que j’étais | malade, lorsque j ’ ai commencé à employer les Pilules Rouges et .! c’est en lisant, dans les journaux, mm Il y a dix ans, j’eus une pleurésie qui me laissa très faible et, malgré toutes sortes de soins et de précautions dont j’étais entourée, j’étais toujours dans le même état d’abattement.Mon estomac était ,sr J’ai en la fièvre typhoïde et pendant un an ensuite j’ai été | traînante, sans force, sans courage.J’avais des étourdissements! , ., n i K , rr .les nombreuses guérisons quelles] au moindre efforL, ma digestion se AQnt tQus jes jourS) que j'a} pris | trèscapricieux etniadigestion était faisait très mai, j avais des points I cette décision.J’avais été iong- ; très lente et difficile.J’avais des par tout le corps; mes jambes temps très faible et souvent des |étourdissements fréquents et des étaient si faiblesqu’après le moin-j hémorragies me tenaient au lit douleurs dans les membres.Je dre exercice j’étais obligée de pendant plusieurs jours; j’avais crois que je me serais découragée m'arrêter; enfin, j’endurais tou- des douleurs de reins, mes pieds j si je n’avais connu toute l’efficacité tes sortes de douleurs et je ne et mes mains enflaient, des fris-! des Pilules Rouges et n’avais pas pouvais travailler.JRai employé, sons se succédaient et je n’avais i mis en ce remède toute ma con- alors presque plus conscience de !fiance_ J’employai donc ces Pilu-ce qui se passait^ autour de moi.]eSi sûre de leur succès, et, en effet, après quelques semaines, pour me tonifier, les Pilules Rou ges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui m’ont tout de suite fait du bien.Pendant à peu près trois mois je les ai prises; elles m’ont tout à fait remise.Je suis plus forte que jamais et j’ai repris, à la manufacture, mon ouvrage d’autrefois.J'ai recommandé déjà les Pilules Rouges à plusieurs jeunes filles de ma connaissance.Mlle A.DüMAIS, 146, rue Beaudoin, Montréal.Je quittai les médecins qui m'avaient traitée sans me soulager et qui me recommandaient l’opération comme unique chance de me rétablir.Les Pilules Rouges seules ont refait ma santé ; je suis heureuse d’avoir échappé aux atrocités recommandées et je ne cesse de louanger le remède qui m’a guérie.Madame TREFFLÉ BÊDARD, 96, rue St-Ferdinand, Montréal.après j’avais acquis beaucoup de forces.J’en pris pendant plusieurs mois, ma santé s'est améliorée toujours de plus en plus et aujourd'hui je me porte aussi bien que je pouvais le désirer.Je dis beaucoup de bien des Pilules Rouges et j’ai toujours confiance en elles.Madame veuve Azarte Faussé, 49 rue Lévis, Ville St-Paul, près Montréal.Les PILULES ROUGES de la Compagnie Chimique Franco-Américaine guérissent les maux propresaux femmes, parce qu’elles ne sont que pour les femmes et qu’ellessont appropriées aux maladies et aux malaises qui leur surviennent durant la vie, depuis l’enfance jusqu’à la vieillesse.Les PILULES ROUGES de la Compagnie Chimique Franco-Américaine guérissent les scrofules, les éruptions, les dartres et toutes les maladies de la peau.Elles donnent des couleurs, ramènent au teint sa fraîcheur naturelle.Elles guérissent le mal de tête, les étourdissements, les points de côtés, les palpitations du cœur, les douleurs de l’abdomen, les dérangements, les irrégularités, h s douleurs de reins, les troubles de la vessie, les maladies nerveuses, les époques douloureuses chez Its jeunes filles, enfin, toutes les maladies causées parle beau mal et particulières aux femmes.Elles sont le remède par excellence de la femme sur le retour de l'âge, car elles guérissent et préviennent les maux et les malaises si fréquents à cette époque critique de la vie.Elles sont de plus le meilleur tonique et doivent être employées par les femmes qui se sentent faiblir, même si elles ne souffrent pas.En peu de temps, elles stimulent 1 appétit, aident à !a digestion, ramènent les forces et la santé.Elles ne sont que pour les femmes et les femmes seules doivent les prendre.Les vraies PILULES ROUGES sont toujours mises, au nombre de cinquante (50) pilules, dans des boites recouvertes d’une étiquette imprimée en rouge, laissant voir, eu grosses lettres, le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Si vous doutez que les PILULES ROUGES que vous achetez soient les véritables, envoyez-nous l’étiquette qui en recouvre la boîte et nous vous dirons si vous avez été trompée.Si vous désirez acheter les PILULES ROUGES directement de nous, nous vous les expédierons sur réception du prix, 50c pour une boite, $2.50 pour six boîtes.Toutes les lettres contenant de l’argent doivent être enregistrées.Envoyez une description de tout ce que vous avez à souffrir, car nous donnons des consultations gratuites non seuleinenCà nos bureaux, mais aussi par lettre.Adresses toujours i COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274 rue Saint-Denis, Montréal.Le Sirop calmant du Dr Coderre donne aux enfants un sommeil paisible naux de police On continue à se plaindre à New-York des Enfin, ilj trucs auxquels ont recours les écumeurs des s’est livré longtemps, entre ceux qui possèdent cours de police pour extorquer de l’argent aux et ceux qui ne pos-èdent pas, une sorte de pe- miséreux et aux ignorants qui sont mis en état tite guerre de ruses et d’embuscades, où cita- d'arrestation pour une faute légère ou à la suite cun jouait sa vie pour laisser ia victoire aux; d’une violation accidentelle d'une ordonnance municipale.L'attention publique a été appelée récemment sur le cas d'un enfant qui avait ra massé dans la rue une correspondance de tramway emportée par le vent et qui, l’ayant présentée pour se rendre à son travail, avait été pîu5 toits ou aux plus m.tiins.A lire certains récits, non pâs des romans, mais des chroniques, des mémoires, des rapports de police de nos aïeux, on s'imaginerait volontiers que les malfaiteurs de jadis travaillaient par amour du métier, de la gloire, plutôt que poussés par un j fait prisonnier.La mère de cet enfant, infor vil esprit d’intérêt et de lucre.Souvenez-vous de Fra Diuvolo, en manteau écarlate, ennemi des carabiniers et non des honnêtes gens ; du chevaleresque capitaine Mandrin, sorte de précurseur de la Révolution française.Cartouche donnait le frisson à toutes les jolies déesses de la cour du régent.C’était un vrai gentilhomme ; il avait étudié chez les pères, jouait à la paume et dansait ie menuet.i-’ ï *î’ S’ Y H’ v *î* 4* *t* V '*¦ Y '** ^ le chemin i*our notre maison responsable.K urs de «y A 9 lus.(Dimanche de 1 A 4 Mrs.) Ej Le soin des yeux, particulièrement des yeux des -enfants - LA Banque des Marchands OU CANADA FONDÉE EN 18G1 PAU CHAUT K DU GOUVEKKKMENT KÉDÉUAt, Capital versé.$ 6,000,000 Fonds de réserve.4,500,000 Total des dépôts.41,327,872 Total de l’actif.56,598,625 Est si important qu’il est inutile d’insister sur sa nécessité.Une bonne vue est inappréciable.bi vos yeux vous causent des ennuis.S’ils vous causent des maux de tête.Si vous êtes obligé, pour bien voir, de tenir votre ouvrage ou votre lecture plus de seize pouces, N’ATTENDEZ PAS.Consultez immédiatement un opticien.Los opticiens ambulants, charlatans et soi-disant spécialistes abîment plus les yeux que toutes les maladies connues.rare Four l’examen de la vue j’emploie les méthodes les plus nouvelles.Examen gratuit de la vue VJ.-H.GARRETSEE.1er Vice-Président de l’Association Canadienne des Opticiens LACHUTE, P.Q.S.i encourageants résultats dans la fabrication des chemises.Si, d’ici k peu de temps, la compagnie ne peut trouver à Saint-Jérôme le personnel qu’il lui faut, elle se dit parfaitement en état de le trouver ailleurs.Les prix payés pour l’ouvrage sont absolument les mêmes qu’à Montréal.Il y a, dans cette dernière ville, des centaines et des centaines de familles qui vivent uniquement du travail de leurs membres dans les éUib’issements du ] Ta genre de notre mnnutactnre Harrower.Il tn l’essai.° serait certainement facile d’en détacher quelques douzaines pour les emmener à Saint Jérôme oit, tout en étant assurées de pouvoir y gagner autant d'argent qu'à Montréal, elles pou-raient se loger sous de bien meilleures conditions et jouir ici d’un confort (pii leur est absolument refusé là-bas.- -Grains de semence, graines de jardin : Notre us-ortintent de grains rie sentence, de Ursine de mil, do trèfle et de jardins, nous arriver» ri.ru quelques jours.Notre assortiment est rornf/at, i» qualité est garantie et les prix les plns t,»s.Nous vous invitons à placer votre commande dés maintenant, vous gagnerez 10 pour cent au moins Demander nos prix.C.-E.Laflumme — Blé pour volaille : Nous avons reçu une quantité de beau blé, justement la bonne uour-liture pour les poules et les poulet».Demandez.la, elle vous donnera satisfaction.C.-E l-allammo Ceux qui souffrent de rhumatismes trouveront un soulageaient rapide par l’emploi de l’Emplâtre au .Menthol " D.Je U " Soyez certain d’obtenir le véritable.Fabriqué par Davis i Uiwrence Co.Le Davis’ Menthol Salve est un remède de famille, commode, 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qui est de beaucoup supérieure à une jetée en bois.Les membres du consei’, après avoir considéré les chiffres de M.Beaubien, semblent en être arrivés à la conclusion que nous pouvons nous munir d’uue usine électrique de premier ordre avec une somme de §50,UU0.Il s’agit ici, qu’oit veuille bien ne pas le perdre de vue, non pas d’uue dépense mais d’un placement très avantageux.Nous avons retouché nos calculs de la semaine dernière et nous arrivons encore à un résultat plus que satisfaisant.Voici : DÉBOURS É ?A N N U E LS Intérêt et fonds d'amortissement sur un emprunt de §50,000.§3,000 Salaires d'un ingénieur et de deux employés.2,000 Assurances.150 Alloué pour l’usure du matériel.1,500 Imprévus.500 7,150 REVENUS 3,000 lampes à 25 cts.Eclairage des rues.§7.500 .1,500 §9,000 7,150 — Que le putflic de Saint-1 ei-Auie et le pi t Idic voyageur remarquent bien quol'Ilôtol Bellevue tenu par M.LAPOINTE est très recommandable sous tous les rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; 118 et 120, rue Labelle.Tabie excellente, chambres spacieuses;écuries fort bien aménagées.Un omnibus est a la disposition des voyageurs û 1 arrivée et au départ de tous les t rains — M.Joseph Savard, de notre ville, a le pilaisir d’annoncer au public qu'il est l’agent de la compagnie Brown Bros., nurserymen, Ont., pour la vente de plants d’arbres fruitiers de toutes sortes, de fleurs pour jardins, maisons ; de plantes d’intérieur, d’arbres d’ornement, etc.Choix très varié.S’adresser à la demeure de M.Jos.Savard, en haut du bureau de poste, Saint-Jérôme.Téléphone No.16.— UN JARDINIER français, bien recommandé, connaissant la culture des légumes, des fleurs, des arbres fruitiers, et pouvant se charger du soin d’une serre, demande place à l'année.S’adresser à I’Avenir pu Nord La Sauvegarde Nous publions dans une autre colonne l«i rapport annuel des opérations de ** Li Sauvegarde”.compagnie d’assurance sur la vie, dont le siège social est à Montréal.M.Walter-C.Wright, expert comptable et actuaire des plus autorisés, a fait l’évaluation des réserves légales que la compagnie a en caisse pour garantir les polices de ses membres, et il en donne le chiffre comme étant de $281,738.S7.AI.Wright tire de ces chiffres la conclusion que les alfa ires de 44 La Sauvegarde ’’ sont bien administrées, «pie les risques sont bien répartis.11 constate que l’intérêt sur les valeurs de la compagnie a rapporté plus de 5 % et «pie, durant l’année écoulée, le montant des polices émises par la compagnie est passé de $3,843,307 à $4,000,638.Inoffensif, d’une pu reté absolue, guérit en 48 HEURES les écoulements qui exigeaient «utrefoi des semaines de traite ment par le copahu, le cubébe, les opizts et les injections.Rolland .Meunier MANUFACTURIERS Portes et Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente, Bois préparé, Tournage Découpage, Ac.Ancienne manufacture Limoges, près du moulin d farine de M.Maillé, SAINT-JEROME f'lllSuIsherry ; ledit canto do Sahiberry dans le comté de Terrebonne ; ] lots depuis lo No.20 ioehi-ivoroent jusqu'J No.11 inclusivement du rang S dans le csmi Amherst ; les lots d puis le No.20 inclusivl nv lit jusqu’au lot 11 inclus!' ement dans le rsrf 9 du canton Amherst, duns lo comté d’OlUvI et afin d'obtenir les pouvoirs nécessaires àj municipalité projetée et afin que la nouvel municipalité soit annexée au comté de Terr-1 bonne pour toutes lis fins que de droit.Saint-Jérôme, le 25 février 1910.Ciis.-Eo Marchand, Procureur des requérant jta.VIS PUBLIC Coxtk ; I.:V.; SCIATIC %,, PLI .points i : : ; N6VI .: 25 sou ; .: boîtes hermétiques.I d’une verge £ !.u » ; ] coupés de différentes Mciiez vens des infitstio: - r.vn * DAVIS & I.AWRKNCK CO.* : présent donné que Sta.ni.s-iiuul, commerçant, Napoléon Boivin commerçant, tous deux du canton Amherst, comté d’Ottawa, et Alexis Piclié, cultivateur, Pierre Fiché cultivateur et autres de la municipalité des cantons-unis de Salaberri y Je Grandison, comté de Terrebonne, s'adtesteront à la législature de cette province, à sa prochaine Session, afin d’obtenir une loi incorporant (ni municipalité sous le nom de “ Municipalité de la paroisse de ib ébeuf ”, le territoire comprenant les lots depuis le No.11) inclusivement, jusqu’au No.35 inclusivement du rang S du canton Arundel dans le comté d’Argqnteuil ; les lots depuis lu No.40 inclusivement jusqu'au No.00 inclusivement du 1er rang du canton de îSaittberry ; les lots depuis le No.79 inclusivement jusqu’au lot No.inclusivement du rang 2 de Sa la berry ; les lots depuis I»?No.G S inclusive ment jusqu’au lot No.7c> inclusivement du rang 2 subdivision du canton de Salnberrv ; les lots depuis le No.U7 inclusivement jus, qu’au No 102 inclusivement du rang 3 subdi- Avis public est par lu présent donné Company » s’adressera à la Législature de | j Province de Québec, à sa prochaine sossiu'j.V pour amender la loi I Kiouard VII, chapiul ^ 77, intitulée “Loi constituant en corporate.The Suburban Tramway A Power Company^ telle qu’amendée par lu loi S Edouard Vil* c chapitre 1 11, aux fins suivantes : Changer le nom de la compagnie : pour ei ; ercer les pouvoirs que la loi lui confère dar -toute 1 lie de Montréal et dans les Comtés dap Soulnnges et Terrebonne ; pour construire, op j rer et exploiter uti chemin de fer souterrain demander tous les pouvoirs nécessaires à ceL ¦,{ fin ; et construire, posséder, entretenir et me'Aa tie en service des gares et généralement loag| les aménagements terminaux nécessaires ; p et d ¦¦•'porte que tous les » Nous publions un peu i„i„ ll.omn,es sachent qu’ils ont la gué-
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