L'Avenir du Nord, 18 décembre 1908, vendredi 18 décembre 1908
I Douzième année — N o Journal hebdomadaire— Deux cents le numéro V w ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.mI mV n» cm hir 5 JchE.ViER, Abonnement: Un au [Canada]____ “ [Etats Unis], Strictement payable n’avanc $1.00 1.50 M w Jules-Edouard Prévost, Directeur \ DM TNI STRATTON : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : II c.la ligne agate, par insertion.Annonce») légales : 10 c.la ligue nonpareil, lèr^ iniertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.«B Vendredi, décembre SOMMAIRE Pacifisme-internationalisme : Hen laud.Nous demandons justice : JCp La politique libérale : notre bétail (n) x Les nouveaux chemins de fer au Canada • L’industrie du papier : v.Donovan.Meli-Mélo.POfiSiE, Clair de lune ” : Pa„l Verlaine.Législation intéressant le travail Saint-Jérôme il y a trente ans Ce qu est un homme ue caractère.Fautes à éviter.Nouvelles.PACIFISME - INTERNATIONALISME EN DEPIT de -ô par une pres- cris pu-i tion universelle ; le travail organisé en syndicats inter nationaux, la finance, dont les moyens techniques pour I association des capitaux et la ri Roui- ; mobili-ation de la propriété ont fait entier en j tout patrimoine individuel quelque parcelle de la fortune internationale ; les sciences, les lettres et les arts, dont i! est impossible de cirer 1 ¦ oriro le domaine d’action dans un territoire politique déterminé ; enfin la constitution et h* toirjtionneincni pro-père des grands Etats modernes qui font vivre sous une même souveraineté, éliminât rice de toute action année, des populations plus nombreuses que ne l’était, au moyen-âge l’Europe tout entière : une Alleina-"ne confédérée avec GO millions d’hommes, des Etats-Unis fédérés avec 75 millions, une Russie amalgamée avec 115 millions, une Angle! terre impérialisée avec 352 millions ! Certes, de tels faits ne sont pas le résultat d’u-j ne disposition te mporairedes choses, d’un engoue-j ment, d’une mode avec un retour toujours pos-[sibie à un autrefois regretté.Us sont, au eon-traire, la manifestation des grandes forces qui j agitent l'humanité tout entière et le résultat de tie détresse jetés 1 leur orientation séculaire vers toujours plus de anin • ou par di s | solidarité.Si bien, vraiment, que la société in- agences vénales, pose aujourd’hui trop solides pour que ceux-ci puissent être renversés Ces fondements sont au nombre de trois : la conscience des souverains et des hommes d’Etat de l’Europe, responsables de la vie et de la prospérité des peuples ; la volonté de ces peuples eux-mêmes de se rendre utiles dans le développement do la civilisation et du progrès, et de mesurer leurs énergies dans des tournois pacifiques ; les forces militaires de terre et de mer des peuples en armes.Tel est le fidèle tableau de l’état actuel des causes piofoDties.Toutes choses remises au point, toutes exagérations écartées, toutes légitimes influences d’idées et de fait reconnues, le problème engoissant de la guerre et de la paix s’inscrit désormais en ces données, résultats généraux de la marche des peuples vers une civilisation meilleure.La plus claire conscience des chefs d’Etat est la conséquence du régime démocratique et cons titutionnel qui a fini par faire prévaloir partout les intérêts de la masse sur l’arbitraire et la fantaisie des souverains.La volonté pacifique des peuples est le résultat d’une internationalisation de plus en plus grande de leurs intérêts, corollaire elle-même du prodigieux développement économique, intellectuel et social qui s’est produit au cours du siècle dernier.Enfin, si les armées, uujouid hui, peuvent être tenues à bon droit comme h s gardiennes de la paix, c'e-t que leur puissance t» clinique même les rend infiniment redoutables et qu’elles se sont transformées au point de se confondre, chacune, avec la nation même, armée pour sa défense et organisée en grande école de discipline et de solidarité sociales.Ainsi, par le mouvement des idées et des faits, les grandes questions se transforment, les antinomies se résolvent, certains problèmes même disparaissent avec une plus nette conception de leurs éléments jusqu’alors antagonistes.Concevait-on, autrefois, empereur ou roi qui ne fût avant tout chef militaire et dont l'agrandissement teriitoiial, par la conquête ou les alliances, ne fût l’activité normale, de même que l’accroissement de sa fortune est celle du simple particulier ?La Révolution française ne pouvait s’imaginer la fin de l’ère des conquêtes que par le renversement définitif des trônes.Mats voilà aujourd liui l’évolution accomplie : 1rs souverains proclament à l’envi qu ils ont pris conscience que leur lôle véritable est de présider à la vie collective de leur peuple, de le servir au lieu do s’tn servir.Ne voyait-on pas, hier encore, en celui-ci qui parlait rie paix, de fraternité universelle, d'internationalisme, un sans-patrie, un anarchiste, sinon un vendu à l’étranger, à l’ennemi 1 L’ex plosion des mené»s nationalistes en France, par exemple, à l’occasion de 1 affaire Dreyfus', marqua 1 'ép« pée de telles conceptions.\ oilà maintenant que, sans distinction de parti, des parlementaires forment la majorité des assemblées natiouales du monde, s’assemblent pour témoigner publiquement que le plus pur patriotisme est conciliable avec les plus généreux des internationalismes, et que le sentiment qui engendre l’un puiso sa force même dans celui qui développe l’autre : la conscience de la solidarité humaine.Quant à l'aimée, pouvait-on en patler autrement que comme d’une chose à part, en dehors et au-dessus de toutes les autres, confiés à des hommes sacrés, des privilégiés, animés de l’esprit antimoderne de l’autoritarisme et de la violence?Et les hommes de progrès entre vovaient-ils une autre solution que l’abo.itiou de’cette grando citadelle de la féodalité maintenue intacte dans les sociétés basées sur la liberté et sur le travail ?Ot, voici T»" '* 'll“ tinaion s’est imposée entre le rôle ofÜfcWl et le rôle défensif des armées et, conséquemment, d’être peut être reconnue par celle des forces de police et la tranquillité et la sécurité à l’inténeur des Etats et de* Mlles.L’état ’ nos griefs.Saint-Jérôme est le eentro géograpniquo en même temps que commercial du comté de Terrebonne lui-même et des paroisses des comtés d’Argenteuii et rie Deux-Montagnes, qui demandent à y obtenir juridiction concurrente pour la cour supérieure.Les moyens de communication du comté et de ses paroisses, convergent à Saint-Jérôme, soit par la ligne du Pacifique Canadien qui traverse le comté dans le sens de sa longueur, soit par la ligne Canadian Northern Quebec, qui y amène les intéressés de Sainte-Anne des Plaines, New Glasgow et Sainte-Sophie ; ainsi que de toutes les parties du nord-est d’Argeuteuil et les gens de Saiut-Culomban et do Saint-Ca nut, dans Deux-Montagnes.Ces derniers viennent naturellement à Saint-Jérôme pour les affaires et non ailleurs Quant aux intéressés du nord-est d’Argenteuii et du comté de Terrebonne, ils sont obligés de passer par Saint-Jérôme pour se rendre à Sainte-Scholastique.Il en résulte des frais de témoins consumables dans chaque cas, et, dar .certaines causes, absolument écrasants et ruii eux.11 est habituel pour un homme du nord qui a une cause à Sainte-Scholastiqup, d’avoir des taxes de témoins à $60.00 et $70.00 de chaque côté Dans plusieurs cat., cela dépasse $100,00 et, tout récemment, dans une cause de Corbeil va.Aubry, les taxes de témoins se sont élevées à au-delà de $300,00, et le tour de cette cause n’étant pas venu sur le rôle, ces frais ont été absolument inutiles, et les parties s’en sont retournées avec ce montant fabuleux dépensé en vain.Au point de vue de la population, d’après le dernier recensement, le comté de Terrebonne seul a 26,816 habitants contre 30,845 pour les deux autres comtés réunis.Mais de plu», si l’on déduit de la population d’Argenteuii les cantons qui passent nécessairement par Saint-Jérôme pour se lendre à Sainte-Scholastique, et qui ne peuvent pas s’y rendre autrement, on trouve un chiffre additionnel de 4,853 qui, déduit de la population totale des comtés de Deux-Montagnes et d’Argenteuii, laisse une balance de 25,992 habitants pour ces deux comtés, contre un total de 31,669 habitants des comtés de Terrebonne et d’Argenteuii dont le centre d’affaires est Saint-Jérôme, et qui, par leurs requêtes et par lours maires, demandent le droit de plaider leurs causes à Saint-Jérôme.Dans ce nombre ne sont pas comprises les paroisses du comté de Deux-Montagnes qui demandent la même chose.Nous ne dirons rien de l’importance comparée des différents chefs-lieux de comtés, car il est admis par tous que Saint-Jérôme est le centre le plus important de tout le district II est bon cependant de faire remarquer les facilités d’accommodation que la ville de Saint-Jérôme offre à ceux qui y séjournent, eu comparaison de l’état réellement défectueux dans lequel so trouve sous ce rapport lo village de Sainte-Scholastique, qui, d’après le dernier recensement, n’a qu’une population do 865 habitants.On peut faire remarquer aussi que Terrebon ne et le nord-est d’Aigenteuil, pur leurs paroisse.» du nord, augmentent d’une façon continue et les statistiques établissent que ce sont les pa roisses du nord qui ont toutes les causes, comme cela est d’ailleurs naturel dans tout, pays nouveau, où les conditions d’établissement no sont pas encore réglées et où tout leste à décider.Or, ii est étonnant do remarquer que ces paroisses, pour se rendre au chef-lieu actuel, sont obligées do venir coucher à St-Jérôme, la veille de la cour, et ne peuvent retourner chez elles que ie lendemain soir du jour où leur cause s’est terminée.Cela nécessite pour chaque témoin une taxe de trois jours.Duns certains cas, lorsque la cause se termine le samedi, les parties et leurs témoin» ne peuvent retourner chez eux que le lundi soir, ce qui aggrave encore la situation.Si l’on considère maintenant la question au point de vue strictement judiciaire, on remarquera qu’il y a actuellement dans lo district de Teireboune dix-sept avocats dont huit dans lo comté de Terrebonne et sept établis à Saint-Jérôme.Tl n’y en a que quatre à Suinte Scholastique et quatre à Lachute.Au point de vue de la proportion des causes, d’après la statistique officielle de l’année judiciaire 1905-06, basée sur les causes figurant sur le rôle à chacun des ternie», elle se répartit comme suit: Cluin iur !r rôle Octobre Janvier Mars Juin 91 S3 64 85 Causes de Terrebonne cî du nord-est d'Argmteuil 62 60 43 48 Sauf pour le dernier terme, Terrebonne avait donc chaque fois plus des deux tiers des causes.Et nous soumettons humblement que ee que nous demandons, tout en nous paraissant légitime, u’affocte les droits de personne.Quand nous réclamions le cln f-lieu, nous comprenions quo nous empiétions probablement sur des droits acquis en faveur de Sainte-Scholastique, et sous prétexte d’améliorer la condition do la majorité, nous risquions d'aggraver considérablement la situation d’une importan^-e minorité.Mais en demandant, la juridiction concurrente, nous n’affectons les droits de personne, uous n’obligeons personne à venir plaider chez nous, nous demandons simplement le droit de régler nos différents litigieux dans notre propre comté.Nous prétendons même, sans crainte u’êtro contredit, que tout le district en bénéficierait au point de vue judiciaire, attendu qu'il y a un surplus de causes pour le nombre de termes actuels, et que, en accordant des termes additionnels à Saint-Jérôme, où seraient expédiées les causes du comté de Terrebonne, le rôle de Sainte-Scholastique serait dégagé d’autant, et les deux autres comtés pourraient terminer leurs causes beaucoup plus vite.Sainte-Scholastique même n’en souffrirait aucunement, car il est facile de voir que même en enlevant les causes du comté de Terrebonne, il resterait encore sur le rôle suffisamment do causes pour que les quatre termes annuels continuent d’avoir lieu, complets comme par lo passé.Nous espérons donc que les excellentes raisons que nous venons d’énumérer, Honorable Monsieur, sauront vous convaincre de l’excellence de notre cause et nous obtiendront pour notre cour de Saint-Jérôme une juridiction concurrente pour les causes de la Cour supérieure.Nous vous promettons d’avance d’être faciles sur les moyens de fonctionnement do cette cour et de supporter les frais de construction et autres que ce léger changement pourrait nécessiter.Et c’est avec confiance que, respectueux des droits acquis des autres comtés du district, et après avoir démontré, croyons-nous, quo ces droits ne seraient en aucune façon affectés, nous mettons entre vos mains notre demande en vous priant de l'accorder ; ce pourquoi nous ne cesserons de prier.Tour les intéressés des comtés de Terrebonne, d’Argenteuii et de Deux-Montagnes, Votre respectueux serviteur, THIBAUDEAU R1NFRET Pourquoi s’obstinerait-on il nous refuser ce qui fnit l’objet de cette juste et légitime demande ?Les gouvernements aussi bien que les parlements n’existent que pour administrer les affaires publiques dans l’intérêt général.Le document que nous venons île citer démontre d’une manière irréfragable que dans l’occurrence nous sommes avec l'intérêt général et que l’intérêt général est avec nous.Le devoir du gouvernement est de faire droit à notre requête.Il y a failli à la dernière session, nous avons confiance qu’il la prochaine il rachètera sa mauvaise action et qu’il rendra enfin justice à la grande majorité de l’important district judiciaire de Terrebonne.JEP.La politique libérale Notre bétail Nous disions, dans notre dernier article, que la diminution survenue au cours des dernières années, dans l’exportation de notre bétail, aux Etats-Unis n’amoindrissait nullement l’importance de la réforme opérée par l’abolition de la quarantaine En effet, cette diminution s’explique par deux raisons assez simples.Ces dernières années, grâce au judicieux sys- tème inauguré par le gouvernement relative- ment à l’immigration et à l'agriculture, le tlot d’immigrants qui s’est déversé sur lu Canada, le rapide développement de l’Onrst, l’activité qui en est résultée en même temps qi 'une renaissance dans la confiance de nos propres ressources agricoles ont provoqué une telle demande de bestiaux, au Canada même, qu’il n’a plus été nécessaire, ni même opportun, de continuer à exporter ces animaux aux Etats-Unis.Simultanément, l’amélioration des marchés d’Angleterre déterminait l’exportation d’un notnbro toujours croissant de bestiaux prêts pour 1» boucherie vers le marché de la Grande-Bretagne.Le maïs étant admis en franchise douanière par le gouvernement d’Angleterre, les cultivateurs en profitent pour finir d’engraisser leurs bestiaux.Ce système leur permet de réaliser un meilleur profit qu’eu exportant aux Etats-Unis les animaux maigres destinés à l’engraissement.C’est ainsi que notre marché a toujours grandi, quoique nos exportations de l’autre cô té des frontières aient été moins considérables.1a} gouvernement fit davantage encore que d’offrir des débouchés aux produits.Il s’efforça encore d’augmenter la quantité et d’améliorer la qualité des bestiaux.Il perfectionna les méthodes d’élevage par de constantes expé- riences, publia une foule de renseignement», députa par tout le pays des conférenciers pour amener les cultivateurs à s’occuper sérieusement de l’amélioration des races.Afin de stimuler l’impulsion donnée, il opéra d’utiles réformes.Ainsi, en 1899, il nommait un commissaire du bétail vivant, chargé desur-veiller les intérêts se rattachant à i’élevage et au commerce des bestiaux au Canada.Il modifia la loi relative aux maladies contagieuses et enraya ainsi le choléra des porcs dans l’ouest d’Ontario, où cette maladie taisait des ravages désastreux.Il inaugura les ventes à l’enchère d’animaux pur sang, afin de propager parmi les cultivateurs les meilleurs types d’animaux, en vue de résultats profitables.Tl inaugura encore un système de contrôle qui a pour but de déterminer les cultivateurs à faire di»paraitro de leurs troupeaux les animaux les moins productifs.Uiàcc toujours au gouvernement libéral, l'é- îevago des chevaux, auquel les cultivateurs avaient renoncé parce que nous n’avions plis do marché pour ces animaux, est devenu une industrie payante.Le travail du gouvernement lie fut pas stérile 11 rencontra, nous nous plaisons à lo reconnaître, un puissant appui dans l’action dos cultivateurs et ce concours d’efforts amena des fruits viaiment surprenants.Si bien que le chiffre de nos exportations de bestiaux faisait plus que doubler dans l’espace do dix ans.De 1887 à 1896, le Canada avait exporté du bétail pour une valour do $287,044,410.De 1S96 à 1907, cette valeur do nos exportations s’élevait à $593,150,108.Pour la seule année 1907, elle atteignait le chiffre do $67,877,104.Voilà, sans doute, un résultat bien pratique.Avec un coup d’œil et une fermeté incomparables, lo gouvernement sait voir immédiatement lo mal d’une situation et lui appliquer sans délai lo remède.Si l’agriculture, dans notre pays, est aujourd’hui véritablement un art, d’où la routine est bannie et, qui ouvre un champ aussi vaste que varié à l’initiative deH exploitants, c’est grâce à Sir Wilfrid Laurier, cet administrateur sage et éclairé, qui sait trouver une solution satisfaisante a toutes les difficultés.X Les qouveaux chemins de fer au Canada La distance de Londres à New-York est do 3,600 milles.C’est à peu près le double de la distance entre Iondres Et Saint-Pétersbourg.Entre la côte orientale du Dominion but l’Atlantique et la côte occidentale sur lo Pacifique, il y n à peu près la même distance qu’entre Londres et New York, c’est-à-dire 3,600 milles.Au milieu de cette longue étendue de terres se trouve la ville de Winnipeg.Or, toutes les terres à blé du Canada se trouve à l’ouest et au nord de Winnipeg.Le Canada possède un splendide réseau do voies navigables naturelles par lo Saint-Laurent et par la sério des Grands Lacs qui lo séparent des Etats-Unis.Les paquebots qui ont franchi l’océan peuvent remonter le Saint-Lau rent jusqu'à Montréal.De là des bâtiments d’un moindre tonnage et d’un moindre tirant d’eau remontent lo cours supérieur du Saint-Laurent et la série de3 lacs jusqu’aux deux ports jumeaux de Port-Arthur et de Fort William», situés en territoire canadien, à la tête du l_ac Supérieur.Do là à Winnipeg, il y a à parcourir 345 milles par terre, ot cette distance est actuellement franchie par chemin de fer.Les voies navigables du Canada sont malheureusement gelées et par ià rendues inutilisables pour la navigation pendant une partio de 1’hive.Alors voici io problème qui se pose pour les producteur» de l’immense quantité de blé, quantité toujours plu3 grande d’année en année, qui se récolte au nord et à l’ouest do Winnipeg.Comment faire arriver la récolte des champs de blé situés à l’ouest et au nord de Winnipeg aux paquebots pouvant la transporter a travers l’océan, entre le temps do la moisson et le moment de la clôture de la navigation, c’est-à-dire, bon an mal an, en une période do trois mois 1 M.James Hill, le véritable créateur du ré seau de chemins de fer desservant l’extrême nord des Etats-Unis à l’ouest du Lac Supérieur et du Haut Mississipi, a, dit-on, un projet tout prêt : construction d’un cariai du Lac Supérieur à Winnipeg par le lac Rainy, le lac des Bois et la rivière Winnipeg : continuation do ce canal par la rivière Winnipeg jusqu’au lac Winnipeg qui s’étend à une grande distanco vers lo nord, et construction d’un canal entre le lac Winnipeg et la baie d’Hudson par la rivière Nelson.M.Hill déclare volontiers que la baie d’IIud-son et le Lac Supérieur seront reliés par le canal projeté bien avaut que le percement du ianal de Panama soit terminé.On entrevoit déjà la ligne de steamers qui fera le service entre la Grande-Bretagne et la Baie d’Hudson par les grands lacs et le lac Winnipeg pendant une certaine période de l’année.En attendant que ce rêve soit réalisé, il faut que les chemins de fer transportent la récolte île blé des champs de production à Winnipeg, do là à la tète de la navigation, soit à Port-Arthur ou à Fort Williams, quand les eaux seront liquides, et jusqu’aux ports do l’océan Atlantique, quand les esux seront gelées.U j- a peu de temps encore, une seule grande voie desservait l’ouest du Dominion, c’était le Canadian Pacific.En ce moment deux voies nouvelles sont en cours de construction : le Canadian Northern et le Grand-Tronc-Pacifique.La première de ces nouvelles entreprises a déjà construit 3,500 milles ; la construction de la seconde se poursuit avec activité.Jetons maintenant un regard d’ensemble sur le “ procossus ” de constitution du réseau canadien tout entier.1835, il n’y avait pas encore de voies Clair de lune Votre dme est un paysage choisi Que vont charmant masques et bergamasques Jouant du luth et dansant rl quasi Tristes sous leurs déguisements fantasques.Tout en chantant sur le mode mineur L'amour vainqueur rl la vie opportune, Ih n’ont, pas l’air de croire à leur bonheur Eu leur chanson se mêle an clair de lune.Au calme clair d' lune triste et beau.Qui fait rêver 1er oiseaux dans les arbres Et sangloter d'extase les jets d'eau, Les gramls jets d'eau sveltes )>armi les arbres.l'aul VERLAINE milles.Jæ réseau du Canadian Northern comprendra 5,300 milles dont 3,500 sont déjà construits.Lo Canadian Pacific a encore 1,500 milles environ à construire.M.James Hill, d’autre part, en attendant qu’il réalise son projot d’un canal de Port-Arthur à la Baie d’Hudson, est résolu à envahir le sud-ouest du Canada par un grand nombre de lignes partant de certains points de son propre réseau américain qui longe la frontière canadienne depuis les lacs jusqu’au Pacifique.On prévoit que la dépense pour les nouveaux chemins de fer au Canada sera de plus de $300,000,000 pendant les cinq prochaines années.L’Industrie du Papier ferrées au Canada.Il y en eut 16 milles en 1836, et il y en a actuel’ement 20,500 milles en exploitation.Deux des lignes existantes appartiennent au gouvernement: 1’Intercolonial Railway et le Prince Edward Island Railway.L'ensemble du réseau, ecs deux lignes exceptées, est réparti entre 91 entreprises distinctes.Ixî Canadian Pacific possède ou contrôle 8,700 milles ; le Grand Trunk 3,600 ; le Canadian Northern 1,880 ; l’Intercolonia! 1,438.Ce sont 15,500 milles appartenant à trois compagnies et à l’Etat sur un total de 20,500 milles.L’ensemble des lignes appartenant aux compagnies représente un capital do SL246 million», un matériel roulant do 2,906 locomotives et 94,000 wagon9 et des recettes brutes de $106 millions.Le Grand-Tronc-Pacifique, en cours deconstruction, aura une longueur do lignes, y compris tous les embranchements projetés, de 5,000 /*< 1 Peu do grandes industries valent autant pour le développement commercial d’un pays que l’industrie du papier, tant à cause des grandes dépenses qu’elle entraîne pour la main-d’œuvre et pour les matériaux de diverse nature, qu’au point do vuo da volumo d’affaires donné aux autres industries, notamment les chemins do fer, les banques, les houillères, les machiuerieu, les produits do caoutchouc et de feutre.Ou peut se lairo une idée des déboursés ainsi faits en consultant les statistiques d’une des grandes fabriques de papier canadiennes : celle do la Compagnie de Papier des Laurentides.La valeur des machines et do l’installation do cette compagnie est portée à $1,500,000; les réparations ot les innovations coûtent annuellement $200,000.Les feutres seuls, employés à la fabrication du papier, réclament une mise de fonds de $55,000 par année.Quant aux chemins de fer, les connaissements de fret, pour l’année dernière, accusent un total de $375,000.Pendant l'été de 1907, non moins de 1075 ouvriers furent occupés et 975 pendant l’hiver.Les feuilles du paie-maître imputaient au compte des salaires uno somme de $680,000 pour l’année.1907 fait encore constater la combustion de 40,000 tonnes de charbon, ce qui constituait naturellement une grande source de revenus pour l’accroissement du commerce houiller.Ces quelques chiffres fournis par une seule compagnie donnent un aperçu de ce que l’industrie du papier vaut au Canada, surtout si l’on sait qu’il y a quarante-six usines à papier et cinquante-huit pulperics échelonnées dans l'Est canadien, ce qui représentait, en 1905, un placement do $22,000,000 dans les papeteries et de $12,000,000 dans les pulperios, ayant uno armée collective de 7500 employés et une feuille de paj-e de presque $3,500,000.A cette époque, la cupacité de ces établissements était à peu près do sept cent mille tonnes de pulpe et de trois cent mille tonnes de papier : mais la la production a considérablement augmenté depuis.Pour bien comprendre la portée de ces chiffres au point de vue national, il sulfit d’étudier quelques faits tiès simples.Eu moyenne, il faut à peu près uno demi-tonne do charbon pour cuire et sécher une tonne de papier.Ce charbon vaut $4.50 la tonne, dont la moitié revient aux propriétaires de mines et le reste aux compagnies de chemins de fer.C’est naturellement énorme si l’on tient compte de l’utilisation do houille fane par l’induetrio canadienne du papier.Encore n’est-ce pas tout.11 faut transporter les machines aux usines ; on emploie d’immenses quantités de soufre pour la fabrication du suifite ; il faut encore apporter la glaise et l’alun.En prenant tout en somme, on estime qu’il faut apporter à peu près trois tonnes de matériel pour produire une tonne de papier.Le chemin de fer reçoit donc [quatre tonnes de fret pour chaque tonne de papier fabriquée au Canada.Quand on compte ceci avec ce que les chemins de fer canadiens retirent du transport du bois de pulpe, la différence est frappante.Sur cet item, les taux sont si bas que la part des chemins de fer est à peu près de $1 ou $1.20 par tonno nette.De plus ce transport est grandement réduit par les bateaux américains des canaux qui remontent le bois sur le Richelieu et aux Etats-Unis par voie do Whitehall, où les navires canadiens ne peuvent passer les canaux D’uu autre côté, le fret pour fournitures d’usines et pour papier expédié représenterait peut-être $6 par tonne de papier expédié.Puis il y a les banques.Les plus fortes compagnies, estime-t-on, payent en intérêt aux banques à peu près $1.75 par chaque tonne de papier produite.Ceci est en plus de l’intérêt régulier accordé aux actionnaires, et est prélevé simplement sur les transaction?do banque qui se présentent dans lo cours ordinaire dos affaires.Do cette façon, uno grosse usine vaudrait en moyenne $75,000 par année aux banques seulement.D’autres sources de revenu sont pour les manufacturiers do fournitures d’usines.11 fallait autrefois importer toutes ces choses des Etats-Unis ; maintenant on les produit au Canada on vastes proportions, et le développe»;' ment de ces industries est dû entièrement .g, ’ S trusts, qui i •- 28 L'AVENIR DU NORD 18 DECEMBRE 1908 cummereo du papier.Iais manufactures canadiennes produisent aujourd’hui le courroyago en feutre et en cuir tout aussi bien qu ’ailleurs ; un gros commerce s’érigo donc rapidement pour elles.Toutes ces raisons qui démontrent ia valeur de l'industrie du papier pour le pays, prouvent aussi la nécessité do l’accroître aussi vivement que possible, en donnant au producteur canadien une chance nu moins égalo à celle de son rival américain.Incidemment, l’Américain se procure son bois presque au môme prix, et reçoit tout le reste à moindres charges.De plus, il est protégé par un tarif impénétrable et trouve un marché régnicole merveilleux pour l’écoulement de ses produits ; mais ceci no lui serait pas d’une grande utilité si les Canadiens décidaient do ne pas lui vendre leur bois.P.Donovan 1 4 -jVIelo ?Le commerce des fauves Le commerce des fauves périclite.Il u’y a plus preneur pour le lion et le tigre.Telle est la triste nouvelle que nous annonce le fameux Hagenbeck, de Hambourg, le grand entrepositaire do bêtes féroces.Cette crise cjue subit un négoce jadis llorissant tient, paraît-il, à ce que d’une part le public ne se contente plus de regarder, comme jadis, les fauves à travers leurs barreaux, mais qu’il exige qu’ils aient des talents de société, ce qui complique fâcheusement le métier.et que, d’autre part, les indigènes connaissent mieux la valeur marchande des habitants de leurs forêts et de leurs déserts.Un jeune lion se vend couramment 3,200 marks ; un tigre do trois ans se paie jusqu’à 8,000 marks ; i! n’y a guère que l’ours vulgum pecus, qui demeure dans les prix relativement doux : on peut se l’offrir pour 1,500 francs, ce qui, d’ailleurs, dans le catalogue des objets courants des pays exotiques, lui assure encore une plus-value considérable sur le nègre, qui dans certains pays d’Afrique s’achète pour la modique somme de 25 francs s L’hiver et les sports Au cours d’un article publié dans le Gaulois, de Paris, AI.A.Ballif fait avec raison l’éloge des exercices en plein air durant l’hiver.Il dit : La montagne d'hiver est vivante que l’homme ne déserte pas, et elle a des beautés qui ne le cèdent en rien à celle de ses printemps et de ses étés.L’hiver n’est pas ennemi do ceux qui ne le craignent point, et ses amis lui doivent des vigueurs que nulle autre saison ne dispense autant, la neige est propice aux promenades et aux jeux quand elle tend sous les pieds son moelleux tapis blanc et qu’elle décore toutes choses comme pour un durable Noël.Les sports et jeux d’hiver pratiqués en montagne sont parmi les plus excellents.Ceux qui s’y livrent bénéficient, en les pratiquant, de l’atmosphère la plus paisible qui soit, de l’air le plus pur, du milieu le plus reposant, et du décor le plus merveilleux, tandis que les muscles travaillent, en quelque sorte nécessairement, pour réagir contre le freid qui les fouette, et qu’ils s’assurent ainsi des forces nouvelles, le système nerveux s'apaise, se repose, se tonifie, et l’organisme humain s’enrichit d’un bénéfice double.Tous les exercices de plein air pratiqués l’hiver en montagne sont des facteurs de santé robuste.S’y adonner, c’est accroître merveilleusement des réserves de vigueur et de capacité de vivre, en même temps que prendre des plaisirs dont on ne saurait plus se passer une fois qu’on y a goûté.Ils trempent leur homme et le cuirassent contre les maux que les intempéries ou la rigueur des saisons déterminent chez les sédentaires et les faibles.Lee promenades et les longues excursions dans la montagne, en traîneau ou en skis ; les vertigineuses descentes des longues pentes, en luge ou en bobsleigh ; les glissades prolongées sur la patinoire, les sauts, les courses, les poursuites, les jeux sans règle», sans eDgins, sur la neige, sont les meilleurs moyens de faire des poitrines solides, des poumons solides, des coeurs vigoureux et des muscles à l’épreuve.La femme et l’enfant, dans leur mesure, tout comme l'homme fait, en tirent un durable profit et, avec eux, la race tout entière.dans ses travaux et le sauver de l’ennui de lui-même.Marmontcl.Pour rire — Et tou ami Fernand, qu’en fais-tu ?— Nous sommes brouillés ; il m’a appelé vieil imbécile.— Il a eu tort, car enfin tu es encore dans la force do l’âge.Législation intéressant le travail Protection des salaires Dans un amendement à la loi des licences de Québec, il y est ajouté une disposition dans le but de protéger les salaires de l’ouvrier, sous l’empire de laquelle toute personne ayant soit une licence d’hôtel ou une licence de restaurant qui escompte ou échange pour de l’argent un certificat de salaire d’un employé ou un bon de gages (pay check), encourt, pour chaque offense, une amende de §20, ou, à défaut de paiement un emprisonnement d’un mois.Sociétés coopératives agricoles La loi de 1889 autorisant la formation d’une association agricole et laitière, est remplacée par la section suivante de la loi : “ Les sociétés coopératives agricoles ”, ayant pour but les objets suivants, l’amélioration et le développement de l’agriculture, ou de l’une de quelques-unes de ses branches ; la fabrication du beurre ou du fromage, ou les deux, la vente et l’achat des produits agricoles, d’animaux, d’instruments d’agriculture, d’engrais commerciaux et d’autres objets utiles à la classe agricole, sous le nom et le titre distinctif, pourvu que tel nom ne puisse être confondu avec celui d’une autre société existante.La société doit se composer d’au moins 25 personnes ; elle doit être de la nature d’une société par actions limitée au montant de leurs mises respectives.Le montant de chaque action est de dix piastres payables par versements annuels d’une piastre, ou par anticipation.La société est administrée par un bureau de direction composé de cinq directeurs, élus à l’assemblée générale annuelle.Le bureau de la société a plein pouvoir de faire des règlements ayant trait à l'administration de la société, pourvu que tels règlements ne viennent pas en conflit avec ceux adoptés aux assemblées générales des actionnaires de la société.Les autres attributions touchant la régie de 1’association sont décrites au long.Les fonctions des membres du bureau de direction sont gratuites.La loi définit toutes les dispositions nécessaires pour la régie des affaires de la société, la vérification des comptes, les devoirs des officiers, la répartition des profits, etc.5aint=Jérome il y a trente ans Passe-Temps-Noël Le Mendiant d’Àmour (nouveau succès de Dalberty) ; Je Crois (dernier succès d’Occellier) ; la Légende du Rouge-gorge (berceuse de Noël) ; Noël d’Augusta Hol-mès ; Noël du Laboureur (redemandé) ; Marche des Canadiens-français (interprétée par Melle d’Orgeval) ; le Terrible Méridional (chanson comique interprétée par Ra-vaux ; pour piano : Valse d’Automne (inédite) ; Marche de Racokzy.Tels sont les titres des 9 morceaux de musique que contient le dernier numéro du Passe-Temps.Le tout accompagné de huit pages de bonne et saine lecture.Un numéro, 5 cts.Pour passer agréablement les longues et tristes soirées d’hiver, abonnez-vous au “Passe-Temps”.Un an, Canada, 81.50; Etats-Unis, 82.00.Adresse : Le “ Passe-Temps”, 16 Craig-Est, Montréal.Le Nord, 19 juin 1879 : LA FÊTE DE M.LABEL LE AU COLLÈGE Jeudi dernier, veille de la St.Antoine, ta fête patronale du Riv.AL.Labelle, le collège donna une soirée théâtrale gratuite, pour témoigner publiquement sa reconnaissance à notre digne curé.Ceil- soirée a été un véritable succès L’avocat Patelin fut joué avec un entrain remarquable et un naturel parfait par les élèves.AL.Fortier dans le rôle du berger et AL Grignon dans celui de C avocat se sont surtout distingués.I-a farce des Bossus a été le grand succès de la soirée ; le jeune G errais est un chef de Bossus inimitable ; sa manière de battre ta mesure et de conduire ses bossus a provoqué un éclat de rire immense dans tonte la salle.La farce anglaise the Will a aussi été très bien rendue.La présentation de fleurs emblématiques accomjMgnées de discours par les plus jeunes élèves au Rév.AL.Labelle, a été une petite scène toute charmante et pleine de sentiments tendres et délicats.An commencement de la soirée, une adresse des élèves au Rév.AL.Labelle a été lue en français par AL.Alexandre LIervieux et en anglais ]>ar AL.Joseph Vincent.IJ.Labelle, à la fin de la soirée, répondit en termes gracieux à celle adresse.En terminant ce petit compte rendu que nous voudrions pouvoir faire plus complet, nous croyons faire plaisir aux parents des élèves en leur faisant part d'une remarque que nous avons faite à cette soirée.Nous voulons parler de l aisance avec laquelle la plupart des élèves ont débité leurs rôles, du naturel de leur maintien et de la facilité étonnante de leurs gestes.Sous ce rapport, les élèves de notre jeune collège n’ont rien à envier aux élèves rie nos premières maisons d’éducation.C’est là, certes, un pro- grès sérieux et qui dénote beaucoup de travail et de persévérance rie ta pat * des professeurs comme rie celle ries élèves eux mêmes.A mis offrons nos meilleurs remerciements à MAL.les professeurs et à leurs jeunes élèves pour l'agréable soirée quids nous ont fait passer.SI les femme savaient Si le*< femmes savaient que la moitié do leurs maladies sont dues i l’appauvrissement du sang elle feraient usage du Ferrozone et s’exempteraient bien des douleurs et des sonffrances.Ferrozone est une nourriture parfaite pour le sang et il donne de la force anx éléments nécessaires pour maintenir la santé et la vigueur.Le Ferrozone est un superbe tonique pour les femme faibles et nerveuses et chasse tout ce qui contribue à la dépression.Vous allez rétablir vos forces, votre santé va samilorer, vous allez vous senti dix ans plus jeune après quelque temps d’usage de Ferrozone, qui reconstitue tout l’organisme.Essayez-le.Prix 50 cts.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.Ge qu’est un homme de caractère Le caractère est la marquo distinctive de l’âme ; il se traduit au dehors par l’énergie constante de la volonté et la fidélité à soi-mè-me, à ses convictions, à ses amitiés, à ses vertus.On peut avoir de l’esprit, de la science, même du génie et ne pas avoir de caractèro.Au contraire, un homme de caractère, sans avoir peut-être le génie et la science, aura de l’esprit ou ce bon sens pratique qui guide si heureusement dans les difficultés et quand il s’agit de prendre un parti entre plusieurs.Un homme de caractère se fait des convictions ,ur lesquelles il 30 trace une ligne de conduite : il a horreur de l’hypocrisie et des mensonges d’uue basse politique.Dans les conversations, loin d’appuyer ce qu’il avance par de longs et fastidieux serments, il dit .‘-implement : “ Cela est, cela n’est pas ”, et il est cru.C'est ce que dit si bien La Bruyère ; “Un honnête homme qui dit oui et.non mérite d'être cru, son caractère jure pour lui, donne créance à ses paroles, et lui attire toute sorte de confiance”.L’adversité peut fondre sur cet homme, il ne la craint pas, il l’attend avec résolution ; elle peut lui enlever l’aisance avec la fortune, mais elle no saurait lui dérober cette douce tranquillité, fruit de son caractère.Non seulement l’homme de caractère ne s’arrête pas aux moyens détournés et frauduleux, mais il les dé duigue et les méprise profondément tant il en trouve le chemin indigne.Dans les moments do dure épreuve, il réunit toutes ses espérances dans son honnêteté et dans son travail.Au faîte de la prospérité comme dans l’adversité, l’homme de caractère n’eu demeure pas moins fidèle à ses principes et convictions.Sa volonté, loin de s’affaiblir, se raffermit même davantage à ce contact ; aussi, respectant la justice, il a la conviction consolante d’accomplir son devoir, dont il embrasse toujours la cause dès qu’il l'aperçoit.Si parfois il se laisse surprendre par quelque sentiment d’intérêt sordide ou d’ambition désordonnée, il n’ira pas loin dans cette voie : bientôt il reconnaîtra sa fausse route et revien dra sur ses pas.Persévérant dans ses vieilles amitiés, il n’oublie pas, au sein de l’abondance l’ami qui le consolait daus le malheur, il ne le traite pas avec dédain et hauteur.Enfin, dans la vieillesse, fidèle à ses convie, lions reconnues bonnes dans son âge mur, il les aime et en fait encore la règle de sa conduite, sans jamais se mettre en peine du fameux “ qu’en dira-t-on ”.E.Barthélémy.Sainte-Eustach.8 — Le 9 décembre est décédée l’épouse de l’lion David Marsil, née Philomène Paquin.Elle laisse trois fils : le Docteur Charles Marsil, M, Tancréde Marsil, journalist*-, M.David Marsil ; deux filles, Mme Horace Ethier, de Saint-Lin et Mme Ernest Lahaie.Les obsèques ont eu lieu en l’église de Saint-Eustache, le 12 décembre.Nous présentons nos condoléances à la famille Marsil.Aveuglé par les maux de tête C’est le plus c muiun résultat de la constipation.Le plus simple remède est Dr Hamilton’s P.-iis qui animent les intestins, donnent de la force a l’estomac et aident à tout le système.Pas de mal de tête pas d’attaque de bile pour ceux qui emploient les pilules du Dr Hamilton, 35 cts la botte.En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint Georges, Saint-Jérôme.Son coq ne chante plus — “ Or ce n’est un secret pour personne qu’il n’y a pas une seule élection dans tout le Dominion qui puisse tenir debout en face des exigences de la loi électorale.'' Cet aveu de ia Aol ion de la semaine dernière est un signe des temps.L’organe de M.Bruno Nantel prépare les esprits à la déconfiture qui attend ce dernier devant les tribunaux.Le coq de la Nation ne fait plus entendre ie plus faible cocorico.Nous le lui avions bien prédit 1 Pensées Le droit est ce qui eat dû à chacun.La justice est la stabilité du droit.Lacordaire.Le goût de la musique eut un de ces plaisirs que la nature a ménagés à l'homme pour le consoler de ses peines, le soulager Les Pilules de Genievre Sont tout aussi bonnes pour la Vessie quelles îe sont pour les reins.Kl Ton* avez quelque difficulté \ retenir l'urine, b! tous avez du vous lever trola ou quatre fois ou plus souvent pendant la nuit, ni l'urine est chaud® et brûlante, les pilule* de Genlévr* guériront rapidement ccln.Elles guérissent les reins et adoucissent l'Irritation de la vessie.50c la boîte, 6 pour $2.50.Chez tous les marchands ou expédiées sur réception du prix.rntuir re DEPT QF —«AïiOHAL DRUG L CHEM.CO.tr«fofs pnr entionn&nt LIMITED.TORONTO — ?-°,e Dru,t Co- ce Journal IMF Winnipeg.K Le Sauveur de la Chevelure TEL.EST Le Restaurateur de Robson Témoignage important de M.O.-R.Fréchette, représciitant de la maison Ira Gould Ac Sons Messieurs, Penncttez-moi de- vous féliciter au sujet de votre excellente préparation.Le RESTAURATEUR DF.ROBSON est tout i fait merveilleux dans ses résultats.Sur la recommandation d’une personne qui s’en servait-, j'en achetai une bouteille pour enrayer la chute de m»-» cheveux.Cinq ou six applications suffirent.Mes cheveux cessèrent de tomber et semblent avoir puisé une vigueur nouvelle par leur apparence soyeuse et.luisante.(Signé) O.-R.FRÉCHETTE Il sc vend 50 cts la bouteille.Dcmandez-lc à votre marchand.SEUL PROPRIÉTAIRE : The Joliette Chemical Co.Ltd., Joliette, P.Q.M.S.Gilbert, pharmacien, est notre dépositaire pour le détail h Saint-Jérôme.Un «l.gne avant-coureur de la calvitie jgggSk La Seule Ma- Ne croyez pas que le Rhu» matisme peut cire tfuêri en frottant du Uniment ou Je l'huile lur la partie artliRéc.La maladie ne peut pas être atteinte de celte manière.Elle doit être chassée du bystètne.Le Celery King seul peut ac* complir cela promptement.25c., chez Ica marchands ou par la malle.S.C.Well» & Co., Toionto.JUP mere Distribution de Grains de semence et de Pommes de terre Par la Ferme expérimentale centrale Ottawa 1908-1909 CL U Est arrivé à la LI BEAI RIE PRÉVOS 1 avec tout un paradis de Jouets'et de belles choses pour les enfants sages Conformément aux instructions de l'honorable ministre de l’agriculture, et en vue d’améliorer les semences, nous faisons cette Maison-ci aux cultivateurs du Canada une distribution d’échantillons do lariétés de grains et d« pommes de terre de qualité supérieure.Pour cette distribution, nous nous sommes procuré l’approvisionnement principalement aux fermes expérimentales d'Indian Head (Sask.) et de Brandon (Man.) Les échantillons sont d’avoine, de blé de printemps, d’orge, de pois, de maïs (pour ensilage seulement) et de pommes de terre.La quantité d’avoine que nous envoyons est de 4 livres, et celle do blé ou d’orge de 5 livres, ce qui suffit dans chaque cas pour énsemencer un vingtième d’acre.Les échantillons de maïs, de pois et de pommes de terre sont du poids de 3 livres chacun.Nous nous sommes procurés pour cette distribution un approvisionnement de chacune des variétés suivantes : Avoine :— Banner, Danish Island, Ligowo améliorée.Thousand Dollars, White Giant et Wide Awake, toutes des variétés blanches Blé—Variétés rouges: Fife rouge (sans barbes); Chelsea, Marquis, Stanley et Percy (non barbus précoces); Preston, Huron et Pringle’s Champlain (barbus précoces).Variétés blanches : Fife blanc (non barbu), Bobs (non barbu précoce).Orge.— A six rangs: Mensury, Odessa et Mansfield.A deux rangs : Invincible et Canadian Thorpe.Pois.— Arthur et Golden Wine.Maïs pour ensilage.— Angel of Midnight, Compton’s Early et Longfellow (Variétés précoces) ; Selected Learning, Early Mustodont et White Cap Yellow Dent (variétés tardives) Pommes de terre (Patates).— Rochester Rose et Irish Cobbler (variétés hâtives) ; Carman No.1, Money Maker, Gold Coin et tDooley (variétés demi-saison à tardives).Ces variétés plus tardives sont en général plus productives que les variétés hâtives.Chacun de ceux qui demandent de ces échantillons ne pourra en recevoir qu’un seul ; ainsi si l’on reçoit un échantillon d’avoine, on ne peut en recevoir aussi un de blé, d'orge, de pois, de maïs ou de pommes de terre.Toutes listes de noms sera rejetée et nous ne pourrons satisfaire anx demandes de plus d’un échantillon par maison.Les échantillons seront expédiés franc de port par la poste.Les demandes doivent être adressées au Directeur des Fermes expérimentales à Ottawa, et on peut les envoyer en tout temps depuis le 1er décembre jusqu’au 15 février, date à laquelle les listes seront closes, afin que les échantillons demandés puissent être expédiés à temps pour les semailles.En faisant les demandes, on fera bien de mentionner la variété que l’on préfère.Nous satisferons aux demandes suivant l’ordre où nous les aurons reçues jusqu’à épuisement de l'approvisionnement des semences.Nous conseillons aux cultivateurs de nous Noël et le Jour de l’An sont proches.Hâtez-vous tous d’aller choisir vos cadeaux à la LI BRAI-RIE PRÉVOST.Ceux qui achètent les premiers ont plus de choix.IZS2 adresser au plus tôt leurs demandes afin d’éviter ia possibilité d’être désappointés.Ceux qui demandent du maïs ou des pommes de terre doivent se rappeler que.le mais n’est pas disponible pour distribution avant avril et que les pommes de terre ne peuvent être expédiées par la poste avant que tout danger de gel en route soit passé.Il n’est pas besoin d’affranchir les lettres ou paquets adressés à la Ferme expérimentale centrale, Ottawa.W.SAUNDERS, Directeur des Fermes expérimentale» FAUTES A EVITER Anglicismes recueillis dans les journaux canadiens-français.“ The toast was responded " — La stinlé a été repondue.Ras besoin ici de longues explications pour faire comprendre, même au premier élève de belles-lettres venu, que c’est une grosse faute de français que de dire qu’une santé ou un toast a été répondu.On doit dire : répondre à un toast, à une santé.M.X.a répondu a la sauté du Parlement, etc.“ Te support ”— suqiporler— “ supporter ” sup-porteur.Dans certains cas on peut traduire “ to support ” par supporter, lorsque le mot est employé dans le sens de porter, soutenir.Mais dans la plupart des cas où on l’emploie dans nos journaux anglais et français, il devrait être traduit par appuyer, approuver, ou encore soutenir, mais non pas supporter, car le sens principal de ce mot est d’endurer ce que l’on ne peut pas éviter.Les exemples foisonnent dans le dictionnaire : supporter le froid, supporter un malheur : douleur supportable ; ce livre ne supporte par l’examen ; mais jamais, au grand jamais, traduire le substantif anglais “supporter” (partisan, amis, défenseur) par “supporteur ”.C’est plus qu’un anglicisme, c’est un barbarisme.Ce mot n’existe pas dans la langue française.C’est de l’iroquois.“ To charge a jirice ’ ’— chargé un prix Voici une faute commune, surtout dans les annonces commerciales.En français on doit dire tout simplement : le prix est ou sera de tant.Charger, en français, veut dire mettre une charge, charger d’impôts, ou encore charger un accusé, charger l’ennemi.On ne doit pas davantage dire chargez cela à mon compte; mais portez cela à mon débit.Il se lamente toute la nuit 11 croyait devenir fou, tant la névralgie le torturait—c’est bien malheureux qu’il n’eut pas sous la main un peu de “ Nerviline.” Une seule application ovec la Nerviline de poison et la névralgie ou le lumbago les plu» violents disparaissent comme par enchantement.Aucun Uniment n'agit aussi rapidement que Nerviline.En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.MONSIEUR RAOUL MENARD VERCKERES, QUE.Guéri de dyspepsie par les Pilules Moro L’estomac est l’organe qui donne le plus de troubles aux hommes et, du haut en bas de l’échelle des âges, depuisl’enfant jusqu'au vieillard, on se plaint de lui avec ensemble.II fait mal ses fonctions et rend la vie misérable à ceux qu’il taquine.On prend aussi trop aisément parti de ce mal du siècle, la DYSPEPSIE ; on ne se soigne qu'au moment où les conséquences en soût devenues irrémédiables, quand le sang est appauvri, quand une grande faiblesse a envahi tout l’être, quand l'organisme est pris dans son ensemble.Tous les troubles de l’estomac doivent être traités dès ies débuts, sitôt qu’on s’aperçoit que l’appétit languit, que l’estomac devient lourd et se gonfle après les repas et que la langue se charge, que i’intestin est paresseux, que les forces commencent à manquer.Les Pilules Moro assurent une bonne digestion et font disparaître tous les maux qui assiègeut les hommes dyspeptiques.Leur efficacité, contre les maladie-s de l'estomac, est si remarquable qu’elles ont sn conquérir partout les faveurs des hommes affligés de mauvaise digestion et occupent la première place dans le traitement des maladies qui en sont la conséquence.De toutes parts les Médecins de la Compagnie Médicale Moro reçoivent des lettres de louanges et de remerciements, comme celle que nous publions aujourd’hui : “ Depuis une couple d'années je souffrais horri-blenr nt de la dyspepsie.Je ne pouvais manger que des aliments légers et encore la digestion ne se faisait que difficilement.Cette maladie me torturait continuellement.Vu le nombre presque incalculable de guérisons obtenues par les Pilules Moro, je me décidai de faire usage de ces pilules ; j’en pris quatorze boîtes et elles m'ont guéri.En reconnaissance, je conseille aux peraonues souffrant de désordres d’estomac, de faire usage des Pilules Moro et je suis convaincu qu’elles enj obtiendront un résultat satisfaisant.” RAOUL MENARD, Vcrchères, Qué.» M.RAOUL MENARD, Verchèroa, Qué.r Fac-Similé d'uno boite do Piluloa Moro.va mi*ifiwt> : -jgaâgy» /?»#«/.*//• ff '¦ i,* i', !••*>.*in.r 1¥ •• »///•//# '///«*/«« m.O/irr»-/ ffflU’tts /•/ U D/t fut !./.i«« /i/»/ noiHitts.'t et.•.'#*.» : 'tl/i.ri rlt.êssf »••• HlQ/é'TVd.lJ».» » PRÏXSOÇ.LA.BOITE SIX BOITES POturflAQ L distribuées p*r Le CieMedicaleMoro.Konri-eal,Cantal», vfü Les Pilules Moro sont un reconstituant de tout le système ; elles donnent appétit, aident à la digestion, font disparaître les pesanteurs et les douleurs A estomac et régularisent les intestins.Elles sont sans égales pour renouveler les forces et prévenir les maladies.* Les Médecins vk la Compagnie Médicale Moro donnent, tous les jours, excepté le dimanche, de o heures du matin à 6 heures du soir, des consultations gratuites & tous les hommes malade», au No ill rue Saint-Denis, Montiéal.Les hommes qui ne peuvent se rendre A leurs bureaux sont invités à leur écrire ; ils recevront par lettre les conseils dont lis ont besoin.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchanda de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 5oc une boite, 82.50 six boite».Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO, 37a rue Saint-Denis, Montréal.A, X L'AVENIR DU NORD 18 DECEMBRE 1908 ‘0V0N0L’ POUR LES ENFANTS Rétablit le petit ROMEO MALO épuisé par la coqueluche et un mal d'oreilles.ROMEO MALO.163 rue Panet, Montréal.“U y a deux ans, mon petit garçon, Roméo, a eu la coqueluche qui a duré plusieurs mois et l’a beaucoup affaibli.Cet hiver encore il a été bien malade de douleurs dans la tête, d'uue maladie d’oreilles qui a nécessité une opération.La souffrance, le manque de sommeil et la perte d’appétit l'ont rendu plus faible encore.Je lui ai donné de “l’OVO-NOL que je considère maintenant comme uu remède magique.Il n’en a pris qu’une bouteille et le voilà très bien.Joues roses, bon appétit, sommeil paisible avec une augmentation de poids, voilà ce que je remarque chez lui depuis l’emploi de "l’OVONOL.” * Mme FRANCIS MALO, 163 rue Panet, Montréal.Vous pouvez vous procurer “l’OVONOL” chez tous les marchands de remèdes.Prix, 81.00 la bouteille.Pour toute autre information, s’adresser à la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO - AMÉRICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal.Une affaire d’hor|neur Quand M.Bruno Nantel versera-t-il au fonds consacré au monument du curé Labelle, la somme de $1,000 qu’il a perdue dans son pari avec M.Jules-Edouard Prévost, le 23 octobre 1908, devant huit cents personnes ?Nouvelles de St.Jérôme — On parle d'élections municipales.Dans le haut de la ville ou nous dit que M.C.-E.Ln-flammo se représente et qu’il sera probablement réélu sans opposition.Dans le centre it parait que M.Antoine Desjardins renonce à se présenter de nouveau et qu'il aura pour successeur soit M.Fournelle, soit M.Castonguay, soit M.Simard.De l’autre côté do la rivière, M.S.-O.J>a-violette sera de nouveau candidat, toujours d’après les on-dit, à moins qu’il ne se présente à la mairie.Dans ce cas, i! serait question pour le remplacer comme ériievin, (le M.de Martigiiv, ou do M.J.-IV Guay, ou de M.Le-beau.Comme candidats à la mairie, on mentionne les noms de i’hon.«lean Prévost, de M.J - B.Holland, de M.S.-G.Laviolette, de M.C.de Martigny.Quoi qu’il en soit de toutes ces rumeurs, nous exprimons l’espoir que dans le choix à faire les citoyens ne prendront en considération que les intérêts de la ville de Saint-Jérôme.Tel doit être l’unique et exclusif souci de ceux qui aiment notre ville, veulent son relèvement et désirent son progrès rapide.Nous espérons aussi que le choix de nos nouveaux administrateurs se fera s^ins division et dans une commune entente si cest possible.•Répétrz-le : “ Shiloh’s Cure guérira toujours mon ihume et ma toux _____ M.Godfrey Guénette, huissier, et sa famille ont failli être mss-Hcrée.ia nuit dernière, par un fou du nom de l’Ecuyer.M.Guénette, qui devait conduire ce pauvre malade à ia Longue Pointe, ce matin, lui donna l’hospitalité pour la nuit.Après une veillée très calme où l’Ecuyer fut très paisible, tous se couchèrent.Vers une heure du matin, il se leva et réveilla M.Guénette par ses cris insensés.II voulait, disait-il, se brûler la tête dans le poêle.Il s’en suivit une lutte entre M.Guénette et 1 Ecuyer.Celui-ci, doué d’une grande force, renversa M.Guéuette et.lui asséna plusieurs coups de poing a la tête ; il allait l’assommer avec une chaise quand Madame Guénette, réveillée par le bruit, accourut avec ses deux filles au secours de son mari.J Ecuyer tourna sa colère contre elle te la frappa ^u visage.Melle Maria Guénette prit la défense de sa mère tandis que sa sœur courait chercher du renfort chez les «oi.sins.M.\l Poirier, Damas,- B.-aucliamp et Paul-Emile I*-clair se rendirent en toute hâte à la omison rie ¦ • 'UtnettH.li était teuip', car !« raalheu-reux fou était eu traiii d’étouffer Molle Guéuette.On réussit à le garotter et ce matin M.Guénette était assez bien pour le conduire à l’asile •s.aint Jean de Dieu, à la Longue Pointe.— Que le pnr.lie de Saiut-Jerômeelle public 'ojiigeiu- remarquent bien que l'Hôtel Believe- mé’.Vn' M’ ^POENTK est très recoin-nmnaahli sous tous les rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; IIS et 120, une Libelle.faille excellente, chambres spacieuses;écuries ort bien aménagées.Un omnibus est u la disposition t es voyageurs ù 1 arrivée et au départ de tous les trains - Les patineurs trouveront des bâtons pour le jeu de hockey à la librairie Prévost.I lusieurs vols ont été commis dans notre ville la semaine dernière et cette semaine.Les oleurs s attaquent particulièrement aux provisions de viande.Fermez bien vos maisons et vos laiteries et que la police fasse bonne garde.— L’hon.Jean Prévost et M.Gédéon Rochon, avocats, étaient a Juliette pour affaires professionnelles, mercredi dernier.Ilépétez-le : “Shiloh’s Cure guérira toujours mon rhume et ma toux ”, — L’Association médicale du district de Terrebonne a tenu sou assemblée régulière du mois de décembre à Saint J érôme.Etaient presents : le Dr Emmanuel Fournier, président, le Dr Marteau, le Dr Henri Prévost, secrétaire ; les Docteurs Ed.Grignon et Dazé, de Sainte-Agathe ; le Dr Poirier, de Sainte-Adèle ; le Dr Grondin, do New-Glasgow ; le Dr St-Jacques, de Sainte- Aune ; Dr Ouimet, de Ste-Thérèse ; les Urs Lamarche et ltoclion, de Sainte-Sclio-lastique ; Dr Pager, de Saint-llermas.On a procédé à l’élection des dignitaires de l’association pour la nouvelle année.Ont été élus: Président, Dr Emmanuel Fournier; 1er vice-président, Dr Pager, de Saint-Hermas ; 2e vice-président, Dr St-Jacques, de Sainte-Anne des Plaines ; secrétaire trésorier, Dr Henri Prévost ; membre adjoint du bureau de direction, Dr Dazé, de Sainte-Agathe.Comité de déontologie : Dr Lamarche, Dr Rochon, Dr Marleau et Dr Ouimet.Des qu-stions importantes intéressant la profession médicale ont été étudiées.Répétez-Ie : “Shiloh’s Cure guérira toujours mon ihume et ma toux”.— Mme Vve Augustin Gingras, de Saint-Canut, qui demeurait chez son lils Delphi», est morte mardi dernier Son service a eu lieu à Saint-Canut et elle a été inhumée au cimetière de Saint Jérôme.Nos condoléances.Coffres-Forts et Peè AC TRENTE-CIVQ ans de succès.ACIER Un poifle ou tin cofTrc-lor» a’acht-i i : raremeut.Exigez notre marque.Direct de notre fabrique au client.Vendu avec garantie complète, Li marque Chapleau veut dire :—Perfection, Solidité, Economie, Sûreté.LYM BURNER LIMITED Ingenirur» m whliiWu-,, f,>tvrronn.niotilonr» rl Aiiiaavun «*n culvn*.URkt-1.«trgruk rtc.HAU-KS DE VKNTK : US1SV ET IH’TtlAPX : 70 rue Notre-Dame Est.5 à IS rue ties Commissaires.MOMTT,t£AI_.On dit quo le club des employés de banque pr^nlia sou3 peu sa revanche.— Dimanche dernier,après la grand’messe M.Ménasippe Guénette à été choisi comme mar-guillier en remplacement M Stanie Descham-bault dont le terme d’office expire eu janvier prochain.V - P-'-' Brave père de famille, vous paraissez bien embarrassé pour choisir le magasin où vous irez acheter les étrennes que vous devez faire à vos enfants.Nous vous tirerons de votre perplexité en vous conseillant d’aller choisir vos cadeaux à la Librairie Prévost : Articles utiles, de fantaisie, objets religieux ; un choix abondant de jouets, pipes, porte-cigares, po-te-cigaret'es, sacoches, peignes de dames, livres d’histoire, etc.Vous trouverez là assurément ce qu’il vous faut et à bon marché.— L’assemblée annuelle des membres du cercle agricole de la paroisse de Saint-Jérôme, aura lieu au bureau de M.J.-E.Parent, notaire, le mercredi, 23 du courant.On y procédera à l’élection des nouveaux directeurs pour l’année 1909.Tous les membres sont priés de se rendre à cçtte rénnion.Par ordre de M.Honoré Lesage, président — L’almanach Hachette, l’almanach Vermot l’almanach du Peuple et l’almanach Rolland son en vente à la librairie Prévost.Vous trouverez à la même librairie un grand choix de cartes de fête, de calendriers de fantaisie et de Cartes postales illustrées pour Noël et le Jour de l’An.— Les personnes désireuses d’obtenir G, 7 et même 8 pour cent d’intérêt pour leur argent n’ont qu’a s’adresser à M.J.-E.Parenr notaire, à Saint-Jérôme, soit par correspondances ou autrement.] — M.Thibaudeau Rinfret, avocat, s’est ren- du à L’Annonciation, mercredi, pour affaires concernant sa profession.__ Une joute de hockey a eu lieu au patinoir Parent, dimanche dernier, aptèsles Vêpres, entre les employés de banques et le club régulier de Saint Jérôme.Co dernier a été victorieux, battant ses tftemmmes par 3 points.Peur de dormir Melle Norma K.Shaubenside bien connue dans Bitford, Ont., dit : “ Chaque année j’étais atteinte de l'asthme.J’employai toutes sortes de médecines et je fus soignée par les meilleurs médecins.J’étais incapable d’obtenir un mieux ni une guérison permanente.Quand j’avais de ces attaques je craignais de me mettre aux lit.Oatar rhozc.no m’a guéri dans moins d’un uns et depuis je n’en ai jamais été atteinte.Cstarrho-zone guérit invariablement l’astlimc et lo catarrhe, 25 ct-s, 50 cents et SI .00.Le dernier est garanti.Vendu chez tous les marchands.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.Saint-J anvier — M.le Curé, est à faire sa visite de paroisse, cette semaine.— M.Joseph Thérien a été nommé marguil-lier en remplacement de M.Leon Gascon.— Les chantres sont à s’excercer pour la messe de minuit.— La benrrerie de M Alphonse Soucy a été détruite par un incendie la semaine passée, durant la nuit.Sous laide des citoyens qui se J.sont rendus à l’appel des cloches, M.Sauriol aurait certainement passé au feu car le feu a commencé a se communiquer à son magasin.Une conflagration s’en serait suivis car il y avait près de 150 gallons d’huile à lampe.Lie Gaulois *‘e T* 1"5 *'r3,"! journal français du matin.Hue Drouot, Paris, i France).Directeur, Arthur Meyer.Publie chaque-mardi un supplement contenant des correspondances de Franc» et de l’étranger, et, chaque samedi, un supplement littéraire illustré, gracieux pour ses abonnés.Abonnements, Union postale: Gauiois quotidien, un an, 814,50; Gaulois du Dimanche, seul, un.an,$ 3 00.U AUTORITE.— Journal quotidien, fondé par Paul do Cassagnac, et dirigé par ses | deux fils, MM.Paul et Guy de Cassagnac.| Abonnement : Six mois, S3.00 ; un an, S7.O0 1 4 bis.rue du Botiioi Paris.Frauee.Pouriaire GâÎCaUX et de la Bonne Pâtisserie La Fleur Préparée XXX DE BrODIE, est sans rivale.8ur réception de 12 sacs vides ou plus, nous vous enverrons une très Jolie prime.BRODIE & HARV1E, - H roc Bicory, _____ MOVlKIAL.r.Q.J PROVINCE DE QUEBEC ÏV[ur|icipalité du village de Sairçt-Eustache A une session générale du conseil municipal du village de Saint-Eustache, tenue aux lieu et heure ordinaires des sessions dudit conseil, lundi, lo soptièmo jour de décembre mil neuf cent huit, conformément aux dispositions du code municipal do la province do Québec, à laquelle sont présents, M.le maire J.-Albert Faquin et MM.le» conseillers Adolphe Renaud, Georges-N.Fauteux, Louis Faquin et Thomas Brunette, formant un quorum dudit conseil, sous la présidence do M.le maire Il est statué et ordonné par règlement dudit conseil, comme suit : Règlement No.soixante-dix-neuf Attendu que la corporation du village de Saint-Eustaclie doit : -A M.James Stevenson, six mille cent-cinquanto-deux piastres et vingt-cinq contins.§6,152.25 A Madame Cléophas Aube, huit cent quarante-six piastres et quatre-vingt-dix contins.846.90 A M.Hector Champagne, mille deux cent vingt-trois piastres et quarante-cinq contins.1,223.45 A M.Ernest Lahaie, mille quatro cent cinquante y astres.1,1^0.00 A divers autres créanciers et pour frais du présent règlement.327.40 Formant une somme totale de- dix mille piastres.§10,000.00 Attendu que le conseil de cette municipalité désire payer cette dette ; lo.Lo conseil fora pour payer la dette ci-dessus, un emprunt de dix mille piastres, avec intérêt do quatro et demie pour cent par au ; 2o.Lo conseil fera le remboursement de ladite sommo de dix mille piastres, par vingt annuités consécutives do sept cent soixante-et-huit piastres et soixante-et-seize contins chacune, payable.» le premier jour do février, chaque année, au bureau de » The Bank of British North America ", .Montréal ; la première annuité devenant due lo premior jour de février mil neuf cent dix ; • 3o.Chacune desdites sommes do sept cent soixante-huit piastres et soixante-seize contins à payer annuellement pendant vingt ans, comme susdit, comprenant en même temps l’inté-têt au taux de quatro et demie pour cent sur ladite somme empruntée et quatre pour cent pour l’annuité ; to.M.le maire de cette municipalité est spécialement autorisé à faire l'emprunt et à si-guer i’aote d’emprunt avec le prêteur ; 5o.Pour payer et rembourser cette dite som me de dix mille piastres, par les vingt annuités ci-dessus stipulées, le conseil de ladite municipalité du village de Saint-Eustache prélèvera par vingt répartitions consécutives, une répartition en octobre chaquo année, commençant en FAIBLESSE ET MAUX DE REINS CHEZ MADAME GUERTIN.FAIBLESSE ET DÉRANGEMENTS CHEZ MADAME J.METIVIER.Guéris par les i L=a L»uEI la Compagnie Chimique Franco-Américaine.de Le spécifique par excellence des AFFECTIONS do la GORGE, des BRONCHES et des POUMONS.or; ceo r?o succès constants dttns le t-rmtement do la TOUX, du RHUME, de la BRONCHITE, do L’ENROUEMENT.Détruit los germes do la consomption lorsqu’il est pris au début.Agit promptement et sûrement.Convient aux jeunes enfants comme aux adultes.m EN VENTE CHEZ TOUS LE3 MARCHANDS : 25e.LA BOUTEILLE." Sans les Pilules Rouges de ;,a Compagnie Chimique Franco-Américaine, je serais aujourd’hui i dans la tombe.Après avoir subi successivement trois accidents suivis de fortes hémorragies, je fus atteinte de la jaunisse.Pendant trois mois je fus très souffrante, entre la vie et la mort, condamnée par les médecins qui me soignaient.Je relevai cependant, mais, malgré les bons toniques de toutes sortes, je ne pouvais reprendre mes forces.Au contraire, il me semblait que chaque jour je faiblissais.J’endurais de terribles douleurs dans les reins qui ne me laissaient aucun repos ni le jour, ni la nuit.Je perdais l’espoir de revenir à la santé et le sacrifice de ma vie était presque fait.Un jour, comme je lisais dans les journaux tout le bien que font les Pilules Rouges et toutes les guérisons qu’elles opèrent, je résolus d’essayer ce dernier remède.Aussitôt je m’en procurai quelques boîtes et cet essai fut couronné d’un grand succès.Je ne pouvais croire à un tel triomphe, moi qui avais pris tant de choses sans aucun résultat.Et pourtant, c’était bien vrai, je revenais à la vie.Huit boîtes seulement de ces bonnes Pilules Rouges m’apportèrent, non pas un soulagement, mais une guérison complète.Je n’ai jamais pris d’autres remèdes et cependant, depuis six ans, ma santé a toujours été très bonne.J’ai augmenté de quarante livres.” Madame JOS.METIVIER, • 681 rue Wolfe, Montréal."Etant allée à la campagne pour me rétablir après la naissance d’un de mes enfants, je fus obligée de prendre le lit à cause d’un refroidissement, et je suis restée plusieurs semaines sous les soins de deux médecins.Ma maladie était grave, car tous les remèdes que l’on m’administra restèrent sans résultat.Je sentais du mal dans tous les membres et j’étais d’une grande faiblesse.Ma mère, qui avait employé les Pilules Rouges avec un grand succès, me décida d’en faire l’essai, j Je mis donc tous mes remèdes de côté et je commen- j cai le traitement des Pilules Rouges accompagnées de purgatifs, car je souffrais aussi d’une constipation opiniâtre.Dès les premières boîtes j’éprouvais beaucoup de soulagement, je pus me lever, marcher et sortir.Au bout de quelques mois j’étais parfaitement guérie de tous mes maux et même de la constipation qui me rendait auparavant dyspeptique.Depuis, je n’ai jamais été malade, je suis forte, j’ai un bon appétit et ma digestion se fait bien, j Cette transformation, je la dois aux Pilules Rouges j et je sens que c’est un devoir pour moi de le faire connaître.” Madame A.GUERTIN, 59 rue Cadieux, Montréal, Tous les maux, toutes les souffrances, toutes les maladies que la femme a si souvent à supporter, les maux de tête, les maux de cœur, ies migraines, les les névralgies, les vertiges, les suffocations, les palpitations, les étouffements, les pâles couleurs, les nervosités, les moments de tristesse, de mélancolie, de découragement, de faiblesse ; toutes les difficul- f*- XK «J?h &&&%& IwFhi octobre mil neuf cent neuf, sur les biens fonds imposables do la municipalité du village de Saint-Eustache, une taxe annuelle jusqu’à concurrence do sept cent soixante-huit piastres et soixante-seize contins ; 6o.Les répartitions seront basées, quant aux biens fonds imposables et assujettis au’paiement dos taxes, sur le rôle d’évaluation en force dan?ladite municipalité, lors de la confection do chaquo telle répartition annuelle ; 7o.Le présent règlement aura force et effet dans les délais voulus par la loi, après avoir été approuvé par los électeurs propriétaires do biens fonds imposables de ladite municipalité, d’après le rôle d’évaluation en force et par le lieutenant-gouverneur on conseil.(Signé) J.-A.Paquin, maire.Hkctok Champagne, Secrétai ro- trésorier.(Vraie copie) Hector Caampaone, Secré t ai re- trésorier.Et il est statué et ordonné par résolution dudit conseil comme suit : Attendu quo lo conseil municipal du village do «Saint-Eustaclie a adopté aujourd'hui, ce sept décembre mil neuf cent Huit, le règlement ci-dessus, portant le numéro soixante-dix-neuf, pourvoyant à un emprunt do dix mille piastres at au remboursement de cette somme ; lo.Que les électeurs municipaux de cette municipalité soient, par la présente résolution, convoqués en assemblée publique pour approuver ou désapprouver ledit règlement ; 2o.Que cette assemblée publique soit tenue dans la salle du conseil, dans la mairie du village do Saint-Eustache, lundi, le vingt-huitième jour de décembre courant, à dix heures de i 'avant-midi ; 3o.Que les électeurs municipaux du village do Saint-Eustache soient requis de se trouve là et alors présents, pour voter but ledit règlement ; Et que les présentes soient publiées comme avis public, suivant les dispositions du code municipal do la province de Québec.(Signé) ” J.-A.Paqui.v, mairo.Hector Ciiampagne, Secrétai re- trésorier.(Vraie copie) Hkctok Champagne, Secrétaire-trésorier.PALAIS DE MUSIQUE ^^HURTEAU AO VU Plants et Phonograph 2 Magasins dans la Partie Est de Montréal Le plus grand choix d’instruments de 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traverser les périodes plus ou moins critiques de son existence n’ont souvent d'autres sources que l’anémie.Le premier soin d’nue femme qui n’est pas bien portante, qui souffre ou qui est affaiblie, soit par la maladie, soit par toute autre cause, doit donc être de se procurer les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine qui guérissent chaque jour tant de femmes, de jeunes filles, de jeunes mères, de femmes âgées atteintes de différentes maladies qu’aucun autre remède ne parvient à guérir.Femmes âgées, jeunes mères et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine.Quelques boîtes suffiront pour refaire votre santé, vous rendre vos forces perdues, et rétablir complètement votre organisme délabré, débilité, anémié ou même épuisé.Seulement, n’acceptez pas le premier médicament venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par .T'-= fabricants peu délicats chaque fois qu’i’s parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine par un de leurs produits.Exigez donc les Pilules Rouges qui portent sur leur étiquette le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes ks bonnes pharmacies.N’acceptez pas non plus de ces Pilules dites "pilules rouges” que des colporteurs et colporteuses, passant par les maisons, alk.it de porte en porte, vous offrent.Ces gens sont des imposteurs, et nos produits ne sont jamais vendus de cette manière.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une boite ou $2.50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l’argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.CONSULTATIONS GRATUITES.— Adressez-vous par lettres ou personnellement au No 274 rue Saint-Denis, Montréal, si vous désirez avoir des conseils au sujet de votre santé.Les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement, les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert.> COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 rue Saint-Deuis, Montréal.à suivre pour devenir riche, c’est de faire de l’épargne.— LA — Banque (Tpciielajja prendra soin de vos économies et les fera fructifier en vous payant l’intérêt sur vos dépôts Quatre fois par année.Votre argent- est toujours i.votre disposition ; vous pouvez le retirer en tout temps sans avis.DIRECTEURS MM.F -X.St-Charles, président ; , llobt.Bickerdike, vice-prés.; Hon.J.-D.Rolland ; J.-A Yaillancourt ; A.Turcotte ; E.-H.Lemay ; J.-M.Wilson.-o- Capital autorisé .$4,000,000 Capital payé .$2,500,000 Fonds de Réserve .$2,000,000 Banque cTHoclielaga________^ SAINT-JEROME, P.Q.M.-J.-A.IHROUX, Qérant CACHETS du Dr Fred Demers contre 1 mal de tête.Guérison en 5 minutes de tôt maux de tête.Ce sont les seuls vraiment bon Exigez toujours lo nom du 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