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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 7 août 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1908-08-07, Collections de BAnQ.

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Douzième annee— No.32 Journal hebdomadaire — Deux cents le numéro Vendredi, 7 août 1908 W w ^ \?ORGANE LIBERAL ou DISTRICT dc y i Ut merr Dt L*AVEN>ft est OAKS LE PEUPLE «8*1 Otoutj VtKROHJ PROSPERER Ut^ PU$ OU S?I^URSJCT CR.3 U une.> CHEf/ > £ R.Abonnement: Un an [Canada].$1.00 “ [Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.d s Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE', T I v*' Annonce* : H c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.H ligne nonpareil, 1ère insertion ; Gc.la ligne, insertions subséquentes.4 u'Vbé.lie,.4 SOMMAIRE Gymnastique et education : Un avocat.La dette canadienne.Loi concernant le* jeune* délinquants : J ep.Méli-Mélo Chronique, >• Le triomphe de la vertu ’’ : Henri Roullaud.Poésie, •• Si j’étais Dieu ” : Sully Prudhom-me.Une%brillante soirée : Valet do cœur.Le tricentenaire, chanson : X.Aux citoyens de la ville de Saint-Jérôme : Le Krauc.L’éloquence canadien ne-française.Dans l’Ontario : P.Donovan.La plaie de l’alcoolisme : H.B.Nouvelles.ZXXX xxxzzxxx zzzz zzzz zzzz zxxxz-xxz Gpnastiqae et Education Le besoin de mouvement est irrésistible chez les écoliers.L’inexorable discipline d’autrefois autorisait, en're les heures d’études, de courtes et rares distractions.Les antiques pédagogues ne savaient pas voir que, chez les enfants, le jeu est un instinct et que, pour que le travail des jeunes cellules cérébrales soit productif, il doit être agrémenté de récréations.Les savants sont unanimes A proclamer qu’un exercice modéré accroît la vitalité des centres nerveux et l’énergie des forces motrices.On a souvent constaté qu’une véritable supériorité physique correspond à une capacité intellectuelle très grande.11 va sans dire qu’on ne saurait incorporer dans les programmes de maisons d'éducation, des sports tels quo la bicyclette, l'équitation, la chasse, la pêche, toutes choses dont rallôlent les sportifs de tout âge.Mais il est permis de remarquer que, dans la crainte de donner une marge trop large aux exercices physiques, nos éducateurs limitent et restreignent trop la nomenclature des jeux gymnastiques.Que n’imitons-nous plutôt l’usage américain qui va jusqu’à fonder des établissements spéciaux pour le domaine sportif ! En ce temps de vacances où l’on répare, améliore, agrandit, réorganise dans de certaine mesure, tous nos établissements d’éducation, à tous les degrés, il nous paraît opportun d’attirer l’attention des autorités sur l’importance capitale des exercices corporels, sur leur choix judicieux et sur la place plus grande qu’ils devraient occuper dans les programmes.Aux Etats-Unis, les universités possèdent tous de vastes terrains, parcs verdoyants et jardins très so’gnés où les étudiants vont se dégourdir les membres : foot ball, tennis, courses, canotage, cricket.On compte, à Harvard, douze cents inscrits dans les différents clubs où l’on se prépare aux luttes sportives.Le stade de Philadelphie, ait ont lieu les jeux de l'Université, est entouré de gradins donnant place à 40,000 spectateurs.Les concours de gymnastique entre étudiants passionnent si fort le public qu’il y a quelques années 530,000 de droits d'entrée furent encaissés.On peut même discerner un excès des sports dans l'éducation américaine.Il s agirait croître l’adresse et l’agilité.Aussi a-t-on raison de taxer d’inopérants et même de nuisibles les exercices purement athlétiques, tels que ceux aux anneaux, à la barre fixe, aux barres parallèles, au trapèze, qui exigent un effort trop considérable de la volonté.Ils développent assurément certains muscles des bras et du thorax, mais leur action est médiocre sur la respiration et la circulation.Ils nécessitent des mouvements violents et réclament une habile technique, une science consommée plutôt qu une longue et bienfaisante discipline «le souplesse.L’athlétisme est l’excès dans lequel tombent les fanatiques do la gymnastique.L’athlétisme dans les collèges a, d’ailleurs, l'inconvénient d’être strictement réglé.Aucune initiative n’est laissée, sur ce point, à l’élève.Cela devient machinal et fatigant.Ne serait-il pas déplorable que le surmenage physique vint augmenter et compliquer le surmenage intellectuel au lieu de l’atténuer / Pour jouir de la satisfaction de manœuvres corporelles acrobatiques et de la vanité des brillantes parades, sacrifiera-t-on le travail plus modeste et moins éclatant d’un dressage lent et patient ?Pour prémunir l’élève contre les excès île labeur in’ellectuel, pour l’assurer contre les ravages de la tuberculose, pour le fortifier contre l'atteinte de n’importe quelle épidémie ou maladie, rien ne vaudra la marche, la course et la pratique des sports reconnus comme vraiment hygiéniques.Les familles peuvent corriger, en temps de vacances, l’insutlisance des programmes.Elles agiront dans le prévoyant intérêt de leurs fils en les autorisant à tous les exercices au grand air, susceptibles de fortifier leur vigueur.La lumière du soleil, l’étendue des prairies, l’abondance d’oxygène, voilà la source de vie physique et morale où la jeunesse a besoin de prendre des provisions de force et de santé.II serait peu aimable d'oublier dans cette préoccupation de gymnastique hygiénique, celles qui en ont peut-être plus besoin que leurs camarades du sexe fort : les jeunes filles, et spécialement celles qui se consacrent aux études.Nous ne croyons pas que l’adjonction aux articles intellectuels du programme d’une partie physique porte atteinte à leur grâce, durcisse leur souplesse et les masculinise, les identifie, en un mot, avec le sexe fort.Si la poitrine est plus solide, ai les muscles sont plus tendus, si la capacité de résistance physique est agrandie, l’anémie si redoutable aux jeunes filles fera moins de victimes, les pâles cou-i leurs seront remplacées par un teint vif toutes qualités dont profitera la race.Les sports les plus classiques ne font, du reste, aucune différence entre les sexes.Une heureuses rivalité d’adresse et d’énergie devrait exister entre jeunes gens et jeunes filles, et cela non seulement durant les mois de l’été, la période du grand air, mais encore dans l’enceinte des couvents et des collèges, où l’exubérance native s'étiole souvent et des santés apparemment indomptables ne répondent pas à leur heureuse promesse, faute d'exercice salubre et salutaire.Us Avocat.Loi concernant lesjeuqes délinquants Comme conclusion pratique de notro premier Saint-Jérôme de la semaine dernière sur les " Tribunaux pour enfants ", nous formulons le voeu que la législature do la province do Québec fasse sienne l’excellente loi adoptée par le Parlement fédéral à sa dernière session.Celte loi est, en effet, subordonnée à l’approbation des provinces.1.’article 31 dit co qui suit : pour nos jeunes littérateurs.11 y a des positions importantes dans le service civil qui conviendraient à nos jeunes littérateurs, et ces positions sont pat f ois données à des exploiteurs, à des ennemis dt.pays, à dos insultcurs, à des misérables.” " La présente loi peut être mise en vigueur dans toute province ou dans toute partie d’une province, par proclamation, après l'adoption d'une loi par la législature do cette pro- vince îpourvoyant à l'établissement do cours pour les jeunes délinquants ou désignant des cours existantes comme des cours pour les jeunes délinquants ot de maisons do détention pour les enfants ".Si donc, nous voulons que la province de Québec jouisse des bienfaits inappréciables qui découlent de la mise en pratique de cetto loi et que nous avons démontrés la semaine dernière, il faut que notre parlement provincial l’adopte de la manière ci-dessus indiquée.C’est ce que nos législateurs devront faire à la prochaine session.J El' I ?< eli -|Vlelo > L' “ Etoile du Nord ” Nous offrons nos félicitations et nos meilleurs souhaits à Y Etoile du A onl, de Juliette, qui vient do célébrer le 25èine anniversaire do sa fondation.Des fêtes ont eu Heu â Juliette, mardi dernier, à cette occasion.d'une tendance très accentuée à vouloir fuite des exercices physiques la préoccupa- tion dominante des études.Ne signale-t-on pas un fort courant d’opinion favorable La dette canadienne à l’introduction, dans les concours sportifs, des jeux olympiques comnrenant : ls saut, le lancement du disque et du javelot, le pugilat et la lutte à mains plates ! La jeunesse scolaire des Etats-Unis est donc passionnée outre mesure pour les concours de gymnastique.Et il faut préférer cet excès à celui qui résulterait d une complète abstention de ces bienfaisants exercices.On dit, cependant, que dans son intelligente modération mémo, la méthode suédoise est supérieure.Chacun peut y proportionner scs forces.Aucun mouv e-ment n'a lieu sans qu'apparaisse sa raison d'être.Les mouvements exagérés ou fatigants sont proscrits du programme : ils épuiseraient rapidement 1 organisme sans l’assouplir.Avant d’adopter l’usage d’un exercice gymnastique, la prudence pédagogique demande qu’on se rende un compte exact de sa valeur au point de vue du perfectionnement de la santé.( Qui n’a assisté à ces concours où, se contorsionnant à droite et à gauche, levant un bras, puis l’autre, faisant un pas en avant, puis en arrière, pivotant sur eux-mêmes et battant finalement la terre du pied au même instant, une vaste cohorte de jeunes gens donne le spectacle assurément impressionnant d’une remarquable obéissance à un commandement unique ?Or, à considérer attentivement les choses, on reconnaît que de tels exercices d’ensemble ne sont d’aucune utilité au point de vue des pro* grès physiologiques de l'organisme et qu ds ne collaborent que fort médiocrement à l'œuvre d’assouplissement individuel.L'éducation physique, dit un rédacteur du Siècle de Paris, à qui nous empruntons les matériaux du présent article, 1 education physique est destinée à rendre le corps plus résistant, à imprimer aux formes plus d’eurythmie, de grâce et de beauté, à ac-.nost pas trop mal.La vraie manière de juger une dette publique, co n’est pas de considérer le seul montant qu'elle comporte, mais de voir la proportion dans laquelle elle a augmenté ou diminué dans l’histoire du paya et par la proportion qu’elle tient a l’égard de la population.En commençant, en IS91, on trouve que jusqu’en 189G, la proportion de la dette nette du pays, par tête do la population, a constamment augmenté : Dette nette Le développement industriel du Canada Les progrès récents de l’industrie canadienne sont nettement mis en lumière par deux statistiques canadiennes, quo notre confrère Brod-street's, de New-York, a condensées dans le tableau suivant, et qui montre les états successifs do cetto industrie en 1000 et en 1005 : 1000 1005 Capital total.$110,010,000 $831,000,000 Moyenne par établissement.$30,500 Nombre do personnes employées.330,173 Traitements et salaires.$113,319,000 Valeur des produits $181,053,000 En cinq ans, le capital employé a presque doublé, le personnel n’a augmenté toutefois que de 13%, ce qui montre l’emploi croissant des machines, mais les salaires se sont accrus de •12 %, près de moitié, témoignage du progrès, du bien-être de l’ouvrier.Quant aux proluits, leur valeur a augmenté do 4G %.C’est là un essor énorme pour un si court intervalle de temps.La cagoterie dans notre histoire politique Une rovue do New-York, le Messenger, éditée par leH Uévds Pères Jésuites, a publié, il y a quelques mois, une étude élôgiouse sur le premier ministre du Canada, sir Wilfrid Liurior.Los journaux libéraux, naturellement, reproduisent col article avec joie.Los journaux conservateurs, non moins naturellement, se choquent et font la mouo.Nous sommes bien prêts â leur pardonner leur mauvaise humeur, mais à condition qu’ils n'aillent pas, comme ht Eut ion de la semaine dernière, jusqu’à se dire scandalisés do l’altitude des libéraux ! Ah ! ces saintes âmes du parti conservateur qui ont, pétulant un quart de siée.», exploité à tons les étages de la société, le sentiment religieux de nos compatriotes, et qui maintenant veulent nous artubler de leur hypocrisie et de leur cagoterie parce que nous nous réjouissons qu’une revue publiée par les PP.Jésuites ait fait l’éloge de notre chef ! Si les conservateurs n’avaient fait- quo cela dans le passé, ‘ils ne laisseraient pas dans uo-tre histoire la réputation qui les déshonore et qui a incrusté à leur front l’épithète d'exploiteurs du clergé et (lu sent iment religieux dans uotre province.I.o geste pouvait être admirable, il est mesquin.Tant pis pour qui l’a fait.il n’y a pourtant pas si longtemps encore que le gouvernement français ralliait tous les esprits et tous les cœurs en récompensant dignement une héroïne religieuse, ainsi que le prouve une découpure du Gardois portant la date du 5 septembre 1895, que je rctrouvo dans mes documents.Je la reproduis ici dans toute sa simplicité : Mme Olympe Chaix, en religion su-ur Saint-Henry, de l'ordre du Saint .-Sacrement, vient d'être décorée â Unmans, dans la eom de l'hôpital où, depuis quarante ans passés, elle prodigue des soins toujours maternels aux soldats dt.petite garnison de la Drôme.CYst devant les bayonnettes d’un bataillon d’infanterie, devant un drapeau de régiment et de'tint tout, un corps d’oflleiers que la remise de cette décoration a eu lieu parle général Zédé lui-même, coiffé du chapeau à plumes et la poitrine constellée tie médailles.Et quand ie vieux généra! a embrassé la récipiendaire.ça été un tonnerre d'applaudissements, de ceux qui parlent du coeur et qui secouent l'être d'un frisson ému.Voilà, certes, de quoi faire oublier qu'elle tombe parfois, hélas ! a ties mains indignes, cette croix d’honneur qui est, selon la belloexpres-siott tie François Ooppée, ” la dernière étoile que nous faisons luire aux yeux du soldat mourant ".S/ J’ETAI^ DIEU Si friais /bit/, la irinri suait son s /mur, l.rs hommet seraient hoirs, /'abolirais h adieu, Ht nous ne verserion s ijiir des 'armes de joie, Si j'étais Idea.,Xt i',:tnis /.‘no, or iVaii.r /'mils sans rearers Vdrirairnl ; le Irarail /o serait./dus i/u'im jeu Car nous n'agirions /dos nue /mur sentir mis forces, Si /'étais ttieu.A l'Académie française Voici la liste dos candidats aux fauteuils laissés vacants par la mort de plusieurs académiciens : Fauteuil Gebhart.— MM.le général Donnai, Raymond Poincaré et Gustave Scliîumberger , Fauteuil llalévy.—MM.iirieux, Alfred Ca-pus et de Porto-Riche ; Fauteuil Copiée.— MM.Dorchain, Ilarau-court et de Pomairols.Fauteuil Huissier.—MM.René Dourine, .Stéphen I.iégoard et Gustave .Scliîumberger.Rien n’est encore fixé pour la date de réception des successeurs do MM.Berthelot, Thou-riot et Sully Piudhomuie.La Vie Heureuse ' Nullo lecture n’est plus attrayante et plus variée que la Vie Heureuse.C’est duns le numéro de juillet une profusion d’admirables $60,463 383,920 162.155.000 706.446.000 Les fêtes de Québec L'Action Sociale dit, parlant des fêtes de Québec : “ Une chose qui nous fait encore plus plaisir “ que lo succès, c'est le tou nettement canarien -français qui a caractérisé nos fêtes, mal- 1 gré l’impression contraire où on semble être 1 resté en certains lieux.Année par tête 1891 .$49.00 1892 .49.15 1893 .48.96 1894.49.40 1896.50.82 A ce moment, le parti libéral fut pincé nu pouvoir par les électeurs canadiens, et depuis lors, la dette a constamment diminué : - Dette nette Année par tête 1898 50.77 1899 50.G 2 î onn 49.88 rom 4 9.84 1902 49.59 1907 (au 31 mars) 42.84 Et si l’on prend pour base le* calculs du bureau de recensement qui donnent an Canada, au 31 mars 1908, une population de 0,865,500 habitants, la dette nette du Canada par tête do la population était, au 31 mars durnior, de $40.50.Do $50.82 par tête qu’elle était lorsque les libéraux sont arrivés an pouvoir, elle est tom-l>éo à $40.50.Pour un gouvernement qui,’’selon nos adversaires, conduit le Canada à la ruine, réduire la dette notto de $10 par tête, soit do 20 p.c , ce “ I.es spectacles historiques qui ont été, et de • beaucoup, le clou de la fête, ont produit la “ plus favorable impression chez tous ceux qui ont eu l’avantage d’y assister.1-es Canadiens-français en sont revenus l’âmo fortifiée “ par les vivifiantes leçons du passé, ot ceux des autres races ont pu mieux comprondro ce que nous sommes.photographies ries évènements actuels : les prétendants a la présidence des Etats-Unis, Tuft et Bryan ; quelques impressions de la vie Scandinave à propos du voyage do M.Fallièrcs ; les statuettes si vivantes ot si modernes du prince Troubetzkoy récemment exposées rue Royale ; les fiançailles do M.Jean Lanes et de Molle Fallièrcs ; quelques scènes applaudies do ce Peter Pan qui a fait courir tout Paris au Vaudeville j le Polo à Bagatelle ; les concurrentes au Conservatoire, otc , etc.C’est encore une fine analyse du cas de conscience que pose la comédie tirée par M.J ulos Lemaître du chef-d’œuvre de Mme Lafayette, la “ Princesse do Clèves ” : faut-il avouer ses sentiments, faut-il les taire 1— un fragment des mémoires de Mlle George, où la célèbre tragédienne raconte ses premières visites à la famille Bonaparte; de curieux détails donnés par le comte d’Haussonville sur l’étiquette de la Cour après la mort du grartd Dauphin ; une critique des dernières pièces jouées avant la fermeture de nos théâtres ; l’amusant roman d’avoutures “ Criminelle par Amour ”.Enfin la vie heureuse pose cette question : “ Quelles sont les qualités qui peuvent lo mieux contribuer au bonheur do la femme?” L’enquête dont vous lirez les premières réponsos so continue.Tout lo monde peut y prendre part.La Vie Heureuse, 79 boulevard Saint-Germain, Paris, (France).Si jetais fri en, pour lai, relie i/ue j’aime, .le dc/doiciais un ciel toujours Irais, toujours bleu.Mais je le laisserais, mon ange, la même, Si f liai s l>icu.sn.i.YcnvnnuSiHE ZZZ ZZXXZZZZZZZZXZ XXX Z XX x zzzxzzz-x augmentait le prestige et la valeur de la gloire qu’ils brûlaient de conquérir! Sa modestie entre en révolte, mais les fibres intimes de son cœur vibrent doucement, comme sous une caresse.Elle ferme les yeux, craignant do s’évanouir.— Ma sœur, dit le général, voulez-vous quo je vous embrasse ?Soeur Saint-1 lenry, suffoquée, no pout répondre, mais elle avance son visage bouleversé vers celui du général qui dépose deux respee- “ Il est résulté de tout ceci un respect et une 1 sympathie mutuels qui ne pourront qu’avoir 1 la meilleure iutluenco sur les relations â ve-1 nir.Des Canadiens-anglais do Toronto et de 1 l’Ouest sont partis de Québec avec une eon-1 ception tout autre de ce qu ’a été et de ce 1 qu’est la race canadienne française ”.Pensées L’essence de la démocratie est le nombre ; sa puissance est l’aptitude.Gabriel Hanotaux.Le sublime est l’élévation, la profondeur et la simplicité fondues ensemble d’un seul jet.Lacordairc.Pour rire Pensée caniculaire d’un gargotier : — C’est bizarre : si l'on veut conserver du poisson, il se gâte, et si l’on ne gâte pas ses clients, on no les conservo pas.Encourageons nos littérateurs L’article do notre distingué collaborateur M.A.-B.Cruchet, sur lo plus grand encouragement que devrait donner aux lettres le gouvernement provincial, a été reproduit par plusieurs do nos confrères.Le Canadien, de Montréal, en dit co qui suit : “ M.A.-B.Cruchet écrit dans l‘Avenir du Xorii un article demandant au gouvernement de Québec d’iuscrire au budget uno somme destinée â rémunérer, sous forme de prix, les meilleures œuvres de nos écrivains nationaux.“ M.Mousseau, qui a émis cette idée à la dernière session, estime que cet encouragement porterait un plus grand nombre d’hommes de talents â se consacrer â la littérature.” 11 est possible qu’il y ait, outre cela, quelque chose à faire en faveur de notre littérature “ L’article do M.Cruchet est tout vrai, et tout député qui aime sa l-iico et qui sait apprécier une littérature nationale, no peut faire autrement quo de l’approuver.“ f! incombe à notre législature do fairo quelque cbnso en co sens.“Nos parlements d’Ottawa et de Québec devraient avoir une plus grande sollicitudo xxxêz xx’zzzzz.z xx-txxzxx i-r-r-z xxxx xxxx •f § CHRONIQUE § -f H H XXXX ZXXXZ-7ZX XZXX ZXXX Z-Z-XZZ-ZfZZ ZZZZ Le triomphe de la vertu LE gouvernement français vient do décerner une récompense honorifique à trois humbles sœurs de charité, afin de récompenser publiquement les actes de dévouement inlassable de ces obscures servantes du Seigneur.Il faut, certes, qu’elles aient cent fois mérité cetto distinction poor contraindre le ministère Clemenceau à cette incohérence : honorer des religieuses ! Autrefois, on accordait la croix d’honneur à celles qui avaient forcé l’admiration par la sublimité de leur conduite, surtout lorsqu’elles avaient exercé leur ministère dans les hôpitaux militniros, comme c’est le cas pour colles dont il est question en ce moment.Aujourd’hui, lo cabinet, ne pouvant se soustraire à uti impérieux devoir, marque combien ce beau geste lui est déplaisant en no décernant à ces saintes filles que des médailles semblables, à peu près, Scelles qu'il répand dans les concours agricoles.La lecture de ce fait-divers m’avait fait tressaillir, m’avait rnis un frisson dans les veines et de l’eau dans les yeux.C'est pourquoi je l'avais découpé et mis de côté, à portée do ma main.Aujourd’hui, malgré le temps et la distance, ces lignes font surgir la scène devant moi, et il me semble que j'ai été spectateur-dans cette cérémonie.Voici co que je vois â travers les quelques lignes du journal parisien : Les troupes sont rangées dans la cour de l’hôpital, en grande tenue, saejau dos, baïonnette au canon.Le drapeau du régiment, cravaté du ruban moiré de la Légion d'honneur, étale fièrement ses plis soyeux sur- lo tricolore desquels se détachent en lettres d'or les noms des glorieuses étapes qu’il a parcourues.Lo général Zédé, entoure d'un état-major imposant, jette un dernier regard sur l’ensemble pour s’assurer que tout est en harmonie avec le caractère solennel do la cérémonie qui va s’accomplir.l/a cour de l’hôpital qui a servi depuis quarante ans de champ do bataille à la révérende sœur Saint-Henry, est bordée d’une double rangée de tilleuls centenaires, dont les fouilles glabres frémissent doucement sous un vent caressant.A travers los fûts dos arbres, on distingue, dans l’ouverture béanto dos hautes fenêtres, des points blancs qui jaspent le fond sombre des salles : ce sont les bonnets de coton — los tuques — ries malades assez valides pour quitter leur couche et qui se demandent co que signifie cet appareil inusité.Au zénith, le soleil fixe son œil immense sur co tableau minuscule, et son puissant rayonnement rend plus absolu encore lo silence grave qui règne en ce lieu.Deux aides de camp se sont enfoncés sous la haute porto cintrée, assise sur quelques larges marches de pierre, qui donne accès dans l’hôpital.Iai général a los yeux fixés sur cette porto.Soudain, uq commandement éclate : “ l’ortez armes !., présentez armes !.” J .a troupe exécute ces deux mouvements avec précision et l’on u’entond que le choc dos mains sur les crosses.Le général, placé devant ses hommes, tire son épée et s’apprête à rendre los honneurs du salut à cello qui apparaît sur le perron entre les doux aides de camp.Etonnée, la tévérendo sœur fait un mouvement de recul, mais les deux officiers lui saisissent respectueusement les mains etl’entrainent doucement devant lo front des troupes.Le général s’avance alors vers elle.Tl est rouge comme un coquelicot ot ému comme uuo vierge qui monte à l'autel.Il s'adresse â la bonne religieuse d’une voix tremblante: — Ma sœur.hum !.ma sœur.lo président do la République m’a charge.hum !.chargé au nom do la France jalouse récompenser dignement ses enfants, de placer sur votre noble poitrine la croix d’honneur lont vos vertus et votre admirable dévouement vous rendent si digne.Après co petit discours qui a coûté bien des efforts au vieux brave, il prend la croix des mains d’uo officier et épingle cet emblème de honneur sur la guimpe rudement empesée do a digne religieuse.Celle-ci, pâle comme un cierge sous sa cornette immaculée, reste interdite et no peut, répondre que par un soupir douloureux aux paroles rudes et banales que vient de prononcer le général.Ah ! c’est que la chère créature comprend la portée de la distinction dont elle est l’objet.Depuis qu’elle a dévoué sa vio au soulagement des douleurs de ces pauvres pousse-cailloux, elle en a tant vus, sur les champs do bataille et ailleurs, mourir consolés, retrempés, transfigurés.Pourquoi î Parce que, à côté de la croix du Christ qu’elle présentait â leur dernier souf-:1e, ils voyaient la croix d’honneur, récompense lu sang versé pour la patrie.D’une main, ils tenaient le pied de la croix rédemptrice qu’ils pressaient sur leurs lèvres décolorées ; do l’autre, ils appuyaient la croix des braves ot des purs sur leur poitrine trouée.Avec ce double viatique, les héros les plus imberbes prenaient sans désespoir la route de l’éternité.Et on la lui donnait cette croix d’honneur ! on la lui donnait à elle, l’humble religieuse ! ou la lui donnait en grande pompe, sous lès plis d’un drapeau qui résumait l’honneur national de son pays ; sous les yeux de ces pauvres soldats pour qui ollo avait do si ardentes et do si chrétiennes tendresses ; au milieu de cette cour d hôpital, si familière à ses yeux, si tranquille, si inondée des rayons du soleil du bon Dieu ! Et cette croix, emblème de l’honneur, de la vertu, do la science, du dévouement, elle la tenait do la main d’un vieux général qui s’était fait balafrer sur tous les champs de bataillç et qui tremblait pour la première fois ; elle la recevait au milieu de tous ces jeunes et braves officiers, découverts, émus, le front courbé, saluant en sa personne uno gloire nouvelle qui tuenx baisers sur les joues do cetto sainte femme, tandis que deux grosses larmes d’attendrissement roulent sur sa peau tannée et vont so perdre dans sa vieille moustache.Alors, au mépris des sévères règlements mi- litaires, un hourra formidable retentit.11 s’échappe des port riens de tous les assistants, et personne ne sor-ge â réprimer cet élan du cœur, ce cri inconscient arraché par la reconnaissance ut l’admiration.Voilà ce qui s’est passé on France, il y a treize ans.Pourquoi il’a-t-on pas décoré aussi solennellement les trois modestes religieuses quo l’on a jugé dignes, cependant, d’uno récompense ?Pourquoi a-t-on marchandé le prix de leur dévouement en no leur accordant qu'une médaille banale plutôt que la récompense suprême a laquelle elles avaient droit ?.Pour quoi ?.Parce quo les violentes et sauvages passions qui agitent les hommes so mêlent i toutes leurs actions, bonnes ou mauvaises, ot que l’orgueil humain l’omporto sur la justice.N’iinporto ; la récompense accordée à ces trois humhles femmes prouve que lo ministère ;ui s’est attaché â la destruction des ordres religieux ne peut lutter contre lo sentiment populaire qui est avant tout équitable.Elle prouve encore quo l’athéisme en Franco est beaucoup plus hypothétique quo ne veulent bien le dire les organes et les personnages politico-religieux qui sacrifient sans vergogne la vérité à leurs ambitions déçues ou à leurs rancunes non satisfaites.Elle prouve enfin quo les brutalités d’un ministère éphémère no peuvent valoir comme argument définitif, puis-lu’ollos doivent céder â la force rayonnante de la vertu ot de l’abnégation.1 Ikn'hi Roullaud Une brillante soirée Sur l’invitation de Mme Henri Rolland, un joyeux essaim du jeunes filles et do jounos gens et quelques couples de jeunes mariés se rendaient, lo jeudi soir 30 juillet, â une fête champêtre costumée.La demeure et la pittoresque propriété de M.Henri Rolland étaient hrillammont illuminées Des centaines de lumières électriques et de lantornos vénitiennes circulaient comme des guirlandes do feu à travers les arbres du bocage, autour des corbeilles de Heurs, le long tlo l’avenue jusqu’à la rivo où leur douce lueur so reflétait dans l’onde de la rivière du Nord.Les invités, revêtus do costumes variés, donnaient à la fête un aspect étrange tenant du merveilleux et rappelant les scènes enchantées d’un conte de fées.' L'Orchestre jérômien fit les frais de la musique, alors que, sut uno immense plato-formo entourée do verdure et du lumière, glissaient en brillantes théories les danseuses parées do costumes gracieux, se balançant en cadence au bras do leurs danseurs costumés dans tous les gen res.Far moments, on aurait cru voir surgir, diaphanes, impalpables ot légers comme la brise, dos fantômes du tumps jadis s’éveillant pour un dernier bal.Pendant plusieurs heures, au rythme dos valses et des gavottes, les couples enlacés évoluèrent avec entrain.Nous savons certains pieds délicats qui furent infatigables, pieds nerveux que moulait lo bas do soie ou quo baisait la frange d’un brocart._ Dans le cours do la nuit, la voix do Mlle Yvonne Pepin, si cristalline que fonde voisine de la rivière du Nord tressaillit comme sous la carcsso d’une cascade perlée, lança vers la voû-to du ciel bleu et tout brodé d’étoiles, los notos de joyeuses romances d’amour.Ce fut exquis.Mme Henri Rolland, accompagnée de Mme J.-B.Rolland, mère de M.Henri Rolland, reçut ses invités avec un charme tout particulier.Le joli costume do japonaise dont elle était revêtue, no faisait qu’ajouter à sa grâce habituelle.M.Henri Rolland fit aussi les honneurs de sa maison avec la gaieté entraînante qui lo caractérise.Vers la fin de cette fèto merveilleuse, un réveillon fut servi sous les arbres d’uu délicieux bocage, dont l'air capiteux, cette belle nuit-là, sentait la poudro do riz et était parfumé délicieusement.Voici les noms des personnes qui ont pris part à co bal champêtre : .Mmo Henri Rolland, japonaise; Mlle Yvonne Pepin, danseuse basquo ; Mlle Hattie Cuer-rier, le Canada ; Mlle Juliette Prévost, tpapil-lon bleu ; Mlle Cécile Prévost, printemps; M •-.sja&bfe «t-.v-Aii 6245 f/AVENIR DD NORD 7 AOUT 1908 Germaine Grignon, cupidon ; Mlle Clémentine Pager, gypsie ; Mine K.Her tie, papillon ; Aille Estelle Tliébcrge, bergère Wat-f.eau ; Aille Marie Brazeau, bohémienne; MlleRoseBnize.au, dame romaine ; Milo Emilio Hughe», good luck guild; Milo Nellie Guerrier, japonaise; Mlle Ernostino Mirault, indienne; Mlle Eugénie Pager, genre empire ; Aline Joseph Quintal, la violotto ; Mme Hardy, marquise I/iuis X V ; Mlle C.Castonguay, lu nuit ; Aille Fleur-Ange Nautel, cartomancienne ; Mme Alfred üibault, l'été; Mme C.-E.Marchand, napolitaine : Aille Virginia Egan, duchesse ; Aille Rlundine Matte, costume empire ; Aille AIarie-Joseph Matte, bébé ; Aille Irèno Malte, baronne do Staël Mlle Annette Rapoiutc, le jour et la nuit Aille Jeanne Rolland, chaperon rouge ; Mlle Morg.Rolland, ange; Aille Nanette O'Shea, poupée; M- Henri Rolland.Roméo; AI.Joseph Beaulieu, picador : M.J.-B.Nantol, magistrat ; M.Gaétan Valois, joueur de lawn tennis ; Al.G - A.Beaulieu, Cyrano do Bergerac ; M.Chs.Du bue, toréador ; AI.L.-A.Michoud, marquis Louis XV ; Al.Henri Baront et M.S.Rodirr, marins du 11 Léon Gambetta " : AI J.Donnelly, marquis Louis XV' ; Al.AI.Aikell, amiral ; AI.J.de AloutgolBer, marquis Louis XV ; AI.C.-E.Alarchaud, matelot ; Al.Jean .Situaid, marquis ; AIM.Jean et Achille Rolland, pierrots ; M.Olivier Rolland, Louis XIV.Vai.bt du cocüu Le Tricentenaire Un populaire chansonnier a composé, durant les fêtes do Québec, les couplets suivants : Demain, je jiars avi c Alu chère pour Québec.Nous allons, sans mystère, Voir le tricentenaire.Les fêtes de Champlain Vont linin', dit-on, leur plein.Et dans la capital» Sera le Brine' de Galles ; On dit qn' c'ist très curieux, Qu' ça fait ouvrir 1rs yeux, ni: ru ai.v La foule est immense Pour voir la danse Des citadins En algonquins.Des québecquoises En iroquoises.On voit des gens De trois cents ans.Point ne m’étonne Si ca grisonne : La jeuness- n’a qu’un temps.II On dit qu'ils sont à sec.Les citadins de Québec ; I.'aqueduc partout crève, Il faut boire à la grève.Alors j’apporte un seau Aux trois-quarts rempli d'eait Que j’ vendrai Men 1 sous 1' verre.Je pens’ fair' mon affaire.C’est 1' prix de tout par là.Et du mond’, s'il y eu a ! (Refrain) III Faudra, sur les boul'vords Prendre garde aux hussards.Avec leurs airs honnêtes Aux femrn’ ils tourn’ les têtes.J" vous d'm&nde uü peu quel liée Je Trais en r'venant de Québec, Hi j’étais solitaire Et sépal e d' ma chère.Y m’ faudrait dire aux gens i *• EU' rest’ voir les pageants ».(Refrain) IV On dit qu' l'encombrement Va causer d’l’écrasement.Hi j’étais sûr de l’affaire.J’emmènerais ma bell'-mère.Car elle aime à tout voir, Et je m’f rais un devoir I)e la mettre dans la houle, Ail courant de la foule.Et j' dirais au cramjxin : .•• BeU'-maman, tenez lion ! (Refrain) X.Au citoyens de la de Saint-Jérôme ville h Nous somme.s heureux que le conseil de ville se montre disposé à mettre en pratique à peu près ce que nous disions ici, la semaine dernière, au sujet du monument Labelle.Nous nous en réjouissons pour le bon renom de notre ville.Etant donne que nous mettions do côté b ou 7 mille dollars qui, en tout ou en partie, serviront à l'érection du monument du curé labelle, il restera sur le montant que doit nous payer la compagnie Commerciale de caoutchouc, la soin me do $25,000.Qu’en ferons-nous ?On nou.s permettra de donner encore une fois notre franche et sincère opinion.Nous n'avons que l’embarras du choix dans l’emploi que nous pouvons faire de cette somme.D’abord, la ville qui est sur le point d’effectuer un nouvel emprunt do $50,000 pourrait diminuer de 825,000 cedit emprunt.Par là nous allégerions le poids des intérêts que nous avons à payer chaque année.Toutefois, nous savons que les debentures pour un emprunt de $50,000 ont été émises et que notre conseil est en voie de faire cet emprunt à de bonnes conditions.Nous n’insistons donc pas sur ce premier emploi que nous pourrions faire des $25,000.En deuxième lieu, on pense depuis longtemps à mettre entre les mains du conseil l’entretien de nos chemins et de nos trottoirs.Nous en sommes, et il serait peut-être oppor tun d’appliquer une partie de nos $25,000 à l’amélioration uniforme de nos chemins et à la reconstruction de nos trottoirs, toutes choses qui seront très coûteuses.La balance qui nous resterait serait déposée à la banque et considérée comme fonds spécialement consacrés à l’eDtretien et à l'amélioration future de nas chemins et trottoirs.Cotte s-conde manière d’employer la petite fortune qui tombe dans notre caisse municipale nous assurerait des améliorations notables et désirables, mais no nous donnerait aucun revenu.Or, il nous parait que dans l’état actuel de nos finances la ville doit surtout se chercher de nouvelles sources de revenus.Ceci nous amène à déclarer que, selon nous.Je meilleur emploi que nous pourrions faire des $25,000, serait d’établir ici une usine électrique et de mucicipaliser l’éclairage de la ville.L’Avkxir do Nord, se faisant l’écho de plusieurs hommes d’affaires do notre ville, a plusieurs fois engagé nos conseillers à réaliser ce projet.Qu'on nous permette d’y revenir avec insis-tanoe aujourd’hui et de répéter ce que nous avons déjà écrit à ce sujet.• • • Pourquoi ne pas nous éclairer nous-mêmes 1 Pourquoi no pas exploiter à noir» avantage une usine électrique, plutôt que de verser des sommes considérables dans les mains d’une compagnie étrangère ?Telle est la questions que nous posons franchement et clairement à tou.» les citoyens de Saint-Jérôme.Tous savent que nous payons $1,000 par année pour l’éclairage de nas rues seulement.Cette somme repr oseille l'intérêt a 5 d’un capital île $20,000.Or, il a été démontré par de» rapports d’ingénieurs compétents, qu’avec un capital de $30,000, et peut-être moins, on peut installer par toute la ville un système d’éclairage à l’électricité.Hi donc la ville empruntait cotto somme de $30,000 pour établir à son profit ce système d'éclairage, les contribuables auraient à payer en intérêts et fonds d'amortissement, chaque année, $1,500.Alui», grâce aux $25,000 dont nous disposons, nous n'aurions à emprunter qu’ouviron $5.000 dont l’intérêt annuel no s’élèverait qu a $250.Or, nous le demandons à tous les citoyens soucieux de l’intérêt do la ville : vaut-il mieux donner $1,000 chaque année à une compagnie qui éclaire mal nos rues, ou bien payer $250 if intérêt et puis être les propriétaires d'une industrie qui rapporterait au coffre public 25 et même 30 % ?En réalisant le projet que nous soumettons à l’attention du public, non seulement nous n’aurious plus à payer $1,000 par année pour le mauvais éclairage de nos rues, mais nous serions en état de fournir a tous les citoyens une lumière supérieure à meilleur marché, et, de plus, l'argent que nous placerions dans cetre entreprise rapporterait au Moins 25 V à lu ville.L'exploitation do la lumière électrique dans une ville comme la nôtre, donne des bénéfices considérable».Voyons plutôt : Que rapporte un réseau d» 3,000 lampes à $3.00 pur année î Le joli montant de $10,800.Nous disons 3,000 lampes, car si la compagnie actuello en compte 1,500 au prix élevé de $1.80 et $0.00 par année, n’est-il pas raisonnable du supposer que ce nombre doublera au prix abaissé de $3.00.Faisons, si vous le voulez bien, le calcul suivant : Voici quelles seraient les recettes et les dépenses approximatives au cas où notre ville installerait une usine électrique, en employant pour cela les $25,000 qui nous reviennent de la compagnie Commerciale, et en empruntant le surplus de $5,000 qui nous serait nécessaire : REC CITES 3,000 lampes à $3.00.$10,800 Eclairage des rues (que nous aurons gratuitement).1,000 $11,800 DEPENSES Salaires.$1,000 ____ 200 ____ 250 __________350 $1,800 Excédent en bénéfices.$10,000 Et remarquez bien que nous ne faisons pas entrer dans les recettes les revenus provenais* d une foule de petites et même de grandes industries qui se serviraient de moteur électrique, puisquo l’usine municipale pourrait fourni l’électricité le jour comme la nuit.Bref, nous sommes profondément convaincus que la ville ferait un excellent emploi dos $25,000 en muqicipalUaut le service électrique à Saint-Jérôme.Ce système existe dans un très grand nombre do villes et de villages, en Europe et en Amérique.Presque partout il donne une complète satisfaction.Les endroits où ce système n’a pas répondu aux espérances sont très rares et ne font que confirmer la règle générale.De plus, ces rares échecs sont dus à des causes couuues qu’il nous est facile d’éviter.Que la ville applique, comme nous le demandons, les $25,000 de la manufacture de caoutchouc et nous aurons les résultats suivants : lo.L’éclairage de nos rues qui nous coûte $1,000 par année, ne nous coûtera rien.2o.Les citoyens pourront se procurer une excellente lumière a bien meilleur marché que maintenant.3o.L’argent que nous appliquerons à cette entreprise ne constituera pas une dépense, mais un placement fructueux qui rapportera à la ville au moins $10,000 par année do bénéfice ?et.Lk Franc.que«, qui a la force de la tradition, la poésie de l’eflbrt, la chevalerie de la générosité, la soif de lu justice et de l'idéal.Nous l’aimons, en un mot, parce quo c’est “notre pays” : et eo mot exprime bien toute la douceur de la terre natale.assurances.Intérêt sur capital emprunté Réparations et imprévues.L’éloquence canadienne-française Plusieurs discours remarquables ont été prononcés par des Canadiens français aux fêtes de Québec.Nous nous proposons d’en citer ici les plus beaux extraits.Nous donnons aujourd’hui la péroraison du splendide discours prononcé par l’honorable M.Turgeon.o o o o ri : î - » *.-j.î______.a j.i.- • vi*imu» .ici t c uts *mcui ci/ ut: iiBHUU.*, je voudrais que ma voix fût aussi puissante que le cor magique de Rolland, pour porter au loin l’expression de mon amour et les accents de mon orgueil ! Terre qui frissonne de vie, avec tes lacs et tes source», avec tes rivières baignant les grandes plaines et reflétant les géants moussus dos immenses forêts, avec la mélodie des torrents et le chant de» cours d’eau, resplendissante de l’écume des cascades et arrosée par le Haint-Laurent, “de toutes les rivières fameuses, la seule qui soit invariablement pure ”.Terre vivifiée par nos rudes hivers, qui font passer de» souffles d’énergie et de gaieté sur les champs couverts de glace ! Terre sur laquelle les montagnes jettent des ombres géantes et où les plaines fertiles s’étendent à perte de vue ! Terre où dort le souvenir et où ’espérance est à l’aise Terre pleine de la poésie des champs, des étoiles et des âmes ! je te salue ! Je comprends que ton immortel découvreur ait pu, à la vue do ta splendeur immaculée, jeter ce cri qui ne sera jamais au dessous de la réalité, mais qu’on no pourra jamais dépasser.“ En vérité, la Nouvelle-France n’est pas un royaume, mais bien un monde nouveau et parfaitement beau Et nous n’aimons pas seulement les beautés naturelles de notre pays, Jnous l’aimons a cause de ses beautés morales, à cause de la complexité admirable de son âme faite de races diverses, qui allient leurs vertus communes dans une entente cordiale perpétuelle, à cause de son âme où il y a l’amour des libertés civiles et politi- La plaie de l’alcoolisme L'alcool envahisseur est subtil et puissant, il est plus à redouter pour notre pays, pour nos famille», que les invasions à main armée ; dans ces dernières vingt années, il a coûté à la Russie 8 milliards de roubles ; à B Allemagne, 21 milliards tie marcs ; à la Franco, 35 milliards de francs ; à la Suisse, 3 f milliards ; aux Etats-Unis, un milliard de dollars par année.Dans ces mêmes vingt années, il a fait en France 800,000 victimes ; dans un siècle, qui se dit siècle de progrès, de lumière, ce poison est bu sous plus de deux cents formes ; c’est un péril naturel à cause de l’hérédité.Quelle lugubre histoire que celle de l’ivrogue : c’est le pire fléau qu’ait enregistré l’histoire.Et depuis une trentaine d’années, il s’est produit un fait nouveau : c’est que la femme est atteinte, elle aussi ! La proportion grandit d’une manière effiayant-e ; olie était d’abord pour les alcooliques d’un hôpital de Baris, de 25 pour cent ; maintenant, elle est de 50 pour cent.la femme alcoolisée, c’est la femme déchue, prostituée.L’humanité est à un moment décisif U’si la femme est atteinte et vaincue par l’alcoolisme, ce sont les digues détruites, les forteresses ren versées, l’ennemi dans la place, la fin de la nation ; si les mères donnent le jour à des êtres dégénérés, le peuple est condamné à Jisparaitre.C’est une poignante réalité.Il faut réagir, il faut faire entendre un appel vibrant.Et qui le fera, si ce u’est la femme, la mère.C'est une éducation à commencer dès le berceau ; si, pour la lutte, il faut l'homme, avant lui, il faut la femme ; l'avenir des enfants est l’ouvrage des mères ; chacun commit la force dos mauvaises habitudes et la faiblesse des bonnes résolutions ; ayons pitié des enfant», donnons-leur, dès leur plus jeune âge, de saines et fortes habitudes d’abstinence.L’épouse, avant do gagner ses enfants, doit gagner sou mari ; l’alcool est un poison qui agit sur la postérité, sur la race.Que de maladies terribles, que d’existences dégénérées, parce que le père était un alcoolique ! Aux jeunes filles, aux fiancées d’aujourd hui et de demain, nous disons : Epouser un alcoolique, c’est préparer votre malheur et celui de vos enfants ; c’est vous forger des chaînes qui feront do votre vie un bagne.N’acceptez à aucune condition la main d’un alcoolique, par pitié pour vous-mêmes et pat-pitié pour les enfants à naître.Dans un cas pareil, point de compromis.C’est donc en tout premier lieu à la mère qu'incombe la tâche de prémunir et d’armer l’enfant ; sous le regard et avec l’aida de Dieu, piéparez une jeunesse qui dira à l’alcool : *• Gare à toi, nous grandissons ”.En haut les cœurs, pour l’autel et lo foyer, pour Dieu, la patrie et l'humanité.Il no autlit pas de relever ceux qui boivent, il faut prévenir le mal ; et, avec cetto conviction, il faut travailler, tout d’abord, dans son milieu, dans sa famille, puis autour de soi.Que toutes les femmes convaincues du mal que fait l’alcool prennent part à la lutte contre l'iv rogne rie- H.B.Les insensés Emploient les lavements et le tabac en poudre, Mais avec cela le catarrhe et les irritations demeurent.Ne soyez pas insensés, soyez sage en employant lu Catnrrnozone, le seul remède qui apporte une guérison complète.M.Neville, inspecteur des mines de la Nouvelle-Ecosse, écrit: “Le Catarrhozone est le meilleur remède que j’aie pu trouver ; il m'a guéri du catarrhe et je le recoin mande comme le remède le plus puissant”.En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.COMMENCE DE PEAUX | Québec, le 4 août 1908.Monsieur, Nou.s avons le plaisir do vous informer que le marché des peaux do bœufs, veaux gras, veaux d’habitants, est très ferme et même à la hausse.Voici une liste de prix en conséquence : Peaux de bœufs salées, vaches, taures, stears, etc., sans queues et sans cornes, plein poids votre station, en condition marchande, Vie.la livre.Peaux do veaux d’hahitants ou de cultivateurs, pesantes, 90 c.à $1 la pièce.Peaux de veaux d'habitants ou de cultivateurs, légères, 75 c.à 90 c.la pièce.Peaux de veaux gras des bouchers, rognées, 14 c.la livre.î Inoffrnsif, d'une pureté absolue, guérit en ^ 48 HEURES le* écoulements qui J •«igearent autrefi-t> / des semaines de traite- j ment par le copahu, le cubé be, les et les injections.opiats Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants Ce sirop est reconnu comme le meilleur pout le sommeil, la dentition, contre les coliques et la diarrhée Demandez-le donc toujours.En vente partout.Dépôt: 1449, rue Saint-Laurent Montréal.2 Prenez du BYRRII, il vous réchauffera et vous évitera les refroidissent c nts et les rhumes.Chez les marchands de Vins et Hôteliers.Peaux de chevaux, $1.50 à $.‘{.00.Peaux de mou ton h, suivant la quantité do laine, 10 c.à $1.Ja Crin do cheval, *J0 à 50 c.la livr«°.Crin do cheval mort, 1U à *JÛ c.la livre.Suif No.1 fondu, 5 c.la livre.Vieillea claques, 0 c.la livre.Ces prix nont pour ties marchandises livrées et pesées ici.Nous fournissons gratis les cartes d'envois.Attachez très bien vos paquets sans oublier fie mettre une carte sur chaque paquet.Toutes ces dernières peaux doivent être bien .salées avant l'expédition.Pour plus amples informations, écrivez nous.Nous payons le fret sur tout envoi de 200 livres et plus.Quebec Ht de A* Skin (’o.Examinez votre estomac Quand on a de la ditliculter à se dilater le cœur, c’est un signe qu’il y a congestion et froid.Hier» ne vous remettra plus vite que la Nerviline ; en effet, elle adoucit la congestion, chasse le froid et prévient la pneumonie.Des milliers de personnes emploient l.t Nerviline.En vents?à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.IiUskville — Notre Curé, l’abbé Desjardins, a été absent la semaine dernière.Il est allé assister à la retraite des prêtres, à Ottawa.— Etaient'de passage ici : AI AL A.Maisonneuve et E.Desjardins, d’Angers ; Mme Ques-nêî, de Hawkosbury ; Alellu AL Perrier et Aline Lusignan, d’Aylmer ; Ailles B.et G.Desbien», d’Otawa chez leur mere.— Dimanche il y a eu un joyeux pique-nique organisé par Aimes J.-B.Lamirande et Noé Perrier.Y ont pris part : AL et Aime H.Lamirande et leurs enfanta ; Al.et Aime Jos Perrault; Mme Vve Joseph Desjardin», AL et Aime N.Perrier et leurs enfants, A?»t Aime AV.Gascon, MM.Lucien et Arthur Desjardins, Al.et Mme J.-B.Lamirande, AI, et Mme E Desjardins et leurs enfants.Après un succulent souper et d* s promenades sur 1 eau, les invités remercièrent les organisatrice» et s» séparèrent en se promettant bien d’y retourner avant longtemps, __ Mme A've Joseph Dnsja-dins est allée voir sa fille, Sœur St-L»uis de Gonzague, de la coin munauté des HS Grise» a Ottawa.__ MM.les abbés V.Pilon, curé d’Angers : !.Pilon, curé de L’Orignal ; A.Labelle, cure d’Aylmer, sont venus rendre visite à notre cur**, il y a quelques jours.____JJ.AV.Tratnbiey.qui était à l'hôpital depuis quelques temps, est retenu dans sa famille eu pleine voie de guérison.__ La récolte du foin est terminée ; elle est assez bonne.Le grain parait devoir donner un bon rendement.__ M.Henri Desjardins, de Suint Janvier, qui était depuis 3 semaines chez sa sœur, Mme J.Desjardin», est retourné dans sa famille.Inconnue CÉLÈBRES TRENTE-CINQ ans de succès.CcfJres-Forts et Poêles EN ACIER _ Direct de notre fabrique au client.Vendu avec .r • i ¦ e rqtu Chnpleau veut dire - i’> rfectiou, Solidité, Economie, Sûreté.LYMB'JRNF.R LIMITED ' Itlckvl.ar*(i tit.«:!¦'.v \ ‘ NTI ¦ K rr BUREAUX 70 rue Notre Dime Est.SâtS rue «1rs Commissaires.MONTREAL.l’a jm te le ou un eofTrc-fort s’achèUui raremeut.Exigea; uotrr marque.Le soin des yeux, particulièrement des yeux des -—- enfants- Est si important qu’il est inutile d'insister sur sa nécessité.Une burine vue est inappréciable.Si vos veux vous causent des ennuis.S’ils vous causent des maux ! de tête.Si vous ôtes obligé, pour bien voir, de tenir votre ouvrage | ou votre lecture à plus de sei/.e pouces, N’ATTENDEZ PAS.Consultez in,médiiileineiit un opticien.Les opticien» ambulants, charlatan» et soi-disant I spécialistes nbimeiit plus les yeux que toutes les maladies connues.Pour l'examen de la vue j’emploie les méthodes les plus nouvelles.Examen gratuit de la vue IV.-H.GARRETSEE.1er Vice-Président de l'Association Canadienne des Opticiens LACHUTE, P.Q.Mères! Protégez vos Jeunes Filles LEUR SANTE C’EST LEUR AVENIR Apprenez-leur à se mieux connaître et faites qu’elles puissent toujours jouir des bienfaits des PILULES ROUGES.FAITES-EN DES FEMMES FORTES ET ROBUSTES EN LEUR FAISANT PRENDRE DES PILULES ROUGES A leur tour, plus tard, elles les recommanderont à leurs fillettes.Témoignage de Mlle ALICE ROY, 282 rue St-Andre, Montréal—Dyspepsie nerveuse, Epuisement guéris par les PILULES ROUGES.De par la nature même de leur constitution, les jeunes pefeonnes sont plutôt portées à la dégénérescence physique et c’est ce qui explique la débilité feminine.11 serait à souhaiter que même la toute jeune fille eût conscience de son état.La jeune fille devrait être mieux renseignée sur sou avenir immédiat comme aussi sur les dangers qu'elle encourt et ses propres facultés qui se développent.Instinctivement, elle recherche la cause des mystérieux effets qui la troublent.La brutalité de certaines découvertes, qui la prennent par surprise, est un choc par trop violent pour son tempérament si nerv- ux.Puis, que de troubles pourraient être évitésetque de dangers seraient épargnés?Les mères qui nous comprennent peuvent seules juger de telle ou telle situation.C’est à ces dernières qu’incombe le devoir d’aviser à temps leurs fillettes et de les préparer intelligemment.- A ce propos, il est des notions hygiéniques qui se recommandent tout spécialement.Ce premier pas ne saurait être franchi sans y apporter beaucoup de précautions.Il aura une influence capitale dans la vie de cette petite femme qui va maintenant s’appeler grande fille.Cette importance n’cchappe à personne, niais bien du monde ne semble pas s'arrêter d’une façon sérieuse.En toute chose, il faut aider la nature.Dans cette transition de vie, il s'opère un travail considérable et celui-ci nécessite une dépense extraordinaire de forces et d'énergie.Tout le système en est affecté, car l'organisme entier subit une transformation complète.Pour suppléer aux forces qui s’épuisent, il faut une surabondance de nourriture pour les nerfs, la chair et le sang.Rien ne saurait donc être plus à propos que les Pilules Rouges qui, à la fois, fortifient les organes, tonifient les nerfs et enrichissent le sang.Prises en temps opportun, les Pilules Rouges éviteront de très graves désordres qui peuvent surgir et dont les conséquences influeront peut-être, des années durant, sur la santé qui demeura chancelante.De même que les Pilules Rouges empêcheront toujours certaines maladies de se manifester chez les jeunes filles et qu'elles leur procureront un surcroît de santé, elles remédieront également à tous les défauts de constitution, feront recouvrer force et santé à celles qui sont malades.C'est là une double prérogative dçs Pilules Rouges que de prévenir la maladie et de guérir le mal, et elles y réussissent toujours.Ainsi donc, les jeunes personnes débiles, épuisées par la faiblesse, celles qui souffrent de pauvreté de sang, les anémiques, etc., n'auraient qu'à prendre des Pilules Rouges pour se rétablir.Et c’est bien tout ce qui peut leur assurer le retour à la santé.Comme reconstituant des forces féminines, régénérateur, tonique du système, procréateur du sang, il n'y a rien qui puisse être comparé aux Pilules Rouges en tant que qualités, vertus et effets.Chaque essai a été un succès marqué, car elles n'ont jamais failli dans aucun cas.Exemple; Je souffrais de dyspepsie nerveuse depuis trois ans.Le plus fort de mou mal semblait me tenir sur l’estomac.Depuis trois ans mon état allait toujours de mal en pis.J'étais complètement épuisée.Pourtant deux médecins m’avaient soignée et j'avais pris un bien grand nombre de remèdes.Ale voyant ainsi dépérir, j'allai aux bureaux de la Cie Chimique Franco-Américaine, où je consultai les Médecins spécialistes.Pour toute ordonnance l'on m'avisa de prendre des Pilules Rouges, car tout mon mal était dû à la débilité générale.Fac-Similé d'une boite de Pilules Rouges.ÎT< **?*¦¦ ’ a» - - m- '• ?*" ' - r*B« ^LES FEMiESmfcSrt *«/•»/ ».J Prix 50 Ccm\ Dtsrm* Co****xo «V//- Chu t s Six 'Boires é2.So Ruées pla Ml A-AlQuC r&AHCO A/xrRtCAlMC ¦ - //os rq»., .V MELLE ALICE ROY.2S2 St-An(L-é.Montréal.J’ai suivi à la lettre les bous couse ils des médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine, et six mois après que j’eus commencé à prendre des Pilules Rouges, j’étais redevenue en excellente santé.Les Pilules Rouges m’avaient complètement guérie! Aujourd’hui encore je suis mieux que jamais et je n'éprouve plus le moindre malaise."—Aille ALICE ROY, 2S2, rue Saint-André, Montréal.Tous les maux-, toutes les souffrances, toutes les maladies que la femme a si souvent à supporter, les maux de tête, les maux de cœur, les migraines, les névralgies, les vertiges, les suffocations, les palpitations, les étouffements, l’anémie, les pâles couleurs, les nervosités, les moments de tristesse de mélancolie, de découragement, de faiblesse; toutes les difficultés qu'ell» a si souvent pour traverser les périodes plus ou moins critiques de son existence, n’ont souvent d’autres sources que le beau mal et ses corollaires inévitables, la faiblesse du sang, le faiblesse des nerfs, du coeur et la faiblesse générale.Le premier soin d'une femme qui n’est pas bien portante, qui souffre ou qui est affaiblie, soit par les maladies, soit par toute autre chose, doit donc être de se procurer les Pilules Rouges qui guérissent chaque jour tant de femmes, de jeunes filles, de jeunes mères, de femmes âgées atteintes de différentes maladies qu’aucun autre remède ne parvient à guérir.Femmes âgées, jeunes mères et jeunes filles, prenez donc les Pilules Rouges.Quelques boites suffiront pour rétablir votre santé, vous rendre vos forces perdues, régulariser toutes les fonctions de votre corps et rétablir ainsi très complètement votre organisme ébranlé, débilité, anémié ou même épuisé.Seulement u acceptez pas le premier médicament venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules sont payés par des fabricants peu délicats chaque fois qu’ils parviennent à remplacer les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco Américaine par un de leurs produits.Exigez donc les seules Pilules Rouges qui portent sur leur étiquette le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes les bonnes pharmacies.N’acceptez pas non plus de ces Pilules, dites “Pilules Rouges” que des colporteurs ou colporteuses, passant par les maisons, allant de porte en porte, vous offrent.Ces gens .sont des imposteurs et nos produits ne sont jamais vendus de cette manière.Nos Médecins Spécialistes donnent des consultations gratuites, au No 274, rue Saint-Denis Montréal, tous les jours, excepté le dimanche.Si vous demeurez trop loin, demandez un blanc de questions.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de L Compagnie Chimique Franco-Américaine, envoyez nous 50c.pour une boîte ou $2 50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de 1 argent, et v»us recevrez par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges Adressez toutes vos lettres: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274 Vue Saint-Denis, Montréal.- , • L'AVENIR DU NORD 7 AOUT 190< Nouvelles de St.Jérôme — Mercredi soir.!e conseil de ville s’est réuni pour prendre en sérieuse considération le projet d’érection d’un monument à .a mémoire du curé Labello.M.Laliberté, artiste statuaire, do Montréal, était présent.1m salle du conseil était remplie de citoyens désireux de suivre les délibérations de nos échevins.Plusieurs contribuables adressèrent la parole, entre autres MM.J.-B.Rolland, le Dr Km.Fournier, M.J.C.de Martigny, le Dr Vanter, M.Jules-Edouard Prévost.l>es échevins Bertie, Laviolette et Parent, ainsi nue M.le maire Nantel émirent aussi leur opinion.I.’idée du monument Isabelle fut de nouveau ratifiée pur l'assemblée.Le conseil confirma par une nouvelle résolution l’iutentiou de contribuer à la réalisation de ce projet.M.Laliborté mi.ensuite l'assemblée au courant ties différentes maquettes et des différents prix du monument projeté.Jusqu’ici l’on semble s’être arrêté à l’idée d’un monument d’au moins §10,000.La ville assurera au moius la moitié du coût de cette œuvre, l/autre moitié sera recueillie dans la proviuco qui sera heureuse do contribuer à la commémoration de l’un de ses plus illustres enfants, du grand patriote que fut le curé Labelle.Au comité du monument l-ahelle, formé des trois éqhevins Bertie, Laviolette et Parent, on a ajouté M.le curé de la Duraotuye, M.Jean Prévost, députe, M.J.-B.Rolland, les docteurs Emmanuel Fournier et F.-P.Vanier, JIM.C.de Martigny et Jules-Edouard Prévost, le maire et tous les couseillers.M.Laliberté, l’artiste sculpteur que nous avions au milieu de nous, mercredi, est un jeune Canadien-français d’un talent transcendant, qui a étudié son art à Paris grâce à l’encouragement de l’Ecole des Peaux-Arts do Montréal.A l’école des grands maîtres français, notre jeune compatiiote a développé le grand talent dont il est pourvu et il fit grandement honneur à notre pays en exposant au Salon de Paris des oeuvres remarquables et remarquées.M.Isiliberté s’intéresse d’une manière toute spéciale au monument du curé Labelle.Dès 1901 et.de lui-même, alors qu’il étudiait a Paris, il lit plusieurs maquettes d’un monument consacré à la mémoire de ce grand homme.L'Avkxik nu N ont) du 2 août 1007 a reproduit le plus beau de ces projets.M.Laliberté comprend l’oeuvre du curé libelle et a toute l’iuspirution voulue pour en faire revivre ia grandeur et le touchant souvenir.Comme tous les véritables artistes, M.Lali-berté est un modeste et presque un timide.Il n’en mérite que davantage l’encouragement de ses compatriotes.Los Canadiens-français doivent être fieis de cette célébrité naissante et nous sommes heureux que Saint-Jérôme ait l'occasion de faire éclater au grand jour les hautes qualités d’artiste dont est doué M.Laliberté.Ce jeune Canadien-français continuera sur ce continent la série des oeuvres sculpturales de notre talentueux compatriote Hébert.Donnons au jeune Laliberté l’appui que nous donnâmes jadis à Hébert et une étoile uouvelle brillera d’un vif éclat au firmament de nos trop rares gloires artistiques.Inutile de dire que notre coeur déborde de joie de voir enfin le conseil entrer dans la voie des faits et des actes piatiques qui nous mènera à 1» réalisation du beau projet que nous caressons depuis si longtemps.Nous félicitons chaleureusement notre maire do son attitude et tous nus conseillers qui ont su, de part et d’autre, faire des concessions pour assurer l’accomplissement d’une eutrepri.se aussi noble et aussi patriotique que celle du monument, do l’illustre curé de Saint-Jérôme, lyui, aussi bien en Europe qu’au Cauada, fut plutôt connu sous la glorieuse appellation de o l'Apôtre de la Colonisation ".— Vendredi soir dernier, une veillée impromptue a eu lieu à l’hôtel Beaulieu.Une partie des jeunes filles et des jeunes garçons qui, la veille, avaient pris part au bal costumé de M.Henri Rolland, so rendirent à l’hôtel Beaulieu oû ils dansèrent sur la grande véranda jusqu ’au matin.— M.et Mme Desforges, de Montréal, avec leurs filles et leurs fils, sont eu villégiature à l’hôtel Lapoiute, depuis plusieurs semaines.— M.J -B.Primeau, inspecteur d’écoles pour notre district, et qui demeurait à Saint-Eustache, vient fixer sa résidence à Saint Jérôme.Il a loué la maison de M.J.-M.Richard, sur la rive droite de la rivière du Nord.— Que le public «le Saint-Jerôme et le public voyageur remarquent bien que l’Hôtel Bellevue tenu par M.LAPOINTE est très recommandable si ns tous les rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; 118 et 120, rue Labelle.Table excellente, chambres spacieuses;écuries fort bien aménagées.Un omnibus esta la disposition des voyageurs à 1 arrivée et au départ de tous les trains —• M.J.-A -C.Elliicr, député de Deux-Montagnes, était ici lundi dernier.— Notre distingué collaborateur, M.Henri Roul'.aud, de Montréal, était ici, dimanche dernier, avec son jeune fils.— Ujie grande vente de charité au bénéfice des ES.(Irises, aura lieu dans notre ville au cours du mois d’août.Cette vente commencera le 17 et durera huit jours.IA‘ public trouvera là non seulement l'occasion de s’amuser, mais aussi celle d’encourager uno oenvre excellente.— Nous regrettons d'apprendre que la heur-rerie de Al.Dion, de La Chapelle, a été détruite par le feu dans la veillée de mercredi.On demanda du secours aux pompiers do notre ville Notre pompe à vapeur ne pouvant être d’aucune utilité à cause de l’impossibilité de la conduire sur le Isird de la rivière à cet endroit, on envoya, toutefois, des seaux et quelques pompiers.Grâce à un travail ardu ou a pu sauver les maisons voisines de la beur-rerie.M.Dion, nous dit-on, a §2,000 d’assurances, mais ce montant ne couvro pas les pertes qu il vient de faire et qui s’élèvent à §5,500 environ.Nous sympathisons avec M.Dion dans le malheur qui le frappe.— Do récentes nouvelles de notro concitoyen, M.Bruno Beaulieu, nous apprennent qu’il n'est embarqué le 5 du courant sur le “ Montréal ” pour rovenir au Canada.M.Beaulieu a fait l'achat do dix superbes chevaux de races différentes.— M., Mme et Mlles Leblanc, do Montréal, sont en villégiature à l’hôtel Beaulieu.ARGENT A PRETER par divers montants sur hypothèques, achat do créances, etc, S’adresser à J.-E.Parent, N.P , Saint-Jérôme M.et Mme t ).Lemay et leurs enfants sout retournés à Montréal après avoir passé quelques jours chez M.François Gauthier, tanneur, père de Aime Lemay.— AI.Joseph Savard est revenu de ses vacances.Il apassé quinze jours à Québec où il sost trouvé- durant la grande fête du tricentenaire.Comme tous nos concitoyens qui ont eu le bonheur d assister a ces grandioses manifestations.Al.Joseph Savard eu est revenu émerveillé.Les tableaux historiques appelés "Pageants" furent, d’après lui, ie clou des fêtes.Plus de 2000 figurants costumés ont fait dérouler devant la multitude les faits saillants de I histoire du Cauada sous la domination française.De tels spectacles ne se verrout plus et ont donné aux fêles do Québec un cachet de grandeur indiscriptible.Al.Savard était accompagné, dans son voyage, de Mme Savard et de ses trois fils Victor, Pierre et Marcellin.Il nous semble que la corporation, quelquefois si exigente pour l’entretien des trottoirs des particuliers, pourrait bient exiger de la compagnie du Pacifique qu’elle répare les siens d uno manière convenable et conforme à nos règlements.Ire trottoir de la rue Sainte Julie qui conduit à la gare est recouvert d une multitude de p ecex qui offrent le coup d’œil le plus laid et rendent la marehe difficile et même périleuse à l'obscurité.Il y a quelqnes jours, trois vaches appartenant à Al.Tancrède Lapointe, du Cordon, ont été tuées par uu train du Pacifique.— Dorénavant, les commissaires d’écoles do la ville, se réuniront régulièrement, le premier vendredi de chaque mois, à 1 hrs.de l’après-midi, à l’hôtel de ville.— Alelle Jacqueline de Alurtigny est à Québec pour quelques semaines.Alaladies des reins chez les femmes Comment, les douli-tit-s dans h* dos, dans les membres et le cerne des yeux disparaissent-ils ?Les Pilules du Dr Hamilton guérissent tous ces maux.De milliers de personnes assurent qu’il n’y a pas de meilleure médecine.25 rts la Imite En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Sai lit- J érôme.Les tortures endurées par les femmes Peuvent être soulagées en maintenant la richesse du sang avec les Pilules Roses du Dr Williams Une femme a besoin régulièrement d’un bon remède reconstituant du sang, parco qu’elle est femme.De la maturité au milieu de la vie, la santé et le bonheur de chaque fournie dépeu-dent de son sang, de sa richesse et de sa régularité.Si sou sang est pauvre et aqueux, elle est faible, languissante, pâle et nerveuse.Si son approvisionnement de sang est irrégulier, elle souffre de maux de tête, maux do dos, de côté et autres malaises inénarrables que seules les femmes connaissent.Quelques femmos ont grandi en s’attendant à ces souffrances à des intervalles réguliers et en les supportaut dans un silence désespéré, mais les femmes pouraient s’exempter beaucoup de ces misères si elles prenaient une boîte ou deux de Pilules Roses du Dr AVilliams pour les secourir, à chaque période critique.Ces pilules font réellement un ang nouveau.Elles aident une femme au moment où la nature eompte le plus sur son approvisionnement de sang.Elles ont aidé à des milliers lie femmes dans tout le Canada, pourquoi n’en serait il pas ainsi pour vous î Aime Joseph Ktnney Gilburt.s Cove, N.E., dit : " Pendant dix ans je souffris de nervosité et do ces maux qui rendent l’exiseuce d’un si grand nombre de femmes une misère presque continuelle.Parfois il me fallait m’aliter pendant des semaines.Je passais des nuits sans sommeil et tout courage semblait m’abandonner.J’essayai plusieurs médecins mais uu seul ne put me soulager.lie dernier médecin que jo consultai me déclara franchement qu’il ne pouvait comprendre mon cas à moins de subir uu examen.C’est alors que jo décidai d’essayer les Pilules Roses du Dr AVilliams.Après en avoir pris six boîtes ma santé était bien meilleure, mais jo continuai l’usage des Pilules pendant une couple de mois encore et je me sentis comme une femme nouvelle, jouissant d’une santé comme jo n’avais pas connue depuis dix ans.Depuis, le mal n’est pas revenu, mais j’ai pris les Pilules une fois depuis cette époque, contre les suites do la grippe et le résultat a été tel que jo l’espérais.“ Ce sont là des faits probants dont j’ai fait moi-même l’expérience et je sens que jo ue saurai jnmuis trop fortement recommander les Pilules Roses du l)r AVilliams aux nombreuses femmes qui souffriront comme j’ai souffert " Vous pouvez obtenir ces Pilules chez tous les marchands de rcmèdos ou par la poste, à 50 cts la boite ou six boîtes pour §2.50, de The Dr AViUiam’s Alediciue Co., Brockville, Dut.Saint-Herinas — At.AI.Giroux, hôtelier à Saint-André d’Argenteuil, conduisait à l’autel, lundi dernier, Alelle Bernadette Guilbault, de cette paroisse.Nous souhaitons à l’heureux couple un bonheur continu.— Al Avila Guilbault, intitutour au Manitoba, passe ses vacances chez son père.Al Guil baulc qui, par son état a pu constater les effets de l’application du règlement scolaire dans sa province adoptive, so montre ou no peut plus satisfait de l’arrangement conclu par le gouvernement Laurier.AI.Guilbault retournera dans quelques jours pour reprendre l’ensoigne-ment.— Etaient de passage ici, dimanche dernier, chez M.le Dr Pager, son tils Louis-Georges, de l’ointe-Fortune, et Mlles Léocadie et Msirie-Jeanno Clairoux, de Hull.— AI.«t Aime J.-L.St-Jacques avec leur bébé passent quelques jours de vacances ici chez leurs parents.— Notre conseil municipal a éu sa séance régulière du mois, lundi soir.Los délibérations ont été longues, mais on a remis au mois prochain la solution de» questions en jeu.Nous félicitons ie conseil, son maire en tête, des lieaux ponts en pierre dont on dote la paroisse.Pourquoi ne reprendrait-on pas maintenant en considération le procès verbal concernant notro rivière St-Pierre, et n’en ferions-nons pas l’homologation dans son entier 1 La cessation du creusngo au pont rouge, avec les saletés au-delà, fait qu’à ce pont nous avons uno digue qui tous les ans nécessite eu amont un nettoyage dispendieux.On en demande encore un cette année.Le dernier a coûté aux intéressés sept cents dollars au delà, l.e conseil serait favo-> able à la nouvelle homologation mais il y a de l’opposition d’autre part.— Mi lles Eugénie et Clémentine Pager avec Ali Ile Ernestine Mirault do .Sainte-Scholastique étaient, la semaine dernière, do la fête cliampê tre donnée par Mme Henri Rolland à Saint-Jerôme.Al.le Shérif latpointe pèro do Aime Rolland a eu lu gracieuseté do se faire leur cicerone dans la circonstance.Ou nous dit que cette fête a été très jolie et les maîtres do céans ou ne peut plus aimables.— Ia; foin est beaucoup plus abondant qu’on ne le croyait il y a quelques semaines et la récolte des grains sera plus belle qu’elle no paraissait devoir l’être.Il est vrai que le lait porte aux fromageries et aux beurreries n’est pas aussi considérable qu’il y a une couple d’années, mais tout de même, le beurre et lo fromage so vendant bien, le rendement est encore très beau, et en somme nous avons une bonne année.Si seulement il y avait moins de luxe parmi nous ; chapeaux de femmes moins tapageurs, robes d’une étoile moins voyante et coûteuse mais plus durable, traites moins nombreuses parmi les hommes, attelages moins dispendieux chez les jeunes, et l’on aurait alors plus d’argent en bourse pour parer aux mauvais jours et aussi plus de bonheur au foyer.S’il y eu a encore qui n’ont pas rêvé aux sept vaches grasses et maigres, qu'ils le fassent au plus tôt car l’abondance ne peut pas toujours durer.Le ministère des travaux publics recevra jusqu’à 1.00 p.ni., le mardi 1S août 190S, des soumissions pour la construction d’un arsenal à Juliette, I*.Q., lesquelles devront être cachetées, adressées au soussigné et porter sur leur enveloppe, en sus de l’adresse, les mots : “Soumission pour Arsenal, Juliette, I’.Q." On peut consulter les plans et devis et se procurer des formules de soumission au ministère des travaux publies, Ottawa, Ont., et en s'adressant- au gardien du bureau de poste, Juliette.I1.Q.Les soumissions devront être libellées sur les imprimés que le ministère fournit à cette tin et devront porter la signature des soumission naires.Un chèque égal a dix pour cent (H) p.c.) du montant de la soumission, à l'ordre de l'hono1 rableministre des travaux publics et accepté par une banque à charte, dévia accompagner chaque soumission.Ut* chèque sera confisqué si l'entrepreneur dont la soumission aura été acceptée refuse de signer le contrat d’entreprise on n’exécute pas intégralement ce contrat.Les chèques dont on aura accompagné les soumissions qui n’auront pas été acceptées seront remis Le ministère ne s'engage à accepter ni la plus liasse ni aucune des soumissions.Par ordre, R.-C.D ES R OCIIE RS, Asst.Secrétaire Ministère des travaux publics, Ottawa, 1er août UHjS N.B.— Le ministère ne reconnaîtra aucune note pour la publication de l avis ci-dessus lorsqu'il n'aura pusjex pressentent autorisé cette publication.S» voui mrrz braoin fie VERRES, LORGNONS ou MINETTES bien am*«é* qui tou* donnetot.t Entière S*tui*Ctioa .Y.coNst'i/n z E L [)„ VERGER Opticien Diplômé Reconnu par la Lègiilaluie de Québec.10 an* do pratique A Chicago, rixamen grniuit de la vue.—Pn* raitnanatJr».Rut Artificiels : Az*ortu:imt complet.202 SI.Déni», près Ste-Catherlne.MONTREAL LA REVUE LATINE, Revue 'mensuelle de littérature comparée.Directeur, M.KMII.K FAGUKT.Abonnement, $1.00 par année.59 rue 'nuage, Paris (France) Si vous souffrez de Maladies de î’Esîomac Aigreurs, Manque d’Appétit, Mauvaises Digestions, Migraines, Constipation Les Amers Indigènes Vous Guériront Assurément.En vente partout, 25 cents le paquet.Franco par la malle sur réception du montant.Laboratoire Lachance.*7.rue St-Ctaristophe üîONTSEAL.Lie Gaulois I*1"S gron.t jmirnnl nranç».* ¦.¦ — du malm.Une Drouot, Paris, (France), pireclenr.Arthur Meyer.Publie chaque mardi un supplément contenant des correspondances de France et d** Dtrangor, et, chaque samedi, un supplement littéraire illustre, ^rarieux pour ses abonnes.Abonnements.L’uion postale: Gaulois quotidien, un an, $11,50; Gaulois du Dimanche, seul, un.an,$ 3 00.Jos.Cofbeil Agent d'assurances —o SAINT-JEROME, P.Q.FEU : ROYAL, QUEEN, WESTERN, NORTHERN, CA LEDONIAN, ;AT A N C H E S T E R, P H (E N IX OF L O N D O N, C O M M E R C I A L - - - U N I O N, INS.CC.OK NORTH AMERICA, LONDON — AND — LANCASHIRE, LIVERPOOL and LONDON And GLOBE.North British arid Mercantile Norwich Union, Phccnix of Hartford British America — Atlas VIE : The Standard Life Assurance Company.Guarantee Accident Plate Glass.* La meilleure politique * ù suivre pour devenir riche, e’est de faire de l’épargne.— LA — Banque (THocheiajjs prendra soin de vos économies et les fera fructifier eu vous payant l'intérêt sur vos dépôts Quatre fois par année.Votre argent est toujours à votre disposition ; vous pouvez le retirer en tout temps sans avis.DIRECTEURS MM.F -X.St-Cliarles, président ; Robt.Bickerdike, vice-prés.; lion.J.-D.Rolland ; J.-A.Yailhuicourt ; A.Turcotte ; E.-H.Lemay ; J -M.Wilson.-o- Capital autorisé .S4,(KN).0 e, n * >* MARCHAND DE =eee= ME U BLE S Constamment ou magasin un très beau choix de Meubles, tola que : Ameublements (sets) de salon, de salle à manger, de chambre à coucher, de cuisine, etc.Lits-corniche, Couchettes en fer.Sommiers, Meubles de fantaisie, etc.Matelas, Oreillers et Lits de plume de la Alaska Feather & Down Co.SPÉCIALITÉS I Réparation do meubles do tous goures.‘ " ) Encadrement do gravures, etc.LE TOUT A TRES BAS PRIX.167, rue Saint-Georges lbn face du Marché, Saint-Jérome Les Pilules Moro m’ont si bien débarrassé de mes Maux d’Estomac qu’il me semble que je n’ai jamais été malade.LETTRE DE M.DESIRE TURCOTTE, DE WILLIMANTIC.CONN.L’estomac est un organe essentiellement capricieux.Pour des motifs absolument contraires, c'est un ennemi pour le riche comme pour le pauvre.En effet, toutes les niasses, à tous les degrés, populaires comme millionnaires, mangent, et malgré la diversité des repas, depuis les mets succulents qui décorent les tables opulentes, jusqu'à la moindre soupe au lard dont le travailleur se régale, tous les humains sc plaignent de leur estomac.La gastralgie, la dyspepsie, les crampes d’estomac, les aigreurs, les renvois, les ulcères et les cancers d’estomac, comptent de nos jours parmi les maladies les plus connues et les plus douloureuses.C’est que l'estomac est, pour tous, le foyer de la machine humaine dans lequel s'élabore la combustion qui doit transmettre la force motrice à tous les rouages de l’organisme.De l'instant où.par suite d’une fermentation viciée, l’estomac ne fonctionne pas, rien ne va plus, la machine reste en panne.Les forces s'en vont, les membres n’agissent plus, le cerveau semble vide; en un mot, l’équilibre est rompu et l'estomac devient alors le réceptacle de toutes les maladies, la scntinc de tous les maux.Les maladies d'estomac doivent donc toujours être envisagées sérieusement, d’abord parce qu’elles sont douloureuses, et ensuite parce qu’elles amènent promptement un dépérissement général, conséquence de la perversion d’une fonction importante entre toutes : la-digestion.L’estomac souffre de plusieurs façons.Ce sont des digestions lourdes, lentes, pénibles, difficiles, avec des fois des tiraillements et des crampes d’estomac, c Ce sont îles aigreurs, des acidités avec une sensation de brûlure épouvantable, quelquefois des vomissements et des renvois fétides.La région de l’estomac est empâtée, douloureuse, très sensible à la pression et les lancements vont jusque du côté du cœur, des poumons ou de l’intestin.Ici la cause est simple à trouver.L’estomac est un organe qui sécrète continuellement un liquide, le suc gastrique.C’est comme la cuve du brasseur, où le moût, le”Malt”, est constant ment en travail et en éveil.C’est une cavité où la fermentation est continue, constante, perpétuelle.Si la fermentation est viciée, voilà l'estomac malade.S'il fermente trop, c’est la dyspepsie acide.S'il ne fermente pas assez, c'est la dyspepsie lourde.L’essentiel est donc de contrôler cette fermentation, et, à cette fin, il n’est pas de remède plus efficace que les Pilules Moro qui sont un purificateur, un régulateur par excellence.Les Pilules Moro développent l'appétit, favorisent les digestions en activant les sécrétions salivaires et gastriques et en les régularisant.Elles fortifient l'estomac de même que tous les autres organes, au lieu de les affaiblir comme fout tous les autres remèdes.** Les Pilules Moro sont le seul remède infaillible contre la dyspepsie sous toutes ses formes, et des milliers de témoignages comme le suivant, l'établissent sans contestation possible : ”Willimantic, Conn., mai,1007."Messieurs, “Veuillez m’excuser de ne vous avoir pas écrit plus tôt pour vous remercier de vos excellents remèdes.“Mais, voyez-vous, une fois qu’on est bien, on oublie les bienfaits ! Fac-Similé d’une boite de Pilules Moro.'S3* :f 9 M.DESIRE TURCOTTE, Willimantic, Conn- je Jthsâ&R les~hqta yw*.' fluff f II.I If* it* ‘X 11! ! fur niiieeiiie.t /irm.1 ’
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