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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 24 mai 1907
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1907-05-24, Collections de BAnQ.

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Onzième Année ___ x 1 U, Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Vendredi, 24 mai 1907 W.?» ORGANE LIBERAL du DISTRICT deYERRtBON NE.C.rtE.lV 1ER.Lt MOT DI f AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME VTSRONJ PRO^PÉRtB Lt^ FI15 Ou Sî QUtRlHT *-— - u dans les mains un Virgile, ci1 où./1 on avait enlevé avec soin toutes les légèretés ; seulement l'éditeur les avait toutes réunies dans un ap/tendice, à la fin du volume.De cette façon, nous ié avions /ms la /u nie de les chercher.Nous les aurions (Tailleurs bien trouvées, ié importe oà elles eussent été.Une excellent'' dame, épouse légitime d'un notaire, et ne se son reliant pas de sa jeunesse, car c'est carieux comme ou ne se souvient jamais *le sa jeunesse, avant de confier un roman à sa fille, en!lait une feuille de papier sur les / tassa g* ‘s sca b re ux.Il faut croire qiéelle était bien maladroite, car ces diables de /ntpiers se décollaient toujours.II* ’ n rg MA R E T.— LE — Royaume du curé Labelle N’est pus colon qui veut.Tl faut pour devenir un vrai conquérant de la forêt vierge, posséder un ensemble de qualités de sobriété, d’amour du travail, d’endurance et d’économie qu’on ne trouve pas chez tous les humains.Ces qualités, le Français, en général, les possède à un haut degré, C’est pour cette raison que nous lui ouvrons toutes grandes les portes de notre Canada Français.Qu’il vienne ici, dans la province de Québec, au lieu d’aller se perdre dans le tourbillon des pays anglophobes.par exemple, aux Etats-Unis.Il trouvera, dans la province de Québec, de ces paroisses qui donnent aux groupes français cette cohésion merveilleuse qui font leur force.L'émigrant français y trouvera un centre analogue à celui qu’il a quitté en France : un groupe d’agriculteurs, possédant une église, des écoles, etc.C’est, — dans des conditions d’existence améliorée, — la bonne vie française, dans toute sa fraîcheur, avec teut son cachet.Nous faisons surtout appel au petit cultivateur français, qui est déçu dans ses espérances, las d’empiéter sur son capital et de manger ses économies.Qu'il vienne ici, pendant qu’il loi reste encore un petit capital, et avec de la conduite et do l’énergie, il est sur du succès.Il y fondera la véritable famille " souche ", si chère aux économistes.Au prix nominal de JO contins l’âcre, l’émigrant français peut acheter un lopin de terre de cent à doux cents acres, payable en cinq versements annuels.S’il a un petit pécule, nous lui conseillons d’acheter une terre déjà en partie défrichée.Les débuts sont alors moins pénibles et le succès plus certain.o o o Nous l’avons déjà dit : le Royaume du curé Labelle offre les ressources les plus variées, il fournit déjà une vie facile à plus de vingt-cinq mille habitants.Les pâturages sont excellents, la culture maraîchère rémunératrice, et l’indus-tiie laitière y a un superbe avenir.C’est, de p|u«, le pays par excellence des touristes et des sportsmen et les colons peuvt nt, de ce chef, se faire des revenus lucratifs.L’exploitation forestière et minière prend, tous les ans, des développements qui font présager un avenir rempli des plus riantes promesses.o o o Le succès de la plupart des colons de la région Labelle semble, pour ceux qui ne sont pas au fait de la colonisation dans la province de Québec, de tenir plutôt du roman et de la légende que de 1» réalité.En effet, il peut paraître invraisemblable à un Européen, qu’en peu d’années, disons dix ans, un colon, ayant débuté sans le sou, vive désormais dans une parfaite aisance et ait le plus souvent amassé un capital de quelques milliers de dollars.C’est ce qui arrive, dans presque tous les cas.pourvu toutefois que le colon réunisse les conditions ci-dessus énumérées.Nous allons citer qne’ques exemples, que nous empruntons au compte-rendu d’une conférence de M.le Dr Wilfrid Grignon, un fer- vent, un inlassable autant qu’éclairé champion de notre colonisation française.Nous donnons cette partie de sa conférence, où il répond à cette question : "-Peut-on vivre dans la région Libelle 1 ” — “C’est une question qui ni’a été posée bien des fois, avec un certain sérieux.Je ne puis mieux répondre qu’en citant les revenus de quelques colons, car vouloir les nommer tous, ce serait trop long.“ A tout seigneur tout honneur.Commençons par le maire du Nominingue, M J.-A.Lalande, arrivé ici, il y a environ vingt ans, avec une nombreuse famille.Il était marchand à Saint-Jérôme.Sa courageuse femme l’a suivi, ici, de bonne heure, à travers la forêt, faisant bravement face à l’ennui et à l’isolement.Aujourd'hui, cet heureux couple jouit d’une récompense bien méritée, en voyant ses enfants établis autour de lui.NI Lalande a eu l'honneur d’être décoré, en 1894, de la médaille d’argent du mérite agricole de la province de Québec.“ La famille d’Alexandre Wilson, aussi du Nominingue, a droit aux mêmes félicitations.Que ne dirai-je pas de fa famille.Boileau, de l’Annonciation ! Mon cousin Dositlié Boileau, a été, lui aussi, magnétisé par le curé 1 ,a-b;lle, dans une drôle de circonstance.Boileau était garçon de feme chez mon père.Il était le père d’une nombreuse famille.Lo curé Labelle se mit à le cabaler pour l’envoyer dans lu fond du nord.“ l ne dizaine de citoyens do la ville de Saint-Jérôme veillaient un soir, chez le curé Labelle.Mon cousin était du nombre.A un certain moment, Boileau se lova pour aller prendre un verre d’eau.Le curé Labelle le saisit par le revers de son habit, le colle dans un coin de la salle, et, le secouant fortement, lui dit : “ Vas-tu m’eu donner, une fois, des chemins pour mes colons ?Vas-tu l’abolir, une fois, cette damnée montagne do la Repousse 1 Vas-tu le bâtir, une foi», mon chemin de fer?" “ Pauvre Boileau, qui gagnait §15 par mois, il se trouva passablement abasouidi par une pareille scène et de pareilles obligations.— “-Mais, reprit Boileau, je ne suis pas capable de faire tout ça ”, “ Tout le inonde éclata de rire.Le curé réalisa sa position.Il venait d’avoir une distraction.Il croyait tenir dans ses mains le premier ministre de la province de Québec.‘‘IJ’un autre côté, Boileau était inoculé.Quelques jours après, il montait dans le nord avec sa nombreuse famille, ayant comme capital des dettes à payer.“ Il a aujourd’hui le bonheur de voir scs sept garçons établis autour de lui, à la tête du commerce de l’Annonciation, et d’une industrie qui leur rapporte île 25 à 30,000 piastres par année." Boileau et aa digne compagne ne veulent pas mourir.Il n quasi abandonné lu culture, mais forcément, puisqu'a la place de l’avoine il a poussé sur sa ferme une gare de chemin de fer, des hôtels, des magasins et des usines.“ M.Boileau est l’un des fondateurs de la florissante paroisse de l’Annonciation, avec les MM.Charbonneau, Chartier, Guay, etc.“ Permettez-moi, à présent, d'ajouter d’autres exemples à ceux-là, afin de démontrer clairement la fertilité de notre sol, et la possibilité de vivre honorablement dans celle région.Je vais vous communiquer des notes prises à la bâte, dans une série de conférences agricoles que je donnai en 1904, sur la Lièvre".Ici, le Dr Grignon fournit un intéressant tableau des revenus d’une cinquantaine de colons pour l’année 1904.Ces détails sont fort intéressants, mais de trop d étendue pour trouver place ici.Nous y reviendrons probablement.Le captivant conférencier poursuit ensuite : “Je regrette de ne pouvoir, faute d’espace, signaler les rendements obtenus par des centaines de colons de toute la région Labelle, mais je ne puis résister au désir de citer à l’ordre du jour les exploits d'un colon que je compare à Jean Rivard.Je veux parler de M.Joseph Guérin, parti de Chambly le 19 décembre 1S89 (il y a dix-sept ans).Il était maftre d’école.Hun capital consistait dans la somme de §300.I.;- trajet en voiture dura neuf jours.Les dépenses de voyage et d’instulijition lui coûtèrent 8140.11 faut lui entendre raconter la misère éprouvée sur le chemin entre Nominingue et Saint-Gérard, seul au milieu du bois, avec un cheval épuisé, à travers une couche de neige de 4 pieds.La balance qui lui restait, §1G0, fut vite absorbée.Tout de même il tint bon.Voici aujourd'hui son avoir : une terre do 240 acres, dont 120 en culture ; G chevaux, 40 bêtes à cornes, 70 mouton», 12 cochons ; il a récolté m 1901 : 1,400 minuta d’avoine, valeur §700 ; 80 tonnes de foin, valeur §1,200 ; 700 miuots de patate», valeur §350 ; 2,000 livres de lard et de bœuf, §200 ; au total : §2,450.Ha propriété vaut au moins §10,000.“ Nous voici donc avec cinquante colons qui se sont fait, dans 1 ensemble, un revenu de §55,01 1 20 dans l’espace d’un an, soit une moyenne de § 1,100 chacun.Les produits agricoles là-de-sus représentent §4 2,320 ; l’argent gagné aux chemins, §387 ; l'industrie du bois, §12,304 ; au total : §55,011.” K IA Ml K A.Le sang, c’est la vie Le sang, à cause du travail défectueux des rognons, est chargé de germes qui mettent la santé en péril.Le premier avertissement c’est du mal de dos, étourdissements, mal de tête et manque d’énergie vitale.Agissez promptement afin d'éviter les terribles ravages du mal chronique des rognons.Piocurez-vous Dr Hamilton’s Bills aujourd'hui.Elles guérissent les maladies de rognons et de foie pour toujours Nul autre remède ns soulage aussi promptement et aucun d’eux ne guérit plus complètement.Pour du bon sang, une complexion claire, un bon appétit, lo vrai traitement, c’est Dr Hamilton’s Pills, 25 cts par boite chez tous les marchands.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-J érôrne./^poynallie Chose amusante ! Ce sont les journaux excommuniés par la petite inquisition canadienne qui sont obligés d»* fournir des sujets do méditation aux plus pieuses fouilles du pays.Raphael Gervais, dans lo dernier numéro de la Xouvelle Franc-, leur trace un programme splendide.Nous sommes flans la semaine du la Pentecôte.L*£>prit Saint éclairera sans doute nos saints hommes, qui, reinarquez-ln bien, se canonisent eux-memes.Pour hâter cet heureux moment, n* us voulons bien leur soumettre les pensées suivantes, signées par M.Thureau-Dangin, dans le Correspondant du 10 mai : •• Pour cette net ion (religieuse), il ne faut pas seulement beaucoup dYm-rgie et de courage : il faut aussi beaucoup tie discipline et d'esprit d'union.Il importe de ne pas diviser nos efforts au gré du premier venu (pii imagine un plan de bataille ou rêve de créer quelque association ou ligue nouvelle.Chacun sans doute a le droit et le devoir ch* propo-er ses idées, d'exprimer ses voeux - c’est, ce que l’on fait ici niais «pie ce soit avec Je volonté de se soumettre à la décision de ccr.r oui ont titre pour nous rond ni rc.Ne prétendons p i" nous substituer n eu c pour donner des ordres et surtout /noir pro m nicer des excommunications.(îardons-nous d'employer, à nous desservir et à nous combattre les uns les aïo r«-s, des forces dont nous avons besoin pour faire face il 1 ennemi.Ces lignes sont écrites p mr la France, mais elles conviennent inerv ill< us *inenL à noire pays à 111 ure actuelle.Seulement, ceux qu’elles visent ne comprendront rien.Ils sont toujours innocents de tout crime et de toute peccadille.X X X.Le procès Asselin Nn pouvant outrer dans tous les détails de ce procès retentissant, nous dormons aujourd’hui quelques extraits de l’un des principaux témoignages, celui de M.Lemont.Transquestionné par Mtre Taslroreau, l’avocat de la Couronne, M.Lemont dit qu’en 1904 ses relations avec M.Jean Prévost étaient très amicales et qu’il avait pour lui une sympathique admiration.Q— Quand avez-vous cessé d’etre l’ami de ’lion.M.Prévost 1 R.— En novembre 1900.Q.— Pour quelles raisons 1 B.— Parce qu il refusait de m’accorder l’augmentation de salaire que je demandai».Le témoin admet avoir publié une brochure où il loue l’hon.M.Prévost d’avoir, depuis qu'il est ministre, donné un nouvel essor aux industries minière», d’avoir réorganisé ce département de façon à lui faire pro luire un revenu beaucoup plus considérable que toute autre administration.Q.— Durant tout le temps que vous avez agi comme commis nu département des Mines, est il ù votre connaissance que des permis, soit d’exploration, soit d’exploitation, aient été accordés à un prix moindre que celui fixé par la loi î R.— Non.Ce fait très important r.été réafihmé par MM.Dufault, sous ministre, et J.Obalski, surintendant des mines.Le témoin Lemont admet que les retards dont il a parlé dans son examen en chef, apportés à l’émission dos permis de recherche ont été sans conséquence préjudiciable pour les mineurs, pas plus que pour la province qui n’y a pas perdu un sou.M.Lemont dit qu'il n'a jamais dit qu'il avait entrepris de faire mettre M.Obalski à la porte.Il avait mis la chose sous la protection de Saint Joseph ! C'est la Pairie même, où M.Lemont est employé, qui lui met dans lu bouche cette ineffable cagoterie.o * • Le témoignages de MM.Dufault et Obalski, aussi bien que celui du baron do l’Epine, qui vient de commencer n'apportent aucunement la preuve de l’affirmation injurieuse du Xationa¦ liste qui accusait l’hon M Prévost de sacrifier j à vil prix los mines: do la province, pour favoriser des amis.Le syndic du Barreau do Montréal a exonéré Mtre LalUmmc, accusé par l’hon.M.Tur-goon d’avoir fait îles démarches auprès de lui comme procureur général dans le but de lui faire retirer sa plainte contre M.Asselin, lui promettant qu’en retour certains documents compromettants pour des ministres et pour lui-même ne seraient pas divulgués.Cette démarche a été faite, elle a été amplement prouvée devant le conseil du Barreau.Seulement, celui-ci a jugé que, dans les circonstances, tille n’était pas dérogatoire à la dignité professionnelle.Le fait n’en reste pas moins avéré.Grand trouble dans sa gorge Ce n’est pas un cas ordinaire que celui de Mme H.H W il mot, de Shuler, N.E.1-cs docteuis avaient failli et l’on trouvait un re- 1 mède prompt dans Catarrhozone.Lisez, ce té- j moignage : " J ai été imo triste victime de j trouble des bronches et de catarrhe.En temps | de brume je souffrais terriblement de la gorge Je fis usage de toutes sortes de remèdes mais sans succès permanent jusqu’à ce que je.fis usage de.Catarrhozone.11 a fortifié ma gorge, guéri mon rhume et rétabli ma santé ”, Refusez des substituts au seul remède pour les troubles de gorge et de bronches.Tous les marchands vendent Catarrhozone à 25 cts.et §1.00.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Gefiges, Saint-Jérôme.• NW.tt SMMftfftfAMMfitfitSW I i IVIeli-lVIelo ?\ L’hon.Tl.Mathieu Nous sommes heureux d’annoncer que l’hon.M.Mathieu est en bonne voie de guérison.11 est retourné à Sainte-Scholastique samedi dernier.Le parti aux quinze têtes Le Peuple, journal conservateur de Mont* inagny, dit «que la grrande convention conservatrice de I 905 — où quinze chefs furent mis ù la tête du parti — “ n a produit aucun résultat appréciable.” “ Révoquons, dit cet organe, la commission des quinze membre», parce que c'est vraiment trop de têtes.” Nous nous en doutions bien un peu ! Une campagne politique Le Soleil dit avec raison que le procès Asselin est devenu pour l’opposition une véritable campagne 1j E finement, lo Canadien et la p’titt Xation ne parlent plus d’autres choses.Malgré tout le bruit que font ces pêcheurs en eau trouble, pas la moindre accusation de pcculut n’a encore été prouvée.La grande presse conservatrice s’est mise à la même table que le Xationalisle pour continuer la partie de bluff commencée par M.Oh-var Asselin.Notre commerce Un rapport du ministre du commerce et do l’industrie démontre que le commerce canadien a atteint, durant les 12 mois se terminant le 31 mars dernier la somme de SGI 2,5.81,351, ce qui fait une augmentation de §92,128,995 sur les douze mois de l'année précédente.L’Irlande Le gouvernement anglais n retiré son projet de loi relatif à l'autonomie politique de l’Irlande, ce projet ayant été rejeté comme non satisfaisant par la convention nationaliste de Dublin.Le Canada et la France Sir Wilfrid Laurier est en Franco en ce moment.II s’y occupera certainement do conclure un nouvel arrangement douanier et do l’établissement d’une ligne rapide do paquebots.Nous espérons beaucoup du voyage de notre premier ministre pour améliorer les relations économiques entre la France et lo Canada.Le mariage Au cours d’une causerie »ur "l’idéal dans lo mariage,” publiée dans le Canada, M.Fernand Rinfrct fait des réflexions très justes et déplore avec raison que l’éducation des jeunes gens ne soit pas plus dirigée vers le mariage, qui est, après tout, le but de la vio du plus grand nombre.M.Rinfret pourrait en dire autant de l’éducation des jeunes filles chez qui bien pou d’éducatrices prévoyantes forment la femme do demain.Pensées La vérité se suffit, même en restant silencieuse, contre tout le bruit des erreurs.Kkplf.r Les sciences sont le principal ornament de la paix, le plus grand instrument de la guerre et le meilleur trésor du genre humain.L Kl UNI/.XXXXIXXX XZXZ XXXXI-Z-X-I X-XXX XXXIIXXX M M .i.M ruoniuinilc M M CHRONIQUE M M IXXX XXXIXXXIXXXI IXXX IXXX IXXX XXXI Préludes matrimoniaux »,UN HABILE calculateur parisien — - quand on est calculateur, on est tou- jours habile — a dirigé son génie vêts la science statistique et est devenu un statisticien distingué.11 est également convenu qu’on ne peut être statisticien sans être, absolument distingué Nctre statisticien en cause est plus que distingué.Il est original et ne suit pas les sentiers battus.11 ne s’attache pas à prendre des chiffres déjà connus ; il ne se sert pas des hases établies par ses devauciers ; non.Il inaugure, il innove.Vrai savant, il fait de la statistique de laboratoire, c’est à-dire qu'il compte pour compter, laissant aux philosophes do l'avenir le soin de tirer des conclusion», des déductions et des bienfaits de ses observations.Ha dernière découverte est d’une importance capitale.Il s’agit des façons différentes dont sont faites les demandes en mariage, ou plutôt comment les amoureux traduisent leur émotion à cet instant solennel.Sur cent cas, il paraît que trente-six gentlemen prennent la jeune fille dans leurs bras, snns toutefois la soulever de terre ; un seul s'est, permis cette inconvenance, mais il avait 3 pieds et 4 ponces de plus que sa mignonne fiancée.IA est son excuse.Soixante-sept lui donnent un baiser sur les lèvres ; quatre l’embrassent sur les joues — ces quatre fiancés étaient de la campagne — deux gentlemen montrent un extrême bon goût en déposant un baiser sur la main do leur fiancée, et trois sur cent lui baisent los yeux.Malgré la précision de ces détail», je crois que notre habilo et distingué statisticien commet une erreur en disant " les yeux.” 11 a sans doute voulu dire les paupières.Mais no soyons pas trop exigeants et tenons ceux qui baisent la main ou les yeux pour des natures timides, ayant peu de confiance en eux-mêmes.La worl de L hiver Ce matin sis yeux su sont clos.Il est mort d'une mort très douce.On n'entendra point de sanglots.On l'enterrera sous lu moussu Oui, iv matin l'Hiver est mort.On va le clouer sons la planche.H est là, le.bon vieu.e, gui dort.Arec sa grande barbe blanche.Et sur sa poitrine scs mains Suivant l'usage sont croisées.Ouvrez, aux parfums des j asm aims Et des jacinthes, les croisées .’.Le lis fleurit et le glaïeul, Le genet d'or et ta gcrrcuche.I.'Hirer est muet, ce triste aient ; Le jeune Avril penal sa revanche ! Dans son soleil, dans son parfum, On n'a point de regrets moroses.Monsieur l' 1 fiver est bien defaut : Mettons sur son cercueil des roses '.On murmurait déjà : Vraiment H est (mips guc ce vieillard meurt !.Son s le suivrons dans un moment Jusyn'à sa dernière, demeure.On part.Derrière le eerenrd, Sons les branches, va, te cortège, Et les pommiers prennent le deuil, Tout pavoisés de /leurs d: neige.On dépêche !,11 retard.Lundi dernier, 20 mai.il est tombé quelques brouillards de neige.L’herbe, même les feuilles ne poussent pas.Le fourrage coûte excessivement cher et les cultivateurs sont encore obligés do soigner leurs animaux comme en hiver.Saint-Sauveur — 51.le curé a annoncé un pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré pour le 15 juillet.A ce pèlerinage, organisé pour ie nord, plusieurs le nos concitoyens so proposent d’aller prier dans le sanctuaire de la grande thaumaturge.— Mardi a eu fieu l’inhumation des cadavres déposés dan» le charnier durant l’hiver.Il y avait une adulte et neuf enfants.— Le catéchisme pour la première communion est régulièrement suivi par 02 enfant.» : 27 petits garçons et .”0 petite.» filles.— M.Michel Cyr.un de nos vieux, est.décédé, la semaine dernière, à l uge do Si ans et quelques mois.Nos sympathies.— Mercredi, a été inhumée Mlle Virginie, fille do Mme Vve Gédénn Cliuri>onne,.u.Enh -vée dans la fleur de l’âge par la 'nrrible ro.i- — 5.le maire, M.Prosper Leblanc, le Dr Pontbriand, 61.T.Rhéaume, et M.Félix Boisseau sont allés à Sainte-Adèle, lundi, assister aux funérailles de Mme Wilfrid Grignon.— Le Dr et 5rino Pontbriand sont allé» pour une journée de pêche â Saint-Adolphe, fl» ont été les hôtes de M.et Mme Noël Miron L’histoire ne rapporte pas si le poisson a mordu ou non.— Etaient â l’hôtel Cbarbonneau, à Piedmont, lundi dernier : le Dr Henri Prévost, le Dr Denis lïerthiaume, .M William Scott, M.Jules-Edouard Prévost, de Suint-Jérôme.— MM.les murguilliers ont décidé do construire des tiottoir» en face de i église et du presbytère.Les travaux sont commencés sous la direction de .M.Félix Dufour.Cet exemple devrait être suivi pur les propriétaires du village.Car, il faut le dire à notre honte, il y a négligence de ce côté-là et presque pirtout ou i! n’y a pas de trottoirs ou ils sont dans un état déplorable et dangereux.Sans cela, nous pourrions rivaliser comme place d’été avec Sainte-Agathe et même Sainte-Adèle.les Thés, les plus Fins, clics en Arôm HllCS RC EAU PICCI SjITI fn a nj û jIIUUI Ull Uulu llu à \, UK J’ai travaillé trop fort pour gagner de l’argent pour ma famille— Depuis deux ans, je toussais sans interruption.Aujourd’hui, grace aux Pilules Rouges, je suis grosse et grasse.AINSI PARLE Mme STEPHANIE LARUE, 17 PROSPECT ST., SPENCER, MASS.Tl arrive toujours un moment dans la vie où une femme, si courageuse, si vaillante qu’elle soit, quel que puisse être son désir ardent de travailler et de mettre, pour elle et pour les siens, quelque chose de côté, s’aperçoit, suivant la pittoresque expression de Mme Larue, dont nous donnons la lettre plus loin, qu’une femme n’est pas faite de fer.C’est là un exemple que nous voyons tous les jours ; un moment donné, la machine à laquelle on a demandé un effort trop violent, une dépense excessive, s’arrête tout à coup et refuse de marcher.VQici une brave et vaillante canadienne qui travaillait à la manufacture et, avant d’aller à son atelier, à sept heures du matin.faire une dure journée, elle se levait, en été.à trois heures du matin, pour faire déjà la valeur d’une demi-journée d’ouvrage.Cela n’a qu’un temps! Un beau jour elle s’est vue clouée, incapable de se mouvoir, de se bouger, suivant l’expression populaire, “ elle avait usé la chandelle par les deux bouts.” Mais, et c’est là qu’elle a prouvé quelle était de bonne race canadienne, qu’elle était intelligente et vraiment brave, elle ne s’est pas laissée abattre.Elle a compris que la science pouvait réparer ce que le travail avait usé; elle a compris qu’il y avait moyen de remettre en marclie l’organisme humain, Mme STEPHANIE EARUE, 17 Prospect St., Spencer, Mass.comme on répare la machine qu’un effort trop continu a mise momentanément hors de service, elle a demandé aux Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine leur concours.Les Pilules Rouges sont justement le remède qui répond au cas de Madame S.Lame, comme à celui de toutes les femmes qui ont trop travaillé, qui Se sont épuisées par un travail trop pénible.Flic a pris des Pilules Rouges et ces pilules l’ont guérie.Voilà son histoire dans toute sa simplicité.V a-t-il une femme au monde qui consentirait dans ces conditions, à endurer les tortures de l’inaction, les souffrances de la faiblesse corporelle, quand die a devant elle eet exemple éclatant, cette leçon contenue dans cette lettre si complète et d un accent 9 de sincérité si .touchant, si palpable : Messieurs les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine, Montréal.Messieurs, Je m’empresse de vous écrire pour vous annoncer ma guérison complète et vous dire combien je suis heureuse de proclamer à tout le monde le bien que m’ont fait vos excellentes Pilules Rouges.I-orsquc je inc suis adressée à vous, j’étais dans un état de faiblesse désespérant, j’avais une douleur constante dans le côté gauche, et dans les reins de l’autre côté: je ne pouvais pas dormir, ni me baisser, ni me relever ; il me semblait toujours que j’allais me casser en deux et il me prenait des étourdissements à tomber par terre.Depuis deux ans, je toussais sans interruption, je ne savais par faire deux pas sans être essoufflée et à court d’haleine.Tout travail m’était impossible.Voilà dans quel état je me trouvais lorsoue vous m’avez ordonné les Pilules Rouges.Si vous me demandez ce qui m’avait mise dans cette position là.c’est bien simple: c’est d’avoir travaillé beaucoup tron fort tant que j’ai pu gagner de l’argent, de n’avoir pas dormi, de n’avoir pas de repas réguliers et d’avoir mangé froid trop souvent.Je me suis épuisée à me lever à trois# heures et demie du matin l’cté, pour travailler jusqu’à six heures ci demie, et puis me rendre à _1 atelier et y faire de mon mieux.- Un beau jour, je me suis aperçue que je n’étais pas faite le fer et j’ai eu recours à vos bons conseils.Après avoir pris dix boites de vos Pilules Rouges, mes faiblesses ont cessé, les étourdissements ont disparu et je suis parfaitement guérie, je suis grosse et grasse et je ne me ressens plus d’aucun malaise.Je vous autorise à faire part de ma guérison et j’espère que mon exemple servira aux femmes et aux jeunes filles qui souffrent comme j’ai souffert.Votre toute dévouée, Mme STEPHANIE LARUE.17, Prospect St., Spencer, Mass.CONSULTATIONS GRATUITES : Adressez-vous par lettre ou personnellement, au No 274.rue Saint-Denis, si vous désirez avoir des conseils.Les Médecins de la Cie Chimique Franco-Américaine vous donneront, tout à fait gratuitement les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront un autre traitement si votre maladie le requiert.DEFIEZ-VOUS.— Les Pilules Rouges sont toujours vendues en bottes de 50 Pilules.Chaque boîte est recouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc.Le ; Pilules Rouges, que les marchands vous vendent à l’once, au 100 ou à 25c la boite, ne sont pas les nôtres; ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière.Ces charlatans qui se font appeler docteurs, passant par les campagnes, allant de maison en maison, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco-Américaine, sont des imposteurs toujours, car jamais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux de consultations pour soigner les femmes malades.Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, en-voyez-nous 50c pour une Ivute ou $2.50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant l’argent, et vous recevrez par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges.’A'dressez toutes vos lettres: CIE CHTMTOUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue Saint-Denis, Montréal* " ter SPAVIN CURE rtXK «*.«
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