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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 18 mai 1905
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1905-05-18, Collections de BAnQ.

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Neuvième Année — No 2 o Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 1S mai 1905 II ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERRÊBON ne.3 CHENIER.! U.MOT DI L'AVtNiR EST OAKS LE PEUPLE MÊME MOUS VTRROWS Mg* Duç 1/toRtMT »¦- CES- 5L>l^TC_V Aboppepiepts Un an.Six mois.$1.00 0.50 4 £4 Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) i -, p .¦ Appopoes¦ Le pouce : Un mois.$1.00 11 Un an.$3.00 LA Base de la Politique canadienne Depuis 1700, la vie nationale des Canadiens-français ne s’est perpétuée (jue par une suite ininterrompue de compromis.trouve le groupe des irréconciliables, des intransigean ts.Connue Cassngnac, Kocbefort, Drumont ses ailes en même temps que s’enroulait tristement, sur les plaines d’Abraham, l’étendard aux couleurs de la France.Du jour oii la Providence nous destina à vivre ici, comme sujets britanniques, au milieu d’une population anglaise toujours grandissante, il nous a bien fallu accepter de partager avec nos concitoyens anglais le droit de vivre sur ce sol canadien.Nos pères, tout en revendiquant pour eux et leurs descendants, la liberté politique et religieuse, furent forcés de renoncer à plus d’une idée, à plus d'un désir, à plus d’une ambition.De 17fit) il 1840, si nous sommes restés Français, nous le devons à l’énergie indomptable, de nos patriotes.Mais si, depuis 1840, notre race a vécu, si l’Union n’en a pas été le tombeau, comme l’avaient espéré et prédit ses auteurs, c’est, grâce à une politique de compromis et de condescendance c’est-à-dire à la largeur de vue des libéraux anglais (|tii s’unirent à nous pour défendre nos droits, et à l’esprit de conciliation dont s’inspirèrent les hommes politiques de notre nationalité.Notre existence nationale, nous la devons donc d’abord à la vaillance de nos aïeux qui ne craignirent pas de verser leur sang pour nous la conserver: et ensuite à la sage ! de conciliation et dé prudentes concessions de nos hommes d’Etat.Deux races, deux religions ne peuvent vivre en paix dans le même pays que si elles se font de mutuelles concessions.Et c’est là le cas de la nation canadienne.Ici, plus que partout ailleurs, doivent régner légalité et la fraternité.Mais, ici comme partout ailleurs, cet idéal ne peut être réalisé d'une manière absolue.Aucune constitution humaine, même la plus parfaite, n'arrivera jamais à établir l égalité complète des hommes.U y a eu, il y aura toujours partout une majorité et, par conséquent une minorité ; la raison du plus fort cherchera toujours à être la meilleure.Ce fait, universellement constaté, apparaît plus saillant et plus compliqué dans notre pays.D'abord, parce qu’il s'agit d’une population hybride, composée d’éléments très disparates : rappelons-nous bien que ce sont des Anglais et des Français qui tentent de former ici une nation homogène.N’est-ce pas la travailler à contredire l’histoire des siècles passés ?Et puis, remarquons aussi que cette inégalité inhérente à toute existence collective d’où naissent les majorités et les minorités, n’existe pas ici qu’une seule fois, comme chez les races où il y a unité nationale et administrative, mais elle existe autant de fois qu’il y a de provinces dans la Confédération.La race qui est en minorité à l'est est en majorité à l’ouest; celle qui est en majorité au nord est en minorité au sud.Cet état de choses dicte aux deux races et aux deux religions dont se compose la nation canadienne, le grand et impérieux devoir des concessions mutuelles.Nous avons eu le désordre, la tyrannie, le trouble et la guerre, tant que ce grand principe conciliateur n’a pas été placé à la base de la politique canadienne.Depuis quand jouissons-nous de la paix et des libertés parlementaires, si ce n’est depuis l’alliance bienfaisante de Lafontaine avec Baldwin.Ur, au point de vue purement français, cette alliance fut un compromis.L'Union fut un compromis.La Confédération fut et continue d'être un compromis.Notre histoire politique depuis 18(17 n’est qu’une série de compromis.L’essence même de nos obligations nationales, à nous surtout, Canadiens-Français, qui sommes en minorité dans la Confédération, c’est de concéder sans céder, .c'est de nous assurer la i econnaissance [de notre droit à la conservation de notre langue et de notre religion, tout en renonçant h des privilèges qu'une minorité ne peut exiger d’une majorité : car si nous sommes égaux aux Canadiens-anglais quant à nos droits stricts, nous leur sommes inégaux au point do vue do certains privilèges qui, ici comme ailleurs, sont l’apanage de la majorité.o o o Le beau rêve de nos ancêtres dut replier et Dérotdède, en France, ce sont des hommes de talents, aux intentions pures.au patriotisme ardent, qui font beaucoup de bruit mais peu de besogne, parce qu'ils se condamnent eux-mêmes à demeurer éternellement dans l’opposition.Us sont dans la vie politique de leur pays un contrepoids perpétuel, rarement utile et très souvent nuisible.Un moment donné, leur rôle pourra avoir une passagère efficacité, mais pour en arriver à ce moment, la nation soutire durant des années, des discordes que la virulence de leur critique tient en.éveil.Mais même ces intransigeants, quand ils sont amenés par les circonstances à traiter avec une majorité hostile, quand ils essaient de régler une question eu litige, deviennent à leur tour conciliants et opportunistes.Tant il est vrai que cette méthode est la seule pratique ici, surtout depuis que la Confédération a été imposée aux Canadiens-français.Seulement, peu accoutumés à ce genre de politique, ne possédant pas la souplesse et l’habileté nécessaires à ces procédés diplomatiques, nos intransigeants glissent vite sur la pente des concessions.Et après avoir été dangereux pour ne pas avoir voulu concéder, ils deviennent tout à coup non moins dangereux par leur facilité à trop céder.Il y a d'utiles enseignements à tirer de ces faits qui se sont répétés souvent dans notre histoire contemporaine.11 est bon, pour ne pas nous laisser entraîner par l’éloquence enliammée de ces orateurs qui posent comme les défenseurs irréductibles de nos droits, de démontrer que leurs brillants arguments valent bien peu de chose, lorsque nous les amenons sur un terrain pratique.Eux-mêmes, ces tiers irréconciliables, reconnaissent l’impuissance de leur politique quand ils cessent d'être spectateurs pour devenir acteurs, quand iis passent de la théorie à la pratique, de la critique à l’action.Nous voulons illustrer cette vérité par ’un exemple venant de haut.Sir Wilfrid Laurier, le continuateur de la politique de Lafontaine et de Cartier, vient de régler par un compromis, la question des Ecoles du Nord-Ouest Les intransigeants du liant-Canada, comme les irréconciliables du lias Canada, font entendre la clameur de leur critique et de leurs plaintes.Le compromis, qui est un acte de la politique du juste milieu, a irrité les deux extrêmes qui se touchent et s'unissent pour flageller le gouvernement.Au premier rang des intransigeants ca-nadiens-fmnçais, nous voyons un évêque de talent, Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boni face.Récemment il se rendait à Montréal, au collège des Pères Jésuites de la rue Bleury, et adressait la parole aux élèves de cette institution.Dans un éloquent discours il s’est déclaré le défenseur des droits des catholiques soi-disant méconnus par le gouvernement dans le bill des provinces de l’Ouest.Il revendiqua pour ses compatriotes de là-bas, non seulement le droit d'avoir des écoles séparées, de bénéficier des fonds votés pour l’instruction p ' ” , de nom- mer leurs inspecteurs, mais aussi de contrôler, de diriger exclusivement leurs écoles-.L’orateur alla jusqu’à dire » qu’aucun catholique en communion avec le Pape ne pouvait accepter les écoles que l’article t (i amendé donnerait aux nouvelles provinces." Mgr Langevin apparaît ici dans le rôde aisé de critique ; du liant de ses théories, il lance le blâme à ceux qui gouvernent.Mais un jour, l'évêque do Saint-Boniface descendit sur un terrain pratique et chercha à régler, lui aussi, par le moyen d’un compromis, l'inoubliable question des Ecoles du Manitoba.Voyons ce qu’il fit alors de son intransigeance.Ce souvenir nous aidera à apprécier à sa juste valeur le bien-fondé des amers reproches dont Sa (irandeur et d’autres intransigeants abreuvent le gouvernement Laurier.On se rappelle qu’au mois de mars 1890, pendant que le gouvernement Tuppor proposait à la Chambre le >• bill remédiateur t, concernant les écoles du Manitoba,.Sir Donald Smith, MM.Alphonse Desjardins et A.-H.Dickey, furent dépêchés à Winnipeg Ce principe de concessions et de conci-' où, après s’être concerté avec Mgr Lange-liation se retrouve à chaque page de notre ' histoire.C’est la note dominante de notre politique.t Tous nos patriotes, nos hommes d Etat, Lafontaine, Morin, Papineau même à certaines heures, Viger, Nelson.Cartier, Lnu-rier y ont eu recours pour nous conserver notre existence nationale et faire du Canada un pays paisible et heureux.En face de ces amis de la conciliation se vin, ils essayèrent d'en arriver à un arrangement avec le gouvernement Green way.Voici ce que ces délégués étaient prêts à accepter, nu nom de la minorité et d’accord avec l’évêque de Saint-Boniface, comme règlement » définitif •- de la question.Nous ne donnons ici que' le résumé du document officiel de cette conférence.Nous publierons le texte si on le désire 1 o.Les écoles purement catholiques et séparées ne sont pas reconnues par l’Etat, duquel elles ne recevront aucun secours.2o.Les écoles publiques', fréquentées principalement ou en partie par les catholiques, n’ont pas d’organisation à part : elles sont sous la garde et l’administration des syndics des écoles publiques; elles relèvent également du nuuEAU ii’édl’catiox de Winnipeg qui leur impose ses règlements et ses programmes, et aucun statut n’oblige le gouvernement à nommer un catholique pour représenter nos coreligionnaires dans le BUREAU ni dans les commissions d’examens.Jo.Tous les instituteurs devront être porteurs d’un certificat délivré par l’Ecole Normale de Winnipeg.4o.Les livres scolaires seront neutres et à plus forte raison renseignement.ôo.Bref, et pour nous servir du texte même du document : A tous égards, les écoles fréquentées par les catholiquesscront des écoles publiques su jettes à chaque clause de la loi scolaire de 1 890.Cependant, lo 25 enfants catholiques dans un village et 50 dans une ville, auront le droit d’obtenir une salie ou une maison à part et le privilège d’avoir un maître de religion catholique, et cela partout où les catholiques sont en minorité.2o.Dans les écoles où les élèves sont en majorité catholique, ils seront exemptés de suivre les exercices religieux, tels qu’ordonnés par le Bureau d’Education.Mais malgré cela, et à tous autres égards ces écoles seront des écoles publiques sujettes à chaque clause de la loi scolaire, de 18110, et ii chaque article du règlement des écoles publicities, et l’enseignement y sera tout entier sous le contrôle du Bureau d’E-ducalion.it Voici donc ce qu'acceptait en 189(1 Mgr Langevin pour la minorité catholique du Manitoba.Comparons maintenant cot arrangement avec la nouvelle loi scolaire du Nord-Ouest, tant décriée par Mgr Langevin, et nous constaterons que sur plus d'un point, l’"Acte d'autonomie» est plus favorable à la minorité que ce compromis approuvé par l’évêque do Saint-Boniface.Toutes les défectuosités que Sa Grandeur reproche à la clause 1(1 du bill des nouvelles provinces, nous les trouvons plus grandes et plus déplorables dans le règlement scolaire accepté par elle en 1890.Au surplus, la clause 10 de l’»Acte d'autonomie» contient des droits et des avantages qui sont absents du compromis de 1890.Citons le plus considérable, le droit que la nouvelle constitution confère à la minorité, de recevoir sa part légitime dans les deniers votés pour l’instruction publique.Que Mgr Langevin, si prompt à blâmer 1 • gouvernement Laurier, se rappelle donc que la clef de la situation présente comme de celle d autrefois se trouve dans un prudent compromis et non dans une intransigeante revendication de tous uos privilèges.Bailleurs, malgré tout le respect que nous professons à l’égard de l’évêque de Saint-Boni face, nous ne pouvons nous ein-pêclier de "remarquer qu’il est le seul à sc plaindre _ ' " ment et officiellement.L'épiscopat canadien garde le silence, Mgr Sbaretti, le représentant du pape au Canada, ne formule aucune protestation ; seul Mgr Langevin élève la voix.Eh bien, nous sommes justifiables de poser le dileumesuivant:si l’évêque de Saint-Boniface a raison de lé lamer, au nom de sa conscience et de la constitution, l'épiscopat canadien, le légat papal en tête, a tort de garder le silence : si, d’un autre côté, l'épiscopat et le légat ont raison de ne rien dire, l’évêque de Saint-Boni face a tort de protester.A Québec Tous les citoyens de la province do Québec, sans distinction de partis, seront reconnaissants à l'xton.M.(louin de la bonne action qu’il vient «le faire en portant de >">0,000 n î?100,000 1 allocation annuelle destinée à l'Instruction publique.Cette somme, qui n’est certes pas exagérée puisque, axant longtemps, elle devra être onco re doublée, sera appliquée aux écoles élémentaires surtout.C’est un pas que vient de faire lo gouvernement provincial.Après avoir été trop longtemps stutionnnai-res, nous nous mettons enfin en marche.Ne nous arrêtons plus, car le chemin à parcourir est bien long Quand le gouvernement se sera occupé do l'instruction primaire, de l’instruction technique, il lui faudra aborder l’instruction supérieure où il a aussi de grands devoirs à remplir, devoirs négligés absolument jusqu’ici par les chefs do la nation.Nous apprenons aussi avec plaisir que lo gouvernement Uouin se met à l’œuvre pour accroître les revenus de la province.C’est ainsi quo, dès cette session, il présente uno loi qui imposera une taxe sur les opérations île bourse.Cette taxe sera prélevée au moyen «lo timbres adhésifs frappés suivant les lois de cette province et notamment en conformité des dis position des statuts refondus concernant les timbres et suivant tout arrêté en Conseil passé ou «pii pourra être passé à co sujet.I^e montant «les timbras qui seront apposés sera contins par chaque cent piastres et fraction de cent piastres do la valeur au pair dns actions, obligations, Actions-obligations ou bons vendus, transférés ou cédés.Dans tous les cas, les timbres seront fournis ou apposés par lo vendeur ou cédant, à moins qu«* la vente, transport ou cession no soit fait par un courtier, dans lequel cas le courtier apposera lui-même l«*s timbres et pourra en recouvrer le coût du vendeur ou cédant.Toute transaction tombant sous le coup d«* la taxe imposée qui n’aura pas été payée m; sera ni légale, ni valide, ni obligatoire.Le premier ministre de la province a décidé «le faire des changement* à son cabinet.Désormais, il y aura un ministre des Terres et Forêts, un ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries et un ministre des Travaux Publics et du Travail Par ces divers remaniements, lo travail des ministères sera mieux distribué et d'une plus rapide exécution.C la • n traînera un nouveau titulaire dont lo nom est encore inconnu.M.Codfroy Langlois, le fervent apôtre des réformes à accomplir dans l’instruction publique de notre province, a déjà émis plusieurs idées devant la Chambre, li a prononcé un discours bourré de renseignements précieux.Un bill a été présenté par lui, puis ensuite retiré, pour le soumettre à une plus longue étude, demandant que les membres «le la commission scolaire catholique de Montréal soient, comme partout ailleurs dans notre province, «•lus par le vote populaire* J,es commissaires actuels sont nommés : trois par l’évêché, trois par h- conseil de ville, trois par le gouvernement.La Cour Supérieure à Sairçt-Jérôrçe A la Chambre des Coiqniuqes Les petits politiciens font de l'obstruction Il est évident que de même que l’esprit de conciliation et les prudentes concessions nous out obtenu et gardé la paisible jouissance de nos libertés, de même l’exagération et la turbulence de certains compatriotes bien intentionnés mais mal inspirés, compromettent nos droits et notre tranquillité.Les Canadiens-français n’ont pas, hélas ’ le droit d’être aussi exigents qu’ils sont généreux.Sur le terrain fédéral nous soin-mes la minorité, et malgré les droits que j nous accorde la constitution, nous aurons j toujours à souffrir par certains côtés.Il ne faut pas reculer devant le nombre, i mais il faut s’entendre avec la majorité.Si Laurier avait cédé devant le fanatis- j me des orangistes il aurait refusé à nos compatriotes de l’Ouest leur droit à des: écoles séparées, et c’est alors qu’il aurait mérité le titre de félon qu’on lui décerne à tort en certains milieux.Si Laurier avait bravé la majorité et avait exigé d’elle tous les privilèges que réclament les intransigeants, il serait tombé du pouvoir et nous aurions à sa place, aujourd’hui, un homme qui s’est fait l’esclave des orangistes.Observons bien cc qui se passe, étudions le présent en nous rappelant le passé et en prévoyant l’avenir, ot nous devrons reconnaître que Laurier a agi comme Lafontaine ou Morin aurait agi.Jet.M Jean Prévost présente en ce moment à l’assemblée législative un projet de loi dont le but est de doter Saint Jérôme d’une Cour Supérieure.Cette Cour siégera ici peur toutes les causes du district do Terrebonne dans lesquelles le droit, d’action aura pris naiss&ncS dans le comté de Terrebonne, dans les cantons Iloward, Wentlnvnrth, Morin, Arundel, Montcalm.Harrington, Gore, dans la municipalité des Mille-Isles, ou lorsque la partie défenderesse résidera on lorsque faction lui aura été signifiée personnellement dans les endroits sus-spécifiés.Cette Cour s’occupera aussi de toutes les causes du district d Ottawa dans lesquelles le droit d’action aura pris naissance dans les cantons Clyde, Amherst, Addington, Joly, Ijrbel-le, Gagnon.Jyosnge, La Minerve, Marchand, Loranger, Mont.igny, Boyer, Kiamika, Rochon, Campbell, Boutliillier, Robertson, Pope, Mo reau, \Vurtole et Gravel, ou lorsque la partie défenderesse résidera ou que l’action aura été signifiée à ces divers endroits.Grâce à ce bill, l’ad ministration de la justice sera plus facile et moins coûteuse.La nouvelle Cour favorisera les justiciables des divers endroits mentionnés qui, à l’heure qu’il est, sont à une très grande distance de leur chef-lieu de.district et privés des moyens de tranfport commodes et rapides TOUR MAC DE MER, NAUSEE Toutes les maladies de cet ordre sont promptement entayées par le pouvoir magique de la Ncrviline et si vous soutirez périodiquement d’aucune de ces affections gardez la Nervilino il la portée de la main.Quelques gouttes dans de Beau sucréo donneront un soulagement presque instantané et dans le cours d’une heure la guérison sera complète.On vous retournera votre argent si ce II est pas tel que nous annon çons.En vente à la Pharmacie Gilbert, ruo Saint-Georges, Saint-Jérôme.| De notre correspondant spécial] Galerie de la presse, 17 mai.Depuis le vote sur la deuxième lecture du bill de la province de l’Alberta, soit une semaine, on assiste à l’exécution d’un nouveau plan de campagne dos tories lequel consiste à faire de l’obstruction ouvertement et d’une manière absolue.Ces messieurs de l’opposition ont placé leurs batterie à découvert ; leur mot d’ordre h été donné publiquement, dans leurs gazettes et sur le parquet de la Chambre.» C est notre devoir, disent-ils, de faire de l’obstruction à la clause relative à l’éducation, de forcer lo gouvernement par tous les moyens possibles (l’amender cette clause de façon à ce que les écoles catholiques du Nord Ouest soient abolies.a Ce sont là les déclarations textuelles du Dr Sproule, député tory do Grey est et Grand Maître des loges Orangistes qui, avec lo chef de l’opposition, dirige la campagne contre le gouvernement sur la question des écoles.Pourquoi cette obstruction î Les raisons ne sont ni claires ni sincères.Le I >r Sproule et consorts prétendent que la clause relative à l’éducation, contenue dans les bills des deux futures provinces do l’ouest, constitue 10 maintien, par lo gouvernement fédéral, du système des écoles séparées au Nord-Ouest., et que ce gouvernement n’a pas le droit d’imposer cet acte dans la constitution des législatures provinciales.Si nos ennemis acharnés, les orangistes voulaient être sincères, ils avoueraient qu’ils n’ont d’autre motif que celui d’ameuter les sectaires protestants de ce pays contre un gouvernement dont l’unique crime est de rendre justico égale pour tous, indistinctement de leur origine et do leur croyance religieuse.I.e gouvernement viral assurer à la minorité de l'ouest les mémos droits en matière d’éducation dont jouissent les minorités d’Ontario et de Québec.Cette seule question soulève contre l’élément catholique du gouvernement les cris des fanatiques, partisans do 1 intolérance lorsqu’il s’agit dos catholiques, et safres comme des pourceaux lorsqu’il s’agit d’eux -mêmes.Après le vote que la Chambre a donné l’autre jour sur la deuxième lecture du bill de l’Alberta, soit 1 10 contre 59, qu’on aille pas croire que les tories comptent intimider le gou-rnenient et le forcer à capituler.Ils veulent simplement remuer mer et monde pour faire du capital politique.Ils se sont lancés dans cette voie dès la présentation dos bills dns provinces 11 la Chambre, el malgré les nombreuses défections dans leurs rangs, ils ne.veulent pas lâcher prise et refusent de reconnaître leur erreur, ’l’eus les jours, ils hurlent., iis vomissent des injures i l’adresse du premier ministre parce qu’il est canadien français et catholique.Us insultent notre clergé.Bref, ils commettent des écarts plus sérieux, si possible, que lor.s du déliât sur la deuxième lecture des bills.Cette manœuvre honteuse coûte des milliers de piastres par jour aux contribuables.les catholique de ce pays, 43 pour cent de la popu-latibn totale, sont saignés à blanc pour permettre au parti conservateur de déverser sa bile contre nous.M’est avis que si le gouvernement avait proposé de distribuer parmi les quelques 50,000 orangistes de ce pays, une somme correspondante à celle qui est engloutie par la campagne de leurs chefs à la Chambre, à condition de nous débarrasser de leur coûteuse campagne l’ofFre aurait été acceptée d’emblée, et les 50, 000 orangistes auraient avalé leur bile et se seraient retirés des affaires pour vivre du » nos » ren tes.x Ces jours derniers, l’opposition a cessé son obstruction aux autres clauses du bill de l’Alberta, pour s’en tenir exclusivement aux clauses 2 et 1 (> relatives à la possession des terres et à la question des écoles.On sait ce que les tories reprochent au gouvernement sur le chapitre des terres.Ils disent que nous devrions donner la pleine possession des terres aux futures provinces, parce que les gens de l'ouest sont assez vieux pour gérer leurs propres biens.Ils ne tiennent aucun compte des sacrifices énormes que le gouvernement Laurier a fait pour peupler les territoires et le Manitoba.Dans cette dernière province, les terres sont restées la propriété du gouvernement fédéral ; et c’p-st grâce ii cette politique que nous voyons le Ilot d’immigation vers l’ouest canadien.C’est avec l’argent (le tous les contribuables du pays que le gouvernement du Canada a ouvert cette partie de la Puissance à l’agriculture, et c’est encore dû à l’excellente politique d'immigration du gouvernement que nous voyons chaque année, la population de l'ouest augmenter d’une façon merveilleuse.Qu'arriverait il si les terres étaient données aux deux futures provinces, do même qu’au Manitoba î Chacune de ces provinces ferait des lois différentes les unes des autres et lo succès de l’immigration serait compromis.De plus, qui sait si l’habitant de l’ouest ne serait pas taxé outre t.'esu re par le gouvernement provincial, pour faire face à la situation financiaire susceptible d’être mauvaise, à la suite de changements d'administrations.En demeurant sous la tutelle du gouvernement fédéral, quant à la propriété li nanciaire, la population de l’ouest est certaine que sa situation pécuniaire ne peut que s'améliorer, et la politiquo d’immigration du gouvernement fédéral est nécessaire pour exploiter les richesses inépuisables du sol fertile du Nord-Ouest et du Manitoba.Telle était l’opinion de sir John A.Mncdonld lors de l’entrée du Manitoba dans la Confédération.C’est ainsi que sir Wdfrid Laurier a répon- du à ceux qui, pour le simple motif de faire du capital politique, critiquent la politiquo du gouvernement Bauricr sur cette question.Reste cette éternelle question des écoles contre laquelle sont déchaînes les orangistes et t ms les autres ennemis des Canadiens français et des catholiques, avec lo chef do l'opposition à leur tète.11 serait raisonnable de croire que les tories qui ont débattu cette question depuis le 21 février sur lo parquet do la Chambre n’ont pins rien à dire.Nenni ! 41s ne disent, rien de nouveau, mais ils répètent leurs injures à l'adresse de notre race et de notre religion.Le chef Borden place son mot chaque jour; mais c’est MacLean, du Toronto World qui semble dirige! la campagne d'obstruction, x L’hon.M.Fitzpatrick a expliqué !» différence entre la c'ause I li des bills et l’ancienne clause II) qui a été remplacée.En résumé, le ministre de la Justice déchire quo la clause originale décrétait la confirmation des droits de la minorité en appliquant l'article 93 do l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord à l’Alberta et à la Saskatchewan connue si ces deux provinces eussent fait partie do l'union fédérale lors de la rédaction do cet article do l’Acte.Elle remettait aussi en vigueur l'article 1 1 do l’Acte des Territoires de 1875, pourvoyant à la part des octrois scolaires pour le maintien les écoles séparées.La nouvelle clause des bills des provinces limite les droits et privilèges de la minorité aux chapitres 29 et 30 des ordonnances, à l’exclusion des conclusions do l’article 1 1 du l’Acte de 1875 ou de toute autre loi scolaire eu vigueur dans les territoires.L'article 1 ! de l’Acte de 1875, donnait à la majorité des contribuables, de toute religion, le pouvoir d’établir h* système d’écoles de son choix, suivant que cette majorité le jugera nécessaire, et à la minorité catholique ou protestante, le même droit.Les chapitres 29 et 30 des ordonnances déoiêtent que les écoles publiques seront celles de la majorité des contribua* blés.Or, ces Ordonnances n’établissent que trois sortes d’écoles, savoir : les écoles non confessionnelles publiques ; les écoles protestantes séparées, et les écoles catholiques séparées.Ces dernières ne peuvent être crées nulle part ailleurs que là où elles existent déjà ; ot leurs privilèges sont limités au choix des livres La clause IG actuelle des bills des provinces assure à la minorité- protestante ou catholique, dans un district d’écoles publiques, le droit do se séparer et d'étnblir un système d'écoles séparées, indifféremment pour les catholiques ou les protestants.Dans ces écoles, il y aura une demi heure d’instruction religieuse; les synd’cs auront lo choix des premier et deuxième livres de lecture religieuse ; et le droit d’élire des syndics qui nommeront les instituteurs.Lis explications nettes ot précises du ministre do hi Justice démontrent la mauvaise foi les critiques qui prétendent, d'un côté, que le gouvernement sacrifie les droits de la majorité en leur imposant un nouveau système d’écoles séparées ; et d'un autre côté, qu’il enlève les •coles de In minorité catholique et a pour bu t.l'empêcher les parents de donner à leurs enfants l'instruction religieuse qui leur convient.La clause scolaire des bills ne fait que conlii-inor l’état do choses actuelles dans lo Nord-Ouest.et Mgr Légal, le directeur dos consciences do nos compatriotes et coieligionnaires bins les territoires ne se déclare t il pas satisfait do la situation actuelle.X C’est le devoir de l’opposition do surveiller et de critiquer au besoin les affaires publiques ; mais en ce moment, l’opposition dépasse les limites de son rôle.Elle a entrepris de lancer des accusations aussi nombreuses que ridicules contre l'administration du gouvernement, et particulièrement contre l’hon.M.Hyman qui, comme on le sait, doit être appelé bientôt dans le cabinet pour remplacer feu le [ministre des Travaux Publics.Tout cela, parce que nous sommes à la veille do trois élections partielles, à London et Oxford-nord, Ont., et Lévis, Qué.L'bon.M.1 lyman sera fait ministre des Travaux Publics cos jours-ci, ot les élections par-tiodes auront lieu à brève échéance.L’opposition prolongera l’obstruction aux bills des provinces et attaquera le futur ministre jusqu’à la date de ses élections.Je ne crains pas de prédire la réélection de M.Hyman par une bonne majorité, quoiqu'il n’ait été élu que par 23 voix de majorité le 3 novembre dernier.S’il se trouve encore un bleu dans la province de Québec, j’invite lo lecteur à lui faire part de ma prédiction quo je suis prêt à appuyer d’un pari.On dit que M.Gray, l'ancien adversaire do M.Hyman, e-st en train de cabaler pour se présenter de nouveau.C’est dans cette élection que, Maclean, les cerbère des Communes, doit déchaîner ses forces contre le candidat ministériel.Il avait mémo promis do faire personnellement la lutte ; mais il a abandonné son projet de suicide politiquo.+ Dimanche dernier, l’hon.M.Borden, chef do l’opposition, a inauguré un nouveau plan do campagne qui no manquera pas de dégoûter ses anciens partisans de Québec.Tl a entre-pi is une série de serinons politico-religieux afin do stimuler l’ardeur des protestants en faveur de sa cause.Ainsi dimanche dernier, il a fait un sermon à l'église presbytérienne Globe, d’Ottawa.Il a parlé do religion et de politique, posant comme un martyr des principes les sectes protestantes de ce pays.Le chef do ’opposition est invité par les presbytériens de Carp d’aller leur répéter son sermon de dimanche dernier.Pancrace.UN REMEDE PUREMENT VEGETAL POUR LES CORS Putnam’s Corn Extractor ne contient pas d’acide, c’est un composé exclusivement végétal.Jamais Putnam's n’est douloureux et no cause aucune maladie.Il guérit promptement sans douleur et pcrmanemnient.En vente à la Pharmacie Gilbert, ruo Saint-Georges, Saint-Jérôme.7416 3216 99 L’AVENIR DD NORD, 16 MAI 1905 § « JVIelï -]Vlelo ?A £I£iW4U iUUI AU 4iiAliàiJÜÜJ.i.!J.i UAIüAli UÜJHU UAillUù tülMM m vnnnfnnni rax* w»TinTiTiniiriiiitr>*iTfTi rrf>,nrrrrfii w il/, l’abbé S.Bouleau.M.l'abbé Simeon Rouleau vient do mourir à Sainte-Thérèae.Cet homme distingué était un îles prêtres les plus en vue «lu diocèse de Montréal.11 fut longtemps professeur de Belles-Lettres puis do philosophie au petit Séminaire, de Sainte-Thérèse.C’était un écrivain alerte et châtié, un orateur plein de feu et un homme d’étude.Le curé Labello eut toujours en lui un sincère admirateur et parmi les plus belles pages de l'abbé Rouleau se trouvent celles qu’il a consacrées à l’Apôtre do la colonisation.Il est mort à l’âge de 57 ans.Ses obsèques ont eu lieu à Sainte-Thérèse, mardi.L'archevêque de Montréal était présent ainsi qu’un très grand nombre de prêtre et de laïques ainis du défunt.Avec M.l’abbé Rouleau disparait malheureusement le dernier écrivain qui aurait pu écrire la vie complète du curé Label le.Aye-c-Vabbé Proux, aussi disparu, il nu-rûTCété celui qui aurait pu le mieux accomplir ce travail.Attention.Nous attirons l’attention du gouvernement d’Ottawa sur la manière dont certains bureaux de poste sont tenus dans le comté de Terrebonne.Le bureau de Sainte-Agathe, entre autres, est tenu d’une façon déplorable.Quelques-unes de nos lettres ne sont parvenues il leur destination que cinq jours après leur départ d’ici.Notre journal qui y arrive le samedi soir le plus tard n’y est distribué que le samedi.Tant de négligence ne devrait pas être tolérée.(tesque, une fois terminée, ajoutera plus de 3,500 milles de voie ferrée aux 10,000 milles déjà en existence en Canada.D’après une récente déclaration, le chemin do fer du Grand-Tronc-Pacitique donnera de l’emploi à 20,000 personnes.11 faudra pour le construire 10,500,000 dormants (tics).1,232,000 rails et 12,000,000 de fiches, Un estime qu'il faudra, jwur mettre cette nouvelle ligne en activité, au moins 500 locomotives au coût do §15,000 chacune, 30,000 wagons de marchandise, à $700 chacun, et 500 wagons de passagers de 610,000 l’un.Une quantité d'autres matériaux seront auBf.i nécessaires pour la construction des ponts, des sémaphores, des clôtures, etc., que l’on estime à 6425 du mille.La ligne de téléphone, le long de la voie, va coûter, à elle seule, plus de 6700,000.Rétractez-vous, coufrère.Pourquoi le Nationaliste fausse-t-il la vérité en prétendant que nous avons "injurié M.Bourassa ?» Est-ce injurier un homme que de discuter ses opinions ?Nous délions cotre confrère de trouver dans nos colonnes l’ombre d'une injure à l’adresse du député de Libelle, que nous admirons, il le sait, mais dont nous u’approuvons pas complètement l’attitude, actuellement.Que le Nationaliste cesse donc cette tactique déloyale d’attribuer à ceux qui lui déplaisent des fautes qu’ils n'ont pas commises.Avis.Nous ne publions pas les correspondances qui nous arrivent sans signature responsable.Notes diverses.Le Royaume-Uni, pendant l’année liscale 1904, achetait des Etats-Unis 045,595,713 livres de porc frais, fumé ou salé, représentant 602.434,923.En 1903, le Canada vendait au Royaume-Uni, 112,744,727 livres de porc préparé le toutes les façons, donnant 612,279,050.Le total des revenus du Canada, au 30 avril dt> cette année, s’élevait à 657,130, 511, et à 650,728,71 G à la fin du même mois 1 904.Sang pauvre, aqueux u «"tu.se des boutons et de toutes les Eruptions défigurantes.Les Pilules Roses du Dr Williams le seul remède.Pensée.Quand les femmes font de la philosophie, elles cachent toujours quelque chose.ou quelqu’un.Pour rire.Remarqué au salon.Le Sac de P ails, épisode de la guerre de 1870.Paysans chargeant du fumier, gravure au.purin.Les inondations de la banlieue.eau-torte.Vue du bureau central des téléphones, peinture.allô ! 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tro les Imutons et les éruptions et apportent santé force et bonheur .Mlle Lizzie Libsinger, Oarlsruche, Ont., "Les Pilules Hoses du Dr Williams, voilà le meilleur remède quo je connaisse pour déparrasver lo sang des impuretés.Mon sang, était en mauvais état et j’étais non seulement pâle et épuisé, mais j’étais couverte déboutons et d’éruptions, j’essayai plusieurs remèdes’ mair ils ne me firent aucu bien.Alors on me conseilla do prendre les Pilules Ruses du Dr Williams et, bientôt, je fus délivrée de tous maux, je puis recommander les pilule.» à quiconque souffre de mauvais sang.” 1m mauvais sang est la cause do presque toutes les maladies qui affligent l’humanité.C’est parce que les Pilules Roses du l)r Williams font un sang nouveau, riche, rouge qu'elles guérissent des maladies telles que l’anémie, palpitation de cœur, nmux de tête et maux de dos, rhumatisme, névralgie, indigestion’ maladies des reins et du foie, et les maux des jeunes filles et dos femmes.Mais il vous faut les véritables pilules, avec le nom au long, “Dr Williams Pink Pills for Palo People,” sur l'snve-loppe qui entoure chaque boîte.Vendues partout par les marchands de remèdes ou envoyées franco par la poste à 50 cents la boîte ou six boîtes pour 62.50 en écrivant à la Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont.ZZZXZZ-Z-Z ZZZZZZZ-Z ZZZZ Z z-z-z zz-zz zzzz M M U CHRONIQUE y •-zz-zz zzzz zzzz zzzz zzzz zzzz zzz z zzzz L’éducation de la volonté DEPUIS que les psychologues et les sociologues parlent do peuple-chef, do races prépondérantes, donc, do gens supérieurs dans l’art do se gouverner eux-mêmes ; depuis qu’il est démontré que la volonté est plus puissante que l’intelligence et que les hommes qui dominent les autres se font remarquer par certaines qualités morales appelées obstination, ténacité, persévérance, on a écrit et publié un grand nombre d’ouvragi-s sur la psychologie, les maladies et l’éducation de la volonté.Ceux qui, au lieu de se borner à constater ce qui est, so sont ingéniés à découvrir les lois de la volonté et à nous enseigner les moyens d’acquérir ce bien moral suprême, ont tous tourné dans un cercle vicieux.Car si, pour acquérir de la volonté, je dois employer tel remède, encore faut-il que j’aie la volonté d’employer ce remède.Je pourrais citer le livre du docteur (îubhardt, intitulé : " Comment devenir énergique i » Ce u 'est qu’une pétition de principes.Il vi«-nt de paraître chez Alcan tin livre sur l’éducation fie la volonté, par M.Jules Payot, lecteur de l’Académie de Chambéry.Si j’étais chargé de la critique bibliographique «le cet ou-vrsge, j’aurais beaucoup d’objections à émettre.Mais je me bornerai à n’en commenter qu’un passage.Voici comment s'exprime AI.Payot : » Il faut que les professeurs le sachent : ce qu'il y a de meilleur dans leur enseignement, ce ne sont point leurs cours.Nécessairement fragmentaires en eux-mêmes, sans lien avec les autres cours, ils ne servent pas n grand’c'uose, et les plus beaux cours du monde, dès la sortie du lycée (et déjà même avant) no valent pas quelques heures d’un sincère effort personnel de l’étudiant.Ce qui fait la haute valeur de l’enseignement supérieur, ce sont les travaux pratiques C’est le contact de l’élève et du maître.D’abord, par le fait même qu’il est là, le maître prouve la possibilité du travail.Il est l'exemple vivant, concret, tangible et respecté de ce qu’on peut faire en travaillant.D’autre part ses conversations, ses encouragements, ses aveux, ses demi confidences sur la méthode, plus que tout cela, l'exemple donné au labora toire, plus que tout cela encore, l’initiative de l’élève encouragé, les travaux personnels suscités, les expositions devant les camarades, les comptes rendus nets et simples de livres lus, tout cela exécuté sous le conttôle bienveillant du maître : voilà ce qui constitue l’enseigne ment fécond Plus un professeur est brillant, plus il s’enchante lui même à s’entendre parler ; plus il intervieht, moins je lui confierais déjeunes gens : il faut qu’il les fasse 11 trotter devant lui », comme dit Montaigne.On n’apprend pas plus l’art du travail, et on ne fait pas plus do véritables progrès en esprit scientifique en écoutant un maitte, qu’on no fait de progrès en gymnastique en assistant à une représentation dans un cirque.» Tout cela est fort juste.Le professeur doit, connaître l’art de faire travailler les élèves.Au lieu de monter en chaire et de pérorer une ou deux heures devant son auditoire, ce qui est très facile, pas fatiguant du tout, à la portée du premier venu, il doit interroger à fond les élèves sur la leçon qu’il a indiqué, satis l’appliquer au préalable.C'est le vrai secret de l’enseignement : distribuer le travail et s'assurer qu’il a été effectué.Il y a des professeurs d'histoire et de littérature qui n’interrogent pas leurs élèves une fois par semestre.Ils emplissent la leçon de leurs discours.Oh ! je sais qu’ils parlent fort bien, qu'ils ne négligent pas le petit mot pour rire, qu’ils sont inépuisables on anecdotes ; il y en a même que leurs élèves applaudissent.Ces professeurs-là ont une très brillante réputation.Quels maitre» ! Comme ils possèdent le talent d'intéresser leur auditoire.Les jeunes gens les écoutent avidement, ne perdant pas un mot de la leçon.Et après i Qn’est-ce qu’il en reste ?Que pouvez vous retenir d’une conférence’ Ces beaux parleurs ne sont pas des professeurs, ce sont des conférenciers.Répétons-le aux parents : apprendre à domicile ; vous Vos fils doivent ne les envoyez à l’école que parce qu'ils y trouvent des maîtres «pii s’assureront qu’ils ont travaillé chez eux.11 règne aujourd'hui une opinion qui est ra dicalement fauss«; : des théoriciens inexpérimen tés prétendent supprimer tout travail de l'élève en dehors de la classe.C'est pour le coup que l’élève ne fera pas «le progrès, et que sa volonté faiblira de plus en plus.On ne retient bien que ce que l’on a appris soi même.Le jeune homme studieux qui s’enferme dans sa chambre avec ses livres, y apprend plus en une heuro qu’en toute une journée sur les laines de la classe.Oh ! je sais qu Ft d'-> mal* u { j p>enler à S4*s lecteurs, au fur ci à mesure qu’elles se sont1 déroulées toutes les j* ripeties de la guerre russe»» japonaise Suppléments gratuits : Six romans cle musique cl dix A bonnement* : trois mois, $2 40 13, rue Sainl-lî pièces de tli**âtre, lu an, $h.i*0 ; six : 0 morceaux mois, $ 1.80 : Vous rerevre/ parla malle: ' : lions et le trai- tement île tôpics les nmladies du pis et des trayons.4(>.Lk Petit I.ivrk il traite de toutes les ma ad t—fin ( »iL\ ai .s>.peur Uknaiius.Bell: i >, lit.i.s i AVi 1 KM-t, Y: so vs, H.as-mus-¦ : * PON', i lnt à l'ùau sà ltn>\iu»s et du Poison à Rl-N.vnies ainsi que des Dlunu i s à i*ik«;i.s pour les autres hèles à Iburriinf, * PHARMACIE YKTKlUXAlhK .!)l DH tiltH’.NOX.•TK-\ DE EK, f.Ci taux lo plus bas.Intérêts alloués sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, Gérant lîfwmiîntfiTrtîFiîMTriTFwiTfwwitfnF LA REVUE LA TI S E, Revue mensuelle de littérature comparée.Directeur, M.K MILK FAG U MT.Abonnement, $1.00 par année.5‘J rue Monge, Paris (France) LE JOURNAL.Jour nul (j not id ten Ei rédaction littéraire du Joi b.nai.est la plus brillante des journaux de Paris.Supplément bebdûraa claire gratuit pour les abonné»: Et joi iinai.hoi r tous.Afmnnenjenl : Six nous, $4.00 ;4 un an, $7.00.100, rue de Iticlielieu, Paris ,1-rance).f Le plus grand hôtel de la ville.J Grande vérandah.b L.: mieux organisé ]>ou r banquets.Tél.Bell 37,-B.P.JM Près de la gare.SAINT-JEROME HOTEL^VIC7/ORIA fl If.PHARAND, Prop.Fins, Liqueurs et Cigares de.choix, Bar de prem ier ordre Salles d'échantillons au service des commis-voyageurs.— Chevaux et voitures à la disposition des voyageurs.Lo plus grand hôtel 1 L’ANNONCIATION près ue la gare.J •rjçe-, Paris [Trance] P.-L.-Y.VEZINA .Marcfropd de \ J JT K S Gros et detail.L’Actualité Ymu': use’ f'Hangèrf;, ar- ti.stique et If tvrutro illus- trée.Revue liebflomadtiire fie la famille.Abonnement : Un an.$1.60.1, rue de la Trinité, Paris (France).Telephone No.•’> COIN DES RUES SAINT-GEORGES ET SAINTE JULIE SAINT-JEROME Ameublements de stnlon.«le chambres à coucher, de-ailes à manger, Spring b.Is, Matelas, Lits de plume, Oreillers, Canapé-, Sofas, Couchettes.en fer, Bibliothèques, Pupitres pour bureaux, Chaises de toutes -ortes, Moulins à laver, Torde uses, Voitures d'enfant'.Sideboards, Tables, etc.SprÉci.u.rrf: : Réparation de Meubles et.encadrements de toutes sortes à prix très bas.' .J M.Vézina ayant toujours un grand assortiment de meubles fie tous les prix, venant directement des grandes manufactures fie l'Ouest, pourra vendre à 20 meilleur marché que partout ailleurs, c'est à dire à aussi bon marché qu’à Montréal.Ix.choix est considérable.Escompte spécial aux communautés religieuses, aux hôteliers et au commerco de gros.Visitez ce grand magasin avant de donner vas commandes.Pour ceux qui voudraient absolument acheter à Montréal, M.Vézina peut les piésenter dans les grandes maisons do la métropole où ils pourront acheter au prix du gros, ENCOURAGEZ LE COMMERCE LOCAL! 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