L'Avenir du Nord, 15 décembre 1904, jeudi 15 décembre 1904
huitième Année — No 50 Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, 15 décembre 1904 plus Hière •'¦un-, bbert m & ix de Une ant à P- Q.1 ron 8 pris ice L ORGANE LIBERAL du DISTRICT de V II 55» NE.H men Di cavenih est oakj le peuple même KOUJ VT B iokj prospered les FilJ ou S?t/iuRiîîT - O Z : • • ! : Srmrt ïtxÜ riïiri lo L’archaïsme ; 2o L’anglicisme ; E CURE de Saint-Jérôme a fait sonner le tocsin d’alarme, dimanche dernier.Sus à l’alcool ! Voilà Tonne-mi ! Pratique, érudit, c’est avec les sommités médicales du vieux monde, c'est avec les grands économistes et polititions modernes qu’il nous a fait toucher du doigt le mal national.J’aurais voulu quo ses remarques fussent claironnées dans toute notre belle province.Il mérite les remerciements de ses ouailles et de sa nationalité.Il nous faut ouvrir Its yeux ! Depuis longtemps déjà notre clergé fait une croisade contre T alcoolisme.Pour un grand nombre, cependant, ses exhortations restent lettre morte.Le peuple écoute d’une oreille distraite.C’est là le refrain d’une chanson qu’il entend depuis longtemps et qui n’a pas suffisamment le don de l’émouvoir.Il faut que, dans leur sphère d’action, nos corps administratifs fassent leur devoir.11 n'y a pas à se le cacher L’alcool cotnpro inet notre existence nationale.I! fait des ravages terribles dans toutes les classes.Si nous en jugeons par les lettres de recommandation, l'homme >obre est devenu une exception.“ Boit-il ?” Voilà la première question quo se posent le ministre, le patron, la Compagnie d’assurance, le médecin et.le tribunal.“ C’est un sobre.” Voilà la première ga rantie de succès que nous offre aujourd’hui un homme public, qui, malgré ses opinions politiques discutables, nous dorme tous les jours la preuve d’un talent brillant et d’une expérience laborieusement acquise.L’alcool, dans notre pays, compte des victimes dans la politique, dans la magistrature, dans le barreau, dans le journalisme et dans la médecine ; il ruine l’ouvrier, il étreint la classe a ,rieole.Il compromet gravement l’avenir de notre jeunesse.Si l’on en croit dame rumeur, si on prête quelque peu l’oreille aux confidences discrètes des magistrats et des officiers de police, il s’attaque même à la femme canadienne.Jetons un regard derrière nous.De combien do grands hommes cette liqueur maudite a-t-elle brisé la carrière I De combien d’écrivains de talents a-t-elle brisé la plume 1 Combien de magistrats à l’esprit juridique et distingué ont vu se pencher sur eux le spectre hideux et “ N’ont pu terminer la tâche commencée.” Et ces avocats qui, se promenant de buvette en buvette, ont à jamais compromis leur existence et foulé aux pieds le plus brillant des avenirs.Je passe sous silenco le triste, spectacle do la mort prématurée d’un grand nombre de jeunes médecins, dont les noms sont sur toutes les bouches ; après avoir compromis l’existence de leurs patients, les malheureux ont empoisonné la leur.Pourquoi faire défiler encore devant notre indifférence coupable la triste caravane des ouvriers qui noient, dans une soirée, le salaire de toute une semaine ; de journaliers, d’hommes de peine, mastiquant du tabac à la porte des auberges ; de nos forestiers et yoyayeurs per dant leur saine vigueur et leur belle force physique dans des libations ridicules de “ whisky ’’ frelaté et du “ gin ” de contrebande.Tous ces martyrs de l’alcool défilent devant nous ; procession do surmenés, de ratés, de criminels, d’ignorants, d’impuissants ; lo débitant d’alctol fait claquer son fouet et mène cette troupe de déclassés à l’asile, au bagne, à Tllôpi-tal, à la tombe.Nos gouvernements et nos corps municipaux assistent tous les jours à ce spectacle lamentable ! S'ils restent froids devant cette avalanche angoissante, il faut qu’il se laissent émouvoir par les lamentations des mères, des épouses, des filles ; devant les foyers éteints, les avenirs brisés, les asiles qui se peuplent, les prisons encombrées, les échafauds qui se (1res sent.Les associations philantropiques de la vieille Europe et de la république voisine en ont fait le premier article de leur programme.Pourquoi los nôtres n’en feraient-elles pas autant 1 Nous comptons dans notre province, un grand nombre dûmes d’élites qui, par leur ar dent prosélytisme, aménagent nos hôpitaux, logent nos incurables, nos orphelins et nos vieil lards, créent des refuges de nuit, etc.C’est là faire œuvre pie et un succès relatif répond à leurs efforts.Mais il faut remonter à la source de toutes ces misères humaines.Il faut s'attaquer i la cause.Et la cause, c'est Valcool Nous étudierons dans un prochain essai, lo meilleur moyen de combattre, efficacement io pire ennemis do notre vie sociale et nationale.L% tâche n’est pas facile.Sumner, l’éloquent sénateur américain, r»p- A| UtlLUtllt I lllMUlt! ** iTitEït ri rttmmwwi Ül UUMI «UUUt*M rTranlfrt itrt rumn rrrrt* le cerveau de la pauvre p’tite reste paralysé.Dernier vest iLC3 d CON l'.rooct AUX HOMMES VIGOUREUX \\S Pour /eures/es ">£rmanons , /irt ta t-rtutar ii\ v phia 50* ia 8oitc Six BoItcs Pour -5 ».CO.MPAONîK MEDICALE MCIÎO MOMTRCAL .Cônacio Fac-Sruile exnct cTune boîte de rilulci» Moro.Donnez-nous un homme brisé par les excès, la dissipation, un travail trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui ait sapé sa italité.nvec les Pilules noro nous le rendrons aussi vigoureux en tous points, que n’importe quel homme de son âge.Les Pilules flore ne feront pas un hercule d’un homme que la nature n’a pas créé pour Ctre fort et vigoureux, mais elles rendront cet homme plus fort qu’il n’est.Quant à l’homme qui a été fort et qui a perdu sa vigueur, elles 1: feront .aussi fort qu’il n’a jamais été.Les Pilules floro rendront à tout homme ce qu’il a perdu soit par la maladie, par l’usagt immodéré de la boisson, pat les abus de jeunesse ou par la mauvaise conduite.Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dorî.mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu’il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continuellement â sa maladie, qui a perdu toute ambition, toute énergie, recouvrera sa vigueur et son courage pa: l’usage des Pilules noro.Les Pilules Moro guérissent les douleurs dans le dos, les jointures et ies muscles, les douleurs intermittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de teins, le lumbago, les rhumatismes, le Iran, chemsnt d’urine ; les affections de la vessie, les palpitations de cœur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hommes qui souffrent de leur estomac.Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis et fatigués.Si vous ôtes malades, fatigués, faibles, nerveux, dyspeptiques, abattus, souffrants, ne faites pas d’erreur ; laissez de côté boissons, bière, whisky, narcotique: les Pilules Tloro sont le seul remède qui puisse vous remettre â ia santé.© Tous les hommes peuvent profiter des lumières des Médecins des Pilules Moro.©Hommes, vous tous qui souffrez et n’avez pu trouver Titille part soulagement à vos douleurs, écrivez-lcnr ou allez les voir à leurs bureaux, au No.1724 rue Ste-Catlierine, Montréal ; il 11e vous en coûtera pas un sou et vous pouvez être certains qu’ils vous guériront.I.es Pilules Moro se vendent chez tous les marchands de remèdes.Si vous ne pouvez les trouver dans votre localité, nous vous les enverrons par la malle, sur réception du prix, 50c la boîte, ou sixboîtes pour $2.50.Adressez vos lettres: Compagnie Médicale Moro, 1724 rue Sf.e-Catlierine.AîontréaL : ¦ :.ne sou!tl 1 '-”i::, i ' > '• ?¦••• 1 ’ I ni des | v :10ns.R.-.- • •- , •; c.:t.nce aUX C 1 ' vre.cjenc (/• / Çtlts.) Kè; .sont u - : ¦ • ’ 1 • J - ‘ s, o : ?» : sotib-ui u.t ÏSïTOSaœSBsïsÿ'i n: :r; édiatc il 1 : eux les plus opiniâtres.RSa* /v v ¦ Sîc-C.vherinc • déniant!: un livre: **Co nmr• , L'Y'-.iuiU.- JS HOMMES AGES F" ’’3 1 l'r oro LES fi MÎSliWJ} RENDENT VIGOUREUX.M.JEAN-BAPTISTE POIRIER ramené à la santé.(1) Pièce en 5 cctes, d’E.Augier, jouée aux Nouveautés il y a quelques semaines.J’ai écarté de cetto incomplète analyse tou’ ce qui n’a pas un rapport direct avec cette adaptation d’une idée à un caractère.Il y a, mêlée à cette intrigue principale, une touchante intrigue d’amour que j’ai dû passer sous silence.Ce que je dois faire remarquer cependant, c ’est qu ’Augier a otni dans sa pièce de nous montrer une des formes les plus dignes du légitimisme : lé libéralisme catholique.Il nous a amusé des scrupules enfantins d’un niais, de l’indifférence galante d’un blasé, de la rouerie effrontée d’une qrasi-aventurière, li a oublié de nous présenter, sous son vrai jour, le libéralisme convaincu, exempt de tout préjugé étroit et de toute mesquine imitation de la noble et sincère vertu.Il y aurait eu là maladresse de dramaturge, à se mettre sur les bras un rude adversaire.Il y aurait déloyauté de critique à ne pas lo mentionner.le ne répéterai pas les éloges qu’on a déjà accordés au style de l’œuvre et aux qualités extérieures, scéniques ou autres.J’ai dû me borner, pour cette fois, à expliquer comment Augier a revêtu d’une forme sensible des idées abstraites : et comment il les a lancées dans une suite d’évènements propres à la développer.Paul Desstrée.LES REMEDES ORDINAIRES POUR LES CORS SONT DANGEREUX Parce qu’ile contiennent des acidos mais Putnam’s Corn Extractor est de composition entièrement végétale.II est ahsolnment sans douleur, sur et certain deguérir.En vente à la Pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.V .-S-y M.J.-ETE POIRIER.“ T -, soussigné, certifie avoir été guéri d'une tics grande faiblesse qui a fa.t place à une nouvelle vigueur.J’ai retrouvé le sommeil, alors que mes nuits se passaient dans une angoisse continuelle ; elles se passent maintenant dans le calme, le repos le plus absolu.J’ai repris un très bin appétit, l’estomac fonctionne bien, idées noires, mélancolies, tout cela n’existe plus.Je ne puis avoir meilleure figure, je me porte comme jamais je ne me suis porté.En un mit, il n'y a pas de comparaison entre l’homme que je su>s et le vieillard découragé et sans force que j'étais avant d'avoir fait usage des Pilules Moro, que j’ai prises consciencieusement pendant dix mois.Le soulagement que j’ai obtenu de ce grand remède n’est pas ordinaire.Tout ce que je dis là n’est que la stricte vérité.En foi de quoi je signe la présente attestation.”» Jean-Baptiste Poirier.Saint-Lazare de Vaudrcuil, Qué.elle saisit une tige fine et flexible, mais au mémo moment, une pierre sur laquelle reposait son pied se détacha et la malheureuse, perdant l’équilibre, fut précipitée a terre, sur fi » galets.Elle perdit connaissance, longtemps elle resta immobile.Lorsqu’elle reprit ses sens, (die vit avec terreur que la mer n’était qu’a quelques brasses d'elle ; le» vagues montaient toujours nrêtes à engloutir l’infortunée Vida en leur é rein le glacée Elle voulut se lever précipitamment, mai» cet effort ne fit que lui arracher un cri d’angoisse et, avec un frémissement d’eftioi, elle réalisa qu’on sa chute, elle s’était si douloureusement luxé la cheville qu'elle ne pouvait faire un mouvement Alors ce fut en tout son ètie une révolte effroyable.Non, elle ne voulait pas mourir ainsi, si jeune, le cœur plein d'amour pour Claude.Elie vaincrait la mer, la mort, tout, afin de vivre pour lui.Avec rage, se mordant les lèvres jusqu'au sang afin de ne point crier, tant chaque mouvement lui causait do douleurs aigues, elle se traîna, en rampant à l’aide dises mains, jusqu’au pied de lu falaise, mais là, hélas ! elle reconnut l’impuissance de tous ses efforts.Nulle force humaine ne pouvait tenter l’escalade de la falaise avec ce pied meurtri.Et la mer, immuable et implacable, avançait toujours.Les premières vagues vinrent se briser auprès de la malheureuse, et avec un hurlement de bête traquée, elle s’accrocha des deux mains au rebord d'un rocher.Longtemps, elle resta ainsi suspendue, mais bientôt ses mains envahies par de» crampes lâchèrent prise et elle retomba dans l’eau qui couvrait la petite baie.L air retentit d'un dernier cri angoissant : " Claude?Claude ! » puis la malheureuse fut entraînée par le courant, serrant entre ses mains crispées en forme de croix sur sa poitrine, la tige do capillaire qui l’avait entrai née à une mort si épouvantable.instrument dont so servent les épiciers pour m ttro de l’eau dans lo whiskey, mais de ce i truc extraordinaire qui porte ce nom et dont’/ on s’est servi dans cetto paroisse, dont je tairai le nom, pour assurer l'élection d'un candidat dont je tairai également lo nom, nom d’un en quoi consist lit le truc dit do l’t Lilv Butlek La vie drôle Oui, un peu de la vie drôle, de cette vie qui éveille le rirt; tout en étalant soii9 nos yeux des choses extraordinaires.Cetto " vie diôle » telle que je l’entends peut même donner de grandes leçons à la vio sérieuse, à cetto vie si sérieuse qu’elle en est triste, à cetto vie où l’on no se dilate jamais la rate, où l’on est sans cesse u s’apitoyer sur le sort do quelqu’un (pii «o fiche de nous comme de son premier caleron.Allons, sacrebleu ! vous ne Jevinrz donc pas les choses extraordinaires qui se passent dans la vie drôle?Permettez alors, chers lecteurs, que, chaque semaine, je vienne, dans ce jour’ nul, vous signaler les choses qui me paraissent les plus extraordinaires et qui se passent dan» cette vie, souvent si excentrique.Et pour aujouid hui, voici quelques réminiscences d’élections.Vous n’avez sans doute pas appris que dan» une paroisse éloignée du nord du comté de, (choisissez le comté), quaramo électeurs avaient été retenus huit jours dans une cave, à la suit-do la votation.Oui, mes amis, huit jour» ! — Pourquoi ?me demanderez-vous avec effroi — Pourquoi?.Attendez, jo vais tout vous dire.C’es effrayant, effraynmment effrayant Cost a cause de l’entonnoir.Non, mais pensez-vous que c’est effrayant 1 Je vous |,.disais bien.Comment, vous avez l’air de me dire : ¦> Qu'est-ce que tu nous fiches avec ton entonnoir ! *> Je m’explique.L’entonnoir — je ne parle pas de ce vulgaire Voici ton noir.Un «’’lecteur arrivait pour voter, puis, après avoir re«;u le bulletin, se renflait dans cette p tiu* alcôve où se décide le sort du pays, pour y faire son X.Si le malheureux ne faisait pas sa marque en faveur d’un certain candidat, il était surprix par un grand *ype dis>imulé derrière un rideau et qui voyait tout faire.Puis, clic clac, au moyen d’un ressort qui fonctionnait pir l’air comprimé, une trappe «ouvrait et le pauvre électeur di* paraissait dans un grand tuyau à air chaud ayant la forme d’un entonnoir et qui rejetait la victime dans une grande cave où, à demi asphyxié par l’air é tou fiant «lu l’entonnoir, il ne pouvait souiller mot de Li iournéo C’était suili-ant.— Et le bulletin ?direz-vous.Oli ! soyez tranquille.L’exécuteur de IVn-lonnuir avait tout un assortiment de faux bul-I 'etin*s de barbiches, «le capots, «le chapeaux, ' “te., et il savait si bi-ui se faire la tète du vo-1 tant qui n’dtait pas bon, qu'en un clin d œil.a- rès avoir fait sa marque a la bonne place, il allait, sans mot dire, déposer dans l'urne sacrée son sacré vote.Ensuite, toujours silencieux, il sortait, solennel, mais rentrait do nouveau par une porte dérobée chins* la muraille, pour se retrouver au même endroit et y attendre une autre victime.Ce qui fit qu’au dépouillement lu scrutin t«>us l«m votes avaient été donnés en faveur du mémo candidat.J«*te de tout le monde dans le poil ! ini’.is surtout léic des infortunés prisonniers dans la cave.Tl se trouvait là une société des plus intéressantes ; il y avait, entre autres, le maire, des conseillers, des pompiers, cinq juges «le paix, dix huissiers, trois notaires, un avocat, deux marguilliers, un entrepreneur de pompes funèbres, quatre barbiers, un reporter (il s’on trouve partout) et c’est grâce à ce dernier si j’ai eu ces notes.Malheureusement aucun prisonnier n a voulu se laisser inverview‘*r dans la cave.loujours est il «ju’on a gardé ces gens enfur-nu*s durant huit jours, mais, par contre, bien P/// fumées univcrseüeir /-«on Mollet" L'AVENIR DU NORD, 15 DECEMBRE Î904 nourris et aux petits soins : ce qu’on peut avoir .de mieux dans une cave.Pour tuer le temps, le maire, dans sa sagesse, proposa de ne pas laisser passer sans siéger le jour fixé pour une réunion du conseil.Il y avait quorum et tout s'est fait avec décorum.Jamais assemblée plus paisible ne s’était vue d IIS ce village ou plutôt dans cette cave.A l'unanimité on décida des choses extraordinaires dont bénéficiera cette jolie localité.Entre autres choses, on a voté l’achat d’une pompe à incendie, un corps de police de 10 hommes, lesquels devront se tenir au poil les jours de votation.On a décidé de faire paver les rues en asphalte, un a voté SoOO pour faire peindre la salle ries représentations, ne h ter des décors, | installer un cabinet de toilette derrière la scène, | mette, des sièges dans la salle, etc.On a même voté une petite allocation aux huissiers qui démissionneraient.Brt f, tout s’est passé pour le mieux dans la meilleure des caves.l'inalement, ces agréables voteurs ont été délivrés au bout de huit jours, maïs ils étaient tous si contents, si contents, que pas un ne refusa la gracieuse invitation de monsieur le maire à un banquet qu’il donnait dans son grenier en l'honneur de leur heureuse délivrance.La police est sur la trace des coupables.Clic Clac nouvelles de Saint-Jérôme — Etaient de passige en notre ville, ces jours derniers : MM.le Or Samuel Desjardins, député, l’hon.E.-X.Mathieu, «h: Sainte-Scholastique, M.Laurence, maire de Saint Faustin ; A.-B.Cru chet.de Saint IIippolyte ; J.('.Lijeuimsse, maire lie Sain te-Marguerite ; Chs Rallier, de Sainte Agathe ; J -E.Ouellette, huissier et .7os.Dumoulin, de Sainte-Scholastique ; M.Forget, de Sainte-Anne, M.Jus.Berthiaume, do Terrebonne.— Le soir du 10 courant, MM.Atkc’l et K.Deschambault laissaient notre ville en excursion pour le nord ; ils devaient monter jusqu'à la Ferme Neuve.— li y a déjà quelque temps, M.Samuel Filion a vendu tou épicerie à M.Adélard Ci roux.TA FS CARTES POSTALES variées, de fantaisie ou de vues do Saint Jérôme et de tout lo Canada sont en vente à la Librairie J.-E.Prévost fils.— Avec la froide température que nous avons, les élèves de notre collège ont pu se donner un magnifique patiuoir où ils s’amusent à qui mieux mieux.— Samedi dernier, a siégé la cour de circuit, sous la présidence de l’hon.juge Taschereau.Plusieurs causes furent entendues, ce qui pro longea l’audience jusqu'au soir.— La messe en musique du Frère Abel des Anges, exécutée le jour do l’Immaculée Conception par notre chœur de chant, avec accompagnement d’orchestre, aura les honneurs de la répétition en son entier le jour de Noël.— Jeudi dernier, un jeune Nemrod de notre ville est allé faire une partie de chasse à Hu-berdeau.Après quelques courses en tous sens, notre chasseur aperçut un chevreuil ; il épaula son arme et.le chevreuil court encore, nous dit-on.A l’approche des fêtes, les vitrines de nos (Magasins s’ornent des plus belles marchandises.Tout est disposé de manière à faire surgir des tentations et à solliciter le choix des acheteurs.— M.Calixte Sigouin est de retour dans sa famille après une absence de dix mois.Après s’être arrêté à Hamilton et à Toronto, il est allé travailler à Kamloops, dans la Colombie Anglaise.H dit avoir été témoin de ce grand mouvement do rapatriement de nos compatriotes des Etats-Unis vers l’ouest canadien.Nom lue de pères de famille exerçant un métier dans les usines de la république voisine depuis dix, quinze ans, ont traversé la frontière pour se livrer à l’élevage et à la culturo.N a t ss.\ nt i : s.— Ee J décembre, Mme Félix Rochon a donné le jour à une fille qui a reçu les noms de Marie Emilia Am inda-Albina.M.et Mme Savage ont clé parrain et marraine.Eo G du courant, Mme Alex.Rochon a mis au monde un gaiçon.Parrain et marraine : JL et Mme Charles Lorrain.Avec la froide température que nous avons depuis longtemps, If s cultivateurs se plaignent du manque d’eau dans leuis puits.— En soirée de lundi dernier, donnée par un clul» d'amateurs de Montreal, na certainement pas été un grand succès, si l’on s’en rapporte aux spectateurs.Quoi
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