L'Avenir du Nord, 19 mai 1904, jeudi 19 mai 1904
Huitième Année — No 2 o Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro Jeudi, 1994 fi m sï ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.t*.«\0V Di rAVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME VERRONS PROSPERER UÇJ FIL5 Ou S?I/UIRAmT -— - ________ Ç&.SL.Lmc_) il CrtE^tER.^! Aboppejnepts : - .i Un an.$1.00 Six mois.0.50 SM Jules-Edouard Prévost, I>i/•< ctcur ADMINISTRATION : SATNT-JEROMK ( T K K RK BO N N E) fv) M' .Appopccs¦ pouce : Un.mois.$1.00 “ Un an.$3.00 * t-'VBfc.UL.y.ifc NE POIGNEE de VERITES A propos de Colorjisatioq rationnelle Nous avons donc, au cours de ma dernière Causerie, constaté que, pour faire de la colonisation pratique dans la province de Québec, il faut procéder par voie de groupement logique, c'est à dire improviser des colonies régulièrement organisées en paroisses, et qu’au lieu de rejeter exclusivement sur le même peuple, sur le colon défricheur et sur l’immigrant la tâche de créer un monde, nouveau dans nos forêts vierges, m>us devons, au contraire, demander à tous les éléments essentiels de la nation, — clergé, professions libérales, industries, commerce et le reste, — d’assumer pratiquement la part des responsabilités et des obligations spécifiques qui leur incombent dans une entrepris qui relève simultanément de la religion, de l'Etat, de la science et du travail manuel.Je crois bon rie revenir à nouveau sur ces vérités fondamentales avant de passer outre et d aborder lu partie strictement technique d’une organisation coloniale rationnelle, et si je tiens de la sorte à bien localiser les responsabilités, ce n’est pas pour me garantir des critiques et des anathèmes inévitables ; c’est pour me faire entendre des pires sourds qui soient au monde, c’est-à-dire de ceux qui nu veulent pas entendre et qui sont tellement retranchés dans la Satisfaction d’être eux-mêmes qu’ils ne soupçonnent même pas qu’on puisse mettre en doute l’authenticité de leur impeccability.Ce qui manque à la colonisation, je le répète donc, ce n’est pas le colon, c’est le colonisateur ; ce n’est pas l’homme, c’est le meneur d’homme ; ce n’est pas le troupeau, c’est le pasteur et son chien ; ce n’est pas lu travailleur, c’est le chef de l’équipe ;.ce n’est pas l’éneigie, c’est la direction ; ce n’est pas le vent, ni la voile, ni l’étoile, c’est le pilote ; ce n’est pas le drapeau, ni le soldat, ni les aimes, ni les immensités à conquérir, c’est le caporal, le sergent, l’adjudant, le lieutenant, le capitaine et l'état-major.Et cet état-major, j’ajoute que le peuple a trop d’esprit pour l’attendre de lui-même, et qu’il a trop de bon sens pour ne pas l’attendre des milliers de bachelieis, de diplômés et île brevetés qui sortent annuellement de nos maisons d'éducation pseudo-nationales, et qui ne savent aujourd’hui devenir que des bureaucratie, des fonctionnaire», des subalternes de ministres, des ronds tie cuir ou des embusques, lorsqu’ils n’ont aucun attrait pour l’étude de la médecine ou pour le sacerdoce et lorsque des circonstances exceptionnelles, des coups de fortune inouïs ou des talents transcendants ne leur permettent pas de percer la foule des crè-vc-fatm patentés et de se faire une petite place parmi les quelques avocats pour qui le barreau n’est plus un work house.Ija vérité toute ci fie, la voilà ! Des discours à base de colonisation, dos conférences sur la colonisations, ries soirées de lanterne magique au bénéfice de la colonisation, le peuple en a jusqu’à vingt pieds pardessus les oreilles : il est donc temps de constater que cette marchandise ne vaut plus rhipette ; il est temps de constater que le peuple veut autre chose ; qu’il a le droit d’exiger autre chose et qu'il n aura cette autre chose qu’au jour où les bacheliers et les brevetés consentiront a chaus ser les souliers de Ixeuf ou des bottes sauvages pour s'en aller faire de la terreneuvo en compagnie de dix, quinze ou vingt bons gros man-t/eii.r de (/ulet/es d- sarrasin [,e peuple, lui, so charge de fournir les dix, quinze ou vingt mangeux de galettes : il est.donc prêt, il a toujours été prêt à faire largement, robusteuient et loyalement sa part et n a plus qu’à s’émerveiller de voir que les autres, les //'*u.s 'à* /n l'itlc.comme ils les appellent, montrent moins de cœur et d’enthousiasme que lui dans une entreprise dont la partie la plus douloureuse est pourtant réservée, comme d habitude, à ses larges épaules et dont la réussite intéicsse tout aussi directement les gens do la ville que les cultivateurs et les habitants.Tl nous faut donc une élite de colonisateurs décidés à mettre jusqu’aux coudes les deux mains à la pâte et j’ajoute que cette élite o«t a créer de toutes pièces parce qu’en dépit des aptitudes de race et des traditions ancestrales, la jeunesse qui, dans nos collèges et nos institu lions universitaires, se destine actuellement aux carrières intellectuelles, ne semble avoirnucune conscience de ces horizons grandioses de la nation canadienne et ne trouve rien, dans ses étu des, qui puisse la préparer pratiquement a cet apostolat.(1) Je veux bien croire que les cours auxquels cette jeunesse assiste sont, au point de vue technique, aussi perfectionnes qu on peut raisonnablement l’attendre des circonstances et des hommes, mais en dépit de la pro fonde vénération que j’éprouve pour tous ceux qui se dépensent à la tache écramment ingrate de donner des hommes à la patrie, je ne puis, au nom de cette même patrie, garder silencieusement pour moi seul l’indéracinable conviction que l'enseignement supérieur, dans la province de Québec, ist cosmopolite, qu il lest théoriquement et pratiquement, qu il lest activement plus encore que passivement et que ce cosmopolitisme ne subsiste, ne s’étend, ne se (I) 11 vient, de se fonder, à Montréal, une.Association Catholique de la jeunesse au pro gramme de laquelle la Colonisation semble devoir occuper une place d'honneur.Espérons que cette Association, qui doit lo jour aux HH.Tl\ Jésuites et qui recrute ses elements parmi les étudiants, saura comprendre exactement la nature des services quo la jeunesse instruite doit rendre à la colonisation canadienne et qu’elle saura sortir de la zone do déclamation platonique où caracole aujourd’hui co rheval do labours dont on veut faire- un cheval do cirque : le patriotisme H.-G.de M.propage dans nos mœurs et dans nos institutions q-r’aux dépens immédiats du patriotisme proprement dit.Je veux bien croire que philosophiquement, la question transcendantale d’humanité doit primer la question relativement spécifique de nationalité, mais en pratiqua, — et l’astrologue, fut il astronome, ne sautait avoir éternellement le mz dans les astres sans s’exposer à s’assommer sur le margelle des puits — mais, er.pratique, j’estime que la meilleure façon de donner de grands hommes à l'humanité consiste encore à donner de grands patriotes à chacune des nations qui font constitutionnellement partie de cette humanité-synthèse et si le monde moderne compte aujourd’hui si peu d'hommes vraiment grands, c’est surtout sinon exclu sivemenf, parce que l’école, — quelle délivre des certificats, des diplômes ou des brevets, — ne sait plus s’inspirer des aspirations strictement nationales pour tremper vigoureusement les volontés et les caractères, les hommes et les générations dans les eaux vivifiantes d’un patriotisme intelligent, d’un patriotisme lumineux et d’un patriotisme savant.Ce n’est pas le cœur ni l’énergie qui manquent au monde : c’est l’Idéal.Mais, qu’est-ce que l’idéal?C’est le possible immatérialisé par le Rêve, et c’est le rêve rendu possible par l’Amour.L’idéal lie se conçoit donc bien que s’il repose sur le positif, c’est-à dire sur la vérité, c’est-à-dire sur la science dont la synthèse doit se ramener à la formule il + 2 - l.Enlevez la logique de l’idéal ou logez celui-ci dans lo chaos de l’inaccessible et vous verrez l’enthousiasme de l’homme se forger un idéal avec n'importe quoi : fantôme ou signe de piastres, — de meme que vous le verrez adorer son chien, lu femme qui passe ou son propre nombril, si vous ne l’avez puis habitué logiquement a diriger vers le vrai Dieu les irrésistibles rages d’adoration qui martyrisent instinctivement son cœur.Or, voici qu’aux générations modernes, l’école à base de baccalauréats ne sait plus donner pour idéal que des chimères à la poursuite desquelles l’âme s’ensanglante et s’épuise prématurément pour revenir bientôt do ces égarements et de ces courses folles avec la conviction que le Rêve n’est qu’une vaste blague et que toute la science de b.vie consiste à se renfermer dans les petites joies d’un égoïsme sans ¦au delà : c’est de l'étouffement.Vous vous dites bien, certes, qu'il faut aimer son pays et parfois vous le dites en termes fort laborieusement triés, mais ensuite ?Comment faut il s’y prendre pour aimer co pays ’?Quels moyens pratiques nous offrez vous de manifester pratiquement cet amour ?Croyez-vous que le patriotisme se soit acquitté complètement, lorsqu’une fois par année, quand juin nous ramène la fête de saint Jean-Baptiste, il a pleurniché dans son mouchoir pendant la péroraison d'un discours d’une heure et quart ou qu’il a paradé dans la poussière des grandes routes avec une feuille d’érable à sa boutonnière?IjC peuple hébreu brandissait aussi des rameaux de verdure lorsque le Eils de David entrait dans la Cité sainte et les filles de Jérusalem ont aussi pleuré lorsque le Christ montait douloureusement au Calvaire : ces feuillages, ees ovations et ces larmes n’ont pourtant rien fait pour empêcher l’IIomme-Dieu d’etre cloué sur la croix.Est-ce de cette façon que nous devons aimer la patrie ?Ob I si la guerre se déclarait tout à-coup, si des légions d’envahisseurs venaient, les armes à la main, nous dépouiller brutalement de nos territoires et de nos libertés, je sais bien que vous puiseriez dans cet amour du sol natal de sublimes accents et des appels de feu pour nous précipiter sous les drapeaux, mais s’il est vrai que l’esclavage soit pire que la mort, ne croyez-vous pas que.dès aujourd’hui, le même patriotisme pourrait s’utiliser fructueusement dans un pays qui n’a pas encore trois siècles d’existence et qui, malgré ses sublimes espérances et ses inépuisables ressources, ne sait déjà plus nourrir ses enfants qu’a la condition deles jeter à l’exil ou de les donner au premier venu pour en faire des portefaix des mercenaires et des C.afr.js blancs?Et, puisque vous croyez qu’au lieu de vous arrêter au terre - à - terre de ces questions modestement nationales, il soit plus cligne de vous de ne spéculer que sur les intérêts supérieurs do lu grande humanité, votre conscience ne vous crie-t-elle pas tout bas qu’encore ici nous sommes en face d’une banqueroute et que le Canada ne s’acquitte pas envers l'humanité de la mission spéciale, qu’il doit pourtant remplir dans l’histoire des générations contemporaines ?N’entendez-vous donc pas tous les jours les philosophes et les penseurs, les tribuns et les publicistes annoncer que l’univers humain s’achemine vers des révolutions inouïes et que l’avenir de la société s’ouvrira sur toutes les anarchies possibles si jamais le socialisme parvient à réaliser ses vastes projets de restauration sociale I C’e-st pourtant une question joliment tr.uns-cendentale que celle qui menace la sécurité de toute l'Europe, de la Grande Bretagne et de l’Amérique du Nord et c’est à pas de géants que le socialisme militant s’achemine vers D réalisation de son grand rêve de chambardement universel ! N’avez vous pas, par ailleurs, entendu la grande voix du pape, Léon XIII, déclarer solennellement.au nom do la philosophie, de l’histoire et du Christ éternel, que le remède au socialisme ne réside nulle part ailleurs que dans lo retour des sans-foyer à la pet ite.pro priété rurale que l’industrialisme et le capitalisme lui rendent inaccessible.Et, pour obte- nir votre diplôme de géogr.apbisto passable ou distingué, n’avez-vous pas appris quVn étant peuplée comme la Belgique, a raison de 586 personnes en moyenne par mille carré de su- perficie, la Puissance du Canada, non compris Terreneuvo, le Labrador ni la Terre do Frank-lyn, et défalcation faite des étendues qu’absorbent nos grands lacs et nos rivières, pourrait donner asile à plus de UN MILLIARD, SEPT CENT CINQUANTE MILLIONS de très humains et qu’au même taux, la seule province de Québec, abstraction faite des 2,200 milles carrés de son territoire qu’ont envahi les eaux, pourrait encore devenir la patrie de 201,817,700 compatriotes ?Et des chillies qui précèdent, les principes de dialectique et d’arithmétique élémentaire avec lesquels vous avez dû vous familiariser pour obtenir un double diplôme de philosophe passable et de mathématicien distingué, ne vous permettent, ils pas de conclure que, pour sauver le monde moderne et le mettre définitivement à l’abri des revolutions que lui prépare méthodiquement le socialisme, il suffirait d’ouvrir les portes du Dominion à tous les sans-foyer du vieux monde, de leur offrir à chacun le lopin de terre qui leur permettrait do vivre dorénavant comme des hommes, d’organiser la j colonisation de chaque province sur des bases rationnelles et d’orienter vers cette mission de I rédemption les jeunes intelligences qui sortent annuellement de nos maisons d’éducation ?Tout cela n’est pourtant q’utio question transcendentale et je m’étonne qu’en un pays de docteurs cs-onmibus comme le nôtre, cette grande question d’humanité ne trouve, pour revenir sur le tapis et se présenter avec ses solutions pratiques, d’autre champion qu’un petit journaliste à qui sou étoile a refusé jusqu’à la satisfaction de décrocher la plus modeste des peaux de veaux que l’adresse des tanneurs sait convertir en parchemin et que la signature de quelques dignitaires transforme en patentes de bachelier ! I l faut donc que le Savoir descende de son piédestal et que le dieu so fasse homme pour sauver le monde, car le dieu de demain sera celui qui, capable de se transfigurer en lumière ¦sur les sommets du Thabor.saura se rapetisser jusqu’à travailler de.ses mains dans l’atelier d’un charpentier : fraterniser avec les humbles jusqu’à s'agenouiller pour laver les pieds de Simon-Pierre, de Thomas et même de Judas l’Iscariote ; sympathiser avec la foule des nffa | mes jusqu’à nourrir sept mille hommes avec quelques pains de seigle ; confirmer par toute une existence de dévouement inouï le mimrvor aspect sr réj lui le I villes et à ne juge qu’on ne le dit et il vous saura gré de ce que vous aurez fait pour hu.Il sait distinguer qui se trompe d’avec qui lo trompe." (lion, juge Mathieu, professeur de droit civil à l’Université Laval, Montréal, voir la Presse du 1 1 mai.) Ces sages paroles ne se contentent pas de combler une immense lacune eu donnant un idéal normal à la jeunesse universitaire ; en laissant entendre que l'étudiant doit se préparât lui mrin- à cette mission, elles semblent vouloir remonter jusqu ’à la source du mal et confirmer que dans ses études antérieures, l’étudiant n’a pour ainsi dire rien trouvé qui pût le préparer a cet apostolat spécifique de chef de la soci«*tvrait avüir chaque année sa Fête des droit «1 attendre de leur savoir, de leur prestige \rbres et do leur situation, je ne crois donc pouvoir j' Cela’deviendrait comme une tradition de offrir un meilleur sujet de méditation que les planter annuellement sur le lxrrd de nos routes, consens qu un des juges les plus consciencieux Lupi*, dc noa dem„ureS( (Jo beaux arbres qui et les plus savants de la provmce de Québec, abriteraient plusieurs générations de leurs ra-ou, Dieu merci ! la magistrature est une élite, | mei4ux vieourcux.donnait récemment aux jeunes étudiants qui se destinent auxjprofessions libérales, et tout particulièrement à la pratique du droit : " Ayez conscience do votre devoir et rie vo tro responsabilité.Vous êtes appelés à deve nir les chefs de la société, à conduire le peuple : il faut donc vous preparer dès maintenant ï cotte noble mission par un travail opiniâtre rneaux vigoureux C’est malheureusement tout le contraire qui |existe à Saint Jérôme.Dans plusieurs de nos j rues, les arbres se font de plus en plus rares.Jusqu’à l’avenue Labelle qui se dépouille petit à petit de ses érables presque séculaires.Il nous semble que le conseil a le devoir de veiller à ce que l’apathie ou la négligence de certains propriétaires ne laissent pas notre jolie et persévérant.Ayez d a baril en vue les inte- ; ville perdre sa verdoyante et luxuriante parure, rets du peuple et vous roussirez.Prenez ton i C'est pourtant ce qui arri.'era si l’on ne met jours la part des malheureux, c’est-adirr du en vigueur un règlement concernant la planta- plus grand nombre.Ixi peuple est meilleur (i) Matt.XXIII, 13, lu.lion des arbtes dans Saint-Jérôme.Nous prions notre conseil (quand il sera ressuscité) de faire ce règlement.La charte lui La race Chevaline Nous trouvons dans une ancienne brochure l’opinion suivante, émise par le curé Labelle : “ 11 ne serait pas hors de propos de par 1er de 1 ;uuélioration de la race chevaline.Le Canadien aime le cheval, et souvent né glige les autres animaux pour nourrir le cheval avec soin, quoique cette industrie agricole me paraisse moins lucrative que celle des vaches laitières.Cependant, il serait bon de profiter des goûts et des aptitudes de la population pour l'élevage tics cite vaux.“ Le gouvernement pourrait aider ceux qui seraient disposés à établir des haras, ou retenir titre certaine somme sur les fonds agricoles, acheter lui même des chevaux et les répandre dans la province, comme le fait annuellement une province maritime, lo Nouveau-Brunswick.” C’est ce dernier moyen que vient d'adopter le gouvernement de Québec.Le véhicule de la colonisation Nous aimons à mettre sous les yeux de nos lecteurs les paroles du curé Labelle, cet apôtre sincère do la Colonisation.Nous venons de voir ce qu’il pensait de l’élevage des chevaux,voyonsmaintenuntce q.v’it pensait des chemins de for.Son opinion est tout d’actualité, au moment oit les gouvernements, tant fédéral que provincial, adoptent une .1 de progrès où lus chemins de fer tiennent une pilace import ante.“ Le véhicule par excellence de la colonisation, ce sont les chemins dc fer qui changent la face d’un pays comme par enchantement.Aussi le colon, qui est le principal facteur de l'avancement du pays, les demande à grands cris.El comment pourrait-il, dans les commencements, transporter le lard, la fleur, dont il a besoin à son domicile, quand il vit A 30 on -10 lieues des chemins île fer et qu'il n’a d’autre moyen de transport que sa charrette'ou son traîneau.“ C’est donc le moment favorable dc mettre cette " ‘ ¦ généreusement en prati- que, dût la province s’endetter de plusieurs millions, et quand bien même il faudrait hausser le prix des terres dont on décuplerait la valeur par les voies ferrées.D’ailleurs, en 1882.le colon n'a t il pas envoyé A la Chambre des requêtes demandant de faire payer les lots $1.00 l’acre, pourvu qu’on lui fit des chemins de fer?Combien n’y a-t-il pas du colons qui préféreraient payer leurs terres une piastre l’acre, avec des chemins de fer A proximité, que de les recevoir gratuitement sans chemins de fer?” L'Echo des Deux-Mondes ” Cette revue française, publiée à Chicago, et lu seule de ce genre aux Etats-Unis, continue brillamment sa carrière, commencée il y a trois mois à peine.Pour donner à nos lecteurs une idée de l'intérêt qu'offre ce nouveau magazine, nous n’avons qu’à citer les premiers articles qui rempliront le prochain numéro.D’abord, un résumé précis, complet, impartial de l’opinion américaine sur la guerre russo-japonaise.Puis des notes de voyage en Corée, où abondent lus détails pittoresques sur ce pays curieux et mal connu.Une lettre de Tolstoï, inédite, expose les idées de l'illustre écrivain sur le travail et l’éducation.Les dernières pièces, représentées à Paris, sont analysées et finement jugées dans la Revue Dramatique.Joignez à cula un roman aimable et décent, un poème de Victor Hugo, des notes d’art, etc., et vous comprendrez le caractère dc ce magazine, vraiment littéraire et artistique.Au reste, il a pour rédacteur en chef M.E.-J.Dubedout, docteur ès-h-ttrus, et professeur de littérature française à l’Université de Chicago.C’est une excellente garantie, “ Le Petit Canadien " Nous accusons réception du premier numéro d’une revue mensuelle portant ce nom et qui est, éditée à Québec.Le sommaire en est très varié.L’abonnement n'est que de 50c.par année.Un numéro spécimen sera envoyé franco à tous nos lecteurs qui en feront la demande.Au Conservatoire du McGiU Nos sincères félicitations à MM.Oct-Pelletier (î.Couture, Arthur Letondal, E-Renaml, A.de Sève, J.-J.Goulet et Albert Jeannette qui viennent d’être choisis com- me professeurs de musique au nouveau conservatoire du McGill.Tons ceux que nous venons de nommer feront honneur au nom français dans les différents postes qu’ils occuperont.Nous nous en réjouissons pour eux et pour nous.Le revenant On nous annonce quo M.Alphonse Nan-tel a pris les rênes du gouvernement.de la Xatioii.de la ntello Sainte-Adolphe.Ce sont les seules rênes qui puissent être maintenant confiées aux mains débiles do M.Alphonse.Ce politicien, sur son déclin, ne peut plus que gémir ses désillusions.La Xation est son lacrymatoirc.A Québec La nouvelle loi des terres, présentée à l’approbation des députés, par l’hoi .M.Parent, premier ministre, renferme do très bonnes clauses.Le gouvernement vient de faire preuve de bonne volonté et nous lui on savons gré.Entre autres heureuses inovations se trouvent les suivantes : Les terres seront désormais vendues sans retard ni tergiversation aux colons qui en feront la demande.Le droit de désaveu laissé au ministre dans les quatre mois qui suivaient la vente, disparaît.Le colon n’aura plus dc droit dc coupe à payor sur le bois pris sur son propre lot.Les transports de lots devront être enregistrés dans un délai de trente jours, et l’étendue de terre transportée est limitée à 300 acres.Nous reviendrons sur cette loi que nous étudierons en détail.Rectifions Nous tenons à avertir nos lecteurs que la lettre de Jean llichcpin publiée dans notre dernier numéro, l'a été à l'insu do Paul Destrêc.La grande modestie do notre collaborateur à qui la publicité répugne, ne noue aurait pas permis cette publication si nous avions demandé ut attendu son consentement.Feu.le il aie I 'cun,(irais Son I lonnour lo Juge Odilon Desmarais vient de mourir subitement à Trois-Rivières.Cette figure spmpathique, ce bel orateur, ce vaillant lutteur libéral d'Iuer disparaît en laissant de vifs regrets dans tout lo pays.Avocat brillant, doué d’une éloquence hors du commun, M.Desmarais s’est illustré au barreau et dans la vie ne.Il fut plusieurs années député à Québec puis à Ottawa où quelques-uns de ses discours ont laissé un souvenir ineffaçable.Il se distingua comme criminaliste en défendant, en 1895, Dot tiers accusé du meurtre de sa femme.Il fut nommé juge pour le district dc Trois-ltivrières, en 1902.M.Desmarais possédait dans notre comté, à Saint-Jovite, une résidence champêtre où il passait l'été avec sa famille.Il laisse son épouse, deux fils et une fille.Le Dr Duchesneau Notre vieil ami, lo Dr Duchesneau a cru opportun de donner les renseignements suivants sur sa retraite connue préfet du pénitencier do Saint Vincent de Paul.Il écrit : ".le tiens beaucoup à faire connaître a mes Rtnis et au public les véritables motifs de ma retraite.Je n’ai jamais eu à rue plaindre de mes supérieurs : le département de la Justice m'a toujours traits; avec justice et loyauté.Mais j’ai dû me retirer devant l'inexorable maladie qui me minait depuis quelque temps.Et puis je n’ai pas toujours trouvé dans mon personnel l’appui moral et officiel que j'en attendais." Voici d’ailleurs, les documents relatifs à la retraite du Dr Duchesneau.Bureau des Inspecteurs des Pénitenciers Ottawa, 8 juillet 1903 Cher Monsieur, Nous vous envoyons ci-inclus copie d’un arrêté ministériel autorisant votre retraite à partir du 30 courant Nous espérons pouvoir vous envoyer dans quelques jours un chèque pour la gratification qui vous revient.Permcttez-nous de vous exprimer nos regrets pour la décision que vous avez prise de quitter la direction de cette institution et notre espoir que vous vivrez.longtemps encore pour jouir des fruits d’une existence bien employée.Bien à vous, DouitLASs Stewart, -• Gf.o.Dawsox, ._ Inspecteurs.Suit la copie qui se lit ainsi : Conseil Privé ^ du Canada J Extrait d’un rapport du comité dc l’Honorable Conseil Privé approuvé par lo gouverneur général le 1er juillet 1903 31 7176 5404 7146 L’AVENIR 1)0 NORD, 11» MAIJ1904 Il est décidé : Vu son âge avancé et sa mauvaise santé, lo l)r J.-A.Duchesneau soit retiré de la position de préfet du pénitencier de Saint-Vincent du Paul, le 30 juin 1903 et qu’il lui soit accordé la gratification spéciale de retraite votée par le parlement pour ten il lieu de toutes indemnités pour les services qu’il a rendus comme olHcicr du pénitencier.Jo’in MoGkb, Greffier du Conseil Privé Cette gratification dont il est ici question consiste en une année de traitement.Est-ce là, en vérité, une récompense digne des services d'un vieux patriote routine ie Dr Duchesneau ?Dans une seconde lettre adressée au Cumula lo Dr Duchesneau insiste sur le point quo ce fut une petite portion do son personnel au pénitencier qui lui a refusé son appui moral et non pas tout le personnel comme quelques uns semblaient le croire.Nous réitérons au Dr Duchesneau nos vieux de parfait rétablissement.NOTES DE L\ SEMAINE profonde humiliation.On dit que le colonel aurait l’intention de mettre son épée au service du Czar.Une grève assez sérieuse sévit depuis quelque temps parmi les capitaines au long cours.Ceux-ci réclament le droit, de pouvoir choisir eux-mêmes leurs équipages.Ists grévistes allir ment qu’il n’est pas juste de leur attribuer la pleine responsabilité du trajet s’ils no sont pas libres d’effectuer’celui-ci avec des marins do leur choix.L’argument semble plausible.J.e Mutin lance une nouvelle sensationnelle : une nouvelle affaire Dreyfus, quoi ! Il s'agit d’une grosse, trahison.Tous les plans des forts de Toulon, Cherbourg et Brest seraient en possession do l’Allemagne.Un valet au service de deux espions a tout dévoilé et livré les plans à une ambassade française qui a reconnu les documents comine authentiques.—o— L 1 ug/eterre A L’ETRANGER La Guerre ci'Orient Il faut être passé maitre en stratégie, posséder sa carte militaire piquéo des drapeaux belligérants, pour suivre le mouvement des ar mées en campagne, à travers des noms géogra pliiques plus abracadabrants les uns que les uutres.Il faut aussi être doué d’un tempérament à se laisser berner par les fumisteries de certains nouvellistes qui veulent se faire gober.Ceci me dispense de vous dire, comme étant la vérité, que le général Kuroki a divisé son armée en trois colonnes, qu’il avance avec prudence, se sentant toujours appuyé du corps do réserve ; que ses éclaireurs surgissent partout et sont signalés à dix milles de tel ou tel village occupé par les Dusses ; enfin que le but apparent de l’armée japonaise est Liao Yang.De son côté, le général Konropatkine offrirait bataille à ce dernier endroit, qui est une position stratégique d'une grande importance ; et s’il ne le fait pas, vous pouvez conclure avec moi qu’il continuera à retraiter vers Moukden et même vers Harbin.11 est évident que le généralissime ne s’occupe pas des beaux champs de bataille, puisqu’il en a déjà abandonné plu sieurs : il ne fait que terminer la période de patienee, selon sa propre expression Les Cosaques se tiennent constamment en contact avec l’avant-gaide japonaise et harassent l'ennemi.C’est une tâche qui entre dans leurs attributions et pour laquelle ils sont parfaitement aptes.Ils ont même réussi à s’introduire en arrière du gros de l’armée ennemie et à menacer sa base d’opérations.Les communications avec Port-Arthur ont été ouvertes par intermittences jusqu’à ce que de forts débarquements de troupes japonaises eussent tout interrompu et détruit le chemin de fer sur de longs parcouts.L'escadre japonaise fait la patrouille sur les côtes coréennes et se tient surtout au large de Port-Arthur et de Dalny.A ce dernier endroit, dans la baie de Talîen-Wan, la flotte du Mikado, alors qu ’elle était occupée à répondre aux batteries de terre et à relever les mines dans le port, a subi sa première petite défaite.Dans la nuit qui précéda le bombardement de Dalny, un jeune officier de Port-Arthur accompagné de trois marins, se dirigea dans l’obscu -cité et au moyen d’une légère embarcation mue par logiKgJjue.Vers l’escadre japonaise, pénétra la ligne destoTpilIeurs et réussit à lancer une torpille sur un gros cuirassé et à le désemparer.C’est un des premiers succès maritimes des Russes.Un autre petit navire-estafette japonais fut aussi détruit.Dans le port de Dalny, les quais à eau pro fonde ont été détruits afin d’empêcher les .Japonais de débarquer leur grosse artillerie de siège.Port-Arthur est complètement Dole.On dit que ses fortifications sont formidables et que cette place forte résistera longtemps.Elle possède des vivres pour plus de neuf mois, sa garnison de 15,000 hommes occupe tous les points stratégiques dans un rayon de vingt milles et a rendu la forteresse inexpugnable.Le travail chinois au Transvaal est maintenant un fait accompli.Après les débats parlementaires qui faillirent renverser le ministère Balfour, celui-ci crut devoir continuer l’aventure jusqu’au bout C’est ainsi que la convention anglo-chinoise "relative au travail des orientaux dans les colonies britanniques, a été signée à Londres le 13 mai courant.11 va sans dire que ce traité ne s’appliquera qu’aux colonies qui voudront bien s’en préva loir.1 'expérience de nos provinces minières, la Colombie anglaise, par exemple, ne démontre pas les avantages d’une immigration d’asiatiques.La politique anglaise aurat-olle des effets différents au Transvaal 1 II est permis d'en douter.Joo Chamberlain a enlevé son costume de touriste pour revêtir l’armure de combat des anciens jours.Et, le voi'ù qui recommence l’attaque en plein Birmingham, son château-fort.L’orateur nous apprend solennellement jue le jour des grands empires est venu.Il lébite les mêmes vieux rogatons quant à la iécroissauce du commerce britannique et se dit certain de remporter la victoire dans un référendum populaire.Chamberlain n'attend que ce mandat pour venir prêcher la bonno doctrine au Canada et en Australie.ces Tablettes et la mère peut être certaine qu’elles ne contienrment ni opium, ni drogues dangereuses.Aucun autre remède pour les petits n ’offre cette garantie.Mme Geo.Campbell, Killarnoy, Alan., qui eu a fait beaucoup usage, dit : ¦¦ Je trouve que les Tablettes Baby’s Own sont un excellent remède pour les en fauts.Elles soulagent promptement les maux légers et olles agissent admirablement bien M.Tous les marchands de remèdes vendent ces Tablettes ou vous pouvez, vous les procurer par la poste à 2-5 vents la Isâte en écrivant à la Dr Williams Medicine Co., Brock ville, Out.gwmwwtrmwmwwwwwwis h Causerie Théâtrale ^ [Pour L’Avkniü pu Moud] Monsieur Alphonse'0 Aux Etats- Unis Lo cardinal Satolli doit venir aux Etats-Unis pour visiter l’exposition de Saint Louis.Alais ou prétend que la présence de ce haut dignitaire ecclésiastique en Amérique est due à une raison plus sérieuse qui se disimule derrière un hut apparent.Il existe quelques petites difficultés, parait-il, entre Borne et certains évêques américains, lesquelles difficultés n’ont pu être aplanies par le légat apostolique, Mgr Falconio.Le Vatican craint une recrudescence de ce qu’on est convenu d’appeler 1’ " américanisme “ et veut à tout prix dévier ce courant.En I\ussie La Russie s’est déclarée satisfaite de la convention anglo-française relativement à l’Egvp-te.On pouvait s’attendre que Saint-Pëtérs-bouig ne montrerait pas beaucoup d’empressement à clore la question égyptienne, mais la diplomatie, qui est toujours dirigée par les évènements et surtout le désir de ne pas déplaire à la France, ont dû être la cause déterminante de cette décision.L’ne grande parade militaire a eu lieu où le Czar fit la revue de 00,000 hommes de ses meilleures troupes.Le gouvernement russe sent qu’il est nécessaire de montrer le pays aussi fort à l’intérieur qu’à l’extérieur et d’en imposer au peuple, afin d’éviter les insurrections.Les Polonais relèvent la tète et commencent à croire que la guerre d’Orient est une occa sion propice aux rebellions.Les journaux de Varsovie enregistrent sans amertume les désastres russes et regrettent que tant do Polonais soient forcés de combattis» en Asie.Il v a bien aussi des associations d’étudiants qui ont adressé des félicitations au Mikado pour la victoire du Yalou.Ces faits sont de mauvais augure L’attitude des Chinois cause de grandes in quiétudes.Les bandits deviennent nombreux et attaquent souvent les sotnias de Cosaques qui gardent le Transsibérien.Ce c uo fera désormais l’armée chinoise est un aléa gros d’in-ciJents.En Tt urquie U faut sans cesse parler de la guerre.Encore, peut-on le faire sans répugnance lorsquo le combat est loyal, mais il nous vient des nau sees, quand il faut penser à la brutalité sanguinaire du Turc vis-à-vis les pauvres Armé nions.C’est encore un autre massacre et pour peu que les chancelleries en aient parlé, il est aussi terrible que les précédents, lo féroce Sultan affiche moins d’apparat; il fait vite et complet.“ L’Homme malade 11 devrait non seulement être chassé d’Europe mais pendu haut et court il faut aussi entendre lo bruit des armes du côté du Thibet.La colonne anglaise est arrêtée dans sa marche en avant et demande du renfot t.Les Thibétains sont mieux armés qu’on ne l’avait d’abord supposé et se retranchent fortement sur des hauteurs inaccessibles.Jui 1 llemastnc o L’empereur Guillaume a eu des attaques de verbosité.Tl réfère constamment à la guerre de ld70, à la question dot frontières, au fort de Metz, au pont du Mainz, etc.Il parle d’intervenir dans la politique mondiale.Le socialiste Herr Rebel a protesté, au Reichstag, contre le-intempérances de langage du Kaiser ; il ldi a dit que l’Allemagne ne cherchait noise à per sonne, pas plus à la France qu’à d’autres et que l’empereur perdrait une belle occasion de se taire.Le socialisme a du bon, surtout lorsqu’il agit comme contrepoids à des monarques belliqueux.AU CANADA La colonisation a fait le sujet d’un débat assez important à la Législature de Québec.Même certains membres de la droite ne se dé datent pas satisfaits du rapport de la Commis sion chargée de s’enquérir de ce problème diffi cile.Au lieu d'une guerre entre le colon et h marchand de bots, les commissaires ont trouvé que c’est le colon-spéculateur et de mauvaise foi qui est la cause de tout le mal.Ceci n’est pas l’opinion do AI.Flynn qui, pour une fois, s’est montré chef de l’Opposition.L’lion.M.Turgeon a soutenu l’attaque et, après cette passe-d’armes, on a procédé à des bills relatifs aux tramways électriques ; des compagnies do traction se font aussi la guerre et choisissent la législature pour champ d’opérations.L incident Cooke-Bîakelev, des projets de loi amendant la constitution du Conseil Législatif et abolissant la m >rt c v le dont sont entachées ver Laines congrégations religieuses, ont occupé l’attention de 1?chambre.En J^rance Le colonel Marchand est devenu pékin.Sa démission a été acceptée et il entie dans les rangs du commun des mortels II a préféré coiffer le chapeau melon que de -subir l’ostracisme de ses compagnons d’armes.Le gouvernement ne fut pas tendre pour ce brave militaire.Le colonel ayant commis une indiscrétion, fut jugé par une cour martiale et condamné à trente jours d emprisonnement après lesquels on lui accorda le congé demandé.Plusieurs raisons, entre autres le refus opposé par le général André au départ du colonel pour la campagne russo japonaise, sont la cause de cet incident regrettable.Il n’est pas impossible que la mesquinerie politique du cabinet Combes soit la cause véritable de cette retraite prématurée.N’empêche que l’armée française perd un valeureux soldat.La France se rappellera longtemps ce " héros de Fachoda qui fut le seul à la relever d’une On ne finira pas d’ergoter à propos du Transcontinental à Ottawa.Même les arguments “ad ! omînem “ sont échangés.Et dans de telles discussions, certains diiecetrsdu Paci-fi pie Gara lien, tel M.Os’er, sont en mauvaise posture.L’Opposition est insatiable ; elle dé sire savoir dès maintenant si les quelques ingénieurs employés pour le tracé de la voie sont canadiens et non américains.11 semble qu’on veuille harasser le cabinet et prolonger indéfiniment la session parlementaire.C.Lactrk Enfants roses et bien portants Si vous désirez conserver vos jeunes enfants roses, bien portants et pleins de vie, donnez-leur les Tablettes Baby’s Own aussitôt qu’ils éprouvent quelque dérangement.Ce remède guérit les maux d’estomac et d’intestins de tout genre, enraie le rhume, prévient le croup, détruit les vers, calme l’irritation de la dentition, et donne aux bébés un sommeil calme et naturel.Aucun enfant ne refuse de prendre Dans Monsieur Alphonse Dumas fils établit une thèse sociale, qu’il a reprise dans Denise: une jeune fille qui a commis une faute peut-elle épouser un honnête homme?doit elle lui avouer cette faute 1 celui-ci doit-il la pardonner ?Tout coci est clair et i1 no saurait y avoir équivoque sur les données du problème; car ce drame est tout d’abord un ptohlèute, une rencontre d’abstractions dont l’influence des unes sur les autres amène des conclusions logiques et directes.Alontaiglin, c’est le pardon considéré en dehors de l’homme même ; Raymonde, c’est la faute et le repentir ; Octave, c’est le typo du jeune homme léger et fat, qui ne recherche que soi dans ses affaires de cœur ou de sens.(Ces dernières sont plus nombreuses) Octave est donc une formule de destruction ; Raymonde, un élément d inconsciente faiblesse.Octave va très probablement vaincre üaymonde, les forces étant inégales de part ot d’autre.La séduction accomplie, et pour continuer notre raisonnement imithérnathique, la première opération effectuée, l’inégalité diminue entre Bay-monde et Octave ; celui-ci, devenu plus intime, se montre sous son vrai jour ; celle là, comprenant mieux, apprend à redouter l’avenir et à regretter le passé.Mais si Baymonde n’a conservé que du mépris pour Octave, elle enveloppe d’un amour ardent l’enfant qui est né de la f uite et qu’elle fait élever à la campagne, citez des paysans.C’est ici que le problème social se complique de circonstances qui d’ailleurs l'accompagnent ordinairement, la nature demeurant supérieure à toute combinaison qui la voudrait détruire.L'enfant ! voilà ce qui reste d'une faute cachée et souvent haie, preuve vivante et plus forte que le mensonge établissant la faiblesse de l’une, la séduction de l'autre et le triomphe de la nature qui ne fait de l’amour même, qu'un moyen de continuer son œuvre, dans le trouble inconscient et aveugle du plaisir.Quelques années se passent ; Raymonde va épouser Alontaiglin et la question de l'aveu se présente à son esprit.C’est ici qu’est la différence entre Monsieur Alphonse et Denise.Dans Denise cet aveu est toute la pièce ; il emplit les premiers actes, où l’on discute son opportunité.Il est un des motifs qui amènent le mari futur à pardonner Dans Monsieur Alphonse au contraire, l’auteur suppose que cet aveu n’a pas eu lieu et au premier acte, nous voyons Raymonde, devenue Madame Alontaiglin causer avec Octave des projets d’avenir de leur enfant, ils nous mettent ainsi au courant des faits énoncés plus haut.La situation est toute différente : elle l’est également de celle qui donne tant de vivacité au Supplies, tl une Femme quoique les deux drames se ressemblent beaucoup ;.,-r la forme.Dans cette dernière pièce, la faute a eu lieu après le manage : elles n ’a ni les mêmes excuses ni la même cause.Elle se double d'infidélité et de mensonge ; elle demande un jugement tout autre.On sait que Dumas fils qui excuse toutes les femmes qui tombent depuis l’humble jeune fille jusqu’à la courtisane luxueuse, n’a pas un mot de pardon pour l’adultère, cette faute suprême qui contient toutes les autres, la soif de jouissance, l'orgueil et la cupidité, le mensonge et la bassesse, le manquement à la foi jurée.Raymonde, quand elle a mis sa main dans celle de Alontaiglin et lui a promis amour et fidélité, ne lui a pas menti elle a gardé ton sor ment dans toute son intégrité.Ils continueraient sans obstacle leur vie calme et paisible, l’un ignorant le passé, l’autre s’efforçant de ('oublier, sans la présence sur terre de l’enfant |ui va bientôt réapparaître et trahir le secret le Raymonde.Le premier acte est un acte purement de préparation : et si je le mention ne ici, c’est que la chose n’est pas habituelle chez Dumas fils.D’ordinaire, ii commence la discussion a la première scène et nous entrons •n pleine intrigue et en pleine thèse, aussitôt que le rideau se lève.Mais dans Monsieur Alphonse l’auteur dramatique s’est ému sous le noraliste ; le pardon si prompt et si généreu sement imprévu que ce dernier voulait prêter i Alontaiglin, il a cru nécessaire de le préparer et de le mettre à l’optique du spectateur ; car autre chose est do convaincre un lecteur et d’agir sur uue foule, de parler raison à une seule intelligence qui discute froidement et avec impartialité et d’éblouir toute une réunion d’intelligences qui subissent leurs influences respectives et ne pensent que collectivement.J>* théâtre, disait à peu près Sarcey, c’est l’illusion de la vie communiqué à une fou le.Dumas a cru bon de sacrifier à cette maxime absolument sage et a amassé au premier acte des moyens extérieurs de faire accepter son pardon.11 a voulu moins risquer que dans Denise par exemple ; mais, en revanche il lui fallait arracher à Alontaiglin un pardon immédiat et spontané.Il fait de lui un capitaine de vaisseau qui passe une partie de sa vie en mer, en sorte qu’il est, comme il le dit, „ trois mois époux de sa femme, et presque son père „ le rest,* du ternjis.Un père pardonne toujours plus facilement qu’un mari, pnrceqn’il est beaucoup moins accessible à la jalousie et que ses sens ne peuvent rien sur son esprit et son cœur.Il fait d’Octave, le séducteur, la peinture la plus satirique qui soit.Il le marque de traits qui le rendent méprisable et augmentent ainsi la sympathie qu’on peut avoir pour Raymonde, tant sa faute nous semble empreinte (l’ignorance et de jeunesse.Et puis ello aime tant sa petite fille, cette mère malheureuse : elle là couvre de caresses si vraies et si touchantes que nous nous disons à nous-mêmes : n Si A! on-taiglin ne pardonne pas il va nous falloir assister à une séparation douloureuse, qui va briser le cœur do la femme et nous arracher des larmes." Ce pardon nous le désirons et c’est ce que veut l'auteur, c’est ce sentiment qu’il s’applique à nous développer chez le public,.dont il se fait un puissant auxilière.,Je pass»?sous silence toutes les circonstances qui précèdent la grande scène du deuxième ac te : je suppose qu’on a lu ou entendu la pièce.On se rappelle que la petite Adrienne, rendue un moment à sa mère par une combinaison d'Octave, va lui être reprise.On conçoit que Raymonde veut à tout prix empêcher cette rupture: elle supplie son mari, d’une voix contenue, de garder l’enfant près d’elle.Et comme celui-ci ignore la vraie raison de cette demande, il y oppose une foule d’objections qu’il croit justes et qui le sont pour lui.Lu mère, craignant de perdre sa fille, .s'échauffe et, tout»* en larmes, réitère ses supplications : et, muet de surprise, Alontaiglin sent soudain le soup çon effleurer son esprit, le pénétrer peu à peu.Un besoin impérieux de savoir surgit en lui et il pose brusquement cette question : *• Ray inonde, tu es la mère de cet enfant ?.* Cette situation e-st évidemment une situa tion théâtrale, pas un mari, dans la vie réejle ne prendrait le risque d’un tel interrogatoire.Mais en scène, tout est changé : l’auditoire que Dumas fils a habilement préparé, brûle de voir se dénouer une situation qui l’intéresse an plus Pilules Moro .- •» Pour les Hommes èU°Vfhî fit REMÈDE GUERIE US MAI ADJf S ^DE^COtUR DEPOUMONS fou FOIE DES ROGNONS ET TOUS LES I AINSI Qu t CCS MAiAD'ES compliquées ET I a u* HOMMCS SEULEMENT U RECONSTITUE i DONNÉ Di LA FORCI AL/* M O RA N» C S »A'QlfS C Irofict AU* MOMMfS viGOUREUa Roar feufrs /es informations tire /*_ arcu/aire Pria 50 t i* Boite S'* Boites LE SYS TE ME C Ouït o haut point et il sait gré a l'auteur de ne point le tenir trop longtemps dans l’inquiétude Aus si après l’aveu silencieux de Raymonde, c’est avec un tiansport de joie émue, qu il entend Alontaiglin lançer la formule du pardon, dans toute sa solennelle grandeur : Créature de Dieu, qui a failli et te répons, où veux-tu que je prenne le droit de te punir ?Relève toi, je te pardonne !•• o o o Monsieur Alphonse est donc un plaidoyer qui s’adresse au cœur plus qu'à la raison : la victoire à gagner était décisive et hasardeuse.Dumas fils a demandé de l’aide au sentiment et a eu peur du raisonnement froid qui glisse souvent, sans les pénétrer sur les intelligences.Tandis que le cœur est facile à convaincre et à émouvoir et que c’est une victoire plus sure que cede où il a part.Quand l’orateur a fait pleurer son auditoire—et combien cela est plus vrai au théâtre—il peut attendre avec confiance le résultat du scrutin.Le critique qui re prend la pièce et la discute à lui seul, ne saurait, il me semble, éloigner cette impression de la foule : et il doit en tenir compte Le but du moraliste étant de prouver sa thèse, non pas à lui, critique qui la pèse scrupuleusement dans la tranquillité de son cabinet de travail, mais à toute la foule de spei t iteurs qui l’applaudit au théâtre, il est jus e que cette foule soit le point de départ de son analyse.Pour ma part, j’avoue qu’à la lecture, la scène dont nous parlons surprend et parait même précipitée et étrange : mais je me dis aussitôt que la faute en est à moi de lire la pièce au coin du feu, ce pourquoi elle n'a pas été faite, au lieu d’aller l’entendre au théâtre où les rè gles de la vraisemblance sont complètement changées.Si dans Denis- la preuve me parait plus concluante, parce que lo plaidoyer est fait dans la pièce et que je puis en l'étudiant, en admirer là solidité ; il y a fort à parier que Monsieur Alphonse satisfera davantage une au tre catégorie de spectateurs qui tiennent sur tout compte de ces raisons du cœur m que la raison neconnait pas n En sorte, que le drame que nous étudions fait partie d’une série de drames, dirigés tous vers un même but : et présente une forme différente de prouver la même grande thèse, du pardon accordé a la faute.Nous verrons peut-être dans un prochain article comment tous tes drames do Dumas fils s’enchaînent les uns aux autres et quelle admi-ble logique a présidé à leur composition.Nous ne pouvons nujourd ’hui passer sous silence le personnage qui donne son nom à la pièce et qui est un des plus vivants du théâtre de Dumas fils.Monsieur Alphonse n’est pas à vrai dire un type absolument nouveau ; c’est un nom nou veau pour désigner une espèce d hommes, vieil le comme le monde: l’égoïste paresseux et tout ce que comporte ce double défaut.(Un a spécialisé ce surnom depuis Dumas fils ; mais nous n’avons pas à entier dans ces considérations) Octave ne fait rien, ne veut rien faire, aime ne rien faire, se glorifie de ne rien faire : c’est le triomphe de l’oisiveté.Son cœur dort un sommeil profond d’où rien ne le saurait tirer : son esprit ne lui .sert qu’à imaginer des plaisirs nouveaux ou de lucratives combinaisons.Ses sens au contraire •sont devenus lo centre de sa vie : les satisfaire en tout point et sans consi deration de ceux qui l’entourent, voila son but et c ’est en cela qu’il est égoïste.Il séduira une jeiyie fille en la flattant de promesses menteuses, il recherche là le plaisir égoïste de ses (ens ; il l’abandonnera après sa faute et dc-nandera à de nouvelles conquêtes, la jouissan-:e égoïste do son être ; il ne verra son fils que ux fois dans plus de dix ans, il cherchera là Compagnie: medicale _ MONTREAL Canada Pour î l 50 Moro ;—73 a* Pac-Smile exact d’une boite de Filulen Moro.Donnez-nous un homme brisé par les excès, la dissipation, un travail trop dur, les tracas, ou par toute autre cause qui ait sapé sa vitalité, avec les Pilules floro nous le rendrons aussi vigoureux en tous points, que n’importe quel homme de son âge.Les Pilules floro ne feront pas un hercule d’un homme que la nature n’a jias créé pour être fort et vigoureux, mais elles rendront ect homme plus fort qu’il n’est.Quant à l’homme qui a été fort et qui a perdu sa vigueur, elles le feront aussi fort qu’il n’a jamais été.Les Pilules floro rendront à tout homme cc qu’il a perdu soit par la maladie, par l’usage immodéré de la boisson, par les abus de jeunesse ou par la.mauvaise conduite.Un homme qui est nerveux, dont le cerveau et le corps sont faibles, qui dort, mal, s’éveille plus fatigué que lorsqu’il s’est couché, qui est facilement découragé, enclin à songer continuellement à sa maladie, qui s.jierdu toute ambition, toute énergie, recouvrera sa vigueur et son courage par l’usage des Pilules floro.Les Pilules Moro guérissent les douleurs dans le dos, les jointures et les muscles, les douleurs intermittentes dans les épaules, la poitrine ou les côtés ; les maux de teins, le lumbago, les rhumatismes, le tran.chement d’urine ; les affections de la vessie, les palpitations de cœur, et surtout amènent toujours une bonne digestion chez les hommes qui souffrent de leur estomac.Elles donnent un merveilleux pouvoir aux nerfs affaiblis et fatigués.Si vous êtes malades, fatigués, faibies, nerveux, dyspeptiques, abattus, souffrants, ne faites pas d’erreur ; laissez de côté boissons, bière, whisky, narcotique : les Pilules floro sont le seul remède qui puisse vous remettre à la santé.- Tous les hommes peuvent profiter des lumières des Médecins des Pilules floro.Hommes, vous tous qui souffrez et n’avez pu trouver nulle part soulagement à vos douleurs, écrivez-lcur ou allez les voir à leurs bureaux, au No.1724 rue Ste-Catherine, flontréal ; il ne vous en coûtera pas un sou et vous pouvez être certains qu’ils vous guériront.Les Pilules floro se vendent chez tous les marchands de remèdes.Si vous ne pouvez les trouver dans votre localité, nous vous les enverrons par la malle, surréception du prix, 50c la boîte, ou sixboîtes pour §2.50.Adressez vos lettres : Compagnie Médicale Moro, 1724 rue Ste-Catherine.Montréal.En résumé, sieur Alphonse Dumas fils a posé dans Mon un problème social au début, presque mathématique, mais il a trouvé coniino de au cours du drame, de le prouver par la logique des faits, qui au théâtre est toujours con cluante.La preuve, il n’y a pas à en douter, est moins forte et intellectuelle que dans la plupart des drames de Dumas fils ; l'effet pro duit ne diffère peut-être que par les moyens qui l’amènent.C’est une nouvelle tentative, et chez, un dramaturge de génie, elle ne saurait être que pleine do valeur et d’intérêt.Paul Destiike.MOUVEMENT INTELLECTUEL gnols tnt les canons se chargeant par la gue le; les Chinois, les vieux mousquets du sièch dernier ; les nègres d’Afrique, la pique et leja velot du moyen âge.Leurs urinées rte peuvent en aucune façon, avec tout l’héroïsme qui au trefois les rendait victorieuses, supporter h choc des bataillons modernes, armés do pièce* perfection nées.L’éducation secondaire ne diffère guère chez nous de ce qu’elle était il y a cent ans.Nou* chargeons toujours nos canons par la gueule Les llatteurs .Présent le plus FUneste aux rois la colère celeste.a tranquillité égoïste de sa personne ; il se pré (1) Pièce en 3 actes de Dumas fife.(entera sous un faux nom : .Monsieur Al- ihonse o, afin d’assurer la sécurité egoiste de a vie et de sa réputation.Tout est égoïsme ¦hez lui et recherche du plaisir.Il a trompé Raymonde ; il n’hésite pas cependant à lui .imposer un marché commode, après son maria ge avec Alontaiglin ; au moyen duquel il se débarrasse de son enfant et de la charge qu ’il lui impose.Il fait une honteuse spéculation le l’amour maternel, afin de conclure lui-même un mariage riche, ot qui lui permettra de continuer sa vie égoi-te et oisive.Puis quand sa femme future déclare qu’elle va se charger de l’enfant, on le voit subitement changer d’avis et réclamer des droits qu’il voulait abandonner un moment auparavant.Et ainsi r.n chaque circonstance de sa vie, il n’écoute que ses sens à lui, son plaisir, à lui, son confort personnel, dut-il réduire tous ses semblables à la ruine et au malheur.Des Canadiens-ITrançais Cette espèce malfaisante—plus légère peut-être que méchante—reçoit dans le drame do Dumas une leçon accablante.Et pour en augmenter le poids et la valeur, elle lui vient d’un personnage, qui à mon avis, personnifie le bon sens et l’opinion courante : .Madame Guichard.Cette femme du peuple n’a ni instruction, ni hautes qualités d’esprit : mais elle possède ce fond de morale qui est en tout être intelligent, que l’abus des sens ou de l’esprit n’a pas déformé.Aussi quand elle s’aperçoit subitement à quel homme elle a failli donner sa vie 11 quand elle le congédie presque brutalement elle se fait l’inconsciente interprète de la justice naturelle.C’est la révolte du bon sens contre les excès qui lut répugnent, et dans sa Itouche la condamnation prend plus de force qu’elle 11’en saurait trouver en un raisonnement serré de dialecticien.Quelle douche ! telle est l’exclamation que m’attirait la mine piteuse d’Octave l’autre soir, et cela m’éloignait de lui plus encore que n’auraient pu le faire tous les arguments du monde.Si de lui, nous_ continuons d’appliquer la leçon à ceux qui ont hérité de son nom, elle est encore plus décisive parce qu’elle porte précisément sur ce qui est en Octave le plus répugnant et le plus mie.(suite) Un mouvement de grande portée, dû à fini tiativc de 1 L niversité Laval, a été inauguré depuis quelques années, et produit déjà de très excellents résultats.Je de littérature française donnés à Montréal et Québec par des maîtres français, en même temps que des concours littéraires ouverts a la jeunesse canadienne.Faisons venir de France ou d’ailleurs les professeurs de français qui nous manquent, en attendant que nous en produisions nous mêmes de compétents.A signaler aussi plusieurs conférences tout à fait remarquables : celle de Al.Tardivel, pat-exemple, sur La langue française an Canada .celle de AL Nevcrs, Les Angrais et nous, et celles de Al.Henri Bourassa, sur La Grande lire-lagne et le Canada et sur le J’atriotism- rana-dieu français.Que dirais je de nos artistes, architectes, peintres, sculpteurs, chanteurs, musiciens ?La jeunesse canadienne, celle du Bas-Canada, est la plus brillante, la plus étincelante, peut-être, qui soit au monde.Tous les talents s’y trouvent en puissance, y abondent, y éclatent spontanément ; et cependant peu d’entre nos artistes arrivent a la grande gloire.C’est que nous n avons pas d’école de beaux-arts, et que nos enfants, pour la plupart, sont trop pauvres pour aller étudier en Europe.D* Carnegie qui voudrait prendre soin de nos artistes en herbe, leur donner la culture qui leur convient, serait plus glorieux que celui qui se charge de nos bibliothèques publiques.L‘s dramaturges français fournissent au monde son theatre.Allons-nous sous ce rapport rivaliser avec nos cousins d’outre océan Atlantique?On pourrait presque le croire au nombre des pièces qui ont été publiées et jouées durant, les deux dernières années et demie.Tragédie, en vers, Suhercase, par le B.P.Brault ; drame en vers, Veronica, par Louis Fréchette ; Levis, diurne historique en vers, par l'abbé Me roi le ; Pour la Mairie, comédie en vers, par Arthur Geoffr ion.En prose, le Drapeau de Carillon, par David ; Hindelang et de Loritnin-, par Columbine ; Les adieux du poète, par Madeleine ; Les houles de neige, par de Montigny.Nos auteurs dramatiques ne manquent certes pas de talent ; mais peut être l’expérience de la scène et des .situations scéniques leur fait-elle quelque peu défaut Il me reste à parler de l’éducation — écoles primaires collèges et couvents, écoles spéciales et écoles technique».L’éducation c’est l’arme de combat Chaque homme s’arme à sa taille, et chaque peuple selon ses nécessités et ses lumières.Les Es (,>?*• puisse faire assurent aux autorités canadiennes, — et lo?mandarins du Céleste Kmpire tiennent le mê me langage à leur reine douairière — qu’il ne faut rien changer, rien ajouter aux anciennes méthodes, parce que ce serait de l’impiété.Or les mandarins mènent J'Empire du Milieu, au tiefois 1»* plus grand de toute la terre, à la désintégration ; et nos tristes flatteurs canadiens seront cause que nos corps enseignants, â qui N* Canada doit tant, dont le dévouement est digne de tant de respect, dont les cours d’études étaient certainement les |>1 us forts en Amérique, il y a cent cinquante ans, tomberont dans la déconsidération populaire, si leur néfaste in-°ux parler des cours | fluence prévaut plusieurs années encore.Ceux qui, parmi nous, aiment les congrégations enseignantes à la manière et avec la virile sincérité dont Fénelon aimait Jx>uis X I V et la royauté, sont comme lui renvoyés en disgrâce, s’ils ont l’audace de dire au roi qu’il n’est pas un di»*u et que ses courtisans le trompent et le mènent à sa ruine.Et personne, au Canada, n’ose toucher à 1 arche sainte de I éducation secondaire et dire franchement la vérité.Il faut se taire ou flatter lourdement.l’uur avoir eu la témérité d’écrire qu’un certain nombre, un trop grand nombre, de professeurs dans nos collèges n’ont pas la compétence requise pour enseigner ce qu’ils enseignent, et avoir proposé une certaine réforme de ce c6té-!a, j ai et**, banni de la société des honnêtes gens ; on a décrété que je suis un catholique dangereux ; plusieurs estiment que je ne suis plus catholique *Iu tout ; un journal de Trois-Rivière a démontré que je suis un sectaire; et cet tain Recteur d’université, parfaitement estimable d ailleurs, en séance publique de fin d un-nee, a prouvé, avec force palmarès et diplômes décernés honor in caiuui, que nos maisons d’éducation fournissent le plus haut cnseigneniei t qui se donne aujourd hui dans le monde ; que les mousquets qui ont fait nos pères vainqueurs hoye, sont plus eilicaces que le fusil *«spa- à Sain U 1a*Ix*1 ; que les Canadiens doivent toujours en armer leurs enfants, et que moi, qui pense différemment.je pourrais bien ne pas être un honnête homme.11 est aussi malaise, ici au Canada, de parler d** reformes scolaires les plus nécessaires et les plus essentielles, qu’il est dangereux de parler »*e reformes politiques a la cour do la reine douanière des Fils e u Ciel.Messieurs et chers collègues, je vous laisse, p il' ce qu elles valent, ces conc usions, qui sont honnêtes, si elbs ne sont pas tout à fait optimistes.I ouvons-nou», »*n notre qualité de membres ele la Société Royale, faire quelque chose pour le progrès er l'avancement des nôtres?Pouvons nous exercer une action utile sur le mouvement intellectuel canadien, dans le domaine des lettres, des arts, îles sciences et de l’éducation ?Si nous le pouvons, nous le devons, cela dût-il nous causer quelque effort sérieux ; dût-il en résulter quelque inconvénient personnel p' ur nous.Pascal Poihier, Sénateur ^11 fnlt lul-inemc hcm preuves ! GUERIT LE RIAL DE TETE Cnnuitln etc 6r“Zr|.o.i en Uo ml ml te».•1-Uon, ] argent *«*r» retnljoursA.•••••••••M» Chez ton* le* Pharmaeienf ©u par courrier.’ .T1'" Remedy Co.Montre.l Z .*•••«.^ L'AVENIR DU NORD, 19 MAI 1904- NECROLOGIE Sons avons le regret d'annoncer la mort fie Mlle ,1 eaiine Fournier, fille du M.le Dr Eugène Fournier.< Frappée par une maladie grave des le début, Mlle Jeanne Fournier, vigoureusement atta-, h,;,, à la vie par la vitalité do ses quinze ans et entourée des soins assidus de sa famille, a lutté de longues semaines contre, les atteintes do la mort.(Vite dernière, implacable, a triomphé et ce matin, nous portions au lieu «lu l’éternel repos eette jeune fille de quinze ans, irrévocablement pe>''bo* pour ses patents et pour ses amis.Celle qui vient de fermer ses paupières pour lours à la vie terrestre, n’a connu de notre les illusions et les esooirs touj pauvre existence que caressants de la jeunesse.Elle n’emporte, en retournant à Dieu, aucune de ces souillures ou mieux de ees blessures que le' batailles de la vie infligent à toute créa une qui n'est pis moissonnée avant le combat.C*ue cette pensée consolante allège la douleur de la famille qui pleure en ce moment devant la place laissée vide à son foyer.Puisque “ les chagrins cont tous pour crux qui restent," un puissant moyen de sécher ses larmes Ces do fermer les yeux sur soi même pour ne plus considérer quo le calme et éternel bonheur dans lequel entrent, au soi tir de cette \ ic, les âmes pures comme celle qui vient de s’envoler.Nous sympathisons profondément avec M.et.Mme Eugène Fournier.Nous savons par expérience combien est d rulouroux le deuil qui assombrit leur vie de famille.Ei vie est faite de contrastes et les joies ineffables de la famille, comme toucos les autres, du reste, se paient tût ou tard par de bien grandes souffrances.les obsèques de Mlle Jeanne Fournier ont eu lieu ce matin.Malgré une pluie diluvienne, une foule considérable fit cortège au char funèbre et assista au service religieux chanté à l’église par -M.i’abbé Caisse, accompagné de AIM.les abbés Magnant et Beauparlant comme diacre et sous-diacre.M.le curé de la Durantayo avait fait la levée du corps.Tais porteurs des coins du drap étaient MM.Albert et Jean Simard, Edmond et Emi le Lacliaine, Henri Parent et Adrien Beaudry, tous amis de la jeune défunte.deuil était conduit par le Dr Eugène Fournier, son père, MM.Raoul Fournier, son frère, Léonidas Labrie, son oncle, et Arthur Founder, son cousin Un remarquait dans le cortège toutes les notabilités vie Saint-Jérôme, les élèves des SS.de Sainte-Anne dont Mlle Fournier suivait les cours.De nombreuses marques de sympathie ont été données à la famille Fournier.On peut constater par la liste suivante combien Mlle Jeanne Fournier était universellement estimée.Des fleuis ont été déposées sur sa tombe par M et Aline J.-A.Théberge, Mlles Estelle, I-au ra et Alice Théberge.Aille Jeanne Holland, AI.et Mme C'-E.Marchand, AI.et Mme Henri Holland, MM.Sicotte, do la Banque d’IIocbe-lnga, Aikell, de la Banque îles Marchanda, Dr Berlliiaume, Aime P.F.-E.Petit, Aille Alignant, Aline J.D.Guay, Ailles Cécile et .lu liette Prévost, Yvonne Archambault et AI.-J.Alatte, Mme Labrie, le Dr et Aime Emmanuel Fournier.Des messes ont été offertes par Aline J.-B Rolland, M.et Aime Petit, Aline A vu J.-E.Prévost, Al.et Mme Bigonesse, M.et Mme K ho, Al Ile U.de Yillemure, M.Tancrèdo Four nier, Aline Vvc Alfred Buvioletle, Dr P.Alar-leun, M.et Mme S.-G.Eaviolettc, Al.et Mme P.Simard, Ailles Marguerite et Rose Gibault, Oornélie B antford, Albertine Rolland, Aline V.Côté, Al.L.O.Deniers, Mlle Juliette Vail-lancourl, AI.Guillaume Beaulieu, Al.Arthur Fournier, Aille Ernestine Cliolette, Mlle de la Durantnve, AI.et Aime.Odilon Mongenais, Mlles Corbeil, Aime C.de Alartieny, AI.et Mme Joseph Boisseau, Ailles 11.ALcAIillan, Marie Ililhnun, Guerrier.Des bouquets spirituels ont été présentés par Mlles Victonne Prévost.Ernestine four nel, Charlotte Castonguav, EvaOolmer, Cécile Fournier, M.II.Pnrentç les élèves dos 1er et 2e cours du couvent des SS.de Sainte Anne.Aime V.Côté, Aille Albertine Rolland, M Arthur Fournier, Mine S.-G.1 si violette, Aille Augustine Meunier, Mme Petit, Ailles larura et Alice Théberge, Alice Enchainc, Mine La brie, Ailles Albertine et Yvonne Bélisle, V irgi nie Guny, Alarguerite Gibault, Elisabeth Ei-brie.E> Dr et Aime Eugène Fournier ont reçu de nombreux télégrammes de condoléances, entre autres un de AI.et Aline Jean Prévost, en te moment à Québec.press,.- le juge de nous apporter sa décision.Son Honneur le juge Lavergne a annulé 1 election île .M Samuel Filion-dans les termes suivants : " Considérant que 1 Intimé a comparu mais un pas pris luit de réponse par écrit à ladite requête en contestation, mais l'a eon-te.sté verbalement et a produit ses témoins : " Considérant que contrairement à la loi deux personnes, savoir : les nommés Moïse I herrien et Pierre Boivin fils, ont voté à la dite élection sans avoir payé toutes leurs taxes municipales et scolaires : 11 Considérant que le nommé Joseph Paquette, avant de voter à ladite élection, a lait venir cirez lui deux des agents de l’intimé (I) dans le but de s'assurer un emploi avant d aller voter et que ces agents ont promis de faire leurs efforts pour lui procurer ledit emploi, ce qui est une manœuvre corruptrice et rend nul le vote dudit Joseph Paquette ; " Considérant que le nommé Israël Oi-roux a été employé comme cocher payé par les agents de 1 Intimé pour conduire des électeurs au bureau de votation et que son vote est nul ; 11 Considérant qu’ainsi que ci-dessus énuméré, 4 votes illégaux ont été enregistrés à ladite élection ; que la majorité de 1 Intimé n'étant que d’une voix, il ÿ a incertitude sur le résultat de l'élection : Considérant que dans le cas d’une aussi petite majorité que celle avec laquelle l’intimé a été proclamé élu, les illégalités ci-dessus sont suffisantes pour l'aire annuler son élection : 11 Déclare nulle et annulée à toutes fins que de droit l’élection de l’intimé comme conseiller tenue les 11 et 18 janvier 1904; ordonne que le jugement soit signifié au maire de la Corporation de la ville de Saint-Jérôme, et condamne l’intimé aux dépens de la cause moins les frais d’assignation et de taxe des témoins : Théophile Laverdure et P.-F.-E.Petit." Au cours de ses remarques, Son Honneur le juge Lavergne a dit qu’il pouvait déclarer nul le vote de AI.Sévère Lavio-lette, mais qu’il n’en faisait rien vu que les autres votes annulés étaient suffisants et pour éviter à M.Laviolette l’action pénale qui pourrait s’en suivre.11 est heureux que M.Jean Rolland n’ait pas voté à cette élection, car le juge a laissé entendre que son vote aurait été déclaré nul.Bref, la grande victoire de janvier dernier, dont s’est tant réjoui la Nation s’est évanouie ; il n’en reste que les débris.Tôt ou tard, la justice reprend ses droits.Cette lettre dévoile l'acte que notre maire potentat veut faire commettre il ses amis obéissants, elle nous révèle jusqu’il quel point les nantellistes se moquent et de la volonté populaire et de l’autorité des tribu-i naux.Voici qu’un échevin vient de perdre son siège à l’hôtel de ville parce que l’on a prouvé durant la Cour qu’il le devait à la coruption et à l’illégalité : et les nantcllis-tes, eux, s'apprêtent il remettre leur ami déchu, en possession de ce siège auquel il n'a aucun droit Qu'importe les illégalités qui ont entaché l'élection de M.Samuel Filion, qu importe le jugement qui a annulé eette élection, qu’importe la volonté du peuple qui s’est prononcé en faveur de M.Alexandre Villeneuve*qu’importe la loi, la justice et l’équité, le respect de la chose jugée, M.Bruno Nantel met à la place de tout cela sa volonté, ses intrigues, son esprit de vengeance et de domination : Je veux que Al.Samuel Filion soit échevin et il le sera, s’est-il dit.Et les échcvins Bélanger, Ferdinand Filion, Laffainine et Alatte de s’applatir sans hésiter aux pieds de leur roi et maître AI.Bruno Nantel.t iràce à la démission de Al Al.Fournier, Leclair et Prévost, la faction Nantel est réduite à l’impuissance puisque le conseil ne peut plus siéger faute de quorum.Il faudra que le Lieutenant-Gouverneur intervienne pour faire cesser cet imbroglio dont les nantellistes sont la cause.Mossieu le maire fait des assemblées à son propre profit dans la salle du conseil de ville.Deux fois déjà, ce maire omnipotent et arbitraire a daigné s’adresser à son peuple, pour lui expliquer comme quoi lui seul désire le bien de la ville ! ! Le peuple en doute encore malgré les éloquents discours de son maire bien aimé.Quand les citoyens se rendent à l’hôtel de ville ça n’est pas pour se faire berner par Al.Bruno Nantel.Ce dernier ne tient pas son rang quand il descend ainsi de sa dignité de maire pour se faire cabaleur public.Sous prétexte que le conseil n’a pas de quorum, ça n’est pas une raison pour notre maire de manquer de décorum.LES A TOUS SUFFI.A NT FS la; Baume Rhumal, par son efficacité, a supplanté tous les remèdes préconisés jusqu a ce jour pour le traitement des affections do la gorgo et des poumons.[ij Tl est opportun de mentionner les noms de ces agents : ce sont AIM.Sévère Laviolette et Jean Holland.Les fermes découragées Trouvent une santé nouvelle da ns T usage des Pilules Roses du Dr II il-liams, Il v a quelques années, Aime James R.Stuart, de Tliarold, Ont., qui est bien connue de la plupart des résidents de cette ville, se trouva avec une santé gravement compromise par suite d’une attaque d'anémie.Nous donnons ici le témoignage textuel de Mine Stuart : h Mon sang était presque devenu aqueux ; je souffrais de terribles maux de tête nerveux et le moindre cffoi t m’occasionnait de si violentes palpitations de coeur que je perdais presque le souffle Je mégrissais et souvent j’étais si faible que je ne pouvais marcher.J’étais sous les soins d’un lion médecin mais comme je ne prenais pas de mieux, j’étais mélancolique et découragée et je sentais que je deviendrai-une invalide complète.A cette époque, on me conseilla l’usage des Pilules Roses du 1)i Williams el je commençai à les prendre pen saut que ce serait un miracle si elles nie soulageaient.A ma grande joie, quand j’eus pris les pilules pendant moins d'un mois je constatai l’amélioration de ma santé.J’en pris environ une douzaine de boîtes et j’eus la conso lation de jouir de nouveau d’une bonne santé J ’étais au point de n'avoir plus que l’appareil ce d’un squelette et en prenant les pilules j’a gagné plus de vingt livres Je recommande vo Entiers les pilules aux autres femmes malades.t* Les Pilules Roses du Dr Williams tont !• plus grand reconstituant du sang et toniqui des nerfs connu de la science médicale.Fin leur usage, les joue pâles deviennent roses, les veux ternes deviennent brillants et les figures amaigries deviennent replètes Chaque dose fait un sang nouveau, riche, roug“, chasse la nroladie et renforce tous les orgones du corps Vous pouvez avoir ces pilules chez n’importe que! marchand de remèdes ou elles sont envoy ées par la poste franco à Ô0 cents la boite oi UN FEU D’ATTENTION NE NUIT PAS Quand la toux, chez un malade se reproduit au plus léger froid, de l’humieité, de ‘l’air vif, il est sage et prudent de prendre immédiate ment du Baume Rhumal Les magnifiques résultats obtenus par l'emploi de ce merveil leux spécifique français le recommandent à l’at-rention des malades.Corrigeons-r|ous No dites pas : amusa rd, mais musard, qui perd son temps à des riens.No dites pas : ma montre en arrière, ma montre en avant : mais ma montre retarde, ou vvance d’une heure.Ne dites pas : un ardillcnx pour un oryelet, petite tumeur qui pousse près du bord libre des paupières.Ne dites pas : auditer mais verifier, examiner des comptes.De même auditeur, dans ce sens, n’est pas français, il faut dire vérificateur.Avance dans le sens assertion n’est pas français.Dites : être expéditif vif, mais non pas : être d’avance.11 est incorrect de dire : •• De tribunal a débouté Paction du demandeur.*' Débouter veut dire renvoyer quelqu’un comme non fondé en sa demande.Dites donc: •* Ta* tribunal a débouté le demandeur de son action." Nous puisons ces utiles leçons dans le Jlnl-fetin du parler français au Canada, revue très pratique éditée à Québec, et que tous les Cana-liens-Français devraient recevoir.— M.le baron de l’Kpine importera dans le courant de l’été, six juments nrdennaises.Deux sont vendues au gouvernement pour sa ferme de t’ainntou.deux sont déjà retenues par des particuliers et deux seront mises en vente, — 1-e club de tir de Saint-Jérôme, tiendra sou assemblée annuelle dimanche soir au palais de Justice.Avis est donné à tous les membres d’y être présents.— Le cheval de M.Udgérie Guénette.boulanger, est allé se jeter tout attelé dans la rivière près du pont voisin île ht maison habitée par M.de Murtigny.M.(tuénelte avait laissé son cheval seul, comme d’habitude.Li béte prit peur, ou ne sait trop poimptoi, et se dirigea vers la rivière.l-’eau a gâté une grande quantité de pains qui se trouvaient dans la voiture de M.GuéiietU».— M.et Mine Jean Prévost étaient ici dimanche.Ils sont retournés a Québec pour jusqu'à la lin de la session, c’est-à-dire, pour huit jours environ.Nous avons appris avec regret la mort île Mme Yve Larocque arrivée il y a déjà quelques semaines.Mine Larocque était la mère de Mme Vve J.-T.Uoivin, artrefois de Saint-Jérôme.— Dimanche dernier, à l’occasion de ht fête de saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur île la congrégation des Frères îles Kcoles C’hrét ien-nes.les élèves de notre academie, aidés de notre chœur dt* chant et de l'orchestre, ont joliment exécuté une messe de Haitman.— La séance annuelle îles enfants de l’hospice des Sœurs tirises aura lieu cette année le 21 juin.— MM.L-G.Lichaine, J.-D.Guay et M.Lusse mile, de Trois-Kivières, sont allés faire la pèche au grand Nominingue ou ils ont pris tics truites de 12 et 15 livres.— Le Dr Achille Forest, dentiste de Montréal, sera désormais tous les samedis au bureau du Dr Bertliiamue.— Un instituteur ayant plusieurs années d’expérience clans renseignement demande place pour l’année scolaire 1001-11105.Ecole sous le contrôle des commissaires ou bien classe privée ou indépendante.S’adresser à l’assistant maître de poste de* Saint-Hilaire.Kouville.— Mardi dernier M.Rodrigue Deschainbault et sa sœur Mlle Hélène étaient en voiture quand leur cheval effrayé par un chien se lança à toute vitesse sur le trottoir près de chez M.Bélisle.ferblantier.Il voulut ensuite reprendre le chemin mais dans sa course précipitée il accrocha la voiture, brisa les traits et partit comme une flèche.M.Rodrigue Deschainbault fut jeté en bas de la voiture et se blessa un pied dans sa chute.Mlle Deschainbault se tira de l’accident sans aucun mal.Nous sommes heureux d’npprcmlre que la blessure reçue par M.Deschainbault est légère et sera bientôt complètement guérie.— Un club de base bail vient d’être organisé* à, Saint-Jérôme sous le nom «le “Club Jérô-inien 11 jouera dimanche sur le terrain du collège contre les collégiens.Samedi prochain le tirage au sort d’un $10 en or aura lieu à l’imtel Victoria au profit du club.— “ Mulakoiï ".le célèbre étalon brabançon de M.le baron île l’Epine, se remet rapidement de l’accident dont il a été* victime.M.de l’Epine receva et s jours-ci une autre superbe béte ; " Arlequin ” étalon anglo-normand, Agé «le I ans, (pii, avec MalakotL fera la monte publique jusqu'au mois d'août, au prix de $8.00 pour la saison, payables le lei août prochain C EST LA LE SECRET La eau.so du succès du Baume Rhumal est connue d*-» toc** ceux qui en font usage t il gué rit promptement et radica’emcnt.C’est là tout le secret.Election annulée L’élection île l’échevin Samuel Linon a été annulée, pour cause d’illégalité, par Son Honneur le juge Lavergne 11 y a deux ans, c’êtiut AI.Bruno Nantel que la Cour chassait du conseil ; aujourd’hui c’est un de ses partisans.Le disciple n’est pas plus que le maître.C’est dans l’ordre.Le samedi 7 mai, le juge Lavergne^ est venu lui même prononcer son jugement dans cette contestation d élection.Etaient présents les avocats B.Nantel, t • de Alar-tigny et G.Rochon qui ont assisté à 1 execution de leur ami Al.Samuel Filion.Ce qu’elles étaient longues et sombres leurs figures ’ Chose tout à fait intéressante à noter : le juge Lavergne déclara tout d abord qu il ne serait pas venu lui-môme et sitôt porter son jugement, mais que AI.Bruno Nantei lui ayant écrit, en sa qualité de maire, île ne pas retarder sa décision " VH que leu affaires jmbliqnrs de notre ville en son [frirait nf," ii avait cru bon de venir sans delai juger le litige., Nous doutons fort que mossieu not maire soit enchanté, aujourd'hui, d’avoir tant ou six boites pour $2.50, en écrivant à la Dr ii liants Medicine Co.Brockville, Ont.AFFAIRES MUNICIPALES Démission de trois éche^ins et j'ai signé ce 10 mai 1004.» Lundi dernier, Al AI.Fournier, L*clair et Frévost ont démissionné comme échcvins de la ville de Saint-Jérôme.Voici la lettre que chacun d’eux a remise entre les mains de AI.Edouard Marchand, secrétaire-trésorier de la ville : „ J,, soussigné, donne par les présentes, ma démission, comme conseiller, pour les raisons suivantes: Que j ai tout lieu de croire que la majorité du conseil telle que constituée a 1 intention de remplacer par lui-même, connue conseiller du quartier Saint-Jean-Baptiste, Al.Samuel Filion, dont l’élection a été annulée pour irrégularité et corruption.h Que je suis d’opinion que ce serait porter un défit à l’autorité judiciaire de notre province et à la majorité des électeurs dudit quartier : que je ne veux pas nie _ rendre solidaire de cet acte répréhensible" quelques doses du Baume Rnurnal qui les gué Nouvelles de Saiiyt-Jérôiqe — M.Emile Gauthier, agoni ilv la Métropolitaine, vient «U* vendre wi magnifique propriété sise (lu côté ouest do la rivière «lu Nord, à M.C.-A.Brisohois, «le Montréal.Cotte propriété ;i appartenu autrefois au défunt recorder R.-A.-T.«le Montignv.M.Gauthier s’en vient occuper la maison «le M.\V.-B.Nantel, située en face «le la demeure de ce dernier — De passage dans notre ville ces jours derniers : I>o Dr Boulet, le Dr J.GVobeiiskv, le Dr 1\-E.Prévost, n peinture aussi l’intérieur du presbytère.Nous espérons qu’rivant le mois d’août, nous pourrons assister aux offices religieux Sans être incommodés par la poussière, etc.— Un mariage à l’horizon.On nous annonce que M.Arthur Eunont, du Canada, doit épouser Aille Eugénie Fortier, de Sainte-Scholastique.— M.Robert, ancien propriétaire de l’hôtel Lacoinbe, a acheté l’hôtel de M.D.Sr-Onge.11 est à faire rie grandes réparations à sa nouvelle propriété; Nous lui souhaitons succès.— L’hon.F.-X.Mathieu et AI.J.-J.Grignon sont partis le 17 pour faire une excursion de pêche au fameux Lac des Grandes Baies.Nous espérons qu’ils reviendront chargés do truites.Alais M.Grignon a besoin d’avoir de bonnes lignes, s’il veut arriver vainqueur dans le pari qu’il a fait avec M.E.Ouellette.M.Ouellette est aussi allé à la pêche pour le même laps de temps quo M.Grignon et c’est à qui des deux prendra le plus de poisson.— Notre ami, M.Adélard Gratton, est revenu bredouille d’une partie de pêche dans la rivière du Nord.C’est presque son habitud Il no manque pourtant pas d’appâts.— Depuis quelque temps, une rumeur circulait, disant que Théophile Bélanger était mai gre et pensif dans son cachot et qu’il rêvait u l ame de Séguin.Fausse rumeur.J’ai vu moi-même Bélanger et j’ai pu cons tater qu’il se porte très bien.Il mange comme un bûcheron, il est joyeux et il espère.en (pioi ?Probablement en la divine Providence ! — M.J.-D.Dumoulin a vendu sa beurrerie de Belle-Rivière à un syndicat.Un Abonni.Un grand cirque La nouvelle que le* célèbre cirque Ringling Brothers, sein à Montréal.l«*s fil mai et 1er juin, sera reçue avec joie par tout h* public.Ijo cirque (tingling Brothers jouit d'une très grande réputation.Il est reconnu pour posséder tout ce qu’il y a «le nouveau et d’attrayant dans un cirque.De plus, il a, eette année, l>eeucoup ajouté à son oiganisation ; ce qui fait qu’il a un train extra en plus des quatre trains de l’année dernière.Le matériel du cirque est transporté dans 85 wagons «b* 70 pieds, «’«instruits spécial«*inent pour Ringling Brothers.Au nombre «les plus belles et des plus nouvelles attractions «lu cirque, se trouve, cette année, la merveilleuse reproduction «le Jérusalem et des ( 'roisades.Cette reproduction nécessite 1200 acteurs et actrices et pré* «b* .‘î*)0 chevaux.C’ette scène oft représentée sur le plus vaste théâtre qui se K«»it encore vu.Nous croyons «pie les prix de chemin de fer seront réduits sur toutes les lignes.f.ASÂAIQ&* Potto Pilules Rouges TOUR LES Femmes Pales et Faibles.et HEMEDE ElElCACE GUERIT TOUTES LES MAvADI fa VE USE 0 £1 tOWPUOUttS FARtICUUCrUS AUX IIMMI Rf CONSTITUE If S T S T t M t ET EM8CUIT if ItiNT F .my to R Pur fou fee /es inform&ttons f/re /s c/rcufàtre Vîùx bO Ut\\s Su \5o\Ua $ 2 50 ^ C0WAÇ>U\l CWlMtyK.VRANCO AVAYRlCA\VlL ôteraiav.Canada Paris fra«>ce Fac simile exact d'une txiite de l’ilulr» Rouges.Nos Pilules Rouges sont une spécialité pour les maladies des femmes seulement ; c’est ce qui fait leur force et leur popularité.Il est impossible à lin remède de guérir tous les maux.Jamais, dans l'histoire de la médecine, un remède n’a obtenu autant de guérisons que nos Pilules Rouges.Nous demandons à nos nombreuses clientes de ne pas comparer nos Pilules Rouges aux autres remèdes guérissant tous les maux, entre autres, aux remèdes liquides qui ne doivent leur effet stimulant qu’i l'alcool qu’ils renferment.Nos Pilules Rouges différent de tous ces remèdes en ce qu’elles sont une spécialité d’une puissance qui tient du prodige.Mesdames, si vous voulez restaurer votre estomac, afin que votre digestion se fasse bien et que ce que vous mangez vous profite ; si vous voulez renforcer votre foie, vos rognonset vos Intestins,afin que toutes les impuretés disparaissent de votre système et que vous ne souffriez plus de maux de reins, de douleurs de côté, de maladie de foie ni de constipation; si vous voulez avoir un sang riche, pur et rouge, afin de faire disparaître la pâleur de votre figure, de vos lèvres, ainsi que ces cercles autour de vos yeux qui rendent si laides les jeunes filles qui pourraient être jolies ; 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BKICE-J.ALLAN, (de H.JJ A.Allan) J.P.DAWES, (de Dawes Jk Co.) Thos.LONG, de Collingwood, Ont.C.R.HOSMER, (Directeur du C.P.R.) C.F.SMITH, (de Jas.McCready i Co.) HUOn A.ALLAN, (de H Jk A.Allan) Chs.M.HAYS (Gérant du G.T.R.) 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