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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 20 août 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1903-08-20, Collections de BAnQ.

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Septième Année — No 34.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.L DU DISTRICT ORGANE BONNE.Lt MOT 01 L'AVENIR est OAKS le PEUPLE MÊME KOmj VERRONS PROSPtREB UÇJ FILJ Ou SI LfVURIMT I-._____ (A.SULTr,) Aboppejnepts i $1.00 0.r)0 Jules-Edouard Prévost.V© Appopces• v-n (ÈJ Di recteur ADMINISTRATION : SATNT-J K ROM R (TERREBONNE) F 1x3 pouce: Un mois “ Un an.$1.00 $3.00 Jeudi, 20 Août 1903 jr sa.2?j.ananœ * Assises impérialistes Les Chambres de Commerce de l’Empire britannique tiennent en ce moment leur cinquième congrès.C’est Montréal, cette année, qui a été choisi pour lieu de réunion.L’occasion est favorable pour se renseigner soigneusement sur les importantes questions qui sont traitées à ce congrès.Non seulement les Chambres de Commerce de notre pays mais aussi tous les Canadiens doivent tirer profit des discussions qui se font entre les différents délégués.Dès la première heure où l’on nous a annoncé ce congrès nous avons vu poindre à l’horizon deux grave., questions.Nous rappelant la tentative du Board of Trade de Montréal pour faire adopter à Toronto, l’an dernier, une résolution favorable à la participation du Canada à la défense de l’Empire, nous prévoyions que cette même grave question reviendrait sur le tapis.En deuxième lieu, la nouvelle politique de M.Chamberlain mettait plus que jamais à l’ordre du jour les changements à apporter aux relations fiscales des colonies avec la Grande-Bretagne.Ce sont bien là en effet les deux plus graves questions qui, jusqu’ici, ont fait l’objet des débats du Congrès des Chambres de Commerce.Hélas, pourquoi faut-il que nous avions à enrégistrer presqu’une défaite pour les nationalistes canadiens, au sujet de notre participation à la défense de l’Empire.Et d’abord n’est-il pas insensé de voir des hommes d’affaires, délégués pour traiter des questions financières, commerciales et fiscales, s'aventurer sans mandat, sans autorité, sans compétence, sur le terrain brûlant de la politique.Car, enfin, la participation des colonies aux frais de la défense impériale constitue bien un article de programme ‘ ’ , mais est un hors d’œuvre dans un congrès de Chambres de Commerce.C’est M.Geo.-E.Drummond qui s’est fait le champion de cette idée.l’our les impérialistes il était de la plus hjiute importance de faire admettre le principe de notre participation à la défense impériale.Il est vrai que ce congrès commercial ne reflète en aucune manière l’opinion du peuple canadien : il est vrai que ses décisions ne peuvent dicter sa conduite au gouvernement canadien dont le chef, Sir Wilfrid Laurier, s’est clairement opposé à l'impérialisme militaire en l’appelant un suicide national.• Qu’importe tout cela, les impérialistes avaient à cœur do faire consacrer un principe qui leur est cher.Le pas n’est pas définitif mais c’est tout de même un pas en avant dans la voie qui conduit à l’impérialisme militaire.M.D.Masson, président de la Chambre de Commerce de Montréal, a combattu d’abord la proposition de M.Drummond par un magnifique discours, puis il a faibli et tous nos compatriotes avec lui : ils ont accepté un compromis malheureux et finalement ont admis par tine résolution auquel, naturellement, se sont ralliés M.Drum-mund et tous les impérialistes, le principe malsain du devoir des colonies de contribuer aux frais de la défense impériale.C'est une défaite, nous le répétons, pour les Canadiens nationalistes qui mettent au dessus de toute autre préoccupation le souci des intérêts de leur pays.Nous sommes encore à nous demander la raison de cette attitude sans nerf, sans patriotisme et sans clairvoyance des délégués, pourtant nombreux, des Chambres de Commerce canadiennes.l’our faire autant que possible contrepoids à 1' impression que peut créer à l’étranger la résolution impérialiste qui vient d être adoptée, il est du devoir de la presse canadienne d’élever la voix et de protester d abord contre cette ingérence déplorable du Coxgrès sur un terrain qui n’est pas le sien, puis et surtout contre cet esprit impérialiste sournois (pie l’on veut acclimater sur nos rives en décrétant qu’il est de notre devoir de contribuer à la défense de l’Empire.La Presse et M.Olivar Asselin, dans le Canada, se sont déjà inscrits en faux contre le principe reconnu par la résolution du Congrès.Nous joignons notre faible voix à la leur.Est-ce au moment où l'Angleterre recueille les fruits abondants de nos sacrifices passés, de nos millions employés dans la construction du Pacifique, qu’il convient aux impérialistes de nous faire admettre que nous n’avons pas fait assez et qu’il est de notre devoir de contribuer par de nouveaux sacrifices à la défense d’un Empire dont la protection militaire nous est inutile et qui profite autant que nous de nos améliorations et de nos grands travaux nationaux > Est-ce au moment où la Grande-Breta-guo s'apprête à venir puiser ici les céréales nécessaires à sa subsistance pour se rendre par là, grâce à nous, indépendants des Etats-Unis qui, une guerre survenant, peut la réduire à la famine; est-ce au moment oii le Canada se prépare à construire un nouveau transcontinental grâce auquel 1 Angleterre possédera une voie courte, directe et absolument britannique vers l’Orient, que nous, Canadiens, devons nous soumettre à de nouvelles exigences et admettre que notre devoir est de contribuer à la défense d’un Empire dont les intérêts et la politique sont diflérents des nôtres et leur sont bien souvent opposés '¦ Le principe que nos compatriotes viennent d’admettre au Congrès des Chambres de Commerce, est faux et anti-canadien, en dépit de la restriction qui l’accompagne.Nos représentants au Congrès se sont en effet laissés tromper par une hypocrite restriction.La résolution reconnaît le DE vont des colonies de contribuer aux frais de la défense de l’Empire, mais réserve aux colonies le droit d’initiative au sujet de la nature de la contribution.Mais le contraire serait de l’esclavage.Cette restriction ne fait que reconnaître le libre exercice d’un droit sacré qui est la conséquence naturelle et inévitable de notre gouvernement autonome.Cette phrase est donc complètement inutile et 11e diminue en rien la gravité du principe qui la précède.Tout au contraire, elle est des plus dangereuses car elle est un trompe l’œil.Par cette fameuse restriction les délégués semblent vouloir nous consoler en nous disant de ne pas craindre, (pie nous avons un pied sur la terre ferme.Oui, mais ils semblent oublier que nous avons l’autre dans l'étrier et (pie notre position est par conséquent, des plus périlleuses.De ce malheureux incident, qui, espérons-le, n’aura aucun résultat immédiat au point de vue des fardeaux dont 1 impérialisme veut nous charger les épaules, tirons deux enseignements : Le premier qu’il faut surveiller sans cesse les menées impérialistes.Le deuxième, qu'il faut renforcer notre énergie nationale, nous mieux renseigner et bien définir notre idéal canadien, toutes choses qui semblent avoir fait défaut aux Canadiens qui ont donné leur approbation à la malheureuse résolution que nous déplorons.Pourvu, maintenant, que le Congrès n’aille pas donner dans le piège machiavélique de Chamberlain qui demande aux colonies de faire, au profit de la ( îrande-Bretngne, de larges brèches dans le mur qui abrite leurs industries nationales ! Espérons (pie ce mauvais pas, encore plus redoutable que le premier, à cause de ses conséquences immédiates, sera évité par les Chambres de Commerce des colonies de l’Empire.Que les délégués canadiens surtout aient l’œil ouvert et le bon.J El’.LE GRAND PROJET DU QUAND PARTI M.Borden, chef de l’opposition, vient de mettre au monde un projet de chemin de fer destiné à faire échec à la grande entreprise nationale proposée au pays par le gouvernement Laurier.L’enfant nouveau-né du parti conservateur a certains attraits mais n’a aucune vigueur et ne doit sa naissance qu’aux nécessités oppositionnistes.Nous ne pouvons, cette semaine, que souligner par quelques réflexions, les défauts et les lacunes ou projet Borden.Le chef de l’opposition, en désaccord avec tous les organes de son parti, admet l’utilité d’un nouveau transcontinental.Que d’articles du Journal n’ont plus leur raison d’être ! Mais voici ce que veut M.Borden : Le gouvernement devrait prolonger T Intercolonial jusqu’à Depot Harbour, en achetant le Canada Atlantique : il devrait ensuite construire une ligne jusqu’à North Bay, puis Sudbury et acheter la portion du Pacifique comprise entre Sudbury et Fort William.M.Borden veut aussi que le gouvernement fasse l’achat du Canadian Northern jusqu’à Winnipeg, puis que le Grand-Tronc Pacifique, avec l’aide do l’Etat, construise de Winnipeg à Edmonton: et d’Edmonton à Vancouver, le Canadian Northern suffirait.Ce projet, il est évident, coûterait des sommes folles.Le Canada Atlantique, a lui seul, coûterait au moins $17,000,000 et tous les autres embranchements dont la construction est proposée, élèverait le coût de cette entreprise à un chiffre beaucoup plus haut que ne nous coûtera le transcontinental proposé par le gouvernement.Et les conservateurs qui criaient au gaspillage des millions! En outre le projet Borden laisse complètement dans l'oubli le nord des provinces de Québec et d’Ontario.Ces vastes régions, riches en mines, en forêts, en terres arables, que le gouvernement Laurier veut ouvrir au progrès, le parti conservateur ne s’en occupe pas dans son projet qu’il prétend être si bon.L’opposition tombe ici dans le même défaut que M.Blair.De plus la question du transport des grains (pie M.Borden a la prétention de résoudre ne trouve aucunement sa .solution dans ce projet saugrenu.Tandis (pie le projet du gouvernement donne à l’Ouest un nouveau débouché et une ligne directe où l’Intercolonial et les autres compagnies pourront circuler de l’ouest à l’est ; le protêt de l’opposition ne donne rien de plus de Winnipeg aux lacs et donne moins de Winnipeg à la mer, puisqu'il renonce à la construction d’une nouvelle artère vers l’est et ne propose que l'achat d’une ligne qui existe déjà ; le Canada Atlantique.Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur ce point : Le transport des récoltes de l'ouest semble être la seule question envisagée par JL Borden, au détrimentdu développement du nord des provinces de Québec et d’Ontario qu’il ignore complètement dans son projet.Or, ce transport des grains est moins favorisé par le projet Borden que par celui du gouvernement.De Winnipeg à Fort William les deux se valent jusqu’à un certain point ; mais de North Bay à la mer, le projet Borden donne moins (pie le projet du gouvernement et prive les produits de l’ouest d’une nouvelle voie d’écoulement vers les ports canadiens.Avec le transcontinental du gouvernement.les 125,000,000 de minots de grains produits dans l’ouest auront non seulement un nouveau chemin de fer vers Fort Williams.vers North Bay, mais de plus une voie directe et courte vers Québec, Saint-Jean ou Halifax, ce qui est d’une importance majeure pour l’hiver.Le projet Borden néglige totalement ce dernier point et prive 1 ouest d’une nouvelle ligne courte et directe vers l’est.L’achat de l’Atlantique ne ferait que charger le budget d’une dépense de près de vingt millions sans ouvrir une nouvelle voie vers nos ports de mer.L'idée émise par le chef de l'opposition est naïve et ne peut faire contrepoids au projet du transcontinental national.Jei* ft V-V“\ v rtrmm • i imuj; m rrrrrrri: imiiimuiÂiiiimiu • •— TPmn rnmîrh irntnr nTiTtriTTnnii fYTfrrri ^ 1— MELI-MELO — 1 • rrrrri ri Vete rrV*V» ri VrV i t ttttï itttit * ri tete »»Trri Ÿi'rirwi rnVffii O -fl- Iéhomme aux huit cuillers.L'homme à la fourchette du professeur I-ab-bé, l’homme à la cuiller du docteur Polaillon, sont fortement distancés par le sujet auquel M.Monnier, chirurgien en chef de l’hôpital Saint-Joseph, vient d’extraire de.l’estomac, avec un succès complet, vingt-cinq corps étrangers dont 8 cuillers à café ! Celui-ci détient certainement le record de l’ingestion d'objets plutôt difficiles à digérer.Disons tout de suite qu’il s’agit d'un individu d’une intelligence tiès obtuse, atteint de troubles épileptiformes anciens : il a vingt-deux ans et il en parait à peine seize C’est au cours des crises auxquelles il est sujet qu’il a ingéré successivement en six mois, les vingt-cinq objets, métalliques pour la plupart, que le docteur Monnier a retrouvée dans son estomac.Voici l’étonnante nomenclature lie cette ferraille, dont le poids total atteignait 230 grammes : S cuillers à café, de 8 à 15 centimètres de longueur ; un dos de fourchette muni do trois doigts; une patte fiche de 12 centimètres ; 2 pointes aiguës de 7 à 14 centimètres; une aiguille do G centimètres ; une lame de couteau de 5 centimètres ; une dont de peigne en corne de 8 centimètres, une clé de -I centimètres, etc., le tout noirci et fortement oxydé.Le docteur Monnier a décrit en détail de quelle manière il a effectué cette opération vraiment exceptionnelle.Nous dirons simplement que le malade, qui se plaignait d'une douleur dans l’hypocondro gauche, a été opéré le 25 juin dernier.Après incision, il fallut employer une pince à polype puis une pince de Péan pour extraire les objets contenus dans la cavité stoinachalo et qui, malgré leur forme et leur volume n’avaient produit aucune ulcération appréciable de la muqueuse.Vingt jours après l'opération, l’état général du sujet est excellent, l’alimentatian est régulière, et la guérison peut être considérée com me complète.C’est là un cas de gastrotomie qui fait grand honneur à l'habileté des praticiens.Le grand enfant.Tel est le qualificatif quo mérite le Journal de Montréal.Il critique le gouvernement comme le ferait un enfant qui n'a pas encore atteint l’âge de taison.Un des grands reproches que l’organe bleu fait au gouvernement à propos du Transcontinental National, c’est que ce chemin de fer va traverser des régions inconnues.Or, vendredi dernier, il dit.en parlant du Pacifique, l’œuvre capitale du parti conservateur : “ Ix>s promoteurs du Pacifique Canadien *' s’enfoncaient dans l’inconnu ; ils tentaient “ une ex périme'.! dont ils ne pouvaient prévoir “ l’issue.’ ’ Par eet aveu la gazette bleue répond à sa propre critique.Ailleurs, ie Journal, pour majorer outre mesure le coût du nouveau chemin de fer, évalue à $10,000 par mille les frais do construction de la ligne Québec-Winnipeg.Mais alors, comment les conservateurs peuvent-ils prétendre que le contrat survenu entre le Grand-Tronc-Pacifique et le gouvernement est tout à l’avantage du premier î En effet, le Grand-Tronc-Pacifique n’obtient la garantie du gouvernement que.pour $30,000 du mille pour construire sa voie ferrée à travers les Montagnes Rocheuses.Or, si le coût est de $10,000 du mille dans l’est, il doit être encore plus élevé dans l’ouest, et le Journal, en voulant trop prouver, se contredit lui-même.Le patriotisme de M.L.-P.Pelletier.Nous lisons dans le Canada : " Nous traduisons, pour nos lecteurs, dans une autre partie du " Canada," le discours prononcé par le nouveau chef des forces conservatrices de la province do Québec, l’hon.L.-P.Pelletier, au pique nique conservateur tenu à Haitian’s Point, près Toronto, mercredi de la semaine dernière.Nous prions nos lecteurs de bien remarquer cette phrase de l’orateur conservateur qui a été, naturellement applaudie à outrance : En toutes choses, excepté- en ce qui louche à nos origines, nous somme anglais jusqu’à la moelle." L'Evènement de Québec, que dirige M.L.-P.Pelletier, a t-il assez attaqué M' Laurier -pour avoir prononcé des paroles à peu près semblables il lxjndres.Et voilà que M.Pelle tier formule dans Ontario les mêmes sentiments presque dans les mêmes termes.Et ni " Le Journal," ni " L'Evènement, " ni aucun autre journal conservateur canadien-français ne pro teste.(i On ! les pharisiens du patriotisme ! " i ¦ Gerbe de non relies.La loi du Japon prohibe l'emploi du talrac pour tous ceux qui u’out pas vingt, ans.Le commerce total d'importations et d’expor tâtions aux Etats-Unis a atteint, durant l’année dernière, ie chiffre de $2, I 15,010,417.La récolte des pommes au Canada, cette année, sera moindre que les années précédentes.On l’estime à 13,300,000 minots.Les colonies du Sud de l’Afrique ont décidé d’inaugurer un tarif préférentiel sur les marchandises importées des autres ports de l’Empire.Lo montant de la préférence sera de 15%.On demande encore 18,000 hommes pour aider à faire les récoltes au Nord Ouest.Décidément, ce coin de notre pays est inépuisable.La vieille méthode des trois jours de grâce après date pour le paiement d’un billet a été abolie dans plus de la moitié des Etats américains.On croit, dans ces Etats, qu’il n’y a pas raison d’accorder plutôt trois jours que douze ou quinze, et que le principe de payer à date fixe est le meilleur.Le château de Hever Hever 29 juillet.Il y a environ deux mois je demandais à mes lecteurs de me suivre en mes prérégi iuations vers les vieux châteaux historiques où vibre encore le souvenir de Catherine de Médieis, aujourd'hui je vous prierai do m’accompagner au vieux castel où s’épanouit jadis cette rare fleur de beauté et d'infortune, la reine Anne Boleyn.De passage à Tunbridge-Wells, j’avais lo plus vif désir de visiter ce vieux domaine historique, où plus d’un lien du passé me rattachaient.Tout enfant mon père m’entretenait des hauts faits d'armes do nos ancêtres et des romans d’amour des belles dames du temps passé, grands’mères ou grandes-tantes.Je me passionnais pour leurs épopées romanesques, et je me souviens que je me sentais toute frémissante a’admiration lorsque mon père, un jour, en tournant les pages de l'histoire d’Angleterre, s’arrêta devant une vieille gravure d'une jeune et belle reine, a la coiffe de velours noir toute brodée de perles et me dit : — Voilà l’infortunée Anne Boleyn qui fut une de tes arrières grandes-tantes, car son père, Sir Thomas Boleyn, était à la fois comte de Wiltshire et comto d'Ormond, le chef de la famille Butler.Très adroitement on me narra l’histoire d'Anne Boleyn en me supprimant, bien entendu, ce que d ailleurs mon âme candide d’enfant n 'eût point compris, le vilain rôle qu’elle joua en supputant la reine Catherine d’Aragon pour lui prendre et son trône et le cœur de son mari.Longtemps j’ai eu comme un culte religieux pour cette arrière grande tante du XV le siècle que ï 'amour d’un roi éleva au trône et que l'humour changeante du même roi fit périr si brutalement sur l’échafaud à la Tour do Ixmdrcs.J o fus donc ravie de me trouver ainsi dans 10 voisinage do 1 lever Castle.Arrivée à une toute petite gare, je m'informais do la direction que je devais prendre et je m'acheminais nu milieu dos prairies si verdoyantes où l’air est embaumé par lo subtil arôme des blanches et gracieuses reines des prés.Le château, simple et sé.ère eu son style moyenâgeux, se dresse devant nous.11 a été restauré en partie, mais 11 conserve ion aspect indubitablement do l’époque Tudor.Il est entouré de douves où croupit une enu verdâtre, et il possède tous les attributs du vieux castel féodal : lo pont lovis et la herse, la tour à mâchicoulis, la cour d'honneur intérieur, le vaste escalier on chêne et boutique cuisine aux poutres enfumées.C'est ici qu’Anno Boleyn vint habiter avec son père lors do son retour de la cour do Franco.La tradition nous la représente venant de Ixmdres, montée sur son blanc palefroi, vêtue d’un manteau de velours rouge frangé d’or, et sur les larges manches duquel était brodé un petit cupidon poursuivant un papillon avec la devise d’Anne Boleyn en vieux français : ,,Tout pour cccyii.C’éta'i par une belle journée tout ensoleillée du mois de mai, sur les bords de la petite rivière portant le nom symbolique de l’Eden, les coucous d’or tapinent le sol, les violettes attardées se cachent sous la fouillée et les oiseaux chantent l’accueil de celle (pii sera reine.et qui sera par cela môme malheureuse.Dans tout l’éclat de la beauté qu'ont déjà célébré les troubadours français au camp du drap d'or, Anne Boleyn met pied à terre aidée par son beau pi go au justaucorps de satin et elle va s’agenouiller auprès de son père en lui baisant la main, elle s’écrie en français (car ce fut la langue élégante à la cour d’Angleterre sous 1 Ienri VII T) : — Oh ! mon père, quelle délicieuse retraite ! En ce château de Hever elle vécut, cultivant son jardin de roses, jouant du luth et chantant les dances ballades de la Franco sous les frais ombrages du parc, jusqu’au jour où Henri VIII, lo jovial monarque au cœur sensible, vint voir V père de in jeune fille, et su laissa captiver par les charmes de la hello Anne.II vint un jour en grande pompe ainsi qu'il convient au roi si puissant qui en dépit du droit indiscutable de celui qu'il appelait son cher cousin François 1er, se faisait appeler roi de France et d’Angleterre.Il était accompagné de sa garde royale de hallebnrdiers, de cuisiniers et d’écliansons, de ménestrels et du fou du roi, dont l’audace n’avait point de limites parce qu’il savait faire rire son royal maître.L’éternel roman d’ainour fut vécu une fois de plus entre ces vieux murs.Henri VI11 traça ses initiales et celle de la belle Anne sur l’une ries vitres de la tour, il lui donna, nous narre la chronique, ô étrange cadeau, une paire do jarretières dont la boucle était en diamants.Uu jour, se trouvant dans la grande galerie, le jeune et amoureux monarque dit à la jeune fille: — Convenons que celui des deux qui mourra le premier, fera en sorte de revenir ici-bas, afin do donner un gage à l'autre qu'il n’est point oublié.Pensive, Anne répondit : — Soit, sire, ici, à Hever, je tracerai la marque de mon doigt sur la glace de Venise dans ma chambre.Le jour même de l’exécution du la reine Anne la glace de Hever fut tei nie et jamais plus, ainsi l'affirme la légende, ne put-on la rendre lisse et polio.Par une cruelle et étrange ironie du destin qui aime à se jouer des choses les plus solennelles, le château de Hover, qui fut témoin de la passion naissante que Ilenri VIII éprouva pour Anne Boleyn, devint plus tard le liou de retraite et d’exil où fut reléguée l'infortunée reine Anne de Clèves, dont les formes plantureuses n’eurent point l’heureuse chance d’être agréées par on royal époux, et lui valurent ce peu galant surnom de n grosse jument des Flandres n.Aujourd’hui le.château de Hever est la propriété do M.Woldorf Astor, un millionnaire américain, l’un de ces rois de l’argent du nouveau monde, qui nous écrasent du poids de leurs richesses.En quittant le vieux castel féodal, nous diri goons nos pas vers la vieille église, très restaurée et modernisée, mais dont l’origine remonte au XIo siècle.La chaire est tout en bois sculpté et d'un travail excessivement curieux.Près de l’autel nous trouvons un superbe monument mortuaire en marbre et en bronze érigé à la mémoire du père d’Anne Boleyn.«Sur la pierre son effigie est.sculptée, le représentant en costume de gala de chevalier de l’ordre de la jarretière.A ses pieds reposent un griffon, près do son casque plane un faucon, oiseau héraldique de la famille des Boleyn.Sur la pier re est gravée l’inscription suivante: “ Ci git ' Sir Thomas Boleyn, chevalier de l’ordre de la J arretière, comte de Wiltshire et comte “ d’Oimond, trépassé le 12 mai rn l'année do “ notre S-igneiir 1538.” En sortant de l’église nous apercevons en face do i ois tout au bord de la route, une au-lierge à l'aspect vieillot telle qu’on on voit en core sur les vieilles estampes.Autour des pignons moyen-âgeux, du porche et des fenêtres s’enroulent des plantes grimpantes.Au gié de la bise se balance une vieille enseigne : c’est lo portrait du jovial et amoureux monarque, Henri VIIT.1>> vent et la pluie ont fait passer les tons mais i! est facile de le reconnaître avec sa fraise en dentelle, son habit rouge iux crevés de satin blanc.Nous entrons, et dans la salle basse aux pou très noircies on nous sert uu très moderne plateau avec du thé exquis et du pain et du beurre.Nous reprenons le chemin do la gare, en lançant un dernier regard vers le château do 1 lever, où deux reines vécurent, l’utio Anne Boleyn, y connut d’abord la faveur et l’amour d'un roi, pour marcher (dus tard à l'échafaud, l’autre, Anne de Clèves, délaissée et baie du souverain son époux, y vint, hf urouso do garder encore sa tète en perdant l’amitié du volage Henri VIII.Lu.y Buti.kk.Sur le chemin de la célébrité Un ténor canadien C'est avec orgueil que nous avons lu dernièrement dans les journaux français le brillant éloge d'un Canadien français qui est eu train d’acquérir une véritable célébrité comme ténor.M.E X.Mercier, dont nous voulons parler, est âgé d’une trentaine d'années.Il est né à Québec où notre concitoyen, M.Joseph Bavard, l’a intimement connu.C’est même grâce à un secours pécuniaire auquel a contribué un cercle d'amateure dont M.Savord faisait partie, que M.Mercier put aller en Europe faire d" sérieuses études musicales.Elève de Bouliy et de Valdejo, Mercier passa près d’un an et demi à l'Opéra Comique et après une simple audition il fut désigné pour remplir lo rôle de fort ténor au gland théâtre do Bordeaux.M.Mercier, dont lo nom de théâtre est M.Merçay, a reçu de plusieurs journaux fiançais les plus grands compliments.Voici ce que dit de lui J.a Petite Gironde : “ l.o ténor, M.Merçay, est un débutant.D'origine canadienne, ce qui explique la pointe d'accent qui perce dans certaines syllabos, il a pris à Paris des leçons de M.Bouliy, lo baryton qui fut une des gloires de l'Opéra-Comique, puis à Bordeaux, il a étudié avec M.Frédéric Boyer lui-même depuis un mois environ, le rôle d'Arnold.“ En abordant la scène pour la première fois, M.Merçay a hautement, brillamment gagné la partie.C'est bien le cas do dire : tels maîtres, tel élève.“ La voix do M.Merçay est large, éclatante, d'un timbre claire et sympathique Bien étoffée dans le médium, elle atteint aisément les notes élevées.“ Do taille élevée, de tournure élégante, M.Merçay a plu tout de suite el s’est fait applaudit- dès ses premiers récitatifs.Il a chanté sans le moindre accroc — chose rare — lo duo avec Mathilde, et il a mis dans l’air Asile héréditaire un seutimunt, une expression qui témoignent de beaucoup do goût.“ Cette fois les bravos qui avaient éclaté toute la soirée se sont changés en ovation.“ Il est facile de prédire qu’avant peu, M.Merçay est un ténor dont on parlera.En l’engageant, M.Frédéric Boyer a eu la main heureuse.’ ’ Notre compatriote nous fait donc honneur là-bas.Nous aimerions le connaître et le voir pour lui en manifester toute notre reconnaissance et notre contentement.Peut être aurons nous l'honneur de faire connaissance uvec M.Mercier, car il a promis à M.Joseph Savard de lo venir voir à Suint-Jérôme lorsqu’il viendra au Canada, ce qui sera avant longtemps, nous l'espérons.Le Jardirç Labelle La Itevue de fin d’année qui vient d'être si brillamment jouée, remot à l’ordre du jour la question de notre parc public où devra s’élever avant longtemps nous l’espérons ardemment, la statue du regrette curé Libelle.Lo conseil de ville s’est occupé déjà de notre futur parc.Il en est venu à une entente avec la Fabrique qui lui laisse l'usage du carré où s’élevait l'ancienne église.L'éclievin Emmanuel Fournier a été chargé de dresser un plan.Le Dr Fournier qui est un admirateur enthousiaste du curé I^ilxille et un homme du goût, a déjà préparé plusieurs plans qu'il soumettra nu choix dq conseil.Ils sont tous beaux.Nous en donnerons la description la semaine prochaine.Nous tenions seulement aujourd’hui, a au-noncer au public jérômien que le jardin l,al>el lo est enfin à l’étude, qut lo conseil a l’intention de commencer dès cet automne une partio de la plantation et que le plan sera exécuté en entier aussitôt que lo vieux couvent sera démoli.11 est à souhaiter que le conseil de ville prenne aussi immédiatement les devants pour organiser une souscription dans le but d’élever au curé Labelle un monument ligne de lui et digne de nous.L T 11 i 0 il Assurance sur la vie Jean Villeneuve, âgé de 20 mois, enfant do M.A.Villeneuve, épicier, assuré à 5c.par semaine, depuis à peine quatre mois, dans l’UN ION, assurance sur la vio, de Torouto, est décédé il y a quelques jours.Ixs père a reçu do la Compagnie, après un avis d’à peine 24 heures, un chèque do $10.00 pour la mort de son enfant.De même Mme.A.Faquin, a reçu en l’absence de son mari, un chèque de $15.00 pour la mort d’un jeune enfant de 2 ans qui n’était assuré, à 5c.par semai»", dans l'UNTON, que depuis six mois.Cette somme a été versée après un avis d’à peine 21 heures.Ces divers payements ont été faits par l’entremise de M.F.-X.Desjardins, inspecteur do l’UN ION et dont lo bureau est ou No 4, rue Sainte-Marie à Saint-Jérôme.7110 L'AVENIR DD NORD, 20 AOUT 1903 ^nvîbv feu Cet appel, jailli «l’un gosier étranglé, déchira la silence de la nuit.Tous les pensionnaires effarés se dressèrent sur leur couche, se croyant convoqués dans la vallée de Josaphat par la trompette du noir séraphin.I>es jambes lîagco la rites, la tête perdue, les habitués de la maison se frappaient sur les mura comme de gros hannetons, iis cherchaient le trou do la serrure de leur porto ou la targette de la fenêtre.lies enfants agrippés après leurs mères, poussaient dos cris de paon.Los femmes pâles, échevelées, voulaient se jeter a bas do la verandah.Et ce fut une bousculade affolée vers l'escalier, une ruade désespérée vers la seule issue qui s’ouvrait à l’air, à la lilierté et que gardait un gros tourbillon de fumée noiro Toute la cohuo aveuglée, emprisonnée dut battre on retraite devant cet ennemi inysté rieux.Ceux-là seuls qui jouèrent de ruse, en rampant sur le plancher comme des indiens, purent traverser la maison en flammes.C ’est alors que je fus témoin d’une scène inoubliable et que n’eut pas désavouée Rembrandt.Tandis que chacun pensait à esquiver sa pré cieuse personne du désastre, une femme seule avait gardé son sang-froid.Dans l'obscurité grandissant»! qui emplissait les corridors, 1 hôtesse apparut livide comme un spectre, fendit la colonne do fumée opaque qui s’amoncelait à la porte du salon : 11 De l’eau ! 11 criait elle a tous ceux qui la regardaient passer, terrifies, frissonnants.Et comme pas un ne bougeait, saisissant une couverture do piano, on la vit poursuivre un grand serpent de feu qui grim pait le long du mur, s’accrochait aux rideaux, enlaçait ses anneaux au plafond.Une lutte corps à corps s’engagea entre cet ctre frêle h pétri de lys et de roses,« comme disent les poètes, et l'élément roi des enfers.Quand les tronçons ilu monstre se ravivaient, d'un bond elle se jetait dessus, agile comme une guerrière antique.Enfin, maîtresse tie lui, elie i’enroula dans l'étoffe, le pressa dans ses bras et l’étouffa.Il était temps : sa vaillance était à liout, la brave femme s’affaissa presque inanimée.Que l’on me parle encore do la faiblesse nerveuse do la femme, à moi qui ai vu figurer comme comparses des boni mes bâtis en hercules, faits pour litre les héros, aurait-il semblé, de ce drame de la vie réelle.Il est vrai que celle-ci a puisé sou héroïsme dans son attachement au foyer, au mobilier, à tous ces témoins muets do notre existence : Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s’attache à mon âme et la force d’aimer î Telle chose qui ne dit rien a un indifférent : un portrait, une couronne de fleura, tout l’or de la üolconde, ne saurait combler lo vide que leur disparition laisse autour do soi.Jo coin prends qu'on lutte jusqu’à la mort pour ne pas voir s’engloutir dans lo néant ce qui matérialise les quelques heures do bonheur d’uu passé décoloré.Une amie me disait, un jour, en me montrant un petit bout de cordo attaché â un barreau de l’escalier : "Je dois laisser cette maison pour une demeure plus vaste, plus luxueuse, mais je pleure en y pensant.Mon bébé, mort l'an dernier à dix-huit mois, s'aida de cette lisière pour faire ses premiers pas.Dans ce coin-ci, il a fait sa première " belle." Je le revois toujours à travers cette vitre où il appuyait ses lèvres pour m'embrasser, s’amusant parfois des heures à ce jeu.Je ne retrouverai pas ça ailleurs.Il me semble que l’âme de mon petit va habiter maintenant uu milieu des étrangers." Heureux ceux qui, comme cette mère, ont des fils télégraphiques qui relient les êtres de cette terre à ceux des autres mondes à travers l’espace sans bornes de l’infini N'avoir qu’à agiter cette mystérieuse fice.le pour entrer en vibrations avec tes êtres aimés qui nous ont précédés, vivre encore de leur vie après que leur perstmne aimée dort dans le froid du cercueil l’éternel sommeil : c’est une clière illusion qu’il faut garder afin do ne pas ciuindre les heures de désespoir.Maintenant que jo puis philosopher tout à mou aise pour être allée frapper à la porte de l'éternité, j’ai fait des réllexious un peu moins lyriques sur ce petit évèueiueut dont je vc us ai fait part, tant il est vrai que l'écrivain, comme le pélican, extrait de Ini-mème la pâture de ses lecteurs.Il s'arrache ses soupirs, ses craintes, ses pleure, voire même stis extases de 1 âme pour vous en nourrir.Il veut que vous palpitiez do sa vie, paroJiant le texte saint : Il n’existe plus, c’est vous qui existez en lui.Donc, j’ai fait cette constatation que la pudeur est un vêtement d'occasion qui change de mode selon les circonstances,que Ton nous impose souvent et que Ton se hâte de rejeter au loin sous le coup d’une impulsion accidentelle.J'ai vu, U lors du feu," telle petite femme timorée et timide se laisser choir dans les bras d’uu monsieur qui emportait religieusement son fardeau comme une arche d'alliance, sans la moindre arrière-peusée.Des jeunes filles qui eussent jeté des cris de paon pour être surprises en robe de nuit, se promenaient ingénuemeiit en ce costume de vestuies devant des messieurs vêtus eux aussi en costumes des plus primitifs.Le cérémonieux " mademoiselle ", le décorum de l'étiquette, par-dessus le moulin ! .Mais eu retour une touchante confraternité, la faiblesse réclamant protection, s’accrochant aussi natu rellement au cou de son sauveur que le lierre noue ses rameaux autour du chêne son appui, son soutien.Le naturel revenu au galop î Les mères, sans regret abandonnant bijoux, toilettes et caniche pour voler au secours de leurs enfants.Une jvune fille arracha à l’incendie, devinez quoi ?Une lettre qu'elle avait écrite à son amoureux !.Tous ces gens étaient fous, diront les sages qui me lisent.Je crois plutôt qu’à cette seule minute ils furent conscients.L'humanité s’agite depuis des siècles hors de ses gonds, une secousse, une commotion nerveuse peut lui faire retrouver l'harmonie des temps premiers.La confraternité universelle, n’ost-ce pas le dé nouement final, la raison même de la création 1 Et l'amour maternel, n’est-ccpas le sentiment qui doive absorber tous les autres ?Cette demoiselle qui n’a sauvé du feu qu’une lettre à son amoureux, était dans le vrai.L’amour c’est la poésie, le sourire, l’illusion de la vie, c’est lui qui nous assure l’immortalité et continue jusque dans les étoiles l’œuvre du Créateur.— Décidément, dirait M.Prudhomme, c’est quand les hommes sont fous qu’ils sont fins.Je ne puis terminer sans dire un mot de l’hospitalité des citoyens de Sorel à l’égard des des incendiés qu’ils ont recueillis d’aussi bonne grâce.M.le Docteur Sylvestre et sa charmante femme ont été exquis de tendre sollicitude.M.le notaire Désy a le mérite d’avoir l’oreille moins dure que ses voisins, nous avons été touchés des secours qu’il nous a portés et nous offrons à ces pitoyables amis nos plus sincères remerciements.COLOMBINE Le succès de Dimanche soir Ut soirée au bénéfice des colons incendiés du nord a eu un succès sans précédent duns notre ville.Lu salle du marché était bondée de spectateurs venus pour faire une bonne action tout en s'amusant.Nous pouvons dire que tous garderont un lion souvenir de la représentation de dimanche qui leur a procuré plus d’un moment de franche hilarité.1 La Grammaire," comme toutes les autres comédies de Lubiche, a 1 sotucoup plu aux spectateurs et a procuré à M.Henri Rolland — qui personnifiait Calmussat, le parvenu ignorant que l’orgueil et l’ambition poussent à se laisser passer pour lettré — l’occasion de se tailler un nouveau succès.D'autres que moi ont déjà, dans diverses circonstances, fait Téloge de cet excellent amateur.Je n'y pourrais rieu ajouter aujourd’hui Al.Olivier Rolland avait à représenter Poitrines, le vieux savant maniaque, féru do gallo romain.Il en a fait un antiquaire d’un solennel un peu trop exagéré, a til paru ; mais ces vieux savants sont tellement originaux et leurs manies sont si bizarres que ce qui nous semble outré se rapproche de la note juste peut être plus que nous no croyons.Quel amusant personnage, eu Machut, en qui s’était incarné M.Félix Richard! Et Jean, à qui AI.Salvador Rodiez a su donner une allure impayable dans sa niaiserie.Blanche, la fille do Caboussat, qui nous est apparue sous les traits de Aille Yvonne Pepin, a été dans son petit bout do rôle, naïve, gracieuse et charmante à souhait.En résumé, " La Grammaire " a eu une interprétation qui a su donner du relief à toutes les fines réparties dont cette pièce est parsemée." Les Parrains du Nord," la revue de tin tl’unnée de AI.Jean Prévost, a été le morceau de résistance de la soirée.L’accueil chaleureux que lui a fait Tautlitoiro est le meilleur éloge que nous en puissions faire.Quel dédommagement pour la somme considérable de travail que représente cette œuvre, que d’entendre chacun en chanter les couplets, ou redire les bons mots! AI.Jean Prévost jouit aujourd’hui de ce plaisir et nous l’en félicitons.Voici le thème de la revue : Des excursionnistes sont eu pique-nique au Domaine, a Saint-Jérôme.1æ compère a entrepris de les amuser.Aidé de la commère, une puissante fée, i! fait défiler devant les spectateurs ravis, les évènements qui se sont passés à Saint Jérôme dans ces derniers temps.Après les couplets d’introduction où lo compère (M.Thibaudeau liinfret) chante la bière d’épinette, apparaît la commère (Aille Annette Lapointe) qui, dans des couplets entraînants, dit l’objet tie sa mission.Et nous voyons défiler comme en un rêve, les bouchers et les restaurateurs ; la picote (horreur) ; le Club Libé rai et le club Saint-Antoine, racontant leur différend, la Chambre de Commerce eu son sommeil léthargique; les caissons du trop fameux pont, chantant leur déconvenue : “ Nous ne servons qu a taire “ La garde des billots ! ” Et nos trois banques avec leurs lingots d’or ; puis nos manufactures et leurs déboires ; le numérotage des maisons, sans oublier ce “.pauvre palais “ Qu’un gouvernement maladroit “ A Saint’ Scholastique a planté.” La satire et la raillerie se donnent libre cours dans cette première partie tie la revue, mais elles cessent bientôt, pour faire place au sentiment patriotique, lorsqu ’arrivent les colons qui tout en venant remercier la sollicitude jérô-raienne, évoquent ht passé.La vieille église et le vieux presbytère apparaissent alors avec leur cortège de souvenirs et ils cèdent la place au Nouveau Parc.Ce dernier tableau, sur lequel plane la mémoire chêne du grand curé Lalielle —qui " est allé coloniser les cieux “ - ne manque pas do grandeur.Tl s’en dégage une saine et douce saveur de patriotisme non dépourvue de charme et d émotion.Les interprètes, mis en verve par le succès, ont vaillamment fait leur devoir dans la tâche qui leur était dévolue.Et nous avons plaisii à mentionner Aille Annette Lapointe, la séduisante commère dont la jolie voix a été fort fort admirée ; Aille Yvonne Pt-pin oui, toute gracieuse en son joli costume de bergère Watteau, a chanté avec un charme pénétrant, les couplets du Nouveau Parc; Aille AI.J.Afatte, toujours gentille ; Mlle Hélène Savard, une débutante qui a fait fort bonne figure.AI.Thibaudeau Rinfret a fait un compère réussi au possible; AIM.Henri Rolland, Jos.Savard, F.Richard, F.Savait), toujours plaisants à voir en scène ; Ant.Richard, qui a si bien chanté les couplets du colon ; ce serait injuste de ne pas dire les mérites de AI AI.R.Brissette, Jos.Doré, S.Kotlier et autres.Et le pianiste accompagnateur, AI.G.Itz weire n’a t il pas droit à des compliments que tout le monde, avant nous, lui a décernés.lx!S correspondants des journaux de Alont-réal n’ont que des louanges à faire de l’orchestre dirigé par Al.AIpli.Lefebvre.Elles sont méritées.Nous devons des félicitations à AI.Prévost pour l’heureux succès qui a couronné son œuvre.Les colons du nord seront les piemiers à en profiter, car nous croyons qu’une somme assez ronde sera ajoutée au fonds de secoure qui leur est destiné.Jacques Lkviiai Dur pour les bébés Un des premiers effets d’une vogue do chaleur surtout dans les villes et les cités est l’augmentation sensible du nombre des décès chez le» enfants.Même à la campagne, les souf frances des bébés épuisé» remuent les cœurs les plus durs.Les troubles digestifs et la diarrhée sont les ennemis les plus dangereux à cette saison et chaque mère devrait se rendre [compte de la nécessité d’une alimentation soignée et d’une grande attention au premier signe de ces maux.On ne devrait jamais administrer un remède pour arrêter la diarrhée, excepté sur lo conseil d’un médecin.Un régime limité presque entièrement au lait bouilli et à l’usage des Tablettes Baby’s Own guérira presque tous les cas et maintiendra le corps en bonne santé.Aime AV.E.Bassani, de Kingston, Ont.écrit : Vers l’âge de trois moi», ma petite fille fut prise de vomissements et elle avait constamment la diarrhée.Je ne trouvai pas de remède pour la soulager tant que jo no lui don- nai pas les Tablettes Baby’s Own Après lui en avoir donné, les vomissements et Indian liée cessèrent et elle commença aussitôt à aller mieux.Depuis, quand son estomn est en désordre ou qu’elle est constipée, nous lui donnons les tablettes et le résultat est toujours selon nos désire.C’est le meilleur remède que j'aie jamais donné à un enfant.Les tablettes Baby’s Own sont en vente chez tous les marchands île remèdes ou elles seront envoyées par la malle à 25 cts la boîte, par la Dr AiVilliams Medicine Company, Brock-ville, Ont.Le plagiaire L’économiste plagiaire de la Xation, AI.J.-A.Beaulieu de son petit nom, a le nerf optique paralysé.Il ne voit pas ce que tout le monde voit: qu’il u honteusement plagié AI.Paul Leroy-Beaulieu pour tenter de poser au savant ! Essayons encore une fois de lui dessiller les paupières.Nous avons déjà cité quatre phrases plagiées, il paraît que ça n’est pas sullhunt.Continuons alors nos citations.L’incrédule Al.J.-A.Beaulieu mérité ce recoud coup île fouet.J |Je (lisais donc que l’économie politique est une science.Rien chez elie n’est laissé au ha sard.Hi la monnaie, quand on la multiplie, perd de sa valeur, si l’épargne en augmentant les moyens de production rend une société plus progressive, ce ne sont pas là des vérités accidentelles, transitions, variables selon les pays ou les temps ; co sont des lois qui chez toutes les nations, chez toutes les races, dans tous les siècles se manifestent de la même manière.Elle développe le goût du travail, nous insiste à la persévérance, cultive l'esprit de justice, invite à la prévoyance et entretient en nous le goût de la famille.Un père de famille, pu.r l'obligation qu’il assume en se mariant, de nourir et d’élever sa famille, est un bien meilleur agent économique que le célibataire.La philosophie dégage des faits particuliers des idées générales ; l’histoire tiio du passé des leçons utiles pour le présent et le futur.Le droit repo se, comme la science économique sur la responsabilité individuelle.La statistique re cueille les faits sociaux et les groupe pour que le savant en puisse, induire des règles et des conclusions.Sans s'asservir à aucune de ces sciences, elle tire des unes et des autres une ample matière à observation et à réflexion.J.-A.Beaulieu.I.a Xation, LS juillet 11)03.Les phénomènes qui se rattachent à la production des richesse» dans une société ne sont pas abandonnés au hasard.-Hi la monnaie, quand on la multiplie outre mesure, perd de sa valeur ou de son pouvoir d'achat, si l’épargne en augmt-n tant les moyens de production, rend une société plus progressive, ce ne sont pas là des vérités accidentelles, transitoires, variables suivant les pays ou les temps ; ce sont des lois qui chez toutes les nation», dans tous les siècles, se manifestent do la même manière.La plupart des vertus morales sont aussi des vertus économiques: le goût du travail, la possession de soi, la patience, la persévérance, l’esprit du justice, la prévoyance, le goût de la famille.Un père de famille dont la pensée, au lieu de se renfermer dans le cercle étroit de sa vie, ernbrusse toute la série des générations futures, est uu bien meil leur agent économique qu'un célibataire.Avec la philosophie qui cherche à dégager des faits particuliers les idées générale», et qui, etc.; avec l’histot-' re qui s’efforce de tirer du passé des leçons pour la conduite des hommes et qui etc.; (intercalons immédia tentent ici une phrase que AI.J A.Beaulieu est allé copier plus loin) lo droit lepose comme l’économie po litique, sur la responsabilité individuelle ; avec In statistique qui recueille tous les faits sociaux et les groupe pour que le savant en puisse induire des conclusions et des lègles, l'économie politique n’a pas de peine à s’entendre.Elle tire des unes et des autres une matière à observation et à réflexion.P.Leroy Beaulieu.Précis d'Economie Po litique.Introduction.Si Al.J.-A.Beaulieu ne trouve pas ces cita tions suffisantes, nous les continuerons.Nous tenons à le convaincre.I»î public connaît maintenant lo fond du caractère de ces écrivains de la Xation.Voici un individu qui s’empare du bien d’au trui.Vous le surprenez sur le fait et vous donnez l’alarme.Le malfaiteur de se tourner vers vous, courroucé, en vous criant : monsieur, vous m’insultez.Quelle noble indignation! -C’est celle de AI.J.-A.Beaulieu qui nous accuse de faire du «journalisme de mensonges, de calomnies, de haines, de vengeances et de basses jalousies m parce que nous no voulons pas i qu’il signe de son nom les écrits de AI.Paul Leroy- Beaulieu.Fuit ei euh.SIROP D’ANIS GAUYIN- _Gu£Ht Te* T»£bfci de Colique', dr»-•enterie, dentition douloureuse, etc.—Procure le •ocameil.Eu vente x>ar:out 25c.la bouteille.L’ECL/\IRAGE MUNICIPAL On nous informe que la compagnie qui éclaire si bien (?) nos maisons et nos rues, cherche a faire accroire qu'elle va améliorer son installation et nous mieux traiter.Ces belles promesses qui nous sont faites sous l'influence de la crainte de la concurrence, ne nous disent rien qui vaille.Tant mieux si la chose arrive Alais outre que cela n’empêche pas qu il est du devoir de la ville, dans son propre intérêt, de posséder une usine électrique et de profiter des énormes bénéfices qui en découlent, nous avons bien des raisons de craindre la non sincérité de cette compagnie qui nous malmène depuis six ans.Rappelons nous le passé.N’oublions pas que cette compagnie est celle qui a essayé de frustrer notre corporation du droit i -que qu’elle avait sur son pouvoir hydraulique.Pour cela elle a tu recours à une ruse indigne.Notre conseil n ’a pas été la dupe de la Corn pagnie et celle ci, de peur d’un procès, a dû céder et nous accorder ce à quoi nous avions droit.Une telle attitude aurait dû nous enlever toute confiance en la n Ht Jerome Power Light Co.u.C’est alors que la ville aurait dû songer à s’emparer de l’éclairage municipal.Elle persista, toutefois, à confier cet éclairage à la Compagnie.Et comment nous a-t elle éclairés?D’une manière affreuse: lumière blafarde, installation grossière, à des prix exorbitants ; nous demandant, pour une lampe, Hfi.00 pat-année, alors qu’à Terrebonne le prix n’est que de 5 1.00, à ’Trois Rivières, de S 1.00, à Joliette de $3.00, à Hainte Scholastique, de §.450.Notre lumière, depuis six ans, est une des plus mauvaises que Ton puisse avoir et nous coûte aussi cher et même plus cher qu’aillcurs.Et puis, vous rappelez vous les belles promesses que AI.AIullarky est venu faire au conseil il y a quelques années?La Compagnie devait construire un nouvel édifice de l’autre côté de la rivière, etc., etc.Elle n’en a jamais rien fait.C’est à dire que la Compagnie se riait de nous "n nous donnant une mauvaise lumière à un très haut prix et en nous faisant des promesses qu’elle no tenait jamais.Il existe une foule de faits public» qui prouvent ce que nous avançons.Que pensez vous de ces semaines entières pendant lesquelles la ville, sans avis, a été plongée dans l’obscurité la plus profonde ?Et savez-vous que la lumière électrique a été refusée à des citoyens de Saint-Jérôme sous prétexte qu’on ne pouvait plus augmenter le nombre des lampes ; cependant la Compagnie, presque dans le même temps, installait la lumière chez d’autres citoyens qui, probablement, avaient le don de lui plaire davantage.'Tout dernit rement la ville s’est plaint de la lumière donnée dans les rues.Elle a demandé à la compagnie une légère dirauuition dans les prix.Cette compagnie qui se montre aujourd'hui si coulante et si bien disposée, a répondu, il n’y a pas de cela six mois, qu’elle n'avait reçu aucune plainte — comme si celle du conseil n’en était pas une digne d'attention — et que ses employés lui assuraient que tout était eu ordro dans l’installation et, enfin, qu’elle ne pouvait diminuer le prix d’un centin.Que de soirs sans lumière, quelle soirs avec une lumière tellement faible qu’il nous faut, pour lire sans fatigue, recourir aux lampes à pétrole.Ec malgré cela il faut payer le plein prix à la fin du mois Alais pourquoi nous attarder à prouver ce que tout le monde admet : la Compagnie actuelle nous a toujours fourni une mauvaise lumière, nous a toujours fait payer un prix très élevé, pius élevé que dans toutes les localités qui nous environnent ; elle nous a toujours promts plus do beurre que de pain.Elle continue aujourd'hui à jouer le même rôle.N'en soyons pas les dupes.L’expérience du passé nous a instruit et édifié sur la pureté des intentions de la n Ht.Jerome Power Light Oy m.Elle promet, mais elle ne pourra tenir ses promesses.Il est certain, en effet, que le pouvoir hydraulique actuel ne peut fournir la force motrice à la manufacture de caoutchouc — qui s’ouvrira un jour ou l’autre — et aux dynamos de la lumière électrique.De sorte que, outre les précédents de la Compagnie, qui inspirent une défiance très légitime, il existe des obstacles matériels très sérieux qui nous empêchent d'espérer les améliorations qu’on nous promet.Nous le regrettons pour AI.AIcGown, qui est un gentilhomme et qui représente ici le» intérêts de la Compagnie.Alais les intérêts de notre ville qui souffre depuis trop longtemps de l’état de chose exis tant, nous fait un devoir d’agir comme nous U faisons.Il y a six ans et plus que Saint-Jérôme toiè re une lumière inférieure qui coûte très chei aux contribuables.Il est temps que cela cesse Nous nous demandons pourquoi nous laisserions plus longtemps une compagnie nous mal éclairer et empocher des bénéfices, alors que nous pouvons nous donner une lumière de première classe et, en plus, encaisser cinq a six mille dollars de bénéfice chaque année.Nous sommes sincèrement convaincu que le projet que nous proposons est le plus profitable à tous et â chacun des contribuables de notre ville.Le Franc.Péleriqage à Notre Darçe de Montfort.Dimanche, 23 Août "03 Départ de la gare Viger, Alontréal.à 7 li.30 du matin.— Alesse, sermon par un missionnaire à l’arrivée à Montfort, vers 10 heures.Dîner à 25 cts à l’Orphelinat, pour ceux qui le désireront.— Séance donnée par les élèves et les ecclésiastiques.Salut du T.S.Sacrement.— Départ à 0.30.Prix aller et retour do Saint-Jéiôme : Adultes, $1.00 ; Enfant», 50 cts.Pour Arundel, 40 cts en plus, payables à bord du train pour Arundel.CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Leurs effets «ont d’une efficacité merveilleuse contre tous maux do tête, migraine, névralgie, fièvre ou grippe Exigez le nom sur chaque cachet En vente partout.Dépôt iï57 St-l.au rent Alontréal L’expositiorç de St-Jean Les préparatifs des grandes commices Agricoles et Industrielles qui seront tenues à Saint-Jean, du 5 au 12 septembre, avancent rapidement.Les directeurs de la Compagnie d’Expoai-tion de Saint J.-an ont décidé de donner à l’exposition do cette année une plus grande importance qu’à celle de l’année dernière, qui a eu un succès si éclatant.Toute ia Province est appelée à concourir.J Si secrétaire trésorier de l’association a déjà reçu une immense quantité de lettres d’exposants, ce qui fait prévoir que les exhibits en tous-genres seront encore plus nombreux que l’an dernier.11 y aura courses de chevaux les S, 9, 10 et 11 septembre.Les attractions seront nombreuses et variées.Lo comité chargé de s’occuper des jeux et amusements, s’est entendu avec une célèbre compagnie de New-York qui exécutera un pro gramme des plus attrayants.On a fait des arrangements avec les différentes compagnies de chemins de fer afin qu les visiteurs de cette exposition puissent verni à Saint-Jean à bon marché.Nous pouvons an i oncer dès mattenan q * les compagnies de chemins de fer du u.tm Tronc et du Pacifique Canadien vendront, u cette occasion, des billets, aller et i dour, au plus bas prix d’un billet simple de premiere classe, de leurs stations de la province de Quebec, à partir de Coaticook, Megantic.Que ec et l’Ouest, et aussi d’Island Pond et - e"p Vt de Rouses Point, Fort Covington, Bombay, Helena et Al assena, Springs, N.Y.Ces billets seront bons sur tous les trains arrivant a Saint-Jean dans l'après-midi du 4 septembre et du 5 au 12 septembre inclusivement; pour le retour ils seront bon* pour partir de Huint-Jean le ou avant le 14 septembre.Entre Montréal et Saint-Jean les compagnies de chemins de fer plus haut nommées, offrent encore de plus grands avantages a ceux qui voudront visiter l’exposition.Elle vendront des billets spéciaux, aller et retour, pour $1.00, comprenant l’admission sur le terrain de l'exposition, du 5 au 12 septembre.Ces billets ne seront bons que pour venir et retourner !*• même jour.Le grand succès qui a couronné la premiere exposition de ce genre à Saint-Jean, ! an der nier, engagera cette année un plus grand nombre encore de citoyens du Canada et des Etats-Unis, à profiter des avantages offerts par les compagnies de chemins de fer pour visitei ces grandes commices agricoles et industrielles.•Saint Jean est admirablement situe pour favoriser le développement d’une telle entrepri se : c’est le centre de la région la plus florissante et la plus belle de la province de Quebec.Aussi la Compagnie il ’exposition de Saint-Jean, compte, avec raison, sur un brillant avenir.Les ofiieiers de cette compagnie, pour l’année courante sont les suivants : président, -M.(îabrielle Marchand : vice-president, M.J.-A.Benoit ; sec ré taire-trésorier, M.A N.Deland ; directeurs, MM.Amable Bisaillon, A ris te Long tin, J.-Bte.Deland, J.-K.Masten, J.-A.Benoit, Narcisse Lord, Luc Papineau, (».-C.Poulin, Tréfilé Coté, Gabriel Marchand, Marcelin Robert, S.-J.Roy.Société (l'Agriculture du comté de Saint-Jean.Officiers pour l’année courante: président, Marcelin Robert; vice-président, Joseph Bouchard, sec ré taire-trésorier, A.N.Deland ; Directeurs : J.-Bte Deland, J.K.Masten, Chs.Robinson, Davie Iiisaillon, Arthur Langlois, James O’Cain, Joseph Bouchard, Narcisse Lord, Marcelin Robert.La société d’agriculture du comté de Saint-Jean est affiliée à la Compagnie disposition de Saint-Jean NE RUINERA PAS.Le Baume Rhumal doit ses succès à une parfaite compréhension au mal qui doit guérir.Ses propriétés balsamiques., adoucissantes et antiseptiques combinées en font le meilleur remède pour tous ceux qui toussent, Plus tôt il est pris, plus rapide et plus parfaite est la guérison.Un Concert à Ste.Scholastique Nous avons eu, vendredi et samedi, le concert annoneé depuis longtemps.Le public, un peu gâté, ici, par les représentations précédentes, préparées avec un soin jaloux, hésitait à se rendre à l’invitation tia nos jeunes, sous l’impression que la soirée pourrait manquer d’inté-têt à cause du peu d’expérience des organisateurs.Alais il faut l'avouer, et avec plaisir, ç a été un franc succès.Hans doute, nous aurions été plus exigeants pour des artistes, mais pour des amateurs : Bravo ! I/orchestre nous a donné de la jolie musique, gaie, dansante, entraînante que le public de la '• galerie » a particulièrement aimée.Al.J.-.I Grignon nous a donné de l'inédit; •• Dois-je me marier ?“ essai en vers, deux tableaux.Bien réussi et bien goûté, cet essai nous a montré une fois de plus l'originalité de son auteur.‘i Un jeune homme pressé," comédie-vaude-villc en un acte, de Labiche, a été enlevée par nos jeunes.L’auditoire a souligné par ses rires et ses applaudissements tous les mots d’esprit de la pièce qui en fourmille.AI.Edouard Trudeau a fait un Ponthichtt bien réussi ; sa binette de papa rentier était drôle, son jeu aisé, naturel et sa diction correcte.Al.Eugène Daoust Ta bien secondé dans son rôle de jeune amoureux (Dardard) plein de feu et de vivacité mais un peu pressé.Le Colardeau de AI.Jean Lalande n était pas assez endormi au début, mais la fin a été mieux.Aille Drouin nous a chanté avec un rare talent un extrait de Alireille que l’auditoire a applaudi avec entrain ; en rappel elle nous a charmes avec ** Vous aimerez demain," une des jolies mélodies de La vigne.Les deux soirs, uu superbe bouquet lui a été présenté." Quand on conspire," est une jolie petite opérette remplie de situations tria amusantes.Al.Jean Lalande, dans Ivan, a remporté un franc succès.11 a montré qu ’il avait de l’étoffe.pour plus tard.AI.Grignon (Dimi- tri) a fait un maître de police idéal.Hon type a été toute une révélation ; ses " je n’en sais rien, je l’ignore " ont été particulièrement goûtés.M.Lacombe, dans Bibinofi', a manqué de feu par endroits, mais il a su nous faire oublie! ses fatigues par moments.Et puisqu'il faut dire à chacun ses vérités, il me faut ajouter, et cela à la demande de plusieurs, que l’accompagnement laissait à désirer, surtout pour léchant de Aille Drouin dont nous avons perdu certains passages.Un conseil aussi aux oreilles trop " nonnes " qui ne peuvent entendre un mot sans se signer pour leur dire de ne plus forcer les acteurs à retrancher les meilleure passages des pièces.1-a salle était éclairée à profusion faisant, ressortir les toilettes des dames qui étaient nombreuses.Somme toute, joli résultat, dont les organisateurs ont lieu d élie fiers.Sainte Scholastique.IMMENSE VOGUE.L’immense vogue du Baume Rhumal est dû à la rapidité avec laquelle il agit dans les cas de rhumes opiniâtres, toux persistante, grippe bronchite.Sûr, efficace, économique, il est à la portée de tous.Pensionnat ?» §acre-Coeop Saint-Jerome, P.Q.La rentrée des pensionnaires et des externes aura lieu le .11 août.Professeur de Piano: Al.C.-E.AIarciund, organiste de la paroisse.Notre chambre de commerce Comme dans la Pente elle s’est éveillé un moment pour, nous le craignons bien, se ren-lormir de nouveau.Espérons, tout de même, qu ’elle restera ]es veux ouverts.Elle a tant de choses à voir à examiner, à étudier.Donc le 14 août au soir, notre Chambre de Commerce est sortie de sa trop longue lti£liargie Vingt-cinq personnes, à peu près, étaient présentes à l'assemblée.Le but principal de cette léutiion était de nommer des délégués à la grande convention des Chambres de Commerce de T Empire.1[ n’y avait pas do temps a perdre puisque ce congrès devait s’ouvrir le 17.Aussi est-ce sans avoir étudié les questions qui devraient êtro traitées à ce congrès qn0 notre Chambie de commerce a choisi ses délégués qui sont Al.Charles Godmer, président • Al.B.Nantel, maire ; AIM.J.-B.Rolland, ,S.-G.La violette et Pierre Simard.L’apathie de notre Chambre de Commerce est apparue au grand jour quaud il a été constaté qu ’ancun de ses principaux membres ne connaissaient seulement de quoi il serait question a cet important congrès des Chambres de commerce de 1 "Empire.Nos commerçants, nos marchands, nos industriels et nos hommes de profession mêmes, se laissent trop obséder par les occupations routinières et pratiques do la vie.Ils ne s'élèvent pas et c’est pourquoi ils ne sont presque jamais à la hauteur des circonstances Combien, parmi nss financiers, nous le demandons, peuvent se prononcer d'une manière sensée sur les graves questions de l’impérialisme militaire, de l'impérialisme fiscale de Chamberlain, qui sont deux des principales questions traitées au congrès ?Peut-être deux ou trois, et c'est dans le plu».Nous touchons du doigt, ici, le niai dont souffrent, probablement, toutes les chambres de commerce de notre province.C’est ce qui explique la conduite imprévoyante et impru-lente des délégués canadiens qui viennent d’admettre, presque sans s’en douter, le principe anti-national de notre devoir de contribuer à la défense de l'Empire.De grâce, canadiens, renseignons-nous et ne restons pas ainsi inconscients du courant qui nous emporte.Lisons attentivement les journaux avec Tardent désir de nous renseigner et de nous instruire.Ne restons pas stationnaires, mais augmentons tous les jours notre petit bagage de renseignements et de connaissances.Hi nos hommes d’affaires de Suint Jérôme s’intéressaient aux glandes questions du jour, s’appliquaient à se tenir au courant de la marche ties idées, la-Chambre de commerce ne tarderaient pas à ressusciter pour de bon et à accomplir des œuvres fécondes en heureux résultat.Un Commerçant.Gruels maux de dos Douleurs qui rendent miserable la vie de ceux qui en sont victimes.Les Pii aies Roses du Dr Williams ne.manquent jamais de soûlai goret «le guérir les maux de ce genre Alnie Walter Book, épouse du maître île posto de Hilverdale, est bien connue de tous les résidents de cette localité, et la famille est aussi bien connue dans tout lo comté de Lincoln où elle a demeuré et ou, depuis quatre générations.elle a été mêlée à son histoire.En parlant des Pilules Roses du Dr Williams, Mme Book dit : Eu donnant mon témoignage je le fais franchement et sans réserve, car je suis convaincue de la parfaite excellence de cos pilules, Pendant une couple d’années j’avais zouffert de grande douleurs dorsales qui, parfois s'étendaient à l’estomac et me causaient un grand malaise.Parfois le tuai tne rendait complètement incapable do faire le moindre travail.Je me sentais bien découragée, car j’avais reçu les soins d’un lion médecin et j’avais pris nombre île remèdes annoncés, mais sans obtenir de guérison Finalement je décidai d essayer les Pilules Roses du Dr Williams et preequo dès lo début je constatai une niné-lioration, et après en avoir pris cinq boites, l’ancien mal était une chose du passé et je me sentais mieux que je ne l'avais été depuis des années, Je garde les pilules à la maison et quand l’éprouve le besoin d’un remède je prends quelques pilules et je trouve que c’est un sp[endide tonique et qu ’il règle les intestins.Les Pilules Roses du Dr Williams sont le plus grand purificateur du sang et le plus grand tonique pour les nerfs qu’il y ait au monde.C’es un fait incontestable, qu’il n’y a pas un seul endroit du monde civilisé où quelque malade n’ait pas été guéri en reconstituant le sang à l’aille de ces pilules.Il n’y a aucun autre remède si universellement employé.Et il n’y a pas de maux dus au sang pauvre ou aqueux ou aux nerfs affaiblis que les Pilules Hoses du Dr Williams ne guériront pas.Protégez-vous en vous assurant que le nom au long n Dr Williams’ Pink Pills for Pale People .,est imprimé sur l’enveloppe qui entoure chaque boîte.En vence chez tous les marchands de remèdes ou expédiées par la poste franco, à 50c la boite ou six boites pour $2.50 en écrivant directement à la Dr Williams Medicine Co., Brockvillc, Ont.Sainte-Iaicie.— I/: 10 courant, Al.Wilfrid Denis ép sait Allie G.Urbain.— De passage ici la semaine dernière, E.Grignon, de Sainte-Agathe, MAI J.Vm O.Crépeau de Kawdon, F.Dupros, do Te i bonne.— AI.Avila Forget vient d’avoir la don!' de perdre un enfant âgé d’un an.Le» fu railles ont ou lieu lundi, 10 courant.Nos c doléances à la famille.— Al.Noé Forget de Sain te-Agathe, Al C.Forget de Sainté-Thérèse étaient en proi mule la semaine dernière chez Al.Jos.Fort Pierre Quiroui.k 4999 ^u Conseil de Ville y une session régulière du conseil de ville, le 17 courant, on a procédé à la révision d oie d’évaluation de 1903.On prit ensuite communication des plaintes de MM.F.-X.Guépede, Calixte Labelle, de la Banque des Marchands et de la St.Jerome Light .t Power q0 J] fut des lors décidé que la prise en considération de ces plaintes soit ajournée à la prochaine session régulièie du conseil, le 7 de septembre, et qu’uvis soit .donné aux évaluateurs d’être présents.Jje secrétaire-trésorier donne lecture d'une lettre do MM.Corbeil Frères, de Saint-Lin.Ce» derniers regrettent qu’une délégation n’ait pas été nommée pour aller visiter leurs usines 'de Saint-Lin, usines qu’ils voudraient transporte à Saint-Jérôme.Ces messieurs construiraient une bâtisse de SO pieds de long sur 35 de large et une autre de 40 x 30, chacune à deux étages.Ils y adjoindraient aussi une bâ tisse en brique pour les machines et une autre pour v remiser les effets manufacturés.Ils demandent en retour d’abord une exemption de taxes pendant 90 ans à partir de 1904, et ensuite l’eau nécessaire à leur manufacture, Nouveiles de Saint-Jérôme — \ endredi dernier, vers les 8 hrs.p.m.deux individus quelque peu indisposés par l'alcool, s'arrêtèrent dans la rue près de chez M.Jules Maillé, voiturier.Les deux compagnons dans leur trajet avaient brisé deux roues de leur voiture C’est pour cette raison sans doute qu’ils s’arrêtèrent chez M.Mallié.Dès lors ils se mirent à frapper à coups de pieds et à coups de poings dans la porte du voitutier.! Mme Maillé, seule au logis, téléphona à la f o lice.Quelques minutes après la police s'emparait des deux voyageurs et les incarcérait, leur disant de frapper moins fort quand ils voudraient être secourus.~ M Philias Leblanc, K.E.L.de Saint-Lu» tache, était en promenade, vendredi dernier, chez ses cundiciples Stanislas Lefebvre et A.-A.Sigouin.— L'hôtel Ijioglois laisse déjà voir son troisième etage : la charpente avance très rapidement.— Ne pas oublier que M.J.15.Baizeau, s’occupe de pompes funèbres.Corbillard splen dide, cercueils de tous genres, décoration de chambre mortuaire, pinbautneuicnt de corps.Il e»t en état do fournir toutes ces choses à des prix modérés.— D; coroner McMahon était de passage à 1 hotel Beaulieu, cette semaine.score do 11 lièrent la partie avec un leur faveur.lj' club e Trilby ,,, bien que défait, conipt tait do fort bons joueurs dans son équipe.Et ce n’est pas sans beaucoup d’attention que nos joueurs purent remporter la victoire, et so fé-lieiter d’une agréable partie avec ces messieurs de Montréal.I — Isi BASEBALL — La salle d’amusement du cercle des jeu-1 ; nés gens est très achalandée.Tous les soirs dès i .30 hrs., une foule d’amateurs s’enregistrent pour des parties de pool et de billard, 'lous les autres jeux rencontrent aussi dos amateurs.Et l’on s’amuse ferme toute la veillée.— M.Clovis Tliéricn de Sainte Anne dos Plaines, entre chez les Franciscains demain.M.Cléoplias Martin, de Vile Bizard, vient aussi de prononcer ses premiers vœux chez les 1 >ominicains.sratis pendant 10 ans à partir de 1904.° .t , i _________ o ._ i .i Après la lecture tie celte lettre, le conseiller Prévost, appuyé par le conseiller Villeneuve, propose que le secrétaire trésoiier réponde à MM.Corbeil que le conseil est décidé de leur accorder ce qu’ils demandent, moins la taxe de l’eau, et qu’ils sont invités à venir rencontrer le conseil le 24 du courant pour faire des ai ran gernonts s’il y a lieu Sur même motion, le secrétaire est autorisé à écrire la même réponse à MM.O.Eiviolette et Oie, qui, on le sait, viendraient ici pour la même industrie.11 est ensuite décidé que le canale de la t ue Virginie, qui tombe dans la rivière, en arrière du bureau do poste, soit réparé et continué en eau ' , et que ce travail soit fait sous la direction de l'éclievir.Matte Le conseiller Filion, appuyé par le conseiller Villeneuve, propose que M.Jeun Prévost, avocat, suit chargé de faire réviser le mémoire de frais des avocats île Murtigny et Marchand, dans l’allaire Taylor vs la Corporation, et qu’il fasse toute offre qu’il sera à propos de faire en l'epèce, sous le plus court délai possible.IL EST F REFERE.lai préférence accoidée par les médecins au célèbre spécifique français le Baume Uhumtil, eit due à son action rapide et énergique, dans les cas de îhumes, toux, grippe, bronchites graves.Ix> soulagement est immédiat, la guérison certaine.Sault-an-Ré collet.— Et'grande démonstration religieuse donnée par les Forestiers Catholiques au Sault-au-Récollet a été un succès complet sur toute la ligne, i.i-s membres de la cour Viel No.200, St Vincent de Paul No.339, Saint-Jacques No.190, Hochelaga No.219, Immaculée Conception No.427, Du Rédempteur No.277, Suint Emis No 1170, Saint-Jean-Baptiste, No.225, se formèrent en procession à la salle Latendres.se pour, de là, se io idre à l’église paroissiale, où une messe solennelle fut célébrée par M.l’abbé Auclair, curé de Saint Jean-Baptiste de Montréal, assisté des abbés Piette et Eitour.Le sermon fut prononcé par le curé du Sault-au-Kéeollet, M l’abbé dis.Beaubien, et le chant fut exécuté sons l’habile direction de M.Avila Prévost.Après la messe la procession se rt forma et se rendit au parc Ahuntsic où un concert eut lieu ainsi que divers jeux, tels que sauts sur barre horizontale, jeu de pâlots, lancer le poids etc.La réception officielle fut faite par M.tlau-dry, maire du village de Ahuntsic.Ceux qui adressèrent la parole furent son Honneur le maire de Montréal, les abbés NI.Auclair, Ch».Beau bien.Les lions.R.Pcfontaine, P.-E.J zi blanc, J.-L.Décaries, députés, Emile E:o nard, député et autres.Trois corps de musique accompagnaient les Forestier».L’a grand nombre de prix ont été distribués.Pan cnn k.Sainte-Agathe IG août 1903 Voyons, l’ami Agathon, un peu de sangfroid! Posez en place un peu ! Vous êtes insulté du langage de nos bons paysans qui ne pè-hent que véniellement contre notre belle langue française, lorsque vous même, avec tou tes vos prétentions, péchez mortellement.N’appartenez-vous pas à une association de jeunes garçons que vous désignez sous le nom de " Vendôme Camp Members a (V.C.M.) ?Comment, tst-ce que vous n’avez pu trouver dans tout le vocabulaire de la langue française un mot pour substituer à celui-là ?Vous osez dire dans le dernier numéro de ce journal que vous avez, toujours lu que la langue française de Emis XI V était l’unique, la plus pure et la plus classique des langues, et vous ne savez même pas trouver un mot.un qualificatif pour désigner la société à laquelle vous appartenez.Honte ! Agathon.J’’ udiez encore un peu et vous trouverez dans la langue française 'des' expressions qui rendront votre pensée aussi parfaitement que la langue anglaise peut le faire.Hot,?- ! «new» une fois.Vous êtes tous des Canadiens-Français qui appartenez à cette so-société et vous reniez votre langue, votre tia tionalité.Honte de plus pour Agathon qui se mêle de faire de la poésie, qui semble défendre sa langue par les journaux, s’il vous plait, et qui laisse faire une lrêtiso aussi grande.Ne soyez donc pas hypocrite, que vos actions soient donc la preuve de vos écrits.Décidez maintenant lequel est le plus ridicule: ou le paysan qui ne sait pas parler ou l'étudiant qui emprunte le langage du voisin pour dire ce qu'il veut.Réfléchissez et ne péchez plus.J USTICE SIRUP DU FRED J.DEMERS POUR LES ENFANTS Ce sirop ne peut être trop recommandé [xmr le somnynl, la dentition, contre les coliques, la (lllirrîl.|.nf 1a «-lui ¦.i a 44 rx nci r f Alt f.Jiarrhtu* ot le rhume.En vente partout.Ptf pût 1157 rue 8t-I^aurent Montréal Dupont & Leduc Ingénieurs Civils A rpenteu rs Arpentage, installation de machines hydraulique» et électriques.Expertise pour rivières et cours d’eau.Spécialité : Egouts et aqueducs.Bureau : 35, ruo Saint Jacques, Montréal — Le samedi, 15 du courant, est décédé M.André Pepin, rentier de notre ville, âgé d’environ 75 ans.M.Pepin retournait a sa résidence vers les 8 hrs.du soir, quand il fut frappé île mort subite, près de chez M.E.Giliault, marchand.Les voisins informèrent aussitôt le prêtre, le médecin et la police ; et le défunt fut transporté chez lui.Cotto nouvelle attrista nombre de concitoyens, car M.Pepin comptait beaucoup mis.Ln service lui fut chanté, le mercredi sui* vaut, 12 du courant, à 7 lira a.m.; on trans- j Mulle et Marie-J.Matte, porta ensuite ‘a dépouillé a la j»are puis de la Lundi dernier, un groupe d’amis allèrent jiici- fajre Une promenade en voiture à Saint Canut.< li' I Nous y avons remarqué : Mlles L.Faubert, de Montreal.La sépulture eut lieu au eimetiè ipt., » !.riz a.I x- • i v'n' Montréal, Morigénais, de Ri gaud, Yvonne Pepin, île Montréal, Yvonne Fournier, Rlandine Mary Hillman, tie Saint-Jérôme.Marguerite Mathieu, Charlotte ie de la Côte des Neiges.Nus condoléances à la famille.lampoux, de Montréal, ainsique MM.Oli- vier Rolland, Paul Montréal.Mathieu et Willey Rain, de — Dimanche dernier, à la •'rand’messe, vu que le temps s’annoncait assez beau, M.le curé permit aux cultivateurs de tiavailler à leurs récoltes : les cultivateurs ont de la difficulté à rentrer convenablement leurs moissons, à cause des pluies continuelles que nous avons de ce temps-ci.sont partis — M.et Mme Henri Rollanr pour un voyage aux Mille-Iles.— n dit que le fameux docteur Onofrofl' Il s’est joué dimanche dernier une partie de baseball très intéressante entre le club ‘Trilby’ de Montréal, et le club de notre ville.Malgré une température inclémente, les spectateurs étaient encore assez nombreux sur le terrain du collège.Durant les quatre premiers innings il ne «e lit aucun point de part et d’au tre.Mais en lin les .Saint-Jérôme n purent enregistrer quatre points dans Tinning suivant, et redoublant d’ardeur et d’habileté, ils termi GrancVMère.— Ei Laurontides Pulp.Co., a commencé lus travaux do la construction d’une nouvello nuimifacturo à finir le papier, ce qui donnera de l'ouvrage à l'tO ou 500 honinos do plus.Inutile de dire combien la petitu viiin de Grand’Mère on profile, surtout au point do vue commercial.— Nous comptons |s maisons de commerce dans notre ville.Depuis que les travaux do la Sbawenigan Falls sont arrêtés, nous on voyons do nouvelles surgir tous les jours.Il est tout probable que quelques unes seront forcées de former.doit revenir nous voir prochainement.constater que •—• Le mardi, 18 courant, eurent lieu les fu nérailles de Mlle Cécile Lantbicr, âgée de 27 ans, fille de M.Hcrinénégilde Lautiiior, de notre Aille.La défunte était enfant de Marie.England nombre lie parents et d’amis ae-jusqu'à sa dernière eornpagnèrent la défunte demeure.Les porteurs étaient : M.J.-K.Labelle, et MM.Auguste, Henri et Télesphore Einthier, frères de la défunte.Portaient les coins dn drap : Mlles Deslau tiers, Ethier, Boisjoli et Filion.Le deuil était conduit par le pèro M.Iler-inénégilde Lanthier.Nos condoléances à la famille Lanthier.— Il est malheureux de démon de la zizanio fait des siennes jusque, dans le conseil de notre club de baseball.Mar di dernier, à line assemblée spéciale, six membres auraient donné leur démission.C’est vraiment regrettable surtout à cette heure où ils ont à jouir île la gloire de leurs nombreux exploits Nous espérons que quelques niem bres de bonne volonté leur prêchera l’union, et que tout rentrera dans l’ordre.— El semaine prochaine, les Rvds.Caisse et Beauparlaut iront à Montréal les exercises do la retraite annuelle.MM.suive — Etaient de passage en notre ville ces jours derniers : Mil.le Hr F.-X.PloufFo de Montréal, Dr NV.Prévost, de Saint Jovitc, Fernand Hiufret, Ariliur Lemont, rédacteur au Canada, de Montréal.— Cette semaine, MM.Rosario Bazin, de Sainte-Agathe, Edmond Lacroix, de Sainte-Dorothée, Joseph David, de Suinte-Rose, Cio vis Thérien de Sainte Anne des Plaines, Louis Gauthier de Papineauville, Paul-E.Coursol de Sainte-Adele, Joseph Forget, Joseph Daudet, Henri Iaicompte et Emile Dubois de Sainte-Thérèse tous élèves finissant du séminaire de Sainte-Thérèse, étaient «Je passage en notre ville, en route pour un pique-nique à Saint Canut chez un de leurs amis.— M.Joseph Thérien est à faire renouveler ses dépendances en arrière de 1 hôtel St Vin cent.Les travaux seront terminés dans «juel-ques jours " — NI.Napoléon-Emile Boileau, architecte, et condissiple de NIM ltaoul El brosse, E.E D., de Saint Eugène,.Ont.et de Albéric-A.Sigouin, de notie ville, était ici cette semaine en route pour Sainte Agathe où il a de grandes ent.eprise.— NI Odessa Fiché, «je notre ville, vient «le nous quitter.Il demeure maintenant à Joli ette et est agent d’a-surance pour la poütan Life Ins.Co.».Metro — Les Rvds.Henri Loin -pré, Sainte-Thérèse, Victor Thérien, vicaire a Niai sonnouve, Zenon Thérien, professeur à Sainte Thérèse, Zenon A tarie, aumônier à la Taingue Pointe, étaient ici de passage lundi dernier, chez NI.Eugène Thérien, eccl.Ils s'en allaient prendre quelques jours de vacance chez leur ami NI.Wildéric Benoit, de Saint Canut.— Il v a quelques jours, durant la nuit, un individu essaya à crocheter une porte à l’hôtel Cbarbonneau, à l.a Chapelle.M.Charbonneau éveillé par ce bruit, se leva, puis courut en avertir son voisin NI.Dion.On veilla toute la nuit sans pouvoir rattrapper cet importun visiteur.— 11 y a quelques jours, NI.et Mme A.-T.-A.Bigoncsse donnèrent en plein air un souper à un groupe d’enfants en l'honneur «le leur fils âgé de trois ans, NI.Cbamboril üigonesse.Ce fut une fête tout enfantine et partant des plus gracieuses.Ceux «jui furent témoins de cette scène, si gentille, en garderont longtemps le souvenir.Etaient présents : Mlles Juliette Fournier, Anita Lebteuf, Fleurette Lebieuf, Marguerite Rolland, Marie Antoinette Nantel, Yvette Berti, Jacqueline de NIartigny, Alice Tliéber-ge, Rita Lacbaine, Jeanne Marchand, Françoise et Germaine Simard, Lucienne Bcrthiau-me, Juliette et Cécile Prévost.NIM.Lucien Bertbiaume, Odilon Sénécal, Paul Berti, Marcel Gagné, René Théberge, Rodrigue Corbeil; Jacques de NIartigny et Camille de NIartigny.— Une foule «l'au moins 700 personnes a assisté à l’inoubliable soirée du dimanche «1er nier, donnée dans la salle «lu marché au bénéfice des colons incendiés.Ia>s citoyens de Sainte Scholastique et de Terrebonne sont venus en grand nombre.L’hon.M.Préfontatno et l’bon.NI.Gouin qui devaient venir en ont été empêchés par les exigences de la " ' .Ils ont, toutefois, écrit à NI.Jean Prévost en lui envoyant leur obole pour les colons «lu Nord.NI.Calixte Ethier et M llect-or Champa gne, députés «lu comté de Deux Montagnes, •étaient présents.Un grand Homme, Un bon Livre, Un Biographe distingué.La seule PAPE ne autorisée du * ffi» LEON XIII J\iv la Tacs IicvcccihI AlïD 0 P h ILL) .D./)., D.Tit.( T< tVitl J Prélat domestique du Pape et Protonotaire Apostolique Préparée et rédigée d'après les mémoires personnels, des documents officiels et des manuscrits authentiques, Par ordre spécial de Léon XIII adressé h l’auteur Avec une introduction écrite par le Cardinal Gibbons Sanctionnée et approuvée par Son Excellence 1).SBARRETTI, délégué apostolique nu Canada ; Son Excellence 1).FALCONIO, délégué apostolique aux Etats-Unis; Son Eminence le cardinal GIBBONS : S.G.Mgr Paul BRUCHESI, archevêque de Montréal : S.G.Mgr LOUIS-NAZA1RE, archevêque de Québec ; S.G.Mgr Michel-Thomas LABUECQUE.évêfjue de Chicoutimi ; S.G.Mgr Paul LAROCQUE, évêque «le Sherbrooke, et plusieurs autres prélats distingués ainsi que des personnages officiels.Une grande et mémorable carrière, IAm XIII laissera non seulement le souvenir d’un grand et lion pape, mais encore «l'un gram*! homme «l'Etat d’une instruction profonde, respecté de Irais.Sa vie, qui commence avant la luit aille de Waterloo, traverse la plus longue partie du dix-neuvième siècle toute remplie d'évènements, et elle est entrée dans le vingtième, fêlait, un homme d'une h ihilcté rare et doué d’un grand charme personnel.Sa carrière si remarquable l'a nus en face «les principaux problèmes de son temps et il a été associé aux premières intelligences «lu momie.Sa biographie est «1,- l'histoire.Comme auteur.ses Kilt ydium s et autres «'.ocunu llts «l'Etat-ont une haute valeur.Mgr O’Reilly Le Biographe officiel est l'un «les auteurs les plus distingués de notre temps.Sa » Vie «le Pie .* ' "cime pour le étaire particu-uux docu- X .avait tellement attiré l’attention sur lui «pie Léon X 111 l'appela il Ro l'ommer sim biographe officiel.On le lit de plus prélat domestique et secréta ier «le Sa Sainteté qui lui confia ses mémoires personnels et lui donna accès lient S «illlciels et privés de la bibliothèque du Vatican.la- volume est grand in-octavo, d’à peu près SIM» pages.Il contient plus de 1(H) magni-fiqiie» illustrations par «les artistes de renom, ill pages de superbes tableaux, portraits et photographies approuvés par le l'apc.PRIX : Extra toile cardinal, étampage or et encre, tranches unies, S2.50 Cuir de, Russie, demi-rouge, tranches cardinal - - 0.50 Plein maroquin, étampage or sur le.dos, tranches pur or, 5.00 Un magnifique portrait en douze couleurs, «lu Pape Léon XIII, grandeur 10 x 13, propre à être encadré, est donné avec chaque volume.S’adresser à la Librairie J.-E.Prévost fils.LE VIN do QUININE de Fiend le Sommeil et l’Appétit FORTIFIE CAMPBELL UN TONIQUE PARFAIT Recommandé par Ici médecins K.CAMPBELL A CIE.M ERS., MONTREAL Sous Deux Drapeaux^ Cette gravure représente 1rs nouvelles usine* de la Internntlonnl Harvester Company, maintenant en construction à Hamilton, Ont., Canada, oû seront manufacturée* les machines McCormick pour la saison 1904 pour le commerce canadien.Ces usine* seront certainement les plus considérables sur le sol anglais, et donneront de l'emploi & des milliers d'ouvriers canadiens.lorsque ces édifices seront complétés, pour ln construction des machines McCormick, nous serons dans une bieu meilleure ixmtioti de suppléer A l'éuormedetnniule canadienne pour les‘‘McCormick” qui seront dorénavant manufacturées nous «leux drapeaux, nur le sol canadien par des ouvriers canadiens, aussi bien que sur le sol des Ktats Unis par des ouvriers américains.La McCormick a été une des principales forces créntricr* dans le développement des ressources agricoles du monde, et dans l’élévation de î’imli: -trie fermière \ sn position actuelle, en même temps profitable et attrnyante.I.a machine qui porte le nom McCormick est une machine modèle, une machine internationale ; modelé eu construction, internationale en conceptions utilitaires.I.e nom McCormick r.st devenu un mot familial dans tout l'univers: pendant plus de soixante ans il a atteint les mérites les plus élevés daus l'art de fabriquer Ica machine* moissonneuses.Nous avons aujourd'hui une confiance croîrsante dans l'excellence de Ta McCormick.Croyant en l'intelligence des agriculteurs, ces producteurs des richesses du monde, desquels dépend la .prospérité de l'avenir, nous avons été encouragés dans nos efforts à fabriquer des machines originales en conception et modernes en construction ; des machines qui «ont des modèles et qui répondent aux besoins universels.DIVISION McCORMICR International Harveitcr Company of America, Bureaux GÉntraux, CHICAGO.Succmalai Générais* Caaadlaanaa, R*|laa, Wlanlpag, Toronto, Montréal, Ogdanaburg, Boston.XcrivsM pour nos catalogues oanadlsns qui vous seront adressas gratuitement, sur demands.A- B.CLANCY, Gérant pour la Province de Québec, , ¦* 1 ' 419 rue St-Jacques, Montréal.- TROIS GENERATIONS Pour tous les figea, il u'y a rien d'aussi bienfaisant, d'aussi salutaire que le Vin Des Carmes Il développe l'Enfant, fortifie 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J.A.V AI LL A N COU RT, À TURCOTTE Gérant Général : M./.A.PREJSDERGAST, Gérant local : C.A.G1 HOUX, Assistant Gérant : E.A.BEE TEA XD, Ins/tecteur : 0.E.DORAIS.BUREAUX DE QUARTIERS: 1 lochelngii; Rue Notre-Dame Ouest; Rue Sainte-Catherine Centre ; Rue Sniute-Cutlierino Est Pointe Suint-Charles.SUCCURSALES Juliette, Louiseville, Québec, Sorel, Sher-brroke, Saint-Henri (Montréal) SAINT-JEROME, Trois-Rivières, Valley field, Vunkleek Mill, Winnipeg (Man.) Saint-Roch de Québec.E3T Une succursale de cette Banque est en operation à Saint-Jérôme, rue Jm-belle, près du pont de fer.J.C.GAGNE.Gérant FIERI FACIAS DE TERRIS couu suri-.itiKuiu; District de Terrebonne ) Sain te-Scholastique, savoir : No 132 ) LE CREDIT FONCIER FRANCO CANADIEN, Demandeur; contre ALEXANDRE SAINT LOUIS, fils, et u!., Défendeur», savoir : Un lot «le terre situé dans la paroisse do Sainte Adèle, comté et district de Terrebonne, connu et désigné aux plan et livre do renvoi officiels faits pour Indite paroisse «le Sainte-Adèle, sou» le numéro vingt et un (21) du deuxième rang du canton Morin —avec bâtisses y érigées.Pour être vendu à la porte de l’église catholique du village de Sainte-Adèliç dit district, le DEUXIEME jour de SEPTEMBRE prochain, u M I DI.LAPOINTE i PREVOST, Bureau du Shérif, Shérif Sainte Scholastique, 28 juillet 1903.Personnel D H (5.-II.DES J AU 1 >LNS, Oculiste, a laisse lc/hiitivcment l’Institut Ophtalmique et .* »HMVll.UW ' '^¦IllUllllljUU CU transporté son bureau uu No 500, rue SAINT-DENIS, près du carré Saint-Louis, Montréal.Heures Je cousu luit ion, 2 à 5 hrs p.m.Téléphone Bell Est 1840.Pour guérir un rhume en un seul jour Prenez «les Laxativc-Bromo-Qiiinino Tablets.Tous les iiliariniicieiis retnellenl l'nr-’enl si l’on n'est pas guéri.La signature «le E.W.Grove doit être sur chaque boite.Prix 25 Excursion des Récoltes -au Lac Saint-Jean Départ «le Québec, le Mardi, 25 août prochain Ti 8.25 «lu matin.Prix «lu passage doQuébec à Roberval et llé-hertville, 2ème classe.$1.50.Des billets «le 1ère classe au taux de $2.50 aller et retour seront vendus aux cultivateurs seulement qui en feront la demande avant le jour «lu départ.Ix's billets seront bons pour le retour «huis l'intervalle di' 30 jours après la date «lu départ.Iz-s «hunes peuvent aussi faire partie du voyage.Les enfants de 5 ans et au-dessus paient le plein prix du billot d’excursion.Pour autres informations, s'adresser à RENÉ DUPONT.Agent «le Colonisation, Québec.Agents Demandés LE PAPE EST MORT.L© mmmlflnn© pro«p*c-tu» ofllclel ©t autoriaé d© la Vie du Pape Léon, par aon acerètair© privé, Mon*rignt’ur O'Reilly, tri prêt.Kerlt sur l'ordre rpC-Cial de fia Sainteté.I jo *eu! outrage reconnu par l'Effllmt Catlio-ll'iur.Introdurtion par Son Kmlnenc© I© (*«rdi-nul OibNon*.I*»* prélat* et les prêtre* »'uniment ¦ pour recommander ce Hvreanxcatholique*et aux protestant*, comme étant I a aeu le htntoire au I orWe ot au t hentJiino cîo e© grand hrintmu Publié en nnirlai*.et en rrnn-.-nl*.Ouvnure i-oniJdérable.8uihm bernent illustré.Bon marché-, fi» vend A vue.Paa besoin d'avoir de l'exjiériôricace.la plu* fort© conuninalon.Nou* accorduus du crédit.Acce*-*oirv* gratuit*.BRADLEY-GARRETSON CO.Ltd , Bnntford.Meunier & Rolland.n : i’.4 :z-j b : : .Z— A •«, : 1 M !-! %IÙÜU !-! f MANUFACTURIERS I ! 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