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L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 2 octobre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1902-10-02, Collections de BAnQ.

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Sixième Année — No 40.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, 2 octobre 1902 (% ORGANE LIBERAI du DISTRICT de TERREBONNE.! LE «DT 01 CAVE NID EST OAJUJ LE PEUPLE «f«E MbU} VERRONS PRQJPkfUB FltJ Do SI I^URBJET - S \c?•v^S A'bopT'eTr,eP'ts 1 Un an.$1.00 Six mois.0.50 &+} JearvB.-B.Prévost, Arthur Lemont, Directeur de ta Déduction Secrétaire de ta Rédaction ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Appopcesi +m{.Le pouco : Un mois.$1.00 k© “ Un an.$3.00 SOMMAIRE Errata La Rédaction Lo Canada pour les Canadiens Piccolino Meli Mclo Le Potin Précieuse aubaine Jean Lo Gai Voix d’outre-mer Jean Roy Education de )a jeune fille Hélimilo iJifTamation liouteuso Jean Valjean Poème en prose La Secousse Paul et Victor Marguerite Echos de l’assemblée de Saint- Eustache Arthur St-Çair Echos de Deux-Montagnes Nouvelles do Saint-Jérôme et d’ailleurs ERRATA Un grand nombre de fautes, dont plusieurs très grossières, ont échappé à l’attention inexpérimentée de notre correcteur d’épreuves, la semaine dernière.Pour une fois les typographes ne sont pas coupables ! Il serait trop long de les relever toutes.Nous espérons que nos lecteurs tiendront compte de notre aveu et qu’ils nous pardonneront puisque a faute avouée est à demi pardonnée.n La Rédaction.Le Canada pour les Canadiens C’est une belle phrase sonore qu’on aime à répéter souvent puisqu'elle donne lieu à de beaux mouvements oratoires.Nous journaux conservateurs commo libéraux la publient sous toutes ses formes, et nos hommes publics qui ont toujours en vue nos intérêts les plus cliers embouchent la trompette à leur tour et crient bien fort que le Canada doit être pour les Ca nadiens.Tout cela est bien beau à dire dans un discours de la Saint-Jean-Baptiste ou d’après dî lier; ce sont, des mots qui ornent très bien le frontispice d’un petit journal qui a besoin de tous les soins nécessaiies pour soutenir sa frêle existence.Mais on a beau exposer sur la devanture do son imprimerie que tel journal canadien est pour les Canadiens, c’est jeter de la poudre aux yeux, si on ne cesse pas cette lutte de terre à terre qui n’avance à rien, et c’est faire de ce h motto m patriotique une vulgaire devise.Quels sont donc ceux qui comprennent d’une manière pratique cette belle devise : it Le Canada d’abord et toujours n ?Ce sont ceux qui ont à cœur do défendre une idée, un principe qui.mis à exécution, contribuera à l’avancement d’uno nation.Heureusement que nous avons de ces patriotes sages et éclairés qui ont compris que le véritable patriotisme consiste non pas dans des paroles, mais dans des actes.Bonder une petite feuille, posant à l’indépendance et qui montre pas plus tard qu’à son deuxième numéro ses couleurs politiques ; organiser de grands pique-niques au cri do : n Lo Canada pour les Canadiens n ; déclamer des discours long do trois heures et prôner de belles théories qui ne se réaliseront jamais, c’est de la frime.n Le Canada pour le Canadiens n e’est être capable, à l’instar de Sir Wilfrid Laurier, de tenir tète à un Chamberlain en lui démontrant comme il vient de le faire que le Canada repousse toute idée tendant vers l’odieux militarisme.n Le Canada pour les Canadiens n c’est s’efforcer de réaliser l’unique rêve de notre pays qui est de développer ses ressources naturelles et de se faire connaître à l’étranger.n Le Canada pour les Canadiens n, c’est, a l’instar do M.Tar’e, faire voir chaque jour, le péril américain comme une hydre relevant sans cesse la tête.Enfin, n le Canada pour les Canadiens n, c’est, à l’instar de tant de patriotes sincères, do travailler à faire immense l’étendue des territoires, et grande la reeomméo do notre Canada.Piccolino.Montréal, 29 sept.1902.^ XXAJL t* S11H1JCA1UX * MMMÆM MMMMM M MMXMMMM BERJUX *AJLX XX MMMMM M A vrfTntmmntrünriuituii’itmïri’inruioiilihmtTnfimffRfnrni lïiiïtiif* n® MELI - MELO — 1 § L'art de vivre longtemps.Croit-on que l’homme serait heureux si, un jour, il découvrait qu’il peut lui-même fixer le terme de sa vie ?Eh bien ! un savant, M.Jean Pinot, dans un livre intitulé : la " Philosophie do la longévité," nous dit ce qu’il faut faire pour vivre longtemps.M.Emile Gautier, publiciste franchis, écrit dans lo 11 Journal » de Paris un merveilleux article sur l’Art de vivre longtemps, qu’il termine ainsi : " Dans son admirable livre : La Philosophie de la longévité, que je voudrais voir, comme un bréviaire d’optimisme raisonné, entre toutes les mains, notre confrère Jean Finot a écrit là dessus quelques pages singulièrement suggestives." L’homme ne meurt pas, dit il, il se tue.Non seulement parce qu’il s’épuise et s’empoisonne, mais encore et surtout parce qu’il a peur de la mort.Comme qui dirait par autosuggestion.Parvenu à un certain âge ou même à un certain état d’àme, il s’imagine que sa carrière est achevée et que son heure est proche.Il n’en faut pas davantage pour que, sous la pression de cette fascination macabre, les sources de la vie se tarissent en lui, pour qué l’organisme se détraque irrémédiablement et perde le pouvoir de réagir, de telle sorte que, pour avoir trop pensé à la mort, la mort finit par arriver sur los ailes du cauchemar.A forco de pencher 9ur la tombe, dans laquelle on croit avoir un pied déjà, le corps tout entier y passe.veules, les mous, les passifs et les frustes, contribue à raccourcir la vie." Il suffirait donc d’inculquer aux hommes lo mépris ou l’insouciance do la mort pour leur permettre de vivre jusqu’à cent, cent-vingt, cent cinquante ans peut être, ce qui, grâce surtout aux incessants progrès do la thérapeutique et de l’hygiène, n’a, en réalité, rien d’utopique." A ce corapte-là, on no mourrait, abstraction faite, bien entendu, des accidents et, dans certaines limites, que quand on le voudrait, c’est à dire quand on cesserait de se défendre." Avis aux amateurs ! Il n’en coûterait pas grand’chose, en tout cas, d’essayer.On ne saura jamais dans quelle mesure cette obsession déprimante, qui sévit surtout sur les Un grave problème pour VAngleterre.U Echo de Paris reçoit de son correspondant de Londres, la communication suivante relative au rapatriement de cent mille soldats anglais, communication datée du 13 septembre." 'lundis que la nation se réjouit de la fin do la guerre, les soldats qui, leur temps étant fini, se trouvent libérés par Ja fin des hostilités, se demandent avec inquiétude comment ils vont gagner leur vie.La question est assez grave, car il y a environ près de 100,000 hommes qui vont rentrer dans la vie civile.A l’ordinaire, jles 15 à 17,000 hommes qui sont libérés chaque année sont en partie placés pai une association de bienfaisance appelée 1’ " Association nationale pour le placement des anciens soldats." Je dis en partie car l’Association nationale n’arrive guère, bon an mal un, qu’à placer 9 à 10,000 de ceux qui s’adressent à elle.Or, la voici, à l’entrée de l’hiver, avec plus 100,000 individus à caser.Il est évident qu’elle no saurait être à la hauteur de sa tâche, malgré toute sa bonne volonté.D’ailleurs, les affaires sont en ce moment effroyablement mauvaises en Angleterre.On n’embauche de monde nulle part.Que faire de ces 100,000 hommes dont beaucoup ont femmes et enfants, et qui reviennent de l’Afrique du Sud avec quelques livres seulement dans leurs poches ?Il y a bien une autre société.l’Association des femmes et des familles de soldats, qui généralement distribue des secours aux hommes libérés récemment et encore sans ouvrage.Mais cotte société ne dispose que d’environ $50,000 par an et ne peut venir en aide aux 100,000 hommes que la fin de la guerre jette sans ouvrage en Angleterre.Le gouvernement ne fait rien, excepté pour les hommes que leurs blessures mettent dans l’impossibilité do travailler.En mars dernier, lord Salisbury a refusé de recevoir une .délégation qui voulait l’entretenir de ce grave sujet.L’Association nationale pour le placement des anciens soldats voulait, en effet, demander au premier ministre d’employer autant que possible les anciens soldats dans les services publics.La crise actuelle n’aurait certainement pas été évitée.Elle eût cependant été moins dure.Lord Salisburj' a répondu par une fin de non-recevoir absolue.11 semble cependant que lo gouvernement doive intervenir s’il veut empêcher que des hommes qui ont loyalement servi leur patrie pendant trois ans en soient réduits à demander l’aumône.Beaucoup des soldats do la réserve avaient des emplois quand ils ont été appelés sous les drapeaux.Ils les ont perdus.11 semble que la patrie, pour laquelle ils ont rudement combattu, leur doive une compensation.Les commandements du chasseur.L’ouverture de la chasse s’est faite un peu partout, avec plus ou moins d’éclat.Les Nem-rods se répandent un peu partout, bien décidés d’exterminer le plus possible de gibier.Il est donc tout-à-fait d'actualité do reproduira ici " les Commandements du Chasseur " que nous cueillons dans un journal de Paris.C’est le résumé des droits et devoirs d’un bon chasseur Sans rechigner tu sauteras De ton lit,' matinalement Dans les champs tu t’échineras Jusqu’au soir inclusivement.Beaucoup de chasseurs tu verras, Mais de gibier aucunement.L’œuvre de mort n’accompliias Que dans tes rêves seulement' Les poulets tu respecteras Ainsi que les chats ruêmement.Le chien d’auirui tu ne prendras Pour un lièvre devenu grand.Tes camarades tu tueras Le moins possible assurément.Ton fusil tu déchargeras En revenant soigneusement.Vers huit heures tu rentreras Anéanti complètement.Et n’apporteras dans tes bras Qu’un moineau mort d’isolement.Un peu malicieux, mais pas bien méchant! La bière cl la discipline militaire.Qui aurait pensé que la bière, cette boisson qu’on obtient en jetant de l’eau sur de l’orge germé et parfumé avec du houblon, contribuait pour beaucoup au maintien de la discipline dans une armée 1 On aurait plutôt cru que la bière eût été un dissolvant pour les mœurs militaires.Mais non, lo rapport annuel du général-brigadier Fred.Funston, commandant do la milice du Colorado en fait foi.Lo général fait des considérations intéressantes sur le résultat de l’abolition do la bièro dans los cantines de l’armée.Il appert que pendant l’année 1899-1900, alors quo la vente de la bière était permise dans les camps, le percentage des désertions a été de 3.20, tandis quVn 1900-1901, première année du régime prohibitionniste dans l’armée, ce taux a été de 7.50 et de 11 en l’année 1901 1902.Depuis que la vente do la bière est abolie dans les cantines, ajoute le général Funston, des tavernes du plus bas étage ont été établies sur les limites des différentes réserves militaires.Le général dit que plusieurs officiers se sont, par ce fait, dégradés et ont compromis, dans la fréquentation de ces tavernes, un bril lant avenir.La suppression ds la bière dans les cantines du Colorado n’a ou d’autre effet que de détruire Ja discipline de l’armée.Voilà qui n’est pas mal, n’est-ce pas 1 Ce M.Funston n’ost pas un prohibitionniste, ça se voit ! L'homme d’autrefois et l'homme d'avjour-d'hui.n II y a eu très peu de modifications dans la nature de la bote humaine depuis l’âge do pierre.n Tello est l’étonnanto déclaration que l’on trouve exposée dans récent article paru dans le " Monde illustré," do Paris.Voici, d’ailleurs, cet exposé peu flatteur." Quand on lit quelque ouvrage écrit sur les commencements de notre espèce, on reste stupéfait en constatant combien peu la nature de la bête humaine s’est modifiée depuis l’âge do pierre." L’homme d’aujourd’hui, mémo habillé richement avec les laissés pour compte des grands tailleurs, n’est pas très différent- dans l'Ame, do l’homme des cavernes, et ectto appellation peut encore s’étendre au-delà du cercle des financiers.La lutte pour la vie est la même, avec plus de lâcheté individuelle, et l’ambition, la civilisation aidant, a dépassé le désir naturel et légitime de manger à sa lin.L’homme d’aujourd'hui est moins brutal, mais aussi moins franc.Il ne 'massacre plus son ennemi directement avec un silex emmanché d’une trique, mais il a inventé la loi qui lui permet de se laver les mains comme Ponce-Pilate, et le bourreau, qui se chargeâtes exécu tions.Il a les moyens de faire supprimer son semblable par des fonctionnaires.Par l’association, il a amélioré tes conditions de sa vie matérielle, mais son cœur n’a pas changé.Son arme model ne est le sac d’écus, avec lequel on ne tue pas, mais on fait ou laisse mourir de faim son contemporain.Il y a là une nuance dont lo raffinement n’échappera à personne.L’égoïsme, ce premier instinct île la créature, l’égoïsme s’est perpétué à travers les âges, implacable et cynique et so révèlo dans toutes les manifestations humaines.¦¦ Le Potin.PRECIEUSE AUBAINE Nuitt£1 Blés et Lucien Boyer à Saint-Jérome Nuina Blés et Lucien Buyer, tes globe trotters de la chanson française, dont on se dit les noms d’un bout à l’autre du pays, vont venir à Saint Jérôme.Les globes-trotters ont déjà traversé triomphalement te Nord de la France, la Belgique, ' la Hollande, l’Angleterre et 1e Canada.Et partout ils ont eu tes mêmes succès et lo même accueil enthousiaste.Il faut donc qu’à Saint Jérôme on les reçoive aussi chaleureusement que possible.Numa Blés et Lucien Boyer sont des poètes-chonsonniers do Montmartre et du Chat Noir, et c’est à l’un de ces poètes qu’un jour Sully Prudhommo écrivait : n Dans cos chansons je sens un précieux renouveau de la bonne humeur française rajeunie par un mélange mesuré d’émotion tendre aussi éloignée que possible de la fadeur sentimentale qui définit la romance.La chanson proprement dite, dépositaire de fa verve essentielle au vieux fond de notre caractère national, la chanson populaire, expression du génie familier de la France, est tombée dans les cafés-concerts au dernier de gré de la bêtise polissonne.Los lèvres les plus fines ont prêté leur grâce audacieuse à cette déchéance qui serait aujourd’hui consom mée en dépit du vénérable Caveau, si vous ou vos amis, tes poètes-chansonniers do Montmartre et du Cliat-Noir, n’aviez triomphalement régénéré la gaîté parisienne qui rayonne nu loin A cet égard vous avez bien mérité do la France, car l’avilissement du rire est chez nous un péril public, n Ce sont de oes poètes-là que nous allons accueillir dans la personne do Numa Blés et Lucien Boyer.Ces messieurs sont en outre coi férenciers et journalistes pour Le Figaro, Le Monde Illustré, et Le Courrier Français, do Paris.* - Nous reparlerons d’eux avant leur arrivée et nous donnerons à nos lecteurs te programme de leur représentation en en fixant la date.Que nos amis des environs depuis Sainte-Agatlio jusqu’à Lachute, et do Sainte-Scholastique viennent entendre tes si spirituels puètes-chansonniers.Jean le Gai.Voix d’outre-mer I/O dernier courrier du Franco nous apporte deux très intéressantes lettres : l’une d’Auxerre et l'autre do Besançon.Toutes les deux ont rapport à un très remarquable article que notre précieux collalxirateui Grognard avait écrit en réponse à certaines attaques do journaux parisiens contre Sir Wilfrid Laurier, notre premier ministre qui traverse en ce moment l'Europe étant l'objet dcjl’attention de tous.Ces appréciations faites par des personnes tout-à-fait désintéressées, nous réjouissent grandement, car elles sont l’expression spontanée d’un sentiment qui nous honore.La lettre qui nous vient d’Auxerre est écrite au nom du secrétaire, par un membre de " La Canadienne," une association do Paris qui a pour but de faire mieux connaître notre pays en France.L’autre nous vient d’un industriel important de Besançon.Ces deux lettres n’expriment pas la même pensée.La première dit que lo Canada n’ost pas assez connu on France et quo c’est pour cela qu’on est injuste envers ses représentants ; la deuxième dit qu’il est connu.Du reste, voici ces deux lettres que nous livrons à l’appréciation de nos lecteurs.Auxerre, lo 16 septembre 1902.Monsieur te Directeur, Sous ce titre : " Laurier et certains journaux parisiens." L’Avenir du Ford a publié, te 28 août dernier, un ai tide dont nous tenons à louer, —abstraction faite de toute personnalité — la modération do la forme et la parfaite justesse du fond.Vous avez exprimé exacte ¦nont la penséo non seulement sans doute des Canadiens, niais aussi de tous les Français qui connaissent un peu votre histoire." Il y a bien encore, dites-vous, notre situation politique qui est loin d'Otro parfaitement comprise, car là-bas on semble s’intéresser bien plus aux affaires de la Pntagonio qu’aux nôtres." Comme vous avez raison ! L’injustice et la désinvolture do certaines appréciations faites chez nous n’ont d’autre cause que l’ignorance ; et.elle n bien d’autres résultats fâcheux.Le But de " La Canadienne " est précisément, vous 1e savez, do la dissiper peu à peu.Nous comptons, pour y arriver, sur l'aide des Canadiens patriotes ; L'Avenir du Ford no nous lo marchande point, il l’a déjà prouvé.Il est indispensable que des comités se forment au Canada, en dehors do toutes questions do parti, pour seconder notre action.Nous nous entendrons avec eux sur le choix et l’exécution des moyens propres, selon uotre programme, " à développer les relations d’ordre économique et d’ordre moral “ outre nos deux pays, et cela pour te plus grand bien do chacun d’eux.Veuillez agréer, je vous prie, monsieur te Directeur, l’expression de mes sentiments distingués.Pour te secrétaire, l’un des membres, L.Leau Besançon, 1e 17 septembre 1902 Monsieur 1e Directeur, La visite de votre premier ministre a ramené l’attention des Français sur le Canada.Votre pays est plus connu que vous ne croyez de vos cousins d’Europe.Dès l’école primaire, nos enfants apprennent les voyages de Champlain, la belle défense de Monter lm et " te lâche abandon de la monarchie française." Et e’est justement ce dernier point d’histoire que je voudrais relever.Car cet abandon pèse comme un remords sur la conscience nntionalo ; c’est te gouvernement absolu de Louis XV qu’il faut incriminer.En ce temps-là, la nation ne comptait pas.Depuis que 1e Peuple Français est devenu maître de ses destinées, il s’est montré toujours généreux et secourable envers tes autres peuples.Ce sont tes armées françaises qui ont ressuscité la Grèce, la Belgique, l’Italie.C’est la diplomatic française qui a protégé la Roumanie à sa naissance.Et cette puissante confédération américaine, quelle eût été sa destinée sans l’appui de la flotte et de l’armée fran çaises?Tout porto à croire que ce vaste territoire serait aujourd'hui gouverné par un vice-roi anglais.Agréez, înonsiour, mes cordialos salutations.Junius Gondy Ces voix d’outre-mer sont assez fortes pour nous empêcher d’entendre tes coassements qui nous montent chaque semaine do la grenouillère du cul-do sac qui s'appelle la ruelle Saint-Adolphe.Jean Roy Education de la jeu-rçe fille (Pour I’Avknir du Nord) Une femme distinguée, Mme Ancclot, qui tint un des salons tes plus recherchés «eus la restauration, disait : u Je demande à Dieu un fils dont on jiai le beaucoup et une fille dont on ne parle jamais, n Assurément elle désirait une fille bien élevée, mais n’entendait pas l'éducation connue bien des mères semblent 1e corn prendre aujourd'hui.U n grand nombre s’imaginent en effet qu’une demoiselle de bon ton doit avant tout avoir dos connaissances intellectuelles étendues, des manières recherchées, des poses affectées, une conversation à grand effet et, cumule complément, des toilettos brillantes.C’est une gramlo erreur C’est une chai mante chose que la distinction, mais il no faut pas qu’elle dégénère en prétention ot en minière Notre société, do nos jours, souffre plus quo jamais du cette éducation fausso qui rond la jeune fille vanitcuso, frivole, hautaine.Cependant quo do parents enseignent à leurs filles des gestes rafiués, leur font prendre une to-nuo imposante — on dirait d’uno machino dont tes mouvements sont mécaniquement ordonnés.Quoi de plus irritant quo cet aplomb, fruit do la fatuité 1 Que dire do ceux qui lour onsci gnent l’art .te paraître attrayantes et qui développent en elles des sentiments d’amour propre, de jalousie et «le domination sur leurs compagnes.Mesdemoiselles alors so croient importantes, elles prennent des airs graves et hautains et regardent du haut do leur majesté leurs voisines avec qui il n’y aura plus de relation, parco qu’elles no leur conviennent plus vu qu’olles leur portent ombrage.Devant du telles sottises, on ne peut s’empè cher d'avoir au cœur un vague mouvement do regret ot de répéter : ô temporn ! 0 mores ! Mais comment faut il entendre la bonne éducation, quelles sont les qualités qui la dénotent et qui feront du la jeune fille uno femme distinguée 1 La femmo vraiment bien élevée est celle qui a conservé ot développé avec soin en elle tes vertus qui ont leur application non seulement danH tous tes âges de la vie, mais dans toutes les situations ot dans tous les états : la tloii-ceur, la discrétion, la politesse.Cee vertus sont petites seulement par la for- me sous laquello elles se présentent, mais si l’on considère lo principo d’où elles viennent, la fin qu’olles poursuivent, elles sont très grandes et très nobles.Dieu a donné à l’homme la force, l’énergie ; à la femme la douceur qui captive, charnu) ot la rend aimable.C'est donc cotte qualité qu’il convient de développer entre toutes, celle qui met au front comme un rayon de la teinté divine et qui est lo reflet d’une âme vraiment chrétienne.Il faut que la femmo acquière cette facilité avec laquello certaines Ames pardonnent tes fautes du prochain, cetto discrétion qui ferme tes yeux sur les défauts les plus visibles, condamne aussi doublement la fâcheuse prétention do découvrir ceux qui sont cachés, cetto gaieté franche qui charme tes oreilles et réjouit lo cœur.Ses paroles ne doivent jamais sentir l'emportement ou la passion mal contenue, mais elle doit so souvenir que son rôle est celui d’un nngo consolateur.U est si pénibles de l'cntcndro quelquefois médire dos absents, tenir de ces petits commérages do salon, mine do la bonne harmonie dans la société.D’ailleurs il est tellement dans lo caractère do la femme d'être indulgente, d’aimer à excuser les torts, qu'on éprouvo un sentiment pénible lorsqu’on la voit exciter au lieu de calmer.La douceur est inséparable de la discrétion qui fait qu’on est retenu dans ses paroles, dans ses actions.La jeune fille qui s’y est habituée fuit l’exubérance en tout, conversation, amuse monts, toilettes et préfère s’occuper utilement ; son instruction ne l’empêche pas do s'intéresser au soin du ménage.Elle no cheicho pas à avoir des relations multipliées qui dissipent lo cœur et l’esprit.Peu lui importe d’être éclip-séo par se3 compagnes qui portent des atours plus brillants ; elle sait que c’est pour sa famille et non pour la galerie mondaine qu'elle doit garder le rayonnement de ses talents, do ses mérites.Cette qualité est à elle seule la marque caractéristique d’une bonne éducation.N’allons pas croire maintenant que cela peut l’empêcher d’être polie, bienveillante, me me gracieuse.N’aime ton pas mille fois mieux ces manières pleines d’aisance que cetto hardiesse et cette fierté qui annoncent de innuvui-ses dispositions, décèlent un principe d’orgueil.La politesse n’est point une chose banale et do puro convention : elle doit avoir son principo dans lo cœur dont ello est l’expression fidèle.Quoi de plus agréable que celte urbanité dans tes .'dations île la vio qui évita les affectations trop communes du monde et qui est la preuve d’une cordialité franche, sincère.Rappelons-nous souvent celte phrase de Sénèque parlant des qualités do la femme: n Que la vertu habite dans son cœur, que la modestie brille sur son front, que la douceur déc iule do ses lèvres et que le travail occupe scs mains, n Hélimilo.DifFarrjation honteuse ! Il y a maintenant deux ans que nous avons eu l’occasion do venir en contact avec les cigu-riors, et jamais encore nous avions remarqué quo ces gens étaient île ceux dont les marchands évitent d’avoir la clientèle.Nous avions cru que ces bouillies qui gagnent leur vie à travailler, tandis que tant d’autres flânent voluptueusement, étaient sobres, et honnêtes gens.Nous les avons à peu près tous conuus, au moins do réputation.Nous avions appris que commo tous autres ils avaient leurs défauts et leurs qualités.Donc les cigariors jouissaient auprès do nous d’uno bonne réputation.Et voilà qu’nprès avoir vécu ainsi deux ans dans cetto bonne opinion, un gredin, qui so dit intéressé, (raison do plus pour no pas lo croire) veut nous oter cette bonne opinion.Et dans La Fut ion, ce porto-ordures, île tant do cerveaux colériques (cholériques ?) il écrit des injures à l’adresse des cigaricrs.Antérieurement il avait attaqué, un cignrier, mais cetto fois c’est tous les cigariors qu’il insulte.Pour mieux faire voir à nos lecteurs ouvriers la haine qui anime cet intéressé, nous nous voyons forcés, do souiller notre journal do sa sale prose.Voici eo que disait cet intéressé : n II (on parte d’un cigarier) cioyait le nmr chaud assez naïf pour avoir peui do perdre la clientèle des cigaricrs n I/O gratte-papier parte bien de tous les ciga riers, hein 1 II continue : iiVraimont qu’elle disgrâce! Heureux les marchands qui ne sont pas assiégés par cetto cliontèlo et pour sa part, notre marchand aurait souhaité nvoir été boycotté avant aujourd’hui, ses livres peut-être auraient été exempts do cotte picote quo l’on appelle, mauvais crédit.n Et bion ! qui ost-co qui induisait certains ci-gariers à uchetcr, en promettant do leur donner crédit.Nous connaissons un fait, où un nmrchnnd, aurait profité du moment où un ci-garior était ivre (ce n’est pas un crime) pour lui vendre à crédit.Notre écrivisto continue : i, Une grande partie de ces ciguriers arrivistes ont déjà laissé Saint-Jérôme, et en partant n’ont pas oublié de laisser chacun un petit compte à leur débit et qui le sera longtemps encore ; et nous oserions dire quo nos nmr chiinds ont perdu plus qu’ils n’ont fait de profit avec ces éternels débiteurs.Que l’on cou sultcnt les épiciers, tes hôteliers, les Iwuchers et tous vous diront ce que vaut le crédit do certains cigariers que nous nvons eus dans no tre villo.n Eh bien ! voilà lo pire : ces cigariors no sont pas seulement malhonnêtes, puisqu’ils ne patent pas leurs dettes, mais ils sônt ivrognes.Voyons n’est pas là do la diffamation hontcuso.Et a-ton jamais vu pareil chenapan littéraire, insulter toute uno classe do travailleurs, par pure haine.Quand on insulte, c'est de la hassosso que de so dissimuler derrière l'anonymat.Que cet écrivassior, veuille donc laisser tomber le mosquo qui cache sa face angulaire, et qu'il di- se do vive voix aux cigariors, ce qu'il écrit.Voyons, pourquoi luteso t-on uinsi impunément, un irresponsable injurier tout un groupe d'honnêtes travailleurs.N’y auraiont-il pas moyen de faire cesser cetto diffamation.Avec do tels insulteurs ce n’est pas la plumo à la main qu’il faut riposter; on devrait se servir d’arguments plus frappants.On nous accuso tte vouloir faire du n capital politiquo n en protégeant tes cigariers.Cetto accusation est fausso.Ce que nous écrivons n’est dicté que par lo désir que nous avons do voir les cignriers traités au moins commo ii n’importo qui n.J kan Valse a n.P1 etit poème en prose F/ANOæ& L’abat jour de soie légère, fanfreluche do dentelle pailleté d’or, (utilise commo une délicate et impalpable poussière rose; le petit salon aux meubles anciens chargés de bibelots d’art semble baigné dans une pénombre infiniment douce ; et les larges fleurs des tentiirci;, les soies et les velours des chaises et des fauteuils s’apiïlissent en des tons fanés du vieux pastels.Près de la petite table, recouverte d'un tapis do pelucho armorié, en pleine lumière, 1e front rose un peu, et paraissant feuilleter avec uno attention très soutenue un ouvrage nouvellement paru : Lettres à Françoise, do Marcc' Prévost, tendrement serrés l’un contre l’autre, les fiancés, des enfants encore (ils n’ont peut-être pas quarante ans à eux deux), un sourire aux lèvres se chuchotent.se chuchotent.Que se chuchotent-ils donc?Ma foi, ils cnuseut_ si bas, si bas.qu’il faudrait èi.ê amoureux pour tes comprendre ! En sortant tout à l'heure, maman, très grave, ou du moins voulant te paraître, a dit, agitant un doigt menaçant : n Je suis obligée île vous laisser seuls, ce soir ; j’espère que vous serez sages, grands enfants, sinon.Et to1", ma Germaine, surveille les sérieusement.Je te tiens responsable, n Responsable! Do quoi, Seigneur?Et Germaine avec un sourire entendu et guilleret a hoché par trois fois sa tête blonde, que bien des illusions et dus rêves aimés ont limitée.Responsable ! mais de quoi ! Et Germaine, sa mère partie, va so mettre au piano ; ello fouillotte de la musique.Et les fiancés savent à quelle âme généreuse ils ont affaire.Par la fénêtre grandu ouverte, encens troublant d’un mystérieux encensoir, un peu do printemps monte avec lenteur, envahissant te salon pur bouffé" s parfumées qui font voleter les rideaux de fine mousseline; du printemps montent des parfums et des chansons aussi ; parfums venus des splendeurs blanches, roses et mauves, maintenant enténébrées, des parterres fleuris et chansons Hâtées par te vent daim la frémissente verdure des marronniers ennuie givrés de fleurs, chansons si douces, si douces qu'on les entend à peino et que leurs plaintes suaves semblent quelque imprécise musique d’amour chaste.Des frôlis languides do brise tiède entr’ouvent les lèvres et pâment tes cœurs dans une anesthésiante torpeur.Ce que la fiancéo doit ressentir dans cet affectueux tête-à-tête, Germaine, sa sœur, ninla-do de cœur, le dcinaiitte au piano dont les blanches touches, fraîches sous les doigts brûlants, recèlent un trésor d’indicibles rêves.Les fiancés, inconsciemment grisés, so sont rapprochés encore, so sont enlacés plus étroitement, un baiser furtif est échangé, rompant te calme infini du soir.Un baiser! Mon Dieu 1 et lour surveillante ?Vite ils se retournent.Mais los phrases douloureuses do Chopin ; les nlanguissantcs mélodies do Mendelsohn, les solitaires ot obscures ardeurs do Schuman, avaient ravi l’Ame troublée de Germaine.loin, loin des sensations bornées et mesquines île la vie réelle.LA SECOUSSE (De L'Echo de Paris) Note de la rédaction.— A la demande réitérée de nus lecteurs, nous publierons do temps â autres îles reproductions des meilleurs ailleurs français et cueillies dans les grands journaux do Franco.Nous débutons cetto semaine par une intéressante étude psychologique do MM.Paul et Victor Marguerite et cueillie dans L'Echo de Paris.Nous croyons du cetto fuçon faire plaisir à nos lecteurs dont l'cncouragcincnt nous stimule.— Et cotte valise ?.Est eo quo vous allez la laisser là, sur la banquette?.Comment voulez-vous qu’on s’assoie?Les mots étaient innoffensifs.L’intonation en faisait autant d’outrages.Madame Morizal en souligna l’amer snrcnsmo par un regard de suprême dédain, à l’adresse do cet homme, pourtant ni trop gros, ni trop maladroit, ni trop vieux, qui avait cet insupportable défaut : être son mari ! Avec une irritante lenteur, M.Morizal — mon Dieu ! que Berthe était acariâtre aujourd'hui ! Cette orageuse chaleur d’août l’oxaspé-rftit, commo une mouche ! — M.Morizal rangea dans te filet la valise, près d'innombrables et divers paquets.Et, dans te petit losange do glace, incrusté dans te paroi du compartiment, il sourit avec tristesse à ses trente-cinq ans barbus, qui lui donnaient un air de santé rubiconde ot do force, et, pour une victimo, do résignation solide, quoique agacée.Après quoi, avec uno sérénité feinte, il s’installa dans te coin quo sa chère moitié lui avait laissé, celui où l’on reçoit au visage l’air brusque, et dons les yeux, les rainusiules escarbilles, qui font pleurer longtemps.Impossible do fermer la vitre, on étouffait.Madame Morizal te déclara d’uno voix sèclio.Et, battant le plancher d’un pied nerveux, elle s'enfonça dans un hautain et méprisant silonce.En vain, Jacques, — nom ridicule qu’elle lui L’AVENIR DU NORD, 2 OCTOBRE 1902 reprochait : cela fait pcüswnux perroquets ! — essaya do gunlgses amabilités, tendit des jour-nar.e, l'aura dans le vide, à propos d'une actua lité ou d’un fait divers, do fines remarques.Madame contemplait d'un air absorbé, plein d’intérieures rancunes, le paysage filant au en clro des portières, plaines et bois espaçant leurs damiers bruns et jaunes, leur verdures sombres, sous le ciel bleu, balayé do lourds nuages.Et 10 tableau changeant se renouvelait, montant, descendant, aux brusques et incessantes coupa rcs des poteaux et des fils télégraphiques Il lui jeta un regard en-dessous.Qu’cat-ce qu’elle machinait encore?.Ce n’est pas par plaisir qu’elle contemplait, avec cet acharnement, le sursaut régulier des fils, abrutissant à la longue.Elfe devait ncércr quelque reproche cruel, une allusion blessante.Ah ! c'était gai, leur vie, depuis un mois ! I l lit un rapide examen tie conscience : était 11 pour quelque chose dans cette intolérable humeur?Vraiment, en quoi avait-il mérité ces hostilités, à présent quotidiennes?Il s’interrogea, avec candeur.Non, il était lo même qu’au premier jour du mariage ; il n’avait pits changé, depuis trois ans.Jamr ménage, ah parbleu ! c’était celui de tous les petits fonctionnaires.Appartenant au second, dans une rue tranquille, gentil salon, gaie sal'o à manger.Une bonne à tout faire.Avec leur petite fortune, ses appointements, on no manquait de rien.De quoi Berthe pouvait-elle se plaindre ?N’avaient-ils pas l’existence la plus sûre, la mieux réglée, lui, toujours rentré du bureau à cinq heures, elle, des journées libres, occupée à sa fantaisie, do distraction ou de courses.Les B tr ies, on les avait toujours, jusqu’ici, j a sé s amicalement, à lire, à travailler sous la même lampe, ou, selon la saison, à des distractions do théâtre, à des promenades.Lo dimanche, c’é taient des excursions, quelques rares visites à la famille, réduites à des cousins, tous deux ayant perdu, jeunes, leurs parents.Comme ils avaient été heureux, d'abord ! Comme ils l’étaient encore, il y a seulement deux mois! Et à quel point Jîerthe, insensiblement, s’était modifiée ! Cela avait éclaté tout d’un coup, à propos de rien, une bêtise.Oui, voyons pourquoi ?Il cherchait à une telle volte-face des motifs, s’étonnait do n'eu point trouver.Ils venaient de loin, et du profond d’uux-mêmes.C’étaient, sans qu’ils s’en doutassent, ces mille petits heurts légers des caractères, au perpétuel frottement de l’existence.Malen tendus presque imperceptibles d'abord, et qu’une simple réflexion, le plus petit élan du cœur suffiraient à dissiper, au début.Bulles de savon qui crèveraient au premier souille, et qui flottent, persistantes, des heures.Menus, impalpables griefs qui, peu à peu, avaient pris, "gardé corps.On avait commencé par des plaisanteries, fini par de l’aigreur.On s'entendait, hier, sellout ; on disputait sur tout, aujourd’hui.Entre oes deux êtres, faits pour vivre ensemble, se dressait, s'épaississait uno invisible barrière, le plus redoutable des murs, tout hérissé, crêté de piquants, de pointes, flanqué d'un double fossé.Ils se sentaient séparés par cette coupure, plaie, profonde de tant d’unians : l’incompatibilité d'humeur.Ce n’était encore qu’une déchirun superficielle, demain ce serait la lézarde défini tive, lo trou sans fond.Avoc une gravité où il y avait de la stupeur, et de la tendresse encore, le mari regardait la femme.L'ovale du visage, encore charmant, Mine Morizal atteignait trente ans à peine, — ces yeux qui, dans le teint mat, avaient la douceur d’un noir velours, et qui maintenant lui saient d’une ilamme sombre, ces tempes qu'il baisaient naguère, sous les fins cheveux châtias frisés, — oui, c’étaient là les traits familiers, le cher visage qu’il avait aimé, et pourtant, c’é tait aussi comme une figure étrangère, nouvel le.C’était, et ce n’était point Berthe.Tl out un court élancement au cœur, se raidit.Il eût rougi de soupirer.Qu’elle ne triomphât point d'une défaillance! Il tourna la têtu, d’un air détaché, vers la portière opposée, fit mine, à son tour, de s’intéresser au fuyant décor.Elle en profita pour lui jeter un bref coup d'œil, à la dérobée ! Dire qu’elle avait aimé ce poussuh ! Elle se sentit injuste, et, irritée contre elle-même, l’en détesta davantage.Voyons ! qu’est ce qu’elle lui reprochait, en soin mol.Elle hésita avant de formuler des revendications précises.Ah ! mon Dieu ! c’est bien simple, Jacques la froissait, la blessait à chaque minute ! Elis ne pouvait dire une parole sans qu'il la jugeât stupide, défendre une idée sans qu’il l'attaquât.Ses convictions religieuses mêmes, — nées du la veille, sans dou te, mais d’autant plus ferventes ! — le misérable n'avait pas craint de les railler.Qu'était leur vie à présent ?.Ce voyage à la mer, ces vacances que naguère elle eût attendues avec tant de joie, elles les avait vus venir comme une corvée sinistre, un supplice.Elle eut une moue do sacrifice.Aller à la mer, je voua demande un peu!.Quelle folie! un déplacement, un séjour ruineux .Et, morose, — comme si elle n’avait pas souhaité elle-même et résolu ce voyage, — elle se rancognait dans l’angle du wagon.Elle songea: comme ils étaient heureux, il y a seulement deux mois! A quel point Jacques, insensiblement, s'était modifié !.Mais pas plus que lui elle ne trouvait en elle de motifs à cet te volte face.Leurs propres égoïsmes no trouvaient à s’accuser de rien.Ainsi, assis face à face, si près, si loin, à mesure lo train s'engouffrant aux tunnels, passant avec fracas sur des ponts de fer.le train anhélant et fumant les emportait, côto à cote qui à mesure se séparait, s’éloignait l’un de l’autre.Soudain, en pleine vitesse, un arrêt brusque, les freins grinçants, et, tandis que les petits paquets précipités du filet leur tombaient sur la tète, une secousse effroyable, qui les jetait front à front cognés dans une douleur subite, un effarement sans nom.II leur sembla que leurs cœurs s’arrêtaient.Us so regardèrent avec une intensité éperdue, les mains instinctivement jointes, les yeux hagards.Des gens se ruaient aux portières, les ouvraient avec des cris étouffés, tandis que le long des wagons les employés faisaient signe de no pas bouger, couraient avec de grands gestes.Uno seconde s’écoula, un éclair d’attente effroyablement long, et aussitôt, avec une ru-me ur do tonnerre, croyant le convoi arrêté jusque devant la bifurcation, frôlant les vitres de son ouragan de vitesse, dans un tourbillon de poussière et de vont, un rapido surgit, gronda, s’évanouit.Uno seconde do plus, ils étaient pris d’écharpe, broyés, écrabouillés.Us restaient suffoqués, comme par uno t rom fie tragique.Une sueur froide leur porlait aux" paupières.Us regardèrent avec émerveillement lo jour.Ils croyaient sertir d’une tombe.Us avaient vu la mort.Commotion grave, irrésistible.Us so contemplaient en souriant-.Dans la communauté du péril, à l’avertissement de cet instant fatidique, venait de fondro la puérilité de leurs rancunes.Un voile tombait, disparaissait, dans cette révélation (te gouffre.Us chérissaient la vie ; et sans rompre l’étreinte attendrie de leurs doigts, tous deux, étonnés, se dévisageaient comme s’ils venaient de retrouver, de découvrir d'anciens amis.Paul et Victor Marguerite.CACHETS DU Dr FRED.J.DEMERS CONTRE LE MAL DE TETE Leurs effets sont d’unc efficacité merveilleuse contre tous maux de tête, migraine, névralgie, fièvre ou grippe.Exigez le nom sur chaque cachet.En vente partout.Dépôt 1157 St-Lau rent Montréal Sont un cri des nerfs demandant; du meilleur sung Les /‘Unies /loses Un.I)n Williams font, un sany riche, rouye ••/.chassent ces Uonlenrs Un système — Lisez la j trou ce.Une haute autorité médicale a défini la né* valsie n un cri des nerfs demandant du meil leur sait*', u et pour cisculer cllicacement dans lo système, le sang doit être riche, rouge et pur.Pour cette fin, il n’y a aucun autre remède ur de Circuit siégera dans notre ville ; et le 14, a Sainte Scholastique, où se déroulera lo procès de M.J.-A.C.Ethier contre la Nation.Lo 20 s’ouvrira avec pompe, à Sainte Scholastique, le terme de la cour Supérieure : c'est à cette session que sera plaidéo la cause do S.-G.Lavioletto contre J.-E.Prévost, fils, l’ancien directeur do I’Avenir du Nord.— Dimanche, un des fils de M.Elie Latour, de Shawbridgn, et cousin de M.Géd.Rochon, avocat, était l’hôte de son oncle, M.IV.-B.Nantel.— Lo nouveau règlement régissant la confection et l'entretien des trottoirs est maintenant en force.Nous en donnerons la teneure plus tard CONTRE LA MIGRAINE.La migraine ost causée par la faiblesse et pauvreté du sang.Le remède lo plus sûr est l’em-p[oi des Pilules do Longue Vie du Chimiste Bonard, Echantillon envoyé sur réception do 2c.Adressez La Compagnie Médiculc Franco-Coloniale, Montréal.— Lundi prochain aura lieu une importante réunion du consuil de ville.— Après avoir parcouru les colonnes du dernier numéro de la Nation, un malin observa qu’il ne fallait pas être Samson pour pouvoir en ébranler les colonnes.— Un sérieux accident est arrivé chez M.Jos.llobidoux.Un de ses jeunes enfants trompant la surveillance de sa mère, était mon té sur le toit d’un hangar.Un faux pas lo fit trébucher et l’enfant tomba d’une hauteur de vingt pieds.Le coup fut plus douloureux que grave.L’enfant soufire encore.— Nous apprenons que notre ami, M.A.Montigny, esr revenu chez lui.Nous lui souhaitons la plus sympathique bienvenue.Achetez la claque pure gomme de la provenance île la manufacture de Toronto, elle est plus légère, plus élastique, meilleure forme qu’on puisse trouver pour sa chaussure ; Elle se vend très bon marché, ainsi que la chaussuie de J.D.King, au magasin do J.-D.FOUR N ELLE.FAIBLESSE CHEZ LA FEMME.La faiblesse chez la femme disparaît rapidement si elle suit un traitement avec les Pilulis de Longue Vie du Chimiste Bonard.Echantillon envoyé sur réception de 2c.Adressez La Compagnie Médicale Franco Coloniale, Montréal.1 Dans toute ville et dans tout village on peut se procurer la Graisse Mica POUR Essieux Fabriqué* i qui rend vos che- par I imperial I vaux contents.OIL CO.SAINTE-MONIQUE.— M.Albert Léonard ayant fait l'acquisi tion d’une beurrerio à Saint-Philippe d’Argen teuil nous a quittés pour aller en prendre possession.Nous lui souhaitous beaucoup do succès.— Notre ancien bedeau M.Eloi Leguerrier est revenu à ses anciennes amours : il est do nouveau réinstallé duns scs anciennes fonctions.Il serait à désirer qu'il y restât pins longtemps cette fois.— On annonce pour le 7 octobre lo mariage d’une do nos jolies brunes avec un tailleur de pierre do la Côtes des Neiges.— M, Alex Cliaurette qui est miné par la maladie depuis plusieurs années paraissait avoir pris un peu de mieux, mais voilà que depuis quelque temps la maladie s’aggrave et la mort impitoyable semble vouloir venir l’enlever à l’affection des siens.Nous souhaitons bien qu’il recouvre la santé.— Mme Fred.Giroux et sen fils Georges tont partis pour quelques jours en promenade à Montréal chez des parents.— 1-a récolce de tabac est excellente ici cet te année ; il s’en est récolté beaucoup et il sera de belle qualité.Quelques cultivateurs en ont pour dos centaines de piastres dans des champs relativement petits.Ainsi M.Aidas Lainou-reux, dans deux arpents prendra certainement 1200 à 1300 livres de tabac qucsnol.Et plusieurs autres tels que MM.Jérémie Duquette, Cyprien Duquette, Louis Lamoureux, ont aussi fait une récolte considérable, sane compter la ferme do M.L.-0.Grothé qui en a produit as sez pour remplir ses immenses séchoirs.— Evariste Proulx qui a entrepris au prix de S800.00 les travaux de creusage dans la rivière Sainte-Marie est très avaucé et va réussir à merveillo.Avec lo courage et l’ambition dont il a toujours fait preuve il n’est pas étonnant qu’il réalise de gros bénéfices dans cet entreprise.Tant mieux pour tous.Moniquois.LE VIN de QUININE de CAMPBELL Rend le Sommeil et l*Appétit.FORTIFIE UN TONIQUE PARFAIT Recommandé par lu médecins K.CAMPBELL A CIE, MFRS., MONTREAL Nouvelles de S fce - Aune des Plaines — La compagnie du Pacifique Canadien a fait faire des réparations considérables à notre gare.— Le docteur Gauthier établi à Sainte-Aune depuis le commencement de juin est allé à Québec ces jours derniers pour chercher sa licence.— M.Tréfilé Leclair doit commencer bientôt à brûler un fourneau de briques très cousi dérable.— M.Venne, architecte, était de passago ici dimanche dernier.SAINT-AUGUSTIN — Mardi de la semaine dernière a eu lieu l’exposition annuello pour le comté do Deux-Montagnes.Malgré la température exécrable qu'il faisait, une foule nombreuse s’était rendue.Los maisons étaient remplies do visiteurs; on avait même envahi l’église.L’exposition s’est tenue sur le terrain de M.Marcelin Savage.Comme toujours les produits exposés étaient très beaux.N’ayant pu nous procurer la liste du ceux qui ont obtenu dos prix, il nous sera impossible do mentionm r leurs noms ; nous leur adressons tout de même nos félicitations.A peu près tous les directeurs de la Société d’Agricnlturo étaient présents.Nos deux députés y étaient aussi.— Nous faisons part à nos lecteurs qui connaissent Mlle Corinne Ouellet, de son mariage ave :1e docteur Théoret, de Montréal.L s nouveaux époux iront demeurer à Montréal.Castor.La Banque des Marekuii DU CANADA CAPITAL.VERSE *©,000,000 (Six millions de piastres) FONDS do RESERVE *2,700,000 Deux millions sept cent mille piastres.Bureau pr incipal, Montréal Bureau de Direction H.MONTAGU ALLAN, Président (de H.& A.Allan) JONATHAN HOGDSON, Vice-président (de llogdson Summer A Co.) B1ÎICE-J.ALLAN, (de II.fc A.Allan) J.P.DAWES, (de Dawes ik Co.) lion.Robt.MACKAY, (de Mackny Bros.) Thos.LONG, " de Col ling wood, Ont.C.R.IIOSMER, (Directeur du C.P.R.) C.F.SMITH, (de Jus.McCready A Co.) HUGH A.ALLAN, (de II A A.Allan) THOS.FYS1IE .Ocrant général.E.F.HEliDliN, Surint.des succursales.LA BANQUE DES MA ROHAN DS alloue un intérêt au meilleur taux courant sur les dépôts d’épargne et reçus de dépôts.Transige les affaires de banque en généial.C.M.WRENSHALL, Gérant.M.FORTUHAT BOURDEAU VALLEYFIELD, QUE., Guéri de brûlements d’estomac, de maux de tête, de dyspepsie, de douleurs dans les reins, par les PILOLES MORO Les Pilules Moro font un sang riche et pur, guérissent la constipation et aident aux hommes à manger ce qu’ils veulent et quand ils le veulent.Les hommes qui digèrent bien sont rarement éprouvés de nervosité, de manque de sommeil, de faiblesse générale et de maux de reins.Tenir son estomac en bon état est la première condition pour avoir une bonne santé et être heureux.Si vous souffrez de dyspepsie, < ssayez une boîte de Pilules Moro, elles vous soulageront nous en sommes certains.H.FORTUNAT BCU *DJ;AU, Vallcyficld.SIROP D’AHIS BAÜYIH-^,1».^ ¦enteric, dentition douloureux:, etc.—Procar» 1 c losuneiL Sa vente x*rtout Sic.U bouteille.“ Depuis longtemps je souffrais d- brûlements d'estomac, ‘de douleurs dans les reins, de ilyspepjic.“ J’était toujours accablé, et lorsque j'étais tranquille je ‘pouvais toujours dormir.Je travaillais dans in-e filature de ' coton, et mon ouvrage me fatiguait be iiieoup.Ce sont mes 'amis qui me conseillèrent de prend e h-s Pilules Moro ; j’en 'pris io boîtes ; au bout de la quatrième, j'étais soulagé et à la ‘ dixième j étais guéri.“Je suis parfaitement bit n a J mes forces me ‘sont revenues, et je dois ma santé aux Pilules Moro.“M.FORT.UNAT BOURDEAU, Valley field, Qué.” Les PILULES MORO ne sont que pour les Hommes.Les hommes qui voudraient consulter I».n Médecins de lu COMPAGNIE ME-DICÀLE MORO et qui demeurent trop loin «le Montréal peuvent le faim par lettre.Rb n'ont qu’à bien «lira lotit ce qui 1rs inquiète et ils recevront aub retard des rcnscigneniciits aussi longs et aussi complets que si la consultation eât été personnelle.Tous les hommes {xmvcttt écrire, mémo ceux les pim» éloigné.aucune raison no Futmiit les en empêcher, qu'importe leur instruction.T-TEF* PILULES MORO sont à vendre isartout.Si toutefois votre inorch&nd nu }ai tient pas, nous vous les cx|)édicronB Boit nu C’nmwln ou aux Etals-Uni*, bot réception du prix, 50c pour une lx>Itc ou £2.50 jour six boitai.Paitcs toujours enregistrer vos lettres contenant «lo l’argent Adressez comme suit : • i ; « ¦ 4 COMPAGNIE.MEDICALE MORO.Rue Ste-Catherlne, S^MONTREAL.Excursions des Moissons au j^ord-Oues-t #28.00 Prix d’alier et retour, classe des celons.Winnipeg.Wasknda.Elgin.Estevan.Areola.Binscarth.Wawaucsa.Mooromin.Min iota.Grand Wiew.Swan River.Regina.Moosejaw.Yorktan.| Prince Albert.) 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Hjnot idien Y vos (îuyoi, dip*» leur politique.Parmi < • Ii»I»• iMii iirs.«ni ivmarqtio les noms des écrivains le?, plus illustres de Franco.A bonnement, Six mois $•* ; un an, $‘J.12 rue (Îi.ipge-Rateliere.Paris (France;.LA BEVUE LATIA E, Ile rue mensuelle de littérature comparée.Directeur, M.FM IL 15 FAGUFT.Abonnement, $1.0(1 par année.511 rue Monge, Paris (France) L’A U TO R ETE LE MOIS Revue Mensuelle, Littéraire et Pittoresque Magnifique revue illustrée sur papier de luxe.Au nombre des principaux collaborateurs se trouvent François Coupée, K*»né Bazin, Ed-montl Rostand, Frnest Daudet, Charles Vincent V.DelaparU, S.J.Abonnement: Un an, $2.80 8, rue François 1er, Paris, France.La Librairie St.«Férome Edifice Parent, près du Marché SAINT-JEROME, P.Q.Sans contredit la meilleure librairie de Saint Jérôme.On y trouve tout ce qu’il y a de mieux dans cette branche «11* commerce : * Livres dtécoles, Livres de piété ordinaire et de luxe, Papeterie, Cartes A jouer en gros «•( et» détail.Rideaux (blinds) de 25 ets A $2.50, Supports nouveaux pour portières.Pôles et.leurs ornements, Papier vert et aut re h double couleur, rpapisseyie A bon marché pour faire place aux achats d’automne.Grands et petits miroirs i\ prix réduits.Bel assortiment de 51 outres, Chaînes, «loues de ma riageet autres Bijoux de valeur.Arrêtez La toux et chassez te rhume Les Laxnlivc-Bromo-Qitmmc Tablets gumssen un rhuinù en un seul jour.Pas do guérison, pas de payment.Prix, ‘25 cts.Journal quotidien Publie chaque jour mi article «lo M.Paul «le Cas-^agtiac.Ahonni'uieiit, Six mois $3.(>U ; un an $7.00.4 bis, rue du Houloi, Paris, France.Les lectures modernes Revue illustrée de la famille.Paraît le 10 et le 25 de chai|iie mois.lectures variées, morales «•td’mi palpitant intérêt- Illustration suber-I»e¦ Prix ptuu* le Cumula $2.20 par année.S’u-«lresser OMI, houlv.St-Gern»ain, Paris (France) ou au bureau «le l'Avenir du Ford.J.c Monde Moderne REVUE ILLUSTREE paraissant le 1er de cliatpie mois.Elle publie, par an, 2 volumes do 2,(MK) pages, et 1,500 gi^ivtires et «les morceaux «1e musi«|iie.Elle* publie en plus, en supplements détachés, (1 ynnuht roman# noui'cuiuv par an.Prix d’abonnement nom* le Canada $4.40 par année.S'adresser, 5, rue Réaumur, i\ Paris (France)ou au bureau de VAvenir dit Ford.LA REVUE HEBDOMADAIRE Romans, histoires, voyages, etc., et supplément illustré.Revue d’un intérêt palpitant.Abonnement : un an, $5.00 ; 6iv mois, $2.00 trois mois.$1.40.10, rue Garancière, Paris.France.L’Avenir «lu Nord est imprimé par J.-E.Prévost lils, éditeur, à Suint Jérôme.S.G.LAVIOLET1 MARCH AND DE FERRONNERIE, PEINTURES, V ERNIS, FAIENCE, POTERIE, & Courroies pour moulins do toutes sortes, Scies ron des, Coffres-forts, Poêles, Charbon, Horloges POELES EN ACIER Assortiment considérable de Montres i\ dos prix défiant toute compétition.Lampes électriques de 1ère qualité à SB cte.Dynamite, Poudre ù.fusil.Machine h coudre perfectionnée garantie pour 5 ans, MONARCH, $25 00 B.G-./Gaviolette, Coin de* rues Ste-Anne.et St-Georg es, BRUNO B.BEAULIEU MARCHAND do Ferronneries, Epiceries, Grain, Foin, Peintures, Bois do chauffogo et Bo's Je service, Chaux, Briques, Charlton, At telages doubles et simples, Chevaux, etc.M.Beaulieu achète les Pelleteries, les volailles le gibier et lo bœuf.Soul représentant, dans lo comté do Terrebonne, pour les poêles do la maison Moffet.Coin tics rues Saint-Georges et Sainte-Anne, SAINT-JERO'M'E 860 L'AVENIR DU NORD, «as
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