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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 15 août 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-08-15, Collections de BAnQ.

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Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro Cinquième Année — No 33 Jeudi, le 15 Août 1901 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE LX MOT DE L'AVENIR EST OA NJ LE PEUPLE MÊME Nous verrons prospérer les DtS ou si lauramt Ç&.50CT-C-) aaggg ün an.Six mois Aboppetnepts ¦ $1.00 0.50 Â •q Jules-Edouard Prévost fils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) ALpT'0'Pc®& Le pouco : Un mois.“ Un an.$1.00 $:).00 g CKE>y»EK.fc SOMMAIRE Le point du jour, poésie Sully Prud’homme L’accaparement des fabricants de papier Francœur La loi sur les congrégations Francœur La guillotiuo C.H.B.Rapport de l’officier de sauté, Dr Em.Fournier Causerie Meli-melo Aux chasseurs Chasse aux nouvelles Questions et réflexions Sport Nouvelles de Saint-Jérôme Marché de Saint-Jérôme Germaine, feuilleton G eno vra.Le P’tit Chose Le Franc Edmond About LE POINT DU JOUR C’est l’heure indécise où l’aurore Annonce son prochain retour Plus à l’âme qu’aux yeux encore, Quand il ne fait ni nuit ni jour ; Il semble que la terre épie L’imminent baiser du soleil ; C’est comme un arrêt dans la vie, Un subit effroi du réveil.Des hiboux et des rôdeurs traîtres L’appel vague et rare a cessé, Mais la rumeur de tous les êtres N’a pas encore commencé ; A peine un coq s’est fait entendre, A peine fume un premier feu Dans le ciel humide et si tendre Qu’on ne sait s’il est blanc ou bleu ; Sur la route flotte et s’allonge Un lambeau d’errante vapeur Qui semble en fuite comme un songe A qui la lumière a fait peur : La rosée, où ne s'illumine Pas encore un seul diamant, Sous une gaze blême et fine Ensevelit le pré dormant ; Comme un miroir de fiancée Où tremblent des reflets de Iis, .L’eau des ruisseaux est nuancée Par la nacre des cieux pâlis.En souriant à ses voisiner Une fille aux yeux entr’ouverts S’éveille dans les capucines De sa fenêtre aux volets verts.Mais un souille léger s’élève : Au brusque éclat du jour vainqueur L’horizon tressaille et se crève, Et tous les nids chantent en chœur ! Et là-bas sur la glèbe rose D’où l’alouette prend l’essor, Marchent dans une apothéose Des bœufs de pourpre aux cornes d’or ! Sully Pruduomme.G’accaparement des fabricants de papier L’enquête de M.le juge Taschereau est finie, et tous les témoignages ont été entendus ; le commissaire-enquêteur remettra, ces jours-ci, son rapport au ministre.L’accaparement a été avoué par ceux qui en font partie, puisqu’une copie de l’acte a été déposée.On y voit que les membres du trust, composé des fabricants de papier, se sont unis dans le but d’élever le prix de leur marchandise, prenant l’engagement, sous peine d’amende, d’observer les résolutions prises.Le seul point à établir est la mise à exécution de cet engagement ; et cela aussi a été prouvé.L’accaparement a fixé un prix minimum qui a été rendu obligatoire pour tous les acheteurs quelles que fussent les circonstances particulières de l’opération.C’est principalement le petit consommateur qui en a souffert.Il achète d’ordinaire par quantités minimes, au fur et à mesure de ses besoins journaliers.Le gros industriel, lui, fait d’avance sa provision pour plusieurs années, et il profite des remises du comptant.Je citerai l’exemple d’un des témoins qui conclut un marché à long terme avant l’accaparement, et qui jouit des bénéfices d’une remise considérable sur les prix établis par les monopoleurs, ce qui lui rend la concurrence plus légère à soutenir.Il semblerait pourtant qu’avec le perfectionnement des machineries et l'usage du bois dans la fabrication du papier, cet article de consommation pût être livré à, l'acheteur à meilleures conditions qu’autrefois.Mais la combine a élevé le prix du papier d’une façon inattendue.De là, les cris des éditeurs écorchés Ceux-ci sont impuissants.Il faut qu’ils paient les prix demandés ou qu’ils ferment boutique, car le droit sur le papier empêche les fabricants étrangers de venir apporter quelque soulagement appréciable aux acheteurs canadiens.Dans ces conditions, la taxe d’entrée sur le papier constitue un impôt payé par le peuple de ce pays pour assurer l’existence et les gros bénéfices du combine.Le gouvernement aura à s’occuper de cet aspect de la question.Le rapport de M.le juge Taschereau va l’aider à prendre pne décision à cet égard en l’éclairant plei- nement sur les conditions intolérables du commerce du papier au Canada.La loi contre les accaparements appliquera le remède que requiert l’état du malade.L’abaissement ou l’abolition complète des droits sur le papier porterait un coup décisif à la coalition.L’association de la presse canadienne l’a demandé.Nous attendrons le gouvernement à l’œuvre.Francœur LA — Loi sur les congrégations On s’entretient un peu, dans notre pays, do la loi sur les associations, votée par la chambre française le 28 juin dernier.Ce n’est rien, cependant, au prix de ce qu’on aurait dit, il y a quelques années, au temps de XEtendard ; mais depuis, l’opinion a fait du chemin ; non pas qu’on soit plus enclin à accepter avec complaisance des lois injustes, mais parce que les Canadiens d’aujourd’hui ne se laissent plus facilement monter la tète par des déclarations plus catholiques que le pupe.Certes, au point de vue strict de droit commun, la loi sur les associations u’est peut-être pas défendable.Mais, pour juger les actes de la législature française, nous oublions trop souvent de tenir compte des conditions politiques et sociales particulières dans lesquelles se débat continuellement la France.La République française vient d’échapper à une conspiration royaliste dont le procès de la Haute Cour a mis à jour les menées ténébreuses.M.de Lur-Saluees, le eoutumuce qui est venu il y a quelques semaines sc remettre aux mains de la justice française, en a fait l'aveu catégorique ; lumière inutile, puisque la vérité était déjà connue.Personne n'a oublié, non.plus, la tentative de M.Paul Déroulède sur la Place de la Nation, lors de l’agitation dreyfusiste, quand il saisit à la bride le cheval d’un général et cher-ha à l'entraîne avec sa brigade vers le palais de l'Elysée pour y faire prisonnier le président de la République.Malheureusement pour eux et pour la cause qu’ils représentent, des prêtres onr t ! c un pro mis dans ces complots.On en a entendu qui ont poussé les généraux à la dictature ; d’autres qui, dans la presse, ont secondé ouvertement, opiniâtrement les fauteurs et les organisateurs de coups d’état, et les prévenant qu’ils pouvaient compter sur eux.Ces bonnes g-n - disent qu’ils ont droit de renverser par une contre révolution les institu tions républicaines que le peuple français s’est données en 1870 et qu’il a gardées depuis.Parfait; mais il faut reconnaître en même temps au gouvernement établi le droit, pour le moins aussi indiscutable, de protéger son existence.¦ Il est bien connu que les prétendants orléa nistes et bonapartistes conspirent tout le temps contre la République, à l’intérieur et à l’étran ger par des agents régulièrement accrédités.Il est également bien connu que le clergé, surtout le clergé régulier, est en général favorable aux partis monarchistes.Plusieurs de ses membres les plus militants se compromettent dans les agitations politi ques.C’est leur droit, sans doute ; mais c’est aussi celui de la République de s’entourer de précautions en mettant ses ennemis en surveillance.Après avoir provoqué l’expulsion des prétendants, c’est bien le moins auquel puissent, s’attendre leurs agents en France, religieux ou civils.Plusieurs en Canada jugent sévèiemcnt la loi sans réfléchir auparavant à toutes ces choses.Un joornal irlandais do Montréal, le True IVilness, bien que recommandé par l’archevêque de Montréal aux catholiques de langue anglaise, n’a pas fait exception à la règle.Il a jugé avec une rigueur tout irlandaise la loi française sur les associations.» Il est clair, dit-il, d’après ce que décrété la loi, qu’aucune communauté, ni ordre re'igieux, qu’il soit missionnaire, enseignant, ou autre chose, ne peut exister en France tant que cette loi souillera les statuts de ce pays.n Le pape, en ordonnant aux congrégations de se soumettre à la loi, démontre évidemment que la loi no les supprime point.La République ne veut pas la mort des congrégations, mais qu’elles se convertissent ! En attendant, elle les met en surveillance.La loi n’est- pas un moyen d’étouffement, mais une mesure de précaution républicaine.Il n’appartient pas aux monarchistes de l’en blâmer.Qu’ils se rappellent que l’Empire avait sa loi de la sûreté générale qui lui permettait de prendre toutes les mesures nécessaires par simples décrets La République était désarmée, l’expérience lui a appris à se garder à son tour des coups de mains.A partir de la date de la promulgation delà loi, c’est-à dire du 2 juillet, les congrégations ont trois mois pour demander l’autorisation d’exister qui leur sera accordée par un vote du parlement.Toute congrégation autorisée sera obligée, aux termes de l’article 15, de tenir un état de ses recettes et dépenses ; de dresser chaque année le compte financier de l’année écoulée et l’état inventorié de ses biens, meubles et immeubles.La liste complète de ses membres, mention nant leur nom patronymique, ainsi que le nom sous lequel ils sont désignés dans la congrégation, leur nationalité, âge et lieu de naissance, la date de leur entrée, doit se trouver au siège de la congrégation.Celle ci sera tenue do icprésenter sans déplacement, sur toute réquisition du préfet, à lui-mcme ou à son délégué, les comptes, états et listes ci-dessus indiqués.Seront punis des peines portées au paragraphe 2 de l'article 8 les représentants ou directeurs d’une congrégation qui auront fait des déclarations mensongères ou refusé d’obtempé- rer aux réquisitions du préfet dans les cas prévus par le présent article.Art.10.— Toute congrégation formée sans autorisation sera déclarée illicite.Ceux qui en auront fait partie seront punis des peines édictées à l’article 8, paragraphe 2.I*a peine applicable aux fondateurs ou administrateurs sera portée au double.Des personnes bien intentionnées sans doute, mais déplorablemcn*.préjugées, ont dit que la République française voulait disperser les congrégations religieuses pour s’emparer de leurs biens ; d’autres ajoutont que les vœux monastiques étaient interdits par la nouvelle loi.C'était une grosse erreur.L’article 18, qui prévoit la dissolution d’une communauté par refus d’autorisation ou par défaut par elle de demander cette autorisation, ordonne que les biens et valeurs apportés à la congrégation par ses membres leur seront restitués, et que les dons et legs fait-s à la congrégation pourront être revendiqués par leurs auteurs.Ce n’est pas tout.L’entretien des pauvres hospitalisés sera, jusqu’à l'achèvement de la liquidation, considérés comme frais privilégiés de liquidation.Il resterait peu de shose pour le gouvernement de la République, si Marianne voulait voler les congrégations, comme on a osé l'affirmer.Mais si peu qu'il reste après ce partage, ce peu ira encore aux membres do la congrégation dissoute, sous forme d'allocation ou sous forme de rente viagère.I.e même article dit : Le règlement d’administration publique, vi sé par l’article 20 de la présente loi, détermine ra, sur l’actif resté libre après ce prélèvement ci-dessus prévu, l’allocation en capital ou sous forme de rente viagère, qui sera attribuée, aux membi-es de la congrégation dissoute qui n’auront pas de moyens d’existence assurée ou qui justifieraient avoir contribué l’acquisition (les valeurs mises en distribution par le produit de leur travail personnel.En somme, que reste t-il de toutes ces calomnies que des étrangers pour lesquels la Ré publique française a autrefois versé le sang de ses enfants, répandent sur son compte à propos de cette mesure politique rendue nécessaire peut être par les circonstances?Pas grand chose.Et je terminerai en disant avec M.Poindron, qui s’est exprimé à un collaborateur de la Presse en des termes qu’on ne peut que louer : La loi sur les associations, bien que dirigée contre les congrégations religieuses, est une arme à deux tranchants et peut, le cas échéant, être appliquée aux communards, aux anti-séuu-tes et aux perturbateurs de tout genre.Bref, la République et la religion catholique font assez bon ménage, surtout à l’étranger.M.Cons-tans, autrefois le collègue de Jules Ferry, main tenant ambassadeur à Constantinople, est.l’ami et le piotecteur dos missionnaires et des religieuses enseignantes d’Orient, et o-i a pu voir par les récits do Mgr Favier, évêque de Pékin, combien ses rapports avec M.Piclion étaient empreints de cordialité, et le concours empressé qu’ils se prêtaient mutuellement.Or, M.Pichon, alors qu’il était député et journaliste en France, était classé comme un radical socialiste de la nuance Clémenceau ; c’tst assez vous dire que.lorsque l’honneur et l’intérêt de la France sont .en jeu, il n’y a plus ni cléricaux ni républicains, il n’y a que les Français patrio tes.Le Saint-Père vient d’ordonner aux congrégations de demander l’autorisation telle que la loi l’exige.Je serai bien étonné si cette auto risation est refusée à plus de deux ou trois d’entre elles.Francœur Ea Guillotine Sous le titre de » Destitutions," la Presse publiait, la semaine dernière un article dans lequel elle se plaignait amèrement de la détermination prise par le ministre des Pestes de congédier certains fonctionnaires du gouvernement.Voici d’ailleurs un extrait do l’article on question : " La guillotine de l’honorable ministre des Postes, après un repos d'une couple d’années, vient do moissonner les rares victimes du comté de Joliette, qui, malgré leurs opinions politiques bien modérées, avaient pu trouver grâce devant les vainqueurs." Quoi que la Presse puisso en penser, nous croyons que ces victimes oubliées du comté de Joliette ne sont pas trop à plaindre.Si le gouvernement a eu la générosité do conserver à ces fonctionnaires leurs positions dppuis 189G, il serait insensé do vouloir pré tendre que leurs places leur sont données à perpétuité et il est encore plus idiot de vouloir faire entendre que le gouvernement n’a pas le droit d’ordonner ces destitutions ou qu’il ne peut le faire sans poser un acte répréhensible au point de vue du droit, do la justice et de l’humanité.En tout cela, la conduite des ministres nous paraît parfaitement conforme au droit, à l’équité et à la saine raison.Il est parfaitement rationnel d’obliger nos amis avant nos adversaires.Récompensons ceux qui ont travaillé pour nous et qui ont soutenu notre cause ; quant à ceux qui nous ont combattus, nous ne leur devons rien.Et d'ailleurs, si la guillotine fonctionne à certains moments, it ne faut pas en êtro formalisé et encore moins scandalisé.De tout temps la guillotine a fonctionné ; elle sc prête admirablement bien à tous les régimes et l’expérience a démontré que c’est surtout sous le régime conservateur qu’on a usé et souvent même abusé du terrible instrument Nos aimables adversaires n’ont donc pas raison de nous faire la moue.Que ce soit un bleu ou un rouge qui tienne le couperet, ou que ce soit une tète libérale ou une tête tory qu'on passe dans la lunette, la différence n’est pas appréciable, il faut que cette tête tombe.C’est donc à tort qu’on veut taxer le gouvernement d’inhumanité à propos des destitutions üirm* m T TOWER tl'r- aocr TJi| NEAHMitM «.maimca fl g.EXPOSITION DE BUFFALO — LA TOUR ELECTRIQUE qu’il a ordonnées.Je connais personnellement un certain nombre de personnes qui, malgré leur attachement à la cause conservatrice sont encore employées du gouvernement.Plusieurs destitutions vienneut de s'opérer par ordre du ministre des Postes.Cela ne veut pus diro qu’il n’en reste plus à faire, et il y a plus d’un endroit où l’on pourrait dresser la guillotine, plus d’un coin sale où il faudrait passer le balai.Contentons-nous de mentionner le comté d’Iberville où se trouve M.Goyotte, maître de poste de la ville d’Iberville.Ce monsieur est un très bon citoyen qui, malheureusement a le tort d’être trop bleu ; il achève paisiblcirent l’œuvre de sa spiritualisation et a atteint le plus haut degré de perfection dans la compréhension de l’idée eouservutnee.Cependant, en dépit de ses opinions politiques, le maître de poste d’Iberville n’a pas été troublé depuis 189G, époque à laquelle il aurait pu êtro remercié de ses services, et cela conformément à ses principes et à ceux do son parti qui prétend que le changement d’un gouvernement provoque né cessairement le changement immédiat des fonctionnaires do ce même gouvernement.Il est donc évident que, malgré les accusations qu’on porte contre nous, on ne peut raisonnablement nous taxer d'inhumanité.Il y a eu des destitutions, il est vrai, mais on les a faites avec ménagement et discrétion et après un laps de temps suffisant pour ne laisser personne dans l’embarras.Supposons, dans l’hypothèse, que le cubinct conservateur soit monté au pouvoir en 189G et que nous, libéraux, soyions tombés dans l'opposition ; il n’y a pas do doute que tout ce qu’il y a de libéraux aurait été submergé dans la tourmente et qu’on n’aurait pas nttendu aussi longtemps que nous l’avons fait pour nous donner notre congé.Mais voici comment la Presse termiue l'article dont nous parlions tout à-l heuro : " L’opinion saine et indépendante de ce comté se prononce fortement contre ces destitutions." Cette opinion " saino et indépendante " n’est pas cello du comté, comme la Presse ose l’insinuer, c’est simplement l’opinion des bleus du comté, rien que ça ! Continuons : ".et des requêtes signées par la grando majorité des électeurs de cos différentes paroisses, sans "distinction do parti," ont été présentées au ministre des Postes pour lui demander de maintenir à leur poste des employés fidèles et consciencieux.Malheureusement ces sages protestations n’ont pas été écoutées " Il n’aurait plus manqué que ça ! D’abord, il ne faut pas prendre les gens pour des niais et la Presse a mauvaiso grâce de tenter do nous faire croire que la grande majorité des électeurs sans distinction de parti, ont présenté des requêtes pour maintenir à leur poste certains employés qui ne sont après tout vitimos que de leur aveugle obstination.Que des requêtes aient été présentées dans ce but, nous ne le nions pas ; qu'elles aient été présentées par la grande majorité des électeurs sans distinction de parti, c’est une autre choso et ça peut être oontesté.Mais le fait matériel est là La guillotine fonctionne et les têtes tomlient ; cola donne lieu à des protestations.Quo nos adversaires commencent par fairo leur examen de conscience et B’ils se trouvent immaculés, nous leur permettrons de censurer notre conduite.Voici une ïamarque qu’il n’est peut-être pas hors do propos de faire.Certains employés civils conservateurs, qui ont conservé leur position, s’imaginent pouvoir s’imposer impunément ils sont d’une arrogance détestable qu’on no peut ko passer d'eux.Et chez nous et croient croyez-vous que c’est un grand mal tic destituer ces gens là 1 Nos adversaires devraient comprendre quo ce temps est fini et s’ils ont conservé leur position, ils devraient s’en montrer reconnaissants à qui de droit et mettre do côté l’iiigrutitude et l’arrogance.Sachez, messieurs les conservateurs, qu’il y a un proverbe qui dit: " Il n’y a personne d’indispensable." Donc, messieurs, cédez-nous la place.C.H.B.Montréal, 9 août 1901.CAUSERIE Je voudrais défendre toute une race qu’il est d’usage de couvrir de ridicule et à laquelle j’aurai un jour l’honneur d’appartenir.11 n’est pas de sarcasme, pas de choses trop dures, à l’adresse des vieilles filles.11 est entendu que toute femme arrivée à trente ans, non pourvue de ce phénix qu’on appelle un mari, est devenuo de dépit, colore, envieuse, médisante, bigotte, égoïste, etc.Est-il bien sûr que les pupilles de sainte Catherine soient toutes des dédaignés ?N'y a-t-il pas parmi elles des femmes qui ont été jolies, intelligentes, instiuites et qui auraient pu choisir.Après tout si elles ont voulu suivro seules un chemin qui n’est pas toujours rose à deux, est-co une raison de leur jeter la pierre ?A d’autres la vio semblait douce avec un amour partage, elles n’ont pas oublié leur premier rêve et leur cœur rivé à uno même affection n’a pas trouvé de charme aux autres : elles gardent à l’ingrat un culte qui ferait honte à ceux dont les morts sont si vite oubliés.Il y n celles qui se sacrifient pour leur famille ; dans leur existence occupée, peu do placo reste pour la chasse au mari.On no les voit ni nu bal ni au théâtre, niais ont les trouve partout où il y a une aouflrance à soulager, une faiblesse à soutenir.Qui dira le dévouement des sœurs aînées et des tantes : ce sont elles qui adoptent l’enfant au berceau; que sa mère soit une malade, uno marâtre ou que Dieu l’ait rappelée à lui.Elles entoureront do soins assidus ce frêle petit être.Images visibles de la Providence, elles veilleront sur son enfance, l’instruiront avec un soin jaloux, deviendront coquettes pour le parer, ambitieuses pour le produire dans le inonde.Qunnd il se sera fait une place au soleil, quand il aura sa part d’affection et de prospérité : elles s’effaceront pour que leur ombre no gêne pas ses élans île jeunesse, n’entrave pas son essort vers le succès.C'est la vieille fille souvent qui garde le foyer ouvert au prodigue.Comment la justice paternelle qui ressemble à celle de Dieu no se iaisserait-elle pas fléchir par celle qui a partagé les angoisses des mauvais jours, qui s’est multipliée pour fain) oublier les places vides et qui accueille le repentant avec la même indulgence qu’elle prodiguait au tout petit.Quand arrive le dur moment où tous les amis nous abandonnent, où chacun n le prétexte de sa famillo à surveiller, de ses uffnircs importantes, d’un voyage indispensable : c’est la vieille fille qui prépare encore le mourant à ce passage redoutable qui glaco les plus courageux.Elle va chercher dans lo coin oublié dos vieilles armoires le chapelet et le cierge do la première communion, elle fait répéter aux livres flétries les belles prières apprises autrefois, elle parie do ceux que celui qui part retrouvera bientôt, de la beauté de cette vio qui effraie parce qu’ello est inconnue, de la miséricorde du Dieu qui mourut parce qu’il nous aimait.Elle prie près du corps glacé, relève lo courage de ceux que eu spectacle brise, sa foi à elle est audessus du désespoir.La solitude se.fait autour d’elle, elle se sait de trop chez les uns et chez les autres et sa fifre nature cil souffre.Ceux pour qui elle tn.-vaillo l’npprécio aux jours d’épreuves, mais dans la joie elle les gêne.Elle a des idées d’hier qu’elle éiionco trop bravement.Si elle n’est pas crédule (l’expérience est un dur maître qui laisse peu d’illusions) sa foi robuste lui vaut bien des airs dédaigneux.Elle a des travers, moindres quo Its vices do ceux qui l’attaquent ; des habitudes surnu liées qui font sourire, un ton aigre quo lo malheur a contribué à lui fairo prendre.On la juge d’après cela et par SCI traits fanés, ses yeux éteints, ses toilettes vieillottes.Je souhaite à ceux qui los raillent le dévouement d’une de ces vieilles filles au cœur d’or.Us verront que l’enveloppe antipathique caclio parfois uno âme d’élite, des vertus rares que lo monde ne commît pas.Gknkvra 10 août 1901 | — MELI - MELO — 1 -r>- Le journal The Buffalo Enquirer reproduit-, dans son numéro du !) courant, uno parti de la dernière lettre de notre correspondant do Buffalo sur l’Exposition Puu-Aniéricaine.Crispi, le célèbre homme d’état italien, vient de mourir.Son œuvre est jugé avec sévérité en général et surtout par les journaux français qui reconnaissent cependant que les sentiments francophobes de Crispi étaient la conséquence de son patriotisme ardent.Le ministre de la marine ayant ordonné à M.J.R.Booth de cesser de jeter les déchets des scieries dans la rivière Ottawa, et M.Booth ayant jusqu’ici refusé do se conformer à l'injonction, le ministère menace de prendre immédiatement des procédures judiciaires contre lui.Selon nous le gouvernement a raison et devrait veiller à ce que nulle scierie ou fabrique quelconque ne nuisent à la vie des poissons en jetant dans la rivière do la sciure de bois ou des acides pernicieux.Les recettes du Pacifique Canadien so sont élevées à S30,855,203 durant la dernière année fiscale.Au cours d’un article intitulé n Comment finira le régime capitaliste ?« paru dans la Grande Revue de Paris, M.Etien- L’AVENIR DU NORD, 18 AOUT lflOl nu Buisson écrit co qui suit sur lo Canada.Voulant prouver combien grandissent et prospèrent lus pays neufs, il dit: >• Lo Canada lui aussi progresse avec une grande rapidité.Ku outre de l’industrie laitière qui a pris des proportions considérables, it les industries métalliques, textiles et autres, qui n’existaient pies pour ainsi dire il y a dix ans, ont pris une extension si rapide qu'elles exportent pour 18 mildious à l’heure actuelle.Sa production cotonnière mérite une mention spéciale, parce qu’en soiniuc c'est elle, dans toutes les dépendances anglo-saxonnes, qui attire, et à bon droit, l’attention du la métropole.1011c montait à 43 millions l'an dernier et consommait près de 12 millions do livres anglaises do matières premières ; ses expéditions au dehors atteignaient lo chiffre de 1,000,0(10 francs, c'est-à-dire neuf fois lo contingent de 1890.La Chine est devenue pour les filateurs du Lo million un marché d’une importance croissante et co n’est pas un mince événement économique que la concurrence opposée au RoyauiiioUiii, sur un terrain où il passait pour inattaquable — celui de la transformation cotonnière — d’un côté par l'Inde, do l'autre par le Canada, n Bien que lo latin soit parlé à peu près sous toutes les latitudes, il n’est point encore la langue vraiment universelle.Ce qui ferait douter qu’une langue universelle puisse jamais exister ' Un sténographe fait entendre à ce sujet des doléances bien curieuses.Lo malheureux doit se livrer à une incroyable gymnastique auriculaire pour percevoir les discours en latin que prononcent à Kome les évêques étrangers.Le prélat irlandais, le prélat français, le monsignor italien parlent la même langue, mais leurs prononciations diffèrent tellement que le latin de l’un n’est pas le latin de l'autre.Un comité va probablement être formé en vue d’établir une prononciation universelle et uniforme.Que pourra ce comité contre les lois multiples de la prononciation i Savez-vous quel est le plus grand journal paru jusqu’à nos jours ?Non, n’est-ce pus { Moi non plus, jusqu’à tout à l’heure.Aussi nie plnit-il de me parer do cette science récente.Lu plus grand journal paru fut publié à New-York — naturellement — en 185.b Il avait 8 pages de 2 ni.50 de haut sur 1 m.80 de large.Chaque page avait 18 cocolonnes.Ce numéro, tiré à 18,000 exemplaires, devait paraître tous les 100 ans; aussi, pour le faire tout à fait extraordinaire, ne contenait-il aucune annonce, ni article de réclame.11 coûtait 50 centimes.Quant au plus petit journal du monde, il paraît encore au Mexique et se nomme le Télégramme.11 contiendrait 200 fois et plus dans le fameux journal de New-York qui portait 1e titre modeste de llla-minuted quair apte constellation.Le professeur Fabius Gori croit avoir retrouvé près du pont Saint-Laurent et du pont de Ihndo sur la voie Salaria le tombeau (pie se fit ériger, par testament, Titus Pétrone, arbitre, personnage consulaire, re nommé à Home connue l’arbitre du ton, élégant iut arbiter (le Pétrone du roman Quo Vadis ?) Metello et Holstein rapportent qu’on lisait là sur un tombeau formé de pierres de granit l’inscription : m Testaments arbi-tri arbitra n.Lu professeur Gori a vu les restes d’un long édifice en pierres de tévertin, taillées, et muni do colonnes dans l’enceinte desquelles les paysans trouvent du temps à autre des ossements humains, on sait, du reste, (pie l’inscription existante et les urnes funéraires furent détruites en 1803, lors de la réfection du pont Buido.Cette découverte a une grande importance.On en pourrait conclure a peu près sûrement que les Petronius étaient originaires du pays sabin, comme les Fabius, les Claudius, les Cccilius, les Acilius et les Flavices, et qu’en cet endroit se trouvait la villa familiale de Pétrone et que c’est là (pie s'accomplit son dramatique suicide.On peut souhaiter, d’autre part, que cette nouvelle fasse aboutir lu vœu exprimé par lu dernier Congrès d’archéologie chrétienne en faveur de la remise au jour des nombreux tombeaux qui bordent la voie Salaria.I.o premier cas fût constaté lu 28 avril au matin chez un nommé Paquet demeurant dans une maison appartenant à M.W.R.Mantel, avocat.Li personne malade nous venait do Suinte Sophie, car depuis quelques jours déjà la picote sévissait dans lus paroisses de Saint-Uippolytoet do Sainte-Sophie.Nous avons renvoyé eetto jeune fille chez elle et nous avons mis la maison en quarantaine.(Quelques jours après Mme Paquet et son enfant étaient atteints de lu variole.la: eus suivant a été celui d’un nommé Lu-nicl Hobert qui a été contaminé aussi à .Sainte Sophie, et qui à son tour a contaminé un nommé Gauthier Nous avons mis ces deux maisons en quarantaine ainsi que les familles Mon-tiguy et Doré qui avaient fréquenté ces variolés.MTous avons eu de plus deux cas chez un nommé Jos.Prière, deux autres chez un nommé E.Gaudut, et un dernier cas chez un nommé K.Pagé.Toutes ces personnes ont été con taminées par des variolé.-, venant de Sainte-Sophie.Il n'y a eu qu’un seul eus qui ait été transporté, dans la ville d'un variolé à un autre.Purconséquent il y a eu sept personnes atteintes do variole qui ne se sont pas contaminées, mais dont la picote venait d’une source éloignée.A toutes les fois que j’ai appris qu’une maladie douteuse pouvait exister dans quelques unes des maisons de lu ville, je me suis fait un devoir d'aller visiter ces maisons ; et c'est ain si que j’ai découvert le nommé Hobert caché dans le haut de la maison.Depuis l’éclosion de la maladie jusqu’à ce septième jour du juillet, date de la dernière dé sinfection, j’ai exercé une surveillance continuelle, afin d’enrayer cette terrible maladie, et par là protéger les intérêts commerciaux et industriels do notre ville.fai responsabilité était grande pour l'ollicier do santé, si nous considérons l’importance de nos fabriques et le chiffre d’affaires qui se fait dans notre ville, .le voulais protéger ces intérêts, et je crois avoir réussi en employant tout mon temps et toute mon énergie à surveiller l’épidémie.Nous avons eu neuf cas de picote répartis dans six familles ; ce qui fait un cas par -111 habitants.Partout en général j’ai rencontré de bonnes dispositions de la part des personnes atteintes du variole, à l’exception d’une seule qui, par sa désobéissance, m’a forcé à nommer un constable spécial afin de l'empêcher de sortir et d'avoir des rapports avec les personnes du voisinage.Toutes lus personnes atteintes de picote ou mises en quarantaine ont été nourries aux frais de la municipalité.Je suis cependant d’uvis que plusieurs d’entre elles sont en état de rembourser le conseil de leurs dépenses.Toutes les maisons contaminées ont été désinfectées au moyen de la formaline, et ce suivant les règlements du Conseil (l’Hygiène île la province de Québec.Je profite de cette circonstance pour offrir mes plus sincères félicitations à messieurs les échevins pour avoir mis à la disposition de l’officier de sauté un générateur à désinfecter aussi parfait.Je dois le dire, à la louange du Con-eil, le générateur que nous avons a été apprécié et approuvé par messieurs les docteurs Beaudry, inspecteur; Bonnier, sous inspecteur et Pelletier secrétaire du conseil d’hygiène de la province de Québec.Je remercie bien cordialement monsieur lu maire, messieurs les échevins et messieurs les membres du conseil d'hygiène du la ville pour la bonne volonté et l’empressement qu’ils ont mis à combattre les deux maladies contagieuse qui se sont déclarées dans notre ville.Je les remercie tous du la confiance que ces messieurs ont mise dans leur oflicier de santé, et c’est avec respect et confiance que je soumets ce rapport, Je demeure, messieurs Avec considération Votre tout dévoué serviteur Dr J.Km.Fournier Oflicier du santé pour la ville de .Saint-Jérôme.Vin étonnant Rapport de l’officier de sarçté.Voici le rapport présenté nu conseil de ville, lo 18 juillet, par lu Dr Km.Fournier, oflicier do santé do la ville de Saint-Jérôme : A son Honneur le maire, à messieurs les échevins de la ville de Saint-Jérôme.Messieurs, J’ai déjà eu l’honneur de faire à votre conseil un premier rapport en date du 9 avril dernier concernant l’épidémie de scarlatine qui sévissait nlors dans notre villo.Nous avons durant lo cours do cette épidémie désinfecter dix maisons où il y avait de la maladie et une autre où l’on avait transporté du linge venant d'une maison infectée.J’ai fait, durant cette épidémie, la visite de plusieurs maisons où l’on soupçonnait do la scarlatine.A deux endroits j’ai constaté qu’il y avait eu de la scarlatine, et que les parents avaient caché leurs enfants.Jo crois que ces parents ont agi plutôt par ignorance et non en vue d’éluder la loi.Cetto épidémie nous venait do la paroisse ; et il n’y a aucun doute que la scarlatine qui a envahi la paroisse venait de Montréal, car à cetto époque l’épidémie faisait rage dans la ville do Montréal.Il est de mon devoir do faire remarquer que la paroisse a été bien lente à s’organiser pour combattre lo fléau.J’espère qu’à l’avenir la paroisse mettra un peu plus d’empressement a prendre les précautions voulues par les règlements du conseil d’hygiène de la province de Québec.Vers le 28 avril, nous avions sous contrôle oette épidémie do scarlatine, lorsquo à cette dernière date une maladie plus terriblo fit son -pparition : je veux parler de la variole.prendre bonne note de cet avis, car l’exécutif do l'Association pour la protection de la chusse et do la pèche dans lu province do Québec s’est réuni dernièrement, et a nommé des olücicrs spé ciaux pour veiller strictement à l’oxcuutiun de la loi.Nos confrères des comtés où se fait en particulier la chasse aux canards rendraient sûre ment service à eurs concitoyens en leur rappelant les termes de la présente loi, et un leur indiquant que la chasse au canard ne commence pas lu 1er septembre, niais le 15 septembre.Québec, 7 novembre 1899.Les certificats bienveillants obtenus des acheteurs peuvent être taxés d'incompétence, d’indiscrétion ou d’un excès de condescendance.Quand il s’agit d'une préparation médicale, il est du devoir du médecin qui l’a prescrite à ses clients d’en laisser connaître les résultats.J’ai, ordonné le Vin des Carmes à des membres de ma famille d’abord, et l’amélioration rapide qui s’est manifestée m’a convaincu de sa grande utilité.Un très grand nombre do mes clients en ont fuit usage, et jo me fais un plaisir do vous dire que tous cil ont bénéficié, ot un grand nombre d’une manière étonnante.Vous savez que jo n’aime pas à mutiplier nies certificats, mais cette préparation est une de celles qui exigent l'encouragement, des médecins et mes félicitations personnelles.Dr H.-U Matte, 15G, rue Des Fossés.LÉ VIN DES CAlîMES est en vente à Saint-Jérôme chez M.J.P.Durand, pharmacien, rue Saint-Georges./\ux chasseurs Lu loi de chasse dans la province du Québec a subi des changements sérieux et dont il est bon que nos chasseurs prennent connaissance, s’ils ne veulent pas s’exposer à des inconvé nients graves et à des pénalités désagréables, d’autant plus quo les associations protectrices du gibier su préparent à être impitoyables.Iji chasso au canard no s’ouvre pas cetto année lo 1er septembre, mais oie s’ouvro lu 15.septembre seulement _ Ainsi, toute purs nine qui tirera un canard avnnt le 15 septembre, s’exposera à se faire prendre.Do plus, la vente des perdrix est défendue pour deux uns, et il est aussi défendu d’avoir chez soi des perdrix pour vendre.Cette mesure très sago a pour objet d’empêcher lo massnerc de perdrix qui se faisait au profit des Etats-Unis, et qui menaçait ce délicat gibier d’une extermination inévitable.Los vrais sportmen peuvent encore épauler lo fusil et abattre quelques perdrix, mais pour eux seulement, et il est défendu do les vendre.Cotte prohibition est pour deux ans et permettra de repeupler nos liois.La perdrix est maintenant refoulée vers le nord par la poursuite incessante qui lui est faite en vue d’alimenter lo marché yankee.Ce temps de repos la ramènera dans nos parages.Nous conseillons beaucoup tous ceux que taquine le désir de brûler des cartouches, do Ne gaspilles j>as votre artjent Votre nrgen en m liclnut îles 'cinèiles pour vos cheveux.Lo IVignu électrique du llr While, patenté ou février I "J i est ht seule protection otlicacc contre les pellicule.; ot autres maladies du cuir chevelu.Il vaut sou pesant d'or.Kuvuvez lit! ois.en timbres pour en avoir un luainlciiuiit.Garanti.1).N.Rose, Gen.Mgr, Decatur, 111.Chasse aux nouvelles La cause de la guerre des Boers.Une revue anglaise, lo Nineteenth Century, public un article dans lequel lo chanoine AVir* mail, do la cathédrale do Grahamstown, déclare que la guerre sud-africaine est surtout un con flit religieux et que eu conflit n’a pas d’autro cause que lo calvinisme dos Boers.I.o chanoine considère les Boers comme les seuls calvinistes vraiment orthodoxes qui subsistent dans lo monde, et il estime que le calvinisme voue à leur port'; les peuples qui le pro fessent.Evidemment, il a oublié l’histoire de Genève, (les Pays-Bas, et même celle de la Nouvelle-Angleterre, mère des Etats-Unis.“ Un calviniste orthodoxe, à cause du dogme de la prédestination, no saurait avoir la moindre conception de la justice.C’est pourquoi les Boers ont réfuté les oiïres magnanimes de Chamberlain en 1899." J.e chanoine àVirgman a le mérite de nous apprendre du nouveau.Mais ne pourrait on pas faire obseï ver à ce digne révérend que si les Anglais avaient " la moindre conception de la justice," la guerre contre les républiques sud-africaines n’aurait jamais été déclarée.Mort de Vimpératrice Frederic.Victoria-Adélaïde Marie-Louise, impératrice douairière d'Allemagne, dont lu télégraphe nous a appris la mort récente, était l’aînée des enfants de la feue reine Victoria, et par conséquent la sieur du roi Edouard VII.Elle naquit au palais de Buckingham (Angleterre), le 21 novembre 1810.A l’âge de onze ans, elle rencontra son futur mari C’était en 1851 ; à cetto époque, Frédéric 11T, alors prince héritier d’Allemagne, faisait sa première visite à la cour d’Angleterre.Il fut cordialement reçu par la ruine et le prince consort et il s'attacha vivement à la petite princesse.Quatre ans plus tard, le prince Frédéric revint de nouveau en Angleterre et fut fiancé à la princesse Victoria alors âgée de 15 ans.Le mariage fnt célébré, le 25 janvier 1858, dans la chapelle histonque du palais de Saint James.Huit enfants sont issus de cette union ; G sont vivants dont le plus illustre est Guillaume II, l'empereur actuel d’Allemagne.Hommage à l'amiral Ccrvera.Personne n’a oublié lu nom de l’héroïque ma rin commandant l’escadre espagnole qui fut détruite par la flotte des Etats-Unis à Cuba.Sous le nom de " Ccrvera Testimonial Association," il vient de se former un comité dans le but d'offrir une coupe d’honneur à l’amiral Cervera.M.Arthur Bird, de Sydney (New-York), est à la tête de ce comité et il s’est déjà mis à l'œuvre.Offrir à l’amiral espagnol un cadeau en sou venir du sa conduite si digne, si chevaleresque à l’égard du commandant Hobson et des marins américain", les héros du Merrimac, obligés du se rendre aux Espagnols apiès leux exploit téméraire, est un acte que l’on ne peut trop louer et encourager.Qui ne connaît l’histoire de l’amiral Cervera 1 Qui n’a lu le récit îles actes de ce noble caractère î La sagacité et l'habileté jointes chez lui au courage cil ont fait le modèle du patriote dans la crise traversée par l’Espagne.Tout le monde s’accorde à dire de lui, en lisant ses exploits : "Voilà un homme." Aussi chacun s’empresse d’approuver le projet de lui offrir une coupe d'honneur.Plusieurs hauts fonctionnaires de la marine américaine ont donné leur adhésion à ce projet, entre autres le secrétaire de la marine Long et le contre-amiral Stanton.Le terme d’Andrée.Lorsque, en juillet 1898, Andrée s'éleva dans les airs avec son ballon à la recherche du pôle Nord, il se donna comme terme de son audacieuse et folle entreprise le mois de juillet 1901.Depuis quelques jours, le terme fixé est échu.Il y a longtemps que tout espoir sérieux de revoir lo courageux explorateur est perdu.Andrée a dispaiu ; les quelques traces que le hasard a livrées ont jusqu'ici confirmé sa perte.Est il permis do garder encore quelque espérance ?Quel coup do théâtre si l’héroïque explo rateur revenait, inattendu ! Quoi qu’il en soit, désireux de conserver par des reliques le souvenir de co nouveau martyr de la science, M.Persson, consul à Hulsing-fjord, Finlande, vient de créer toute une série do primes destinées à récompenser ceux qui lui feront parvenir des épaves du ballon d’Andrée.Ce concours de reliques est ouvert jusqu’à la fin de l'année 1905.Toutes les trouvailles seront aussitôt reçues, expédiées à la société de géographie do Stickohn.Cambrioleurs arretés par des femmes.L’autre jour, vers deux heures de l’après-midi, à l'heure où les hommes sont au travail, deux individus d allure suspecte entrèrent dans lu maison portant le No 37 do la rue des Meuniers, à Paris, et montèrent l’escalier sans rien demander à la concierge.Celle-ci, Mme Rousseau, qui est une femme avisée, attendit quelques instants.Après quoi prise do soupçons, ello ferma la porto puis, très doucement, monta à-son tour.J-es deux individus, des cambrioleurs, descendaient chargés de gros paquets qu’ils lâchèrent précipitamment ot voulurent s’enfuir.Mais la porte était fermée : ils étaient emprisonnés dans la cour.A ce moment, onze femmes, locataires de la maison, accourues à l’appel de Aline Rousseau, descendirent armées du balais, de pelles, do pincettes, une même avait un vieux fusil.Avec un bel exemple, elle se précipitèrent sur les doux gredins et leur administrèrent une do ces corrections dont ils garderont la mémoire- Puis, lorsqu’elles furent lasses de frapper, elles appelèrent des gardiens de la paix qui conduisirent au poste les malfaiteurs.Si partout on les recevait de la sorte, il est probablo qu’on ne verrait plus beaucoup de cambrioleurs.Filtre héros.Après la guerre hispano américaine, les par tisuns du l’umiral Schley ut ceux do l’amiral Sampson se sont longtemps disputés sur la question do savoir à qui des deux revient l'honneur de la victoire do Santiago Or, il y a quelque temps, cotte querelle est entrée dans une phase aiguë.Voici à quel propos.Ou a découvert qu’une histoire du la marine mise entre les mains des cadets de l’école navale ri'Aiinnpolis, contenait des passages qualifiant durement la conduite do l’umirul Schley dans cetto bataille.Los amis de celui-ci por-testèient auprès du secrétaire de la marine, M.Long, qui déclara ignorer ce fait et interdit immédiatement à l'école navale l’usage de l’his-toiie du la marine dont il s’agit.L’auteur do ce livre, AI.Alackay, a protesté et soutient que les passages do son livre où il présente l’amiral Schley comme un lâche et un menteur, ayant cherché à prendre honteusement la fuitun sont basés sur des rapports officiels.Naturellement, les partisans do l’umiral Sampson ont pris fait et cause pour l’auteur et ont mis l’amiral Schley au défi de demander un conseil d’enquête pour se laver de leurs accusations.L’amiral Schley a relevé le défi et a demandé au département de la marine un conseil d'enquête pour juger ses actes et son rôle dans la bataille de Santiago.Co cor seil d’enquête se réunira le 15 septembre.L’affaire promet d’être sensationnelle et même d'avoir une certaine portée politique, car non seulement la marine, mais l’opinion tout entière est partagée entre sampsoniste et schluyistes.Lu P’tit Chose A qui les cheveux ?Sont-cc les vôtres ou une perruque?8i vous voulez conserver vos cheveux jusqu'à la vieillesse, servez-vous du Peigne électrique du docteur While.Il guérit lus pellicules et la chute des cheveux.Il ne coûte pas plus cher qu'un peigne ordinaire.Vendu avec garantie écrite.Pour hommes, 10 els.pour da nies, 00 ois.Peigne tin, .'là ets eu timbres.U.N.Itose, Gen.Mgr.Uecatur, 111.POESIE (Dédié à mon amie Eugénie).Quand, sous tes doigts, la mélodie Chantait rêveuse ces beaux soirs, Par toi, dans notre âme agrandie, Se réveillaient les doux espoirs.Bercés par ce rythme mystique, Nos peusers, sous nos fronts brûlants, Dansaient la ronde fantastique, La douce ronde des vingt ans.Tout y était : la joie, le charme De nos rêves tant caressés, Un tout petit paifutn de larnte, Un dernier éclto de baisers.O douce fée qui nous console En nous enlevant d'ici-bas, Voix du ciel, (-liant sans parole, Ciois-le, je ne t’oublierai pas.Et quand, là bas, les bruits du monde Viendront se briser sur le seuil, Voix du passé sourde et profonde Comme un sanglot sur un cercueil.Du cloître, la paix infinie Me rappellera ces beaux soirs Où, sous tes doigts, la mélodie Faisait chanter les doux espoirs.Genevua No 9G — SANS CONCURRENCE.Deppis lu découverte du Baume Rhumal on n’a rien trouvé qui pût l’égaler contre lu toux, le rhume, la grippe.Questions et Réflexions Un imprudent a écrit que AL Bruno Nantel a toujours agi suivant la loi et avec prudence dans les affaires scolaires et municipales ! ! Et la destitution do AL Wilfrid Gascon, comme instituteur, voulue par AL Nantel, n’a-t-elle pas coûté §150 aux contribuables 1 Et co fameux pont qui nous a coûté $1472.-G2, à cause de la conduite illégale de AI.Nantel ?Et le procès Aloïse Piché qui nous a coûté $G50 à cause de AI.Nantel ! Et la destitution de AI.Joseph Savard, voulue, et exécutée par AI.Nantel, n’a-t.elle pas forcé la corporation de débourser $195 inutilement 1 Et l’aqueduc en fer 1 Est ce que co n’est pas en vertu d’une résolution de AI.Nantel qu’il a été payé aux entrepreneurs quoique ceux ci n’aient pas rempli les conditions de leur contrat 1 Et les comptes de l’avocat Leduc dans l’affaire do l'expropriation des caisses du pont 1 AI.Nantel a inspiré le conseil qui a donné des ordres à l’avocat Leduc.AI.Nantel a écrit à AI.Leduc et lui a recommander de "marcher vite et en grand." Conséquence : le conseil se voit on face de la jolie note de $438.Etc., etc.11 faut être audacieux autant qu’impudont pour venir, après cela, parler de la sugesso et de la prudence administratives de AI.Nantel.5P0RT BASE-BALL lai partio de base-bail qui a ou lieu dimanche dernier entre les u.réunion des volumes de toutes les section» composera une vraie Encyclopédie universelle» m, d’un mode tout nouveau et .d’un attrait profond.Prix du volume an Canada* 25 cents.En rente au bureau de PAvknih j °jhd.On demande des garçons et des filles comme apprentis cigariers.S'adresser le plus tôt possible à Smith, Fiscliei & Cie., Saint-Jérôme.L’Avenik ou Noun est publié pur J.E Prévost, fils, éditeur - propriétaire, à Saint Jérôme.Bureau, rue Sainte-Julie.Sirop calmant du Dr 'HpTtinrg pour les enfants.Si votre bébé ne dort pas, s’il soufTre de sa dentition ou de coliques, employez avec confiance le Sirop Calmant du Dr Fred.J.Deniers qui procure toujours un sommeil calme, naturel et une dentition facile.Essay ez-le.En vente partout.Dépôt, 1157, rue St-I-aurcnt, Montréal.LE PACIFIQUE CANADIEN On demande 20,000 Ouvriers de Ferme» dans le Manitoba et le Nord-Ouest canadien.Le chemin de fer Pacifique Canadien fera des EXCURSIONS D’OUVRIERS de forme a seconde classe, aux stations sur olU llU 1° U.P.R.dans le Manitoba, l*As-r w siniboia, à l’ouest, sud-ouest et Nord-Ouest dé Winnipeg jusqu’à Moose Jaw, Este van et York town.Ln s et le 15 août 1901, des stations dans Ontario, Sliarbot bake, Sudbury **1 e«st.Kt le 9 et.le It; août 190! des stations dans la province de Québec, Québec, Mégantic et ouest.Des certiiicat seront émis donnant droit à l'acheteur à un deuxième billet de seconde classe, bon pour revenir au point do départ lo ou avant le 10 novembre 1901 à $18.00 aux conditions y mentionnées seulement.Pour plus amples renseignements, s'adresse» à l'agent du chemin de 1er Pacifique Canadien le plus près.!SAK DAMES!! 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