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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 11 juillet 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1901-07-11, Collections de BAnQ.

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W$=-x Cinquième Année — No 28.Journal Hebdomadaire— Deux cents le numéro.Jeudi, le 11 Juillet 1901 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.LC MOT DI CAVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME KOUJ /EflROKJ PROSPÉRER 11$ Fl LJ.OU SI LRURAHT CB.3UL3XJ ^ CHEWtEB,.^ /Ebo-ppeinepts i Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Francœur Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) r®.Appopoes i Le pouce : Un mois.$1.00 ifj) “ Un an.$3.00 j t.'VBE.ULIl.^ Jr V Nos abonnés retardataires sont priés de nous faire parvenir le plus tôt possible ce qu’ils nous doivent.SOMMAIRE Canada, poésie ¦ I.a politique Téléphonie coopérative L’Exposition de Buffalo Triboulet-Chamberlain Un parallèle Meli-melo Le fleuriste municipal Chasse aux Nouvelles Le patriotisme L’élection des commissaires Germnino, feuilieton Nonvelles de Saint-Jérôme “ Sainte-Lucie “ Sainte-Sophie Octave Crémazie Francœur Faustin L’Autre Le Franc Lily Butler Le p’tit Chose Honoré Mercier Paui Hittick Edmond About Nos collaborateurs sont priés de nous faire parvenir leurs manuscrits le mardi matin ou le mardi soir au plus tard.CANADA Il est sur le sol d’Amérique Un doux pays chéri des cieux, Où la nature magnifique Prodigue ses dons merveilleux.Ce sol fécondé par la France Qui régna sur ses bords fleuris, C’est notie amour, notre espéianco Canadiens, c’est notre pays.Pour conserver cet liéi itage Que nous ont légué nos aïeux, Malgré les vents, malgré l’orage, Soyons toujours unis comme eux, Marchant sur leur brillante trace, De leurs vertus suivons la loi, Ne souffrons pas que rien efface Et notre langue et notre foi.O de l’union fiaternelle, Jour triomphant et radieux, Ab ! puisse ta flamme immortelle Remplir notre cœur de ses feux, Oui, puisse cette union sainte, Qui fit ncs ancêtres si grands, Garder toujours de cette enceinte L’avenir de leur descendants.Les vieux chênes de la montagne Où combattirent nos aïeux ; Le sol de la verte campagne Où coula leur sang généreux ; Le flot qui chante à la prairie -La splendeur de leurs noms bénis, La grande voix de la patrie, Tout nous redit, soyons unis.O.Crkmazie.LA POLITIQUE Les libéraux au Sénat On s’informe souvent de la force respective des partis au Sénat, et l’on apprend que les conservateurs y ont encore une majorité de neuf ou dix voix._ Mais la vérité, c’est que sir Mackenzie-Bowell n’y commande plus.Au premier vote qui se donnera à la prochaine session, on verra que la majorité conservatrice est un mythe.Il ne sera désormais plus possible au chef de l’opposition de rallier assez de partisans pour infliger une défaite au cabinet en rejetant l’une de ses propositions de loi.Il est vrai que sir Mackenzie-Bowell peut montrer une majorité de partisans sur l’échiquier politique ; mais ceux qui composent cette majorité nominale ne sont guère présents à la Chambre pendant la moitié des sessions.Un grand nombre de ces sénateurs" bleus sont de respectables vieillards que les infirmités de lnge retiennent loin des luttes et des intérêts politiques de sir Mackenzie-Bowell et de ses amis.- Nous n’avons pas une preuve plus concluante de l’impuissance du parti conservateur au Sénat que leur capitulation dans l’aftaire Cooke.La proposition de sir Wilfrid Laurier pour la réforme constitutionnelle du Sénat arrive à bon part avec l'affaiblissement du parti conservateur à la Chambre Haute.Téléphonie coopérative Les fermiers de 14 townships, dans les Etat de l’ouest central ont formé entre eux une société coopérative de téléphone.Ils se sont arrachés au monopole et ont gardé pour leurs enfants l’argent que les capitalistes prélevaient sur eux sous forme d’abonnement.Chaque fermier peut maintenant avoir le téléphone dans sa maison pour §5 ou §6 par année avec, en plus, l’obligation d’entretenir la partie de la ligne à son usage.Le téléphone à la maison de chaque cultivateur du district de Terrebonne, voilà uu rêve qui, pour être extraordinaire, n’en çst pas moins réalisable, puisque les fer- miers américains l’ont réalisé avec succès et profit pour eux-mêmes.Un téléphone à’habitant coûterait à chaque sociétaire, dans les conditions de fonctionnement mentionnées plus haut, environ $5 ou S6 par année.C’est une bagatelle si l’on songe à l’avantage de se trouver en communication constante avec le village et la ville.Quelle commodité pour savoir d’avance, par exemple, les prix du marché sur tel ou tel produit, céréales, légumes, beurre, fruits, etc.L’habitant compose sa charge suivant les indications fournies, pour emporter non-seulement ce qui se vendra, mais ce qui se vendra bien.Quelquefois aussi, on a subitement besoin du médecin, du curé.Ça prendrait une heure ou deux pour atteler et aller avertir ces personnages.Drrrring ! un coup de téléphone, et M.le curé ou le docteur répondent aussitôt: "J’y cours." En attendant, vous restez à la maison où votre présence et votre aide sont quelquefois nécessaires.Si quelqu’un d’entreprenant veut tenter de mettre cette idée à exécution dans le district de Terrebonne, je puis l’assurer que je renonce avec joie à tout droit d’auteur pour le Canada, y compris la Suède et la Norvège.Francœur Triboulet-Chamberlain Ce pauvre Chamberlain vit en de mauvais lèves.Et dire que nous en sommes cause, nous, ses valets les colonies.C’est bien na vrant pour lui, mais que c’est donc ennuyeux pour nous ! Chaque jour de la semaine on est invité à danser en rond autour de ce Triboulet nouveau genre afin de distraire la triste Albion.Hier encore, celle-ci était fort courroucée : figurez vous quo le vieux Kruger eut l’outrecùi dance de la faire asseoir sur un cent d’aiguilles.Oh ! shocking.Pour le coup c’était trop fort.Aussi fallait-il voir Triboulet Chamberlain agiter sa marotte et nous appeler tous par notre petit nom.Quelle sarabande endiablée ! quelle ronde macabre ! quel accompagnement de tamtam et de boum-boum ! De mémoire de valet, jamais danse n’a été plus assourdissante ni plus longue.A preuve qu’elle dure encore et qu’on ne sait quand elle finira.Cependant la sombre Albion n’a pas encore déridé et Triboulet est hors d’haleine.Il a tellement agité sa marotte contre les Boers qu’il l’a enfin brisée, et la danse tourne folle.Alors, voyant son ballet militaire manqué, il s’ingénie à faire de la mise en scène.Dans son cauchemar voici ce qu’il conçut : Tous ses valets se mettraient à plat ventre les une par-dessus les autres ; lui même en ferait un tas formidable, une Babel en miniature, sur laquelle il ferait monter en grande pompe et cérémonie un géant de puissance et de terreur ! Son front -rayonnerait d’un diadème dix fois impérial ; sa main porterait un sceptre gros comme tous les sceptres réunis ; son manteau d'hermine serait si grand qu’il couvrirait entièrement le tas ; ses yeux lanceraient des éclairs fulgurants.Sur le tout, il y aurait une affiche avec les mots : " Prière aux nations d’avoir peur ! " Mais voilà que Triboulet-Chamberlain s’imagina que ses valets à plat ventre s’incommoderaient de leur gênante position, et le piédestal ne serait pas solide.Il en ressentit une immense fruyeuret remit à plus tard la fabrication de son épouvantail.Déjà la grande Australie ne lui obéissait plus et ne voulait pas d’un certain Conseil privé.Alors Triboulet s’arma de sa marotte impérialiste et invita tous ses valets à danser en rond autour d’un Conseil impérial.Ceux qui danseraient le mieux seraient bombardés lords in-petto et admis dans ce conseil sacro-saint.La marotte s’agita de nouveau et la ronde commença.Tout à coup lo gros Canada, jusque-là si soumis, brisa la cbaîno et ne voulut plus danser.On essaya toutes sortes de cares ses pour lui faire reprendro la ronde, mais il s'obstina dans sa résolution, disant que le con seil qu’on avait maintenant était suffisant.Depuis lors, Triboulet-Chamberlain est bien triste : il songe à ses marottes brisées et à scs valets infidèles.' Aussi qu'avions-nous à le contrarier, ce chéri ?Faisons-lui instamment nos excuses, et de grâce, que la ronde recommence ! L’Autre UN PARELLELE M.Bruno Nantel et ses amis ont décidé, commencé et exécuté un aqueduc de §40,000 sans consulter la volonté populaire.M.Nantel et ses "amis ont dédaigné nos justes revendications et ont refusé, malgré notre demande légitime, de consulter le peuple sur l’opportunité de cette mesure.M.Nantel et scs amis ont fait faire, dans différentes parties de la ville, des canaux d’égouts qui ont coûté très cher aux contribuables et cela malgré la volouté des intéressés.M.Nantel a décidé, sans en souffler mot et en sa qualité de commissaire d’école, la construction d’un pont ; le contrat a été donné, les travaux même ont été commencés sans que le peuple en ait entendu parler.Et ce sont M.Nantel et ses amis qui viennent crier au scandale et à l’injustice parce que les commissaires d’écoles étudient en ce moment un projet d’agrandis- sement du collège.En face des actes condamnables et condamnés de M.Bruno Nantel et dus siens mettons la conduite franche et loyale des commissaires que l’on accuse à faux.MM.Godmer, Prévost et Simard, après examen et réflexion, pensent qu’il est opportun d’agrandir le collège.Ils s’adressent alors à un homme competent, un ar-, chitecte, afin de savoir le prix approximatif de l’agrandissement projeté.Dans une assemblée tenue mercredi, le 3 juillet, plusieurs jours avant que des adversaires de mauvaise foi l’accusent lui et ses collègues, d’avoir négligé de consulter le peuple, le Dr Henri Prévost déclara que les contribuables seraient consultés sur l’amélioration projetée, que rien ne se ferait avant que le peuple n’ait été mis au courant.Mais avant de convoquer une assemblée des citoyens, les commissaires voulaient avoir les plans et le coût de l’entreprise préparés et calculé par uu architecte, afin de mieux éclairer les contribuables et les mettre en état de se prononcer plus sûrement.Est-ce là une conduite semblable à celle de M.Nantel et de ses amis qui ont fait un aqueduc de §40,000 en refusant de consulter la volonté de ceux qui devaient le payer ?MM.Godmer, Prévost et Simard étudient un projet depuis à peine quinze jours, ils n’ont même pas encore demandé au Surintendant de l’Instruction Publique, l’autorisation nécessaire pour exécuter leur projet ; ils n’ont même pas encore reçu de l’architecte le coût approximatif dont ils ont besoin pour consulter le peuple, et qu’entendons-nous?M.Bruno Nantel et ses amis qui leur reprochent d’aller trop vite en besogne et qui les accusent d’avoir foulé aux pieds la volonté du peuple ! Et pourtant la conduite de MM.Godmer, Prévost et Simard est bien différente de celle de M.Nantel qui, lui, ne fait pas qu’étudier un projet mais l’exécute sans consulter le peuple : les contribuables n’ont su qu’il voulait construire un pont que le jour où les ouvriers l’ont commencé.Le reproche que nous avons fait aux administrateurs de la chose publique, le reproche que nous avons tous le droit et le devoir de faire à nos représentants, ce n’est pas d’avoir conçu un projet, d’avoir réfléchi à une mesure sans nous consulter, ce qui serait insensé, mais c’est d’avoir EXECUTE un projet en dédaignant de consulter la volonté des contribuables.Le mal n’est pas d’étudier une mesure dispendieuse, mais d’y donner suite sans consulter le peuple.Dans l’histoire du pont, des canaux d’égout, de l’aqueduc en fer, M.Nantel et ses amis ont donné des contrats, ont fait des dépenses pour au delà.de §50,000 sans daigner prendre l’avis des citoyens.Voilà de mauvais administrateurs, des gens qui se moquent du peuple.Peut-on dire cela des commissaires Godmer, Simard et Prévost qui depuis à peine trois semaines étudient un projet, et déclarent sur tous les tous qu’ils n’y donneront suite qu’après avoir consulté l’opinion du public ?Le parallèle entre ces deux groupes amène la conclusion suivante : les commissaires Godmer, Prévost et Simard disent : Nous n’avons fait qu’étudier un projet et nous voulions consulter les citoyens et nous les consulterons.M.Bruno Nantel et ses amis, eux nous ont toujours répondu : Nous avons dé- cidé de construire un pont, nous avons décidé de contruire des canaux, nous avons décidé de construire un aqueduc de §40,000, nous avons bâclé tous ces contrats sans consutter le peuple parce que nous n’y étions pas obligés et nous ne le consulterons pas, et si le peuple se prononce contre l’emprunt nous le taxerons ! La différence est énorme et les contribuables doivent le comprendre.Les uns, les commissaires Godmer, Prévost et Simard, étudient un projet, avec l'intention de consulter les citoyens sur son opportunité.Les autres, M.Bruno Nantel et ses amis, ne se contentent pas d’étudier des plans, mais les exécutent, font dos ponts, des canaux, des aqueducs de §40,000, en négligeant de prendre l’avis des contribuables et répondent à ceux qui leur en font un reproede : n Le peuple ?nous n’avons pas besoin de le consulter ! n Le Franc Le 14 juillet A l’occasion de la fête des Français la fanfa-te Saint-Jérôme exécutera à son kiosque, dimanche soir, lo programme suivant : La Marseillaise Le Père LaVictoirc, marche Les gloires de la Fiance, fantaisie La Mascotte, fantaisie, Rêve Passionné, valse, Oncle Rastus, danse nègre, Intermission 10 minutes Snn Stephano, pas redoublé Orontes, rolo de baryton Au feu, galop Gillette de Narbonne, fantaisie, Salvation Army, Patrol, Vive la Canadienne Ganno Bléger Audran Rosas Clapé Mulot Sherwood V.Buot Audran Hermann EC mn lîmîîî pim im nn nn nu Le Pavillon canadien à l’Exposition Pan-Américaine de Buffalo L’Exposition de Buffalo (De notre correspondant spécial) Dédicace de l’édifice canadien à l’Exposition Pan-Américaine — Notes explicatives sur notre édifice national à Buffalo — A l’occasion de la Dominion Day, les fils de John Bull et leurs cousins, citoyens de l’Oncle- Sum, se donnent l’accolade.— Conseils à ceux qui visitent l’édifice canadien.— Dans ma dernière correspondance, j’ai dit que ma prochaine lettre traiterait des exposés de l’industrie laitière à l’Exposition PanAméricaine de Buffalo.Cependant comme il vient d’arriver à co département environ vingt tonnes de produits et de matériel, et qu’on me dit que ces nouveaux exhibits sont d’un intérêt considérable, je remets à ma plus prochaine lettre les détails sur cette partie essentielle de l’exposition.Le lecteur ne perdra rien pour avoir attendu ; au contraire, je crois que la quantité d’informations quo je me propose de donner compensera avantageusement le retard subi.Hier était la fête de la Confédération de la Puissance du Canada (j’emploie le mot Puissance au risque de m’attirer les foudres du poète-lauréat canadien) et cet anniversaire a été choisi comme jour de dédicace pour l’édifice du gouvernement à l’exposition.Je profiterai de l’occasion pour donner aux lecteurs do l’Avenir du Nord quelques détails sur notre édifice national.Le gouvernement du Canada a érigé sur la partie est des terrains de l’exposition lo plus bel édifice des pays étrangers représentés ici.La dédicace do cet édifice, qui a eu lieu hier, a été un évènement remarquable qui servira certainement à rendre plus faciles les relations entre lo Canada et les Etats-Unis ainsi que les autres pays composant les trois Amériques.L’édifice canadien est une magnifique construction à deux étages, mesurant G0 pieds de largeur rui- 108 de profondeur.L’architecturo est du style qu’on est convenu d’appeler Elisabeth.Les matériaux employés à sa construction sont un composé de plâtre et do ciment imitation do pierre.Les tuiles de la couverture sont peintes en créosote.U y a deux ailes qui s’étendent de chaque côté de la bâtisse et entre ces leux ailes ont été construits une véranda et un balcon.Dans l’aile nord a été construite une tour octogonale.C’est dans cette partie de l’édifice que sont situées la salle de réception des dames et uno autre salle réservée pour l’usage des exposants canadiens.Du côté sud ont été disposés les bureaux des commissaires du gouvernement fédéral et do la province d’Ontario (on ne parle pas de la province do Québec.Quantité négligeable, sans doute!.) En arrière du corps principal de la bâtisse est située une autre salle mesurant G0 pieds par 40.C’est dans cette partio do l’édifice que sont exposés les échantillons do poissons, animaux empaillés, les photographies de l’Intercolonial, oto.Les murs en plâtre de l’édifice sont très agréablement nuancés et en harmonie avec les autres édifices de l'exposition.Les décorations intérieures sont très riches et do bon goût.Quoique l’edifice cuuadicn ait été ouvert aux visiteurs depuis plus de deux semaines, ce n’est qu’hier que l’inauguration officielle en a été faite par l’honorable M.Borden, ministre do la milice du Canada ot délégué spécial du gouvernement fédéral à ces cérémonies de l’ouverture officielle.La construction de l’édifice canadien à l’ex-Dosition do Buffalo et la disposition des exposés ont été autorisés par le ministère tie l’Agriculture dont l’honorable Sidney A.Fisher est le titulaire.Cet édifice ressemble quelque peu, quoiquo sans en être la copie, à l’édifice tic l’Angleterre à l’exposition de Chicago en 1893.Des fleurs et des fruits ont été utilisés pour la rendre des plus attrayantes.L’intérieur est des plus chics et fait honneur aux employé; canadiens qui ont eu la charge du travail.Quoiquo les exposés canadiens soient dispersés dans les divers édifices de, l’exposition en plus grande variété et en plus grand nombre, les produits naturels du Canada ont été disposés dans l’édilice canadien d’uno manière très artistique et très intéressante pour tous ceux qui veulent so renseigner sur les immenses res sources de notre vaste pays.Les céréales îles fermes canadiennes forment les décorations des murs do l’édifice.Les échantillons des animaux et des oiseaux sont des plus élaborés.Le chemin do fer de l’Intercolonial y fait un exposé photographique des plus complets qui attire tous les jours un grand nombre d étrangers désireux do se renseigner sur les parties «le notre pays sillonnées par co chemin île fer.Un des exposés les plus populaires ot des plus remarquables est l’énorme buffle empaillé, pro priété du gouvernement fédéral et qui a été placé au centre du corps principal de l’édifice.C’est le plus gros et le plus colossal spécimen du genre qui ait encore été vu.Je vous dispense des exclamations des Américaines à sa vue.Les autres échantillons principaux consistent en chevreuils, orignaux, caribous, castors, loutres, chats sauvages, visons, martres, renards, loups, ours et une grande variété d’oiseaux et de poissons.L’édifice canadien est muni de salles spacieuses et très bien meublées.Un registre est placé dans le bureau fin secrétaire et tous les visiteurs sont invités à aller y inscrire leurs noms.Ijo soir, l’édifice est illuminé en harmonie avec les autres édifices do l’exposition et fait bonne figure au milieu de l’énorme assem- blago électrique dont la ville Arc-cn-Cicl sem-b'o avoir le monopole.Les cérémonies do la dédicace ont eu lieu hier avec une grande pompe.Une réception a été donnée aux visiteurs canadiens dans lo Temple de la Musique.Les lion.MM.Borden, ministre de la milice canadienne et représentant du Canada; J.G.Milburn, président do la compagnie de l’exposition ; MM.Buchanan, directeur général et Britton, de Kingston, y ont prononcé des discours.Tous ont appuyé sur un même point, savoir : les bonnes relations qui existent entre les Canadiens et les Américains.Je regrette cependant une chose, c’est que dans tout ce cuucert unanime d’éloges, pas un seul mot n’ait été prononcé à l’égard îles Canadiens Français.Au contraire, j’ai cru remarquer que tous ces bous descendants d’Ang'ais se sont tendu la branche d’olivier en se rappelant qu’ils venaient tous do la même souche, qu’ils avaient tous les mêmes tendances, les mêmes idées, etc.Mais pas un d’eux n’a fait la moindre allus'oti aux deux ou trois millions île Canadiens fiançais qui sont pour le moins aussi remarquables et aussi dignos d’éloges que les compatriotes dos Cecil Rhodes, des Chamberlain, des Salisbury, des McKinley, des Roosevelt ou des Richaid Crookcr et qui, en somme, sont les véritables fondateurs, explorateurs et civilisateurs de l’Amérique, du Maine à l’Orégon et du Niagara au golfe du Méxi-que.J’ai bien regretté, je lo déclara, que l’hon.M.Tarte n’ait pu assister à cotte dédicace do l’édifico canadien à l’exposition.Avoc lo patriotisme et lo franc-parler qui le distinguent, il aurait, j’011 suis certain, fait sonner la bonne 11010 française.Et personne 11e l’aurait blâmé, car, ma foi, ce que j’ai entendu hier c’était bien dit, bien imaginé, bien tourné, innis enfin co n’était que des paroles, et pour un homme dans ma position, journaliste, c’est-à-dire observateur par métier, par habitude et par obligation, elles 111'ont fait rêver, ecs paroles, et je no crains pas d’ajouter que certains des orateurs se sont doré la pilule.C’était peut-être do bonne politique, mais à part cela était-co bien vrai?J’en doute.Je m’arrête ici, car je m'aperçois que je suis en frais do dire des vérités, et " toute vérité n’est pas bonne à dire." Je laisse donc les cousins à leur somnolence apparemment très placide.En terminant, je recommande à tous les Canadiens Français qui viendront visiter le département canadien de s’adresser à M.Eugène Lemieux, frère do M.Rodolphe Lemieux, député de Gaspé.M.Eugène Lemieux est un des employés du gouvernement fédéral à l’exposition Pan-Américaine.Il n’est ni commissaire, ni mémo secrétaire du commissaire, mais il se tient à la disposition do ses compatriotes qui visiteront l’exposition.Faustin.¦àa - MELI-MELO — iH'fMfUn'fMil Ulll'l'MM “ IfxXil'JfBH’fcVtlrxiïü'rtÆ Le duc et la duchesse d’York seront au Canada le 16 septembre.Leurs Altesses Royales visiterout les villes canadiennes dans l’ordre suivant : Québec, Montréal, Ottawa, Winnipeg, Itégina, Calgary, Vancouver, Victoria, Toronto, Saint-Jean et Halifax.Dans chaque ville les visiteurs royaux seront escortés d’une garde d’honneur de 100 soldats ; devant lu maison qu’ils occuperont, il y aura un pelotoi.Je 20 soldats, un trompette, deux caporaux, deux sergents et un officier.On dit que le vaisseau de 300 tonneaux nécessaire au capitaine Bernier pour son expédition au pôle nord sera construit aux chantiers maritimes de Sorel.M.A.D.Decelles, bibliothécaire du Parlement à Ottawa, vient d’être honoré du titre de docteur en droit par le Sénat do l’Université d’Ottawa.C’est là une distinction hautement méritée par notre éminent compatriote, l’un de nos plus savants et brillants écrivains.ras de titre d empereur.Nous lisons dans le London Advertiser : " La reine Victoria fut appelée Impératrice des Indes.Lord Benconsfield créa co titre pour flatter la reine et Edouard VII possède parmi scs titres celui d’empereur des Indes.Cela peut Fort bien convenir aux Indes, mais notre Dominion ne veut pas du tout de ce panache, " Empereur du Canada." Le mot roi nous plaît davantage, parce qu’il se rapproche de l’idéal d’une monarchie autonome et limitée et respire moins cet esprit d’absolutisme dans le gouvernement qui caractérise presque tous les empereurs passés et présents que nous connaissons." Pas d’empereur dans votre titre, s’il vous plaît ! •• Voilà du bon sens patriotique traduit avec fierté.Le record de la fécondité est détenu par la femme d’un fermier des environ de Salzbourg en Autricne.En dix-neuf couches successives, celles-ci a eu d’abord doux jumeaux huit-fois de suite, puis trois fois trois jumeaux, puis quatre fois deux jumeaux, puis quatre fois un enfant, ce qui fait bien trente-sept enfants en tout, si nous savons bien compter.Le dernier est né la semaine passée, le jour même — détail curieux — où son papa avait soixante-douze ans.Trente-quatre enfants, dont vingt-six filles sont encore en vie.La plus petite majesté.La plus petite majesté du monde vient de mourir.Elle ne mesurait qu’un mètre vingt centimètres de hauteur.Elle s’appelait Djilmn-Begum et était impératrice du Boglial dans l’Inde.Malgré sa petite taille elle savait so faire respecter et imposer sa puissance à son peuple extrêmement turbulent.En reconnaissance des services rendus dans la pacification du Boghal, le gouvernement britannique lui avait décerné en 1872 le grand cordon de l’ordre de l’Stoile des Indes.On peut n’avoir qu’un mètre vingt de hauteur, n’être qu'une '¦ faible femme « et î lÀ L’AVENIR DU NORD, 11 JUILLET 1901 cependant faire preuve de quelque valeur.D'après les journaux de Varsovie, M.Henri Sienkiewicz écrit en ce moment un grand roman historique intitulé : " Subies-ki " et qui paraîtra simultanément dans le " Journal de l’osnanie » et dans une revue anglaise.Ce roman aura-t-il le succès fabuleux de Quo Vo,lis ! C est plus que douteux.La vieille France colonisée par des Canadiens français, telle est l’originale idée émise dans le Journal îles Débats de Paris, par l’économiste Leroy-Beaulieu.Après avoir longuement parlé do la question de la population en Europe et en avoir pleuré la diminution en France d’après les chiflVes du dernier recensement, M.Leroy-Beau lieu dit : " Si nous pouvions attirer en France une immigration composée de bons éléments, 10,000 Canadiens Français par an, de ces Canadiens (pii vont se perdre aux Etats-Unis, il n’y a pas de subvention gouvernementale que l’on dût ménager à ce sujet : mais nous reconnaissons qu'un projet de ce genre aurait peu de chance de réussir sur une grande échelle." En effet, ce plan n'est pas réalisable, car les Canadiens-français sont aussi attachés au libre sol d’Amérique qu’ils sont demeurés unis de coeur et d'âme à la belle France, leur mère-patrie.Vi I les a niéricai iles.La lecture d’une carte géographique des Etats-Unis est pleine de charmants imprévus.Les noms donnés aux villes et agglomérations vont depuis la simplicité alpha-bé" i jusqu'à la fantaisie la plus échevelée inclusivement.Deux cités du Texas s’appellent tout laconiquement de la lettre K, tandis qu’une autre du Tennessee se nomme ABC.L'alphabet grec a été fortement mis à contribution : Alpha et Oméga sont représentés chacun une douzaine de lois, Kappa et Thêta quatre fois; (punit à Delta, dix-huit villes et cités de 1’Union portent ce nom.Comme le service de la poste doit s’en trouver simplifié ' Avec toute la série des Muses comme noms de cités, il y a.en outre, la majeure partie de l'Olympe antique: Apollo, Diana, Jupiter, Bacchus, Juno, etc La série de haute fantaisie est donnée par des noms de ville qui, traduits en français signifient : soif, bière, grain, porto, oie, veau, homard, etc.Une ville s’appelle d'un nom allemand (pii signifie escroquerie.Les villes de l’aris, Londres, Berlin, Koine sont tellement nombreuses, que l’indication de l'Etat n'est pas toujours sufiisan-te.Citons les noms bizarres que voici : My (Mississipi), Ai et 1ht (Tennessee).Za {Vlrgitiieç.Il y a mémo — que Mme Ké-jane nous pardonne! — une ville de Virginie qui s'appelle Zaxiv ! Les célébrités du jour ont maintes l'ois donné leur nom aux villes naissantes 11 en est qui s'appelle Dewey et Schley.La profonde division qui existait dans les rangs du parti libéral anglais, à propos d’impérialisme et de la guerre du Transvaal, vient de disparaître en apparence et de faire place à une union de tous les libéraux anglais.En effet, à une grande assemblée, tous ont adopté un vote de confiance en faveur de leur chef, sir Henry Campbell Bannor-uiann.Sir Henry a dit dans son discours quoin guerre devait se terminer par la victoire des armées anglaises, mais (pie les libéraux devaient insister pour (pie le règlement soit suivi d’une amnistie.Tl a ajouté (pie le pays devait avoir un sabre dans une main et une branche d’olivier dans l'autre.L'impérialiste Asquith lui-même a fait l’éloge du sir Henry Campbell Bannermaim et a approuvé le vote de confiance accordé ii ce dernier.Un surplus de SI 2,000,000.L’exercice 1000-1901, expiré le 30 juin dernier, a donné des résultats magnifiques et dressé le plus imposant surplus que connaisse notre histoire parlementaire.Les recettes se sont élevées à $50,735,-94.S et les dépenses ordinaires à $38,574,508, soit un excédant de i?12,1 (i 1,4J19.:ll Si l’on ajoute aux dépenses ordinaires les dépenses à compte du capital qui ont été de $9,550,1 (il), on reste encore avec un surplus de deux millions.Le gouvernement Laurier est vraiment un gouvernement d'affaires et de progrès.Depuis le 1er juillet, le cabinet de Québec est constitué comme suit : L’hon.M.Parent, premier ministre et ministre des Terres, des Mines et des Pêcheries.L’hon.M.Archambault, procureur général.L’hon.M.Dêcliênc, ministre de l’Agriculture.L’hon.M.Turgeon, secrétaire provincial.L’hon.M.Duffy, trésorier.L’non.M.Gouin, ministre do la colonisation et des Travaux Publics.Nous faisons charitablement remarquer à l'Union de Saint-Hyacinthe qu’elle aurait dû indiquer comme provenant de Y Avenir du Nord l'article sur " La Politique " reproduit dans son avant-dernier numéro.Le Temps, d’Ottawa aurait dû faire la même chose pour notre article sur le buste d’Arthur Buies.A chacun le sien.No 81—SUCCÈS UNIVERSEL La grande réputation du Baume Rliumal est due au succès extraordinaire obtenu par son emploi dans tous les paya contre les affections de la gorge et des poumons.Le fleuriste municipal (Pour l’Avenir du Nokd) • Il est uno, (lclioieuso promenade à la portée rie tous les Parisiens et dont tous les amateurs de Heurs reviendront enchantés.Quelle est la femme tjui n’uiino point les Heurs ?ICI les les aiment toutes à dus degrés dillerents, mais toutes les filles d'ICve ont, je crois, au fond du cœur un tout petit coin ré serve au culte fl»; la fleur.Dieu sembla créer la fleur en ses radieuses colorations, en ses parfums subtils, spécialement pour la femme, afin do la mieux parer et de lui donner un cadre digne d'elle.Lorsque nous admirons dans les squares et dans les jardins publics de Paris les arbustes et les fleurs qui les ornent à profusion, ne nous vient-il jamais à l’esprit de nous demander où toutes ces jolies plantes ont pris naissance et à la suite de quels soins et de quelles précautions des centaines de jardiniers ont travaillé à faire éclore ces pousses si délicatement vertes, ces calices éclatants qui deviennent à Paris des oasis de fraîcheur au milieu des rues poussiéreuses et des toits enfumés.C’est à deux pas de la gare d'Auteuil, en bordure de bu route «le Boulogne, que se trouve le fleuriste municipal qui est comme la *• pouponnière*» des Heurs.Jei elles germent dans les serres, sous les châssis, elles sont cultivées, soignées, perfectionnées et partent alors par clairettes florales pour tous les coins «le Paris.Nous avions entendu conter merveilles des grandes serres et nous avons voulu nous rendis compte par nous-inéme Nous n’avons point été dé^ue.Ce fut d’abord la grande soi* ro monumentale disposé en un admirable jardin d’hiver.On se croirait comme par enchantement transporté en une foret vierge des tropiques.De majestueux palmiers aux feuillages rien-télés s’entiecroisent avec des bananiers et des fotigèiOH arborescentes.Tous les différent membres de la grande famille des inonocotylé-dones sont ici représentés en un fouillis touffu et verdoyant.De cette brousse exotique on s'attend presque à voir surgir un lion royal à la crinière d’or, un tigre du .Bengale au fauve pelage ou un éléphant à la démarche pesante et lente, on se «surprend à épier l’apparition d’un serpent aux replis tortueux, au sifllement aigu.Mais non, toute cette ex«juise flore orientale nous est ici présentée comme une rose sans épines, dépourvue «le la faune sauvage «huit les forêts d«;s tropiques sont infestées.Un fleuve «•il miniature roule avec un doux murmure ses eaux limpi
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