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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
jeudi 27 décembre 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1900-12-27, Collections de BAnQ.

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Quatrième Année — No 52.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Jeudi, le 27 Décembre 1900 ü ORGANE LIBERAL du DISTRICT de TERREBONNE.LC mor OI L’AVENIR CCT DAKS U PEUPLE MÊME Moue VtRROHJ PRPJPt AER U^J FH$ *0SJ LAURENT (£.31*13x4 j CHE.)Y>ER.Ab°T'T>®lT>®T'ts s Un an.$1.00 Six mois.0.50 Jules-Edouard Prévost fils, Wilfrid Gascon, Directeur.Rédacteur politique ADMINISTRATION: SAINT-JEROME (TERREBONNE) Anpopces i Le pouce : Un mois.$1.00 “ Un an.$3.00 .A» 1 4 tABfcuLE.-fc Pas d’assiir)ilatioi^ ! Il nie paraît opportun de signaler à nies compatriotes les- déclarations de M.Laurier dans son discours d’Halifax.Qu’elles soient d’un politique habile, j’y consens ; du patriote sincère et de l’esprit cultivé qu’est M.Laurier, j’en doute.Il nous conseille l’assimilation, c’est-à-dire l’absorption par l’élément anglais qui nou3 environne.Pourquoi ?J’ai beau me creuser l’esprit, analyser à nouveau et mettre en parallèle le génie des deux races en présence, relire notre histoire, examiner l’esprit qui nous anime et nous pousse dans le rôle que nous jouons sur la terre du Canada, je ne puis consentir.Qu’aurions-nous à y gagner ?Rien que je puisse découvrir.Pourquoi ?Parce que nous avons déjà pris aux Anglais ce qui nous manquait pour durer, prospérer et jouir sur le sol du ]STouveau-Monde.En un mot, pour accomplir, sur ce sol devenu Anglais, notre destinée de Français.lo Le régime constitutionnel le plus propre à assurer nos libertés politiques et religieuses.2o La langue anglaise, qui nous assure un plus grand développement intellectuel, de plus nombreuses jouissances sociales et une plus grande prospérité matérielle.A telles enseignes, que de l’aveu même de plusieurs Anglais compétents, beaucoup de nos hommes de profession parlent et écrivent l’anglais aussi bien — parfois mieux — que leurs concurrents anglo-saxons.C’est dire que nous avons définitivement rompu toutes nos attaches politiques avec la France, que nous sommes devenus foncièrement Canadiens, et que nous sommes sincèrement entrés dans le grand courant de la civilisation de l’Amérique du Nord.Qu’avons-nous besoin de plus ?Que veut-on encore de nous ?Je le répète donc : nous ne gagnerons rien à nous laisser assimiler.Far contre, nous perdrions plus que M.Laurier n’ose peut-être se l’avouer.lo D’abord, notre nationalité et notre dignité.Demandez aux Anglais de se laisser assimiler par les franco-canadiens.Ils vous répondront, la tête haute et la lèvre dédaigneuse, qu’ils sont nés Anglais, que la race anglo-saxonne est la première du monde, que la langue et la littérature anglaises sont les plus belles et les plus riches qui soient, que le génie de leur race va les rendre maîtres du monde, etc.Et, s’ils sont polis, ils ajouteront — in petto — qu’ils ne veulent pas se laisser absorber par une " race inférieure." Soit.Ils ont peut-être raison.Quoi qu’il en soit, s’ils ont leur orgueil et leur dignité, nous avons les nôtres.2o Puis nous perdrions, dans la suite des générations.Je génie de notre race qui, joint à celui des Anglais que nous ebsor-bons de plus en plus, nous fait plus complets, plus hommes qu’eux.3o Enfin, nous perdrions notre langue et notre littérature.Perte irréparable, car je puis bien le dire sans blesser leur susceptibilité, les Anglo-Canadiens ne sont pas aptes à apprendre le français.S’ils le sont, ils n’y tiennent pas.On peut leur appliquer.en le parodiant, ce vers célèbre : L’anglais seul, et c’est assez ! ür, celui qui, comme le Canadien français, parle les deux plus belles langues vivantes du monde, et se nourrit de leurs littératures incomparables, embrasse de plus vastes horizons, possède une vie intellectuelle plus haute et plus large, a des jouissances plus variées et plus complètes, et est mieux armé pour les luttes de l’existence que celui qui ne possède qu’une langue.^ Pourquoi veut-on nous enlever la nôtre ?Non, refusons de nous laisser assimiler, mais assimilons toujours plus et toujours mieux les institutions, la langue et la littérature anglaises, et nous deviendrons rapidement les rivaux redoutables, mais pacifiques, de ceux qui persistent à nous désagréger, à nous avaler et à étouffer notre langue au lieu de l’apprendre A.B.Cruchet Les Bouleaux.P.S.— Cet article était écrit quand PAvenir nu Noitn m’a apporté l’article de Francœur sur le même sujet Nous noue accordons, et pourtant il me semble que Francœur aurait pu y mettre plus de sa vigueur accoutumée.Non les hommes, rqais les principes.Nos lecteurs savent avec quelle persistance nous blâmons ceux qui dans leurs écrits ou leurs discours s’attaquent aux personnes et négligent de discuter sérieusement les idées et les principes de leurs adversaires.Ceux qui lisent PAvenir nu Nord savent avec quel soin nous évitons dans nos discussions, le terrain des personnalités en dépit des attaques continuelles dont nous sommes l’objet de la part d’écrivains peu soucieux de leur dignité.Contre ceux qui, si fréquemment se sont glissés dans notre vie privée pour tâcher d’y trouver des reproches à nous faire, contre ceux qui ont injurié d’une manière si révoltante un vieillard honnête tel que le Dr J.E.Prévost, dont la personnalité sans reproche les enrage, contre ces haineux et ces jaloux qui n’ont en vue que d’écraser une famille et non de faire progresser la ville, nous nous sommes servis de l’arme la plus noble et la plus forte : le silence.Nous avons fait silence sur ces abominables insultes avec lesquelles on a essayé mais en vain de détruire l’influence de la famille Prévost.A ces bassesses, nous avons répondu par une discussion sérieuse où nous n’avons pas ménagé notre blâme à l’adresse de certaines personnes, il est vrai, mais ces blâmes ont toujours été motivés par des faits et justifiés par des arguments.Nous avons combattu M.Nantel et nous continuons de le combattre avec une vigueur et une constance qui peut paraître de l’acharnement.Mais nous le demandons à ceux qui nous lisent habituellement, est-ce la personne même de M.Nantel que nous avons essayé de traîner sur le terrain boueux des injures, ou ne sont-ce pas plutôt ses actes et ses principes comme éche-vin que nous avons discutés et blâmés ?On ne trouvera pas sous notre plume d’allusions blessantes et d’indiscrétions grossières concernant la vie privée et la famille de M.Bruno Nantel.Nous tenons à appuyer là-dessus afin que le public qui nous lit ne soit pas sous l’impression que nous obéissons aux mêmes motifs qui, chaque semaine, inspirent les faquins du Nord.Non, nous avons combattu et nous combattons encore M.Nantel parce que sa conduite comme échevin a été et est plus que jamais préjudiciable aux véritables intérêts de Saint-Jérôme.C’est lui qui, depuis plusieurs années, gouverne à l’hôtel de ville, c’est lui par conséquent qui doit être tenu responsable, avec ceux qui l’ont suivi en aveugles, de l’état déplorable de nos finances.Nous combattons M.Nantel et scs candidats à cause des idées, du programme qu’ils représentent.Laissant de côté des actes plus anciens, nous n’avons qu’a considérer l’attitude de M.Nantel et de sa faction sur la question des ponts qu’on veut nous imposer malgré nous et sur la question de l’aqueduc de $50,000 qu’on nous a imposé sans nous consulter.Ces deux seuls faits sont suffisants pour nous donner raison dans la lutte que nous avons faite et que nous faisons à M.Nantel et aux candidats nantellistes.¦ Pas n’est besoin de descendre sur le terrain sacré de la vie privée et des .amitiés de famille de M.Bruno Nantel, c’est bien sur le terrain des affaires publiques, les seules qui nous intéressent, que nous avons combattu M.Nantel et que nous entendons le combattre et le vaincre dans les élections actuelles.Le Franc I -o MELI - MELO — I Les vaillants Boers sont loin d’etre écrasés par la puissante Albion.Au contraire cette dernière ne cesse d’envoyer des troupes pour lutter contre ce petit peuple de braves.Dewet, l’insaisissable, apparaîtra dans l’histoire comme le plus beau génie des guerres de guérilla.L’habileté étonnante et la bravoure merveilleuse des Boers nous laissent entendre que l’Angleterre versera encore beaucoup de sang et d’argent avant d'anéantir ses conquis du Transvaal.Le Nord continue de se mettre le doigt dans l’œil d’une façon déplorable au sujet de Le Franc.Ces gens, toujours habitués à attaquer les personnes et à négliger les idées dans la discussion, sont mal à l’aise quand ils essaient de répondre à Le Franc dont ils ignorent le vrai nom.Quand ces écrivailleurs ne peuvent insulter ils n’ont rien à dire.Le Franc connaît par cœur ceux dont il parle et il n’a pas fini de mettre au grand jour la conduite insensée et les actes blâmables, illégaux des idoles du Nord, c’est ce qui les enrage.Un médecin .berlinois vient de découvrir, dit-on, une nouvelle maladie professionnelle, la i age des cuisinières, dont il a décrit les symptômes.La rage des cuisinières est une affection nerveuse et contagieuse car elle peut atteindre tous ceux qui ont affaire dans la cuisine, et môme toutes les cuisinières et domestique d’un quartier ! L’auteur dit que ces observations sont basées sur dos expériences personnelles.Il ernelut qu'il s’agit d’un affection hystérique,,, causée par le séjour prolongé dans une cuisine surchauffée, où l'aération est défectueuse.Il ne faut pas toujours considé rer leurs accès de colère comme un effet de leur méchanceté, mais liion comme un état maladif inhérent à leur métier.Nous avons dit et nous répétons cette semaine que les prétendus amis de M.J.B.Rolland défendent très mal sa cause.Dans leur haine pour la famille Prévost, ceux qui écrivent dans le journal aux libelles et aux injures, cherchent à soulever au sujet d’affaires municipales, des rivalités de famille qui ne sont pas de nature à pacifier les esprits et à faire l’union.Le clan Prévost a battu M.Chauvin, a battu M.Nantel, n’est le Nord «qui l’a crié en pleurnichant, il ne devrait pas l’oublier.En essayant de soulever l’ire de ce clan, qu’on l’appelle le clan Prévost ou le npetit clan.i de Saint-Jérôme, on manque d’habileté et on nuit plutôt à M.Rolland qu’on ui rend service.Un philantrope grec a consacré une partie de sa fortuné à créer à Corfou une institution originale : c’est une loterie, dont les billets sont distribués gratuitement, à des jeunos filles pauvre», mais honnêtes, et remplissant toutes les conditions désirables pour faire le bonheur d’un mari.Les candidates se bornent à demander un billet : une enquête très discrète est faite sur lenr conduite, qni doit être irréprochable.Elles doivent posséder, en outre, toutes les connaissances nécessaire pour diriger nn intérieur ; leur aptitude à cet égard est également l’objet d’un examen sérieux.Une fois admises, elles participent à la loterie où les numéros gagnants sont dotés.A Corfou comme dans le reste du monde, la dot attire généralement les maris.Le Nord ment, ça n’est pas nouveau, quand il insinue que M.Alexandre Villeneuve a été choisi comme candidat par a nos amis du quartier Labelle.n Les cent personnes qui ont assisté à la du 16 courant savent avec quelle entière et complète liberté ils ont choisi leurs candidats, MM.Ferdinand Fllion et Alexandre Villeneuve.En est-il ainsi de MM.Joseph Labelle et Samuel Filion ?Non, et aucun des contribuables du quartier Saint-Jean-Baptiste peut nier que ces deux candidats ont été imposés, sans assemblée, par M.Bruno Nantel.Le journal de la ruelle Saint-Adolphe dit que les bulletins de présentation de MM.Jos.Labelle et Samuel Filion - portent plusieurs signatures.Naturellement, le vin est tiré, il faut le hoir ; les condidats sont choisis, le petit groupe des dévoués de M.Bruno Nantel les accepte sans réplique.Le» candidatures de MM.Joseph Labelle et Samuel Filion portent cette tache dès leur origine : ils sont le choix d’un homme et non d’un quartier.Cette tache est de Rature à compromettre les meilleures candidatures.Que MM.Labelle et Samuel Filion nous comprennent bien.Par exemple, pour Gravclotte, la légende dit que 179,000 Allemands battirent 180,000 Fruuçais, qui avaient, en plus de l’avantage du nombre, celui de la position.Et fauteur prouve que les Allemands avaient là 230,000 hommes eontro 130,000.L’élection du rçaire Nous ne connaissons encore rien d’absolument certain au sujet du futur maire.Il est probable, d’après les dernières nouvelles, que M.J.B.Rolland se présentera do nouveau.Dans ce cas, ii est certain que 31.Rolland aura un adversaire.Un groupe do citoyens importants ont eu, jeudi, une entrevue avec M.le maire.Us lui ont d’abord demandé s’il avait l’intention do se présenter do nouveau.M.Rolland n’a pas donné de réponse définitive à ce sujet.On a alors demandé à M.Rolland si, au cas où il se présenterait, il mettrait dans son programme une désapprobation fi anche et claire concernant le pont inachevé que 31.Bruno Nantel veut à tout prix terminer.La délégation promit à 31.Rolland de lui apporter une requête portant les signatures des quntro cinquièmes des contribuables condamnant la construction de ce pont.31.Rolland refusa de prendre cette attitude.En face de ce refus nous n’hésitons pas à croire que 31.Rolland aura un opposant.Il est régi et table que 3t.J.B.Rolland, qui promet d’être impartial, n’en donne immédiatement la preuve en blâmant sans crainte la conduite de 31.Bruno Nantel et de sa faction qui veulent imposer à la ville la construction d’un pont.L’histoire de ce pont est remplie d’illégalités, de fourberies et d’actes blâmables.Les intéressés n’ont jamais été consultés ni sur l’opportunité «le la construction de ce pont, ni sur son emplacement.M.Bruno Nantel n’a reculé et ne recule devant aucun moyen pour parvenir à faire construire ce pont, qui augmenterait la valeur de ses propriétés.31.Rolland sait aussi bien que nous ce «jue les actes illégaux de 31.Bruno Nantel nous ont coûté dans ccitc question ; il sait que 31.Nantel vient de mettre sur les épaules des contribuables les folles dépenses d’un bref d’injonction et d’une expropriation ; il sait que 31.Nantel, comme éclie-vin, a fait prendre des procédés légaux contre la commission scolaire dont il fait lui-même partie.3Ialgré ces montagnes d’ilFgaiités, d'immoralités, d’actes coûteux et excessivement blâ niables, malgré la promesse de faire signer par les quatre cinquièmes des contribuables une requête s’opposant à la construction du pont> malgré tout cola, 3T.J.B.Rolland hésite à se prononcer clairement et ne veut pas prendre sur cette question une attitude décisive et non ambiguë.Cette manière d’agir de 31.Rolland lui en lève bien des sympathies.On ignore "qui sera lo candidat en opposi tion à 31.Rolland si toutefois ce dernier se présente.On parle de 3L Jean Prévost, de 31.le Dr Emmanuel Fournier, et autres.Dimanche prochain, il y aura, probablement dans la salle du marché, une grande assemblée qui sera l’ouverture officielle, pour ainsi dire de la lutte électorale.Le Franc Une très intéressante étude paraît en feuil leton dans lo n Deutsches Volksblatt n, un dos principaux journaux de Vienne.Titre: la n Légende de 1S70.n Cette étude est un bel hommage à la bravoure française.L’auteur s’attache à mettre en évidence les mensonges de l’état-major prussien sur l’état des forces en présence à chaque bataille.Souvenirs d’enfarçce Illusions perdues Pour nous autres, campagnards, et comme compensation des journées de brume morfondanto, l’arrière-saison tient en réserve toute une série de joyeuses fûtes carillonnées : — Sainte-Cécile, Sainte-Catherine, Sainte-Barbe et Saint-Nicolas.Du temps de mon enfance, la Sainte-Catherine, fête fies demoiselles, était l’occasion de galantes réjouissances.Les filles festi-naient ensemble et donnaient un bal, que les garçons leur rendaient à la Saint-Nicolas.Pendant la semaine qui précédait le 23 novembre, les petites filles choisissaient leur plus jolie camarade pour la costumer en » sainte Catherine ".On l’habillait do blanc, on lui mettait des fleurs au front et au corsage ; chaque soir on promenait de porte en porte la fillette ainsi atournée et on criait aux gens par lo trou de la serrure : " Voulez-vous voir la sainte Catherine ?11 La réponse était presque toujours affirmative.Alors, la troupe des meneuses poussait dans la chambre la mignonne sainte de douze ans, aux joues envermeillées par la bise, aux cheveux enguirlandés de roses, et celle-ci chantait d’une voix claire, une sorte de complainte sans rime ni raison, dont les images, naïvement colorées, étaient puissamment suggestives : Sainte Catherine Couronnée d’épines, Aux pieds de Jésus ; Jésus la regardant Lui «lisait : Sainte Catherine, Sainte Catherine ! J’étais là haut d.uis un beau petit lmis, J’ai trouvé une serpe qui m’a coupé les doigts ; Je me suis mise à trembler En voyant mon sang rouler.A l’arbre d’or 3Ion cœur est tout en or, Et à ma tête est un clair diamant, C’est mon amant oui m’en a fuit présent.Là complainte, qui était naturellement suivie d'une quête, agissait comme une sorte d’incantation sur nos cerveaux d’cnfunla Cette brève apparition, toute blanche et toute fleurie, en pleine saison d’hiver, laissait, dans cha«|Ue intérieur bourgeois, un éblouissement de féerie, lin subtil parfum de légende.Elle infiltrait dans les âmes les plus prosaïques un clair filet de poésie.Hélas! tout se perd.Il paraît (pie, depuis de longues années, les saintes Catherines couronnées «le roses ne vont plus heurter aux portes de ma petite ville, et la cnntilè-ne, résonnante de mots étranges et de vers dorés ne se réveille «jue dans la mémoire des vieilles aïeules.Cette poésie élémentaire no sème plus ces légères graines dans les cerveaux enfantins d'aujourd'hui ; aussi la population actuelle est-elle plus que jamais réfractaire à toute fantaisie, plus que jamais fermée aux joies de l’Art et de l’Idéal.J’ignore même si, là-bas.on célèbre encore le jour de saint Nicolas, patrons des garçons.Jadis, pour nous autres, enfants du Barrois et de la Lorraine, cette fête jouait un aussi grand rôle que la nuit de Noël dans les festivités domestiques des Allemands et dos Anglais.Pendant la nuit du 5 au 6 décembre, le saint évêque descendait par la cheminée, comme un simple ramoneur, et déposivit de mirifi«|ucs surprises dans les souliers ou les sabots, rangés, depuis la veille au soir, autour des chenets.Dès que la tardive et froide lumière du matin blanchissait à travers les volets, on courait pieds nus vers lalrc noir et on poussait des cris de jeunes moineaux, à la vue des souliers bourrés de joujoux et de friandises.Parfois, aussi, on y apercevait une verge de brins du bouleau, destinée à châtier «le précoces méfaits ; mais, en général, lo saint se montrait miséricordieux et libéral.Comment ce saint Nicolas, évêque de Myre, en Lycic, et persécuté sous Dioclétien, était-il devenu le patron des garçons ?Nous supposions, avec la chanson populaire qu’il devait ce titre nu miracle opéré par lui chez un bouclier de son pays, lorsqu’il avait ressuscité trois petits enfants, Découpés en menus morceaux, 31 is au saloir comme pourceaux, par ce charcutier peu déiicat.Peu nous importait, du reste ! nous n'y entendions pas malico et nous croyions fermement à la visite du saint, chevauchant son âne gris, aux paniers remplis «le bonnes choses.Parfois même, la nuit, nous nous éveillions le cœur battant, et nous prêtions l’oreille, croyant entendre le piétinement de l’âne, au sommet de la cheminée.31a foi persista, entière, jusqu’à la septième année.3Iais au 6 décembre, au mutin, quand je fouillai dans mon soulier,— au lieu des cadeaux ordinaires, je palpai nu fond de l’enipeignc, un rouleau de gros sous.Cette prosaïque découverte me laissa tout déconvenu et rêveur.Un doute commença de me travailler l'esprit.Comment saint Nicolas, qui habitait le paradis, où notre billon n’avait pas cours, avait-il pu se procurer cette pile de patnrds ?Plus je roulais ce problème dans mon cerveau et plus je devenais sceptique.Ces sous, tachés de vert-de-gris et déformés par un long usage, n’avaient rien de surnaturel, et me paraissaient bien plutôt de provenance terrestre.Le soupçon s'insinua si bien en moi, que je résolus d’interroger manière.Pressée de questions, elle finit par avouer sa supercherie.N'ayant pas eu le temps, la veille, d’aller chez le marchand do joujoux, elle m’avait donné l’équivalent en monnaie de billon.Ainsi, saint Nicolas n’y était pour rien, et les surprises déposées dans mes souliers venaient tout bonnement, de chez l’épicier du coin ! Je me sentis, à la fois, marri do ma désillusion et honteux de ma crédulité.Cet imprudent aveu maternel lit pénétrer le doute dans mon âme, et une fois entré h l'état de germe minuscule, il y exerça d'incalculables ravages.Sully-Prudhoinme nout a avoué que la contemplation de la constellation de la Grande-Ourse, aux sept clous d’or, fit naître scs premiers «lou-tes : .C’est toi qui, la première, M'as fait examiner mes prières du soir.La pile de gros sous, trouvée au fond de mon soulier, le matin de la saint Nicolas fut ma Grande-Ourse.Elle enfonça en mon cœur l’initiale et cruelle épine du doute.Ce meurtrier travail s’opéra très lentement, presque insidieusement, mais rien n’en arrêta plus la marche progressiva On prétend qu’une simple feuillu sèche, tombée sur un bloc de glace suffit pour y crcusor un trou et lo perforer à la longue.Il en est de même du vase mystique et fragile de la Foi : le plus léger choc peut y déterminer une irrémédiable fêlure.3Ion scepticisme, hélas 1 date du jour où j’ai perdu mes illusions sur saint Nicolas.André Theuriet P/vS POSSIBLE! Le Nord est surpris et trouve, dit-il, des contradictions dans nos colonnes à propos de bonus et surtout du bonus Fishell.Ce pauvre iXord, il n’a pas le nez long mais il a plus de front que de nez.Quels sont ceux «pli ont combattu pour le principe des bonus, il y a déjà longtemps, si ce n’est lo Dr Jules Prévost ?Quels sont ceux «pii ont le plus r trôné le bonus Fishell lors du vote du Rè, ænt passé par une énorme mojorité ?L’écrivain du Nord peut ne pas s’en souvenir car pas plus «lu’aujourd’hui il n'était alors propriétaire et ne s’intéressait à ces questions.31.Fishell, comme son agent d’alors, 31.Richmond de Murtigny, se rappellent lo zèle dont le Dr Henri Prévost et ses amis ont fait preuve pour doter notre ville d’une industrie nouvelle.En principe, i’AvENin nu Nord comme scs auiis a toujours été soucieux du progrès de la ville.Tous les bonus raisonnables ont trouvé en eux des défenseurs acharnés, moins le bonus de la manufacture de caoutchouc et pourquoi ?Parce que les garanties no semblaient pas suffisantes et les faits nous ont donné raison.Un procès énorme menace la ville et les éche-vins de progrès du n Nord n doivent se frapper la poitrine.Les Prévost et leurs amis out été en faveur des bonus suivants : lo Cie do Papier Rolland (exemption de taxes) ; 2o Compagnie industrielle ; 3o Smith & Fishell ; 4o Fonderie Commiré ; 5o Pépin et Villeneuve.Ce ne seront pnslus freluquets du nNordu «pii berneront le peuple avec des mensonges éhontés.Los éclicvins patronises par le n Nord u peuvent-ils en «lire autant t Parlons «lu grand 3Ianitou.Où était 31.Bruno Nantel lors du vote du bonus Pepin et Villeneuve ?Disparu ! Au lac Ouarcivu, sans doute, occupé à pêcher la truite connue lors de la célébration de la Saint-Jenn-Baptisto «Jniis notre ville, le 1er juillet 1899.Cette fois-là 31.Nantel était disparu avec sa souscription ! De plus, ne vient-il pas do faire tous scs efforts pour forcer la manufacture de cigares de fermer ses portes.Le n Nord n parle de contradictions ! Où est-elle, la contradiction ?dans notre conduite à nous «pii n'avons jamais combattu le bonus Fishell et ———————— Alix Parents Voici Noël et lo Jour de l’An.C’est donc le temps de rendre vos enfants heureux en leur fuisant un petit cadeau.Quel ennui le choix d'un jouet ne cause-t-il pas I Epargnez-vous des recherches longues et fatigantes en venant choisir au plus grand magasin de jouets de Saint-Jérôme.Tout un étage spécial pour jouets.JOUETS POUR BÉBÉS: Moutons en laine, Animaux en caoutchouc, Sonnettes, Boules en couleurs, etc.JOUETS POUR PETITS GARÇONS : Blocs à bâtir, Soldats, Traîneaux, Jouets mécaniques, Fusils, Brouettes, Expresses, etc.JOUETS POUR FILLETTES : Pianos de poupées, Services à thé, Sei vices à dîner, Table, Berceaux, Carosses, Valisos, Services à laver, etc.IOO POUPÉES DE TOUS LES PRIX A ux jeunes plies et aux jeunes garçons.Vous avez certainement un ou plusieurs cadeaux à offrir.Nulle part ailleurs vous n’aurez un aussi beau choix d’articles de fantaisie.Uno caisse do ^^MARCHANDISES DE PARIS vient de nous arriver, de sorte que vous trouverez à notre maison des articles qui ne se rencontrent pas ailleurs dans Saint-Jérôme, et à des prix raisonnables Il est impossible d’en faire ici l’énumération.Venez voir vous-mêmes.Nous vous y invitons instamment.A tout le inonde.Nous sommes duns le vrai en disant que nous avons le plus beau choix d’objets pour le temps des fûtes, qui se soit encore vu dans Saint Jérôme.Deux étages regorgent de Cadeaux de tous genres et do tous prix.Articles religieux, articles utiles, articles de fantaisie.Nos cadeaux en cclluloïde pour dames, demoiselles et messieurs sont délicieux.Nos articles de piété sont des plus nouveaux.¦ GRANDE VENTE fin-de-siecle chez J.E.PREVOST FILS, Rue Sainte-Julie, Saint-Jérôme, P.Q.O ft © ci h © ?d o d O M •M Pf ft m © m d o © © ft ^© in Pi A m ft m ft & < H © ft Pi ft •H d Pi ft ft F© # ¦¦J ft ft in £ ft (y» -d ft H L’AVENIR DU ! NORD 27 DECEMBRE 1900 No 1D3—C’EST SI FACILE.La toux cause souvent des étouffements pénibles.C’est bien facile de la calmer avec du Baume Rhun-al.L’economie Quelques réflexions pratiques de Mézière sut l’économie : ti Quelque proies-ion qu’> n choisisse, le coin m tcp, l’industrie, l’ag' icu'tore, les fonctions publiques ou les rrmhiruses eunières qui peuvent être parcel rues, henoriibleiueut, il n y 11 aucun moyen de s’emirhir sans le secours de l’économie.Rien de plus commun que les maisons on sc minent meljrié des bénéfices considérables, tu même temps que d’autres prospèrent avec des ressources médiocres.Si l’on cherche l'origine des principales for tunes contemporaines, on reconnaîtra que la plupart ont eu leur source dans les lentes accumulations de l’épargne, plutôt que dans le suc cès de brillantes spéculations.On voit à chaque instant échouer des projets bien conçus, tomber des établissements en vogue, faute d’ordre et de calcul dans les dépenses, tandis que les mêmes entreprises auiaient réussi entre des mains plus économes et avec na ins de frais d'exploitation.n Entre les divers moyens de s’enrichir, l’économie a cet avantage qu’elle n’esige ni talents supérieurs, ni conceptions profondes, secondées par des chances favorables.Elle n’a pas besoin de coup d’œil rapide, ni des i-oudai-nes inspirations qui distinguent l’esprit d’entreprise.Elle s’accomode à la capacité la plus étroite, eu même temps que les plus sublimes génies ne peuvent la dédaigner impunément, n Livres, Journaux, Revues Il sera rendu compte dans ce journal de tout ouvrage dont on nous enverra un exem plaire.LES ANNALES POLITIQUES ET LITTERAIRES Sommaire du numéro IG décembre 1900 Chronique Politique ; Notes de la Semaine: Auguste Dorcln.in Souvenirs d'enfance : An-diéTheuriet.Petits Pamphlets : Emile Ber-gérât Les échos le Paris : Sergines- Contes Parièiens : François Coppée.A Wiihelinine : André Lemoyne.Causerie Théâtral : Gustave JLarroumet.Bulletin Théâtral : A.B.La Partition de J.Massenet pour n Phèdre n : Albert Day roi les.Pages oubliées : H.de Bal zac.Revues des Livres : Adolphe Brisson.L’Art de Conquérir le Bordieur : Madame Klobb.Mouvement Scientifique : Henri de Parviile.Les_ Nouveaux Timbres : Cosinus.Roman : Tata (suite), Jean Aieard.Livres Nouveax de la Semaine.Envoi d’un numéro spécimen.15, rue Saiut-Georgos, Paris.Qucrit le Rhume en un Jou Tablettes “ Laxative Bromo-Quinine ”.Prix 25 cents.Rendu si elles ne guérissent pas.Signature E.\V.Greve, sur chaque boite.Dépensas d’élection île.français Jean Jierehmans Pré cost, candidat à l'élection ;pour élire an membre de la légis-la.tvre de Québec, tenue, le 7 décembre 1900.' Salle Comité général Greffiers et assistants Frais do tnes-agers Impressions, annonces, programmes, Timbres, Téléphones et- télégrammes Papeterie Tenue assemblées publiques, locaux, Frais de voyage Dépenses personnelles.Hôtelleries, Comités spéciaux (IG) S Ole .10 00 ¦10.00 20.00 75 00 G0.00 25.00 20.00 100.00 150.00 55.65 G0.00 Total $635.G à Je, soussigné, ag nt.d'éli clion de Françoi-Jean Berctiinuns Prévost, jure que 1- montant du compte ci-haut est i-orr- et et j'ai signé.Cns.Godmeiî, Agent d’élection.Assermenté devant moi, ce 21 décembre 1900.J.A.Thébkbge, Oflicier rapporteur, Disrrier éleclo'al de Terrebonne Arbitration Notice Province de Québec 1 District de Terrebonne / No 191 „ IN RE „ THE GREAT NORTHERN RAILWAY COMPANY, a body politic and corporate having its place of business in the City of Quclec, in the Province or Quebec.To Ann Uchie, Wife of William McAdams, Junior, fanner of the parish of .St, Garnit, in the district of Terrebonne, or her legal boil's and representative, owner of the property hereinafter described.You are hereby notified, under the provisions of « '1 he Railway Act ¦>, and amendments : lo.That THE GREAT NORTHERN RAILWAY COMPANY requires for the purpose of its Railway certain lauds in the parish of St.Canut, belonging lo you, shown ou the map or plan deposited iu the Registry’s office for the county of Two Mountains, under the location Nos: 7 and 8.and particular)- ¦ «scribed as follows : A strip of land being a part of lots Nos : 7 and 8 of the Official plan and book of reference of the parish of St.I aunt, ill the county of Two Mountains, begiuing where the ceuter line of the Great Not them Railway crosses tile line between lots Nos.8 and 9 of the parish of St.Canut, thence westerly along said center line a distance of 214 feet more or Ie»s and of an uniform width of GO feet, measured 33 feet on either side of saicl center line, thence 740 feet more or less along said center line and of uniform width of 09 feet measured, 40J feet on either side of said center line, thence 200 feet more or less to the line between lots Nos.6 and 7 and uuiform width of GO feet measured on either side Of said center line, the whole containing an area of two acres and thirty five hundredth of an acre, more or less ; 2o.The said Company is ready and willing and hereby offers to pay to you the sum of five hundred and forty dollars ($540.00), as compensation for such lands and all damages in respect of the taking thereof, forthe purposes of the Company, and in The exercise of the powers conferred upon it by its charter and the said act and amendments.3o.The Company appoints John L.Brody, farmer of the parish of Notre Dame de Grâce, in the district of Montreal, its arbitrator, if its saicLoffer is not accepted by you.4o.Application will be forthwith made in accordance with the notice endorsed hereon.Dated at St.Scholastique, this 17th day of decern her 1000.(Signed) F.O.DUGAS.Att and Solicitor for „ THE GREAT NORTHERN RY.CO.The above notice shall be inserted three times in the course of one month in a newspaper published in the district of Terrebonne, and the proprietors are ordered within one month after the first publication thereof to give notice to - - ith ~ " the Company that they accept the sum offered by said notice.By order of the Judge.GRIGNON & FORTIER, P.C.S.Pour les enfants sans sommeil — Pour les enfants sans sommeil ou d’une dentition difficile que les mères soient bien convaincues que le Sirop Calmant du Dr Fred.J.Demers est réellement le meilleur, car il ne manque jamais de procurer aux bébés un sommeil calme, naturel et réparateur ; il calme les coliques et rend la dentition facile.Essayez-le, En vente partout.ELECTION DE DECEMBRE 1900 District électoral de Terrebonne.Etat, des dépensas d’élection d Alphonse Nuntel à Péleetion du 1900 Guillaum -7 décembre Dépenses personnelles Voyages et hôtels S 64.00 Timbres poste 43.50 Listes éluder» les 9.63 Pwpderip.et impressions 98.74 Téléphone et télégraphe 9.40 Orateurs et organisation 250.00 Frais de voitures 114.00 Salles do comité 76 50 Secrétaire 20.00 Total $085.77 Saint-Jérôme, 21 décembre 1900.S.G.L (violette, agent Assermenté devant moi, ce 21 décembre 1900.J.A.TmhiEnr.E, Oflicier-rapporte.ir, District électoral de Terrebonne.Province de Québec ) District de Terrebonne y Nu 147 J Cour de Circuit dans et pour le comté d’A rc/cnteuil Henry Peareth Hawdon B.unell, ngent de la ville de Buckingham, dans le congé de La belle, district d’Ottawa, Demandeur Max Rosenbliitb, commerçant do Wilkes-Barre, Pensylvnnia, un des Etats-Unis de l’Amérique, Défendeur Il est o.tionn: nu défendeur do comparaître dans le mois.Lachute, ce 21 décembre 1900.THOMAS BARRON, Greffier C.U Y vox Lamoxtagxe, Procureur du Demandeur RUBBERS îi durera comme deux paires de Claques ordinaire.Cherchez partout et vous trouverez-ricn de mieux que le “ Stub Proof." Imité par tous les Commercants et Manufacturiers de Claques, mais notre Canvas “Rope" ou “Duck" n’a pas d'imitation.C’est la seule fabrication qui est tout-a-fait imprégnée de “Gum Para.” Quand elles sont usées faites mettre des semelles de cuir et usez les comme des “Plow Boot." LaCic J.D.King Co., Limited,Ont la seule vrai Claque N’achetez pas a moins que les mots SîèS frojf sur la semelle de chaque Claque ; toutes autre sont dans le but de tromper le Public.Send orders to THE J.D.KING CO., Limited, SOLE AGENTS, TORONTO.MONTREAL.Les Qaalitces de la Quinine comme tonique doux et efficace, sont présentes au plus haut degré et sous une forme agré< able a * dans le Vin de Quinine de Campbell Voilà 30 ans que les médecins les plus en vue l'ordonnent.K.CAMPBELL & CIE, MFRS.MONTREAL.Le bonheur du mari, la santé des enfants, l’harmonie parfaite sous le toit conjugal dépendent surtout de la santé de la reine de ce petit royaume, appelée la “Mère de Famille.” Une mère de famille doit jouir d’une bonne santé.Elle le doit à son mari, elle le doit surtout à ses enfants.Une mère bien portante sera toujours plus apte à transmettre à ses enfants une constitution saine et vigoureuse.Tout le monde sait que les enfants d’une mère nerveuse et faible seront chagrins et chétifs.** MÈRES DE FAMILLE, si vous vous sentez malades et faibles, prenez les Pilules Rouges de u CompâgnieChimique Franco-Américaine, car c’est la meilleure médecine qu’une femme puisse prendre dans n’importe quel temps ou n’importe quelle position qu’elle puisse être.Elles sont d’une digestion facile et ne font pas mal à l’estomac.Elks guérissent les vomissements du matin, apaisent les nerfs, donnent de l’appétit, procurent pour la nuit un sommeil tranquille, purifient et enrichissent le sang, donnent cette santé robuste et cette vigueur qui sont nécessaires à une mère de famille pour le bonheur de ceux qui l’entourent.Témoignage de Madame AMANDA QAJÜYIN : “ Conseillée par Madame Frédéric Naud, “de Stc-Christiue, j'ai pria les Pilules Rouges pour me renforcir, car j’étai9 “bien faible.Je manquais d’appétit et * * ma digestion se faisait très mal.J e pouvais à “ peine dormir la nuit tant mes nerfs étaient “ agités, et j’étais toujoursfatiguée pendant la “journée.Je souffrais aussi de douleurs dans “ les côtés et de mal dans les reins.J’avaÎ9 “beaucoup de troubles avec mon urine et j’é-“ tais surtout très nerveuse.“ Lorsque je commençai à prendre les “Pilules Rouges je souffrais depuis “deux ans, sans avoir pu trouver quoi-“que ce soit pour me soulager.Les “Pilules Rouges me firent un grand bien 4 et dès le commencement, elles me renforcèrent, calmèrent mes nerfs, “me donnèrent appétit et firent de ruo: qui étais à bout de force, uue ** femme forte et bien portante._ , .„ » 44 Je remercie les Médecins Spécialistes de la Cie.Chimique Pranco-44 Américaine, des bons conseils qu’ils m’ont donnés, et je conseille aux 44 femmes qui souffrent, de les consulter et aussi de prendre les Pilules Rouges.“ Dame AMANDA GAUVIN, “ Ste-Christine, Portneuf, P.Q.'* r, Un grand nombre de femmes qui n’avaient pas eu d’enfants ou qui mettaient au monde avec misère, des enfants faibles et sans vigueur ont pris les Pilules Rouges suivi lesconseils des Médecins B- éci.distc.s de i.i Compagnie Chimique Franco-Américaine, et aujourd'hui, elles sont des mères heureuses et fortes.AVIS A NOS PATIENTES.______ _________________________.t qu retranché le nom du Dr.Coderre de tous nos remèdes.Nos PILULES ROUGES, seront donc connues à l’avenir sous le nom de : PILULES ROUGES DE LA CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE.Pour le plus grand intérêt de nos patientes, nous avons cru faire ce changement; elles devront donc comme par le passé, et plus que jamais, exiger que le nom de la CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, soit sur chaque boite, c’est le seul moyen d’avoir les véritables PILULES ROUGES et de se guérir rapidement.EUcb devront refuser comme imitation, toutes PILULES ROUGES vendues de porte eu porte au roo ou à 25c.la boite.FAC-SIMILE DU PAQUET.Nous invitons aussi nos patientes à venir voir les Médecins Spécialistes de la CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, si elles désirent avoir plus de renseignements sur leurs maladies ou sur le mode d’emploi des PILULES ROUGES, ou de leur écrire ; les con- sultations, personnelles ou par lettres données par nos Médecins' sont absolument gratuites et ne pourront manquer d’être très utiles aux femmes qui souffrent et veulent se guérir.Nos PILULES ROUGES se vendent 50c la boite on 6 boites pour $2.50, envoyées par la malle au Canada et au Etats-Unis sur réception du montant.Adressez vos lettres comme Bult: t* ptpfcr est feUsc Imprime en cscrc rouge.CIE.CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE DéoL Méd.Ko.274 RUE ST-DENIS.MONTREAL.DEUXIEME EXPOSITION :: ANNUELLE DE VOLAILLES — DE l (sQj.ioriation Je.) (SQmaleuzA tfL cromc et du District de 'Octretuvincs du 11 eu 15 jaovier 1901 — a — Saint-Jerome.• dans la salle du marche Dr C.D.LONG PKK, Président VICTOR FORTIER, Secrétaire Des soumissions cach"técs et endossées SOS'- nt reçues au bureau de L.E.Germain, notaire, Sainte-Adèle, comté de Terrebonne, jusqu’au tronte-et-un décembre courant 1900, à dix heures de l’avant-midi, pour la construction d’une maison d’école au village do la paroisse de Sainte-Adèle.Les p’iins et devis seront visibles au bureau Idu soussigné tous les jours, de neuf heures de | l’uvant midi, à quatre heures de l’après midi.Les commissaires d’écoles do la parois-e do Sain te-Adèle i:c s’engagent pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Les soumissionnaires devront aussi donner sur leur soumission les noms et résidences île leurs deux cautions.Sainte Adèle, 10 décembre 1900.Témoignage de Madame PHILÏAS BOI8SONNAULT: “Les Pilules Ronges m’ont guérie de “dartres, d’une démangeaison et aussi de “l’impureté du sangdont je souffrais depuis “longtemps, ce qui me causait beaucoup “ de troubles lorsque j’avais à travailler fort, “ à la chaleur et que je m’échauffais les “ sangs.Cette maladie de peau me tendait " la vie bien misérable et j’avais essayé un “grand nombre de Médecins, sans résultat “et aussi beaucoup de remèdes que j’avais ‘ achetés â la Pharmacie." Les Pilnles Ronges, seulesme “ firent du bien.Elles me renforcè-“rent, aidèrent beaucoup à ma diges-“ tion, nie donnèrent le conrage et la “force de faire mon ouvrage et de ’(vaquer à mes occupations.Les dartres que j’avais aur tout le "corps sont disparues.Je suis heureuse et en bonne santé, et vous “ donne pleine permission de publier ce témoignage." Dame PHILIAS BOISSGNNAULT, "No.417 Rue East School, C- •• Woonsocket, R.L " , L.E.GERMAIN, notaire.Province de Québec ( District do Terrebonne J COUR SUPÉRIEURE No 1S7.LniisPiciro Philiiis Rodrigue, hôtelier de la ville d Latinité, district de Torrobonno, Demandeur Charles E.McLaren, médecin-vétérinaire, sut refuis de la ville de Lucliute, et maintenant n lieux inconnus, Défendeur Il est.ordonné nu défendeur de comparaître dans le délai d’un mois à dater de ce jour.Ste Scholastique, 10 décembre 1900.GRIGNON * FORTIER PCS J.A.C ETHIER.* ' Avocat du Demandeur.
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