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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 février 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1899-02-03, Collections de BAnQ.

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¦L y r y Troisième Année —No 5.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Vendredi, le 3 Février ï "PU ORGANE LIBERAL du DISTRICT de eTERR LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME KOUS VERRONS PROSPÉRER LES FILS ÜUSÏ JURENT CB.5UL.TC.) ' Saiio do loci doTAx CHENIER.&) AtsoT* pepie-pts : Un an.§1.00 Six mois.0.50 JULES-EDOUARD PREVOST FILS, Directeur.ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) AT*Ti0T*ccs 1 Lo pouco i Un mois.§1.00 “ Un an.§3.00 «s» L/VBk.LUL.^ SOMHAIRE Fivincœur Fiancastor L.O.David T.R.Paul Falcon Meii Mélo T.a vraie question La taxe sur les journaux David Marsil Trop d’avocats Echos de Montréal Pour les cultivateurs Congrès de colonisation : Le Grand Nord Recorder B.A.T.de Montigny Le coiffeur anglo-saxon Mark Twain Jeux d’Esprit Le recensement de 1898 Notre Marché Tribune libre Nouvelles de Saint-Jérôme “ Sainte Anne " Sainte-Thérèse ii Sainte-Adèle s Luchute " Saint-Philippe d’Argenteuil Livres, journaux, etc.r ItTTT7ITmTTTT! {TntR/iTR 111 II W MELE = MELO •« immxnnmmrnimnmi'inurïmini 'ÜÏS Il est bon d’annoncer aux personnes qui ont des timbres de 3c.et qui ne savent qu’en faire quelles peuvent les changer pour d’autres timbres au bureau de poste.La.'Tribune de Saint Hyacinthe se demande avec raison pourquoi le gouvernement provincial n’envoie pas aux journalistes les documents et rapports concernant la session.Le Rév.M.Brice, -du collège Manitoba, a donné dernièrement une conférence sur la vie nationale au Canada.Au cours do cette conférence, il a fait de Laurier l’éloge suivant : Sir ÏVllf.kl est l’homme qui représente la pensée des Canadiens-Français.Le premier ministre a l’amour de Papfneau pour la liberté, la dignité de Lafontaiti.'Ç' l’énergie et l’activité de Cartier.Il est heureux peur l’esprit natio-naj ep furmal.inji all Canada que cet homme qui paraît avoir la confiance entière de sen peuple, ne se proclame pas plus dévoué à un élément ou à un sentiment de race qu’à un autre, mais se montre le représentant de tout le peuple canadien, sans distinction d'origine ou de croyance.Il n’y a pas de doute que les trois écueils les plus périlleux pour le 11 New Canudiunism " sont, comme on l’a dit, la race, la langue et la religion.Mais ç’a été un grand jour pour l’unité canadienne lorsqu’un liommp de race gauloise dont la langue est le français, a affirmé de son siège au Parlement, à la séance du 3 mars 1896,-comme l’a fait M.Laurier, les grands principes de la liberté de penser et la tolérance dans les opinions religieuses." M.Clémenceau, dans l’Aurore, parlant de la Ligue pour la Patrie française," analyse l’esprit qui a présidé à sa formation et fait remarquer que les mauvais patriotes sont ceux qui ne reconnaissent pas l’esprit de justice.M.Ciémeuceau termine ainsi : Mauvais citoyens, inauvuis Français, ceux qui osent parler d’une n justice à coups de millions h pour faire soupçonner les juges.Mauvais Français, ceux qui disent avoir des n preuves n de l’achat des consciences et ne les montrent pas, cherchant à nous enlever le respect d’une justice légale, lorsque, dans la présente anarchie, le respect d’une justice légale est le dernier lien d’union de tous les bons Français.Il n’importe.Les juges impassibles feront leur devoir.Ils dissiperont tous les mensonges, avec leur cortège de sophismes mis au service de la violence.Us ne laisseront aucun recours aux faussaires.Ils diront bien haut la justice et la loi française.Et mieux que M.Coppée, et mieux que M.Brunetière, en nous gardant une justice, en nous maintenant une loi, ils nous auront conservé la patrie.C.Clémenceau.-Un-intéressant tournoi de calculateurs vient d’avoir lieu à la réunion de la Société astronomique de France.Deux des membres de la Société, M.Inau-di, le calculateur mental bien connu, M, Brandebourg, qui opère avec des méthodes raisonnées spéciales, ont rivalisé.d’cxactitu-de et de rapidité.Par exemple, M.Inaudi tourne le dos au tableau, tandis qu’une personne y inscrit les sommes dictées par l’auditoire.Il résout ainsi en 0 secondes la soustraction de deux nombres de 18 chiffres chacun ; en 15 secondes la multiplication d’un nombre de 5 chiffres par lui-même ; en 54 secondes, celle d’un nombre de 5 chiffres par un autre nombre dt 5 chiffres également.En 4 minutes il a porté le chiffre 2 à sa 50e puissance, extrait des racines de chiffres portés à la 52e puissance, et enfin récapitulé de mémoire toutes les sommes inscrites au tableau sans y avoir un instant jeté les yeux.M.Brandebourg, au contraire, regarde le tableau et procède scientifiquement, mais il obtient dans ses opérations une rapidité plus graude encore.Pour une addition de 10 nombres de 6 chiffres chacun, le temps de les inscrire et de tirer la barre : le total est donné instantanément.Pour une multiplication de 5 chiffres par 5 chiffres, 12 secondes.Pour 4 multiplications de 2 chiffres par 2 chiffres, mais dont les quatre produits doivent être totalisés, le total général est donné e.-\ 2 secondes.Enfin M.Brandebourg fait aussi, mais en y mettant quelques secondes de plus, des multiplications mental de très grands nombres, en remplaçant les chiffres par des sons, ce qui lui donne des mots que sa mémoire retient mieux que des nombres.Comme dans les meilleures batailles, il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu dans ce tournoi, puisque les deux spécialistes mis en présence opéraient par des procédés différents : mais la précision avec laquelle jls opéraient a émerveillé la scientifique assistance qui les regardait faire.L’Indépendant de Fall Hiver cite l’article de " Valet de Cœur " à propos de crit ique paru dans notre numéro du-13 janvier et qui se terminait ainsi : ." Nous détestons autant- la critique louangeuse à l’excès que la critique dépourvue de tact et marquée au coin de l’indélicatesse.Nous aimons une critique impartiale qui ne craint pas de souligner une imperfection tout en faisant ressortir certaines qualités.C’est la seule dont les vrais artistes, non avides de réclame désirent être l’objet." L’Indépendant ajoute : n Notre confrère de PAvkniu nu Noud aurait pu ajouter que c’est surtout la seule qui soit utile, voire nécessaire aux débutants.ii En effet, que de jeunes gens bien doués n’ont-ils pas été gâtés par des louanges excessives, quand une critique saine les eût portés à travailler sans cesse pour se perfectionner ! n Les grands artistes lyriques et dramatiques de tous les temps n’ont pas échappé à la critique éclairée, et un grand nombre d’entre eux ont dû à cette même critique la célébrité qu’ils ont acquise plus tard.n Si un débutant se croit impeccable, il doit nécessairement prétendre qu’il a atteint le dernier période du l’art, et cette prétention suilit pour étouffer chez lui toute aspiration vers un idéal plus élevé.De là l’indifférence, la nou-chalence, la paresse intellectuelle qui sont ennemies de l’émulation et du progrès.n Maintenant, pour être ellicace, la critique doit être juste, généreuse, charitable et n’avoir en vue que le bien de ceux qu’elle concerne.Le persiflage, la raillerie, la violence ot le dépit ne doivent pas en constituer l’esprit ; car alors elle devient non seulement offensante et stérile, mais nuisible même.n Qui bravera le premier les préjugés populaires pour donner à la critique judicieuse la place qu’elle devrait occuper chez nous?Où sont les amateurs de musique et de théâtre qui consentiront à se laisser dire sans maugréer que leur jeu ou leur interprétation des grands maîtres laisse à désirer sous tel ou tel rapport 1 n C’est la question.Et elle mérite la sérieuse attention de tous ceux qui s’intéressent à notre avancement intellectuel.Car, en nous mettant au-dessus de la critique, nous avouons que nous ne sommes pas susceptibles d’amélioration, n • La vraie question La vraie question à débattre entre la Minerve et 1’Avenir du Noud, est la suivante—inutile de se perdre en des longueurs— : M.N an tel est-il satisfais des programmes d étude des collèges ecclésiastiques au point do vue des besoins modernes en général et de ceux du peuple canadien-français en particulier ?Sur ce point, voici ce que disait carrément M.Nantel dans la Minerve du 19 janvier : n Parlant de l’encombrement toujours croissant des professions libérales accusé aux derniers examens des aspirants à la pratique du droit, il voyait là n un état de choses alarmant.n n Heureusement, ajouta-t-il, l’excès du mal amènerait sûrement le remède.Quand il sera suffisamment prouvé que l’on ne trouve plus à vivre dans les professions libérales, les parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, n cesseront de les confier à des établissements qui les dirigent uniformément vers è s professions n.(C’est à dire qu’on organisera la grève autour de nos collèges classiques ; et c’est là le vœu exprimé par M.Nantel, soncicux, faudrait-il en douter, de l’avenir de ses enfants, ou les mots no veulent plus rien dirt.) S'ils ne trou vent point dans les institutions canadiennes-françaises (nos collèges classiques), le genre de formation intellectuelle .qu'il leur faut, pour préparer les jeunes gens à 1 industrie, au commerce, à l’agriculture, aux chemins de fer, à la navigation, aux constructions, etc.—, ils iront en chercher ailleurs.(!) n C’est ce qui arrivera avant peu (1 !) Alors, quand les institutions se verront dése.rter, elles ouvriront les veux.Dans l’intervalle le pli sera pris d'aller demandea eux Anglais n une formation pratique que l’on ne trouve pas chez nous n, où ce seul mot n pratique u est un terme odieux pour lequel on (le clergé) n’a pas assez de sarcasmes." Peut-être aussi des particuliers suivront-ils " le conseil qu’on leur donne " brutalement : » Si vous n’êtes pas satisfaits des institutions " existantes, fond-zz-en d'autres." » La nécessité forcera nombre de parents à se syndiquer pour opérer ces fondations nécessaires et " appeler de l’étranger un personnel enseignant qu’on ne trouve pas ici." Ces dernières lignes m’amènent à poser une seconde série de questions à M.Nantel.Le député de Terrebonne espère-t-il réellement que le clergé va bouleverser tout le programme d’études de ses vingt sémiuaiffes, de façon à donner aux élèves do ces maisons une éducation essentiellement moderne, duns le sens proposé par M.Nantel ?S’il n’y croit pas — et il est impossible qu’il y croie — M.Nantel, représentant du peuple, blâincruit-il-le gouvernement d’encourager, par l’octroi de subventions spéciales, la fondation d’initiative soit privée, soit publique dans la province de Québec do quelques établissements d'instruction pratique, et l’importation de " l’étranger d’un personnel enseignant qui nous manque ici " ?Et si le gouvernement ne possédait pas les pouvoirs suffisants pour faire donnor à nos enfants " le genre de formation intellectuelle qu’il leur faut," M.Nantel, représentant du peuple, voudrait-il refuser au gouvernement national les pouvoirs nécessaires pour mettre à exécution les volontés du peuple à l’égard de l’instruction publique ?C’est à cela qu’il faut répondre une bonne fois et par " droits chemins." Nous verrons ensuite.La Minerve a l’air d’enticlenir quelque inquiétude sur mon âme.Hypocrites soucis ! C’est parce que je suis en faveur do la i, liberté d’enseignement n pour la collectivité comme pour l’initiative privée, que je voudrais, au contraire de M.Nantel, laisser le clergé libre de conduire ses établissement" d’éducation comme il l’entend.Si le public canadien n’est plus satisfait du n genre de formation intellectuelle uqueleulergé donne à nosenfants,quelc public canadien fonde, à côtédescollègeselassiques, de?établissements d’instruction moderne, maisen même temps foncièrement chrétiens quant à l’éducation morale ; il donnera là une nouvelle preuve de son respect pour les conseils du clergé qui, ainsi que le rapporte M.Nantel, nous a souvent dit : n Si vous n’êtes pas contents des établissements existants, fondez-en d’au très u.Entre M.Nantel menaçant le clergé de lui enlever la jeunesse canadienne pour ’a verser dans les collèges anglais et protestants, et l’humble Francœur qui voudrait qu’on écoutât plutôt nos évêques et nos prêtres et qu’on fondât, sous leurs yeux, des maisons catholiques où un personnel choisi comme celui de l’Université Laval, donnerait aux jeunes Canadiens-français une éducation en rapport avec les besoins de leur état social ; entre M.Nantel qui menace de confier aux n hérétiques n la formation intellectuelle de ses enfants ou de ses neveux, et l’humble Francœur, le calomuié Francœur qui appelle plutôt de tous ses vœux pour les siens un système publie d’instruction natiu nale et catholique à tous les degrés, comme nous l’avons déjà dans l’enseignement élémentaire, il y a tout un monde, et le bon et savant prêtre qui a si longtemps dirigé le collège de Sainte-Thérèse saurait bien le dire à son frère le journaliste.Dans tous les cas, l’humble Francœur, lui, montre toute son âme qui est très humble, mais très franche.L’arrogant M.Nantel découvre la sienne, également, quand il entre en colère, mais alors elle nous apparaît dans toute son extraordinaire sécheresse.Je ne dis pas cela pour lui faire oublier les quelques questions ci-dessus.Allez-y donc ! Francœur.La taxe sur Ses journaux Le Soleil, se plaignant l’autre jour des misères que cause aux administrations des journaux aussi bien qu’aux employés de la poste l’application de la nouvelle loi sur la presse, proposait un système plus simple que celui dont nous a gratifiés au jour de l’an M.William Millock.Notre confrère demandait une taxe déterminée, calculée sur le chiffre du tirage, et payable annuellement.En principe, nous approuvons d’autant plus un plan aussi rationnel que nous y avions déjà nous-mêmes pensé.Mais où nous différons d’opinion avec le Soleil, c’est dans la somme qu’il propose au gouvernement d’exiger des éditeurs pour une circulation de 5,000 et de 10,000 exemplaires.Le Soled voudrait qu'il fût imposé une taxe de §500 sur toute publication ayant un tirage de 5000 exemplaires et plus, et de §1,000 sur toute publication ayant un tirage de 10,000 exemplaires et plus.Une contribution aussi énorme pourrait peut-être convenir aux éditeurs des quotidiens, mais elle serait hors de proportion avec les ressources d’une publication hebdomadaire ou mensuelle.Indiquez-nons donc le journal de campagne qui rapporte seulement S500 net par année à son propriétaire, tous frais payés.Nous demandons, avec le Soleil, une taxe déterminée "à la place du systên e actuel.Notre confrère de Québec recommande de proportionner le chiffre de cette taxe à la circulation du journal.Vous proposez donc que l’éditeur d’une publication fasse tous les ans une déclaration établissant la circulation exacte de son journal.Les déclarations de l’éditeur seraient-elles contrôlées ?Ce système rendrait-il justice à tout le monde et au gouvernement ?Jusqu’à quel point serait-il praticable ?.Nous sommes convaincu qu’une taxe établie seulement sur lechiffredu tirage, sans tenir compte du format, du poids et de la périodicité de la publication, ne rendrait pas pleinement justice aux éditeurs ni au gouvernement.Le plan proposé par le Soleil ne nous paraît pas complet.Voici quel serait notre avis à ce sujet.Le département des Postes, tenant compte du format, du poids, du tirage et de la périodicité des journaux ou publications du Canada, les diviserait en quatre ou cinq classes suivant leur importance au point do vue des conditions de leur transport par la poste.Chaque publication payerait ainsi annuellement— sauf ï-ajustage dans le cas d’un changement do format, de périodicité, etc.— la taxe do lu catégorie dans laquelle elle serait classée, et de cette façon lus gros ne mangeraient pas les petits.Après l’expérience d’une année, le département des Postes sera en état de répartir sur les différentes publications et papiers-nouvelles du pays une taxe régulière qui rapporterait au gouvernement un revenu à peu près égal à celui qu’il retira avec le système actuel.Nous désirons ardemment celte réforme.Francastor DAVID IVIARSIL (Do la Patrie) Wilfrid Prévost était bien malade, au commencement de la dernière session, au Château Frontenac.Avant de partir pour ne plus revenir, un soir, il disait à un ami : n Marsil est malade lui aussi, il me suivra do près.Savez-vous, ajouta t-il, après un moment de ré-llexion, que lorsque nous serons morts, ce sera difficile de nous remplacer avec nos défauts et nos qualités, u Il avait raison de croire que son ami ne lui survivrait pas longtemps, et de dire qu’ils seraient tous deux difficiles à remplacer.C’étaient deux types de force, de vigeur physique et intellectuelle, deux natures ardentes, origi nales, exubérantes, comme on en voit peu.On les appelait les n Patriotes ou les Lions du Nord n, et ils méritaient de porter ces noms, car ils étaient patriotes, et ils avaient du lion la force et le courage.Eli bien ! ils s’on vont les patriotes, ils meurent les lions malgré leur vigueur, leur énergie indomptable.Us s’eu vont les Marsil et les Prévost, tous ces survivants d'une génération de lutteurs, ces représentants de familles au caractèro viril, à la tète ardente au sang chaud.On n’entendra plus leur éloquence grandiose, un peu fantastique, leurs accents enflammés, leurs imprécautions à la Camille.Us tombent ces chênes puissants quo rien ne semblait pouvoir abattre, et paraissaient invulnérables.Trop confiants dans leur force, dans leur vitalité, un peu enfants sous des dehors sévères, aimant toutes les émotions de lu vie, passionnés pour la politique, pour ses luttes et ses dangers, ils étaient peut-être imprudents.Ce pauvre Marsil ! Je le voyais, il y a quelques jours, à Québec.Après avoir dit que sa santé était meilleure, il ajouta : " Sois tranquille, je ne mourrai pas avant d’avoir prouvé que le décret d’excommunication de Mgr Lartigue n’a jamais été lu à Saiut-Eustacbe et- que, par conséquent, on n’avait pas le droit d’exclure les cendres de Chénier de la terre sainte." Il est mort avant l’accomplissement do ses vœux et de ses espérances, mais les patriotes ont dû bien le recevoir dans l’autre monde, car il a beaucoup parlé, beaucoup travaillé toute sa vie pour leur réhabilitation.¦ Il a été bon médecin, excellent chirurgien, orateur populaire de premier ordre, mais avant tout patriote.Il avait l'Aine ouverte aux grandes aspirations de la liberté, du patriotisme, de la religion, le cœur accessible aux sentiments les plus nobles.Ce grand fauve qui secouait sa crinière toulluo sur ses larges épaules, et poussait des rugissements dans les assemblées populaires, était un doux, un patient, un artiste qui jouait l’orgue, tous les dimanches, à l’église do sa paroisse ot chantait des hymnes avec l’onction et la ferveur d’un bénédictin.C’est un des hommes qui ont le plus contribué à me faire croire, quand j’étais jeune, qu’on était souvent injuste envers les libéraux, qu’on avait tort de les combattre comme des hommes dangereux.Pouvait-on être si bon, ri patriote, si enthousiaste du vrai et du beau et être dangereux ?Son état normal n’était pas l’excitation, c'é tait plutôt le calme, la douceur, l’esprit de conciliation avec un peu do rêverie et d'indolence.Il fallait pour mettre cotte grosse machine en mouvement, des circonstances spéciales, l’in-lluence do In lutte, de la discussion, d’un courant patriotique.La question Riel, par exemple, eut le don de l’émouvoir ; de tous les orateurs qui enflammèrent-, à cette époque, l’opinion publique, Marsil fut, peut être, le plus populaire.II paraissait à sa place sur le Champ-île Mars, à Montréal, en face d’une foule de dix à quinze mille personnes.Un pareil auditoire convenait à sa voix, à sa taille.Il était devenu orateur comme chirurgien, par la force de son caractère et de son esprit, par l’exploitation intelligente et raisonnée de scs ressources naturelles.Il manquait de vernis, so’i éloquence était un peu rude, sauvage, mais elle renfermait do la foudre et des éclairs.Je transportais quelquefois par la pensée David Marsil à une époque tourmentée, dans un temps do luttes patriotiques, et jo me rendais compte du rôle joué par les Chénier, las de Lorimier et les Cardinal.Aussi, il répétait souvent : n C'est un Ixmheur, mon petit, quo nous ne soyons pas nés vingt ans avant 1837, car nous aurions été pendus toux deux, n Il va manqué à nos luttes politiques, à nos fêtes nationales ; on no verra plus sa grande et puissante tête dominer nos assemblées populaires.Mais ceux qui l’ont connu et aimé trans mettront à leurs descendants son nom et le souvenir de son patriotisme.L.O.DAVID.Trop d’avocats ! Nos professions littérales sont- encombrées.Surtout, il y a trop d’avocats.Et s'il y a trop d’avocats, c’est la faute de nos collèges classi ques.Nos collèges classiques ne valent donc rien.Voilà comment l’on a raisonné toute la semaine dernière, dans certains journaux montréalais.Mais il est étrange de voir jusqu’à quel point quelques-uns ont le tnl;nt do déplacer lu question.Nos collèges classiques arrivent à produire trop d’avocats, trop do notai, res, trop de médecins.Voilà précisément qui prouve l’excellence do leur enseignement.De l’avis même de M.le secrétaire-général du Barreau, les examens pour l’admission à la pratique de ces profession sont très sévères.Cette opinion n’était d’ailleurs pas nécessaire : les résultats suffisent pour le prouver.Tout de même, ceux qui passent doivent conséquemment posséder une excellente préparation.Autant do candidats heureux, autant do bons points pour nos institutions classiques.Or, on dit qu’il y a trop de candidats heureux.Que peut-on conclure’ Que nos collèges sont trop forts 1 Mais, objecte-t-on, ces collèges ne préparent les jeunes gens à aucune autre carrière que les professions libérales.Nouvelle bonne note à leur crédit.Ils ne sont pns faits pour autre chose.Depuis quand va-t-on, par exemple, au séminaire Sainte-Thérèse pour devenir un négociant ?Dans tous les siècles et dans tous les pays, il a toujours été bien entendu que le cours classique était le premier pas vers le sacerdoce ou les professions libérales.Un collège classique qui produirait des industriels ou des négociants ne serait plus un collège classi-pie.Au-si l’objection paraît-elle tout à fait naïve.Elle a d’ailleurs été formulée par la Minerve.•S’il y a trop d’avocats, ce n’est donc pas à nos collèges qu’il faut jeter la pierre.Ceux-ci reçoivent des enfants pour les préparer aux professions libérales et ils obtiennent d’excellents résultats.Le remède à l'encombrement, il faut plutôt l’aller chercher dans les préjugés courants.Et nous tombons en plein dans la campagne que font en ce moment, eu France, MM.Jules Lemaître et consorts contre le goût effréné du fonctionnarisme et du baccalauréat.Il est certain que, dans quelques classes, on considère comme moins dignes et moins nobles des états du vie comme nous en offrent le commerce, l’industrie, le génie civil, l'agriculture, etc.Celte idée pousse les jeunes gens à dédaigner tout ce qui n’est jus profession libérales et à s’engager dans celles-ci sans talent comme sans aptitudes.C’est d’abord ce préjugé absurde qu’il faudrait voir à déraciner dans les esprits.Nos collèges classiques auraient moins d’élèves.Il en résulterait moins d’avocats, de médecins et du notaires, et aussi une meilleure répartition des énergies parmi les diverses carrières.Voilà une des n idée» à répandre n de J ules Lcinulttc.On pourrait lui donner comme congénèi celle que préconise M.Mathieu Bernard dans ses communications à la Minerve.Appliquer au barreau la loi en-vigueur pour le notariat, c’est-à-dire : exiger le cours complet.Peu importe qu’il soit- professé par des institutions enseignantes ou îles m maîtres privés u, pourvu qu’il couvre un temps suffisant.Car, n’en dé- plaise à M.Leblond de Brumatb, sa prépara tion en Cou 12 mois ne sauraient êtro bien pratique.C’est trop vite.Les élèves des collèges classiques no sont pus sensiblement moins intelligents que ceux des cours privés et cependant huit années no leur paraissent pas trop longues connue préparation au baccalauréat.La différence principale entre las lieux, c’est que — pour la dernière — n cela reste n.Libre à n’importe qui d’ailleurs de tenter la chance.Qu’on fusse subir un examen après un cours complet.Ce sera l’éprouve définitive.Plusieurs candidats impropre à l’étude d’une profession se seront découragés pendant les huit années du cours classique.lx:s derniers échoueront à l’examen final.Résultats : moins d’avocats et de meilleurs.T.R.Ecl|os de Montréal UN REFUGE DE NUIT- EXPOSITION DE VOL.UL- MÎS- EXPOSITION I1E PEINTURES-CONCERT SEMRRICII - LE DOCTEUR MARSIL.Serait-ce le testament de Mme Maxwell-lleddle qui a donné l’idée d’un " Refuge de nuit " à Montréal ?U y aurait lieu de le supposer, car ce genre d’institutions, qui est très florissant en d’autres pays, ne paraît s’être présenté à la pensée de nos charitables Montréalais qu’à travers le bruit do la presse autour de la succession de la richissime canadienne.Quelque tendre millionnaire se laissera peut-être tenter au même point que celle-ci et donnera ses biens à une aussi louable maison.Espérons toutefois qu’il sera célibataire et orphelin.En ce cas, la famille no pourra pas contester.En attendant ce " divin messie," le Refuge de Huit de la rue Notre-Dame fonctionne à ravir.Tous les jours, nos journaux impriment à son sujet les nouvelles les plus cnnsulnntcs.Il vient à peine d’être fondé et déjà l’on a pu en register poui nno seule semninn : " On a donné asile à 745 indigents et servi G09 repos." Do penser tout de mémo que tant de gens sont nécessiteux, ot tant d’autres encore, «fia fait bénir la charité.Il y a beaucoup d’associations charitables à Montréal ; les chiffres plus haut prouvent qu’il en faut encore Iienucoup.Espérons que l’on imitera en cela le zèle de Paris tel que nous lo raconte Maxime du Camp dans son admirable » Charité privée à Paris » Il y a bien des bonne?choses dans la grando ville si décriée ; en voilà une que l’on pourrait introduire chez nous avec profit Le Refigo de nuit est un heureux début Les fondateurs méritent les encouragements et les félicitations de tous los philanthropes.Us verront certainement surgir dos imitateurs parmi ceux qui so rappellent le bcuj vers du poète : Donnez, l’aumône est sœur de la priera.J’ai été voir l’intéressanto exposition de volailles, rue Sainte-Catherine.Au moment que j'entre, on commence déjà à préparer boîtes et cages pour le départ et m’aperçois quo je suis presque en retard.Je nie liâto vers les plus hautes sphères au milieu d’un charivari do cocoricos, de sérénades, de roucoulements et do n couac ! couac ! couac ! u (ne faites pas a‘- t en tion ! ce sont les canards).Toute la gent volatile s’égosille à qui mieux, mieux : n "Venez donc par ici, M.le visiteur ! u me chuchotent les pigeons.Et tels put its yeux me regardent aveu des douceurs infinies.— Ici un premier prix se gourme, prend des airs de suffisance et so donne de l’importance.— Voici les grosses poules polonaises, aux plumes luisantes et bariolées, surmontées d’une tête à la Paderewski.—A côté: les gros coqs, grands seigneurs à la queue orgueilleuse, crête rutilante et lourdes chaires pendantes ai .nichées au bec c.Mais, messieurs, permettez moi de vous fatiguer de quelques chiffres que je prends dans une brochure faite par M.J.C.Lange lier, sur in Gaspésie, et qui est la meilleure que j’aie jamais consultée sur la matière.Rapprochée de celle des principales villes d’Europe, la température hivernale présente les résultats suivants : Printemps Eté.Hiv cr.Montréal 54o 9* G5o 5* 21o 5’ Londres 47o fi’ 61o 0’ 39o 2’ Glasgow 45o 9’ (i0o 1’ 39o G’ Edimburg.45o 0’ 57o 1’ 38o 4’ Paris 50o 6’ 64o 5’ 37o 8’ Berlin 47o 4’ 04o 5’ 31o 4’ St-Petersbourg .35o 9’ GOo G’ 18o 1’ Et cette statistique n’est pas étonnante quand on voit que ces pays sont plus nu nord que la province de Québec.Or, messieurs, le climat de la région La-belle, je l’alfinne, est en général celui de Montréal, à l’exception de Sainte-Agathe, qui est le point culminant des Laurentides.Passé cette hauteur, et dans les vallées de la Lièvre et de la Rouge, le climat est vrai- ment celui de Montréal.On rencontre la même température en allant ù l’ouest, car, vous le savez, la plus grande partie des terrains colonisables de l’Outaouais se trouve au-dessous de la latitude de Québec et le reste bien peu au-dessus.Mais cette différence est plus que compensée par la longitude.On calcule qu’un degré vers Hottest équivaut ù une élévation correspondante d’un degré dans la température.Or, la différence de longitude entre Québec et la région do l’Outaouais est de 4 ù 10 degrés.La même différence s’observe dans la température, ainsi que le constatent l’expérience et la végétation.Le R.P.Bouchet, supérieur de l’orphelinat de Mont-fort, dit que le thermomètre ne baisse que rarement ù 30o en hiver et monte l’été entre 95 et 98o Farenheit.De sorte que, Messieurs, si les paroles no gèlent pas à Montréal, elles ne doivent pas geler non plus dans la région Labelle.Et puisque les fruits délicats mûrissent ft Montréal, ils mûrissent aussi au Nord et j’y ai vu à maturité les tomates, les melons, le raisin, le tabac.J’oserai même appeler notre froid un bienfait, et je vais le prouver : Le froid favorise les battages, rend nos bois mielleux, fait couler nos érables.Le froid avant les neiges, triture nos guèrets et prépare le sol aux influences de l’atmosphère ; il détruit une foule d’insectes nuisibles à l’agriculture, et si la théorie des microbes est vraie, je défie le plus malin d’entreux de résister A la tempéaature de janvier ou février.C’est l’opinion de M.Landry, dans son fa- meux livre sur l’agriculture.C’est le froid qui glace nos étangs et nous permet d’y prendre du plaisir et d’y faire nos transports.Et puis cette glace peut remplir nos glacières et fera plus tard l’objet d’un grand commerce.Non, ne maudissons pas notre froid qui donne du ton à nos corps, vivifie nos caractères ; et bêtes et gens en hiver, se portent mieux.Mais, la neige, me direz-vous, en voilà un obstacle à l’agriculture.Cette fois, je vous embourbe dans les six pieds de neige qu’il y a à votre porte ou dans les chemins de base si l’on n’a pas défait les clôtures.La neige, mais bénissons-la, comme un bienfait de la Providence.Ne savez-vous pas qu’elle renferme un principe fertilisant qui en fait comparer les efiets aux inondations du Nil ?Et le proverbe populaire qui dit : Année de neige, année de blé, est vrai à la lettre.Et si bien que les bas-fonds où la neige s’accumule et persiste, vous remarquerez une différence dans la nature des plantes, et même sous la neige, vous remarquerez la belle apparence de l’herbe qui y eroît.N’est.ello pas une protection pour l’herbe et les plantes des jardins qui, avec co manteau ne souffrent aucunement du froid le plus intbnee ?Ne favorise-t-elle pas les transports au point que tous les printemps les habitants se plaignent que la neige est partie trop tôt.Et que ferait-on dans les chantiers, si la neige ne s’accumulait dans la forêt ?et si elle ne gonflait les rivières pour transporter nos bois aux abattoirs, où, débités en quartiers et en lambaux, ils prennent le chemin des villes et de l’étranger pour s’y coucher à jamais dans les constructions qui abritent et le riche et le pauvre.Et le bois do corde, comment le transporteriez-vous autrement qu’en traîneau, pour en faire bénéficier la population.Nos hivers, qui font diversité, qui couvrent notre sol d’un manteau d’hermine et nos étangs de glace, devraient être un sujet de réjouissances et d’intérêt pour ceux qui savent en profiter, en pratiquant de petites industries, en préparant les travaux du printemps Ai-je prouvé ma thèse ?Oui, ce me semble, mais pour plus du sûreté, je vais la fortifier do l’opinion d’une autorité qui était hier étranagre à notre pays.Sir William Hingston, dans un rapport lu àu congrès d’hygiène, s’exprime ainsi : » Notre pays a peu d’élévation au-dessus de la nier.Le Mexique, l’Amérique du sud et les parties méridionales de l’Amérique du nord se trouvent ù tme altitude d’environ 1,000 pieds au-dessus de nous: nous varions entre 100 et 400 pieds.Montréal n’a que 18 pieds au-dessus du niveau de la mer.Ce peu d’aititude est favorable au climat et à la végétation." Que notre climat, que la configuration géographique de notre pays ne soient pas nuisibles à la vie végétale, vous pouvez le constater par les forêts magnifiques et par la végétation qui couvre notre sol.Chaque année, nous exportons les milliers de pieds cubes de nos chênes, de nos ormes.L’érable, le noyer, le tilleul, le frêne, le pin, l’épinette, le cèdre, sont l’objet d’un commerce étendu.Comme pays à blé le Canada subit avantageusement la comparaison avec la Russie Centrale.Même le rix croît sous notre climat, le ble d Inde, le maïs, le melon, la citrouille, que 1 on regarde comme produits exclusifs des climats chauds, croissent en abondance dans presque toutes les parties les parties du pays.‘ La chaleur de 1 été ne persiste pas assez longtemps chez nous pour causer ces troubles intestinaux si communs dans les climats chauds.Les fièvres putrides de ces pays nous sont inconnues.Le froid ici est sec et donne ,dc la vis gueur et de 1 activité.L’hiver est la sai -son où il y a le moins de morts.Le Canada est la station militaire la plus salubre des possessions britanniques ; nous n avons pas de maladies particulières comme les autres pays.L acci oissement de la section française de ce pays qui se double en 16 ans est sans, parallèle dans 1 histoire du monde, C est ici, dit-il, que grandit un peuple puissant au moral et au physique : le peuple canadien.Depuis 200 ans qu’il existe, le Canada n a donne aucun signe de déclin Au contraire, les enfants de la Nouvelle-h rance sont de beaucoup supérieurs aux 1‘ tançais, même aux paysans bretons, les plus forts, les plus vigoureux, les plus prolifiques et les plus vertueux de la race française.Ah ! Messieurs, permettez-moi de le proclamer.J aime mon pays parce que j’en L’AVENIR DU NORD, 3 FEVRIER 1899 peine en fuveur du meurtrier Sum Puralow.MM.Perd.Suint-Vincent et Geo.Puralow sont les porteurs de cette requête.Un grand nombre de citoyens ont signé cette demande ; mais on nous dit que plusieurs ont refusé de donner leur signature.-—s-BI.It J.A.Lambert a encore reçu cette semaine un lot considérable de marchandises endommagées.— Maisons à louer à partir de $2.00 jusqu’à $3.00, ou à vendre A prêter : $2,300.S’adresser à M.J.E.Parent, notaire., — Messieurs les échevins savent-ils que los lils de la lumière électrique sont brisés du côté ouest de la rivière près de la propriété Brière et qu’aucune lampe n’éclaire cette partie du quartier ouest ?Savent.ils aussi que les lumières situées en face de chez M.Scully et de chez M.Elie Thérrien, dans le bas de la ville, ainsi que celles placées près de chez M.N.Bélanger, employé tie la corporation, tout connue plusieurs autres, dans le quartier nord de la ville, n’éclairent plus depuis longtemps 1 La ville paie-t-elle pour ces lampes ?— Au Magasin du Bon Marche, It.Oas-tonouay.— .Spécialités d’habillements, pardessus faits sur conuimude par un hun tailleur et coupe garantie.Tweeds anglais, écossais, canadiens ; serge beaver dans les deruiersgoûts — Le notaire P.F.E.Petit vient de perdre l’un de ses frères, résidant à Nashua, Nos plus sincères condoléances au notaire pour ce deuil nouveau.— Grande réduction do 50 pour cent chez Massero & Cie, sur les étoiles d’fiiver : chapeaux, étoiles à robes, à manteaux, châles, nuages.Ce stock devra être écoulé d’ici au printmps.En face du marché : Suint-J«renie.— Profitez de la vente à sacrifice de poupées et jouets.Dernière année.Pharmacie Fournier.— Les musiciens de la Fanfare Saint Jérome organisent une grande râfie, au bénéfice de la fanfare, qui doit avoir lieu le 14 février courant, à 8 heures p.m., à la salle de musique.Les objets à râtler, consistant en un huilier et un beurrier en argent, sont exposés dans les vitrines des pharmacies Fournier et Longpré.On peut se procurer des billets au prix de 25 cts.chacun, donnant droit à un coup, à ces deux endroits ou chez les musiciens.Le tirage se fera suivant la méthode ordinaire.- Le plus haut point gagnera le huil.er et le plus bas le beurrier.— A vendi e une jolie maison ('ans le bas de la ville.2 logements.Belle occasion.S’adresser à S.Magnant, agent.CLAQUES Depot de claques Jacques-Cartier en vente chez J.D.FOUllNELLE, marchand de cliaus-sures.à Saint-Jérôme.Le infime escompte qu’à Montréal est alloué aux marchands qui achètent à la caisse.Annoncez clans “ l’Avenir du Nord”, le journal le-plus répandu de tout le district de Terrebonne et des environs.4 L’appctit d’une chèvre Est onvié parlons los p.iuvros dyspeptiques dont restumne, le foie sont dérangés.Tous ces malheureux devraient savoir que los pilules rénovatrices du docteur King, ce merveilleux remède pour l’estomac et le l’oie, donne un appétit admirable, une digestion saine et des habitudes qui assureront énergie et saule.Seulement 25c- lu boite.Vendu par tous les pharmaciens.4 Decouverte par une femme , Une autre grande découverte vient d’être laite, et celle-là, uussi pur une loiniiic.«La maladie l’avait enserrée dans ses grillés, et durant sept anselleavail subi toutes les tortures, mais ses organes vitaux étaient comme ruines et la mort venait »\ grands pas.Pendant trois mois, elle toussa incessamment, et ne pouvait dormir.Elle découvrit linaleineul le moyeu de se rétablir en achetant uneboiilille «le la Nouvelle découverte du docteur King contre la consomption et elle en'gprnuvu tant de bien à la première dose qu’elle dormit tnule lu nuit ; deux bouteilles la guérirent complètement.Elle su nomme J/adame Luther Lulz.» Ainsi écrit W.C.Ilamnick A- Co„ de Shelby, N.C.Vendu par tous les pharmaciens à 50c et SI.Chaque bouteille garantie.Nouvelles de Sainte-Ânne des Plaines — Jeudi ont ou lieu ici los funérailles de Mino Léocadio Prévost de Sainte-Anne et veuve du Dr P.O.Lefort.Mine Lefort est décédée à l’âge de 74 ans, à Longueuil, chez son gendre, M.F.D.Globensky.Plusieurs vieux citoyens do Sainte-Anne ont escorté leur vieille amie à sa dernière demeure.La dépouille mortelle est arrivée à Sainte-Anne, mercredi soir, et a été déposée chez M.Léveillé en face (le l’église.Jeudi, à 9 heures, M l’abbé Georges Dugas a fait la levée du corps et le cortège s’est rendu à l’antique église du vieux Sainte-Anne.Les porteurs des coins du puèle furent MM.F.Villeneuve, notaire, Damase Limoges, Benjamin Forget, France Vaillancourt, Magloire Latour et J.W.Lamarche.Le deuil était conduit par M.David Globensky, gendre de la défunte, MM.David Globensky fils, et Geoiges Lefort, scs petits-fils.Etaient présents MM.F.Xavier Prévost, shérif, Jean Prévost, uvocat, Jules Edouard Prévost, de I’Avenih nu Nord, Jos, Boisseau, Thomas Lapointe, de Terrebonne, Dolphis Payette, de Saint-Paul l’Ermite, tous parents de Mme Lefort.Le Dr Jules Ed.Prévost,, son frère, étant malade depuisquelquessemaines, n’a pu être assez bien pour se rendre aux funérailles de sa sœur.Le service religieux fut chanté par le Rvd.M.Dugas, curé de Sainte-Anne, assisté de diacre et sous-diacre.Mmo Lefort repose maintenant dans le vieux bourg qui l’a vu naître et auquel elle est demeurée attachée jusqu’à son dernier jour.It.I.P.— Voici les majorités exactes de nos nouveaux conseillers élus le 9 janvier dernier : M.Racine, majorité, 9 ; M.Barret, majorité, 13.— Le règne des éteignoirs est ressuscité, ici depuis l’élection des conseillera Jubinville et Dutrisac.Guerre aux bonus et à bas le p;o-gi ès.1a Ta.POUR LES BEBES Sonlïruut (1e dentition douloureuse, colique, diarrhée, coqueluche, insomnie,etc., donnez-leur le Sirop Culinant, du Dr Ed.Morin, composé exprès pour eux.Se vend partout.8-17-fev.— 3-mars.PETITES ANNONCES Une annonce dans “ l'Avenir du Nord ” coûte peu et rapporte beau coup.— Un magnifique bicycle de $00.00 est à vendre pour $40.00.S'adresser au bureau do l’Avenir uu Nord.Mandats a Vendre Au bureau de I’Avenib du Nord.Bien n’est commode comme les mandats delà Dominion Ea-jrrcss.Toute personne qui a quel-_ qu’urgent à envoyer devrait employer ces tnan-r f dats qui coûtent moins cher (pie tous les autres.: A notre bureau sur la rue Sainte-Julie.— On demande pour le Canada un dépositaire ou un agent général.— Monopole de la vente i.Polvcine Oil » spécialité médicale admise dans les hôpitaux des Etats-Unis et très avantageusement, connue au Canada.(Voir aux annonces.) Caution, une garantie exigée, cinq cents dollars.Position d’avenir, fortune assurée.Or ALEXANDRE, Spécialiste de Paris, 1218 G St.N.W.Washington, (O.C.) — M.Martin Landes annonce au public qu’il fait une glande réduction dans le prix des marchandises (l’hiver, tels que : capots de $0.50 qu’il vend pour $4.00; capots de $7.00 qu’il vend pour $4.50.Habits d’homme 40% meilleurinur-clié que le prix régulii r.MARTIN LANDES, Rue Label le, Près du magasin Monette & Vézina.Nouvelles de Sainte-Thérèse — Il y aura ici le 14 février, mardi gras après-midi, un grand concert donné par le chœur de Saint-l-ouis de France, de Montréal, dans la nouvelle sallo académique du Séminaire, au profit de la nouvelle chapelle.Nous donnons ci-après le programme.PROGRAMME première partie.— Chasse à courro (chœur), Sounlas ; Chœur de Saint Louis.Notre Amour (avec violoncelle obligé), Boëllman ; M.E.LeBol.La cigale et la fourmi (quatuor), Gounod ; MM.Cholette, Wayland, Raymond et Duqette.Le sergent (récit), P.Déroulède ; M.J.G.W.McGown.Nocturne, Field ; Gavotte, Martini, violoncelle ; JL Gust.Labelle.L’hippopotame (1ère audition), Bourgault-Ducoudray ; M.E.Duquette.Un billet do logement (quatuor), Oft'enbaeh ; MM.Cholette, Wayland et Duquette.deuxième partie.— Chœur des Romains (hé-rodiade), Massenet j Chœur de Saint-Louis.Le Prêtre.Eug.Gigout ; M.E.LeBcl.Solo do flûte; JL C.Labelle.Le Rêve (violoncelle), Goltormann ; M.Gust.Labelle.Duo n Le Chalet n, Adam ; J1J1.E.Lebe! et E.Duquette.Le NaufTrago (récit) F.Coppée ; M.J.G.W.JIcGown.Chants canadiens, Gagnon ; Double quatuor.God save the Queen ! Chœur de Saint-Louis.Le piano d'accompagnement sera tenu par Mlle Victoria Cartier.Le concert commencera à 1.30 de l’après-midi.Prix des sièges réservés : 50 cents.L’orchestre du Séminaire jouera probable ment à ce concert qui promet d'ètre très joli d’autant plus qu'il est donné par un des chœurs les plus forts do la ville de Jlontréal.— Notre bazar est terminé de sanie li der nier On est très content do résultat qui a atteint $517.73.Nouvelles de Sainte-Adèle — La concorde no règne pas dans une paitie do notre village.Résultat ; deux arrestations, voyage à Saint-Jérôme d’un grand nombre de témoins, etc.L'affaire sera soumise à M.le magistrat de district lundi prochain.— Les citoyens de cette paroisse ont appris dimanche avec beaucoup (le joie qu’ils ne cou tribucraient plus à l’avenir à l’entretient du pont Shaw.C'est une charge assez louido enlevée d leurs épaules.— Jladamo Noé Jlaillé vient de recevoir une lettre de son mari, actuellement au Klon dyko avec son fils et son frère.JL Jlaillé dit qu’il est à exploiter un claim très riche et qu’il espère revenir dans le cours de l'été avec une jolie fortune.Nous souhaitons vivement que cas espérances bien légitimes se réalisent.— Grnn l émoi chez nos hôteliers en ce moment, notre conseil so propose d’augmenter la taxe sur les licences et do les porter à un taux assez considérable, ce qui aurait peut-être pour résultat de fermer quelques-uns de ces établissements.Après tout, co no serait pas un mal ; quatre hôtels dans Sainte Adèle, c’est un peu fort.— Nous sommes heureux d’annoncer que notre maître de poste, JL.Rascal Longpré, qui a été malade pendant plusieurs jours est complètement rétabli.Jim.Nouvelles de Lachuie — La Banque d’Ottawa a ouvert ici une succursale, dont la gérance u été confiée à JL Brock, gentil garçon, hier décidé à partager avec la Banque Ville-JIarie les affaires finan ci ères de nos environs.— Samedi, il est né à JL et JIme Joseph Lafleur une jolie grosse fille.Tous nos compliments.— Jeudi prochain, JL Bliilias Jlonette doit contracter mariage avec Jlelle Alice Fairbanks d’Ottawa.Encore un veuf qui retourne au bercail de la vie conjugale.JI.Jionette a droit à toutes nos félicitations et nous les lui accordons de grand cœur.On ajoute ici que d’autres veufs s’apprêtent à suivre son exemple.— Au patinoir, il y a chaque semaine de nouvelles attractions.La semaine dernière a eu lieu une magnifique partie tie hockey entre notve club et celui de l'Orignal.Le club de Lachutc en est sorti vainqueur par trois points contre deux.Cette semaine une autre partie doit se jouer entre une équipe d'hommes mariés et une de garçons.Tous sont ce que no» amis les anglais appellent des » greenhorns." Et on annonce pour la semaine prochaine une grande mascarade où tous les patineurs et patineuses devront se présenter sous un costume de fantaisie.On dit déjà que cette mascarade va être très attrayante.Plusieurs étrangers et étrangères ont déjà retenu leurs billets d’admission.Delle J.VÏAU COUTURIERE Robes, manteaux, patrons faits ou taillés sur mesure, habits dYnfanls, linges de corps, tricots, etc.20-1-99-a Nouvelles de St-Pliilippe d’Argenteuil — Le 27 janvier, JI.Janvier St-Onge, riche cultivateur d’ici, apprenait la triste nouvelle que son fils Léonard, parti au mois de février dernier pour le Klondyke avec son cousin, O.Carrier, et JI.F.Lessard, est mort d’une inflammation d'intestin le 10 novembre.Cette nouvelle a causé un deuil profond dans la famille.JL St-Onge se proposait de faire revenir son fils au printemps.— JI.J.Dorion est aux grandes courses d’Ottawa depuis lundi.Son n Little Baby n a trotté 2.27.¦ VINicSAINT-LEHON & m m m m & * m * * & & Les Maisons Suivantes DE MONTREAL, M MHKI août recommandée* & no* LECTEURS.MEUBLES Matelas.Que rou* nyo* bc*oln d’unn chitine ou de 100 act* do tuambru A «'Ouclutr, écrive* imur no* prix, RENAUD KING & PATERSON, ooo & c.\3 ltuu Cm 1k.Montréal.PAPETERIE, PATENTES Envoloppes, etc,, etc.Imprimerie, Livre* do TUnnc*, etc.N’Importe quoi en fait do papeterie,!Ilvun do compte, etc.Ecrive* pour prix, MORTON PHILLIPS «t CO., Mw Rue KutreUa'iie, Montréal.BREVETS D’INVENTION OBTENUS DANS TOUS LES PAYS.FETHERSTONHAUGH & C0.Canada Lifo Building, • • Montreal.m Remington TYPEWRITERS.AuhmI piiichlnc* A écrire d'occasion .d'autre* manufacture*.Agents actifs demandé*.SPACKMAN & CO.Montreal.* ¥ ¥ * * m & m & & * m & * m & Four Gontracteurs Boyaux, Ciment, Briques a Feu., Tous les Matériaux pour Constructeurs, Fonderies, etc.Ecrivez pour p.ix, h".Hyde & Co., Montreal.Rue Suint-Joseph, Saint-Jérôme, APPRENTI DEMANDE jj Dictionnaire général Langue Française DU COMMENCEMENT DU XVIIe SIECLE JUSQU’A NOS JOURS ’’ .m I 1 mËËSm UK K* JI.I.Viau & Fils demandent un apprenti mouleur.S’adresser à leur Fonderie.Saint-Jérôme.P.Q.^ÛYùViV7.YfrYiYrtYiY>Y«V7AiVrV«YiiY,YrY.‘.Vê4I J En .| J Campagne | —N’allez pas croire que parce que vous restez loin de Montréal vous êtes obligé de faire réparer vos poêles, tant bien que mal, là où vous vous trouvez.Nous faisons une spécialité de réparations, et nous pouvons fournir des parties d'aucun poêle sur le marché.Il vous contera moins cher, de payer le fret sur vos réparations et de les faire faire chez nous que de donner l’ouvrage à vofîe S* ferblantier ou charron.5; Nous sommes les manufaetu-turiers des célèbres poêles «: 4' Leader,•’ ** Universal »* et 5 g “Jubilee,” | || Wm.Clendinneng & Fils îj •S 524 Rue Craig 24 Carré Chaboillez zi *5 r- Z" Fonderio : Rues Albsrt et Vinet «: ;ï Montreal.5; PRECEDE D UN Traite du la formation de la langue et contenant _______B SELON VOTRE DESIIt Les Pilules Cardidal du Dr Ed.Morin guériront votre pâleur, faiblesse féminine, énerve-1110nt, maigreur de courage, mélaucolie et débilité général.Méfiez-vous de Contrefaçons, elles sont ridicules et ne méritent aucune attention sérieuse.Se vendent couramment.3-17-fev.— 3-mars.VOILA LA RAISON Dacause du succès du Baume Rhumul est connu de tous ceux qui en ont fait usage ; il guérit promptement et radicalement.a Caisse d’ÉOonomie des Cantons dn Nord Saint-J érome Fait toutes sortes de transactions d’argent Escompte les billets de commerce et les Billets (l’encan Fait toutes espèces de collections Traites émises sur toutes les parties do l’Amérique Traites des pays étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêts alloués sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, Gérant.VINpeSAINT-LEHON "plyne ©et.Ghapdoppet de Saint-Pierre les Becquets Guérie d’un mal de dos considéré incurable JEB Pilules Cardinales du Qp El Morin ¦ ¦ ¦ ’tant de maladies réputées incurables se guérissent-elles pur l’emploi d’un remède supérieur ?La raison est facile à donner.Avant d'en venir au véritable remède, on a fait usage de médecines sans valeur; de là l’insuccès le plus complet.C'est présicéincnb ce qui est arrivé dans le cas de Mme Get.Clmndonnet, de Saint-Pierre les Bouquets.Cotte daine avait employé des médicaments inférieurs, des imitations ridicules, n'ayant aucune vertu curative et qui pouvaient devenir un danger réel.Madame Cliandonnct souffrait depuis vingt ans de douleurs générales qu’elle attribuait nu rhumatisme ou névralgie.Sa maladie s’étant compliquée, elle fut atteinte d’un mal do dos qui la conduisait lentement mais sûrement vers la tombe.Que de jours coulés dans la souffrance, de nuits sans sommeil, passées dans sa chaise, ne pouvant se mettre au lit ! Un jour que le mal lui rendait la vie encore plus pénible, entièrement découragée, n’ayant plus espoir dans l'avenir, elle vit, dans un journal do Québec, l’annonce des Pilules Cardinales du Dr Ed.Morin.Mme Clmndonnet Ht l’essai de ce remède supérieur.Ses douleurs se calmèrent, soi; ma! de dos disparut comme par enchantement, sa santé générale devint excellente.JIme Clmndonnet ne perd jamais l’occasion de témoigner sa liante reconnaissance envers les Pilules Cardinales du Dr Morin.Ces pilules sont recommandées par les meilleurs médecins du pays.Vendues chesr tous les marchands de remèdes.Exiger toujours las Pilules Cardinales du Dr Morin.3 et 24 fév.EPARGNEZ DE L’ARGENT SUR Bicycles Neufs $35 Bicycles pieinc ORANscun, pour HOMMES OU FEMMES.EXCELLENTS SOUS TOUS LES RAPPORTS.B'CVCLt* DK ItCONOC MAIN OC SS.OO CHAQUE.A Q C N Tl EKCLUIir* POUR LA PnOVINCK DK âUKQKO FR A M PP! —Illustrôde bicycles _.I MA 11 U Ut et Accessoires de S|»orl I • sera envoyé frnnco sur demande.miff iffiwHi m—ü— DIS DlCTCLC* * •CRESCENT.W.BOYD & FILS, IGS3 Rue Notre Dama, MONTREAL ai vu beaucoup d’autres.Je l’aime mieux que l’Amérique du Sud avec ses tremblements de terre et ses cyclones.Je l’aime mieux que l’Angleterre avec ses brumes et son spleen.J’aime mieux mon pays que l’Italie avec ses lièvres et ses aspics.J’aime mieux mon pays que la Suisse avec ses glaciers et ses avalanches.Le dirais-je, messieurs, j’aime mieux mon pays avec ses libertés que la France avec son génie merveilleux pour l’industrie, les arts, les sciences et les lettres.Et quelle race notre Province de Québec ne formera-t-elle pns à l’avenir, si elle accomplit sa mission qui est celle de s’emparer du sol, comine l’a si bien fait voir JI.l’abbé Dugns.Voyez-les, ces habitants robustes à la mine et à la démarche intelligente, chez eux, au travail, dans les assemblées publiques, à l’église.Tout respire en eux paix, amour du travail, de leur famille, de leur pays, de leur Dieu.Voyez-les, ces hommes de chantier où on trouve à les employer.Us attaquent sans hésiter l’arbre gigantesque, le font tomber à leurs pieds, non sans danger, ero-yez-le ; ils le débitent, l’entassent; le roulent, le glissent à l’eau.Et c’est à la dérive surtout aue ces géants de la forêt semblent rétifs, comme s’ils sentaient déjà la scie qui va les dévorer.Ils s’attachent à la rive, ils s’accumulent sur les roches et semblent déHer le sort C’est alors que ces petits hommes aux muscles raidis par le travail, s’avancent en sautant d’une roche à l’autre, d’une bille à la voisine, pour s’approcher de cet amas, à travers lequel bouillonne l’eau en furie.Ils sautent sur leur clos.Avec leur lance, ils en piquent un, deux, trois.Et alors ce groupe se disloque, s’éparpille et voilà nos voyageurs dans les flots Ils plongent, s’accrochent aux billots qui fuient; ils surnagent et s'en vont à la dérive sur les pièces qu’ils ont domptées.Il n’y a, messieurs, que des canadiens pur sang (avec du poil aux patte) que ceux qui sont de cru indigène, ayant humé l’air pur de nos climats, qui puissent ainsi hardiment attaquer les arbres de la forêt avec une hache, en briser les os, les réduire en cendres, les jeter à l'humus accumulé pour le corriger de son acidité, et de faire surgir de ces sols sauvages laissés à leur caprice une récolte cultivée.Je les ai vus de près, ces colons du Nord s’avancer fiers, une hardie à la main.J’étais jeune encore quand Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Sainte-Agathe se sont établis ; et aujourd’hui, ces braves qui n'avaient alors d’autres ressources qu’un crédit chez le marchand voisin, sont dans un état de prospérité étonnante.Ce qui les a soutenus surtout, c’est l’espoir du lendemain.Jlais, messieurs, on ne'saurait comprendre aux prix de quels sacrifices ces héros se sont implantés — dans notre sol.Aussi quand je passe dans ces régions habitées, prospères, est-ce avec respect que je salue ces hommes forts qui sont appelés à maintenir à notre peuple l’Arche Sainte do nos institutions.Près de leur logis moderne git souvent le chantier en bois rond qui donne aujourd’hui refuge aux animaux, mais ils semblent le conserver comme berceau de leur prospérité, et ils ont raison.Nous ne saurions trop faire, messieurs, pour ces dévoués pionniers, parce que tout en travaillant pour eux, ils travaillent pour notre pays, et voilà pourquoi la législation de co congrès a passé une résolution demandant au gouvernement d’accorder les lots gratuitement aux colons de bonne foi." Nous devrions les payer, s’est écrié l’un de nous, pour ouvrir ainsi des terres au pays.» Ce qu’il lui faut, c’e.->t un peu d’aide des gouvernements, des individus, et des chemins, de quoi subsister jusqu’à la saison nouvelle.Que de braves ouvriers sont ici à la ville, attendant du travail, et qui brûlent du désir d’aller se faire colons.Jlais ils sont cloués au pavé.Tout ce qu’il» ont gagné a passé pour faire vivre leur famille, à payer loyer et taxes.Poussons-les vers la forêt où la vie est assurée après un an de travail, mais soute-nons-les jusque-là.La chose est possible, messieurs, et c’est co que fait l’admirable Société Jlutuelle des Ouvriers qui se saigne par une contribution, et aussitôt qu’un certain montant est amassé, vite l’un d’eux part et va s’établir sur des lots tendant les bras à d’autres, à qui il aidera à son tour, Pour nous, Société générale de colonisation, nous leur aidons autant que possible, nous marchons avec ces braves ouvriers dans la mesure de nos attributions.Le gouvernement, coinmo son prédécesseur, est attentif aux intérêts de ces patriotes de la nouvelle heure, qui, sous la devise de » La croix et la charrue », vont conquérir des terres à l’agriculture et à la prospérité du peuple.Vous avez vu réunis dans nos murs, les hommes les plus marquants du pays : le Lieutenant-gouverneur, nos évêques, notre dévoué clergé, nos hommes d’Etat, de profession, de commerce et de l’industrie, pour délibérer ensemble sur los voies et moyens propres à accélérer lo mouvement colonisateur.Espérons que tes premières assises seront fertiles en heureux résultats.Espérons que, aidé de notre poussée, lo gouvernement pourra ouvrir encore plus larges les portes de lu colonisation.Espérons que les citoyens y dirigeront leurs fils, leurs proches (pii on prenant des lets dans les terres nouvelles, aideront ù leurs voisins auxquels ils procureront du travail.Le patriotisme nous y engage, les entrailles palpitantes de notre terre vierge nous y invitent.Elles s’offrent à nourrir ces chevaliers du travail qui manquent de pain.Aidons-leur à jeter dans ces sillons bénis une génération qui nous rendra plus tard en produits, en honneur, en hommes de caractère, ce que nous leur avons prêté.Et notre patrie, la province de Québec, appelée à de si hautes destinées, enregistrera les signes de notre dévouement sous sa devise : » Je me souviens.» Le Baume Rhumal soulage et guérit la consomption.4 Une bonne nouvelle Nous osl coinimiuiqiiûu par le iloclour E.B.Car(.-i-le, (le Wasliila, I.T.Il écrit: .Quatre bouteilles fins Amers Electriques °'11 guéri Mailamo urcwertlo la scropule qui l'avait Tait smillrir (lurantdes années.Iles ulcères apparaissaient sur sa tète et sur s»n visage, et les meilleurs médecins n'avnionl pu la soulager, mais sa guérison est complète et su santé excellente.Ceci démontre ce dont des milliers de personne ont témoigné: à savoir, quo les Amers lîlertri-ques sont le meilleur purificateur du sang connu.C'est le suprême remède contre l'eczéma, les darlras, los ulcères, les brûlures.Il stimule le foie, le rein el les iulvslins, chasse les impuretés, aille à la digestion ot donne du la vigueur.Seulement 50c.Vendu par tous les pliqrmacTons, chaque bouteille garantie.Sirop Calmant Biere et Porter .DE._ Aw»KOC5 .VT TUB V0RIJÎ5 EXHIBITIONS S J olifi Labatt LONDON [[88 MEILLEURS BREDIIUES Ont obtenu la plus haute Itécompense sur ce continent à l'Exposition universelle, Chicago, 1893, et une Médaille d'Or à F Ex po-.il ion de la Mi-Hiver, San-Frun-cisco, Cul., 189-1.Sut pussent, sous tous rapports tous les concurrents du Canada et des Etats-Unis et ont obtenu Huit autres médailles en Or, çn Argent et en Bronze aux grandes Expositions universelles.Prix Spéciaux au gros.O.S eul Agent SAINTE-THERESE, P.Q.S.Q.LAV/OLETTE MARCHAND DE FERRONNERIE, PEINTURES, VERNIS, FAIENCE, POTERIE, &c Courroies pour moulins de toutes sortes, scies rondes, Coffres-forts, Poêles, Charbon, Horloges, Ac./stSSOPTÏWlEjMT GO]Sl 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Directrice : Marguerite DURAND JOURNAL, QUOTIDIEN, POLITIQUE ET LITTERAIRE DIRIGÉ ET RÉDIGÉ PAU DES FEMMES Tient parfaitement bien au courant de la politique étrangère et surtout de la politique d France.Ecrits politiques, chroniques féministes, critiques théâtrales, etc.Conditions d'abonnement : Un an, §7.00 ; Six mois, §3.60 ; Trois mois, §2.00 H rue Saint Georges, Paris, (France) ROLY NICE OIL.REMEDE FRANÇAIS Pour l’usage externe.Connu dans l’univers entier pour son efficacité merveilleuse et incontestable.Il guérit le Rlmmutisme, Lumbago, Névralgie, Dyspepsie et autres maladies inflammatoires.Adopté dans les hôpitaux de Paris, Europe et des Etats-Unis.La Revus Canadienne Paraissant h* 1er , venu- au bureau de l’AvKxm du Nord E J.T.B0IVIN Qrfevre-fioriogcr .STJEROME
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