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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 janvier 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1899-01-20, Collections de BAnQ.

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> .; > •vrlVic'.4 ‘ Troisième Année —No 3.Journal Hebdomadaire — Deux cents le numéro.Vendredi, le 20 Janvier 1899 : /M d/0ÊàI / Bf ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MÊME Nous VEPRONS PROSPÉRER LES fils DuS.L-AURLNT (jB.5; teint est frais et rose, la respiration normale, les traits sont altérés.n Aucun organe ne semble malade, les fonctions vitales s’accomplissent comme à l’état de veille.On nourrit la névrosée de laitage, de bouillon et de vin qu’on lui fait prendre au moyen d’une cuiller ; même la Ixiuehe s’entr’ou vie parfois au contact de la cuiller, et elle avale sans difficulté ; d’autres fois les muscles œsophagiens restent inertes (c’est à dire ne permettent pas la (léglution).n L’insensibilité est complète sur le corps ; seul le front présente des phénomènes réflexes, sous l’action des attouchements ou des piqûres.Cependant, particularité éminemment intéressante, elle semble, par son horreur invincible pour l’éther, montrer une sorte de conscience et de sensibilité.Si on lui introduit dans la bouche une goutte de ce liquide la physionomie se contracte et prend l’expression de la répugnance.En même temps, les bras et les jambes s’agitent, avec des mouvements d’impa tience semblables à ceux d’un enfant à qui l’on veut faire avaler une potion détestée.'• Rien n’a pu encore l’arracher à cotte torpeur, .pii disparaîtra sans nul doute à un moment donné sans cause extérieure.Elle len-trera dans la vie consciente aussi hrusquennnt qu el1;- en est sortie.Il est probable qu’elle n’aura conservé aucun souvenir de son état, quo la notion du temps lui aura échappé et qu’elle croira être au lendemain de ce sommeil normal quotidien qui s’est transformé en sommeil léthargique sans raideur des membres ni convulsions." Au phsiqne, la dormeuse est de taille moyenne, svelte, nerveuse, jolie sans caractère bien particulier.Au moral, elle est vive, enjouée, travailleuse, rvsrfois fantasque, avec de légères crises nerveuses " Le Dr Fovcau de Cournielles est un lauréat de l’Académie de médecine, et a été vice-président du Congrès magnétique international de 1889.Ce cas de léthargie spontanée offre plusieurs points de ressemblance avec «‘lui de la rue Marianne.Si Ton cherche des cas d’hypnose spontanée, on en trouve assez facilement.Homberg, en 1707, lut, à l'Académie des Sciences, lo récit d'une léthargie de six mois chez un sujet appelé le dormeur de la Hollande.On a parlé aussi d'une malade de Louvain, la Marmotte des Flandres, prise chaque soir d’une léthargie qui durait jusqu’au lendemain.Lo docteur Burette oliserva, en 1713, à la Charité, un malade qui donnait six mois.Frank publia un cas de dix-huit mois.I Legrand du Saulle, le fumeux aliéniste, mort en 1.88ti, observn plusieurs fois ccs phénomènes intéressants.Un mutin, il trouva dans son service, un homme plongé dans un profond sommeil, qui dura du 9 septembre, 1808, jusqu’en avril, 1809, époque (lésa mort.Uno autre fuis, il avait rencontré un individu de 24 ans qui donnait sans interruption du 3 avril au 1er octobre 1807.En 1883, h; 13 juillet, le Dr Seimfclnigne, directeur (lo la maison de santé de St.James, vit mourir dans son service un malade qui, en huit ans, avait présenté T 698 jours de sommeil; On l'avait nourri avec ia sonde œsophagienne.En 1886, dans le service du Dr Luys, à la Charité, le Dr Foveuu de Cournielles a rencontré un malade qui tomba, sans cause apparente, dans un sommeil identique à celui qu’on provoquait chez elle avec, une extifinie facilité.Elle fut toute contracturée pendant les trois jours que dura cet état et se réveilla ensuite paralysée des membres inférieurs (30 septembre au 2 octobre 1886).Le Dr Luys a également présenté, nu cours de ses leçons, un autre malade qui avait dormi 33 jours dans un hospice de Bordeaux.Bordeaux.Vers 1890, le docteur Jules Voisin, de la Salpêtrière, eut un sujet, Eudoxie K., qui resta plusieurs mois dans un état d’immobilité et d’insensibilité complètes.Et aujourd'hui même vit nu villuge de Thé-nellos, près d’Origny-Sainte-Bçnoite, (Aisne) une malheureuse tombée en léthargie le 30 mai 1883, à la suite d’une frayeur intense.En 1887, la patiente présentait un amaigrissement assez lonsidérahle des membres inférieurs et de l'abdomen.lie sommeil n’avait jamais été interrompu.Les paupières closes montraient par leur soulèvement, les yeux convulsés vers le haut ; et si Ton venait à soutflér sur ceux-ci, un ne dét;rminait aucun mouvement réflexe (les paupières.Les mâchoires étaient serrées, contracturées, et quelques den's avaient été brisées au niveau de lu racine par des tentatives d’ouverture de la bouche.Les muscles se contracturaient au moindre souffle, au moindre attouchement—symptôme aractéristique de la léthargie.; les bras soulevés restaient dans la position qu’on leur donnait — symptôme de catalepsie.Ce phénomène étrange jeta h; village de Thénolles et ses environs dans l’étonnement et la stupéfaction ; le bruit qu’il provoqua arriva jusqu’à la Graiid’-Villo et des médecins do la capitale se transportèrent sur les lieux.Ils écrivirent la relation de leur voyage, voulurent soigner lu malade malgré la mère, essayèrent infime de faire intervenir les pouvoirs publics ! Quo de bruit.pour quelqu’un qui n’en faisait pas ! ajoute le narrateur du fait.La léthargique, en 1883, était une personne nerveuse très irritable.On la nourrit en lui versant dans la bouche des aliments liquides.Le récit de tous ces cas de léthargie spontanée permet au lecteur d’accorder ses sympathies à la famille Koch refusant de laisser leur chère Eva s’éloigner de leur domicile pour l’hôpital.Dr Léon a un A Fortikk 17 janvier 1899.N.de lu D.- Depuis que cet article a été écrit, Mlle Eva ltocli est sortie de son long sommeil qui a duré vingt-sept jours.Les médecins ont obtenu ce résultat p.ur Remploi du t hermocau tère.m * Chronique Los journaux reprennent avec plus d’ardeur que jamais l’examen do la thèse hardie — le succès est toujours à la hardiesse, du moins en fait de journalisme — exposée et soutenue avec i tant d’eclat par M.Jules Lemaître : l’abandon des langues mortes dans lo classique et à plus forte raison partout.Les plus autorisés pédagogues sont journellement consultés à ce sujet et chacune de leurs expressions d’opinion e-st- un jet lumineux dans tout esprit ca|«ible d’indépendance et de sérieux.Me permettez-vous un mouvement (le vanité bien naturelle et qui naturellement nie paraît servir les graves intérêts en jeu.Je suis, au même titre que ces augustes opinants, suffra-gant de la question, comme ayant passé pur la filière lycéenne.Or, je vois mon sentiment, formulé naguère dans les colonnes de TAvbviii, appuyé en tout point par l’une do ces autorités.J’en rappelle le précis.Il faut donner i l’étude «in latin tout ce qu’il convient d’amputer à celle (lu grec, dont on ne conservera (pie les racines.Toutes les langues modernes prennent leur origine et tirent leur fécondité du latin : ht filiation en est directe, l'hellénisme n’est qu'un aïeul décrépit, moussu, lxm tout au plus à momifier.Iy; latin orne facilement l’esprit des chefs d’œuvre antiques : le grec s’arrête, hérissé en porc-épic, au pavillon de l’oreille qu’il fail sai gner de ses dards hideux.Et pourquoi deux langues mortes, dont la désirable ne s’apprend pas même utilement dans nos collèges ?Aussi quelle conclusion écrasante dans la bouche de mon partenaire que celle ci : u La ., France entière ne compte pas dix hellénistes u passables lu Que si, en frais de radicalisme on supprime Renseignement de toute» les Inngues mortes, on nous propose au moins la langue vivante appelée à braver l’honnêteté dans les mots.Car il en faut une, et peur nous, ce ne peut-être ln française.Jamais elle no s’accordera de certains : an lieitnm.Je vous entends, Français : N’avons nous pas, direz-vous, pour ce cas exceptionnel, la langue de Renncmi : le teuton ! Mais qui 'em» pêchera les allemands d’oser de représailles et, ’ ’.-• • ; •,-/ i-': c* '¦rWËm 5 7116 J L’AVENIR DU NORD, 20 JANVIER 1809 —-, l’horrible formule passe dans la langue ' «« * * Il est tout de même consolent de songer que l’irrésistible poussée qui se produit dans le courant éducationnel du monde civilisé, so résout sur nos bords en une brise bienfaisante de libéralisme.Nos himmes publics p su vont maintenant lever la tête et inscrire en gros caractères : progrès de l’instruction et de l’éducation, en tête de leurs programmes.Que dis je 1 on les voit attaquer le préjugé de front jusque dans les oreilles mêmes des personnels enseignants et, invités aux fêtos de collège, à débonder le dis cours accoutmè d’apparût, administrer do sa-Üttinteset- vigoureuses mercuriales qui cinglent le visage au lieu do l’agréable chatouillement qu’on s’était promis C’est à cette ensoigno que je veux rappeler l’acte de courage vraiment viril dont s'est ren mm du coupable, je dirai, l’honorable O.A.Nantel aux fêtes de dédie tee do Sainte-Thérése.Son thème favori était celui-ci : Le cours classique doit tendre essentiellement à équiper, armer le jeune homme pour les luttes de lu vie, et plus crûment, le » struggle for life." Proposition bien inoffensive, direz-vous.Horrible blasphème, riposterai-je, qui aurait dû faire pleuvoir en avalanche le crépi du plafond.Parler de nlmhgle for life dans un petit Séminaire où tout se fait parla vocation ecclésiastique et où c’est déjà la plus forte marque de cette vocation que d’avoir le lionheur d'habiter cet asile de paix et do recueillement ! Proh pudur 1 M.Nantel avait-il donc oublié cette mémorable époque de ses débuts classiques, de cette réouverture si froidement solennelle des classes avec le discours d’inauguration où revient invariablement le cliché : Nous sommes un petit séminaire, nous ne formons que des ecclésiastiques, et s’il nous était donné de connaître l’absence complète de vocation dnns un de nos sujets, il serai' irrémissiblement banni de ncs classes ?cr'W^rV'-'.' - mis®- Et je ne suis pas éloigné de donner tort à M.Nantel, même de l’accuser do radicalisme.A-t-il réellement songer que transformer le programme actuel du classique dans son orientation, c’est ni plus ni moins que le revolutîon-ner de fond en comble.C’est d’abord retrancher les trois quarts de l’instruction religieuse, dont l’autre quart suffit amplement aux aspirations des médecins, avocats et commerçants.C’est établir la progression des classes par degrés, au lieu de la progression par années.C’est exiger un choix do professeurs éméri tes qui démêlent les aptitudes individuelles et localisent l’enseignement qui convient à «ha-cnn des élèves.C’est demander nu séminaire le renoncement voulu pour renvoyer aux parents les élèves inaptes au classique et dont la nature ingrate est un fort achoppement à la partie mieux par tagée de la classe.C’est, c’est.ville.Je pense que ce serait dommage, attendu qu’il y en a plusieurs qui n’ont pas fini de la lire.Ensuite je pense que les compagnies ((’assurances se feront tirer i’oreille pour payer.Méfl"Z-vous des mauvais amis.Le proverbe n raison : Dis-moi qui tu es, je fréquente.Péroraison.— Dans tous les cas, monsieur Omar, s’il n’y a rien poui vous faire changer d’idée, dites-lo tout do suite, on va tenir lu pompe parée pour protéger les voisins.» Pour sa punition, le professeur le condamna à nous lire cela en chusse au grand légal de tous.La Ftio.vnn 1 C'en maux île, tête Disparaîtraient promptement si vous employiez les pilules rénovatrices du docteur King (Or King’s New hife Pills).Des milliers de patients ont ox|ieri-menté leurs mérités incomparables pour la guérison des maux de télé nerveux et autres.Mlles purilieiil le sang et renforeissenl les nerfs, rétablissent la saute.Faciles à prendre.Essayez-les.Seulement cents.Votre argent vous sera rendu si vous n'éles pas guéri.Vendues par tous les pliarmaoieiis Un peu de Dreyfusisme M.Hunt ayant critiqué dans le Tan pu d'Ottawa les articles de F rancœur sur l’affaire Dreyfus, nous trouvons, dans le même journal et sous le titre ci-dessus, ' .e suivante : Üie Serait-ce, après tout, une chose bien difficile que ce travail de sélection entre les fervents et les philistins du classique 1 Les facultés do l’élèves sont si diaphanes ! Voyons, professeur, vous nous lisez du Lamartine, c’est beau, c’est attendrissant : pas de fausse honte, avec vous, je laisse couler mes pleurs ; mais à travers leur éclat translucide, je vois mon voisin Hercule qui s’occupe grave ment, à rapetasser sa pelote poui la prochaine partie de paume, Ovide et Luirent font un échange de vieux canifs, et les autres à l’avenant.Je no dis pas que ces gens ne feront pas plus tard do lions théologiens et même des eu rés passables, mais que de temps perdu, si l’on veut en faire des hommes d'affaire ! Jo voudrais que l’élève de moyenne fortune poussât ses études jusqu’à l’élocution élémentaire et au style simple, courant, mais qu’il n’abordât les spécialités du langage qu’avec un talent spécial.Les professeurs essuient parfois de notables échecs à vouloir forcer les talents.Qui ne connaît le gros Collier, maire de Saint-Laurent et peut-être candidat eu permanence ?Au collège, c’était ce qu'il y avait déjà, outre de plus intelligent, encore de plus rassis, de plus husine, Fnmcivur n n’est pas le seul dieyfusard en ce pays.Je reconnais volontiers que le bouillant écrivain do VA venir du Nord est peut-être un f eu n raide ¦ ¦ à l’é gard do cei tains officiers do l’état-major général, mais je ne regarde pas ce qu'il écrit comme une » curiosité n.Au contraire, je trouve cela très u sérieux n.Et si d’un côté ie m’aflli-ge de ce qu’un journaliste canadien français ac-càbln d’épithètes injurieuses des généraux de l’année de notre première patrie, d'un autre côté je m’indigne de ce que ces derniers aient pu le mériter.Mais laissons de côté n Frail cœur u, qui n’a pas besoin d’un pygmée connue moi pour sa défense.J’ai beaucoup do respect pour ce que M.Hast dit de l’allaire Dreyfus et du conseil de guerre qui a envoyé le malheureux officier de ce nom à l'île du Diable : cela part d’un bon naturel et prouve que l’amour de la patrie n’est pas un vain mut pom lui.Mais je n’ai pas été élevé à la même école que M.ITu-t, probablement : autre pays, autres idées.En France, lu Justice, nu lieu d'avoir un bandeau sur les yeux, porte des lunettes grossissantes Là, le prévenu est un coupable tant qu’il n’a pas établi son innocence ; ici, c’est un innocent tant qu’on n’a pas démontré sa culpablité.Or, Dreyfus a été jugé VL huiü* clos et, pendant qu’il languit sur son îlot de la Guyane, voilà queries révélations nous apprennent que son affaire a été » tripatouillée » par une paire de scélérats qui ont fini par se faire justice eux-mêmes — l’un en se suicidant, l'autre en s’expatriant —-après que leurs dire, faits et gestes eussent ser vi de base à l'accusation portée contre Dreyfus.Et l’on voudrait qu’à ce compte on crût à la culpabilité du malheureux sur la simple affirmation de ses juges, quand ii est prouvé que ees messieurs ont probablement été trompés s’ils ne se sont pas trompés eux-mêmes ou s’ils n’ont pas trompé le public ! Que ne demande-t-on tout de suite des applaudissements pour le général Mercier qui, ayant à choisir entre une centaine de suspects, procéda, dit-on, par voie d’élimination, écartant tout d’abord une cinquantaine de noms honorables, puis un» trentaine de respectables, puis une dizaine de douteux et finalement laissant passer la dernière dizaine— mauvais, ceux-là — moins cette » canaille de D.» Non, mes amis.Au Canada, comme en Angleterre, comme chez nos voisins les Américains, on ne touche à la liberté du sujet ou citoyen qu’à bon escient ; et quand un accusé comparaît devant un tribunal, chez nous, on ne le bâillonne pas, non plus que ses défenseurs, pour l’empêcher de parler.Il n’y a pas de raison ou de secret d’Etat qui tienne, l’as de nuit ou de mystère : le grand jour, le beau soleil, et tout le inonde est satisfait ! Voilà pourquoi nous ne comprenons pas les réticences, les partialités — disons le inot — les préventions des tribunaux français.Voilà aussi comment il se fait que la généreuse indignation de n Fran-cœur n éveille des sympathies, et que, pour ma part, dans l’espèce (comme on dit.nu palais) je nie range, jusqu’à plus ample informé, du côté de la victime contre les liourreaux.On va me crier, je le sais, que j’ai donné dans le panneau tendu par ces insidieux jour nnux de Londres.Mon Dieu, les politiciens de la perfide Albion font certainement leur métier en ne perdant pas une occasion d’embarrasser le gouvernement français, mais cela n’empêclie pas que deux et deux font quatre c-t qu’on n’a pas encore prouvé que Dreyfus est] coupable.En vrai entêté britannique que je Huis, la cour de, cassation elle même, proclame mit-elle la culpabilité do Dreyfus quo j’aurais encore mes doutes, à moins qu’elle n’en produise la preuve.La preuve ! messieurs; il n’y a que ça.Lavez ce linge sale n corain populo n, comme vous avez lavé celui du Panama, et la France ne s’en portera fias plus mal.Vous avez bien été jusqu’à flétrir le n grand Français n (ju’était de Lesseps, pourquoi ne feriez-vous pus la lumière dans cette ténébreuse affaire Dreyfus, au risque d’éclabousser quelques-uns de ces u chamarrés n qui ne parlent que de u cogner n sur les pékins quand ceux-ci s’avisent de trouver à redire à leur cou tuite.J’en ai connu de ces chefs militaires qui étaient bravos comine leur épée, mais qui n’en étaient pas moins de véritables porcs-épics et- à qui jo n’aurais pas aimé à confier un seul pouce de ma peau si, même innocent — et peut-être parce que innocent —j’avais eu à passer en jugement devant eux.L’honneur du corps est une chose si passionnante dans cette famille-là qu’elle égare parfois les meilleurs esprits.Pour me résumer, je ne prétends pas que Dreyfus est innocent, je dis seulement qu’i] peut n’être pas coupable.Sil est coupable, qu’ou le prouve, et je ne tais.Tkm pus Ottawa, Il janvier ISO’.).I Une dani/eri.'uxc cluunUrie Peut souvent être la cause île ipiclipie horrible brûlure par l’eau ou par le feu.il’imo coupure ou ¦ Pint écrasement.I.’niiguciil à l'arnica ou souci îles Alpes de lïucklen (Ituckleii's Arnica Salve), le meilleur au momie, enlèvera la ilouletir et guérira promptement la blessure.tîm-ril les blessures anciennes, les dépôts île tiè\ res, les ulcères, les brûlures, les cors et les éruptions cutanées.Me meilleur remède ci,Mini contre les hemnrriiïilos.Seulement -ê cents la boite.Guérison garantie.Vendu par tous les pharmaciens.BAUME HHUMAL Combien de maladies de poitrine, combien d’iallnumt ions de poumons, et combien de bronchites seraient évitées si, dès que la toux vous prend, vous usiez du Baume Ithumal./\ propos du club dit Girouard La .Miner»; du 10 janvier dernier donne un eoilipte-rendu tronqué et incomplet des délibérations de la prétendue phalange de la jeunesse conservatrice des Deux-Montagnes, tenues à Saint-Benoit, la veille du jour des Bois, le 5 janvier 1899.Un conservateur raisonnable, présent aux enfantillages dont ii a été témoin, nous communique les discussions et les délibérations intimes qui ont précédé la farce et la comédie publiques qui ont été jouées à l’hôtel Archambault, à Sain'-Benoît.Ec projet de la grande association conservatrice a été conçu par un nommé Arthur Sauvé, fie r rie marcher à côté ries G trimant, des Jleau-chanip, ries L'airtcur, dit la sainte Minerve, Oui, à côté.Mais (jui est-il ce M.Sauvé î C'est très sim pie ; il a été le Benjamin de Benjamin, ensuite élève des Trappistes, puis il s’est appelé Arthur Sincère dans les bons journaux et s’est enfin échoué dans les bureaux de la Minerve d’où il veut diriger le parti conservateur des Deux-Montages, errant à l’aventure, lu coque brisée et roulant à fond, sans capitaine ni gouvernail.J«e sauveur Sauvé s’était flanqué d’un acolyte digne de lui dans la personne de M.André Fauteux, importé de Montréal pour prouver et démontrer, suivant la Minerve, que 1rs jaunes de nos campagnes » laissés à eux-mémos sont sans influence et n’ont que la force d'un enfiint.ii (sic).Allons, MM.Sauvé et Fauteux, les jeunes de nos camuagnes sont forts, vigoureux, francs et braves, les lâches et les efléminés sont dans vos rangs.la; petit cousin J.\V.Sauvé, l’éminent avocat de Saint-Hennas A.Paiement.J.Saint-Jacques, futur disciple de Thémis, J.Girouard, ex-M.P.et l’incommensurable Benjamin Beauchamp, ex-M.P.P.pour toujours, et tutti quanti discutaient donc ensemble le nom de baptême de l'association monstre dont ils attendaient la venue.— Mon club s’appellera Girouaid, disait Arthur Sauvé, et la Minerve, lui consacrera trois colonnes.— Pourquoi ne pas l’apj elcr Benjamin î dit l’étudiant- St-Jacques.— Tu perds la carte, répondit son confrère Fauteux ; rappelle toi que j'ai été président des étudiants en droit à Montréal et président du Club des Jeunes Conservateurs.Tu me dois obéissance.Sic veto, sic jubao.A ce moment intervint Paiement : — Mais, messieurs, vous n’ètes que des étrangers, et moi, comme co-paroissicn de Benjamin, je vote pour lui.Girouard, c’est bien beau, mais il a pour lui les Seigneurs; qu’au moins Benjamin ait son club.— Mes amis, dit alors t’cx-M.P.P., donnons à Girouard un club de son nom, mais pour consoler ma vieillesse, promettez-moi que je n’irai plus à Québec, mais que vous essaierez de m’expédier à Ottawa ; puis il éclata en sanglots.Au milieu d’un grand silence, Joseph Gi-rr.uard notaire et agent de la seigneurie d’Oka, ex M.P., se lève majestueusement.— Beauchamp, dit-il, vous avez toujours bafoué et sali la classe professionnelle que je représente avec mes ai.’is Sauvé et Fauteux ; mon club s’appellera Girouard et j» me ferai battre aux prochaines élections pour vous empêcher de retourner n Québec ensuite.Maintenant, continua M.Girouard, laissez-moi vous présenter un jeune néophyte que j’ai dernièrement importé île Montréal pour l’établir à Sainte Scholastique, où il débitera sa marchandise à ceux que j'ai l’intention de lui adresser C’est un avocat, n’en déplaise à M.Beau champ, et ii s'appelle.Edmond Brassard, libéral méconnu et n illWd’liier.M.lï.oHsanl est alors introduit (Uns la‘•aile, h ]»uis il adresse quelques mots bien sentis à l’assemblée.n (La Minurvr !) — Messieurs, dit-il, les conservateurs des Deux-Montagnes, étaient privés jusqu’à aujourd’hui d’hommes de cœur et d’énergie : les jeunes n’étaient que des enfants, alors au sein de la ville de Montréal où je bataillais et luttais pour les Libéraux, je me suis dit : il n y a pas de bous scie pour les bleus des Deux-Montagnes, vli bien, je serai cette Innissole ! alors faisant mon petit paquet, faisant le sacrifice de mes idées libérales, je me suis dirigé vers Sainte Scholastique, où j’ai planté ma tente dans un magasin de Ixmbuns.Là, depuis quatre mois, j’attends, et j** chante avec le poète- : J’attends ! j’attends ! Mon passé vous est inconnu, vous l’ignorez sms doute, mais je vais vous le dire en peu de mots.Je suis jeune.(C’est évident, marmotta Adilas Paiement.— Silence dans les rangs cria Sauvé — A l’ordre, tonna Girouard).Je suis jeune ; en 189G, j’étais l’un des plus fidèles lieutenants de Préfontaine ; en 1897, je dédiais au sénateur Dandurand une ode digue d’un meilleur sort, et je bataillais à côté de Rainville, portant haut le drapeau de Laurier et de Marchand.J’avais alors certaines espérances que je me dispenserai de vous faire connaître, mais quand j’ai vu ces espérances brisées, j’ai cru que ma place était dans le parti conservateur.Me voici ai: milieu de vous, prêt à me sacrifier.Que voulez-vous que je fasse ?— Soyez secrétaire correspondant, lui cria-t-on de toutes parts.Nous croyons que ccs quelques r •nseigno-ments rendront complet le rapport de la Minerve, Un Indiscret.Il •) II lui sau va la vie M.J.H.Lilly, nuta hit* île Hannibal, Mo., échappa dcruièrciueiit «l'une là«;on merveilleuse à nue ni*>rt horrible.Voici common! il raconte le fait: i Je fus atteint Jo la lièvre typhoïde qui se compliqua de pneumonie.Mes poumons se durci rent.l’étais si faible que je ne pouvais même pas m’asseoir dans mon lit.Rien ne me soulageait.Je pensais bien être emporte bientôt par la consomption, quand on me parla «lu remède du docteur King «Dr King's New Discovery).Une première b«mteille me lit un bien considérable.!«• continuai d’on prendre, et maintenant je suis guéri et redevenu fort: je nu saurais en dire trop de bien.• Cette merveilleuse composition est le medicament le plus sûr et le plus prompt dans ses elfets pour guérir les a lieu lion s «le la gorge et des poumons.— â0 ets *-l I piastre, «laus toutes les pharmacies, chaque bouteille est garanti»*.HISTOIRE DE Lfl SEMAINE La rqoqtre de Tuteremu lion, excellent, naïf Parisien, ce Tuteremu, Pari-ion des pieds à la tète, Parisien qui aurait pu servir de modèle à Arnal, à Paul de Kock, à Gavarni, à Henry Motinier et à Daumier ! Un incident dramatique devait marquer dans l’existence si placide de Tuteremu.Un jour, on lui vola sa montre.— Sa mon tre et sa chaîne.A la chaîne était appendu un médaillon dans l’intérieur duquel une main amie avait fait graver une fleur.une pensée.Ali ! cette pensée ! — 11 y avait là tout un poème cher à Tuteremu, ce qui lui tendait sa montre excessivement précieuse.Mais comment la lui avait-on volée ?Où la lui avait-on volée ?Dans un établissement de bains froids, sur la Seine, à ce qu’aftirmnit Tuteremu.Son désespoir ne peut se décrire.Il était allé faire immédiatement sa décla ration à la préfecture de police, où on lui avait promis assez nonchalamment de procéder à des recherches.Les recherches de la préfecture étaient restées sans résultat.Pendant plusieurs jours, on vit Tuteremu parcourir Paris dans tous les sens, fiévreux, lia gard, regardant chaque passant au gil dierchait sa montre.— Courve folio ! Qui le croirait ?Au bout d’un mois, dans un après midi de limanche, Tuteremu reconnut sa montre et sa chaîne sur h* ventre rebondi d’un monsieur qui traversait le boulevard à ht hauteur de l’Opéra.Tiiteieinu crut défaillir de joie.Il se mit à filer prudemment son monsieur, tout en regardant de côté ot d’autre sur !«• trottoir, pour requérir l'assistance d’un sergent de ville.Mais au moment où il s’y attendait le moins, le monsieur fil
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