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Titre :
Relations
Revue mensuelle catholique d'intérêt général préoccupée par la justice sociale qui contribue fortement à l'analyse de la société, au Québec et ailleurs. [...]

Les jésuites canadiens rêvaient, depuis longtemps, de publier une revue catholique d'intérêt général analogue à celles de leurs confrères d'Europe ou des États-Unis : Études, Civilta cattolica, Month, America, etc. L'oeuvre sociale créée avec l'École sociale populaire du père Joseph-Papin Archambault en sera le tremplin.

L'idée prend corps peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale avec la parution de la revue L'Ordre nouveau (1936-1940) à laquelle participent les pères Jacques Cousineau, Joseph-Papin Archambault, Omer Genest, Joseph Ledit et Jean d'Auteuil Richard. Ce dernier est chargé de fonder et de diriger une nouvelle revue qui visera un lectorat élargi; il conservera son poste jusqu'en 1948.

Parmi tous les titres suggérés, c'est Relations qui est retenu. Il fait, bien sûr, référence aux Relations des jésuites, par l'entremise desquelles ceux-ci avaient fait connaître leurs actions en Nouvelle-France. Ce titre convient, en outre, au domaine que la revue se propose d'explorer, celui des relations humaines sur tous les plans : familial, religieux, social, économique, politique, national et international.

Dès le début, Relations prend une physionomie à peu près définitive avec ses rubriques fixes : éditoriaux, grands articles, commentaires, chroniques diverses, comptes rendus de livres. Le succès dépasse les espoirs : dès le second numéro, 4000 exemplaires s'envolent, plus de 7000 en décembre 1943, 15 000 en 1946.

Plusieurs raisons expliquent ce succès : le caractère engagé de la revue, l'appétit des lecteurs privés des revues européennes durant la guerre, la collaboration des laïcs. La revue mène des luttes décisives contre les cartels, en particulier contre le trust de l'électricité. Elle prépare ainsi l'opinion à la nationalisation qui viendra 20 ans plus tard.

En 1950, les évêques, dans leur Lettre sur le problème ouvrier, reconnaissent la vocation industrielle et urbaine du Québec. Dans ce vaste mouvement, Relations est plus qu'un simple témoin; elle y participe intensément, à certaines heures, jusqu'à risquer son existence. C'est pour ces raisons que la revue Relations peut être décrite comme une tribune du catholicisme de gauche québécois.

En octobre 1956, Relations publie le numéro du 15e anniversaire. Quelles causes sert la revue? Celles de l'Église et des âmes, celles de la personne humaine et de la justice sociale, celles de la communauté canadienne-française et de la patrie canadienne et, enfin, les causes d'ordre international.

À partir de 1966, Relations s'efforce de suivre davantage l'actualité, surtout dans le domaine social. L'effort de la revue s'ajuste aux événements mais demeure généralement dispersé. Relations se positionne comme un outil d'analyse et commente l'actualité dans des dossiers qui lui permettent de prendre un certain recul et d'attirer la collaboration d'intellectuels spécialisés et réputés. La revue demeure attentive aux défis que posent les mutations du temps présent à la foi religieuse et à la volonté d'engagement, au Québec et dans le monde.

Ce mensuel existe depuis 1941. Une telle longévité, dans le domaine du magazine engagé qui s'oppose à la logique marchande, est une rareté. Parmi ses collaborateurs, mentionnons les pères Émile Bouvier, L.-C. de Léry et P.-É. Racicot, Jean Vallerand, Ernest Robitaille, Paul Gérin-Lajoie, Victor Barbeau et Fernand Dumont, Gregory Baum, ainsi que plusieurs auteurs littéraires, dont Wajdi Mouawad, Élise Turcotte et Hélène Monette.

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 208-212.

CORNELLIER, Louis, « Revue - 70 ans de Relations », Le Devoir, 12 mars 2011, p. F5.

ST-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, n° 2, 1978, p. 203-228.

Éditeurs :
  • Montréal, Canada :École sociale populaire,1941-2024,
  • Montréal, Canada :un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus,
  • Montréal :Éditions Bellarmin,
  • Montréal :Centre justice et foi
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ordre nouveau (Montréal, Québec : 1936)
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Références

Relations, 2010-06, Collections de BAnQ.

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[" Envoi de Poste-publication - Enregistrement no 09261 - CONVENTION : 40012169 V/ *\tT ReLatiONS Pour qui veut une société juste NuméRO 741 JUIN 2010 Des voies pour réinventer l\u2019économie Gregory Baum : Les agressions sexuelles et l\u2019Église Sortir de l\u2019impasse économique Vers un post-capitalisme La réappropriation politique du territoire La richesse du coopérativisme Retrouver le temps ARTISTE INVITÉ : POLTURGEON 06538523234706 ReLatiONS NUméRO 741, JUIN 2010 ACTUALITÉS HORIZONS Le Centre Pro\t9 José Rosario Marroqum, s.j.LE CARNET DE BERNARD ÉMOND État des lieux\t10 AILLEURS La droite au pouvoir au Chili: changement ou continuité?\t30 Ricardo Penafiel REGARD Les agressions sexuelles et l\u2019Église\t32 Gregory Baum LA FORME DU JOUR CHRONIQUE LITTÉRAIRE Sept\t34 Élise Turcotte CONTROVERSE La cyberdémocratie gouvernementale: une avancée?Florence Piron\t36 Sylvie Goupil\t37 EN BREF\t38 MULTIMÉDIAS\t39 LIVRES\t40 Couverture: Pol Turgeon, La cigogne et la maison, technique mixte dOSSieR DES VOIES POUR RÉINVENTER L\u2019ÉCONOMIE À la suite de «L\u2019ogre de la finance» (n° 733, juin 2009), nous nous demandons quels sont les fondements d\u2019une économie alternative et d\u2019une vision postcapitaliste de la société.L\u2019union intrinsèque de l\u2019économie et de l\u2019écologie semble impérative pour réorienter l\u2019avenir d\u2019un monde qui court à sa perte.En outre, s\u2019il faut figurer la fin de la dépendance au pétrole, est-il si utopique d\u2019envisager d\u2019autres grands changements comme la sortie d\u2019un système de retraites par capitalisation?Dans une perspective solidaire, le coopérativisme n\u2019est-il pas aussi à privilégier?Et si le temps, c'est de l\u2019argent, n\u2019est-ce pas notre rapport au temps qu\u2019il faut transformer?Des voies pour réinventer l\u2019économie\tn Catherine Caron Sortir de l\u2019impasse économique\t13 Gilbert Rist Vers un post-capitalisme\t15 Eric Pineault Sus aux retraites par capitalisation\t16 Louis Gill La réappropriation politique du territoire\t18 Geneviève Azam Le mouvement des villes en transition\t21 Iseult Séguin Aubé La richesse du coopérativisme\t22 Entrevue avec Jacques B.Gélinas Les marchés de solidarité régionale\t24 Josianne Blais Pour une indépendance énergétique\t26 Normand Mousseau Retrouver le temps\t27 Michel Lalonde ARTISTE INVITÉ Pol Turgeon enseigne l'illustration à l\u2019UQAM depuis plus de quinze ans et donne régulièrement des conférences et ateliers un peu partout en Amérique du Nord.Ses créations se retrouvent sur des livres et des affiches, ou accompagnent des performances théâtrales.Son imagination débridée conduit sur les sentiers les moins fréquentés, quelque part entre la déraison et le subconscient.Sa production artistique a remporté plus de 200 prix, en plus d\u2019être fréquemment sélectionnée pour paraître dans de prestigieux magazines d\u2019illustrations tels American Illustration, Communication Arts, 3x3, Applied Arts, etc.Une exposition rétrospective présentée à New York, en 2008-2009, fait présentement la tournée des musées et centres d\u2019expositions du Québec.L\u2019artiste œuvre actuellement à la réalisation de ses premières figurines, des sculptures-jouets ludiques et surréalistes.foNDée eN 1941 La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, un centre d\u2019analyse sociale progressiste fondé et soutenu par les Jésuites du Québec.Depuis près de 70 ans, Relations œuvre à la promotion d\u2019une société juste et solidaire en prenant parti pour les exclus et les plus démunis.Libre et indépendante, elle pose un regard critique sur les enjeux sociaux, économiques, politiques et religieux de notre époque.DIRECTRICE Élisabeth Garant RÉDACTEUR EN CHEF Jean-Claude Ravet RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Catherine Caron SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Amélie Descheneau-Guay PROMOTION/PUBLICITÉ Roxanne Bélair DIRECTION ARTISTIQUE Mathilde Hébert ILLUSTRATIONS Goldstyn, Lino, Chloé Surprenant RÉVISION/CORRECTION Éric Massé COMITÉ DE RÉDACTION Gregory Baum, Gilles Bourque, Louise Dionne, Céline Dubé, Guy Dufresne, Jean-François Filion, Marc-André Gagnon, Mouloud Idir, Nicole Laurin, Guy Paiement1, Rolande Pinard, Jacques Racine COLLABORATEURS André Beauchamp, Jean-Marc Biron, Dominique Boisvert, Marc Chabot, Bernard Émond, Vivian Labrie, Jean-Paul Rouleau, Carolyn Sharp, Élise Turcotte IMPRESSION HLN sur du papier recyclé contenant 100 % de fibres post-consommation.DISTRIBUTION LMPI / H DS Canada Relations est membre de la SODEP Les articles de Relations sont répertoriés dans Repère et dans \\\u2019Index de périodiques canadiens, publication de Info Globe.Dépôt légal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.ISSN 0034-3781 ABONNEMENTS Ginette Thibault 8 numéros (un an) : 35 $ (t.i.) Deux ans : 65 $ (taxes incluses) À l\u2019étranger: 55$ Étudiant: 25$ Abonnement de soutien : 100$ (un an) TPS: RI 19003952 TVQ:1006003784 Nous reconnaissons l\u2019aide financière du gouvernement du Canada, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications (PAP), pour nos dépenses d\u2019envoi postal.Canada Envoi de Poste-publication Enregistrement n° 09261 BUREAUX 25, rue Jarry Ouest Montréal (Québec) H2P 1S6 tél.:514-387-2541 téléc.: 514-387-0206 relations@cjf.qc.ca www.revuerelations.qc.ca Q juin 2010 RELATIONS ŒSBEEE51 Paiement: artisan d\u2019humanité Guy Paiement, le plus ancien de nos collaborateurs, est décédé le dimanche de Pâques.Jésuite engagé dans les organisations populaires, il était membre du comité de rédaction de Relations depuis plus de trente ans.Pour lui, engagement aux côtés des appauvris, foi et analyse sociale allaient de pair.Il n\u2019avait de cesse de nous inciter à l\u2019attention des «petites pousses», à l\u2019émergence d\u2019initiatives porteuses de nouveauté, de transformations de la société et de l\u2019Église à partir de la base.C\u2019est des exclus qu\u2019il fallait attendre le «miracle» de l\u2019agir et non des pouvoirs en place.Les lieux de pouvoir ne l\u2019intéressaient pas.Ils n\u2019avaient de sens pour lui que dans la mesure où ils se mettaient à l\u2019écoute et au service des propositions populaires.Ce à quoi, évidemment, il les interpellait.Mais ce qui lui importait Pol Turgeon, Anima-Animus, technique mixte avant tout, c\u2019était de rompre les mécanismes d\u2019exclusion sociale et de reproduction des inégalités qui ont cours dans la société comme dans l\u2019Église et qui sont autant d\u2019obstacles à l\u2019humanisation du monde.Cela pouvait se réaliser si les exclus, les sans-voix, les laissés-pour-compte, toute cette multitude invisible pour les pouvoirs en place, prenaient confiance en eux et conscience de leur dignité, de leur beauté et de leur force, et puisaient à la richesse d\u2019humanité qu\u2019ils renferment pour la partager et qu\u2019elle porte des fruits.Alors une nouveauté pourrait apparaître: une épi-phanie de la liberté.La société se construit « humainement» à partir de la base, c\u2019est-à-dire dans la mise en commun des questions et des préoccupations concernant la vie «des gens ordinaires».Cette conviction autour de laquelle Guy Paiement a bâti toute sa vie, il la tenait, disait-il, de l\u2019Évangile.C\u2019était là pour lui la grande nouveauté subversive annoncée et pratiquée par Jésus de Nazareth.Ceux et celles qui veulent s\u2019engager dans l\u2019humanisation du monde doivent renoncer à agir en maîtres, pensant connaître la vérité, la solution.Car ce faisant, ils étouffent les voix et les gestes de la grande majorité, reléguée ainsi à la passivité et l\u2019obéissance.D\u2019un côté se dressent alors ceux qui commandent et savent, de l\u2019autre, se plient ceux qui obéissent et se taisent.L\u2019humanité se voit défigurée, et les promesses de la nouveauté avortées.Le pouvoir a un profond mépris du partage de la parole et de la pluralité humaine.Il s\u2019agit plutôt de «se mettre mutuellement au monde», comme aimait à le dire Guy Paiement dans ses derniers textes.L\u2019institution avait assurément sa place, pour lui, comme instance de médiation du partage de la parole et de réalisation des décisions collectives.Mais elle devait tou- jours être en position d\u2019ouverture et de remise en question pour ne pas se pétrifier et devenir imperméable aux forces vives.Cela explique le peu d\u2019attention qu\u2019il portait à l\u2019Église hiérarchique.Sa structure monarchique et cléricale témoigne de cette pétrification, au point où elle offre un contre-témoignage de l\u2019Évangile.Ce qui importait à Guy, c'était de rendre présente l\u2019Église dans le monde de son temps, comme communauté d\u2019hommes et de femmes égaux et libres, habités par Dieu et un profond amour de la vie et du monde.Des hommes et des femmes attentifs aux signes d\u2019espé-.rance qui naissent des pratiques collectives, et qui mettent leur énergie à les faire croître - à donner des mains à l\u2019espérance.C\u2019est rappeler que «l\u2019Église n\u2019existe pas pour elle-même.Elle est partie prenante d\u2019une histoire qui demeure le lieu où affleure la présence de l\u2019innommable» (Guy Paiement, «Des braises sous la cendre», Relations, n° 730, p.22-23).Étranger à tout discours clérical incitant, par peur du monde, à se retrancher dans les murs des églises autour d\u2019une pratique rituelle sclérosée, notre ami n\u2019en n\u2019aimait pas moins célébrer et redonner aux sacrements les saveurs de la vie.Conteur accompli, il savait reconnaître l\u2019importance de l\u2019imaginaire et du symbolique dans l\u2019existence humaine et en transmettre le goût.On peut dire, sans se tromper, que Guy Paiement était de ces êtres essentiels - de ces artisans d\u2019humanité -qui, par leur vie, leur agir et leur parole, témoignent à la société à laquelle ils appartiennent des chemins exigeants mais combien vivifiants de la justice et de la solidarité.JEAN-CLAUDE RAVET RELATIONS juin 2010 actuaLites L'auteur, professeur de philosophie au Cégep Limoilou, est l\u2019auteur de Pour une philosophie de l'action et de l'émancipation (Écosociété, 2009) Ouvrir des possibles au Québec! La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics est le levier d'une lutte commune qui doit grandir.PIERRE MOUTERDE Qui n\u2019a pas eu l\u2019impression, à l\u2019annonce du dernier budget provincial, d\u2019être inexorablement condamné à la médecine de cheval des économistes dits «lucides»?Et qui, en réaction, n\u2019a pas espéré que la «société civile d\u2019en bas» réagisse, ne serait-ce que pour freiner ce qui a tout de l\u2019apparence d'un bulldozer dévastateur?Car le ministre Bachand n\u2019y est pas allé par quatre chemins! C\u2019est avec les principes néolibéraux les plus éculés - épouvantail de la dette et du déficit en prime - qu\u2019on continuera d\u2019orienter l\u2019économie du Québec; ceux-là mêmes qui ont pourtant été à l\u2019origine de la crise économi -que et du déficit subséquent.D\u2019où l\u2019irre- cevabilité de ce budget, l\u2019odieux du ticket modérateur en santé, le scandale des hausses des tarifs d\u2019électricité ou du « dégraissage» systématique de l\u2019État.Pour -tant - étrange paradoxe - il existe un tel sentiment d\u2019impuissance collective que ni au Parlement, ni même jusqu\u2019à présent au sein du Front commun intersyndical, n\u2019ont pu se lever suffisamment de voix déterminées pour en faire l\u2019objet d\u2019une lutte commune.C\u2019est dans ce contexte que la naissance, le 19 janvier 2010, de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics représente une véritable promesse, un levier à partir duquel pourrait se reconstruire une vaste alliance entre tous les secteurs de la «société civile d\u2019en bas».Certes, cette coalition est encore peu connue et ne regroupait à ses origines qu\u2019une trentaine d\u2019organisations communautaires, étudiantes, syndicales, féministes et écologistes.Mais elle n\u2019en a pas moins déjà de solides assises dans toutes les régions du Québec et a choisi dès le départ de revêtir les traits d\u2019un large regroupement arc-en-ciel.Elle rassemble aujourd\u2019hui plus d\u2019une centaine d\u2019organismes syndicaux et sociaux importants ainsi que des groupes de base et des acteurs parmi les plus décidés du mouvement social québécois (ASSÉ, FRAPRU, FFQ, Conseil central de Montréal, MÉPACQ, etc.).Quant à sa plateforme de ralliement, tout en étant assez large pour regrouper les nombreux secteurs de la société civile québécoise, elle est en même temps suffisamment précise pour faire face aux décisions gouvernementales actuelles ainsi que pour proposer des alternatives crédibles.Car tout en s\u2019opposant à la hausse des frais et des tarifs de l\u2019électricité (résidentielle), des services de santé et des services sociaux, de l\u2019éducation, des garderies et des transports collectifs, elle propose des solutions tout à fait viables: faire la lutte à l\u2019évasion et à l\u2019évitement fiscaux; ajouter au moins un palier d\u2019imposition pour les revenus les plus élevés; réduire, voire abolir, certaines exemptions fiscles qui ne profitent qu\u2019aux riches; introduire une TVQ progressive en fonction de la nature des biens achetés; lutter contre la corruption dans l\u2019attribution des contrats gouvernementaux.Sir» IMPoTswi ** £ 4 a f'p *»\u2022 //s* - ¦ ' 1-TSE3 | juin 2010 RELATIONS Grande manifestation le 1\" avril à Montréal.Photo: Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics actuaütes La Coalition a aussi opté pour un plan d\u2019action aux multiples dimensions (campagnes de fax, actions d\u2019éclat, manifestations, etc.) et sa première sortie officielle est tombée à point: le 1er avril 2010, elle regroupait à Montréal plus de 10000 manifestants venus dénoncer les mesures régressives imposées par le budget Bachand.Il reste que rien n\u2019est joué! Le gros des organisations syndicales regrou- pées dans le Front commun rejoindra-t-il la Coalition, en se ralliant à sa plateforme comme au calendrier de ses activités?Et plus encore, l\u2019ensemble de la société civile d\u2019en bas sera-t-elle capable de faire cause commune et, loin des discours populistes de droite, de voir dans la lutte au budget et à ses politiques néolibérales un combat stratégiquement décisif à travers lequel se nouera la solidarité de tous et toutes?À l\u2019heure où ces lignes sont écrites, rien ne peut l\u2019assurer.Mais on serait en droit de le souhaiter, tant il paraît évident que ce n\u2019est qu\u2019à travers l\u2019unité la plus large qu\u2019on pourra faire reculer le gouvernement et ainsi ouvrir de nouveaux possibles au Québec, des possibles dont nous avons tant besoin aujourd\u2019hui! N\u2019est-ce pas ce dont cette coalition pourrait être la promesse?Consulter: .\u2022 Les 25 ans de U R des centres de femmes Le regroupement célèbre en juin son 25e anniversaire sous le thème Sur son R d\u2019aller, toujours mobilisées! FANNY JOLICOEUR LJ R rassemble 102 centres de femmes du Québec qui, à travers la province, travaillent à l\u2019amélioration de leurs conditions de vie selon une base d\u2019unité politique commune.L\u2019orientation féministe se caractérise par une approche glo -baie des problèmes des femmes.Ces centres sont apparus au début des années 1980 en réponse à un fort désir exprimé dans les milieux fé -ministes d\u2019offrir aux femmes leurs propres lieux d\u2019appartenance.Ils sont accessibles à toutes les femmes, sans égard à leur âge, leur revenu, leur origine ou leur orientation sexuelle.Ce sont d\u2019abord des milieux de vie qui visent à briser l\u2019isolement des femmes.Bien que chacun présente des particularités, tous les centres offrent des services, des activités éducatives et une vie associative, en plus d\u2019initier et de prendre part à des actions politiques.La force de mobilisation des centres réside dans les relations de proximité qu\u2019ils établissent avec leurs membres au quotidien et dans la grande variété des enjeux qui les préoccupent: violence, santé, immigration, éducation, démocratie, etc.Leurs actions peuvent prendre différentes formes, mais le refus de la pauvreté est, de manière générale, à l\u2019origine de toutes leurs revendications.C\u2019est en 1985 que les centres de femmes ont décidé de se doter d\u2019une force commune en mettant sur pied l\u2019R.Ce regroupement est divisé en 15 associations régionales représentées au sein d\u2019un comité de coordination provincial.Il est également formé d\u2019un comité exécutif, de divers groupes de travail et de quatre employées permanentes qui travaillent à la mise en œuvre des priorités votées lors des congrès annuels.Le regroupement tente plus particulièrement d\u2019assurer une cohésion entre des organismes aux réalités diverses.Afin de consolider les pratiques d\u2019in -tervention des centres, l\u2019R produit des outils d\u2019éducation populaire et offre des formations portant notamment sur L\u2019auteure est la pauvreté, la mobilisation, l\u2019interven- coordonnatrice tion féministe et le droit à l\u2019avortement, à l'Écho des femmes La journée nationale des centres de de la Petite Patrie femmes, soulignée annuellement en octobre, est également une occasion de rassembler les centres autour de revendications communes.Les collaborations de l\u2019R avec le mouvement communautaire sont nombreuses.Le regroupement a d\u2019ailleurs participé à la récente Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.Ces alliances sont également des occasions d\u2019assurer une plus grande visibilité aux centres, comme ce fut particulièrement le cas lors de la Marche mondiale des femmes de l\u2019an 2000.Au cours des 25 dernières années, l\u2019R a œuvré sur plusieurs fronts, notamment celui du financement, en menant RELATIONS juin 2010 F actuaLités © une vaste campagne auprès du gouvernement provincial afin que tous les centres reçoivent un financement de base de la part du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC).L\u2019obtention de ce financement a ouvert la porte à de meilleures conditions de travail dans les centres et a, par le fait même, consolidé leur action.Ces gains demeurent cependant fragiles.En effet, la reconnaissance de l\u2019autonomie et du financement des groupes populaires subit actuellement de grands bouleversements.Les centres de femmes doivent demeurer vigilants face aux nouveaux partenariats développés par le gouvernement Charest avec des fondations philanthropiques comme la Fondation Chagnon.Celle-ci participe désormais à la définition des priorités du gouvernement en matière de lutte à la pauvreté, lesquelles ne sont pas toujours compatibles avec la mission et les valeurs des organismes communautaires.Plusieurs défis attendent l\u2019R des centres de femmes au cours des pro- L\u2019auteur est militant\tchaînes années.Il devra notamment des droits humains\tfavoriser l\u2019arrimage entre les préoccu- pations rurales et urbaines, la transmission des compétences à une nouvelle génération de travailleuses et l\u2019intégration d\u2019une base politique commune parmi ses membres.Les stratégies de visibilité du regroupement font également l\u2019objet de réflexions; les employées de l\u2019R profitent présentement de son 25e anniversaire pour effectuer une tournée régionale de consultation des centres afin de connaître les prio -rités d\u2019action qui devraient être soumises lors de son congrès annuel, en juin, à Chicoutimi.En tant que véhicule important de la mobilisation du mouvement féministe, l\u2019R doit avant tout miser sur son pouvoir politique collectif pour réaffirmer l\u2019importance de garantir aux femmes de meilleures conditions de vie.\u2022 y juin 2010 RELATIONS Bannir l\u2019amiante Le Québec a exporté, en 2008, quelque 175000 tonnes de fibres chrysotiles hautement cancérigènes.Mais l\u2019opposition à ce commerce immoral va croissante.PAPP0M /U£$£f£UP£.(______aop-\\&z- csoeua.oe$/Hi/jotb£ ?(\tC'&t ?
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