Relations, 1 mars 1997, Mars
[" relations mars 1997\t3,75$ no 628 Entre l'abondance et la fragilité: la gestion de l\u2019eau À lire aussi en page 54: virage à droite dans nos stratégies budgétaires 977003437800003 relations La revue Relations est publiée par le Centre justice et foi, sous la responsabilité de membres de la Compagnie de Jésus et d\u2019une équipe de chrétiens et de chrétiennes engagés dans la promotion de la justice.DIRECTRICE Carolyn Sharp SECRÉTAIRE À LA RÉDACTION Jean Périgny ASSISTANT À LA RÉDACTION Fernand Jutras COMITÉ DE RÉDACTION Gregory Baum, Jean-Marc Biron, Dominique Boisvert, Jacques Boucher, Raymonde Bourque, Céline Dubé, Joseph Giguère, Julien Harvey, Marie-Paule Malouin, Guy Paiement, Jean Pichette, Francine Tardif COLLABORATEURS André Beauchamp, Michel Beaudin, Alain Bissonnette, René Boudreault, Jean-Marc Éla, Vivian Labrie, Jean-Paul Rouleau BUREAUX 25, rue Jarry ouest Montréal H2P 1S6 tél.: (514) 387-2541 téléc.: (514) 387-0206 ABONNEMENTS Hélène Desmarais 10 numéros (un an): 27,00$ (taxes incl.) Deux ans: 48,00$ (taxes incl.) À l\u2019étranger: 28,00$ Abonnement de soutien : 50,00$ TPS: R119003952 TVQ : 1006003784 Les articles de Relations sont répertoriés dans Repères et dans \\'Index de périodiques canadiens, publication de Info Globe.Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec.ISSN 0034-3781 On peut se procurer le microfilm des années complètes en s'adressant à University Microfilm, 300 North Zeeb Road, Ann Arbor Michigan 48106-1346 USA.Envoi de publication - Enregistrement no 0143 Vous souvenez-vous de Rio?Il y a à peine cinq ans, lors de la Conférence des Nations unies sur l\u2019environnement et le développement, le nom de cette ville a capté l\u2019imagination du monde entier.On aurait dit que le vert était la couleur emblématique de l\u2019avenir.Certes, il y avait là-dedans une bonne dose de mode médiatique.Comment expliquer autrement que des compagnies pétrolières aient pu parrainer des activités écologiques?Mais il y avait aussi quelque chose de profondément vrai, une prise de conscience quant au lien entre l\u2019abondance de la vie et la fragilité de la planète.De Rio, nous avons hérité d\u2019un nouveau vocabulaire: biodiversité, écosystème, développement durable.Alors que les gouvernements se forcent à respecter des ententes (avec LETT) beaucoup de difficulté, il est vrai), chez les individus, nous avons vu naître des comportements nouveaux.À grande et à petite échelle, à travers l\u2019action de toutes sortes de petites organisations, les causes écologiques sont devenues l\u2019objet d\u2019une citoyenneté active, désireuse de fonder une qualité de vie sur un environnement sain.Malgré cela, l\u2019étoile de Rio risque de n\u2019avoir été qu\u2019une étoile filante.Au sein des pays industrialisés, dans un contexte de crise, les stratégies de relance économique et sociale axées sur le paradigme de la croissance et de la consommation, ont écarté les préoccupations quant à la durabilité de notre mode de vie.Sur le plan international, le succès des «tigres» de l\u2019Asie nourrit l\u2019illusion qu\u2019il est possible d\u2019étendre la surconsommation à l\u2019ensemble de la planète.Dans un monde néo-libéral, les soucis écologiques paraissent facilement un luxe que peu de gens peuvent se permettre.Pourtant, les questions fondamentales qui ont été soulevées dans la foulée de Rio demeurent pertinentes.Tout projet de société se construit sur un territoire.La qualité de notre solidarité sociale ne peut être dissociée de la qualité de notre relation avec le milieu que nous habitons.En autant que nous nous intéresserons à ces deux questions fondamentales, notre projet à nous pourra devenir un héritage pour les générations à venir.Telles sont les questions que nous avons voulu aborder dans notre dossier sur la gestion de l\u2019eau.L\u2019abondance de l\u2019eau que nous trouvons sur le territoire québécois cache trop souvent sa fragilité.Le développement durable exige que nous nous en préoccupions.Carolyn Sharp 34 relations mars 1997 à l\u2019actualité avec Dominique Boisvert, Guy Paiement et Carolyn Sharp IL ÉTAIT UNE FOIS UN HOMME RICHE Qui fera les frais des décisions fiscales de nos gouvernements?Il était une fois un homme riche qui habitait un grand château, rempli de magnifiques objets, entretenu par de nombreux serviteurs.Dans un superbe jardin, quatre beaux enfants s\u2019amusaient.Cet homme à l\u2019instinct grégaire avait une générosité sans limites.Un jour, son intendant lui annonça que malgré son énorme richesse, ses dépenses dépassaient ses moyens.Et il en fut bien triste.Il s\u2019assit donc pour réfléchir, mais on sonna à la porte.Un ami, vêtu de fourrure, lui rendait visite.L\u2019homme fit venir son intendant.Il lui demanda de mettre la table, de servir les vins les plus fins, de préparer le plus somptueux des repas.Celui-ci lui rappela sa conversation.Mais l\u2019homme riche, ne pouvant pas trahir son amitié généreuse, ne savait comment refuser à son ami la plus belle des réceptions.«Alors, dit-il, empruntez de l\u2019argent et nous verrons demain comment remettre cette dette».Ce que le brave intendant fit aussitôt.Le lendemain, l\u2019intendant aborda l\u2019homme riche et lui suggéra une façon de rembourser la dette.«Sire, dit-il, annulons la commande de vin pour le mois et la dette sera remise».Mais l\u2019homme riche refusa, car il aimait bien le vin et le partageait souvent avec ses amis.«Enlevons plutôt la viande de la table de mes serviteurs.Les lentilles leur suffiront.Et quant à mes enfants, ne leur achetez plus de nouveaux souliers.Qu\u2019ils s\u2019amusent pieds nus dans les beaux jardins du château».Attristé, l\u2019intendant respecta la volonté de son maître.Et la dette fut remise.Mais bientôt, il reçut une lettre qui annonçait la visite du roi d\u2019un pays voisin.L\u2019homme riche convoqua son intendant et lui dit: «Préparons cette grande visite, construisons des tours, nettoyons la ville, invitons des musiciens venus de tous les horizons.Et surtout, n\u2019oublions pas de doubler notre commande de vin, car le roi est un fin connaisseur».«Mais, Sire, dit l\u2019intendant, comment payer une telle fête?» - «Empruntez de l\u2019argent et demain nous verrons».Ainsi fut fait.Le roi du pays voisin apprécia beaucoup la fête et fut émerveillé devant la générosité de son hôte.Quand tout fut fini, l\u2019intendant aborda son maître pour lui parler de ses dettes.«Coupons le vin pour deux mois et tout sera remis».«Impossible!» dit l\u2019homme riche, car il ne voulait pas priver ses amis du plaisir de partager une bouteille avec lui.«Plutôt, ne plantons plus de fleurs dans le jardin du château et congédions les serviteurs qui y surveillent mes enfants».Peiné, l\u2019intendant suivit à nouveau la volonté de son maître.Et la dette fut remise.Peu après cette visite, le roi du pays voisin lui annonça le mariage de son fils à une très jolie princesse.Il invita l\u2019homme riche aux noces.Alors ce dernier fit venir son intendant.«Préparez mon voyage», lui commanda-t-il.«Je voudrais tout ce qu\u2019il y a de plus beau et de plus fin pour honorer le fils de mon vieil ami.Il me faudra lui apporter le cadeau le plus recherché possible, quel qu\u2019en soit le prix.Et après les noces, j\u2019invite le roi mon ami à faire le tour du monde avec moi, afin qu\u2019il se repose de la fatigue de la fête».L\u2019intendant tremblait de tout son corps.Il connaissait les goûts et les exigences de son maître qui fondait ses amitiés sur les apparences et la richesse.Mais il savait aussi l\u2019état de ses finances.À force de trop bien recevoir ses amis, cet homme devenait moins riche.Pourtant, il continuait de faire la sourde oreille devant les inquiétudes de son intendant et il refusait ses conseils.Il insista plutôt sur l\u2019importance de son amitié pour le roi du pays voisin.Alors, l\u2019intendant vendit le jardin du château, dit relations mars 1997 35 face à l\u2019actualité aux enfants de jouer dans la rue.Et il fit ses adieux au dernier serviteur.Au fil des années, les dépenses du maître croissaient, ses amis devenaient plus nombreux, sa maisonnée plus pauvre, et ses enfants de plus en plus tristes.Un jour, écrasé par les dettes, l\u2019intendant fut confronté à l\u2019inévitable.Il n\u2019était plus possible de faire de grandes fêtes, ce qu\u2019il expliqua à l\u2019homme jadis riche.Celui-ci, accablé par les nouvelles, tomba gravement malade.L\u2019intendant convoqua ses amis, car il le croyait mourant.Mais personne ne vint.L\u2019un était occupé à construire une nouvelle maison.Un autre préférait assister à une dégustation de vin chez le roi du pays voisin.Un dernier prétendit que le vin n'avait jamais été bon chez l\u2019homme riche, que sa présence était bien ennuyante et que son amitié avait eu peu d\u2019importance pour lui.Quelques jours plus tard, l\u2019homme jadis riche mourut.À son chevet, seul l\u2019intendant pleura.Après avoir préparé les obsèques de l\u2019indigent, il vendit le château pour payer les dernières dettes.¦ Carolyn Sharp LE BATEAU CONSTRUIT DANS LE SOUS-SOL À vouloir précipiter la réforme de l\u2019aide sociale, ne risquons-nous pas de sacrifier ce qui en est le coeur?La ministre Louise Harel a livré à la consultation son projet de réforme de la sécurité du revenu.Elle l\u2019a fait dans des délais très courts et en choisissant un nombre restreint de groupes qui pourront aller en débattre en commission parlementaire.À cause de l\u2019importance des propositions, je comprends mal un tel empressement.Je le comprends d\u2019autant moins que les enjeux en cause sont majeurs et qu\u2019une discussion publique plus large aurait permis une appropriation progressive des nouvelles pistes proposées par de larges secteurs de la population.Faut-il y voir la nécessité, pour la ministre, de s\u2019aligner sur les volontés du Conseil du Trésor et de montrer le plus vite possible que l\u2019État pourra faire des économies?Chose certaine, cette hâte est malsaine et ne diminue en rien le déficit démocratique qui s\u2019installe au Québec.La réforme, pourtant, méritait un examen sérieux.Elle met en branle des orientations qui dépassent de loin les limites de la sécurité du revenu.Son principal mérite est peut-être de vouloir «redéfinir les obligations de la collectivité au regard de la réinsertion à l\u2019emploi des prestataires» et d\u2019«assurer une plus grande prise en charge des services au niveau local».Elle pense le faire en imaginant, au niveau de chaque milieu, un conseil local des partenaires qui mettra au point un plan local d\u2019action concertée pour l\u2019emploi.En clair, les forces vives du milieu, qu\u2019elles soient privées, publiques ou communautaires, se concertent pour créer et garantir des emplois.Ce n\u2019est pas là une petite tâche, on en conviendra, surtout si l\u2019on se rappelle les enfants malingres qu\u2019à engendrés le Sommet pour l\u2019emploi et la démarche encore hésitante du développement local! Mais parions tout de même que les forces locales pourraient être plus motivées à favoriser une synergie gagnante.Il faudra alors du temps pour mettre en place cet exercice de solidarité économique et sociale.Si elle demeure sur papier, on voit mal d\u2019où viendront les emplois espérés ou encore cette volonté d\u2019assurer des stages aux jeunes.Car sans un certain nombre de nouveaux emplois possibles, comment changera-t-on la situation actuelle?L\u2019incitation à l\u2019emploi risque alors de ne pas dépasser le niveau de l\u2019incantation ou, pire, de forcer les gens à accepter n\u2019importe quel emploi à n\u2019importe quelle condition.Il n\u2019y aurait là aucune réforme! En intégrant les prestataires à l\u2019ensemble de la main-d\u2019oeu-vre et en leur reconnaissant le statut de travailleur et travailleuse, la réforme veut contribuer à casser la catégorie d\u2019«assisté social» et cette décision marque un moment important pour notre vie en société.La volonté «d\u2019améliorer l\u2019équité entre les prestataires et les travailleurs à faible revenu» va dans le même sens.En somme, il y aura donc désormais seulement des travailleurs et des travailleuses potentiels qui iront frapper au Centre local de l\u2019emploi.Les personnes inaptes au travail changeront de ministère et dépendront de la Régie des rentes du Québec.Fort bien.Mais alors qu\u2019on tente de supprimer la catégorie d\u2019assisté social, les mesures spéciales prévues créeront de nouvelles catégories stigmatisantes : celles des jeunes et des femmes monoparentales aptes au travail.Pour ces personnes, en effet, il y aura obligation de suivre le parcours prévu sous peine de se voir coupées de leurs prestations.Tout se passe comme si on n\u2019avait pas tiré les conséquences des limites de l\u2019approche coercitive et du peu de résultats qu\u2019elle avait engendrés.Comme si les jeunes n\u2019étaient pas des citoyens comme les autres ou comme si les femmes chefs de famille ne pouvaient pas choisir d\u2019aller travailler ou de demeurer à la maison pour s\u2019occuper de leur enfant, au lieu de le placer en garderie.Est-ce donc si naïf de faire confiance aux citoyens et citoyennes?Car la réforme, pourtant, veut clairement mettre la personne au centre du système.Pour intégrer celle-ci au monde de l\u2019emploi, on lui propose un «parcours individualisé vers l\u2019insertion, la formation et l\u2019emploi, dans lequel (elle) trace les éléments de son itinéraire personnel.La personne est appuyée dans son cheminement par son conseiller en emploi ».Soulignons cette transformation majeure qui consiste à partir des personnes, de leurs besoins et de ceux du milieu, plutôt que des programmes.Soulignons aussi cette vocation nouvelle de l\u2019agent qui se voit promu accompagnateur et conseiller.Malheureusement, on ne voit nulle part les moyens qui permettront aux anciens agents d\u2019expéri- 36 relations mars 1997 face à l\u2019actualité menter une telle mutation.On n\u2019est donc pas trop étonné de constater, déjà, au niveau des bureaux locaux, une grande insécurité et une hâte, chez certains, à vouloir habiller la nouveauté avec les vieilles fringues d\u2019hier! Là encore, la précipitation est mauvaise conseillère et ce sont les personnes qui risquent de ne pas être souvent «au centre du processus», mais bien plutôt la logique administrative du contrôle.Somme toute, la réforme annoncée me fait penser à cet homme qui avait construit un bateau dans son sous-sol.Un bien beau et grand bateau.Le problème, ça été de le sortir! C\u2019est alors qu\u2019il a vu qu\u2019il lui fallait détruire une partie de sa maison, trouver une remorque pour le glisser à la mer, former ses amis pour en faire des marins, vérifier les fuites d'eau, prévoir les dérives.Espérons que la commission parlementaire permettra un semblable amarrage! ¦ Guy Paiement Centre Saint-Pierre PLUS QUE DE LA MUSIQUE! Dans un univers de spectateurs, une expérience qui mise sur l\u2019implication de chacun, toutes générations confondues.CAMMAC, ça vous dit quelque chose?Canadian Amateur Musicians Musiciens Amateurs du Canada1, c\u2019est à la fois une merveilleuse aventure musicale, sociale et même.politique, qui dure depuis 45 ans! CAMMAC est d\u2019abord un camp musical, qui regroupe, au cours de ses huit semaines d\u2019activités estivales, environ 1000 personnes venues principalement du Québec et du Canada, bien sûr, mais aussi de dix-sept États américains et d\u2019une demi-douzaine d\u2019autres pays.Et surtout qui rassemble, dans le cadre enchanteur du Lac MacDonald, au nord de Lachute, des amateurs de musique de tous âges et de tous niveaux avec, comme seul point commun, le plaisir de faire de la musique ensemble.Mais, pour les membres de CAMMAC, la musique ne peut se confiner au camp d\u2019été.Ils organisent de nombreuses activités tout au long de l\u2019année: orchestres de niveaux débutant et intermédiaire, fins de semaine de musique de chambre, ateliers pour divers instruments, lectures à vue pour choeur et orchestre, voyages musicaux à l\u2019étranger, disponibilité d\u2019une riche musicothèque, sans compter la musique à domicile que font les membres qui se regroupent spontanément.Dans un univers de consommation, où la culture est souvent élitiste et la compétition féroce, au moins trois choses font de CAMMAC une expérience unique: l\u2019esprit de participation musicale, sa dimension familiale et le caractère rigoureusement bilingue de l\u2019aventure.Contrairement à l\u2019approche traditionnelle du monde musical, axée sur le développement des jeunes talents et sur la performance, CAMMAC accueille tous ceux et celles qui veulent faire de la musique, des enfants de quatre ans (accompagnés de leurs parents!) jusqu\u2019aux grands-parents de 70 ans et plus, des débutants aux musiciens expérimentés, des amateurs (les participants) aux professionnels (les professeurs), sans discrimination ni hiérarchie, dans un esprit assez impressionnant de grande famille.On est là non pour écouter de la musique, mais pour en faire, non pour assister à des concerts (superbes d\u2019ailleurs), mais pour y participer.Et le plaisir se conjugue avec l\u2019effort: c\u2019est un loisir, mais on travaille fort.Il y a là, un choix politique et péda- 1.On peut rejoindre CAMMAC au 1751, rue Richardson, bureau 2509, Montréal H3K 1G6, téléphone 932-8755 et télécopieur 932-9811.gogique: chacun est invité à jouer sa partition, car l\u2019oeuvre résulte de l\u2019apport de tous.La dimension familiale n\u2019est également pas banale: à CAMMAC, les enfants participent de plain-pied aux activités musicales, artistiques et sportives préparées pour eux et donnent leur propre concert à la fin de la semaine.D\u2019ailleurs en musique, les débutants ne sont pas toujours les enfants et les jeunes peuvent souvent en montrer aux adultes.Tous les âges se côtoient donc partout, favorisant constamment les rencontres intergénérationnelles.Finalement, les fondateurs de CAMMAC ont eu, dès le départ, l\u2019intuition que la musique rassemblait les personnes au-delà des différences.Et que dans un pays comme le Canada, le bilinguisme véritable était une exigence fondamentale.Même si l\u2019origine de CAMMAC a été surtout associée à des anglophones, le français et l\u2019anglais ont tout de suite occupé la même place et, encore maintenant, tout se déroule dans les deux langues (humour compris), que les professeurs ou les campeurs viennent de Vancouver, des États-Unis ou du Lac St-Jean.Une telle entreprise de participation repose sur une énorme quantité d\u2019engagement bénévole.Organisme de charité sans but lucratif et recevant peu de subventions gouvernementales, c\u2019est grâce à ses membres et amis que CAMMAC a pu achever les installations du camp, en 1968.Depuis, CAMMAC a dû relever le redoutable défi de la transmission de l\u2019héritage: les fondateurs vieillissent, la musique en famille n\u2019est pas particulièrement à la mode, les jeunes écoutent plus de musique qu\u2019ils n\u2019en font, etc.Pourtant, jusqu\u2019ici, CAMMAC continue de vivre et de se développer.Son C.A.se rajeunit, ses professeurs aussi, et de nouvelles jeunes familles découvrent à leur tour le plaisir de la musique.La prochaine étape sera cruciale: les bâtiments du camp ne répondent aux exigences croissantes du Code du bâtiment que grâce à des mesures compensatoires et devront faire l\u2019objet d\u2019une rénovation en profondeur, au coût de plusieurs millions de dollars, dont une partie importante devra être recueillie auprès des membres eux-mêmes.Ce sera l\u2019occasion de mesurer, de façon bien concrète, si l\u2019attachement à CAMMAC sera suffisant pour léguer cet outil unique aux nouvelles générations.¦ Dominique Boisvert relations mars 1997 37 Acheter le bonheur à peu de frais, c\u2019est un peu le message que nous transmet la publicité sur les jeux de hasard.Pourtant, des centaines de milliers de Canadiens sont des joueurs compulsifs et leur dépendance crée des ravages chez eux, chez leurs amis, dans leurs familles et dans l\u2019ensemble de la société.Le Conseil national du bien-être social jette un regard impartial sur cette question, dans un rapport intitulé Les jeux de hasard au Canada et publié à l\u2019hiver 1996.Le document interprète toute une gamme d\u2019études sur les problèmes associés au jeu et leurs répercussions sociales et financières.Un rapport qui met en évidence le revers de la médaille.On peut en obtenir des exemplaires en composant le (613) 957-2961.Sous le thème «Célébrer une présence», c\u2019est une belle et riche histoire de trois cents ans que les Ursulines de Trois-Rivières sont heureuses de célébrer, en 1997.Cette communauté, fondée par sainte Angèle Mérici, a poussé des rameaux à l\u2019est des États-Unis, à Grand-Mère, à Shawinigan et jusqu\u2019au lointain Pérou.Si la communauté des Ursulines a su répondre aux besoins selon les temps - soin des malades, éducation des jeunes, contribution à la formation culturelle et spirituelle de la population -, c\u2019est que la population est avec elle pour un meilleur devenir de notre société.Sr Yvette Isabelle, supérieure provinciale des Ursulines de la Province de Trois-Rivières, invite particulièrement la population de la région à célébrer ensemble cette présence.Pour informations, composer le (819) 375-6039.Jusqu\u2019au 19 octobre 1997, le Musée de la civilisation propose l\u2019exposition «Des immigrants racontent».C\u2019est une invitation à découvrir les difficultés et les joies du processus migratoire qui bouleverse sur plusieurs générations ceux et celles qui s\u2019y engagent.Cette exposition donne la parole aux immigrants eux-mêmes.Elle se visite à l\u2019aide de casques d\u2019écoute à infrarouges et fait appel à l\u2019interactivité pour mettre le visiteur lui-même en situation de migrance.On est invité à partager des histoires de vie, des témoignages émouvants d\u2019immigrants ou de descendants d\u2019immigrants vivant au Québec aujourd\u2019hui.Information: Serge Poulin, au (418) 643-2158.Le Conseil de presse du Québec «blâme sévèrement» l\u2019animateur radiophonique Gilles Proulx pour avoir tenu en ondes des propos «inacceptables et indignes» à l\u2019endroit des femmes assistées sociales.C\u2019est ce que rapporte La Presse du samedi 4 janvier 1997.Dans une décision récente, le Conseil de presse rappelle que les animateurs de la radio doivent «faire preuve de rigueur dans le traitement de l\u2019information, en faisant abstraction de préjugés personnels et en évitant de tenir des propos outranciers et offensants».C\u2019est le Comité des personnes assistées sociales de Pointe Saint-Charles qui avait porté plainte contre l\u2019animateur de CKAC, suite à ses propos.L\u2019Entraide missionnaire nous informe que du 30 juillet au 18 août 1996, la coalition Afriquébec a envoyé une mission d\u2019observation au Rwanda.En faisaient partie Charles Mugiraneza, agent d\u2019éducation à Carrefour Tiers Monde de Québec, Dominique Payette, journaliste et chargée de cours à l\u2019Université de Montréal, et Suzanne Loiselle, directrice de l\u2019EMI.Dans le cadre de rencontres publiques à Sherbrooke, Québec, Ottawa et Montréal, ils ont livré leurs observations et leurs questions, entre autres sur les ONG, sur l\u2019Église et sur la communauté internationale.Les personnes intéressées peuvent se procurer le rapport de la mission à l\u2019EMI.Pour information, composer le (514) 270-6089.Les journées sociales 1997 se tiendront cette année à Rimouski, du 9 au 11 mai, sous le thème: «Intervenir à contre-courant, de nouvelles pratiques solidaires».Pour le comité de préparation, cette troisième édition s\u2019inscrit dans la foulée des colloques de Chicoutimi et de Sherbrooke, où l\u2019on a réfléchi sur des problèmes majeurs, tels que la rareté croissante de l\u2019emploi, les «jeux» de la finance et la politique monétaire.Suite à des analyses sur le processus et les effets du néo-libéralisme, les participants tentaient de préciser un projet de société en termes de développement solidaire.Mais, ce n\u2019est pas tout d\u2019identifier ce dont on veut se démarquer et ce qu\u2019on vise; il faut encore inventer une stratégie pour passer du point A au point B: c\u2019est le rôle de l\u2019intervention sociale, qui sera au coeur des prochaines Journées sociales.Les responsables diocésains de pastorale sociale sont en mesure de répondre à vos demandes d\u2019information sur ce Colloque.38 relations mars 1997 dossier Entre l'abondance et la fragilité: la gestion de l'eau r \t V»1 \"nf'Jj rrit-j /> Sirr'f wm Wr .¦j l p dt'&tü \\ «?
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