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Titre :
Relations
Revue mensuelle catholique d'intérêt général préoccupée par la justice sociale qui contribue fortement à l'analyse de la société, au Québec et ailleurs. [...]

Les jésuites canadiens rêvaient, depuis longtemps, de publier une revue catholique d'intérêt général analogue à celles de leurs confrères d'Europe ou des États-Unis : Études, Civilta cattolica, Month, America, etc. L'oeuvre sociale créée avec l'École sociale populaire du père Joseph-Papin Archambault en sera le tremplin.

L'idée prend corps peu avant le début de la Deuxième Guerre mondiale avec la parution de la revue L'Ordre nouveau (1936-1940) à laquelle participent les pères Jacques Cousineau, Joseph-Papin Archambault, Omer Genest, Joseph Ledit et Jean d'Auteuil Richard. Ce dernier est chargé de fonder et de diriger une nouvelle revue qui visera un lectorat élargi; il conservera son poste jusqu'en 1948.

Parmi tous les titres suggérés, c'est Relations qui est retenu. Il fait, bien sûr, référence aux Relations des jésuites, par l'entremise desquelles ceux-ci avaient fait connaître leurs actions en Nouvelle-France. Ce titre convient, en outre, au domaine que la revue se propose d'explorer, celui des relations humaines sur tous les plans : familial, religieux, social, économique, politique, national et international.

Dès le début, Relations prend une physionomie à peu près définitive avec ses rubriques fixes : éditoriaux, grands articles, commentaires, chroniques diverses, comptes rendus de livres. Le succès dépasse les espoirs : dès le second numéro, 4000 exemplaires s'envolent, plus de 7000 en décembre 1943, 15 000 en 1946.

Plusieurs raisons expliquent ce succès : le caractère engagé de la revue, l'appétit des lecteurs privés des revues européennes durant la guerre, la collaboration des laïcs. La revue mène des luttes décisives contre les cartels, en particulier contre le trust de l'électricité. Elle prépare ainsi l'opinion à la nationalisation qui viendra 20 ans plus tard.

En 1950, les évêques, dans leur Lettre sur le problème ouvrier, reconnaissent la vocation industrielle et urbaine du Québec. Dans ce vaste mouvement, Relations est plus qu'un simple témoin; elle y participe intensément, à certaines heures, jusqu'à risquer son existence. C'est pour ces raisons que la revue Relations peut être décrite comme une tribune du catholicisme de gauche québécois.

En octobre 1956, Relations publie le numéro du 15e anniversaire. Quelles causes sert la revue? Celles de l'Église et des âmes, celles de la personne humaine et de la justice sociale, celles de la communauté canadienne-française et de la patrie canadienne et, enfin, les causes d'ordre international.

À partir de 1966, Relations s'efforce de suivre davantage l'actualité, surtout dans le domaine social. L'effort de la revue s'ajuste aux événements mais demeure généralement dispersé. Relations se positionne comme un outil d'analyse et commente l'actualité dans des dossiers qui lui permettent de prendre un certain recul et d'attirer la collaboration d'intellectuels spécialisés et réputés. La revue demeure attentive aux défis que posent les mutations du temps présent à la foi religieuse et à la volonté d'engagement, au Québec et dans le monde.

Ce mensuel existe depuis 1941. Une telle longévité, dans le domaine du magazine engagé qui s'oppose à la logique marchande, est une rareté. Parmi ses collaborateurs, mentionnons les pères Émile Bouvier, L.-C. de Léry et P.-É. Racicot, Jean Vallerand, Ernest Robitaille, Paul Gérin-Lajoie, Victor Barbeau et Fernand Dumont, Gregory Baum, ainsi que plusieurs auteurs littéraires, dont Wajdi Mouawad, Élise Turcotte et Hélène Monette.

Sources

BEAULIEU, André et autres, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 7 : 1935-1944, Sainte-Foy, Les Presses de l'Université Laval, 1985, p. 208-212.

CORNELLIER, Louis, « Revue - 70 ans de Relations », Le Devoir, 12 mars 2011, p. F5.

ST-AMANT, Jean-Claude, « La propagande de l'École sociale populaire en faveur du syndicalisme catholique 1911-1949 », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 32, n° 2, 1978, p. 203-228.

Éditeurs :
  • Montréal, Canada :École sociale populaire,1941-2024,
  • Montréal, Canada :un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus,
  • Montréal :Éditions Bellarmin,
  • Montréal :Centre justice et foi
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Ordre nouveau (Montréal, Québec : 1936)
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Références

Relations, 1958-12, Collections de BAnQ.

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[" WKmm Décembre 1958 MONTRÉAL M° 216 La censure des films Jacques COUSINEAU ÀLot Kon.ca.LLi, nonce et pattiatche Le général Georges-P.VANIER Les effets du cinéma Joseph d\u2019ANJOU Réflexions autour du conclave ¦\t¦\t¦ Notre pauvreté en bibliothèques ¦\t¦\t¦ Les principes de la pédagogie des Jésuites ¦ ¦\tLuigi d\u2019APOLLONIA ¦\tEdmond DESROCHERS ¦\t¦ Florian LARIVIÈRE REVUE DU MOIS SOMMAIRE PROFESSIONNELS et HOMMES D\u2019AFFAIRES Economisez 50% sur le coût de votre assurance-vie pendant les dix premières années \u2022\tValeurs de rachat dès la 3e année \u2022\tMontant minimum : $10,000 VOYEZ VOTRE REPRESENTANT RÉGIONAL J.-HORMISDAS ROY, gérant Division Montréal 5*6 506 est, rue Sainte-Catherine, MONTRÉAL \u2014 VI.2-1806 CAISSE NATIONALE D\u2019ÉCONOMIE Compagnie-mutuelle Assurance-Vie et Rentes Viagères 41 ouest, rue Saint-Jacques, Montréal - VI.5-3291 L\u2019épargne Solution h pluiieuxi problèntei \u2022 INDIVIDUELS .FAMILIAUX .SOCIAUX .NATIONAUX Cest l'épargne qui vous permet de payer le premier versement sur votre maison, l'hypothèque ou l'instruction des enfants.C'est l'épargne qui vous assure une pension supplémentaire.Sans obligation de votre part un de nos représentants vous fournira tous les renseignements nécessaires.DEVENEZ MEMBRE DE : L\u2019ENTUIDE IMMOBILIÈRE IJEREHTIE1E 1344 est, rue Sherbrooke \u2014 MONTRÉAL LA.1-3698 Décembre 1958 Éditorial.309 Tu es Petrus.Articles Mgr Roncalli, nonce et patriarche.Georges-P.Vanier 310 Réflexions autour du conclave.Luigi d\u2019Apollonia 312 De l\u2019ancien et du nouveau .Georges-Henri d\u2019Auteuil 314 Les effets du cinéma.Joseph d\u2019Anjou 316 Les principes de la pédagogie des Jésuites.Florian Larivière 319 La censure des films.Jacques Cousineau 320 Au fil du mois.322 Pie XII et les Juifs.\u2014 Jean XXIII et les journalistes.\u2014 Pour nous préparer une élite chrétienne.\u2014 Centenaire de la presse franco-ontarienne.\u2014 Mission nationale en Bolivie.\u2014 Jeunes foyers chrétiens, espoir d'avenir.Articles Notre pauvreté en bibliothèques .Edmond Desrochers 325 Horizon international.Joseph Ledit 326 Les livres.329 Notes bibliographiques.331 Tables de l\u2019année 1958\t 331 J\\elationâ REVUE DU MOIS publiée par un groupe de Pères de la Compagnie de Jésus.Directeur : Richard Arès.Rédacteurs: Luigi d\u2019Apollonia (Vie religieuse et Politique internationale), Jacques Cousineau (Vie ouvrière), Joseph-H.Ledit (Horizon international).Collaborateurs: Joseph d\u2019Anjou, Joseph P.-Archambault, Marcel Marcotte.Secrétaire de la rédaction : Georges Robitaille.Administrateur : Albert Plante.Rédaction et administration: 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Publicité: Jacques Séguin, du Service de Publications Seg, Limitée: Montréal, 4234a, rue de Laroche, LA.6-6638; Toronto, 1393, Yonge St., WA.4-6641.Relations est une publication des Éditions Bellarmin, 8100, boulevard Saint-Laurent, Montréal-11.Téléphone: DUpont 7-2541.Prix de l\u2019abonnement: Canada: $4 par année.Hors du Canada: $5.Le numéro: $0.35.Relations est membre de Y Audit Bureau of Circulations.Ses articles sont répertoriés dans le Canadian Index, publication de l\u2019Association canadienne des Bibliothèques.Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. XVIII0 année N° 216 Décembre 1958 Montréal 7« Q5 J^QttUÛ NOUS AVONS un pape.Il a pris pour nom Jean.Car son père s\u2019appelait Jean; l\u2019humble église aussi où il fut baptisé; et la splendide église du Latran, mère de toutes les églises.De nombreux papes ont porté ce nom en souvenir de Jean le Précurseur, envoyé par Dieu pour rendre témoignage à la vérité; et de Jean, l\u2019apôtre bien-aimé, envoyé pour rendre témoignage à la charité.Jean sera son nom « afin que la voix des deux Jean », celle de la vérité et celle de la charité qui n\u2019en font qu\u2019une, « se fasse entendre dans toute l\u2019Église par (son) très humble ministère pastoral ».Le plus beau titre du pape est d\u2019être le vicaire de Jésus-Christ, toujours présent au monde avec une même doctrine et un même dessein.S\u2019il prend nom Benoît, Pie, Léon, Clément, Grégoire ou, comme celui-ci, Jean, c\u2019est, sans doute, pour marquer une préférence, mais c\u2019est d'abord pour souligner la jeunesse inaltérable de l\u2019Église et l\u2019immutabilité féconde de sa doctrine.Aussi le premier et le plus véritable nom de tous, en tant que pape, sera-t-il le même jusqu\u2019à la fin des temps.Ce sera toujours le nom « du premier de la série des pontifes », pour parler avec le Saint Père: ce nom mystérieux dont Notre Seigneur Jésus-Christ lui-même investit Simon, fils de Jonas, en lui promettant les clefs du royaume: « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église.» L\u2019Église de Rome, héritière de la Chaire apostolique, se le rappelle.Elle a gravé ces mots en lettres d\u2019or dans la mosaïque étincelante qui recouvre la confession de Pierre, et elle les a gravés en grec et en latin afin de montrer l\u2019unanimité de l\u2019antique tradition.C\u2019est donc parce qu\u2019il est Pierre, et non en raison de titres humains qui lui valent incontestablement notre estime, que nous rendons obéissance et amour à Jean XXIII.Comment n\u2019y penserions-nous pas alors que, dans tant de pays, cardinaux, évêques, prêtres, laïcs défendent, au fond des prisons, la primauté du siège de Rome avec la même ferveur qu\u2019ils défendraient la divinité de Jésus-Christ.Dans son allocution au sacré collège, le Saint Père parla de la monstrueuse course aux armements, de la paix, de la justice sociale, des droits de l\u2019homme, de la réunion des Églises.Sa première pensée, toutefois, fut pour les cardinaux, absents du conclave, « dont les souffrances et les peines l\u2019émeuvent profondément » ; elle alla « tout spécialement » aux évêques, aux prêtres, aux religieuses et à tous les fidèles qui vivent dans les nations où la religion catholique n\u2019a aucune liberté ou ne jouit de celle-ci, qu\u2019en partie seulement; où les droits saints et sacrés de l\u2019Eglise sont piétinés de façon téméraire; où les pasteurs légitimes sont exilés, relégués ou empêchés d\u2019accomplir librement, comme il se doit, leur propre ministère.Nous voulons qu\u2019ils sachent que nous partageons leurs peines, leurs souffrances et leurs amertumes.Nous entendons encore la sonnerie des trompettes d\u2019argent.Nous avons encore dans l\u2019oreille les acclamations de la multitude.Nous voyons encore les mouchoirs blancs battre de l\u2019aile gracieusement au-dessus de la vague humaine.Malgré tout, il fallait faire effort, même à ce moment glorieux, pour oublier que la tiare que ceignait Jean XXIII, cachait aussi une couronne douloureuse.Ces jours-là, en effet, le Saint Père parla, à deux reprises, de martyre, du témoignage suprême de la vérité dans la charité: « de la voix des deux Jean ».A l\u2019hommage qui monte de toutes les nations de la chrétienté vers Jean XXIII, qu\u2019il nous soit permis de joindre humblement l\u2019expression de nos vœux et l\u2019assurance de nos prières.Nous le faisons par la voix de la liturgie: « Que Dieu nous le conserve, qu\u2019il lui accorde santé, le rende heureux sur terre, et ne le livre pas aux mains de ses ennemis.» Au moment d'aller sous presse nous arrive le texte de la déclaration collective de l'épiscopat canadien sur « La famille au Canada».A tous nous recommandons la lecture attentive de cet important document sur lequel nous reviendrons le mois prochain.DÉCEMBRE 1958 309 SOUVENIRS PERSONNELS Monseigneur Roncalli, nonce et patriarche Le général Georges-P.VANIER Ce nous est un grand honneur de publier ces souvenirs que l'ancien ambassadeur du Canada à Paris a bien voulu recueillir sur celui que l\u2019Esprit discrètement acheminait à sa fonction sublime.DÉBUT de juillet 1944, j\u2019étais à Alger, ambassadeur du Canada auprès du gouvernement provisoire de la France.Ayant appris que S.S Pie XII devait recevoir en audience deux jours plus tard le Royal 22e, qui se battait en Italie, je partis en avion pour Rome.Le Saint Père reçut ses fils soldats du Canada avec une touchante sollicitude et, passant lentement dans leurs rangs, causa avec eux sans distinction de grades.C\u2019était peu de temps après la libération et Pie XII était visiblement ému.Pendant mon séjour à Rome, le Saint Père m\u2019accorda également une audience privée.Il me réserva un accueil paternel, me retint longtemps et me parla de la France.Je lui avouai que la situation de l\u2019Église y était délicate, après les longues années d\u2019occupation.Il m\u2019écouta attentivement et sembla très préoccupé à ce sujet.Six mois plus tard, Mgr Roncalli fut nommé nonce apostolique à Paris.Étant donné l\u2019importance de ce poste, Pie XII avait dû réfléchir longuement et considérer d\u2019autres noms également.Ce choix fut un témoignage irrécusable à l\u2019adresse de Mgr Roncalli.Le nouveau nonce, arrivé à Paris à la fin de décembre 1944, apporta le 1er janvier suivant au général de Gaulle, chef du Gouvernement français, les vœux du corps diplomatique.Quinze ans plus tard, le général de Gaulle, de nouveau chef du gouvernement, adressa à S.S.Jean XXIII ce message si simple dans sa grandeur: Unissant ma joie à celle de toute la chrétienté, je prie votre Sainteté d\u2019accueillir l\u2019hommage de mon filial respect.C\u2019est bien le témoignage de fidélité auquel on s\u2019attend et qu\u2019on aime entendre de la Fille aînée de l\u2019Église.Pendant plus de huit années, j\u2019eus l\u2019honneur d\u2019entretenir des relations suivies avec Mgr Roncalli qui était doyen du corps diplomatique.En effet, dès son arrivée en France, le Nonce acquiert la préséance sur tous les ambassadeurs qui, quelle que soit l\u2019importance des pays qu\u2019ils représentent, doivent suivre la règle de l\u2019ancienneté.J\u2019eus le privilège de le recevoir et d\u2019être reçu par lui plusieurs fois, souvent dans l\u2019intimité de son cabinet de travail où il continuait à s\u2019adonner à son œuvre monumentale sur saint Charles Borromée.Après la libération, la France avait besoin non seulement de bons diplomates, capables de l\u2019interpréter dans sa période de reconstruction, mais aussi d\u2019amis sincères préparés à la comprendre dans sa diversité toujours renouvelée.Le Nonce donna l\u2019exemple de l\u2019intelligence attentive et du discernement éclairé.Les chefs des missions diplomatiques se rendirent compte très vite que leur doyen était d\u2019un intellect robuste et fin, d\u2019un tact inné.C\u2019était un diplomate de grande classe qui possédait un sens politique très sûr.A la fin de chaque année lorsqu\u2019il avait à remplir la mission de présenter les vœux du corps diplomatique à M.le Président de la République, il sut exprimer avec justesse les sentiments de ce corps composé d\u2019éléments très divers et atteindre une élévation de pensée tout en conservant le charme de la simplicité.Le Nonce réussit à établir des relations cordiales avec le gouvernement français, le corps diplomatique et l\u2019épiscopat.Ceci n\u2019est pas étonnant puisqu\u2019il avait à son acquis une longue et fructueuse carrière de diplomate.J\u2019affirme que sa mission fut une réussite complète et un immense bienfait et pour l\u2019Église et pour la France.Mgr Roncalli est d\u2019un commerce facile et agréable, mais sous une apparence de bonhomie, il cache une grande fermeté.La souplesse chez lui n\u2019exclut pas la force.Son esprit cultivé, enjoué et charmeur, ne s\u2019écarte jamais de la prudence et de la bonté.Cette bonté est proverbiale.Le don généreux qu\u2019il vient de faire aux familles des pauvres victimes de Springhill en est une nouvelle preuve.Mgr Roncalli fut beaucoup plus qu\u2019un diplomate.Souvent il présida des cérémonies religieuses auxquelles j\u2019assistai, entre autres à la prise d\u2019habit d\u2019une amie carmélite.Il aimait y participer et en retirait, de toute évidence, une grande joie.Aux qualités humaines que j\u2019ai déjà nommées, il faut ajouter le souffle surnaturel qui sublime et divinise l\u2019action de l\u2019homme.Lorsque Mgr Roncalli fut nommé cardinal et patriarche de Venise par S.S.Pie XII en janvier 1953, je fus chargé en ma qualité de vice-doyen du corps diplomatique de présider la cérémonie d\u2019adieu en laquelle les diplomates offrirent au Nonce leurs félicitations et leurs vœux.Au cours de mon allocution, je dis: Vous occuperez dans quelques semaines un patriarcat qui apporte avec lui une distinction particulière dans la hiérarchie de l\u2019Église.De tradition, le patriarche de Venise est l\u2019un des premiers des cardinaux.Vous êtes en pleine vigueur, Éminence, vous avez sûrement devant vous de nombreuses années pendant lesquelles vous pourrez accomplir à loisir les labeurs du bon pasteur.Je ne savais pas, à ce moment-là, que le bon pasteur des Vénitiens deviendrait le bon pasteur de toute la chrétienté.Je fus présent lorsque, suivant une vieille tradition, le Président de la République française, M.Vincent Auriol, au nom du Saint Père, imposa au Nonce la 310 RELATIONS barrette cardinalice.Mgr Roncalli, à cette occasion, exprima dans les termes suivants sa profonde sympathie pour la France: Je souhaite une fois encore, M.le Président, que le Christ, qui diligit Francos, continue, lui, à protéger cette terre de bénédiction, ce peuple de tradition si généreuse et si glorieuse.Le Président fut touché de la façon dont le Nonce se prêta à cette coutume en s\u2019agenouillant devant lui pour recevoir la barrette.D\u2019ailleurs, à maintes reprises, M.Vincent Auriol me confia qu\u2019il avait une grande amitié pour Mgr Roncalli.Mgr Roncalli avait de l\u2019humour.Avant son départ de Paris, je lui dis que j\u2019avais vu des photographies des funérailles vraiment grandioses de son prédécesseur à Venise.Le long cortège, sur le grand canal, des gondoles endeuillées était saisissant.Croyant peut-être que j\u2019enviais au patriarche de Venise le privilège d\u2019aussi belles funérailles et que je souhaitais pour lui, le nouveau patriarche, le même honneur avant longtemps, il m\u2019arrêta d\u2019un geste amical et me dit avec son fin sourire: « Oh! pas tout de suite.pas tout de suite.» En effet, le cardinal Roncalli n\u2019aura jamais des funérailles de patriarche de Venise.La dernière fois que je le vis fut en mars 1954, à Venise.Me rappelant qu\u2019il nous avait dit, en quittant la France, qu\u2019il y aurait toujours une lampe allumée au patriarcat pour nous, ses amis, ma femme et moi avons répondu à cette invitation en frappant à sa porte.Le Patriarche nous reçut affectueusement, me donna l\u2019accolade et s\u2019informa paternellement de chaque membre de notre famille, se rappelant même les noms des enfants.Le cardinal Roncalli nous invita à dé jeûner et ensuite nous fit visiter le palais patriarcal, attirant tout particulièrement notre attention aux pièces que saint Pie X avaient occupées avant d\u2019être élu pape.Le Patriarche était en train de reconstituer ces chambres dans l\u2019état exact où elles étaient du temps de saint Pie X, pour qui il avait une grande vénération.Loin de sa pensée et de la nôtre qu\u2019un jour il suivrait la voie papale de cet illustre prédécesseur.LE PAPE NOUS PARLE Pendant notre visite un groupe d\u2019écoliers pauvres, accompagnés d\u2019un frère, se présenta au patriarcat.Devant nous, le cardinal les reçut avec une affection toute paternelle.Il alla de l\u2019un à l\u2019autre causant gentiment avec chacun d\u2019eux.Nous avons pu juger de nouveau de sa bonté de pasteur.Le Patriarche nous accompagna ensuite à sa magnifique basilique et nous fit voir ses richesses.Il nous conduisit à la tombe de saint Marc où il s\u2019agenouilla et pria avec nous.Il nous invita à assister le lendemain à la messe solennelle du dimanche des Rameaux.Nous y sommes allés, et avons été conduits à la tribune du préfet de Venise, en face du trône patriarcal.Malgré la longueur de la cérémonie, le cardinal, sans montrer le moindre signe de fatigue, pontifia avec majesté et onction.Le cardinal nous parla avec amour de ses ouailles, de la misère et des souffrances qu\u2019il voulait alléger.C\u2019est à Venise que je me rendis compte que cet homme, fin diplomate, était surtout un homme de Dieu, dont tous les soucis étaient centrés sur les âmes dont il était le pasteur.C\u2019était émouvant aussi de l\u2019entendre parler avec tendresse et simplicité de son pays natal, de sa famille, de ses origines terriennes, de son cher Bergame.En nous quittant le Patriarche nous engagea à visiter Bergame.En effet, nous avons suivi son conseil et au retour nous avons passé par là.La ville nous a rappelé notre vieux Québec.Il y a une haute et une basse ville.C\u2019est au pied des Alpes que Bergame étend ses deux cités jumelles et fournit la preuve vivante que l\u2019ancien et le moderne peuvent vivre côte à côte.Celui qui est né à Bergame connaît la rudesse des Alpes où en hiver, surtout, le vent souffle et la vie est dure, où le peuple est fier et viril.Mais il connaît également la beauté et la paix de la vallée Seriana, de ses panoramas admirables et de la cascade de Serio.S.S.Jean XXIII est bien le fils de ces deux opposés qui se touchent et se complètent \u2014 la montagne et la vallée.Son esprit et son caractère, par leurs qualités de force et de sérénité, en sont le reflet.Les peuples veulent la paix Qu\u2019il nous soit permis maintenant d\u2019adresser notre appel à ceux qui, dans toutes les nations, ont entre leurs mains le sort, la prospérité, l\u2019espoir des peuples.Pourquoi ne règle-t-on pas finalement de façon équitable les querelles et les discordes?Pourquoi les ressources de l\u2019esprit humain et les richesses des peuples sont-elles employées plus souvent à préparer des armes \u2014 instruments de mort et de destruction \u2014 qu\u2019à augmenter le bien-être de toutes les classes de citoyens, et plus particulièrement de ceux qui sont le plus démunis?Nous savons, il est vrai, que pour mettre en pratique de si louables propos et pour régler les conflits, il faut surmonter des difficultés graves et inextricables.Mais il faut le faire, même si cela exige des efforts.Il s\u2019agit, en effet, de la plus importante entreprise, étroitement liée à la prospérité du genre humain tout entier.Mettez-vous donc à l\u2019œuvre avec confiance et courage, sous le reflet de la lumière DÉCEMBRE 1958 qui vient du Ciel et avec l\u2019assistance divine.Tournez vos regards vers les peuples qui vous sont confiés, écoutez leurs voix.Que vous demandent-ils, de quoi vous supplientdls ?Ils ne demandent pas ces engins de guerre monstrueux, découverts à notre époque, qui peuvent causer des massacres fratricides et la perte de l\u2019univers.Ils demandent la paix, la paix en vertu de laquelle la famille humaine peut vivre, s\u2019épanouir et prospérer librement.Mais on ne donne pas la paix véritable aux citoyens, aux peuples, aux nations, si on ne l\u2019accorde pas d\u2019abord à leurs esprits, car il ne peut y avoir de paix extérieure si celle-ci n\u2019est pas l\u2019image de la paix intérieure et n\u2019est pas régie par elle, car sans elle tout vacille et menace de tomber.C\u2019est pourquoi seule la religion peut alimenter, renforcer, consolider la paix.(Extrait du premier radiomessage de S.S.Jean XXIII, 29 octobre 1958.) 311 REFLEXIONS AUTOUR DU CONCLAVE Luigi d'APOLLONIA, S.J.SI LES VOIES de Dieu sont insondables, que dire de la providence singulière, pleine d\u2019attention et de préférences, avec laquelle il veille sur son Église ?Un historien n\u2019est un voyant, au sens courant du mot, que dans la mesure où il lit l\u2019avenir dans les lois universelles de la vie.En dehors de là, il n\u2019y a pas de pire métier que celui de prophète, surtout lorsque, sans être favorisé de lumières surnaturelles, \u2014 et tel est le cas, sauf erreur, des journalistes, \u2014 on prend le risque d\u2019annoncer quelles sont les intentions du Saint-Esprit.Par respect pour la sainte mémoire de Pie X, nous passerons sous silence l\u2019imbécile légende qui circula lors de son élection; nous rappellerons seulement qu\u2019au lendemain de l\u2019élévation au souverain pontificat de Pie XI, Clemenceau aurait dit: « Qu\u2019est-ce qu\u2019un bibliothécaire peut faire là ?» Le « vieux tigre » devait vivre assez longtemps encore pour l\u2019apprendre.LES PAPES ET LA PAPAUTÉ On oublie trop facilement \u2014 et avec une légèreté impardonnable de la part de croyants \u2014 que, par-dessus le pape, il y a la papauté.Ce n\u2019est pas l\u2019homme, si éminent soit-il par ses titres, ses talents, son don de gouvernement, qui donne de la grandeur à la Chaire de Pierre.C\u2019est la Chaire de Pierre, centre de vie divine et de vérité infaillible, qui confère à des hommes différents par leur passé, leurs dons, leurs préférences, leur personnalité, leurs vertus, voire leurs misères et leurs faiblesses, une même autorité essentielle.Et si la tiare, portée par de très rares personnes indignes, a pu, à un moment donné, perdre de son éclat, elle n\u2019a jamais cessé de resplendir du triple pouvoir qu\u2019elle signifie: pouvoir de sanctifier, d\u2019enseigner et de gouverner.Comme l\u2019Église elle-même, avec qui elle se confond pour ne faire qu\u2019un, \u2014 Ubi Petrus, ibi Ecclesia, \u2014 la papauté est cette tunique inconsutilis, sans couture, faite d\u2019un seul et même tissu.Comme l\u2019Église encore, la papauté est cette tunique colorée dont parle le psaume.Les papes, à travers les âges, ne sont pas les successeurs de Pierre comme un numéro d\u2019ordre suit un autre numéro d\u2019ordre: Pie XII après Pie XI, Jean XXIII après Jean XXII.Les papes diffèrent.Leurs méthodes varient avec leur caractère; et leurs décisions, avec les contingences historiques et les circonstances humaines.Leur tempérament se révèle dans le choix qu\u2019ils font des cardinaux, et jusque dans la préférence qu\u2019ils donnent à tel mode d\u2019expression, sans exclure les autres procédés traditionnels: Léon XIII trouva dans l\u2019encyclique la forme appropriée à son enseignement; Pie X, dans le Motu proprio; Pie XII, dans les allocutions et les radiomessages.La personnalité du pape ne disparaît donc pas, absorbée par son auguste ministère; pas plus que ne disparaît, toute proportion gardée, la personnalité de l\u2019auteur sacré écrivant sous la dictée du Saint-Esprit.Le ton rude et bref de Marc n\u2019est pas le ton d\u2019historien de Luc.Matthieu n\u2019écrit pas comme Jean.Leur but, d\u2019ailleurs, est différent, quoique essentiellement le même.L\u2019Église ne se trompe pas lorsqu\u2019elle caractérise les évangélistes par des symboles: le bœuf pour Matthieu, le lion pour Marc, la figure humaine pour Luc, l\u2019aigle pour Jean.Mais l\u2019Église affirme en même temps que les variantes des évangiles ne sont là que pour affirmer l\u2019harmonie profonde de la même vérité, jusque dans les détails.Tout n\u2019est donc pas faux dans la loi d\u2019antithèse et de contraste, soulignée par les historiens des papes.Il faut bien, d\u2019ailleurs, qu\u2019il en soit ainsi, à moins de réduire la révélation à un dépôt inerte, et la marche de l\u2019histoire à une mécanique sans âme.Il n\u2019est qu\u2019une apologétique puérile pour entreprendre de prouver le contraire.Il n\u2019est aussi qu\u2019une vision appauvrie et politique de la religion pour s\u2019inspirer de ces différences de personnalité et prétendre deviner ainsi qui sera le prochain pape et nous annoncer même ce qu\u2019il fera.Car ces différences sont secondaires.Ce qui fait la papauté, et transforme les hommes choisis par Dieu pour cette charge, c\u2019est le mystère même du Christ dont les papes, à travers le temps, continuent l\u2019action toujours vivante et manifestent l\u2019amour par la plénitude de leur triple pouvoir de prêtre, de maître de vérité et de législateur.C\u2019est ce lien particulier avec le Christ qui fait de la majorité des papes, même sur le plan humain, les grandes figures de l\u2019histoire.De sorte que, à l\u2019étonnement peut-être même de ceux qui les avaient élus en comptant sur les qualités qu\u2019ils manifestaient, les papes ont souvent révélé des dons plus grands encore, et souvent tout autres que ceux que leur charge antérieure leur avait permis de faire valoir.Pie X saisit d\u2019une main ferme le gouvernail de la barque de Pierre, et employa, dans sa plénitude, une autorité qu\u2019il avait crainte et fuie, et qui l\u2019avait, pour ainsi dire, investi par surprise.Le cardinal Pacelli, secrétaire d\u2019État, s\u2019appliquait à servir avec un zèle scrupuleux la pensée de Pie XI.Il laissait peu soupçonner, même aux cardinaux, le style et les idées du futur Pie XII.C\u2019est donc la papauté, la tâche la plus étonnante du monde, qui, de nouveau, fera de Jean XXIII un grand pape, et peut-être nullement à cause des qualités qui lui ont mérité une désignation pratiquement unanime, mûrie dans la prière et la réflexion, au terme de trois jours de conclave pendant lesquels délibérèrent 312 RELATIONS un groupe d\u2019hommes plus désintéressés, plus spirituels, et en même temps plus au fait qu\u2019aucun autre groupe d\u2019hommes des besoins de l\u2019Église et des aspirations de l\u2019humanité.LE CHOIX D\u2019UN PAPE Il n\u2019est pas inutile de rappeler, à ce propos, que ce que les hommes, d\u2019après leurs critères, appellent une « personnalité brillante », ni le cardinal Pecci, ni le cardinal Sarto, ni le cardinal Della Chiesa, ni le cardinal Ratti ne l\u2019étaient dans les conclaves qui les ont élus.De par leur fonction de secrétaires d\u2019État, Ram-polla, Merry del Val, Gasparri étaient les figures les plus connues.Mais ils ne devinrent ni Pie X, ni Benoît XV, ni Pie XI.Une telle constante n\u2019est pas un effet du hasard.Ni la tradition qui veut qu\u2019on n\u2019élise pas le secrétaire d\u2019Êtat, est-elle une simple coutume.On dit que Pie XII, à son élection, se fit un devoir de le rappeler au collège des cardinaux.Pour toute élection à vie, à cette fonction surtout qui est d\u2019être le vicaire de Jésus-Christ, il faut que l\u2019homme ait été « mis à part ».La providence n\u2019improvise pas, surtout son pape, et le prépare de longue main, connaissant l\u2019heure et le moment.Il faut que cet homme ne représente aucun groupe particulier; qu\u2019ayant couronné les tâches que l\u2019obéissance lui assignait, il ne soit pas lié à un passé, fut-ce symboliquement et dans l\u2019opinion des autres; que s\u2019étant engagé à fond, il soit, cependant, d\u2019une parfaite disponibilité, capable de faire face à de nouvelles exigences qui demandent une jeunesse de renouvellement dans une profonde et essentielle continuité.C\u2019est la raison pour laquelle le pape ne nomme pas son successeur, bien que le collège des cardinaux porte nécessairement son empreinte et compte normalement, en son sein, le nouveau pontife.Pie XII, dira-t-on, est la preuve du contraire.C\u2019est, en partie, vrai.Il avait été nonce à Munich et à Berlin, secrétaire d\u2019État, cardinal camerlingue, légat a latere à Buenos-Aires, à Lourdes, à Lisieux, à Budapest.Pie XI l\u2019avait montré au monde, « dressé, a-t-il dit lui-même, comme un exemple et une édification », suggéré, pour ainsi dire, aux cardinaux comme son successeur.La personnalité prestigieuse de Pacelli fit le reste, alors que l\u2019hitlérisme étendait son ombre sinistre sur l\u2019Europe.Les circonstances étaient exceptionnelles.Ce qui n\u2019empêche pas son pontificat d\u2019avoir été différent de ce qu\u2019on avait prédit, et la Chaire apostolique d\u2019avoir donné à sa pensée et à son action un éclat qui n\u2019est pas de ce monde.Et alors, la grande différence entre le conclave de 1939 et celui de 1958 ne serait-elle pas surtout qu\u2019en 1939, les journalistes, avec tous les autres, étaient tombés juste, tandis que, cette fois, le jeu des pronostics s\u2019est avéré futile?Selon une réaction du métier, d\u2019ailleurs bien humaine, les journalistes n\u2019ont-ils pas eu tendance à se justifier ?Même s\u2019ils avaient compté DÉCEMBRE 1958 le nouveau pape parmi les papabili, un vieux dicton romain, résumé de la sagesse des siècles, eut dû les mettre en garde: « Qui entre pape au conclave, en sort cardinal.» D\u2019un papable à un pape, la différence est grande, en effet; et seul le Saint-Esprit peut la combler.Prêtant alors des intentions secondes aux cardinaux, leur mettant des idées derrière la tête, on a voulu faire de Jean XXIII un pape de transition.Et les plus malins de fouiller dans le passé pour dénicher l\u2019âge des papes à leur élection.Il n\u2019est, pourtant, que de s\u2019arrêter un moment pour se rendre compte que tous les papes sont des papes de transition.La longueur de nos jours à tous est entre les mains de Dieu.Lors du couronnement, l\u2019Église parle franc et ne l\u2019envoie pas dire à son Chef.Le cérémoniaire arrête, à trois reprises, l\u2019éblouissant cortège.Lui qui n\u2019est ni cardinal, ni évêque, face aux grands de ce monde, venus de tous les coins de la terre, en mission officielle, fait la leçon au vicaire même de Jésus-Christ sur la majesté de la mort et la vanité de tout ce qui n\u2019est pas éternel.Ce n\u2019est pas de l\u2019encens qu\u2019il brûle mais de l\u2019étoupe.Et, par trois fois, pour que le nouveau pape comprenne bien, il chante sur un ton plaintif, pendant que se dissipe la fumée: « Saint Père, ainsi passe la gloire du monde.» Faites le compte: Jean XXIII est le 263e pape.Les papes n\u2019ont donc régné en moyenne que sept ans et demi.Toutefois, la vraie réponse n\u2019est pas là.Elle est dans l\u2019institution du conclave, libre, de par la volonté de l\u2019Église, de tous engagements et de toutes factions même cardinalices, pur de toutes manœuvres politiques et de toutes influences parasites, débarrassé de ces sortes d\u2019injonction à l\u2019Esprit Saint qu\u2019étaient les vetos des puissances séculières.La vraie réponse se trouve dans les dispositions si précises et si surnaturelles, jusque dans les moindres détails, de la constitution apostolique Vacantis Apostolicae Sedis (8 décembre 1945), donnée « après mûre considération et en Nous inspirant des exemples de N os prédécesseurs ».(Pie XII.) Les cardinaux sont séparés du reste du monde.Directement ou indirectement, de vive voix ou par écrit, ou par signe, ou par « tout autre moyen », sous peine d\u2019excommunication, latae sententiae, leur est interdite toute communication avec l\u2019extérieur, dit l\u2019article 61 de la constitution, qui précise au n° 64 qu\u2019il n\u2019y aura « sous aucun prétexte » ni télégraphe, ni téléphone, ni microphone, ni radio, ni appareil de photographie, ni appareil de cinématographie, et alia hujusmodi ou tout autre appareil du genre: ce qui couvre pas mal tout.Les cardinaux doivent se dépouiller de tout préjugé, de tout sentiment trop humain, de toute inclination trop personnelle.Ils ne se laisseront guider, dans l\u2019élection du Pontife, « par aucune sympathie ou aversion, ni influencer par la faveur ou la complaisance de personne, ni mouvoir par l\u2019intervention des puissants du monde, la violence, la crainte ou la faveur populaire » (n° 97).Ils n\u2019auront qu\u2019une 313 seule chose en vue: élever à la dignité de Pontife suprême celui qu\u2019ils jugent dans le Seigneur « plus capable que les autres de gouverner l\u2019Église universelle avec fruit et profit », et accompagneront leur vote d\u2019un serment prêté alla et intelligibili voce, d\u2019une voix forte et intelligible: « Je prends à témoin le Christ Seigneur que j\u2019élis celui que devant Dieu, je crois devoir élire.» Ce n\u2019est pas un serment porté dans l\u2019abstrait, mais porté sur tel homme en particulier, compte tenu de toutes les contingences et toutes les circonstances, allant des intérêts de l\u2019Église universelle et de la situation internationale jusqu\u2019à l\u2019âge et la santé du candidat.Pendant ce temps, les fidèles, s\u2019appuyant moins « sur les secours de l\u2019activité humaine, même diligente » mettront leur espoir « dans l\u2019assiduité d\u2019une prière humble et fervente.afin que Dieu lui-même.réalise dans les cœurs des cardinaux un tel accord dans l\u2019élection que leur pleine entente procure une élection rapide, unanime et utile (comme l\u2019exige le salut des âmes et le requiert l\u2019intérêt du monde entier » (n° 98).A vraiment parler, il ne s\u2019agit même pas d\u2019une élection.Le terme qu\u2019emploie YAnnuario Pontificio est celui d'esaliazione qui se traduit fort bien en français par élévation au pontificat suprême.Car c\u2019est d\u2019en haut, par un amour absolument gratuit, que le nouveau pape est donné au monde.En d\u2019autres mots, il n\u2019est pas un délégué que le collège des cardinaux envoie à l\u2019Église.Il est le vicaire de Jésus-Christ sur terre.Si LE THÉÂTRE l\u2019homme providentiel apparaît progressivement aux yeux des électeurs eux-mêmes dans leurs échanges de vue et dans les tours de scrutin sans qu\u2019ils l\u2019aient d\u2019abord prévu, c\u2019est grâce à l\u2019Esprit Saint qui, par l\u2019intermédiaire d\u2019hommes choisis, aimés, unis à lui, précise peu à peu sa volonté mystérieuse.Ce n\u2019est toutefois qu\u2019au moment où le cardinal doyen lui demande, en termes rituels, s\u2019il accepte l\u2019élection faite canoniquement, et qu\u2019il répond: « Accepto : j\u2019accepte », qu\u2019il devient l\u2019élu du Saint-Esprit, et rejoint l\u2019immensité du monde par la plénitude de ses privilèges.On voit que la longueur du règne ne tire pas à conséquence.Le Saint-Esprit peut vouloir un règne court comme il peut vouloir un règne long, et l\u2019un autant que l\u2019autre pour la plus grande gloire de Dieu et le seul bien de l\u2019Église.Ce qui importe, c\u2019est que le conclave respire cette unique pensée, et qu\u2019attentif au moindre signe de l\u2019Esprit-Saint, il soit d\u2019un seul et même dessein avec lui.Finissons par un peu d\u2019histoire.Le règne de Pie IX s\u2019étendit de 1846 à 1878.Il fut, avec celui de saint Pierre, le plus long de l\u2019histoire des papes.Élisant pour lui succéder le cardinal Gioachino Pecci, âgé de 68 ans et fragile de santé, on pouvait croire que le conclave voulait, comme dit le siècle, un pape de transition.Léon XIII mourut en 1903, âgé de 93 ans.Il illumina le monde de ses encycliques, l\u2019étonna par son intrépidité, et régna glorieusement pendant un quart de siècle.\u2014\u2014\u2014 \u2022 DE L'ANCIEN ET DU NOUVEAU*** Georges-Henri d'AUTEUIL, S.J.C\u2019EST TOUJOURS avec plaisir que la critique, chez nous, souligne l\u2019arrivée au monde d\u2019une nouvelle organisation théâtrale, avec une certaine inquiétude aussi.Plaisir, parce que cela annonce une recrudescence tant désirée dans la production des spectacles de la scène.Inquiétude, car, devant la nouveauté, on doit craindre la réaction du public peu enclin au risque à l\u2019égard des plaisirs de l\u2019esprit.Il faut donc louer de leur foi au théâtre et de leur courage les comédiens du Théâtre Gamma-Phi et de Ville-Marie-Théâtre: deux noms à retenir et à inscrire au carnet de ses divertissements.Ouragan sur le « Caine », de Herman Wouk, dans une adaptation française de José-André Lacour, telle est la première pièce de la troupe de Roger Garand et Marc Favreau, Gamma-Phi.Le thème a d\u2019abord fait l\u2019objet d\u2019un roman puis d\u2019un film avant d\u2019être, enfin, porté à la scène: rançon obligée, semble-t-il, des «best sellers»! Il s\u2019agit d\u2019une mutinerie sur un vaisseau de guerre, le Caine, pendant un terrible ouragan qui met en danger le dragueur de mines et ses occupants.De l\u2019événement, la pièce ne retient que l\u2019épisode du conseil de guerre qui doit juger de la responsabilité du chef des mutins et du capitaine démis.Dans les œuvres de ce genre, l\u2019intérêt ne peut venir de l\u2019action dramatique, banale et stéréotypée: entrées et sorties des témoins, interrogatoires et contre-interrogatoires, quelques interventions du juge, plaidoiries; cela devient très vite monotone.Ce qui sauve Ouragan sur le « Caine » de l\u2019ennui c\u2019est la valeur psychologique des personnages, le heurt violent des passions et, pour le commandant Queeg, l\u2019enjeu dramatique d\u2019une condamnation.L\u2019équipe du Gamma-Phi nous a donné de cette pièce une interprétation très honorable.On a fait du travail sérieux et soigné et tous mériteraient une mention.Je détache seulement les deux personnages qui me paraissent \u2014 pour des raisons bien différentes \u2014 plus intéressants à apprécier.Roger Garand est bien connu comme praticien du rire et du comique, même du gros comique.Il est assez remarquable, alors, de constater ce qu\u2019il a pu faire du rôle de Queeg.Queeg est le personnage de la pièce: c\u2019est à son procès que l\u2019on assiste bien plus qu\u2019à celui du mutin Maryk.Et c\u2019est un pauvre homme, usé par la vie, les soucis et, surtout, ses complexes psychologiques qui, à la fin, le terrasseront en une minute tragique.Rôle impensable pour Garand, semble-t-il, et qu\u2019il a rendu, pourtant, très plausible et même, 314 RELATIONS à un certain moment, fort émouvant.Une heureuse surprise, donc, et qui justifie tous les espoirs pour de prochains spectacles.Le cas de Jean Coutu est plus ambigu.Il jouait le rôle très important d\u2019avocat de la défense.Au début de la pièce, il prend soin de nous annoncer que la cause de son client ne l\u2019intéresse pas; seul, le devoir professionnel le fait agir.Mais, voilà, par un jeu insouciant, désabusé, distrait, Coutu nous a donné l\u2019impression que non seulement la cause l\u2019ennuyait mais aussi le rôle.Ce n\u2019était probablement qu\u2019appa-rence, n\u2019empêche que cela a beaucoup nui à notre plaisir jusqu\u2019à ce que, dans la deuxième partie de la pièce, le malaise se soit dissipé.En art, il peut être dangereux de vouloir reproduire trop parfaitement la nature.En un même mois, nous avons eu l\u2019avantage d\u2019applaudir deux Britannicus.Je me plaignais, dans ma dernière chronique, que l\u2019on ne nous gâtait pas en théâtre classique; ce n\u2019est plus tout à fait vrai, d\u2019autant que le Théâtre-Club nous promet des « matinées classiques » pour les jeunes et que le Rideau-Vert annonce Andromaque en fin de saison.Tant mieux, « pourvu que ça dure! ».C\u2019est le Ville-Marie-Théâtre (pourquoi cette inversion à l\u2019anglaise ?) qui a présenté le premier Britannicus, à la salle Saint-Stanislas.L\u2019équipe réunie par Raymond Royer, le metteur en scène, s\u2019attaquait à une œuvre difficile de Racine.Ce n\u2019est pas un jeu de faire valoir la double intrigue \u2014 amoureuse et politique \u2014 de cette tragédie, d\u2019incarner dans leur vérité psychologique des monstres d\u2019ambition, d\u2019orgueil, de fourberie comme Néron, Agrippine et Narcisse, de faire chanter, sur un mode ancien et nouveau à la fois, le vers racinien des célèbres monologues.Les comédiens de cette nouvelle troupe ont manifesté plus que de la bonne volonté.Certaines scènes ont été particulièrement bien rendues; par contre, comme d\u2019habitude, le rythme des vers a été très souvent rompu.En ce sens, Henri Norbert qui jouait Burrhus, a été le plus décevant de tous.Madeleine Sicotte a conçu une Agrippine un peu trop déclamatoire \u2014 moins dans le ton que dans les gestes et attitudes \u2014 mais, aussi, altière et agressive comme il convient.Elle manifeste, en scène, une belle assurance et une aisance à contrôler, cependant, pour qu\u2019elle ne tourne pas à l\u2019exubérance.En Néron, Roger Garceau fait trop âgé, à mon goût, malgré sa fougue juvénile.En effet, comme Britannicus, Néron est encore, pour Racine, un adolescent.Ce qui explique ses gouverneurs qui le préparent à son rôle d\u2019empereur, ce qui explique encore sa soumission à sa mère Agrippine et surtout cet amour presque romantique pour Junie.Pour la première fois, il se découvre capable d\u2019aimer, et cette constatation l\u2019enchante, le bouleverse, l\u2019affole comme chez tout adolescent.C\u2019est le côté sympathique du caractère qui n\u2019est pas totalement détestable, et ainsi la violente querelle du troisième acte entre les deux amoureux, Néron et Britannicus, prend tout son sens et oriente vraiment l\u2019action vers le dénouement tragique.Pour cela il faut un jeune Néron et non un adulte.Garceau n\u2019est plus tout à fait un adolescent.Et puis il faudra que quelqu\u2019un lui dise un jour qu\u2019il parle souvent trop vite, jusqu\u2019au bafouillage inclusivement.Cela déprécie ses dons réels de comédien.Je ne puis repasser un à un les autres interprètes qui nous ont tous donné de bons moments, car il faut bien en venir à l\u2019autre Britannicus, celui de la troupe chevronnée du Vieux-Colombier, de Paris.Prononcer le mot de Théâtre du Vieux-Colombier c\u2019est, tout de suite, faire lever dans nos mémoires le souvenir de Jacques Copeau, le grand rénovateur du théâtre en France et dont l\u2019influence dure encore chez ses continuateurs.C\u2019est DÉCEMBRE 1958 Raymond Gérôme qui a amené cette célèbre troupe au Canada avec ce même Britannicus qui avait triomphé à Paris, sous sa direction et dans sa mise en scène.C\u2019est le lot des chefs-d\u2019œuvre de garder une actualité et une jeunesse étemelles dans le hasard des multiples interprétations qu\u2019on en fait.Ils sont toujours les mêmes et aussi toujours différents comme des diamants par l\u2019effet des mille et une variations de la lumière.Sous l\u2019action des projecteurs utilisés par Gérôme nous avons reconnu le Britannicus de toujours, avec des colorations, pourtant, nouvelles.Notre âge est celui de la psychologie, nous a déjà dit Folliet.Sa vogue est universelle, elle envahit tous les domaines de l\u2019activité de l\u2019homme.Comme tout autre, l\u2019Art subit son influence.On prétend, grâce à elle, comprendre et expliquer plus profondément et les hommes et les œuvres.Appliquée au théâtre, l\u2019utilisation de la psychologie devrait, pense-t-on, mieux éclairer le vrai mobile des passions humaines et, partant, aider à les mieux exprimer.C\u2019est la méthode de Raymond Gérôme.Son interprétation de Narcisse est une merveille de dissection psychologique du caractère.Tout concourt à produire cette impression: le jeu, l\u2019attitude, la démarche, et surtout cette fréquente rupture du vers, par des silences lourds de sous-entendus entre les mots.Il résulte de là un incomparable plaisir pour l\u2019esprit et une grande insatisfaction du cœur.Car au théâtre, nous ne sommes pas dans un laboratoire ou une clinique.Le spectateur n\u2019y est pas un savant, un pur cérébral, mais un homme, esprit et cœur à la fois, que n\u2019intéressent pas les subtiles calculs d\u2019un robot; un homme qui vient rire ou, plus souvent, pleurer, souffrir, mourir avec un homme comme lui et, quelquefois, espérer comme lui.Les autres comédiens de la troupe ne sont pas \u2014 heureusement\u2014 aussi envoûtés par Dame psychologie.Soit qu\u2019ils nous émeuvent ou nous irritent, ils nous forcent à prendre parti: nous entrons dans le jeu, nous devenons complices et selon l\u2019issue du combat, nous serons heureux ou malheureux.Voilà, alors, réalisée cette fameuse « communion » entre l\u2019acteur et le spectateur, l\u2019idéal précisément que rêvait Copeau.Ces comédiens, à commencer par Marguerite Jamois, sont de vieux routiers de la scène, rompus à tous les trucs du métier et il devient banal et nécessaire de les couvrir d\u2019éloges qu\u2019il nous est permis, d\u2019ailleurs, de nuancer à notre goût, in petto.Le Théâtre du Nouveau-Monde nous est revenu d\u2019une tournée semi-mondiale couvert de gloire.et de fatigue.L\u2019une et l\u2019autre bien justifiées d\u2019ailleurs.Par son amour sincère du vrai théâtre et le désir de le présenter avec la plus grande perfection possible, cette troupe est bien digne de nous servir d\u2019ambassadeur culturel partout dans le monde.Mais nous sommes bien aise de voir ces comédiens nous revenir, pour notre propre joie.Aussi, volontiers nous sommes allés rire, une fois de plus, avec eux et Molière dans trois farces d\u2019un acte chacune: le Mariage forcé, Sganarelle, la Jalousie du Barbouillé.Bien que cela fasse belle lurette qu\u2019ils les jouent ces trois farces, on ne remarque, dans leur jeu, aucune lassitude, aucune routine; rien de mécanique, non plus; tout est spontané, alerte et joyeux comme le premier jour.C\u2019est là le signe de véritables comédiens sérieux, respectueux de leur art et de leur public.Dans ces farces, Guy Hoffmann est incontestablement le grand triomphateur.Parmi les ébouriffantes fantaisies de son jeu, je souligne son monologue de décision dans Sganarelle.Il a donné à cette parodie des couplets obligés des tragédies du temps une couleur, une vie, une variété extrêmement réjouissantes.Vraiment, du très beau théâtre.315 LES EFFETS DU CINEMA Joseph d'ANJOU, S.J.EN TERMINANT l\u2019article intitulé « Cinéma et violence » (sept.1957, p.230), je notais qu\u2019on ne semble pas avoir la preuve scientifique de l\u2019influence exercée par le cinéma sur telle conduite morale de telle personne ou de tel groupe1.Si l\u2019on entend par scientifique une démonstration qui permette: à) de prévoir avec certitude l\u2019accomplissement d\u2019un geste déterminé par une personne ou un groupe à la suite de leur assistance à un spectacle cinématographique; b) de dresser des graphiques grâce auxquels on puisse établir des rapports précis entre la présentation de tel film à tel auditoire et le nombre, l\u2019espèce, le mode de tels délits commis par tels individus de cet auditoire, il est clair qu\u2019on n\u2019a ni ne peut avoir semblable démonstration.Mais ne mêlons pas les ordres de preuves et de certitudes.Il y a des faits sociaux dont la portée est nettement morale (l\u2019alcoolisme, par exemple, et la limitation artificielle des naissances) ; on croit pourtant les expliquer, du moins en partie, en se référant à certaines conditions de vie: exiguïté des logements, insuffisance des salaires, déficience ou défauts de l\u2019éducation.Et l\u2019on s\u2019estime assez sûr de ses conclusions pour tenter, au besoin, de corriger les situations qui paraissent conditionner les faits observés.Chose curieuse, lorsqu\u2019il s\u2019agit du cinéma, ou de la presse, de la radio, de la télévision, bref, des techniques de diffusion précisément ordonnées à influencer la pensée et la conduite humaines, on rencontre des résistances inattendues chaque fois qu\u2019on ose affirmer une relation de dépendance entre, disons, le cinéma et la délinquance, le cinéma et le désordre moral en général ou tel point plus particulier, comme les fréquentations de la jeunesse.Toutes les protestations semblent bonnes alors: rien n\u2019est prouvé scientifiquement, le mal n\u2019est pas pire aujourd\u2019hui qu\u2019hier, il s\u2019explique autrement (par la guerre et ses ruines autant morales que matérielles, par la déchéance de l\u2019autorité parentale, par l\u2019évolution des cadres de la famille, par la « crise » classique de l\u2019adolescence, cet âge ingrat2).On admettra cependant que le cinéma contribue à façonner une civilisation, mais on refusera de reconnaître qu\u2019il puisse la corrompre.Au fond, on veut appliquer aux films l\u2019argument qu\u2019un certain libéralisme de doctrine propose en matière de lecture: il n\u2019y a pas de mauvais films, il n\u2019y a que de mauvais spectateurs.Est-ce raisonnable ?Heureusement, nombre de pays ont une législation qui contredit ce faux principe: on censure les films, et on exclut les enfants des spectacles qui ne leur conviennent pas.Hélas! cette législation est le plus souvent mal observée 3.En ce domaine non seulement psychologique et moral, mais traversé par des influences qui s\u2019entre- croisent, on aurait tort de chercher des précisions statistiques ou des démonstrations mathémathiques.De plus, sous prétexte que, dans la délinquance et l\u2019inconduite de la jeunesse, interviennent des facteurs variés, impossibles à classer sûrement par ordre d\u2019importance, n\u2019allons pas nier la part d\u2019influence qui relève ou peut relever de l\u2019une ou de l\u2019autre condition prédisposante ou aggravante.Enfin, si l\u2019on arrive à montrer, avec le degré de certitude propre à ce genre d\u2019exposés, que, dans nombre de cas, l\u2019influence du cinéma fut prépondérante ou immédiatement déclenchante, ce serait folie et peut-être crime que de continuer à refuser cette évidence.PRINCIPES Pour mieux saisir l\u2019importance des effets du cinéma sur les spectateurs, singulièrement sur les jeunes, posons d\u2019abord quelques principes.1.\tLe cinéma est reconnu comme l\u2019un des plus puissants organes d\u2019influence humaine au monde, surtout aux points de vue social, psychologique et moral.Certains Américains le considèrent comme le système non officiel d\u2019éducation de leur pays, non seulement pour les enfants, mais même pour les adultes.Car son rayonnement est, de fait, très étendu, et la profondeur, la durée de son action sur les facultés des jeunes sont probablement uniques4.2.\tLa qualité de l\u2019influence cinématographique tient à quatre facteurs: a) à la perfection technique et artistique qui assurent aux films une extraordinaire puissance de séduction, d\u2019ensorcellement sur les esprits impressionnables; b) au contenu des films, à leur message explicite ou implicite; c) à la suggestibilité des 1.\tCela se comprend: la conduite morale dépend de tant de facteurs lointains et immédiats, complémentaires et parfois opposés (caractère, éducation familiale, scolaire et sociale, lectures, amitiés, habitudes prises.).2.\tOn se rallie le plus souvent à l\u2019opinion que Dan Feller formule comme suit: « Le cinéma ne cause pas la délinquance, mais il l\u2019aggrave.» ( « Films and Deliquency », dans Films in Review, New York, nov.1955, p.433.) Prêtres, pasteurs et éducateurs, sans compter certains sociologues neutres, expriment volontiers un avis plus sévère: voir le Cinéma dans l'enseignement de l\u2019Église, Vatican, 1955, passim; Henry James Forman, Out Movie Made Children, Toronto, The Macmillan Co., 8° édit., 1935, p.134.3.\tFaute d\u2019espace, je ne puis indiquer par le menu sur quelle documentation s\u2019appuient les considérations qui vont suivre.Je réfère donc immédiatement le lecteur aux sources utilisées ici.Outre les auteurs et les textes mentionnés dans les articles précédents (juill., août, sept.1957, janv.1958), qu\u2019on lise: Jacques Durand, le Cinéma et son Public (voir plus loin, p.329).\u2014 Henry James Forman, Out Movie Made Children (voir note 2).\u2014J.P.Mayer, British Cinemas and their Audiences, Londres, Dennis Dobson, 1948.\u2014 Roger Manvell, The Film and the Public, Saint-Lambert, Qué., Penguin Books, 1955.\u2014 Henri Joubrel, Mauvais Garçons de bonnes familles (voir plus loin, p.330).\u2014 Xavier Grall, James Dean et notre Jeunesse (voir plus loin, p.330).\u2014 Henri Agel, le Cinéma, Tournai, Casterman, 1954.\u2014 Wolfenstein and Leites, Movies, a psycholgical study, Glencoe, III., The Free Press, 1950.\u2014 Edgar Morin, les Stars (voir article de janv.1958).\u2014 René Ludmann, C.SS.R., Cinéma, Foi et Morale, Paris, Editions du Cerf, 1956.\u2014 Mary Field, Cinéma pour enfants, Paris, Editions du Cerf, 1958.\u2014 Encyclique Miranda prorsus, traduction et commentaires, Paris Bonne Presse, 1958.\u2014 G.et J.Lemaître, L\u2019amour est-il un plaisir ?Paris, Éditions familiales de France, 1957, pp.24-27'.\u2014 Films in Review, New York, nov.1955; janv., déc.1957.\u2014 La Table ronde, n° 114, juin 1957.\u2014 The New York Times, 23 sept.1956, p.7.\u2014 The Southern Cross, Australie, 21 sept.1956, p.1.\u2014 Ladies\u2019 Home Journal, janv.1958, p.43.\u2014 Nouvelle Revue théologique, t.63, 1936, pp.285-291.\u2014 Informations catholiques internationales, 15 mai 1958.\u2014 Paris-Match, 21 juin 1958.\u2014 Sight and Sound, Londres, Spring 1958, p.167.4.\tForman écrit que « the movie.constitutes.an institution of informal education socially uncontrolled and wholly unsupervised » (ouvr.cité, p.282).316 RELATIONS spectateurs; d) à la fréquence avec laquelle on se soumet à cette influence5 6.3.\tSi l\u2019on admet généralement que l\u2019âge mental moyen d\u2019un auditoire d\u2019adultes non sélectionnés ne dépasse guère celui d\u2019un adolescent de douze ou treize ans, et que la suggestibilité d\u2019un pareil auditoire est nécessairement très grande, on concédera que les enfants et les adolescents \u2014 clientèle massive du cinéma \u2014 soient plus réceptifs encore et plus sensibles au mal comme au bien que peut produire le septième art6.4.\tEnfin, si l\u2019on juge normal que l\u2019autorité civile restreigne l\u2019exercice de la liberté humaine pour protéger les citoyens contre les risques d\u2019accidents par les règlements de la circulation et contre les risques de contagion par des lois d\u2019hygiène publique (contrôle des aliments, dépistage obligatoire des maladies infectieuses) ; si l\u2019on exige des instituteurs non seulement un brevet de compétence, mais surtout une recommandation relative à leur valeur morale, on acceptera aussi, compte tenu des trois premiers principes, qu\u2019une vigilance spéciale doive s\u2019exercer sur un système d\u2019influence capable de contagionner tout un peuple, et que cette vigilance vise surtout à tenir hors de la portée des jeunes une nourriture intellectuelle et affective qui n\u2019est pas de leur âge, voire à préserver de l\u2019intoxication possible les adultes eux-mêmes7.Ces principes posés, consultons les faits.CHIFFRES ET FAITS 1.\tFréquentation cinématographique.\u2014 Des études et enquêtes qu\u2019on a menées, depuis vingt-cinq ans, aux États-Unis et en Europe, se dégage la conviction suivante: le cinéma constitue le divertissement a) auquel le peuple en général consacre la plus grosse part de son budget de loisirs; b) qui attire la clientèle la plus nombreuse; c) que patronnent surtout les jeunes; d) qui est le moins sélectif ; e) dont la popularité, conditionnée principalement par l\u2019état d\u2019urbanisation, de prolétarisation et de prospérité d\u2019un pays ou d\u2019une région, varie selon les saisons, selon l\u2019âge et le sexe des spectateurs, selon aussi le genre des films présentés et les pressions exercées sur le public par la réclame, la critique orale plus encore qu\u2019écrite, les pouvoirs religieux8.Cela veut dire que le cinéma, le plus vaste champ d\u2019évasion psychologique au monde, envoûte sans résistance la majorité du genre humain, et que, dans cette majorité, une fraction dominante de jeunes, surtout citadins de quartiers surpeuplés9, cèdent à une réclame surexcitante et se gorgent de films non seulement inadaptés à leurs exigences psychologiques et morales, mais ouvertement et délibérément centrés sur la violence et la sexualité, le plus souvent dans ce que l\u2019une et l\u2019autre offrent d\u2019horrible et de désordonné.2.\tEffets produits.\u2014 S\u2019étonnera-t-on des résultats d\u2019un tel conditionnement ?a) Et d\u2019abord, arrêtons-nous à l\u2019évidence déjà invoquée au début et dont on rougirait de faire état si tant DÉCEMBRE 1958 de prétendus experts ne s\u2019acharnaient à la nier: le cinéma exerce une influence certaine sur la majorité de nos contemporains Observez-vous vous-même, au cinéma, pendant le déroulement d\u2019un film techniquement bien fait: votre attention concentrée, la retenue de votre souffle au cours des scènes de suspens et de tension psychologique, votre agitation intérieure quand surgissent des poursuites à pied ou en voiture, des combats ou des rixes, votre attendrissement devant les attitudes aimantes ou douloureuses d\u2019une mère ou d\u2019un enfant, d\u2019un père ou d\u2019un ami, votre joie calme à contempler un paysage majestueux ou coquet, votre hilarité quand se produit une cocasserie ou une plaisante bouffonnerie.Le spectacle terminé, si le film est sérieux, vraiment dramatique, chargé d\u2019implications non résolues (.Europe 51, VOmbre d'un homme, la Strada.), vous gardez d\u2019abord un silence méditatif, puis vous cherchez à vous délivrer des pensées qui vous assiègent, à discuter certains aspects du film ou sa signification d\u2019ensemble; parfois, tout un jour, toute une nuit, des rêves vous hantent qui tournent autour soit d\u2019un personnage, soit d\u2019une situation dont la portée vous atteint ou trouve en vous des résonances, des prolongements.Observez les autres, si vous préférez, jeunes et autres: leur silence comme étouffé et troublé, leurs gestes révélateurs devant des scènes trop suggestives, leur mobilité et les réflexions naïves qu\u2019ils échappent lorsque le film n\u2019évolue pas selon leur attente ou selon la sympathie qu'ils éprouvent pour leur vedette; surtout l\u2019application qu\u2019ils mettent, les jeunes plus que les adultes, à imiter leurs idoles: les filles copient modes et manières extérieures des actrices, reproduisent en rêve ou en fait les scènes sentimentales qui les ont touchées; les garçons imitent les gestes typiques des héros masculins, reproduisent les procédés de débrouillardise qu\u2019ils ont admirés dans les films10.Écoutez ou lisez, enfin, les aveux spontanés ou réfléchis qu\u2019ont livrés tant de 5.\tSelon Mayer, le cinéma affecte les adultes comme il affecte les enfants (144, 234), voire les critiques eux-mêmes, sight and soul (2).6.\tForman montre que des films ont attisé l\u2019hostilité des jeunes Américains contre les noirs, les Chinois, les Allemands, les Mexicains, tandis que d\u2019autres ont corrigé ce mauvais effet (123-128, 161-162); que le cinéma inspire aux jeunes du dégoût pour la vie « ordinaire » (167-169) et leur donne le goût de voyager (173).Mayer cite une profusion de témoignages qui vont dans le même sens.7.\tC\u2019est ce qu\u2019on veut obtenir, aux États-Unis, par le code de production auquel adhèrent les membres de la Motion Picture Association.Révisé en décembre 1956, le code a trouvé d\u2019ardents défenseurs (voir Films in Review, janv., déc.1957).8.\tC\u2019est surtout l\u2019ouvrage de Durand qu\u2019il faut lire là-dessus.Mayer montre que les enfants commencent très jeunes (à 5 ans) à fréquenter le cinéma (36), où ils voient des films pour adultes, des films d\u2019horreur.Bien que la jeunesse représente, en la plupart des pays, le cinquième de la population, elle constitue la moitié du public cinamatographique (Durand, 125).En Angleterre, plus de 550.000 enfants vont au cinéma 3 fois par semaine; entre cinq et quinze ans, cela équivaut à deux années dont les jours auraient huit heures.Ceux qui vont à la messe le dimanche passent à l\u2019église, chaque année, moins d\u2019une semaine en jours de huit heures.9.\tForman condamne durement la présentation de films de gangsters dans ce qu\u2019il nomme les zones de délinquance (delinquency areas).C\u2019est comme vendre de l\u2019alcool aux sauvages ou distribuer du poison, actions prohibées (186, 188, 192, 257, 280).La clientèle demande ces films, objecte-t-on.Les sauvages aussi veulent de l\u2019alcool, et les drogués demandent de la drogue; la loi punit quand même ceux qui leur en donnent (195).Pensons aux films abominables qu\u2019offrent certains théâtres du milieu interlope de Montréal.Qui protège cette exploitation criminelle du vice et de la violence ?10.\tLes garçons imitent la violence, la débrouillardise des acteurs; les filles imitent les conduites sentimentales, les modes et manières des actrices (voir Morin, ch.V, Vin; X.Grall, James Dean).Aux États-Unis, la mèche sur l\u2019œil de Veronica Lake eut un tel succès auprès des sténos-dactylos et des ouvrières que le patronat américain pria la vedette de la supprimer: réduites à la vision monoculaire, les sténos multipliaient les fautes de frappe, les ouvrières provoquaient des accidents.317 jeunes et d\u2019adultes, les uns devant les tribunaux, les autres dans des confidences de clinique ou de consultation.b) On ne manque pas d\u2019ailleurs de données obtenues au moyen de procédés techniques.Que nous apprennent-elles?Que le cinéma produit, chez les jeunes surtout, des effets physiques et nerveux mesurables, et aussi des effets d\u2019ordre intellectuel et moral moins définis, mais certains.1° On a mesuré l\u2019intensité de l\u2019émotion causée aux enfants par des films terrifiants; on a constaté qu\u2019elle est trois fois plus grande que chez l\u2019adulte; qu\u2019elle équivaut souvent à une commotion cérébrale ou shell-shock; qu\u2019elle affecte le sommeil en le rendant difficile ou agité au point d\u2019en annuler pratiquement l\u2019action réparatrice.On a même réussi à apprécier la durée de l\u2019impression ressentie de la sorte par des enfants u.2° Au point de vue intellectuel, on a découvert que la fréquentation du cinéma, sans contrôle ni éducation préalable, surtout si elle se chiffre à plusieurs séances hebdomadaires, ruine les meilleurs talents ou du moins les engourdit jusqu\u2019à gâcher leurs chances de succès scolaire.Au contraire, lorsque la fréquentation cinématographique est adaptée à la mentalité des jeunes, Qu\u2019elle s\u2019accompagne d\u2019une éducation appropriée à ce genre de loisir, elle stimule l\u2019intelligence et favorise l\u2019épanouissement culturel12.3° Au point de vue moral, les enquêtes précitées, sans fournir des certitudes mathématiques, permettent d\u2019affirmer que tel effet ou groupe d\u2019effets se rattache à l\u2019influence du cinéma.Entrons en quelques détails.Les bons films (religieux ou non, édifiants ou simplement sains, mais reconnus tels par tous, jeunes et vieux) non seulement plaisent, mais sont notés comme ayant exercé une influence salutaire; bien plus, les jeunes eux-mêmes en réclament davantage13.Les films qui mettent en vedette le crime ou la sexualité, même si le crime est puni et le désordre condamné, produisent un effet de contagion antisocial et immoral.Les témoignages sont ici tellement écrasants qu\u2019ils stigmatisent comme criminelle la responsabilité des adultes obstinés à nier l\u2019évidence.Deux détails seulement.Au cours de l\u2019enquête dont l\u2019ouvrage de Forman déjà cité synthétise données et résultats, on a recueilli des aveux de jeunes délinquants prouvant que le cinéma leur avait appris plus de trente manières de commettre un vol.La même enquête révèle que les garçons décidés à séduire une fille l\u2019emmenaient d\u2019abord voir un film sensuel14.Hors les cas de violence et d\u2019immoralité, l\u2019influence du cinéma apparaît si étendue et si profonde qu\u2019elle passe pour mouler les esprits, façonner une civilisation.Le P.Ludmann, qu\u2019on n\u2019accusera pas d\u2019hostilité à l\u2019endroit du cinéma, a des mots très durs pour caractériser les résultats actuels de cette influence: dépersonnalisation ou aliénation psychologique, corruption ou dissolution morale des spectateurs.Il explique la première par l\u2019idolâtrie des stars (il écrit: le polythéisme de la vedette) et la standardisation des comportements superficiels en amour comme dans la vie sociale en général; la seconde, par le culte de la violence et de l\u2019arrivisme à tout prix, par la commercialisation d\u2019un érotisme débridé et obsessif, par l\u2019exploitation du débraillé et de l\u2019impudeur dans la manifestation des réalités qui exigent secret ou du moins discrétion, par l\u2019étalage du cynisme sous prétexte de sincérité, enfin par la généralisation d\u2019une fausse morale qui n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une démission infantile devant des modes et des conventions de pure façade 16.Ce témoignage est effrayant.Laisse-t-il un espoir pour l\u2019avenir?CONCLUSION 1.\tRegard sur Vavenir.\u2014 Du côté des spectateurs, des jeunes surtout, la fluctuation qu\u2019on remarque actuellement dans les chiffres de la fréquentation cinématographique peut évoluer vers un accroissement de la consommation des films, comme c\u2019est le cas en certains pays.D\u2019autre part, les adultes auraient tendance, depuis quelque temps, à fréquenter davantage le cinéma.Ce changement promet-il une amélioration de la qualité des films ?On peut en douter.Du côté des producteurs, en Europe particulièrement, on incline à réduire la quantité des films pour la concentrer par la coproduction de manière à rejoindre une clientèle stable, voire accrue.On a craint que la télévision ne ruine presque le cinéma.Mais les baisses relatives dans la fréquentation cinématographique, qui semblent coïncider avec l\u2019avènement de la télévision, ne sont ni uniformes ni stables.Du reste, on annonce déjà la télévision non seulement en couleurs, mais sur grand écran.Les studios actuels de télévision et même ceux de l\u2019avenir pourront-ils économiquement remplir ce grand écran ?Le cinéma, dont les moyens de déploiement sont pratiquement illimités, ne trouvera-t-il pas dans ce progrès une chance définitive de rebondissement ?2.\tResponsabilité des adultes.\u2014 Chose certaine, demain comme aujourd\u2019hui, l\u2019industrie et l\u2019art cinématographiques ne cesseront de faire peser sur la conscience 11.\tUne émotion physique peut demeurer 70 heures; une impression morale, 19 mois.Les bonnes impressions durent moins parce qu\u2019elles sont moins fréquentes et au cinéma et dans le milieu (Forman, 103, 236, 240, 279; sur le sommeil, ch.v).12.\tLe cinéma contribue à la désadaptation de la personnalité (note 6); or, cette désadaptation est la source majeure des insuccès scolaires (A.Le Gall, la Table ronde).De plus, aux Etats-Unis, plusieurs vont au college parce que le cinéma présente la vie collégiale comme un divertissement et un sport (Forman, 173-176).Sur le progrès culturel que favorise le cinéma, voir Agel.13.\tForman, 170, 171, 235, 239; X.Grall, 36; Mayer cite de nombreux témoignages d\u2019admiration pour le Chant de Bernadette et A Song to Remember.De plus, les délinquants en détention désirent moins des films que des jeux de plein air et des moyens de se reclasser socialement (Forman, 246, 248).14.\tLa « fin heureuse » ne contrebalance pas la force des impressions subies (Forman, 234, 237, 277-278; Nouv.Revue théol.).Selon Wolfenstein et Leites (255-260), Hollywood enseigne que le sexe n\u2019est pas un danger et que, sans activité sexuelle, on est ridicule.Forman note que les filles sont plus troublées par l\u2019érotisme que les garçons (223-226, 246), ce que confirmeraient des spécialistes comme Maryse Choisy et le Dr Marion Hilliard.A lire, l\u2019article du Dr Schauffier, dans le Ladies\u2019 Home Journal (janv.1958); une adolescente enceinte déclare au médecin: « Docteur, vous ne savez pas ce que c\u2019est.Nous sortions d\u2019un théâtre où nous avions vu un film brûlant (torrid) ; il avait deux caisses de bière, et ce fut plus fort que nous (and it just couldn\u2019t be stopped).» 15.\tOuvr.cité, pp.28-41, 62-64.318 RELATIONS des adultes \u2014 producteurs et consommateurs, artistes et éducateurs, législateurs et exploitants \u2014 une lourde responsabilité.Jusqu\u2019à présent, si l\u2019on en juge par l\u2019ensemble de la production et par les effets du cinéma sur les jeunes, on a bien l\u2019impression que la plupart ont failli à leur devoir.Il importe donc de former et de grouper au plus tôt, dans chacune des classes d\u2019adultes que regarde particulièrement le cinéma, une élite dirigeante, résolue à éclairer l\u2019opinion de manière à susciter les spectateurs et les producteurs dont nous avons Les principes de la pédagogie des Jésuites Florian LARIVIÈRE, S.J.Les lignes qui suivent sont extraites d'une étude présentée à la Commission du Programme de la Faculté des Arts de l'Université Laval.L'auteur est préfet des études au Collège Saint-Charles-Garnier de Québec.CHAQUE SOCIÉTÉ est à la recherche du système d\u2019éducation qui lui permettra de durer et de progresser.La civilisation chrétienne issue du Moyen Age, menacée par le protestantisme et le néo-paganisme de la Renaissance, s\u2019est tournée vers un ordre nouveau, rempli de dynamisme et de ferveur, pour lui emprunter les formules éducatives nécessaires à sa survie.La Compagnie de Jésus, destinée d\u2019abord aux fonctions de l\u2019apostolat, consentit à se charger du fardeau de l\u2019éducation de la jeunesse; elle le fit tout en adaptant à l\u2019enseignement les principes qui lui avaient valu du succès auprès des âmes.Les directives pédagogiques qui devaient peu à peu constituer le code pédagogique des Jésuites se retrouvent dans les Exercices spirituels de saint Ignace.Notre société chrétienne, qui puise encore sa vitalité dans les Exercices, ne devrait pas oublier les principes de saine pédagogie qui s\u2019en dégagent et que nos institutions auront toujours profit à maintenir.Rappelons-les brièvement, tels que le P.Charmot, S J., les a déjà exprimés.1.\tAutorité.\u2014 La pédagogie des Jésuites est fondée sur l\u2019autorité et le prestige du maître.Un auteur spirituel de la Compagnie de Jésus, le P.Antoine Le Gaudier (1572-1622), écrit: « Que les adolescents aient une haute opinion de leurs maîtres et fassent très grand cas de leur valeur.Car cette estime les presse intérieurement, surtout si l\u2019amour s\u2019y ajoute, à faire entièrement la volonté de ceux qui les dirigent.Aussi chaque maître doit travailler à acquérir un bon renom.» Et encore: « Il est bon de faire connaître sa science; les élèves vénèrent les professeurs capables de les instruire.» Le maître de tous les temps a besoin d\u2019un certain prestige.On doit le lui reconnaître.Il doit surtout le mériter par une valeur authentique.Le P.Jouvancy, auteur du Ratio studio-rum de 1703, prescrit au professeur « de ne pas se montrer inférieur à sa tâche: ni charlatan, ni arrogant, ni superficiel », et d\u2019éviter « toute attitude qui prêterait à la moquerie ».DÉCEMBRE 1958 besoin.Que de fois le Pape n\u2019a-t-il pas parlé dans ce sens! Nombreux déjà, en maints pays, sont ceux qui ont entendu et compris son appel.Mais les réflexions qu\u2019on vient de lire, malgré leur évidente insuffisance 16, peuvent tout de même suggérer qu\u2019il y a beaucoup à faire et que ce n\u2019est le temps pour personne de se croiser les bras.16.Impossible de faire autrement en si peu de pages; d\u2019ailleurs, cet article et ceux qui précèdent ne font que préparer ceux qui traiteront expressément de l\u2019éducation cinématographique.Pour tempérer ce que cette autorité pourrait avoir d\u2019austère, de cassant, Jouvancy recommande une grande modération dans la sévérité et beaucoup de sollicitude.2.\tAdaptation et individualisation.\u2014 L\u2019enseignement tient compte de l\u2019individu; il est ordonné à développer la personnalité du sujet.Ce principe est ignatien: « Pour traiter fructueusement avec le prochain, dit saint Ignace, accommodons notre discours et nos manières à son caractère ou aux occupations auxquelles il s\u2019adonne actuellement et ne le quittons qu\u2019après en être venus à ce que nous prétendons.» Én pédagogie jésuitique, la diversité des talents est admise comme un fait de base.Le P.Possevin se demande même comment distinguer les esprits les plus sagaces: serait-ce en les exerçant aux mathématiques, comme l\u2019avaient tenté Pythagore et Platon; ou à la géométrie, comme Démo-crite; ou encore en les écoutant parler, comme l\u2019avait pratiqué Socrate?Le P.Jouvancy rappelle: « L\u2019éducateur tâchera de connaître la nature de chaque élève, afin de le traiter selon ses qualités et défauts, et de le conduire par ses propres appétits.» 3.\tActivité.\u2014 Saint Ignace a remplacé les retraites prêchées par les Exercices dirigés.Rien ne peut se substituer à l\u2019effort personnel dans l\u2019acquisition du savoir.Les Jésuites s\u2019emploieront à provoquer cet effort par tous les moyens.Pas de cours dictés, mais des cours parlés.La voix s\u2019impose avec une vivacité qui touche davantage, qui exprime mieux la pensée, qui la grave dans les esprits et qui excite et retient l\u2019attention.Possevin préconise la méthode socratique, l\u2019interrogation la plus variée qui soit.L\u2019élève, de plus, doit être fortement incité à entreprendre, en dehors de la classe, des travaux personnels et des lectures.« Le maître doit recommander des livres; qu\u2019il indique ceux que l\u2019élève doit lire privément.» Le souci de maintenir l\u2019activité constante des élèves est à l\u2019origine de toute cette batterie d\u2019industries diverses: concertations, séances de classe, répétitions en groupe.L\u2019École Nouvelle pourrait se rattacher à une tradition assez vieille chez les Jésuites.Le théâtre fut particulièrement exploité.Dupont-Ferrier a relevé le titre de 393 tragédies et comédies données au seul Collège de Clermont, à Paris, de 1579 à 1761.Les comédies étaient réservées à l\u2019époque du carnaval, tandis que les tragédies venaient souligner les grands événements, comme la distribution des prix, au début du mois d\u2019août, ou la visite d\u2019un prince du sang.4.\tActualité de ces principes.\u2014 La société moderne a besoin de retrouver le sens de l\u2019autorité.Parce que le citoyen jouit du privilège de désigner par son vote ceux qui doivent assumer la responsabilité de diriger les destinées de l\u2019État, 319 il ne doit pas oublier que cette responsabilité exige qu\u2019on la respecte.Précisément parce qu\u2019il est responsable, l\u2019homme d\u2019Etat a droit au respect; en vertu de l\u2019autorité dont il dispose, il a droit à l\u2019obéissance.Cette notion ne doit pas disparaître de nos écoles.L\u2019adulte, en raison des obligations qu\u2019il se voit confier comme éducateur, peut revendiquer certains privilèges.Le système appliqué par les Jésuites suppose la prédominance de l\u2019homme sur la matière enseignée, du maître sur les disciplines.Car c\u2019est un art plutôt qu\u2019une science que le maître jésuite se doit de communiquer à ses élèves: un art d\u2019écrire et un art de pensée, en même temps qu\u2019un style de vie.La science peut être morcelée, elle est analytique et impersonnelle.L\u2019art est personnel et synthétique, il ne souffre pas division et morcellement, il se communique comme un tout.C\u2019est pourquoi le Ratio prescrit l\u2019unité pédagogique: un titulaire dans chacune des classes.L\u2019enseignement se préoccupe avant tout de stimuler l\u2019effort et la pensée personnels.Il y a là un équilibre difficile à obtenir entre l\u2019autorité du maître et l\u2019autonomie du disciple.Ces deux éléments sont nécessaires pour assurer une saine éducation.Si l\u2019on cultive de fortes personnalités, il faut maintenir une autorité ferme.Pour être dynamique, un enseignement doit assurer un équilibre de forces qui maintienne une tension stimulante entre le maître et son disciple.Les Jésuites se sont efforcés de préserver ce dynamisme.Le dogmatisme des maîtres est compensé par la juste part d\u2019effort autonome qu\u2019on réclame des élèves.On s\u2019étonne parfois qu\u2019un système d\u2019éducation conçu à une époque de monarchie absolue par un ordre fortement discipliné puisse se concilier avec les exigences de la société démocratique.Autorité n\u2019est pas despotisme; le prestige du maître peut se concevoir comme un défi à l\u2019élève, un stimulant à son activité: c\u2019est le cas dans la pédagogie des Jésuites.Le maître, par sa personnalité, est un entraîneur; comme tel, il compte sur la docilité de ses disciples; mais il n\u2019en est pas moins respectueux de leur personnalité.Si paradoxal que cela puisse paraître, ce système d\u2019éducation, créé à une époque d\u2019absolutisme, répond aux exigences de la société démocratique.Cette société suppose chez l\u2019élite au moins l\u2019élaboration d\u2019une pensée personnelle et l\u2019art de l\u2019exprimer par la parole et par l\u2019écrit.En régime totalitaire, on demande au citoyen de servir sa patrie en accomplissant telle tâche définie; on ne lui demande pas d\u2019opinion.La démocratie exige la collaboration de tous à tous les niveaux de l\u2019organisation sociale: la cité, la province, la nation.Si l\u2019on s\u2019en reporte aux principes énoncés plus haut, on verra qu\u2019ils conviennent à l\u2019établissement et au maintient d\u2019une saine démocratie.LA CENSURE DES FILMS Jacques COUSINEAU, S.J.MONTRÉAL vient d\u2019avoir sa première Semaine du film français.Il convient de marquer l\u2019événement d\u2019un caillou blanc et d\u2019en féliciter les promoteurs, même si la Semaine ne saurait être classée comme Festival, puisque d\u2019après les usages cinématographiques universels, cela exigerait compétition des films et attribution de prix par jury, même si les dessous commerciaux et l\u2019allure publicitaire de l\u2019entreprise en ont parfois compromis le caractère culturel, qui devrait être prépondérant.Telle quelle, la Semaine nous a valu le contact personnel enrichissant de deux réalisateurs de la meilleure classe: René Clair qui, « réflexion faite » a des idées piquantes sur le cinéma et son histoire, et Jacques Tati, dont les observations savoureuses sur le comportement humain fourmillent et suscitent un délicat plaisir; elle a fait défiler sur la scène ou à la télévision, dans un éventail éblouissant, des vedettes féminines de cinéma aussi contrastées que la gamine Mija-nou B., la toute gracieuse et conquérante Dany Robin et la si digne Arletty, des vedettes masculines aussi racées que Charles Vanel, madré et provocant, que le toujours jeune premier Jean-Pierre Aumont, que Daniel Gélin, fort et souple comme.un félin, et que François Périer, acrobate et conteur jusqu\u2019à la séduction; elle a enfin présenté deux rétrospectives de Clair et de Tati, qui méritaient mieux qu\u2019une organisation de dernière minute et dont l\u2019une nous a apporté l\u2019introuvable et incomparable A nous la liberté, de même que des nouveaux films: Mon oncle, un grand film, Celui qui doit mourir, un beau film hardi mais imparfait, l'Eau vive qui abonde en splendides images, dont l\u2019unité, toutefois, reste à faire.Ascenseur pour l'échafaud, qui nous promet, pour demain, un bon metteur en scène, et enfin quelques autres œuvres moindres.A l\u2019égard de l\u2019un ou l\u2019autre de ces derniers films, le silence serait d\u2019or, mais grâce aux manœuvres des uns, aux maladresses des autres et grâce à la complicité générale des jour- nalistes tant de la presse que de la radio et de la télévision, la censure est devenue la grande vedette du gala et, à ce propos, le problème du principe et de l\u2019application de la censure des films exercée par le gouvernement provincial a été posé d\u2019une façon tellement spectaculaire qu\u2019il convient de s\u2019y arrêter.Principe et application Le principe est indéniable.L\u2019État est chargé du bien commun dans l\u2019ordre temporel; comme tel, il a le devoir grave de sauvegarder et la moralité publique et l\u2019intérêt de la communauté (municipale, provinciale, nationale ou internationale).Notamment, en ce qui concerne l\u2019une des techniques modernes de diffusion, le cinéma, il appartient, en notre pays, à l\u2019État provincial d\u2019intervenir pour assurer « des conditions de vie publique, et notamment une moralité publique telles que la famille et surtout la jeunesse ne soient pas dans la certitude morale d\u2019en subir la corruption ».(Allocution de Pie XII à des pères de famille, 18 septembre 1951.) Ce droit de vigilance sur les films dans le but de « sauvegarder la morale publique basée sur la loi naturelle » ne peut être considéré « comme une injuste oppression de la liberté individuelle », écrivait Pie XII dans l\u2019encyclique Miranda prorsus.La « liberté de l\u2019art » qui est parfois invoquée par quelques esthètes ou philosophes en révolte et qui serait « la licence de diffuser sans frein ni contrôle tout ce que l\u2019on veut » n\u2019est fondée ni en morale ni en droit.Sur le plan même de l\u2019art et de la production elle-même, René Clair, dans l'Express du 4 septembre dernier, répondait à une question sur la servitude imposée aux réalisateurs: « Là-dessus, vous allez crier au scandale, me dire que de grandes œuvres ne voient pas le jour faute de liberté.Je n\u2019en crois pas un mot.J\u2019irai même plus loin.Je ne consi- 320 RELATIONS dère pas la censure comme néfaste.C\u2019est une réaction de pays sain.Dans les pays totalitaires, il n\u2019y a pas besoin de censure.Personne n\u2019a plus rien à dire.» Ce principe de la censure n\u2019est donc pas sérieusement contesté, mais plutôt reconnu universellement, même si les modalités d\u2019application sont différentes en France, en Angleterre, aux États-Unis et au Canada.D\u2019aucuns tiendront à sauvegarder surtout l\u2019intérêt politique, d\u2019autres la cohésion sociale, d\u2019autres enfin les bonnes mœurs.Qui niera qu\u2019il y ait, « dans un état de civilisation donné, un minimum d\u2019idées morales reçues, contre lesquelles on ne saurait publiquement s\u2019insurger sans scandale grave et sur le fondement desquelles l\u2019action administrative peut s\u2019exercer comme l\u2019action judiciaire » ?(Pierre Mimin dans le 26e Cahier du Recueil Dalloz).Et qui mettra en doute, sous le prétexte que ses réalisations à travers l\u2019espace ou le temps connaissent une « variabilité relative », la permanente substance de la loi naturelle et la nécessité d\u2019une sauvegarde de la moralité publique basée sur elle, telle toutefois qu\u2019elle est réclamée et vécue par chaque nation ?Que les commissions de contrôle, les bureaux de censeurs ou les autorités chargées de l\u2019application des décrets législatifs en cette matière de censure de film doivent éviter l\u2019arbitraire, suivre des normes objectives et des critères sûrs, faire preuve de jugement et de caractère, se servir de leur compétence cinématographique et de leur sens moral, appliquer leur intelligence à comprendre les situations de faits et à s\u2019adapter, cela aussi me paraît une évidence.Notre Bureau provincial de censure des films se trompe-t-il en ses jugements?D\u2019aucuns le prétendent, mais leurs affirmations générales, pour être recevables, devraient fournir des éléments de preuve.La question certes mérite d\u2019être posée, mais il faudrait une étude sur chaque cas par des gens compétents et renseignés pour qu\u2019une conclusion valable puisse être tirée.Ceux qui appellent « beau film » ou « œuvre d\u2019art » des productions de niveau commercial et moyen devraient lire les allocutions denses et pertinentes de Pie XII sur le film idéal; c\u2019est un guide pour tous les critiques cinématographiques qui se respectent, surtout pour ceux qui écrivent dans les journaux catholiques.Le cas « Maxime » Reste à étudier le cas Maxime qui est typique.1° Les organisateurs avaient depuis longtemps annoncé la projection de ce film alors qu\u2019il n\u2019avait pas été présenté au Bureau de censure dans les formes réglementaires et n\u2019avait donc pas reçu de visa; ce geste, contraire à l\u2019esprit civique et indélicat, ne constitue pas une approche diplomatique, car l\u2019autorité n\u2019aime pas avec raison se faire mettre devant le fait accompli.2° Dès le début de la Semaine, des journalistes ont rapporté que quatre mille pieds de film en avaient été coupés, d\u2019autres que le film avait été refusé.Le recours aux sources authentiques nous a appris que la pellicule était intacte et qu\u2019il n\u2019y avait pas eu, à ce moment, de refus officiel.Devant cette publicité faite autour de Maxime, on peut se demander si tous ces faux pas ne s\u2019intégrent pas dans une campagne organisée contre le principe d\u2019une censure cinématographique basée sur la sauvegarde de la moralité publique chez nous.3° Dans Montparnasse 19, film substitué à Maxime demeuré sans visa, un texte a été ajouté: s\u2019agit-il d\u2019une exigence des censeurs, d\u2019une proposition du distributeur ou d\u2019une collaboration?Quoiqu\u2019il en soit, cette addition, contraire à la vérité historique, constitue une malhonnêteté; par son caractère grotesque dans les circonstances, elle jette du ridicule sur l\u2019exercice de l\u2019autorité et, soulignant aux yeux des spectateurs avertis l\u2019irrégularité de la situation, ne fait qu\u2019accentuer cet aspect douteux du film.Le mode d\u2019intervention de la DÉCEMBRE 1958 censure prend parfois autant d\u2019importance que la nécessité de son exercice et requiert délicatesse et intelligence ciné-graphique.4° Le jeudi de la Semaine, le Bureau de censure, réuni au complet, décida définitivement de refuser le visa à Maxime.Le lendemain, à une heure d\u2019avis, trois prêtres, un séculier, un franciscain et un dominicain furent invités par les autorités du Bureau à voir le film: ils n\u2019étaient pas consultés sur l\u2019opportunité du visa, déjà refusé, leur assura-t-on, mais sur celle de permettre la projection du film dans une salle spécialisée, geste qui fut déconseillé.A ce propos, il faut s\u2019étonner que le Centre catholique du Cinéma, de la Radio et de la Télévision, seul organisme mandaté par l\u2019épiscopat canadien pour porter des jugements autorisés et officiels sur la valeur morale des films, n\u2019ait pas été consulté; qu\u2019aucun membre de son Comité de classification des films, de son Comité exécutif et de sa Commission nationale, tous choisis pour leur compétence cinématographique, leur sens moral et leur connaissance du milieu, n\u2019ait été approché en vue d\u2019une consultation.Il y a là une question grave de procédé.Sur le plan politique, personne ne saurait représenter le Canada ou le Québec, s\u2019il n\u2019est mandaté officiellement par les détenteurs du pouvoir exécutif à Ottawa ou à Québec; de même, au plan des appréciations morales à donner aux films, la hiérarchie catholique du Canada, comme celle de la plupart des pays, a délégué son autorité et confié des mandats précis dans les cadres établis par la Commission pontificale du Cinéma, de la Radio et de la Télévision.Seuls, le Centre catholique du Cinéma et ses membres représentent l\u2019Église sur ce plan et parlent en son nom, les autres ne représentent qu\u2019eux-mêmes et leurs avis n\u2019engagent ni le clergé, ni les fidèles.Ainsi donc, en tout ce qui est arrivé à Maxime, le Centre catholique du cinéma n\u2019a aucunement participé à quoi que ce soit.Ces distinctions doivent être faites, parce que trop de gens croient que le Bureau provincial de censure des films est dominé par le clergé ou composé d\u2019ecclésiastiques; aucun prêtre ne siège à ce Bureau et, comme le cas Maxime l\u2019a mis en relief, entre le Centre du Cinéma et le Bureau de censure, il n\u2019existe aucun lien organique, aucun rapport juridique et, en règle générale, aucune relation de mutuelle consultation.On ne saurait donc affirmer avec véracité que le clergé est responsable des décisions du Bureau de censure.Les conclusions qui se dégagent du cas Maxime sont claires.D\u2019abord, se mettre en garde contre les entrepreneurs en commerce de films qui, sous prétexte d\u2019art, veulent tenter des coups de force sur nos institutions; contre les entrepreneurs en information qui exploitent des situations confuses pour des fins inavouées ou des effets à sensation; contre les entrepreneurs en politique qui tiennent à faire jouer au clergé, qui n\u2019y est pour rien, un rôle de paravent pour leurs décisions douteuses ou critiquées.Ensuite, comprendre avec sympathie les rôles distincts, ingrats mais indispensables, dévolus d\u2019une part au Bureau provincial des censeurs, qui examine, pour le compte de la santé morale du public, les films présentés par les distributeurs, les rejette ou les accepte, soit intégralement, soit avec coupures plus ou moins substantielles, et d\u2019autre part au Centre catholique du Cinéma qui établit les cotes morales des films tels que, munis d\u2019un visa, ils sont présentés dans les salles publiques.Enfin, se demander si une revision de la politique actuelle de censure des films au Québec ne s\u2019imposerait pas: composition représentative du Bureau, détermination plus précise des critères, autocritique plus judicieuse des interventions, considération accordée aux groupes culturels.Poser la question n\u2019est pas la résoudre, ni laisser entendre que tout est à refaire.Affirmer qu\u2019elle ne se pose pas, c\u2019est nier l\u2019évidence.321 \u2022Qu fill du motô Pie XII et les Juifs Les Juifs reconnaissants ont pleuré, comme un deuil de famille, la mort de Pie XII.« Il n\u2019y a peut-être pas un chef de notre génération qui, à l\u2019heure de leur plus grande tragédie, sous l\u2019occupation nazie de l\u2019Europe, ait tant fait pour les Juifs, que le pape qui vient de mourir », écrivait au New York Herald Tribune (15 octobre), M.William Zuker-man, rédacteur en chef du Jewish Newsletter.Pie XII, en ces jours, sauva l\u2019honneur de la conscience chrétienne.Quand les troupes allemandes refluèrent sur Rome, après la reddition de l\u2019Italie, le 3 septembre 1943, le Vatican, Castel Gandolfo, toutes les églises de Rome, celles surtout qui jouissaient du droit d\u2019extraterritorialité devinrent des lieux de refuge pour les Juifs traqués.Vers la mi-septembre, les nazis rançonnèrent les Juifs de Rome: il fallait, dans les vingt-quatre heures, sous peine de l\u2019arrestation de trois cents otages, verser un tribut de cent livres d\u2019or.Le soir venu, on n\u2019avait pu recueillir que soixante-dix livres: la somme n\u2019y était pas.Prévenu à la dernière minute par le grand rabbin de Rome, Pie XII donna l\u2019ordre de compléter la rançon.Ailleurs, les nonces furent avertis de placer les Juifs, voués à l\u2019extermination, sous la juridiction du Saint-Siège, les munissant de passeports.Monastères et couvents, en Italie, en France et en Belgique, abritèrent, en dépit de mille dangers, des familles entières.Avec la permission des autorités religieuses, le Père Marie-Benoît, capucin français, organisa un maquis par où les Juifs en détresse purent gagner les territoires libres et fuir le cauchemar.Cette page d\u2019histoire est « une des plus grandes manifestations d\u2019humanitarisme au xxe siècle », écrit M.Zukerman.En anglais, le mot « humanitarisme » sonne mieux qu\u2019en français.D\u2019ailleurs, M.Zukerman décrit les encycliques de Pie XII, les lettres pastorales des évêques, les sermons qui dénoncèrent, au nom de la foi et au nom de la raison, l\u2019iniquité raciste, comme « les seuls rayons de lumière dans la longue nuit noire du nazisme ».Basés sur le principe de la paternité de Dieu, source de droits infrangibles, sur la loi souveraine de l\u2019amour fraternel, sur le rôle singulier dans l\u2019histoire du peuple juif qui reste toujours le « peuple élu », il faut, en effet, voir dans les enseignements et les exemples de Pie XII une condamnation des plus énergiques de toutes les démences racistes et, en particulier, de la rage antisémite qui fit porter, comme une marque d\u2019ignominie, l\u2019étoile jaune à ceux-ci qui sont de la race même de Jésus-Christ.L.d\u2019Apollonia.Jean XXIII et les journalistes Une des premières audiences de Jean XXIII fut pour les journalistes, accourus à Rome de tous les coins de la terre.Sa manière fut simple et directe.Sa Sainteté employa le « Je » au lieu du « Nous », décrivit les journalistes comme une « armée redoutable », et cita un passage de la Bible en latin plutôt qu\u2019en français, en italien ou en allemand, afin d\u2019être mieux compris de tous.Il avoua même qu\u2019il avait souffert d\u2019insomnie après les dures journées du conclave et que, pour tromper la longueur de la nuit, il avait lu les quotidiens.Les journalistes étaient « formidables », mais ils avaient perdu leur temps et leur zèle à vouloir pénétrer le secret du conclave.Certains eurent le don de le « mettre de fort bonne humeur pour le reste de la journée ».C\u2019est ainsi que tout bonnement, à la fois indulgent et taquin, le Saint Père souligna le devoir sacré des journalistes de « servir la vérité ».Servir la vérité: quelle consigne pour le journaliste, surtout catholique! Le rôle de celui-ci ne se réduit pas à être 322 le simple porte-voix de l\u2019enseignement officiel de l\u2019Église: il est d\u2019aider les chrétiens à insérer l\u2019enseignement deJ\u2019Êglise dans la vie concrète.Imprimer des phrases de l\u2019Écriture sainte dans un bloc est une coutume louable qui peut nourrir l\u2019âme du lecteur, mais peut aussi ne boucher qu\u2019un trou dans une page.Donner les passages essentiels des encycliques, et les citer à l\u2019occasion, est une œuvre qui s\u2019impose.Ce n\u2019est pas, toutefois, l\u2019œuvre précise du journaliste.Son ministère propre est de faire passer, sous sa propre responsabilité, la doctrine universelle et intemporelle à son application concrète dans les contingences de la vie économique, sociale, artistique, politique.Tâche noble et délicate qui exige un sens chrétien toujours averti, fruit de la prière et de l\u2019étude, et un jugement pratique qui sait peser les circonstances changeantes de temps, de lieu, de personnes.Les choix politiques doivent rester libres, sous peine de confondre le spirituel et le temporel et de tomber dans l\u2019intégrisme.Par ailleurs, ces choix doivent s\u2019inspirer des raisons chrétiennes, sous peine de séparer la religion de la vie et de donner dans le libéralisme doctrinal.Ni notre foi ni la loi naturelle, par exemple, n\u2019exigent nécessairement que nous soyons pour l\u2019O.N.U., mais l\u2019une et l\u2019autre exigent que nous favorisions de toutes nos forces une organisation supra-nationale qui tienne compte de l\u2019unité de la race humaine et de la famille des peuples.On peut être pour ou contre l\u2019O.T.A.N.sans cesser d\u2019être catholique, mais on ne saurait être contre la sécurité collective des peuples, sans cesser de penser avec l\u2019Église.Quand le Saint Père énonce un point de doctrine, quelle que soit la forme qu\u2019il emploie, encyclique, radiomessage, allocution, surtout lorsque cette doctrine continue et explique l\u2019enseignement de ses prédécesseurs \u2014 comme c\u2019est le cas pour l\u2019enseignement social de l\u2019Église, pour sa conception de l\u2019ordre international, pour sa lutte contre la perversité intrinsèque du communisme ou contre tout socialisme matérialiste \u2014 ce magistère appelle de la part des fidèles non seulement une adhésion interne, mais une obéissance pratique.Le journaliste chrétien ne tergiversera pas là-dessus, ne jouera pas avec le feu, n\u2019ira pas croire que l\u2019Église arrive toujours en retard; il accomplira son devoir sacré qui est de « servir la vérité ».L.d\u2019Apollonia.Pour nous préparer une élite chrétienne Le P.Ledit a présenté ici (août 1958, p.204) un émouvant plaidoyer en faveur de « retraites de jeunes » dont la durée soit telle que les Exercices spirituels de saint Ignace puissent produire tous leurs fruits.Il importe que son appel, joint au témoignage enthousiaste des retraitants eux-mêmes, ne demeure pas sans écho.Lire, par exemple, le numéro de l'Estudiant (3 oct.1958) consacré par les « philosophes » du Séminaire de Joliette aux joies et au profit retirés de cinq jours pleins de silence et de prière, sans conclure qu\u2019il faut, à tout prix, multiplier les expériences semblables, ce serait RELATIONS ou bien pécher par paresse, ou bien trahir notre jeunesse et, avec elle, l\u2019Église canadienne-française, dont l\u2019avenir repose sur les meilleurs de ses enfants.Connaître le vrai, le seul sens de l\u2019amour humain et avoir un désir fou de pureté.Avoir la foi: se sentir.capable d\u2019une énergie prodigieuse et voir enfin la vie toute simple.Être libre en s\u2019enchaînant à Dieu.Pouvoir choisir sa vocation sans crainte de se tromper.Sentir que la plus grande possession, c\u2019est d\u2019être délivré du Moi.Refaire sa première communion et comprendre la réalité vivante du Corps mystique.(Pierre Gouger.) On comprend qu\u2019un autre collégien écrive: Il s\u2019agit d\u2019annoncer à tous la bonne nouvelle,.de faire connaître à tout le milieu étudiant la source principale de ces valeurs dont il se languit: l\u2019amour, la conquête, l\u2019idéal de rédemption totale.On a souvent.tendance à statuer que la jeunesse est moche ou en passe de le devenir: qu\u2019on lui donne le Christ! (J.-Bernard Landry.) Pourquoi tarder à réaliser le vœu des éducateurs zélés et celui, plus urgent encore, de nos collégiens et collégiennes?Quelles difficultés pourrait-on redouter ?Celle du temps relativement long que réclame une retraite normale ?Les grands garçons de Joliette ont obtenu facilement qu\u2019on leur accorde les premiers jours de l\u2019année scolaire pour cet effort de renouveau spirituel.Demandez aux professeurs du séminaire s\u2019ils ont à le regretter, si les études et la conduite des gars en souffrent aujourd\u2019hui.Ailleurs, la retraite eut lieu à la fin de l\u2019année académique, tous les examens une fois terminés.Difficulté de la part des jeunes?Ni avant, ni \u2014 moins encore \u2014 pendant ou après les exercices, il ne peut en être question.A Joliette, chacun avait la liberté de faire ou non la retraite d\u2019une semaine; mieux, on pouvait prolonger ses vacances chez soi tandis que les volontaires se cloîtraient à la maison Querbes.Sur 90 candidats, 3 seulement, pour des raisons contraignantes, manquèrent au rendez-vous.Qui doutera du sérieux de nos collégiens et du besoin qu\u2019ils éprouvent d\u2019une vie intérieure plus profonde?Suprême argument: la dépense! Il faut défrayer repas, entretien et service du directeur de la retraite.Réel problème.Mais d\u2019autres l\u2019ont résolu; et je ne sache pas que les séminaristes de Joliette ou les normaliennes de Saint-André-Avellin appartiennent tous à des familles de richards.Où prendre l\u2019argent?Interrogez ceux qui l\u2019ont trouvé.Vous voulez des suggestions ?Que les autorités des collèges, après entente avec parents et élèves (ceux qui entreprendront, en septembre prochain, leur dernière étape collégiale), exigent, dès le début de l\u2019année, une contribution supplémentaire, destinée à payer la retraite finale.Ou bien que l\u2019institution organise un.n\u2019importe quoi (conférence, concert, exposition, joute sportive) dont la recette acquittera, en tout ou en partie, la DÉCEMBRE 1958 semaine des exercices spirituels.Ou bien, que les collégiens eux-mêmes, se piquant de joindre la générosité monétaire à la piété, s\u2019obligent à économiser, durant l\u2019année précédente, la somme que leur coûteront les jours privilégiés de recueillement et d\u2019oraison.Et qu\u2019à cette fin, ils fondent une caisse.Les sous qui pourraient manquer, le moment venu, comment croire qu\u2019un bienfaiteur ne se présentera pas pour les fournir ?Et puis, si l\u2019on n\u2019invente pas, au besoin, d\u2019autres moyens de se tirer d\u2019embarras, c\u2019est qu\u2019on ne croit pas à la grandeur du projet ou qu\u2019on se résigne à passer pour empoté.Quant à rencontrer des prêtres compétents et disposés à prendre la direction d\u2019un ministère aussi prometteur, qu\u2019on ne s\u2019inquiète pas: il n\u2019en manque pas dans notre clergé.J.d\u2019Anjou.Centenaire de la presse franco-ontarienne La journée du 10 novembre aura apporté aux Franco-Ontariens bien des leçons pratiques.Ils fêtaient ce jour-là, en effet, à Ottawa, le centenaire de la presse franco-ontarienne, le 45e anniversaire du journal le Droit, le 25e anniversaire du poste CKCH de Hull, si utile à la population franco-ontarienne, et le 10e anniversaire du trophée Julien, décerné chaque année à un athlète de renom; le trophée Julien tire son nom d\u2019un ancien rédacteur sportif du Droit, mort prématurément après s\u2019être distingué par sa valeur professionnelle et sa culture.Le rôle de la presse fut mis particulièrement en évidence par le R.P.Gustave Sauvé, O.M.L, au sermon de la messe d\u2019action de grâces, et par M.Josaphat Benoît, maire de Manchester (N.-H.) et journaliste de carrière, l\u2019orateur de circonstance au banquet qui groupa, au Château-Laurier, des invités de marque et une assistance nombreuse.Cette présence franco-américaine avait une note pathétique.En effet, les chiffres que donna M.Benoît sur les pertes de la presse franco-américaine contrastaient avec la situation actuelle et surtout avec les perspectives d\u2019avenir de la presse franco-ontarienne, dont l\u2019organe principal, le quotidien le Droit, est de plus en plus solide; ce journal a été et demeure avec l\u2019Association canadienne-française d\u2019Éducation d\u2019Ontario, qui lui fut toujours intimement unie, un important facteur de vitalité française.D\u2019un ton tour à tour enjoué, sérieux et ému, M.Benoît parla aux Franco-Ontariens de fidélité française et du rôle du Droit, fondé pour stimuler et tonifier cette fidélité.Il paraît assuré qu\u2019un des résultats pratiques du centenaire sera la création d\u2019un comité permanent pour promouvoir la presse franco-ontarienne, qui compte actuellement un quotidien et cinq hebdomadaires.Cette idée d\u2019une propagande méthodique découlait tout naturellement de la dynamique causerie de M.Benoît.M.Robert Gauthier la reprit en remerciant le conférencier.De son côté, M.Camille L\u2019Heureux, le rédacteur en chef du Droit, en avait noté l\u2019opportunité dans un éditorial du 8 novembre.Les Franco-Ontariens, qui ont déjà de belles réalisations à leur crédit sauront bien trouver les moyens d\u2019œuvrer efficacement en faveur d\u2019une autre.De tout cœur, nous souhaitons à leurs journaux, surtout au Droit, où nous comptons d\u2019excellents amis, de voir s\u2019accroître constamment leur tirage et leur influence.A.Plante.Mission nationale en Bolivie Elle naquit au congrès missionnaire de Loyola (Espagne) quand il fut décidé de faire quelque chose pour l\u2019Amérique latine.Le P.Huelin, S.J., se mit en rapport avec le Nonce; celui-ci avec les évêques.18 missionnaires, de 6 communautés 323 vinrent d\u2019Espagne; d\u2019autres furent recrutés dans toute l\u2019Amérique latine, si bien qu\u2019ils furent 50 à Cochabamba, 98 à La Paz.La mission dura du 1er juin au 29 septembre, avec un prolongement en octobre pour la région minière.Dès janvier, se formèrent, dans chaque diocèse, huit comités: sacrements et recensement, propagande, finances, actes publics, mission pour enfants, mission pour jeunes, mission pour soldats, mission pour patrons et ouvriers.La campagne de prières commença dès janvier également, ainsi que le recensement, confié aux religieuses.Dans chaque centre, les missionnaires eurent, dès leur arrivée, un tableau complet de la situation.On multiplia les centres; dans les villes, on s\u2019installa dans les églises, les ateliers, les entrepôts, les gares de chemin de fer, les places publiques, etc.La mission des enfants (8 à 12 ans) eut lieu la semaine qui précédait la mission générale et les enfants devinrent les meilleurs propagandistes des missionnaires.Il y avait les cérémonies extraordinaires et les offices ordinaires.A l\u2019arrivée, on recevait les missionnaires en procession solennelle, au chant des litanies des saints: l\u2019évêque du diocèse leur remettait leur grand crucifix.Le premier dimanche, au stade, avait lieu le Rosaire vivant, qui attirait des foules énormes.Le deuxième dimanche, messe du soir au cimetière.Très impressionnante, source de nombreuses conversions.Le chemin de croix des hommes avait lieu à la nuit tombante, quatre jours avant la clôture, en promenant à travers la ville le crucifix le plus vénéré.Cette procession aux flambeaux fut également très populaire.Les offices ordinaires commençaient le matin avec la procession du chapelet, très aimée en Amérique latine, suivie de la messe avec sermon.Le soir, double sermon: le premier sur les commandements, le second sur les vérités éternelles.Quand tout était fini, on accompagnait solennellement les missionnaires pour une cérémonie d\u2019adieu.A La Paz, où se termina la mission générale, on calcule que 100,000 personnes assistèrent à la messe célébrée par le Nonce sur la place de l\u2019Obélisque.Le Saint Père adressa la parole par la radio à tout le pays.On n\u2019a pas encore de statistiques complètes.Dans les six centres principaux, il y eut 402,000 communions pour une population globale de 509,000 personnes.On régularisa 8,350 mariages.Il y eut des missions particulières dans tous les collèges, dans les quatre universités, dans les casernes.Une messe pour soldats et ouvriers à La Paz, célébrée par le Nonce avec la présence du Président de la République, porta un coup très dur aux propagandes athées.J.Ledit.Jeunes foyers chrétiens/ espoir d'avenir J\u2019ai eu la joie de prendre contact avec les Foyers Notre-Dame, œuvre de sanctification et d\u2019apostolat familial que je m\u2019en voudrais de ne pas louer à son mérite.Déjà, le P.Émile Gervais a présenté ce mouvement aux lecteurs de Relations (juin 1957, p.153).Pour ne pas le répéter, je vous réfère à son texte et au dépliant que le directeur des Foyers Notre-Dame, M.l\u2019abbé Albert Lapointe, P.S.S., distribue à qui le demande (116 ouest, rue Notre-Dame, Montréal-1, AVenue 8-6034).Aumônier diocésain des cours de préparation au mariage, M.Lapointe a pu constater le désir d\u2019approfondissement ou de ressourcement spirituel chez les jeunes couples auxquels la communauté conjugale pose des problèmes impossibles à résoudre avant l\u2019expérience de la vie à deux.En 1954, formation d\u2019un premier noyau: vingt-deux couples unis depuis moins de trois ans.On règle immédiatement l\u2019orientation et l\u2019activité générale d\u2019un groupement permanent: réunion mensuelle, avec causerie suivie d\u2019une discussion, messe dia- 324 loguée, communion et action de grâces, le tout se terminant par un goûter qui permet aux couples de fraterniser et de s\u2019épauler chrétiennement.A cela s\u2019ajoutent bientôt des initiatives surgies spontanément: retraites conjugales, bénédiction des enfants, pèlerinages (c\u2019est d\u2019ailleurs au cours d\u2019un pèlerinage qu\u2019a germé l\u2019idée du mouvement), correspondance, diffusion d\u2019un bulletin.Aujourd\u2019hui, la réunion mensuelle se fait en trois sections: Notre-Dame du Bel-Amour rassemble une quarantaine de couples mariés depuis moins de trois ans; Notre-Dame de la Joie, une cinquantaine qui comptent de trois à cinq ans de ménage; Notre-Dame de la Paix, près de quatre-vingts qui connaissent de cinq à dix ans d\u2019union conjugale.Pour apprécier la ferveur de ces jeunes époux, il faut assister à leur messe dialoguée et à l\u2019action de grâces pendant laquelle l\u2019aumônier entremêle réflexions dogmatiques et ascétiques aux silences priants de l\u2019assemblée; ces silences m\u2019ont paru les moments les plus émouvants de la soirée: à genoux dans le dernier banc en arrière de la chapelle du Sacré-Cœur (église Notre-Dame), j\u2019entendais alors très distinctement le tic tac de l\u2019horloge accrochée près de la balustrade, tant le recueillement des hommes et des femmes était profond.Dans ce silence, palpite une oraison dont on ne saurait exagérer l\u2019importance.Pensez qu\u2019elle se perfectionne dans des retraites conjugales, et vous soupçonnerez les espoirs qu\u2019elle inspire.A quelques conditions, cependant, que je veux tenter d\u2019indiquer, pour le profit de ceux qui voudront imiter les Foyers Notre-Dame.Comme il est difficile de convoquer plus qu\u2019une réunion par mois, chaque section doit viser à en retirer un fruit maximum.Pour cela, qu\u2019on s\u2019impose une ponctualité rigoureuse; j\u2019ai admiré celle de la majorité des couples, en octobre dernier: plusieurs venaient de loin (Trois-Rivières, Drummond ville).Que le programme soit bien minuté.Que la causerie, sérieuse et sérieusement préparée, instruise l\u2019auditoire et le provoque à poser des questions qui amènent le conférencier à préciser, nuancer, appliquer concrètement ses idées.L\u2019aumônier devrait trouver le moyen de participer à cet échange de vues, que son expérience et sa compétence contribueront à étoffer.Quant au conférencier, j\u2019estime nécessaire qu\u2019il rencontre ses auditeurs, sinon avant son entretien (ce n\u2019est pas toujours possible), du moins après, surtout s\u2019il est prêtre et s\u2019il a traité un sujet concernant la morale du couple ou de la famille.Il me paraît utile que le même conférencier puisse occasionnellement développer à l\u2019aise, en plusieurs exposés, un thème riche en aperçus théoriques et pratiques: je pense au bienfait d\u2019une suite de cours donnés par un maître comme le R.P.L.-M.Régis, O.P.(au couvent du Sacré-Cœur, il parle, cette année, du mariage chrétien).Enfin, un mouvement de cette nature doit avoir à cœur de se financer largement, par la contribution et les initiatives de ses membres; autrement, c\u2019est la qualité de la pensée, fondement de la qualité de l\u2019action, qui risque de manquer; la qualité de la pensée ne s\u2019improvise pas, elle requiert de longues réflexions et ne résiste pas au souci obsédant du pain quotidien.Souhaitons que d\u2019autres groupements similaires se forment un peu partout, à Montréal et dans la province.L\u2019efficacité, ici, est fonction du nombre relativement restreint des membres présents à chaque réunion.Il est clair que les Foyers Notre-Dame de M.l\u2019abbé Lapointe ne suffisent pas aux exigences de la métropole, encore moins du Québec.C\u2019est aux jeunes ménages que revient la responsabilité de se remuer, de se grouper, comme les Foyers Notre-Dame, et d\u2019étendre le rayonnement d\u2019une idée et d\u2019une œuvre adaptées aux besoins de notre temps.J.d\u2019Anjou.RELATIONS Notre pauvreté en bibliothèques Edmond DESROCHERS, S.J.Bibliothécaire à la Maison Bellarmin, le P.Desrochers est actuellement vice-président de VAssociation canadienne des Bibliothèques, après avoir été président de l\\Association canadienne des Bibliothécaires de langue française.AU RÉCENT CONGRÈS de l\u2019Association canadienne des Bibliothécaires de langue française tenu à Ottawa, M.Guy Sylvestre a mis en évidence la pauvreté des bibliothèques de la province de Québec, en les comparant aux réalisations qu\u2019on admire aux États-Unis et dans l\u2019Ontario.On a riposté en rappelant ce que nous avons de bon, nos récents progrès, en montrant ce qu\u2019il y a de boiteux dans ces comparaisons.Rectifications qui ont leur valeur.Elles ne doivent pas cependant aboutir à éluder le vrai problème, à endormir les esprits en leur faisant croire qu\u2019après tout notre situation est fort acceptable et que l\u2019affaire est classée.Une comparaison avec une province canadienne dont la grandeur, la population et le niveau de vie se rapprochent de ceux de la province de Québec garde un sens que ne détruisent pas ces mises au point.Par exemple, sachons reconnaître que les bibliothèques académiques (des institutions d\u2019enseignement universitaire et secondaire) de la province de Québec possèdent plus de richesses que celles de l\u2019Ontario.Mais n\u2019oublions pas que, dans l\u2019ensemble, elles ne sont pas classifiées, cataloguées, organisées, vivifiées par des équipes de bibliothécaires professionnels.Leur rendement culturel s\u2019en trouve, par le fait même, gravement amoindri.De plus, leurs richesses accumulées nous documentent plus sur le passé que sur le présent; faute de budget convenable, nos bibliothèques académiques ne peuvent se procurer la moitié des collections des livres d\u2019aujourd\u2019hui, lacune qui rend presque impossibles les travaux de type universitaire au niveau du doctorat et même de la simple maîtrise (cf.P.Pierre Angers, S.J., « La recherche dans les universités canadiennes », Relations, mai 1956, p.121).Ce n\u2019est donc pas la comparaison établie par M.Sylvestre, mais la pauvreté de nos bibliothèques considérées en elles-mêmes qu\u2019il faut déplorer.En Ontario, les 38 cités et villes de 10,000 habitants et plus ont toutes des bibliothèques publiques gratuites.Dans le Québec, seulement 13 sur 42 en ont une; 29 cités et villes de notre province, soit 68%, ou plus des deux tiers, n\u2019ont pas de bibliothèque publique.On réplique en mentionnant l\u2019existence chez nous des bibliothèques paroissiales.D\u2019après l\u2019enquête de 1938 il y en avait 333.En 1958, on en compte au plus 80 qui méritent le nom de bibliothèque.Or, 45 de ces bibliothèques paroissiales sont situées dans des grandes villes dotées déjà de bibliothèques publiques.Il en reste donc 35 pour tout le reste de la province, soit pour 1,300 villes et villages.De nos 76 comtés municipaux, 43 n\u2019ont aucune bibliothèque paroissiale.En Ontario, la bibliothèque équivalant à notre bibliothèque paroissiale s\u2019appelle bibliothèque publique d\u2019association; il y en a 220 (cf.Ontario Library Review, Nov.1957, vol.XLI, No.4, p.328).DÉCEMBRE 1958 Pour compléter le tableau, considérons l\u2019ensemble des cités, villes et villages de notre province.Dans nos 1,300 municipalités (cités, villes et villages) nous comptons 43 bibliothèques publiques gratuites et 80 bibliothèques paroissiales.L\u2019Ontario possède 264 bibliothèques publiques gratuites (avec, en plus, 59 filiales et 15 bibliobus), 220 bibliothèques publiques d\u2019association, et 15 organisations régionales dans des comtés et des districts avec 13 bibliobus.La comparaison met en lumière notre pauvreté relative.Un regard direct sur l\u2019état de notre province découvre qu\u2019au-delà des quatre cinquièmes de nos municipalités n\u2019ont pas de bibliothèque digne de ce nom.On nous dit, alors, que les latins sont individualistes, préfèrent se constituer une petite bibliothèque personnelle et lire ces ouvrages.Ainsi se justifierait l\u2019absence générale de bibliothèques.Le peuple de France n\u2019est pas de cet avis.En 1945 une nouvelle législation avait pour but de compléter le réseau des bibliothèques publiques en France et de créer des organisations régionales de bibliothèques avec services de bibliobus.En outre, le gouvernement français a versé pour ces bibliothèques depuis treize ans des subsides considérables.La situation est donc toute différente de ce qu\u2019on croirait.A Paris, les 20 bibliothèques municipales ont prêté, en 1957, plus de 3 millions de livres.On estime à 15 millions de livres la littérature romanesque, scientifique, historique, économique, philosophique et religieuse prêtée, en 1957, par les 68 bibliothèques parisiennes, municipales et privées.Les consultations de la Bibliothèque Nationale ne sont évidemment pas incluses.(Georges Ket-man, « Ce que lisent les Français », Science et vie, oct.1958, p.46).Voilà 15 millions de livres pris dans des bibliothèques par des Parisiens.Ce n\u2019est donc pas chez les dix ou cinquante mille Parisiens qui achètent des livres pour leur collection personnelle qu\u2019on trouvera le lecteur parisien moyen.A Paris, comme ailleurs, la très grande majorité des lecteurs se procure des livres à la bibliothèque publique.A Toronto, les lecteurs ont emprunté en 1956 de la seule bibliothèque publique et de ses filiales 4,724,322 livres.La même année à Montréal, les lecteurs de la Bibliothèque Municipale, de ses filiales et de sept autres bibliothèques publiques et semi-publiques de la région métropolitaine empruntaient seulement 1,500,000 livres.Il serait absurde de gonfler arbitrairement ce chiffre pour l\u2019égaler à celui de Toronto en prétendant que les autres Montréalais ou bien ont acheté leurs propres livres ou bien ont fréquenté d\u2019autres bibliothèques (qu\u2019on ne saurait d\u2019ailleurs nommer).En France, on n\u2019a pas attendu qu\u2019un groupe d\u2019associations culturelles fasse campagne pour fournir des bibliothèques à une élite.Les hommes d\u2019État de Paris ont considéré que la masse du peuple avait besoin de bibliothèques publiques et scolaires, qu\u2019il y allait du bien-être de la nation.Ils ont voté en conséquence une législation et des subsides.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019histoire générale des bibliothèques dans les différents pays ou provinces du monde occidental, comme d\u2019ailleurs dans les pays situés derrière le rideau de fer.Au début du xxe siècle les bibliothèques au service du peuple vécurent dans la médiocrité et la stagnation tant qu\u2019elles ne devinrent pas des institutions publiques, soutenues par une législation et des subsides.Les lois purement permissives, comme sont celles de notre province, furent abrogées et remplacées il y a longtemps par une législation qui obligea 325 les gouvernements du pays ou des provinces à créer ces institutions culturelles dont un peuple civilisé a besoin: les bibliothèques publiques et scolaires.Il fait scandale que la population française du Québec, obligée de sauvegarder et de développer son patrimoine culturel dans des conditions beaucoup plus difficiles qu\u2019ail-leurs, soit la seule au Canada à ne pas avoir un système de bibliothèques publiques et scolaires appuyé sur une législation d\u2019ensemble appropriée à sa situation.Une partie considérable de la population canadienne ne peut ainsi être longtemps privée des institutions publiques absolument nécessaires à son bien-être humain; elle finira par se tourner vers le seul gouvernement disposé à lui venir en aide: le gouvernement fédéral.Sans porter atteinte à l\u2019autonomie de chaque État, le gouvernement fédéral de Washington a déjà établi sur les bibliothèques, depuis deux ans, une législation qui complète celle des États.La situation pitoyable des bibliothèques dans certaines provinces du Canada a déjà inspiré un projet d\u2019aide fédérale aux bibliothèques, étudié par la Canadian Library Association \u2014 Association canadienne des Bibliothèques.Ce projet d\u2019Ottawa, comme celui de Washington, sauvegarderait en principe l\u2019autonomie des provinces et n\u2019aurait d\u2019efficacité cependant que si la province décidée à faire la moitié du chemin fournit sa part de subsides.Le Conseil des Arts du Canada accorde déjà un octroi pour la création d\u2019une organisation régionale des bibliothèques dans un comté du Nouveau-Brunswick.Pour obtenir une toute première tentative d\u2019organisation régionale dans le Québec, faudra-t-il recourir à Ottawa ?Ne convient-il pas plutôt que notre gouvernement provincial, en ce domaine, fasse de l\u2019autonomie une réalité en créant les organisations régionales qui nous sont indispensables ?La responsabilité du scandale de nos bibliothèques est collective.Comme le déclarait M.Sylvestre: « Nous pouvons tous battre notre coulpe, que nous soyons gouverneurs ou gouvernés, administrateurs ou administrés.» Reste qu\u2019il appartient à nos députés et à notre parlement de voter la législation et les subsides qui s\u2019imposent.Un prochain article considérera les principaux articles d\u2019une législation adaptée aux besoins de la province de Québec.¦fjotlyon international SAINT-SIÈGE T \u2019UNIVERS s\u2019en rendit compte quand JLj mourut Pie XII : le Pape n\u2019est pas seulement le chef spirituel des catholiques; les chrétiens séparés s\u2019inclinent devant son prestige: une grande partie de l\u2019humanité non chrétienne lui reconnaît cette indéfinissable influence pour laquelle on a inventé le nom de leadership.Une revue mexicaine (Hoy, 18 octobre) exprima cette idée avec un rare bonheur.De fait, c\u2019est dans ce pays que ces diverses nuances de l\u2019autorité reconnue à Pie XII s\u2019affirmèrent avec le plus de clarté.Les catholiques savent et croient que le Pape est successeur de saint Pierre et Vicaire de Jésus-Christ; ils le proclament infaillible quand il définit le dogme ou la morale; quant au reste, ils lui obéissent comme à un Père qui commande avec l\u2019autorité de Dieu.Les non-catholiques se laissent gagner et influencer par l\u2019ascendant d\u2019un homme dont les qualités spirituelles et morales évoquent le Christ.Quand Pie XII fut élu Pape, le 2 mars 1939, le président Cârdenas finissait un orageux mandat au cours duquel il avait amené le Mexique au bord du communisme.A la mort de Pie XII, le président sortant, M.Ruiz Cortines, et le président élu, M.Lopez Mateos, présentèrent leurs condoléances officielles à la Délégation apostolique; le ministre mexicain des Affaires étrangères fit l\u2019éloge du Pape devant les Nations Unies.C\u2019est tout dire! On se rappelle, non sans quelque fierté, que le Canada contribua à cette extraordinaire transformation, grâce à la brillante légation de S.Ém.le cardinal Villeneuve en 1945.Du 15 au 19 octobre, YOsservatore Romano imprima les télégrammes de 38 présidents de république, de 19 rois ou princes souverains, de 25 premiers ministres qui envoyèrent leurs condoléances officielles.La grande majorité de ces messages était signés par des non-catholiques.L\u2019un d\u2019entre eux, rédigé en latin, venait d\u2019un pays où il n\u2019y a que 530 catholiques sur une population de 147,000 habitants: l\u2019Islande: Memor praeclarissimi ac peritissimi Summi Pontificis Pii Papae duodecimi atque benedidionis ab Eo Islandiae imper-titae refero Sandae Sedi testimonia intimi doloris mei propter obitum Eius \u2014 ASGEIR ASGEIRSSON, Praeses Islandiae.A Formose, le président Chiang Kai-shek décréta un deuil de trois jours.Nasser, Bourguiba, le sultan de Kuwait, le président du Pakistan, le premier ministre de Lybie, le roi de Jordanie Hussein envoyèrent d\u2019émouvantes condoléances.Citons Mohammed V, roi du Maroc: Nous avons appris avec une profonde émotion le décès de Sa Sainteté Pie XII.En cette triste circonstance nous prions Votre Éminence de trouver ici l'expression de nos sincères condoléances et la part que nous prenons dans le deuil cruel qui frappe non seulement la chrétienté, mais Vhumanité tout entière pour laquelle Sa Sainteté s\u2019est tant dépensée afin que régnent la paix et l\u2019entente entre les peuples.\u2014 MOHAMMED V.Les rois de l\u2019Europe du Nord, les princes de l\u2019Inde, les présidents des républiques américaines, le grand rabbin d\u2019Israël, l\u2019empereur Hirohito, les dirigeants de cette Europe fédérale qui n\u2019est pas encore une réalité mais le sera peut-être un jour, les prétendants aux trônes des Bourbons ou de Napoléon, tous apportèrent à Pie XII le suprême hommage qu\u2019on réserve aux très grands chefs spirituels.Les délégations de 53 pays assistèrent aux funérailles.L\u2019Église protestante épiscopalienne des États-Unis, réunie à l\u2019occasion de sa 59e assemblée annuelle, proclama à l\u2019unanimité que « tout le monde chrétien pleurait le pape Pie XII », et que celui-ci avait bâti un monument durable à la paix entre les hommes et les peuples.Les jeunes républiques et États autonomes d\u2019Asie et d\u2019Afrique s\u2019attendrirent devant cette tombe! Chrétiens, 326 RELATIONS païens, bouddhistes et musulmans proclamèrent à l\u2019envi que Pie XII avait été le courageux champion de la dignité humaine et de la paix entre les hommes.Ils rappelèrent quelque marque d\u2019affection particulière à leur endroit, s\u2019inclinèrent avec un pieux respect devant la dépouille de celui auquel ils devaient, en grande partie, la reconnaissance universelle de leurs droits.Devant une telle unanimité, nous ne relèverons pas une ou deux incartades qui causèrent plus de tristesse que de scandale.Il y aura toujours un ou deux « esprits forts », faibles d\u2019esprit ou simplement gaffeurs! Arrêtons-nous à une double remarque, souvent entendue à l\u2019occasion de l\u2019élection du pape Jean XXIII.Pourquoi toujours un Italien, et pourquoi un vieillard de 76 ans ?Cette inquiétude vient du fait qu\u2019on comprend mal le rôle de la papauté.A l\u2019époque où les intérêts matériels rattachés à l\u2019Église prenaient plus de relief qu\u2019aujourd\u2019hui, les nations tenaient à se faire représenter au sein du Sacré Collège; les papes faisaient droit à leurs réclamations.Il y avait, parmi les cardinaux, un parti français, un parti espagnol, un parti autrichien, etc.Les États s\u2019ingéraient dans les conclaves; les papes tenaient compte des facteurs qui avaient contribué à leur élévation.La porte s\u2019ouvrait aux abus.Il fallut freiner, prendre la direction^ opposée et tout subordonner à la mission spirituelle de l\u2019Église.Le pape se mit à choisir ses cardinaux sans consulter personne.Ceux qui avaient fait leur carrière dans les chancelleries du Saint-Siège ou dans le service diplomatique étaient presque tous des Italiens; ils avaient été recrutés largement dans le clergé local, donc italien; leur vie passée au service du Saint-Siège les avait familiarisés avec les rouages administratifs de l\u2019Église.Le pape prenait les autres cardinaux parmi les membres les plus distingués de l\u2019épiscopat catholique.Les cardinaux italiens étaient naturellement plus nombreux.On n\u2019y voyait pas grand inconvénient tant qu\u2019ils étaient des hommes surnaturels, détachés de toute passion terrestre, et on les avait choisis justement pour cette raison.L\u2019Italie n\u2019existe comme État que depuis 1870.On n\u2019a certainement pas eu à se plaindre des papes qui ont gouverné l\u2019Église depuis lors.Le mode d\u2019élire les papes se ressentit aussi de cette tendance nouvelle.On ne s\u2019occupa plus de concilier les intérêts des divers pays, en vue d\u2019une administration plus ou moins temporelle, et toute la législation actuelle tend à faire des cardinaux les très dociles instruments de Dieu en cet acte d\u2019une suprême importance, comme le P.d\u2019Apollonia l\u2019établit dans son article (p.312).L\u2019expérience d\u2019un siècle et demi prouve l\u2019excellence de ce mode d\u2019élection; nous demandons aux non-catholiques de bien vouloir partager notre confiance que le pape est vraiment choisi sous l\u2019influence de l\u2019Esprit Saint.On vient de le constater encore une fois.Comment expliquer, si ce n\u2019est par une mystérieuse action divine, cet extraordinaire sentiment de détente qui se produisit aux premiers actes de Jean XXIII?On discerna vite une force spirituelle très souple, unie à une douce et aimable simplicité, dans ce vigoureux vieillard qui avait surpris l\u2019univers et redonné la jeunesse à un monde désabusé.On fut heureux qu\u2019en ce temps, où tout le monde parle de prolétariat et de démocratie, l\u2019élu de Dieu soit de souche paysanne.Ses frères et ses sœurs conquirent l\u2019estime universelle par l\u2019indépendance de leur humilité.Tout le monde tenait à ce qu\u2019ils fussent présents au couronnement de leur frère, mais ils ne demandèrent pas à l\u2019Église de défrayer leur voyage et leur séjour à Rome.Ils connaissent la distinction entre le spirituel et le temporel, et ils y tiennent autant que le Pape.Après avoir posé avec leur frère pour une photographie de famille qui fit le tour du monde, ils retournèrent à leurs champs ou à leur usine.C\u2019était une leçon dont le monde avait besoin.DÉCEMBRE 1958 Il y en a d\u2019autres; Jean XXIII vient de nous rappeler que la paix est indissolublement liée à l\u2019obéissance.Cela aussi on l\u2019avait un peu oublié et il était bon de le rappeler.Cherchons d\u2019abord le Royaume de Dieu: Dieu fera le reste! Certains journalistes rapportèrent des réactions soviétiques.Elles furent surtout silencieuses.La Pravda s\u2019éveilla aux choses du Vatican le 29 novembre (trois semaines après la mort du Pape), et mit cet entrefilet au bout d\u2019une colonne de faits divers: Au Vatican, il a été officiellement annoncé que le 28 octobre le conclave (assemblée électorale des cardinaux) choisit pape de Rome le cardinal Angelo Roncalli, patriarche de Venise.Le nouveau pape prit le nom de Jean XXIII.C\u2019est tout, et c\u2019est assez pour que dans les villes et les solitudes sibériennes, les bagnes et les prisons, les catholiques tressaillent à la grande nouvelle.Ce qui intéressait la Pravda, en tout ce mois d\u2019octobre, c\u2019était la lutte du parti communiste italien contre « l\u2019obscurantisme clérical ».Il en fut question quatre fois, mais toujours vaguement et sans qu\u2019on nomme le pape.Le 10 octobre, pour annoncer la réunion prochaine du Comité central du parti communiste italien, avec cet « obscurantisme clérical » au premier point de l\u2019ordre du jour; le 13 octobre, une nouvelle annonce, suivie d\u2019un bref compte rendu le 16 octobre; enfin, le 19 octobre, la même Pravda cite brièvement le rapport du camarade Ercoli Togliatti à ce sujet.C\u2019est tout.Faites vos recoupements, et vous verrez que cette « lutte » ne dérangea pas l\u2019Église, n\u2019effleura pas l\u2019opinion soviétique mise alors en émoi par l\u2019affaire du Docteur Jivago; mais témoigna simplement de la méchanceté des camarades italiens.Temps nouveaux, l\u2019hebdomadaire multilingue qui coordonne la « pensée » soviétique à travers le monde ne signala pas la mort du pape, même dans ses éphémérides.Le 28 ou 29 octobre (n° 44) il consacra un éditorial à « l\u2019élection du Pape ».Il s\u2019agissait, comme au quatorzième siècle, de « politique », de « milieux réactionnaires », d\u2019hommes d\u2019État étrangers venus à Rome afin de « peser sur les délibérations du conclave ».Enfin, sans rougir, Temps nouveaux exprima l\u2019espoir que « l\u2019autorité du Saint-Siège sera utilisée non pour attiser les querelles et les dissensions, mais pour consolider la paix sur la terre et la coopération amicale entre les nations ».Quand donc l\u2019auteur de cet éditorial a-t-il vu un pape « attiser les dissensions » ?N\u2019y a-t-il aucune limite à la crédulité de Temps nouveaux?U.R.S.S.T'AFFAIRE du Docteur Jivago produisit JL/ une tempête en U.R.S.S.On ne pardonne pas à l\u2019Académie suédoise d\u2019avoir choisi un romancier non conformiste pour le prix Nobel de littérature.Depuis Gogol et Tourgeniev, Dostoievski et Tchemychevsky, Tolstoy et Gorki, ceux qui veulent connaître la Russie fréquentent les romanciers et les poètes, seuls auteurs qui peuvent se libérer un peu du conformisme policier.Les écrivains russes ont une noble tradition d\u2019indépendance intellectuelle.M.Pasternak, réclame ce droit avec une rare vigueur dans ce plaidoyer d\u2019autant plus éblouissant qu\u2019il éclate après un silence de quarante ans.Boris Pasternak naquit en 1890 à Moscou de parents artistes; il publia son premier volume de vers en 1916.Il se rallia à la révolution dans le Lieutenant Schmidt (1926), l'Année 1905 (1927), la Deuxième Naissance (1932), mais il restait en dehors du grand courant; il n\u2019est même pas nommé dans les trois manuels de littérature soviétique que j\u2019ai consultés.Il évita la grande épuration de 1946 qui écarta Ahmatova et Zoshchenko; on l\u2019estimait surtout pour ses traductions des poètes géorgiens, de Goethe, de Shakespeare.Quand l\u2019Union soviétique après la mort de Stalin se hasarda 327 à respirer/Pasternak ne put se retenir davantage et écrivit le Docteur Jivago.Il le présenta à la revue Novy Mir qui venait justement de se faire écharper pour avoir publié une tranche du roman de Dudintsev: Ce n\u2019est pas seulement du pain.Le Docteur Jivago parvint à l\u2019étranger, parut dans plusieurs langues \\ reçut le prix Nobel et l\u2019Union soviétique devint folle! Résumons l\u2019ouvrage: Ce Docteur Jivago naquit vers la fin du siècle dernier, d\u2019un père richissime ruiné par la boisson, les femmes et un avocat.La mère survécut dans la misère, et le roman s\u2019ouvre avec une émouvante description de ses funérailles religieuses.Le thème religieux revient d\u2019ailleurs à travers tout le livre, et c\u2019en est bouleversant! Jivago grandit, fait son cours de médecine, se marie, fait la guerre de 1914, survit à la révolution, la famine et la guerre civile, se réfugie dans un petit village de l\u2019Oural.Arrêté par un groupe de partisans rouges, il est séparé de sa femme qui émigre en Occident; il revient après dix-huit mois à son village sibérien où il partage la vie d\u2019une amie d\u2019enfance, elle aussi séparée de son mari.Il la laisse partir et s\u2019enfuit à Moscou où il rencontre une troisième femme qu\u2019il abandonne pour mourir dans le découragement.Ces deux liaisons sont pleines d\u2019une infinie nostalgie de fidélité conjugale, et l\u2019amour de Jivago n\u2019a rien de grossier! C\u2019est un déchirement! Il décrit la Russie avant, pendant et après la révolution d\u2019Octobre jusqu\u2019en 1922 (après cette date, il n\u2019y a que deux épilogues).Les discussions et les discours sont beaucoup moins longs que chez Dostoievsky; les héros du livre expriment les points de vue les plus divers.Tant qu\u2019on aura pas le livre dans l\u2019édition originale, il sera difficile d\u2019en apprécier la valeur littéraire.Il y a de délicieuses descriptions de la forêt russe; les analyses psychologiques sont profondément intuitives.L\u2019ouvrage est très profond; on suit mieux l\u2019évolution des caractères que les événements qui en sont le cadre.Mais pourquoi chez les Soviets une telle tempête ?Le seul personnage pour lequel l\u2019auteur a un dédain à peu près total, c\u2019est l\u2019avocat Komarovski, qui incarne tout ce que le régime capitaliste avait d\u2019odieux.Ici, la réprobation est absolue.Jivago, Lara et Pasha Antipov, trois héros principaux, sont tous trois victimes de cet homme dont l\u2019horreur est suggérée plutôt que décrite.Le dernier épisode du livre, celui de Tanya, évoque le pire méfait du bonhomme qui, pourtant, était plus insignifiant que pervers.Pasternak le revêtit de toutes les tares du capitalisme; il trouva pourtant le moyen de lui faire faire une ou deux bonnes actions.Notre auteur, et il est bien russe en cela, déborde de « philanthropie » dans le beau sens grec et chrétien du terme.Tous les autres personnages du livre, même les moins intéressants, lui inspireront de l\u2019admiration, de la pitié, de la sympathie un peu amusée; il ne méprise que Komarovsky, et même pas complètement.Jivago ressentit l\u2019exaltation de la révolution: Quelle magnifique chirurgie! vous prenez un bistouri et coupez toutes les purulences.Simplement, franchement, vous prenez le vieux monstre d\u2019injustice devant lequel les siècles, en tremblant, s\u2019étaient prosternés, et vous le condamnez au poteau.(P.177.) La révolution de 1905 avait été peut-être plus belle, moins brutale; voyez comme il chante celle de 1917: Toute la Russie est en marche.Les étoiles et les arbres se rencontrent et discutent; les fleurs causent de philosophie pendant la nuit et les maisons de pierre tiennent des assemblées.C\u2019est comme dans l\u2019Évangile.(P.136.) 1.Nous nous servons de la traduction anglaise par Max Hayward et Manya Harari, publiée chez Collins and Harvill Press, London, 1958, sous le titre Doctor Zhivago.Peut-être pas tout à fait! C\u2019est plutôt comme à l\u2019aurore de la Russie; car alors, dans les bylines et le chant d\u2019Igor, toute la nature chantait.Le passage suivant semble révéler le mystère du livre: On pourrait dire que tout le monde vécut deux révolutions: la sienne, personnelle, et la révolution de tout le monde.On dirait que le socialisme est la mer, et que tous ces fleuves, toutes ces révolutions privées s\u2019y jettent, dans la mer de la vie, dans la vie en elle-même.(P.136.) Le socialisme-vie! Ni Marx, ni Lenin n\u2019avaient osé dire chose si bouleversante Pasternak dut bientôt déchanter.La première désillusion paraît avec Kostoyed-Amursky, un vieux révolutionnaire qui après avoir traîné dans tous les bagnes de l\u2019ancien régime découvrait ceux du nouveau (p.199).Le paysan vient d\u2019apprendre qu\u2019il a échangé l\u2019oppression de l\u2019État tsariste pour le joug nouveau, beaucoup plus dur, du super-État révolutionnaire.(P.202.) Nous retrouverons ce Kostoyed-Amursky après son lavage de cerveau, devenu communiste orthodoxe, commissaire, agent plus ou moins secret, mais toujours un peu sympathique.A mesure que le roman avance, l\u2019écart devient intolérable entre la « révolution personnelle » et le « socialisme-vie », qui écrase l\u2019individu.Pasternak, fidèle pendant quarante ans à écouter la « musique intérieure » des siècles, croit de toute son âme « à la force irrésistible de la vérité désarmée » ; comment peut-il se dépouiller de son esprit libre pour une forme grégaire de pensée ?Ce n\u2019est que dans les mauvais romans que les hommes se partagent en deux clans et s\u2019excluent.La vie mélange tout le monde.Ne pensez-vous pas qu\u2019il faudrait être une nullité désespérée pour jouer le même rôle toute la vie, n\u2019avoir qu\u2019une seule place dans la société, toujours dire la même chose?(P.270.) C\u2019est là, justement, un des aspects les plus horribles de l\u2019enfer où les êtres humains sont réduits au rôle de masse, de masse damnée! De toute son âme exaspérée, Jivago proteste contre cette invasion de son âme: Pour l\u2019amour du ciel, comprenez donc une fois pour toutes que je m\u2019en moque! \u2014 « Jupiter », et « Tenez-vous tranquille », et « Qui dit A doit dire B » et « Le Maure a fait son travail, le Maure peut disparaître », tous ces clichés, toutes ces vulgarités me fatiguent! Je dirai A, mais vous ne me ferez pas dire B.J\u2019admets que vous êtes les libérateurs de la Russie, ses éclatantes lumières, que sans vous elle était submergée dans la misère et l\u2019ignorance; il reste que vous me tannez, je ne vous aime pas, vous pouvez tous aller chez le diable.(P.306.) C\u2019est précisément ce que les philistins de Novy Mir n\u2019ont pas compris *.Pour eux, c\u2019était simple.Le monde est partagé en deux camps: le capitaliste qui pense comme ci; le communiste qui pense comme ça.Au début, Jivago était du bon bord.Il ne pouvait changer sans trahison.Pasternak est donc un Judas.Sa volte-face paraît dès la page 302 quand Jivago tira sur un blanc, le blessa, le guérit, le laissa repartir chez les blancs.Ces pauvres critiques ne se rendent pas compte qu\u2019ils raisonnent comme des cerveaux collectivement lavés et repeints, comme Kostoyed-Amursky ou encore comme Dudorov et Gordon, deux amis de Jivago qui revinrent du camp de concentration GULAG 92 N.Y.90 répéter les slogans qu\u2019on leur avait imprimés dans les méninges: Les platitudes édifiantes de Dudorov étaient dans le style courant.C\u2019était justement leur correcte, transparente dévotion qui le rendait fou.(P.431.) 2.La critique de Novy Mir parut en octobre 1958, mais avec la date de t septembre 1956 ».J\u2019ai sous les yeux Novy Mir d'octobre 1956, qui contient une belle poésie de notre Pasternak (p.18).Y a-t-il erreur de date, quelque part?Ou le texte de « septembre 1956 » fut-il rajeuni pour être adapté aux circonstances nouvelles ?Autre énigme enveloppée dans un mystère! 328 RELATIONS Et quand le troupeau officiel infligeait des sanctions, Pasternak songeait aux « Bourbons de la commissarocratie » (p.321).Je n\u2019ai pas trouvé de mesquinerie dans la vie de Jivago.Sa vie conjugale n\u2019est pas ce qu\u2019elle devrait être; il le sait.Il respecte les femmes dont il partage la vie et ne se permet pas de vulgarité à leur endroit.Un grand courant religieux enveloppe cette solitude.Les pages où Sima Tuntseva médite sur la naissance virginale de Jésus sont d\u2019une rare beauté: Quelque chose avait changé dans l\u2019histoire du monde.Rome arrivait à sa fin.Le règne des nombres avait fini.Le devoir, imposé par la force armée, de vivre à l\u2019unanimité comme peuple et comme nation, fut aboli.Chefs et nations appartinrent au passé.Ils furent remplacés par la doctrine de la personne et de la liberté.L\u2019histoire d\u2019une vie humaine devint l\u2019histoire de la vie de Dieu et remplit l\u2019univers.(P.371.) M.-H.LELONG, O.P.: La Bonne Nouvelle aux pauvres.Coll.« Homélies et catéchèses ».\u2014 Paris (29, boul.de Latour-Maubourg), Éditions du Cerf, 1958, 256 pp., 18.5 cm.CE RECUEIL de sermons radiodiffusés fait réfléchir sur l\u2019évangile de vingt et un dimanches, sur Noël, les Rois et l\u2019Assomption; une dernière homélie, prononcée à l\u2019occasion de la fête de sainte Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus, s\u2019adresse aux détenus de la prison de Melun.Par une analyse attentive des scènes évangéliques, l\u2019A.nous conduit parfois à des interprétations révélatrices de leur sens profond.Il présente l\u2019Évangile dans sa pureté: il ne voile pas ses exigences, ni n\u2019enclôt sa doctrine dans des sévérités pharisaïques.C\u2019est vraiment aux pauvres du Royaume qu\u2019il parle: il devient éloquent devant la misère de l\u2019âme ou l\u2019infirmité corporelle, quand il prêche la charité soit entre les nations, soit entre les membres de communautés plus restreintes.Le mystère de Cana consolera les tempérants, à la manière de Jésus, et fortifiera les abstinents, car l\u2019A.les appuie.Le ton communicatif, le recours aux souvenirs de voyages ajoutent un surcroît de vie et d\u2019intérêt à un texte très soigné.Lucien Éthier.Collège Jean-de-Brébeuf, Montréal.Béatrice Clément: Prophète du Très-Haut.Illustrations de Gui Laflamme.\u2014 Montréal (3745, chemin de la Reine-Marie), L\u2019Atelier, 1958, 148 pp., 19.5 cm.Prix: $1.CETTE VIE du Précurseur de Jésus ne manquera pas de plaire.Reconstitution dramatique plus que biographie romancée, elle respecte les données bibliques.Géographie, mœurs, personnages, vocabulaire, tout fleure bon la Palestine, non seulement parce que l\u2019A.« a transcrit en hébreu, araméen ou grec » la plupart des noms propres, mais aussi parce que le dialogue reproduit très souvent le texte même de l\u2019Écriture et qu\u2019une érudition sûre a vérifié les moindres détails.L\u2019imagination a créé deux personnages très vivants: Sarah et son frère Joël, amis de Jean-Baptiste.L\u2019amitié de Joël (gamin maraudeur, puis détrousseur de caravanes, enfin disciple de Jean et de Jésus) s\u2019exprime à travers des aventures inattendues; celle de Sarah est une touchante histoire traitée avec tact.L\u2019évocation de l\u2019enfance du Baptiste, qu\u2019embaume la brève présence de la Vierge auprès d\u2019Élisabeth, permet à l\u2019A.de brosser du milieu palestinien un tableau coloré.Séjour chez les Essêniens, prédi- DÉCEMBRE 1958 Il faudrait tout citer.Et combien on aimerait lire les poésies religieuses de Jivago dans l\u2019original russe! Il y a trois quarts de siècle, Vladimir Soloviev s\u2019unit à l\u2019Église catholique, resta en Russie, pour y rendre son témoignage, vécut et mourut dans une déchirante solitude, en attendant la joie du dernier jugement! Pasternak reste lui aussi en Russie, car sa vive lumière doit briller dans la nuit rouge, là où Dieu l\u2019a suscitée.Il a peut-être encore beaucoup de chemin à faire avant de découvrir la vie du Christ mystique.La grande beauté de son œuvre impose le respect.Laissons l\u2019auteur à sa courageuse solitude.Le traîner dans la boue ou la poussière de mesquines querelles politiques, surtout locales, serait affreux! Pasternak appartient à la Russie, où il a découvert le Christ, à la race juive dont il est une gloire très pure, puis à l\u2019humanité, à laquelle il apporte une radieuse espérance.cation, emprisonnement et mort du prophète revivent sous nos yeux de façon précise et juste.Rien à désirer, non plus, quant à la vraisemblance de son caractère: impétuosité naturelle et endurance (acquise à jouer avec ce diable de Joël), intransigeance et humilité.Parmi les mieux réussis, outre les premiers chapitres qui chantent comme des psaumes, il faut signaler les passages qui dramatisent dans l\u2019âme de Joël le conflit des disciples de Jean avec ceux de Jésus, les mots aussi qui traduisent l\u2019attitude magnanime de Jean à cette occasion: « Mon cœur saigne, dit-il à Joël, furieux de l\u2019abandon du Précurseur par ses disciples, mais mon âme exulte.Tu vois devant toi le plus heureux des hommes.» Les dessins, nombreux, illustrent bien le texte.Voilà un ouvrage que doivent lire jeunes et adultes de chez nous, et que l\u2019Acelf a bien fait de couronner : concours « Littérature de jeunesse», 1958.Joseph d\u2019Anjou.Robert Tatry: Claude Debussy.Illustrations de Jacques Ravel.\u2014 Collection « Nos amis les musiciens.» \u2014 Lyon, E.I.S.E., 1957, 80 pp., 18.5 cm.VOICI UNE VIE courte et vivante de ce musicien à la sensibilité si délicate et si française qui transmit son message à l\u2019orchestre, au violon, à la flûte, mais surtout au piano.Sans oublier ce chef-d\u2019œuvre exquis Pelléas et Mélisande qui a fait son tour du monde et enchanté les auditoires les plus divers.Le livre de l\u2019A.n\u2019est pas un savant exposé émaillé de références scientifiques.C\u2019est une alerte conversation piquée d\u2019humour et qui nous fait connaître par l\u2019intérieur l\u2019existence de Claude Debussy.Nous le voyons tour à tour au Conservatoire, à la Villa Médicis à Rome, puis, de retour dans son cher Paris.Pas de longues analyses des œuvres, mais des traits d\u2019une touche sûre et qui disent exactement ce qu\u2019il faut.Une œuvre agréable qui introduit bien au génie de celui que d\u2019Annunzio avait baptisé « Claude de France ».Jean-Paul Labelle.Jacques Durand: Le Cinéma et son public.Préfaces de Jacques Flaud et de Robert Goetz.Coll.« Recherches économiques ».\u2014 Paris (22, rue Soufflot), Recueil Sirey, 1958, 234 pp., 22.5 cm.Prix: 2,400 fr.T\u2019ÉTENDUE et la technicité de cette étude appelleraient mieux ¦*-* qu\u2019un bref compte rendu.A l'A.rien n\u2019échappe de ce qui concerne le cinéma, même s\u2019il restreint son enquête à la fréquentation des salles obscures.Documentation aussi vaste et diverse qu\u2019habilement maniée; souci de la validité et de la variété des méthodes employées: il les crible et les vérifie les unes par les autres; soin d\u2019examiner tous les angles de son sujet; recours constant aux graphiques et figures statistiques; mesure et nuance des conclusions tirées; enfin, style clair et simple: voilà les mérites de cet exposé, que les éducateurs auront profit à lire comme les exploitants du septième art.L\u2019austère et patient travail de l\u2019A.révèle à quoi tient la fréquentation cinématographique; comment l\u2019affluence évolue selon l\u2019état d\u2019urbanisation et de prospérité d\u2019un pays ou d\u2019une région (ire partie, ch.3, 4), selon les saisons (i, ch.5), selon l\u2019âge et le sexe des spectateurs et selon le revenu de chaque classe sociale (i, ch.6), enfin selon le genre des films et les pressions exercées sur le public (il® partie).Au 329 point de vue économique, il explique le caractère propre des relations de l\u2019offre et de la demande quand il s\u2019agit du cinéma (p.8); au point de vue éducatif et moral, il évoque le problème que posent la présence massive des jeunes (111-112, 125), des pauvres (118-120) dans les théâtres et la nécessité pour les producteurs de lancer des films rentables auprès d\u2019un auditoire en majorité adolescent.On y indique encore l\u2019influence qu\u2019exercent l\u2019un sur l\u2019autre cinéma, radio, télévision (93-96); la baisse de la fréquentation cinématographique aux États-Unis, en Angleterre, en France, au Canada (où il se « consomme » proportionnellement plus de films qu\u2019aux États-Unis, p.72), son progrès en Italie, ses chances de regain en France (112) et ailleurs (193); enfin la nécessité d\u2019une censure (188).Le premier souci de l\u2019A.n\u2019est pas, ici, moral; mais son ouvrage offre aux adultes chargés d\u2019influencer les jeunes tout ce qu\u2019il faut pour réfléchir sur leur responsabilité (166-167) et prévoir les moyens de s\u2019en acquitter dignement.Joseph d\u2019Anjou.Henri Joubrel: Mauvais Garçons de bonnes familles.Causes, effets, remèdes de Vinadaptation des jeunes à la société.Préface d\u2019André Le Gall.Coll.« L\u2019enfant et la vie ».\u2014 Paris (13, Quai de Conti), Fernand Aubier, 1957, 254 pp., 19 cm.Prix: 750 fr.UTILES aux lecteurs français, les détails qu\u2019offre l\u2019A.sur l\u2019organisation de la lutte contre la délinquance dans son pays et sur les services d\u2019hygiène préventive qui y fonctionnent.Mais la partie théorique déçoit.Après avoir analysé brièvement les causes « primaires » de la délinquance (facteurs biologiques et psychiques) et les causes « secondaires » (contexte social, logements exigus, lectures malsaines, cinéma et télévision, mauvais entraînements, erreurs et carences éducatives), l\u2019A.présente treize « cas » dont l\u2019étiologie révèle l\u2019influence prépondérante des « carences éducatives », ce qui semble contredire les réflexions précédentes.Pire qu\u2019une lacune ou une contradiction, il y a l\u2019affirmation scandaleuse de l\u2019innocuité de la masturbation dite « modérée » (p.151).Physiquement, c\u2019est vrai; mais le problème est psychologique, et le bobard que soutient ici l\u2019A., indémontrable en psychologie, insulte de plus à l\u2019expérience, à la raison et à la grâce, comme peut le constater le prêtre engagé dans le ministère intime des âmes.L\u2019ouvrage de Joubrel a, cependant, le mérite de suggérer la fausseté de son sous-titre: car ce ne sont pas les jeunes qui sont inadaptés à la société, c\u2019est la société qui avilit les jeunes au lieu de les élever.Il est urgent que sociologues et psychologues le reconnaissent: pour traiter convenablement le problème de la délinquance larvée ou violente des adolescents, il faut, avec une psychologie approfondie de la vocation masculine (et féminine), une théologie de la sexualité.Joseph d\u2019Anjou.Xavier GRALL: James Dean et notre jeunesse.Coll.« Tout le monde en parle ».\u2014 Paris (27, bouf.de Latour-Maubourg), éditions du Cerf, 1958, 107 pp., 18 cm.Prix: 300 fr.UN JEUNE journaliste français réfléchit sur le destin et l'influence posthume d\u2019un jeune Américain qui, mort à vingt-quatre ans au volant de sa voiture filant à cent milles à l\u2019heure, est devenu, par sa vie et ses rôles, le symbole d\u2019une large portion de la jeunesse actuelle.Orphelin de mère à huit ans, peu intime avec son père, écolier intelligent mais fantasque, fermier rêveur et poète, avec ça beau et fort comme un Apollon, James Byron Dean (quel présage en pareil nom!) devait envahir un jour l\u2019écran du cinéma.Trois films, A Vest d\u2019Eden, surtout la Fureur de vivre, puis Géant, qui « collent étonnamment à sa personnalité » (p.22), consacrent son talent d'acteur et créent son mythe.« Ange déchu qui cherche avec frénésie l\u2019état de grâce » (38), le protagoniste de la Fureur de vivre personnifie la génération des jeunes qui, partis « désespérément à la conquête des valeurs éternelles », voudraient « leur voir un autre visage que celui que leurs parents ont maquillé et, parfois même, souillé » (36).Beaucoup mieux que les personnages de Fr.Sagan, il a incarné « le drame » de « notre jeunesse »: il a connu le déracinement et la solitude spirituelle de la ville (54), la dégradation de la famille et l\u2019inauthenticité de la vie adulte, surtout en amour (61-66, 73), il a éprouvé violemment le goût du risque par lequel les jeunes repoussent l\u2019obsession moderne de la sécurité et veulent maladroitement se montrer responsables (56-61).Mais il a plus 330 encore séduit les adolescents: inquiets, grégaires, impatients, passionnés d\u2019absolu, ils ont vu en lui leur idole, d\u2019autant que sa vie fut une réussite prodigieuse et qu\u2019il est mort en pleine gloire (ch.iv).L\u2019A.termine sa forte étude par un parallèle entre Dean et Rimbaud; et il invite les adolescents à étancher leur soif de pureté aux eaux de la fontaine de Samarie (102).Quant aux adultes, parents, éducateurs, législateurs, il les presse « d\u2019abattre leurs cartes, leurs atouts, s\u2019ils en ont » (104).Livre-choc, qui révèle un auteur sérieux, et qu\u2019on doit lire avec le même esprit généreux qui lui confère sa valeur et son accent.Joseph d\u2019Anjou.Pierre MÉROU et Pierre Forget: Les Sept Samouraï.Coll, Cine-color ».\u2014 Paris (5, rue Bayard), Bonne Presse, 1958.38 pp., 30 cm.CCÈNES de la vie japonaise.Présenté es sous forme de bandes ^ illustrées en couleurs, elles forment un album complet mettant les jeunes en contact avec un monde pittoresque où l\u2019aventure humaine ne manque pas.R.A.Paule D A velu Y: L'Été enchanté.Roman.\u2014 Montréal (3745, chemin de la Reine-Marie), L\u2019Atelier, 1958, 146 pp., 19.5 cm.Prix: $1.Ouvrage couronné par l\u2019Acelf: concours «Littérature de jeunesse », 1958.T A PROMESSE contenue dans les Guinois et Chérie Martin, ¦*-' l\u2019A.la comble par l'Été enchanté: composition, psychologie, style, tout révèle la maîtrise de la maturité littéraire.Rosanne, Montréalaise dont la mère, veuve et besogneuse, a de nombreuses sœurs établies au Témiscamingue, passe des vacances heureuses chez ses tantes, en compagnie de sa cousine Colette, sa « petite sœur d\u2019été ».Les deux inséparables ont quatorze ans au début, seize à la fin du récit.Unies dans leurs ébats d\u2019adolescence, même dans leur premier flirt avec Moïse le paysan, elles deviennent rivales d\u2019amour à cause d\u2019Yves, « le beau toubib », aussi volage qu\u2019habile au jeu et dévoué auprès de sa clientèle.Pour Rosanne, l\u2019été sera enchanté par la ferveur d\u2019un amour éphémère mais vrai dans son cœur d\u2019adolescente, jusqu\u2019à ce que le jeune docteur cède aux charmes trop offerts d\u2019Eve l\u2019Américaine, autre cousine de Rosanne et de Colette.Celles-ci se rapprochent alors, « sœurs de larmes », et mûrissent par cette aventure, Rosanne profitant de la splendide leçon que sa grand-maman, pionnière du Nord québécois, tire pour elle du livre de Job.Vérité, telle est la qualité dominante de ce poème dramatique, à cent coudées au-dessus des sophistications saganesques.L\u2019adolescente vraie, c\u2019est Rosanne: imprudente et chaste, pieuse et désinvolte, reconnaissante (quand elle réfléchit) et ingrate (quand l\u2019envahit l\u2019ivresse du bonheur présent), idéaliste et sentimentale, mais capable d\u2019accepter le réel quotidien.Et de quelle voix vibrante et pure chante ici la nature canadienne! Routes des Laurentides, lacs et plages, paysages et maisons, rites et incidents de la vie rurale, bref, Ville-Marie et son activité estivale occupent une place émouvante dans ce roman, qui réjouira les jeunes et procure aux adultes, avec la chance d\u2019exquis souvenirs, l\u2019occasion d\u2019aider les adolescentes à mieux connaître et diriger leur cœur.Joseph d\u2019Anjou.Maria DE Crisenoy: Les Sœurs Tchou Ki-Lang.- L.-N.La-VOLLE: Habib Ullah et ses 40 voleurs.- Pierre Saint-DeniS: Les Frères du Croissant noir.- François BéRISAL: A l'assaut de la face nord.Coll.« Belle humeur ».\u2014 Bruges (22, Quai au Bois), Desclée de Brouwer, 1958, 154 pp., 19 cm.Prix: 48 fr.b.IA COLLECTION « Belle humeur » nous conduit, avec ces J quatre nouveaux romans, dans quatre pays différents: en Chine avec les Sœurs Tchou Ki-Lang: aventures de quatre petites Chinoises dans une société en pleine effervescence; en Afghanistan avec Habib Ullah et ses 40 voleurs: le thème de la révolution y ressemble étrangement aux récents événements d\u2019Irak; au Maroc avec les Frères du Croissant noir: évocation de l\u2019Afrique mystérieuse et clandestine; en Suisse avec A l\u2019assaut de la face nord dramatique et passionnante escalade du mont Moro par deux jeunes alpinistes.Ouvrages sains et bien écrits, à recommander aux jeunes de 12 à 16 ans.R.A.RELATIONS NOTES BIBLIOGRAPHIQUES Nouveautés pour la jeunesse Collection « Farandole » Lucienne Erville et Marcel Marlier: Follet, le petit chat.- Gilbert De-LAHAYE et Claire BinST: Le Petit Garagiste.-Robert Marsia et Gilbert De-LAHAYE: Imok, le petit esquimau.-Gilbert Delahaye et Marcel Marlier: Martine à la foire.\u2014 Tournai, Cas-terman, 1958, chacun 20 pp., 26 cm.Ces albums illustrés de délicieuses aquarelles feront la joie des enfants qui commencent à lire.Un texte simple et naïf à leur portée leur fera partager la joie du petit chat Follet, les chasses du petit esquimau Imok, les plaisirs de Martine, et le travail du petit garagiste.Collection « Petzi » Vilh.HANSEN: Petzi et son grand bateau.Petzi et la baleine.Petzi découvre un trésor.\u2014 Tournai, Caster-man, 1958, chacun 32 pp., 28 cm.Pour les jeunes enfants encore, une nouvelle collection d\u2019albums à bandes illustrées et coloriées, mettant en vedette l\u2019ourson Petzi dans un voyage autour du monde avec ses amis, le pélican Riki et le pingouin Pingo.Petzi est originaire des pays Scandinaves où, paraît-il, il connaît déjà une vogue sensationnelle.Collection « Hergé » HergÉ: Coke en stock.\u2014 Tournai, Cas-terman, 1958, 62 pp., 30.5 cm.Un nouveau « Tintin » est toujours un événement dans le monde des enfants.Il suffit de dire ici que ce dix-huitième album des aventures de Tintin et de Milou enchantera les jeunes et procurera un agréable délassement aux plus vieux.Collection « L\u2019âge d\u2019or » Pierre Servais et Simonne Baudoin: Le roman de Renard.\u2014 Tournai, Caster-man, 1958, 32 pp., 30.5 cm.Un grand album orné à chaque page d\u2019une riche aquarelle et racontant les ruses de maître Renard au royaume des animaux « au temps où les bêtes parlaient ».Collection « Plaisir des contes » Marcelle Vérité: Contes des étoiles.-Yvonne ESCOULA: Le Petit Homard.-Paul GUTH: Moustique et le marchand de sable.\u2014 Tournai, Caster-man, 1958, 40 pp., 32.5 cm.Grands albums de luxe magnifiquement illustrés où il y a fête pour les yeux aussi bien que pour l\u2019imagination; les contes sont d\u2019auteurs contemporains réputés.Collection « Encyclopédies Casterman » Tony BURNAND: Le Gibier et la chasse.\u2014 Tournai, Casterman, 1958, 88 pp., 33 cm.Un autre grand album de luxe où l\u2019amateur trouvera tout ce qu\u2019il doit savoir pour pratiquer correctement les divers modes de chasse, connaître les gibiers de la plaine, de la forêt et du marais, sans oublier les bons principes de tir.Collection « Le rameau vert » Henri Vignes: Le Pirate au grand cœur.- Georges ChaULET: Les 4 as font du cinéma.\u2014 Tournai, Casterman, 1958, 192 et 182 pp., 19 cm.Deux nouveaux romans d\u2019aventures d\u2019une collection qui en comptent déjà de très beaux.Collection « Mistral » Adolphe THIERS: Napoléon à Sainte-Hélène.- George SAND: Les Ailes de courage.\u2014 Tournai, Casterman, 1958, 110 et 108 pp., 19 cm.La collection « Mistral » est consacrée aux textes de grands écrivains que les enfants peuvent lire avec facilité et sûreté.Pour être bien compris, le premier \u2014 celui de Thiers \u2014 demande certaines connaissances historiques; quant au deuxième, tout le monde peut le lire et le comprendre; c'est un délicieux récit aussi captivant que n\u2019importe quel conte de fée.18* année Montréal 1958 TABLES DE L\u2019ANNÉE 1958 (Numéros 205-216) I.-AUTEURS D\u2019ARTICLES Angers, P.- A la veille de deux conférences sur l\u2019éducation: 33.Archambault, J.-P.- Le cinquantenaire de l Action catholique 30.-\tNos hommes d\u2019affaires couronnent leur études (cours de perfectionnement en administration) : 214.Arès, R.- La conférence fédérale-provinciale de novembre 1957: 2.-\tLe problème de la justice sociale: 31.-\tIndividualisme libéral et justice sociale: 115.-\tSocialisme et justice sociale\u2014 I: 227.-\tSocialisme et justice sociale \u2014 II: 260.-\tLa déclaration canadienne des droits de l\u2019homme: 291.Beaubien, I.-Religions en Angléterre: 5.Blanchet, J.- La lutte professionnelle: une farce: 120.Cousineau, J.- Que fera la C.T.C.C.?: 231.DÉCEMBRE 1958 -\tRéflexions vers l\u2019avenir.En marge de la Grève de l'amiante : 264.-\tLa censure des films: 320.d\u2019Anjou, J.- L\u2019amour au cinéma: 16.-\tIl n\u2019y a pas de malentendu: 39.-\tDu refus et de l\u2019invocation: 61.-\tLimites morales de la psychothérapie: 156.-\tAu service du français: 293.-\tLes effets du cinéma: 316.d\u2019Apollonia, L.- Le diplomate et le jésuite: 8.-\tLa divine symphonie de l\u2019univers: 36.-\tImage de Dieu (l\u2019homme) : 59.-\tFace aux techniques: 95.-L\u2019Amérique de Jacques Maritain: 171.-\tNote sur Pierre Teilhard de Chardin, S.J.: 206.-\tLa liberté religieuse, fondement de la paix: 229.-\tLe credo de Nehrou: 258.-Pie XII, Pape: 282.-\tRéflexions autour du conclave: 312.d\u2019Auteuil, G.-H.-De Diogène à Épicure: 19.-\tPlace aux amateurs: 75.-\tSur trois spectacles: 102.-Théâtre universitaire: 124.-\tEn attendant le printemps: 150.-Le Tartuffe aux Festivals de Montréal: 237.-\tLa scène ou le studio?271.-\tA l\u2019enseigne du Théâtre National Populaire: 297.-\tDe l\u2019ancien et du nouveau: 314.Desrochers, E.-Notre pauvreté en bibliothèques: 325.Gariépy, W.- Les ligues du Sacré-Cœur (soixante-quinzième anniversaire): 64.331 Giguère, G.-E.- Héros sans visage ou père du Canada: 1608-1908-1958 (Champlain): 177.Hébert, G.- Le règlement des conflits d\u2019intérêts: 159.Kattam, N.- Les Juifs et la langue française: 179.Lafreniêre, A.- Une Commission du Programme à la Faculté des Arts de l\u2019Université Laval: 149.Lamarche, M.- Caisse électorale.et morale: 72.-\tCas pratiques de morale électorale: 92.-\tLe plan Dozois-Croteau: 117.-\tDu gaz, ou du désintéressement en politique: 300.Larivière, F.- Les principes de la pédagogie des Jésuites: 319.Laurendeau, L.- La conférence canadienne sur l\u2019éducation: 100.Ledit, J.- Marie, Reine du travail: 128.-\tRetraites de Jeunes: 204.-\tPie XII et l\u2019Eglise du silence: 285.-\tHorizon international: 11, 46, 67, 103, 131, 151, 187, 242, 272, 326.Marcotte, M.- Autour de la gratuité scolaire: 87.-\tLes droits de l\u2019Etat dans l\u2019éducation: 145.-Les devoirs de l\u2019État dans l\u2019éducation\u2014 I: 174.-Les devoirs de l\u2019État dans l\u2019éducation \u2014 II: 200.Maritain, J.- Vers l\u2019humanisation du régime économique: 255.Martineau, J.- L\u2019activité des sociologues catholiques aux États-Unis: 40.Op de Coul, F.- Le régime scolaire aux Pays-Bas: 212.-\tLe financement de l\u2019enseignement primaire aux Pays- Bas: 234.-\tLe financement de l\u2019enseignement secondaire aux Pays-Bas: 299.Paquin, J.- Automobilistes et responsabilité morale: 142.UN CADEAU ÉLÉGANT ET DE BON GOÛT B cognac La Grande Marque -\tLa suggestion subliminale: 215.Plante.A.- Les octrois statutaires, une injustice ?90.-\tLe sens exact d\u2019une demande (abonnés à Relations) : 122.-\tRelations devient membre de l\u2019A.B.C.: 302.Pouliot, L.- Une source importante de notre histoire: les Relations des Jésuites : 240.Robitaille, G.- Le congrès de spiritualité de Nicolet: 269.-Pie XII, l\u2019artisan de l\u2019Année sainte: 288.Roustang, F.- Directives pontificales aux contemplatives d\u2019aujourd\u2019hui: 233.Vanier, Gén.G.- Mgr Roncalli, nonce et patriarche: II.- MATIÈRES Articles, Au fil du mois, Éditoriaux (Édit.), Commentaires (Comm.), Correspondance (Corr.), Horizon international (Hor.), Signes des Temps et Citations (Cit.) ACELF.- L\u2019\u2014 et la langue parlée (congrès), A.P.: 266.ACTION CATHOLIQUE.- V.Pape.« ACTION CATHOLIQUE (L\u2019) ».- Le cinquantenaire de 1\u2019\u2014, J.-P.A.: 30.ADMINISTRATION.- V.Hommes d\u2019affaires.AFRIQUE.- Assassinat de l\u2019émir Ali Chekkal (Hor.) : 67.\t' -\tLe problème de 1\u2019\u2014-, aspects social, militaire, spirituel, (Hor.): 68.-\tAttentats fellaghas (Hor.) : 273.ALCOOL.- L\u2019\u2014, la loi et la jeunesse (Édit.) : 58.ALCOOLISME.- Veut-on favoriser les abus alcooliques?(Édit.): 85.-\tV.Paroles épiscopales.ALGÉRIE.- France et \u2014 (manifeste communiste) (Hor.) : 189.AM RIQUE LATINE.\u2014 Visite de M.et Mme Nixon (Hor.) : 187.AM RIQUE.- L\u2019\u2014 de Jacques Maritain, L.d\u2019A.: 171.AMIANTE.- Réflexions vers l\u2019avenir en marge de la Grève de l\u2019amiante, J.C.: 264.ANCIEN.-De 1\u2019\u2014 et du nouveau, G.-H.d\u2019A.): 314.ANGLETERRE.- Religions en \u2014, I.Beaubien: 5.-\t« Welfare Economies » (assurance-santé et gratuité scolaire), R.A.: 108.ANNÉE NOUVELLE.- Prière pour 1\u2019\u2014, (Édit.): 1.ARABES.- Pays \u2014, (Hor.) : 103.ARTISANAT.- V.Pape.ASIE.- V.Diplomate.ASSURANCE-HOSPITALISATION.- Le Québec et 1\u2019\u2014, (Édit.): 225.ASSURANCE-SANTÉ.- V.Angleterre.AUTOMOBILISTES.-et responsabilité morale, J.Paquin: 142.-\tV.Pape.BAGDAD.- La révolution de \u2014, (Hor.) : 242.BALTIMORE.- Cent cinquante ans plus tard (érection en évêché;, L.d\u2019A.: 130.BIBLIOTHÈQUE.- Notre pauvreté en \u2014, E.Desrochers: 325.BOLIVIE.- Misson nationale en \u2014, J.L.: 323.BOURSIERS.- Geste gouvernemental à approuver (réclamation du gouvernement provincial), (Édit.): CAIRE.- La conférence du \u2014, (Hor.) : 48.CANADA FRANÇAIS.- Le Canada français à l\u2019étranger (vu du Japon), (Corr.): 181.CANADA.- Les relations canado-amêricaines, (Édit.): 199.CAPITALISME.\u2014 V.Communisme.CBFT.- Opinions décevantes à \u2014, J.d\u2019A.: 45.-\tQugnd \u2014 s\u2019en donne la peine (la Semaine sainte), (Édit.): 114.\t' -\tLe ciné-club de 1958 à \u2014, J.d\u2019A.: 296.CENSURE.-, légalité et moralité, (Édit.): 1.-\tL\u2019Épiscopat des États-Unis et le problème de la \u2014, (Comm.): 14.-La \u2014 des films, J.C.: 320.CHAMPLAIN.- Héros sans visage ou père du Canada.1608-1908-1958, G.-E.Giguère: 177.-Fidélité française et prix \u2014, A.P.: 295.CHINE.- Le rapport de M.J.Muir sur la \u2014 rouge, (Édit.) : 225.-\tBombardement de Tungting, « acte de paix », (Hor.): 272.-\tLe syndicalisme et la reconnaissance de la \u2014 rouge, (Édit.): 281.-\tL\u2019Église de \u2014 dans l\u2019épreuve, (Comm.) : 306.-\tV.Pape.CINÉMA.- L\u2019amour au \u2014, J.d\u2019A.: 16.-Les effets de \u2014, J.d\u2019A.: 316.-\tV.O.C.I.C., Censure.COEXISTENCE PACIFIQUE.- Coexistence pacifique et guerre économique, (Édit.): 170.COLLÈGE CLASSIQUES.- V.Laval, Patriotisme.COMMISSIONS SCOLAIRES.\u2014 Le congrès des \u2014 A.P.: 295.COMMUNISME.\u2014 La censure de M.John Patrick, J.L.: 21.-\tDeux réunions, deux esprits (réunion de chefs à Mos- cou), L.d\u2019A.: 45.-\tHuitième congrès syndical de Pékin, 1957, (Hor.) : 46.-Discours de Krouchtchev, 21 déc.1957, (Hor): 47.-\tCapitalisme et \u2014 (leurs relations depuis 1921), (Hor.) : 151.-V.Échanges culturels.CONCLAVE.- Réflexions autour du \u2014, L.d\u2019A.: 312.CONFLITS.- Le règlement des \u2014 d\u2019intérêts, G.Hébert: 159.CONSjEIL^DE LA VIE FRANÇAISE.\u2014 Souscrivons, CONTEMPLATIVES (religieuses).\u2014 Directives pontificales aux \u2014 d\u2019aujourd\u2019hui, F.Roustang: 233.CORPORATISME.\u2014 * Organisation professionnelle et \u2014 », R.A.: 107.CRITIQUE.- Du talent et de la vertu (à propos de Françoise Sagan), J.d\u2019A.: 20.-\tV.Morale.C.T.C.C.- Que fera la \u2014 ?J.C.: 231.-\tLucidité et paix à la \u2014, J.C.: 294.-\tV.Éducation.DÉCLARATION.- La \u2014 canadienne des droits de l\u2019homme, R.A.: 291.DIEFENBAKER.\u2014 M.\u2014 et les droits du français, R.A.: 267.DIEU.- Image de \u2014 (l\u2019homme), L.d\u2019A.: 59.DIFFUSION.- Nos prêtres et les techniques modernes de \u2014 (Comm.): 180.DIPLOMATE.- Le \u2014 et le jésuite, L.d\u2019A.: 8.DOZOIS.\u2014 Le plan Dozois-Croteau, M.Lamarche: 117.DRAPEAU.- Pour un \u2014 canadien distinctif, R.A.: 246.DUGRÉ.- Alexandre \u2014, S.J.(In memoriam), L.d\u2019A,: EATON.- La conférence de M.Cyrus \u2014, (Édit.): 58.ÉCHANGES CULTURELS.-(canadiens et sovié- tiques), (Hor.): 69.-(avec le monde communiste \u2014 principes) (Hor ) : 189.\t' ÉCOLES MIXTES.- Rome et les \u2014, J.d\u2019A.: 216.ÉDUCATION.- A la veille de deux conférences sur 1\u2019\u2014, P.Angers: 33.-La conférence provinciale sur 1\u2019\u2014, R.A.: 77.-La conférence canadienne sur 1\u2019\u2014, L.Laurendeau: 100.-\tLe mémoire des unions ouvrières sur 1\u2019\u2014 (F.T.O : C.T.C.C.), R.A.: 108.-\tL\u2019\u2014 et la politique, M.Marcotte: 162.-Les droits de l\u2019Etat dans 1\u2019\u2014, M.M.: 145.-\tLes devoirs de l\u2019État dans 1\u2019\u2014, I, II, M.M.: 174, 200.-\tPie XII et 1\u2019\u2014, M.M.: 245.-\tV.Octrois, Jésuites.EISENHOWER.- Le programme de paix d\u2019\u2014, (Édit.) : 226.ÉLECTIONS.- Caisse électorale.et morale, M.Lamarche: 72.-Cas pratiques de morale électorale, M.L.: 92.ÉLITE.- Pour nous préparer une \u2014 chrétienne.J.d\u2019A.:322.V.Retraites de Jeunes.ENSEIGNEMENT.- La révolution scolaire moderne et les devoirs des responsables de l\u2019économie privée.P.Harmel: 210.-L\u2019Église et la liberté scolaire, J.C.: 244.-\tV.Education, Instituteurs, Octrois statutaires.Pa- roles épiscopales, Pays-Bas.ÉTAT.- V.Éducation.ÉTATS-UNIS.- Exemple américain à suivre, (Édit.): 254« -\tL\u2019Épiscopat et le problème de la censure, V.Censure.-\tLes relations canado-américaines, V.Canada.-\tV.Sociologues.ÉTUDES SOCIALES.- Les Journées sacerdotales d\u2019\u2014 J.Cousineau: 184.ÉTUDIANTS.- La « grève des \u2014 universitaires », (Édit.): 86.ÉVÊQUES.- Communiqué, paroles de nos \u2014 sur les publications malsaines, (Cit.): 70, 71, 99.EXPÉRIENCE.- Étymologie de 1\u2019\u2014 humaine, J.d\u2019A.: 332 RELATIONS FAMILLE.- Pour des familles unies (croisade de la communion familiale), J.-P.A.: 22.-\tLe Pape et les \u2014 nombreuses, J.d\u2019A.: 76.-\tUn numéro de revue à lire et à méditer (Ma Pa- roisse), J.d'A.: 162.-\tV.Télévision.FÉDÉRALISME.- La conférence fédérale-provinciale de novembre 1957, R.A.: 2.-Une ère nouvelle dans les relations féderales-provin-ciales?(Édit.): 113.FEUILLES IMMORALES.- Tous contre les \u2014, (Édit.): 197.-\tV.Obscénité.FIDÉLITÉ FRANÇAISE.- (Ordre de la \u2014), A.P.: 295.FILMS.- V.Censure.FOYERS CHRÉTIENS.- Jeunes-, espoir d\u2019ave- nir, J.d'A.: 324.FRANÇAISE (Langue).- Les Juifs et la-, N.Kattam: 179.-L\u2019Acelf et la langue parlée, A.P.: 266.-\tM.Diefenbaker et les droits du français, R.A.: 267.-Langue parlée, langue écrite, J.d\u2019A.: 268.-\tPrononçons bien le son « i », J.d\u2019A.: 293.FRANCO-ONTARIENS.- Chez les \u2014 (Semaine française), A.P.: 130.-\tV.Presse.F.T.C.- V.Éducation.GAZ.- L\u2019affaire du \u2014 naturel, (Édit.) : 198.-\tDu \u2014, ou du désintéressement en politique, M.La- marche: 300.GRATUITÉ SCOLAIRE.- Autour de la \u2014, M.Marcotte: 87.-\tV.Angleterre.GUERRE.- L\u2019Église et la \u2014.V.Pape.GUERRE ÉCONOMIQUE.- V.Coexistence pacifique.HAYS-COFFIN.- Le rapport \u2014, (Édit.): 141.HÉMATOLOGIE.- V.Morale médicale.HOMME.- Image de Dieu.V.Dieu.HOMMES D\u2019AFFAIRES.- Nos \u2014 couronnent leurs études, J.-P.A.: 214.HOUDE.- Camillien \u2014, J.-P.A.: 296.IMMIGRATION.-contre nous?Al.D.: 78.-\tV.Piteux calculs.IMMORALITÉ.- V.Obscénité.INSTITUTEURS.- Le congrès des \u2014, A.P.: 218.ITALIE.- A la veille des élections italiennes, L.d\u2019A.: 129.-\tV.Prato.JEAN XXIII.- V.Pape.JÉSUITES.-Le tyrannicide, les \u2014 et M.Pierre-E.Trudeau, L.de Léry: 106.-\tLes principes de la pédagogie des \u2014, F.Larivière: 319.-\tV.Diplomate.JEUNES AUTEURS.-Le Concours des \u2014, G.-H.d\u2019A.: 186.JEUNESSE.- V.Alcool, Télévision.JOURNALISTES.- V.Obscénité, Pape (Jean XXIII).JOURNÉES SACERDOTALES.- V.Études sociales.JUIFS.- V.Française (Langue), Pape (Pie XII).JUSTICE SOCIALE.- Le problème de la \u2014, R.Arès: 31.-\tIndividualisme libéral et \u2014, R.Arès: 115.-Socialisme et \u2014 I, II, R.A.: 227, 260.KNOX (Mgr).- Mgr \u2014 ou la vérité de la charité, L.d'A.: 218.LAMBETH.- La conférence de \u2014 et la limitation des naissances, (Édit.) : 253.LAVAL.- Une Commission du Programme à la Faculté des Arts de l'Université \u2014, Mgr A.Lafrenière: 149.LECTURES.- Œillères et santé de l\u2019esprit, J.d\u2019A.: 267.LÉGER, (Car.Paul-E.).- V.Obscénité.LIBERTÉ SCOLAIRE.- L\u2019Église et la \u2014, J.C.: 244.LIGUES DU SACRÉ-CŒUR.- Les \u2014, (Soixante-quinzième anniversaire), W.Gariépy: 64.LIMITATION DES NAISSANCES.- V.Lambeth.LIMOGES (M.Richard).-Un homme d\u2019œuvres, J.-P.A.: 246.LUTTE.- La \u2014 professionnelle, une farce, J.Blanchet: 120.MALENTENDU.- Il n\u2019y a pas de \u2014, J.d\u2019A.: 39.-\tDu refus et de l\u2019invocation, J.d\u2019A.: 61.-\tPoint d\u2019orgue sur un double accord (jugement du P.Robillard, O.P.), J.d'A.: 184.MARIE.- Reine du travail.V.Travail.MARITAIN.- L\u2019Amérique de Jacques\u2014, L.d\u2019A.: 171.MATURITÉ.-masculine et féminine, (Corr.) : 185.MEXIQUE.- Élections de 1958, (Hor.) : 243.MISSION.- V.Bolivie.MISSIONS.- V.Diplomate.MODE.- Magistral discours sur la \u2014 (Pie XII), J.d\u2019A.44.-\tPitié pour les femmes ?Honte aux hommes ?(culpa- bilité des hommes), (Corr.): 44.MORALE.- L\u2019indivisibilité de la \u2014, J.d\u2019A.: 21.-\tTémoignage ?Accusation ?S.O.S.?(\u2014 des baisers), J.d\u2019A.: 108.-\tV.Élections, Psychothérapie.MORALE MÉDICALE.-, directives de Pie XII (hématologie), J.d\u2019A.: 294.MORALITÉ.- V.Censure.MORALITÉ PUBLIQUE.- Un document historique sur la \u2014, (Édit.): 85.MOSCOU.- V.Vatican.MUIR.- Le rapport de M.James \u2014 sur la Chine rouge, (Édit.) : 225.-Extrême-Orient (nouveau démenti par les faits), (Hor.): 272.« MUSIC-HALL ».- V.Refus.NASSER.- (Édit.): 199.NEHROU.-Le credo de \u2014, L.d\u2019A.: 258.NICOLET.- V.Spiritualité.OBSCÉNITÉ.- Le cardinal et les feuilles obscènes, (Édit.): 29.-\tLe cardinal Léger dénonce l\u2019immoralité, (Comm.): 42.-\tFeuilles immorales et journalistes chrétiens, (Édit.) : 57.-\tFeuilles immorales et conscience chrétienne, (Édit.) : 113.-\tDes sots, des sages et de la vertu modérée, J.d\u2019A.: 186.-\tV Paroles épiscopales.O.C.I.C.- Journées de 1\u2019\u2014, à Paris, J.C.: 217.OCTROIS STATUTAIRES.- Les \u2014, une injustice?, A.Plante: 90.-\tEncore les \u2014, A.P.: 129 OTAN.- Deux réunions, deux esprits (réunion à Paris), L.d\u2019A.: 45.PAIX.- La liberté religieuse, fondement de la \u2014, L.d\u2019A.: 229.PAPE.- Pie XII.a - Le \u2014 nous parle, (Comm.) : 22, 41, 70, 98, 126, 154, 182, 210, 250, 278.b-Le \u2014 enseigne, (Comm.): Action catholique: 98.-Travail en usine: 98.- Surpeuplement: 98.- Suicide: 126.- Esprit familial, décence dans l\u2019entreprise artisanale: 126.- Sanctification des jours de fête: 127.- Accidents de la route: 154.- Régionalisme:\t154.\t- Patriotisme:\t155.- Amour et devoir envers l\u2019Église: 155.- Laïcité de l\u2019État: 182.- La religion et l\u2019ouvrier: 182.- L\u2019Église, lumière du monde: 182.- L\u2019aide aux pays sous-développés: 183.- Les traditions à conserver: 183.-Rôle de l\u2019Église dans le monde: 183.- L\u2019Église et la guerre: 211.c - Message de Noël, L.d\u2019A.: 36.Messages au religieuses cloîtrées, R.Roustang: 233.Encyclique à l\u2019Église persécutée de Chine, (Édit.): 253.Testament de Pie XII (Comm.): 308.d - Hommage au \u2014 (Édit.) : 57.Pie XII, \u2014, L.d\u2019A.: 282.Pie XII et l\u2019Église du silence, J.L.: 285.Pie XII, l\u2019artisan de l\u2019Année sainte, G.R.: 282.Pie XII et les Juifs, L.d\u2019A.: 322.Hommages du monde (Hor.) : 326.-\tV.Éducation, Famille, Hématologie, Mode, Psycho- thérapie, Technique.Jean XXIII.-Une grande joie, (Édit.): 281.-\tTu es Petrus (Édit.): 309.-Jean XXIII et les journalistes, L.d\u2019A.: 322.-\tPemier radiomessage.: 311.-\tV.Conclave, Roncalli, U.R.S.S.95 PERSONNES SUR 100 sont mécontentes de leur sort Ce chiffre effarant ressort d\u2019une récente enquête statistique.Quelles sont les raisons de ce mécontentement général?La quasi-totalité des personnes interrogées invoque les conditions de vie, la malchance, la fatalité.Chose curieuse, personne n'incrimine ses insuffisances personnelles! C\u2019est pourtant là qu\u2019il faut chercher la clé du problème.95 personnes sur 100 pourraient être contentes de leur sort si elles savaient organiser leur vie en fonction de leurs aptitudes, si elles étaient conscientes de leurs défauts et de leurs qualités caractériels.Voulez-vous tenter vous-même une expérience qui ne vous engage à rien et qui vous convaincra ?L\u2019Institut International de Recherches Graphologiques offre gracieusement aux lecteurs de Relations une analyse psycho-graphologique de LEUR écriture.Une seule condition: hâtez-vous car cette offre est limitée.Joignez simplement $1.00 pour frais d\u2019envoi par avion.Sur demande nous ajouterons une intéressante documentation concernant les Cours de Graphologie par correspondance.I.I.R.G.(Département 16) Av.Victor-Hugo, à Boulogne-sur-Seine (France).P\tP\t\t LAVALLEE, BEDARD,\tLYONNAIS,\tGASCON & ASSOCIES \tComptables agréés\t Hector Lavallée, C.A.\t\tRomain Bédard, C.A.Roger Lyonnais, C.A.\t\tIionel Gascon, C.A.Jean Lussier, C.A.\t\tPaul-L.Noiseux, C.A.Jacques Desmarais, C.A.\t\tRené Sénécal, C.A.David Crockett, C.A.\t\tMaurice Saint-Louis, C.A.Marcel Demers, C.A.\t\tGuy Préfontaine, C.A.10 M*, rue SAINT-JACQUES\t\tTROIS-RIVIÈRES MONTRÉAL \u2014 Tel.: UN.1-6325\t\tSHERBROOKE DÉCEMBRE 1958 333 Epargnez tout en protégeant les vôtres avec un plan de ïa ü>aut)tgarbe COMPAGNIE D\u2019ASSURANCE SUR LA VIE Slig* social : Montréal fa Fondée en 1900 Entrepreneurs électriciens d'expérience disposés à résoudre vos problèmes Spécialistes dans la vente de meubles et d'appareils électriques CR.4-8341 6575, rue St-Denis, Montréal-10 YOGOURT DE LISLE LE PLUS SAIN DES LAITAGES FRAIS « L\u2019homme ne meurt, il se tue », dit-on.Il est exact que les résidus de la nutrition produisent dans l\u2019intestin des toxines qui empoisonnent lentement, continuellement.Un pot de Yogourt Delisle, pris chaque jour comme dessert, est souverain pour détruire les mauvais microbes de l\u2019intestin et donner plus de résistance à l\u2019organisme.Se consomme nature ou sucré.S\u2019harmonise bien avec les fruits frais.* * * Pour livraison à votre domicile, veuillez appeler: J.DELISLE 5275, rue Berri Tél.: CR.4-0434 PAROLES ÉPISCOPALES.- 70, 71, 99, 127, 155, 183.PATRIOTISME.- L\u2019éducation patriotique au niveau secondaire, P.L\u2019Allier: 161.PAYS-BAS.- Le régime scolaire aux \u2014, Mgr F.Op de Coul: 212.-\tLe financement de l\u2019enseignement primaire aux \u2014, Mgr F.Op de Coul: 234.-\tLe financement de l\u2019enseignement secondaire aux \u2014, Mgr F.Op de Coul: 299.PÉCHEUR PUBLIC - Qu\u2019est-ce qu\u2019un \u2014?B.Signori: 125.PETRUS (Tu es).\u2014 (Êdit.): 309.PIE XII.- V.Pape.PITEUX CALCUL.- Al.D.: 45.POLITIQUE.- L\u2019éducation et la \u2014, M.Marcotte: 162.-\tV.Gaz.POLOGNE.- Le cardinal et le komissar (alignement de Gomulka), L.d\u2019A.: 266.-Perquisition au sanctuaire de Czestochowa, (Hor.) 273.PRATO.- L\u2019affaire de \u2014, (Hor.) : 131.PRESSE.- Centenaire de la \u2014 Franco-ont., A.P.: 323.PRÊT D\u2019HONNEUR.- Aide aux étudiants, J.L.: 22.PRÊTRES.- V.Diffusion, Études sociales.PROFESSEURS.- La fin prévue d\u2019un long conflit, J.d\u2019A.: 187.PROFESSIONS.- V.Corporatisme.PSYCHOTHÉRAPIE.- Limites morales de la psychothérapie, J.d\u2019A.: 156.QUÉBEC.- V.Assurance-hospitalisation.RADIO-CANADA.- V.Pape.REFUS.- Du \u2014 et de l\u2019invocation, J.d\u2019A.: 61.RÉGIME ÉCONOMIQUE.- Vers l\u2019humanisation du régime économique, J.Maritain: 255.« RELATIONS ».-et la politique provinciale, (Corr.) : 13.-\tPour accroître le tirage de \u2014, A.P.: 163.-Le sens exact d\u2019une demande, A.P.: 122.-devient membre de l\u2019A.B.C., A.P.: 302.« RELATIONS DES JÉSUITES ».- Une source importante de notre histoire: les \u2014, L.Pouliot: 240.RETRAITES DE JEUNES.- J.Ledit: 204.-\tV.Élite.REVUE DES REVUES.-27, 55, 84, 139, 168, 195, 224, 251, 280.RONCALLI (Mgr), nonce, patriarche, Gén.G.Va-nier: 310.SAGAN (Françoise).- Point d\u2019orgue sur un double accord (Jugement de YOsservatore della Domenico), J.d\u2019A.: 184.SAINT-SIÈGE.- Mort de Pie XII, Conclave (Hor.): 326.-\tV.Conclave, Pape.SI LA FRANCE.SI L\u2019ITALIE.- (Conscience du bien commun intern.) (Édit.): 171.SOCIALISME.- V.Justice sociale.SOCIOLOGUES CATHOLIQUES.- L\u2019activité des \u2014 aux Etats-Unis, J.Martineau: 40.SPIRITUALITÉ.- Le congrès de \u2014 de Nicolet, G.Robitaille: 269.SUGGESTION SUBLIMINALE.- La \u2014, J.Paquin: 215.SURPEUPLEMENT.- V.Pape.SYNDICALISME.- Le \u2014, V.Chine.TECHNIQUES.- Face aux \u2014, L.d\u2019A.: 95.TEILHARD DE CHARDIN, S.J.-Note sur Pierre \u2014 L.d\u2019A.: 206.TÉLÉVISION.- Jeunesse et \u2014, J.-P.Labelle: 162.-\tLe code des usagers de la \u2014 (Comm.) : 238.-La \u2014 dans la vie familiale, J.d\u2019A.: 245.-\tV.CBFT, Malentendu, Refus.TRAVAIL.- Marie Reine du \u2014, J.Ledit: 128.TYRANNICIDE.- V.Jésuites.UNIVERS.- La divine symphonie de 1\u2019\u2014, L.d\u2019A.: 36.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.- Pour sauver \u2014 (Édit.): 141.U.R.S.S.- L\u2019affaire du Dr Jivago (Hor.) : 327.-\tV.Échanges culturels, Saint-Siège.VATICAN.- Moscou et le \u2014, L.d\u2019A.: 77.-\tL\u2019ambassade auprès du \u2014, (Édit.): 169.VERSAILLES.- La Semaine sociale de \u2014, J.-P.A.: 185.VILLE-MARIE.- La première école de \u2014 (Édit.): 86.III.- BIBLIOGRAPHIE A.\u2014 ANONYME ET EN COLLABORATION Anonyme (Auteur unique non identifié; auteurs multiples sans désignation collective.) Biquette (R.Arès) : 138.Panorama chrétien.Revue mensuelle illustrée (E.Ger-vais): 111.Religieuse dominicaine (Une) Frère Pierrick le revenant (B.Clément) : 49.Vedettes 1958 (Who\u2019s who) (R.Arès): 164.En collaboration (Divers auteurs sous la désignation En collaboration ou sous un nom collectif.) Cahiers de l\u2019Actualité religieuse.- La Souffrance, valeur chrétienne (P.Fortin): 81.Centre catholique des Intellectuels français.-Jacques Maritain (R.Arès): 82.-\tProblèmes de psychanalyse (J.d\u2019Anjou) : 166.-\tAutomation et avenir humain (C.East) : 304.Commission Héon.- Rapport du Comité d\u2019enquête pour la protection des agriculteurs et des consommateurs (L.Le bel): 54.Conférence des Organisations internationales catholiques.- Les Catholiques dans la vie inter -nationale (R.Arès) : 52.ÉCOLE SUPÉRIEURE D\u2019AGRICULTURE ET DE VITICULTURE d\u2019Angers.- Le Conseiller agricole, agent de la promotion paysanne (L.Lebel) : 248.-L\u2019Agriculture et l\u2019inlerprofession (L.Lebel): 248.-\tÉvolutions régionales en agriculture (L.Lebel): 248.-\tLe Crédit en agriculture, ses institutions, son avenir (L.Lebel): 248.-\tMariage et foyers terriens (L.Lebel) : 248.En collaboration.- Le célibat est-il un échec?(B.Clément): 24.-\tIntroduction à la Bible (C.Saint-Arnaud) : 80 -\tCahiers de l\u2019Académie canadienne-française (R.Arès) : 82.-Écrits du Canada français (Al.Dugré): 83.-Foi, raison et psychiatrie moderne (J.d\u2019Anjou): 166.Institut de Recherches de la Fédération libérale provinciale.- Problèmes politiques du Québec (R.Arès) : 192.Semaines sociales du Canada (section française): Influence de la presse, du cinéma, de la radio, de la télévision (C.Dontigny) : 53.Société historique franco-américaine.- Bulletin 1956 (R.Arès): 83.Union internationale d\u2019études sociales.- Code de morale politique (R.Arès) : 52.B.\u2014 AUTEURS IDENTIFIÉS Achard, A.- Une armée prisonnière (R.Arès) : 194.Aimard, G.-Les Trappeurs de l\u2019Arkansas (R.Arès): 194.Allen, P.- Tendances récentes des emplois au Canada (R.Arès): 54.Almeras, C.- Saint Paul de la Croix (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 111.Ambroise (Lafortune).- Je suis un peu fou (J.-P.Labelle) : 164.Andersen.- La Reine des glaciers (R.Arès) : 194.Arnold, F.-X.- Serviteurs de la foi (J.-P.Labelle) : 50.Arsène-Henry, Y.- Les Plus Beaux Textes sur le Saint Esprit (T.Mignault) : 247.Augustin (saint).- Confessions (J.d\u2019Anjou): 220.- Sermons sur saint Jean (J.d\u2019Anjou) : 220.Avril, A.-M.- Le Dimanche à la radio (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 50.Baillargeon, S.- Littérature canadienne-française (P.-E.Racicot): 221.Barest a, L.- Prières du jeune chrétien (R.Arès) : 138.Barsotti, D .-Parle, Seigneur (Sr M.-de-Ste-Alida) : 80.Baudoin, C.- Psychanalyse du symbole religieux (J.d\u2019Anjou): 166.Bazin, H.- Qui j\u2019ose aimer (W.Gariépy): 192.Belleney, J.- Guérisons de Lourdes (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 133.Belpaire, T.- Ascètes russes (J.Ledit): 110.Bérisal, F.-A l\u2019assaut de la face nord (R.Arès): 330.Bernard, A.- Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres (Al.Dugré) : 81.Bischof, J.E.- Soldat de Dieu (A.C.Ferreira): 191.Blanchard, P.- Jacob et l'Ange (J.d\u2019Anjou): 82.- L'Attention à Dieu selon Malebranche (J.d\u2019Anjou) : 82.Blond, L.- La Maison professe des Jésuites de la rue Saint-Antoine à Paris, 1580-1762 (R.Arès) : 135.Bloom, H.- Émeute au Transvaal (F.-P.Trudel): 304.Boll H.- La Mort de Lohengrin (F.-P.Trudel) : 305.Bombardier, J.- Sainte Marie de Nazareth (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cceur) : 247.Bordeaux, U.- Barrage spirituel (J.d\u2019Anjou): 51.Brien, A.- Dieu est là (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 50.Brien, R.- Poète de l\u2019Amour (J.Ledit): 191.Brownell, B.- The Human Community (R.Arès) : 249.334 RELATIONS Cerbelaud-Salagnac, C.- La Lettre à la mer (B.Clément): 194.-\tLe Sceau du prince Henri (B.Clément): 194.-\tSous le signe de la tortue (B.Clément): 194.Cerf aux, L.- Le Culte des souverains dans la civilisation gréco-romaine (Al.Dugré) : 109.Chabaud, M.- Le métier dont je rêve (J.-P.Labelle): 166.Chantal, NOukrabah (B.Clément): 194.Charbonneau, P.-E.- Le Plus Grand Saint après Marie (Sr M.-de-Ste-Alida) : 164.Chevrier, J.-M.- Au carrefour de la vie (J.-P.Labelle) : 166.Choquette, R.- Elise Velder (J.d\u2019Anjou): 305.Chrysostome, J.(saint).\u2014 Dialogue sur le sacerdoce (R.Arès): 303.Clair, M.- Le Voleur d\u2019images (R.Arès) : 138.Claude, R.- Frassati parmi nous (J.-P.Labelle) : 134.Clément, B.- Prophète du Très-Haut (J.d\u2019A.): 329.Colanis, A.- Cadet Rousselle.Rob Roy (R.Arès): 138.Collinet, M.- Du bolchevisme (J.Ledit) : 136.Cooper, F.- Le Dernier des Mohicans (R.Arès) : 194.Couturier, C.- Chine, où vas-tu ?(R.Renaud) : 302.Cristiani, L .-Le Vatican politique (L.d\u2019Apollonia) : 248.Croteau, A.- Sainte Marie de Guadaloupe (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 49.Daniel-Rops.- Nocturnes (B.Clément) : 50.d\u2019Assailly, G.- Savoir faire la cuisine (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cceur) : 192.D aveluy, P.- L\u2019Eté enchanté (J.d\u2019A.) : 330.Dawson, C.- Dynamics of World History (R.Toupin): 135.Dean, N.-A chacun son heure (R.Arès): 138.-\tLe Petit Sapin jamais content (R.Arès) : 138.de Balzac, H.- Eugénie Grandet (R.Arès): 194.DE CÉSPEDES, A.- Avant et après (P.Daveluy) : 223.de Corbie, G.- Le Lion et le confiseur (R.Arès) : 138.De Crisenoy, M.- Les Soeurs Tchou Ki-Lang (R.Arès): 330.de Farcy, H.-L\u2019Agriculteur à la conquête de son marché (L.Lebel) : 136.Defossa, M.-L.- Ensemble vers le Seigneur (J.-P.Labelle) : 275.Delarue, G.- Introïts (J.-P.Labelle): 24.Delpech, J.- L\u2019Âme de la Fronde (L.-B.Toupin) : 112.de Prémorol, R.- Jésus-Christ, notre guide (J.d\u2019Anjou): 110.Derc, M.- Les Choucas (R.Arès): 138.DéRY, T.- Niki ou l'histoire d\u2019un chien (J.d\u2019Anjou): 193.Dermine, L.- Les Confitures de Dame Peluche (J.d\u2019Anjou): 194.-\tRousset, le petit veau (J.d\u2019Anjou) : 194.Desmarais, M.-M.- La Clinique du coeur, I (J.-P.Labelle): 111.Desprez, F.- Hommes et cavernes (B.Clément): 191.Desrosiers, L.-P.- Les Dialogues de Marthe et de Marie (P.-E.Racicot): 81.de Toulouse-Lautrec, M.- Savoir faire la cuisine (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 192.de Vigny, A.- La Canne de jonc (R.Arès) : 194.de Wohl, L.- Mars ne veut pas la guerre (F.-P.Trudel) : 223.d\u2019Hendecourt, M.-M.- La Perfection de l\u2019amour, d\u2019après sainte Thérèse de T Enfant-Jésus (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 49.Dib, M.- Le Métier à tisser (W.Gariépy): 193.Dobraczynski, J.- Celui qui vint la nuit (J.d\u2019Anjou) : 23.Dodd, C.H .-La Bible aujourd\u2019hui (J.d\u2019Anjou): 190.Dousselin, G.- Le Règne de la paix (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 190.Drogat, N.- Economie rurale et nourriture des hommes (L.Lebel): 54.-\tL\u2019Eglise et le monde rural (L.Lebel): 302.Drouillet, J .-En pays nivernais (B.Clément): 191.D\u2019Souza, J.- Sandar Panikkar and Christian Missions (L.d\u2019Apollonia) : 9.Dumas, R.-M.- Saint Hyacinthe, apôtre du Nord (R.Arès): 219.Duméry, H .-La foi n\u2019est pas un cri (J.d\u2019Anjou) : 220.Duméry, H.- Le Problème de Dieu en philosophie de la religion (J.d\u2019Anjou) : 220.-\tRegards sur la philosophie contemporaine (J.d\u2019Anjou) : 220.Dupuy, J.- Le Sabre d\u2019Arlequin (G.-H.d\u2019Auteuil) : 222.Dupuy-Mazuel, H.- Lourdes, l\u2019Eglise et la Science (J.d\u2019Anjou) : 218.Durand, J.-Le Cinéma et son public (J.d\u2019Anjou): 329.Durand, S.-M.- Canadiens, mes amis ! (B.Clément) : 276.-\tEnseignement concentrique (Sr Ste-Th.-du-Divin- Cœur) : 276.Firkel, E.- Destin de la femme (J.d\u2019Anjou): 165.Fontugne, C.- Tout sur le cinéma et la télévision (J.-P.Labelle): 136.Ford, C.- Tout sur le cinéma et la télévision (J.-P.Labelle) : 136.Forget, P.- Les Sept Samouraï (R.Arès) : 330.Fournier, C.- Miraculée de Lourdes (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 49.Galot, J.- Marie dans VÉvangile (F.Bédard): 303.Garigue, P.- Études sur le Canada français (R.Arès): 192.Garrigou-Lagrange, B.- L\u2019Union du prêtre avec le Christ, prêtre et victime (F.Bédard) : 220.Genevois, F.- Trinité et vie chrétienne (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 163.Genevois, M.-A.- Le Mariage selon le dessein de Dieu (J.d\u2019Anjou): 51.Gêrard-Libois, J.- Ensemble vers le Seigneur (J.-P-Labelle): 275.DÉCEMBRE 1958 Gérin, E.- Le métier dont je rêve (J.-P.Labelle) : 166.Ghidini, G.M.\u2014 Hommes, cavernes et abîmes (É.Clément): 192.Giraudoux, J.- La Menteuse suivi de (sic) les Gracques (J.d\u2019Anjou) : 304.Godin, E.\u2014 Commentaire du Code de Morale pour les hôpitaux (P.-E.Racicot) : 25.Gohanne, N.- L\u2019Écueil aux diamants (R.Arès): 138.Groulx, L.- Notre grande aventure (R.Arès) : 135.Graal, X.- James Dean et notre jeunesse (J.d\u2019A.): 330.Guitton, J.- Apprendre à vivre et à penser (J.d\u2019Anjou) ; 165.- Le Cardinal Saliège (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 112.Guy, J.- # La grotte, c\u2019était mon ciel « (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 133.Hameline, J.- La Revanche de Pénélope (B.Clément): 193.Hamman, A.- Prières eucharistiques des premiers siècles (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 80.- L'Apostolat du chrétien {J.d\u2019Anjou) : 190.Hamilton, M.- Des souliers rouges pour Nancy (B.Clément): 277.Hardt, C.- Quatre Conversions (B.Clément) : 134.Haroux, H.- Psychologie des leaders (J.d\u2019Anjou) : 248.Havard de La Montagne, R.- Chemins de Rome et de France (J.d\u2019Anjou) : 249.Heers, J.- Merveilles en Andalousie (B.Clément) : 277.Henry, A.-M.- Morale et vie conjugale (J.d\u2019Anjou) : 51.Hergé.- Les Exploits de Quick et Flupke 8e série (J.d\u2019Anjou): 194.Honore, H.- Cinq Minutes avec le mystère d\u2019Ars (B.Clément): 219.Hoornaert, R .-Louez Dieu! (B.Clément): 275.Houang, F.- Ame chinoise et christianisme (R.Renaud) 164.Hourdin, G.- Le Cas Françoise Sagan (J.d\u2019Anjou) : Hunermann, G.- L\u2019Alliance du Sinaï (B.Clément) 80.-\tLe Vainqueur du grappin (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 81.-\tLa Fille du cordier de Barfleur (B.Clément): 134.Joubrel, H.- Mauvais Garçons de bonnes familles (J.d\u2019A.): 330.Journet, C.- La Messe (Y.Labonté): 163.Jud, C.- Sienne et le pays toscan (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 191.Kirchgaessner, A.- Le Dialogue ininterrompu (Sr M.-de-Ste-Alida) : 134.Klingler, H.- Femmes missionnaires (B.Clément): 134.Krein, D.- Une femme en blanc (C.Dontigny) : 25.Kriekemans, A.- Préparation au mariage et à la famille (J.d\u2019Anjou): 276.La Riviere, A.- L\u2019Homme et le complexe normal (J.d\u2019Anjou): 166.Laurentin, R.- Sens de Lourdes (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 219.Laverdure, G.- L\u2019Amour, mon poids, ma mesure (C.Dontigny) : 248.Lavolle, L.-N.- Le Conquérant de Golconde (R.Arès) : 138.-\tHabib Ullah et ses 40 voleurs (R.A.) : 330.Leclerc, J.- Histoire de la tolérance au siècle de la Réforme (L.d\u2019Apollonia) : 247.Lefebvre, G.- Le Mystère de la divine charité (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 164.-\tLa Grâce de la prière (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 24.Le Franc, M.- La Rivière solitaire (B.Clément) : 194.Legault, E.- Notre-Dame de toute joie (Sr Ste-Th.-du- Divin-Cœur) : 275.Léger, J.-M.- Notre situation économique ! progrès ou stagnation?(R.Arès): 192.Lekal, L.-J.- Les Moines blancs (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 304.Lelong.M.-H.- La Bonne Nouvelle aux pauvres (L.Êthier) : 329.Lemaître, G.- L\u2019amour est-il un plaisir?(P.Fortin) 166.Lemaître, J.- L'amour est-il un plaisir?(P.Fortin): 166.Le Sourd, H.- Tous frères (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) 274.Lesourd, P.- Pèlerin de Lourdes (R.Arès) : 133.Lopez, A.- Les pierres crieront.(C.Dontigny): 26.Maréchal, H.-L.- Mémorial des apparitions de la Vierge dans l\u2019Église (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur): 49.Maritain, J.- Reflections on America (L.d\u2019Apollonia): 171.Markandaya, K.- Le Riz et la mousson (J.d\u2019Anjou): 26.Marry at, F.- Les Enfants de la « Nouvelle Forêt » (R.Arès) : 194.Merlaud, A.- Jalons pour une pastorale de l\u2019enfance (J.-P.Labelle): 50.-\tLa Porte ouverte à toutes les questions (J.-P.Labelle): 276.Mérou, P.- Les Sept Samouraï (R.Arès) : 330.Merton, T.-Marthe, Marie et Lazare (B.Clément): 49.Milik, J.-T.- Dix Ans de découvertes dans le désert de Juda (L.d\u2019Apollonia) : 23.Mladenov, D.- Musica perennis (J.-P.Labelle) : 137.Moeller, C.- Littérature du XXe siècle et christianisme.III: Espoir des hommes (R.Arès) : 26.Monestier, M.- Kandiok (B.Clément) : 194.Monteil, V.- Les Musulmans soviétiques (J.Ledit) 110.Moore, A.M.- Forestry Tenures and Taxes in Canada (R.Arès): 83.Moreau, A.- Le Fils de l\u2019aurore (J.d\u2019Anjou) : 222.Morel, E.- A chacun son heure (R.Arès): 138.Tel.: RE.7-3651 «/ £.Guavç faite lIMITtt 9\t1 | H | » I » SPÉCIALITÉ : Construction d\u2019édifices religieux COLLÈGES COUVENTS SÉMINAIRES HOPITAUX, etc.6900, chemin de la Côte-des-Neiges Montréal TOUS LES ACCESSOIRES ELECTRIQUES (Strictement en gros) Le temple de la lumière » Beldnd BEN BÉLAND, prés.JEAN BÉLAND, Ing.P., sec.-trés.7152, boul.Saint-Laurent, Montréal CR.4-2465* Qui gagne joue bien Proverbe justifié par ceux qui adoptent le chauffage par rayonnement : ils y gagnent en hygiène, confort, économie, esthétique et propreté.Venez vous en convaincre en visitant notre édifice chauffé par rayonnement, ou demandez notre brochurette explicative.Tous travaux en chauffage-plomberie Equipe de techniciens Ouvriers spécialisés Théorie alliée à la pratique Victor 9-4107 360 EST, RUE RACHEL, MONTRÉAL OQO OOO OOO OOO CHAUFFAGE PLOMBERIE 335 La Peugeot 403 mT La meilleure voiture de France SoBdité\tConfort Endurance \\\tJ Élégance Performance\tPopularité Ultra Inxneuse V 35 m.an gallon $2,295 GARANTIE ABSOLUE SUBURBAN MOTORS LTB.J.-P.NorU.1, prés.M.Goystts, secr.-trés.400, boul.Décarie, Saint-Laurent Rl.8-8807 Visitez l\u2019Europe au volant d\u2019une Peugeot.Informations sur demande.c4c!tète bien qui achète chez dupuis ¦ RAYMOND DUPUIS, président Magasin à rayons \u2014 865, rue Sainte-Catherine Comptoir postal \u2014 780 est, rue Brewster Magasin pour hommes \u2014 Hôtel Windsor En bois ou en acier BUREAUX TABLES BIBLIOTHÈQUES FAUTEUILS TERMES FACILES AT O MI K ARSÈNE MÉNARD UN.6-1047 261 ^CRAIG EST EN FACE DU CHAMP DE MARS - La Rivière d\u2019or (R.Arès) : 138.Morgan, A.E.- The Community of the Future and The Future of the Community (R.Arès) : 53.Musumeci, O.- A Syracuse, la Madone a pleuré (Sr Ste-Th.-du-Divin-Coeur) : 219.Nadeau, E.- Martyre du silence (M.Gauvreau): 164.Nicolas, A.- La Mère du christianisme (Sr Ste-Th.-du-Divin-Coeur): 219.Ody, F.- Sous la lumière blanche (J.d\u2019Anjou) : 26.Oraison, M.- Amour ou contrainte?(J.d'Anjou): 111.Panikkar, K.M.-Asia and Western Dominance (L.d\u2019Apollonia) : 8.Panneel, H.- Les Fiorelti du Curé d\u2019Ars (J.d\u2019Anjou): 219.Park, J.- The Culture of Contemporary Canada (R.Arès): 83.Pasternak, B .-Le Docteur Jivago (J.Ledit): 327.PÊLOQUIN, R.- La Mère du christianisme (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 219 Perler, O.- Le Pèlerin de la Cité de Dieu (J.d\u2019Anjou): 220.Pfliegler, M.- Prêtres et sacerdoce (J.-P.Demers) : 50.Philippot, R.- Initiation à une démographie sociale (R.Arès) : 54.Phillips, C.K.-The Development of Education in Canada (R.Arès) : 277.Planque, D.- La Chasteté conjugale, vertu positive (J.d\u2019Anjou): 51.Pcx.cl N, S.- La Mission religieuse du Père Antoine Possevin, S.J., en Moscovie (1581-1582) (J.Ledit): 110.Praet, J.- Psychologie des leaders (J.d\u2019Anjou): 248.Prévost, A.- Bonne chance, quand même l (J.d\u2019Anjou) : 305.Ranwez, P.- Ensemble vers le Seigneur (J.-P.Labelle) : 275.Renard, Mgr.- Pour une évangélisation et une catéchèse d\u2019Église (J.-P.Labelle): 50.Richomme, A.-Kaleri Tekakwitha, la petite Iroquoise (J.d\u2019Anjou): 138.Robitaille, H.- Le Lion et le confiseur (R.Arès): 138.Rockwell, J.C.- Satellite sous contrôle (B.Clément) : 192.Roguet, A.-M.- La porte ouverte à toutes les questions (J.-P.Labelle): 276.Ryan, C.- U Éducation des adultes, réalité moderne (R.Arès): 277.Saint-Denis, P.- La Maison sur la colline (R.Arès) : 138.- Les Frères du Croissant noir (R.A.) : 330.Saint-Yves, C.- Le Vrai Dialogue des Carmélites (J.d\u2019Anjou): 247.Schneider, R.-Saintes Femmes (J.d\u2019Anjou): 191.Sédillot, R.- Histoire des civilisations, II (Corr.) (L.-B.Boucher): 181.Sheen, F.J.- Une divine histoire d'amour (J.d\u2019Anjou) : 80.Siclier, J.- La Femme dans le cinéma français (J.d\u2019Anjou): 137.Staeuble, E.- Sienne et le pays toscan (Sr Ste-Th.-du-Divin-Coeur) : 191.Steinmann, J.- Saint Jean Baptiste et la spiritualité du désert (B.Clément) : 220.Stevenson, R.-L.- La Maffia (R.Arès): 194.Stocker, A.- De la psychanalyse à la psychosynthèse (J.d\u2019Anjou): 166.Streignart, J.- Cinq Élévations sur des mystères du Saint Esprit (Sr Ste-Th.-du-Divin-Coeur) : 134.Taillon, L.- Diversité des langues et bilinguisme (R.Arès): 277.Tarit, E .-Présence du Christ (C.Paquin): 190.Tatry, R.- Claude Debussy (J.-P.Labelle): 329.Teilhard de Chardin, P.- Nouvelles Lettres de voyages 1939-1955 (L.d\u2019Apollonia): 221.Templier, J.- L'Amour partagé (J.d\u2019Anjou): 248.Tondriau, J.- Le Culte des souverains dans la civilisation gréco-romaine (Al.Dugré): 109.Trese, L.- Nous sommes un (Sr M.-de-Ste-Alida): 274.Trochu, F.- A Lourdes.Les Apparitions de Massa-bielle (Sr M.-de-Ste-Alida) : 133.Turpin, J .-La Seule Aventure (J.-P.Labelle): 276.Tyszkiewicz, S.- Ascètes russes (J.Ledit): 110.Vac, B.- Saint-Pépin, P.Q.(P.-É.Racicot): 222.Vicaire, M.-H.- Saint Dominique (Sr Ste-Th.-du-Di-vin-Cœur): 219.Victor-de-la-Vierge, R.P.- Réalisme spirituel de sainte Thérèse de Lisieux, d'après les documents authentiques (J.-P.Demers): 134.W., Dr H.- Sœur Faustine, apôtre de la Miséricorde (Sr Ste-Th.-du-Divin-Cœur) : 24.Weyergans, F.- Les Gens heureux (J.d\u2019Anjou): 248.Willenbrink, B.- Sacris Solemniis (J.-P.Labelle) : 191.Winsnes, A.H.- Vie de Sigrid Undset (W.Gariépy): 112.Wriston, H.M.- Diplomacy in a Democracy (R.Arès) : 52.Zermatten, M.- La Montagne sans étoiles (L.Bélanger): 222.-Le Lierre et le figuier (W.Gariépy): 193.Zilboorg, G.- Sigmund Freud et l'activité mentale de l\u2019homme (J.d\u2019Anjou) : 166.C.\u2014 NOTES BIBLIOGRAPHIQUES Initiation au mystère chrétien : 279.Bureau des Caisses d\u2019Êpargne scolaires \u2014 Caisses d\u2019épargne scolaires : 279.Corporation des ingénieurs forestiers de la province de Québec \u2014 Texte des conférences prononcées au cours des séances d\u2019études de la 36« assemblée annuelle tenue à Québec, en 1956 : 307.Baudoin.- Le Roman de Renard : 331.Binst, C.- Le Petit Garagiste : 331.Burnand, T.- Le Gibier et la chasse : 331.Chaulet, G.- Les 4 As font du cinéma : 331.Comber, T.E.- The Knights of Columbus : 280.Coutaz, C.- Catherine ou nous avons deux enfants : 307.Danemarie, J.- La Belle Aventure de Marie de l\u2019Incarnation : 307.Delahaye, G.- Imok, le petit esquimau \u2022 331.-\tMartine à la foire : 331.-\tLe Petit Garagiste : 331.de Robillard, E.- Plaidoyer pour la justice sociale : 280.Dheilly, J.- A la trace de Dieu : 279.Dologez, M.-La Corporation du Textile de Tarare: 279.Erville, L.- Follet, le petit chat : 331.Escoula, Y.- Le Petit Homard : 331.Grady Weaver, H.- The Mainspring of Human Progress : 279.Guth, P.- Moustique et le marchand de sable : 331.Hansen.V.- Pelzi et son grand bateau.Petzi et la baleine.Pelzi découvre un trésor : 331.Hergé.- Coke en stock : 331.Houtart, F.-Les Paroisses de Bruxelles, 1803-1951: 307.Huant, E .-Le « Credo » de Jean Rostand : 730.Le Floc\u2019h, Y.- Comment l'Église fait les saints : 279.Malouin, R.- La Seigneurie Notre-Dame-des-Anges : 280.Marlier.- Follet, le petit chat : 331.- Martine à la foire : 331.Marsia, R.-Imok, le petit esquimau: 331.Moret, J.- La Vierge Marie dans la liturgie catholique : 307.Passelecq, P.- Les Erreurs des Témoins de Jéhovah : 307.Patry, A.- Le Pétrole et le Moyen-Orient arabe : 307.Plantier, J.- La Propulsion des soucoupes volantes par action directe sur l\u2019atome : 307.POULIOT, A.- Aux origines de notre dévotion à VImma-culèe-Conceplion : 280.Prudence, C.- Les Éducateurs et l'amour : 279.René-Bazin, L.- A la vitesse de la lumière : 280.Roos, H.- Kierkegaard et le catholicisme : 307.Sand, G.- Les Ailes du courage: 331.Senotier, L.- L\u2019Amour-charité : 279.Servais, P.- Le Roman de Renard : 331.Thiers, A.- Napoléon à Sainte-Hélène : 331.Vérité, M.- Contes des étoiles : 331.Vignes, H.- Le Pirate au grand cœur : 331.Wrong, D.H.- American and Canadian Viewpoints 280.IV.-THÉÂTRE Aperçus généraux Amateurs.- Place aux \u2014, G.-H.d\u2019Auteuil: 75.Scène.- La \u2014 ou le studio ?G.-H.d\u2019Auteuil: 271.Théâtre National Populaire.\u2014 A l\u2019enseigne du \u2014 G.-H.d\u2019Auteuil: 297.Pièces commentées Alouette (L\u2019).- (G.-H.d\u2019Auteuil): 102.Amour fou (L\u2019).- (G.-H.D\u2019À.): 151.Barberine.- (G.-H.d\u2019A.) : 124.Britannicus.- (G.-H.d\u2019A.) : 314.Cid (Le).- (G.-H.d\u2019A.): 297.Ciel et Mécanique.- (G.-H.D\u2019A.): 76.Embardées (Les).- (G.-H.d\u2019A.): 76.Henri IV.- (G.-H.d\u2019A.): 298.Jalousie du Barbouillé (La).-(G.-H.d\u2019A.): 315.Lorenzaccio.- (G.-H.d\u2019A.): 298.Mariage forcé (Le).- (G.-H.d\u2019A.): 315.Marie Tudor.- (G.-H.d\u2019A.): 298.Menteur (Le).- (G.-H.d\u2019A.): 102.Oiseaux de la lune (Les).- (G.-H.d\u2019A.): 150.Ouragan sur le « Caine ».- (G.-H.D\u2019A.): 314.Quadrature du cercle (La).- (G.-H.d\u2019A.): 150.Renvoi (Le).- (G.-H.d\u2019A.): 186.Sganarelle.- (G.-H.d\u2019A.) : 315.Tartuffe (Le).-aux Festivals de Montréal (G.-H.d\u2019A.): 237.Temps des lilas (Le).- (G.-H.d\u2019A.): 102.Topaze.- (G.-H.d\u2019A.): 19.Triomphe de l'amour (Le).-(G.-H.dA.): 297.Un simple soldat.- (G.-H.D\u2019À.): 271.RELATIONS i^b.ANJOU AOieux 1S d\u2019Anjou joyaux des séduisants vi nur, quelques Angev'nS Royal AnioW/ Rosé Ro%Ne»Upé,illa\"' 542G d\u2019Æf.rs«5C43C U tST-W* lie sp»ntuels * Ue\u2019nce les vins heur de vivre.« occasions et P\" au temps de-et du Jour de l\u2019An.\u2022i-jÜÜÏÏfiof Eÿssssr ; Savoureux, sont par joie et du \\es en to ticudère de Noël Recommandation mais non glaces, nef le nom dans tous CongxeA âpitUuallté Pour satisfaire à la demande générale, les Pères Carmes préparent la publication des travaux du Congrès de Nicolet.?L\u2019ouvrage, luxueusement présenté, aura 1 80 pages, format 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