L'Étoile du Nord, 11 mars 1909, jeudi 11 mars 1909
AGRICULTURE, COLONISATION, COMMERCE, INDUSTRIE.JOURNAL HEBDOMADAIRE.ALBERT GERVAIS, Propriétaire et administrateur BUREAU ET ATELIER : 25 rue Manteau.25I&ME ANNÉE.JOLIETTB, JEUDI, 11 MARS 1909.No 32 Assemblée Législative NOUVELLE LIGNE ENTRE NOS TROIS CAPITALES Ionisation, et adressa des reproches pleins d'amertume au premier ministre au sujet de son attitude à son égard.L’Hon.M.Devlin répondit à son prédécesseur et tenta au moyen de chiffres, à détruire les avancés du député de Terrebonne.Durant tout le débat sur l’adresse, l’opposition avait laissé la plus grande partie du temps aux orateurs ministériels et semblait mettre bas les armes.Mais son accalmie n'était qu'apparente.M.Cousineau, le nouveau député de St-Ijturent se leva pour répondre à l'Hon.M.Devlin, et, au visible désappointement du premier ministre, il proposa en terminant, l'amendement suivant à l’adresse : “Néanmoins nous croyons devoir exprimer le respectueux regret que le discours du Trône et les déclarations ministérielles ne permettent pas à la Province d'attendre du gouvernement une politique vigoureuse et progressive, qui assure à la Province la conservation et l'exploitation profitable de ses richesses naturelles, la colonisation intensive des régions propres à l'agri- STE JULIENNE Plus de (hero (ris £ iO La tombola qui a eu lieu 4 Ste-J ulienne les 22 et 23 février derniers, au profit de l'église porté la jolie somme de $[>37.00.Ce résultat fait honneur à la population de cette paroisse.Parmi les nombreux objets mis à la iatle se trouvent uu grand nombre qui n’ont pas encore été réclamés, en voici la liste : 1 gmfique poupée ; 1 pièce de tapis No 1 ; 1 jeu de paradis ; 2 sets de poivrière et salière Nos lot 2; 1 paire de rideaux ; uu Jésus de Prague ; une paire de pantoufles No 1 ; une montre dorée ; un album ; une statue do Jésus et Marie ; une paire de chaussures de dames ; une paire de 'chaussures No 1 ; un sucrier et porte cuillers en argent ; un pot à bat be ; une statue de la tite Famille ; 2 poupées Nos 4 et 5 ; une statue de St Antoine ; un confortable ; uu an- Les premiers jours de la session, à Québec ont été consacrés aux débats sur l’adresse, en réponse au discours du trône.Si l’on en juge d’après la vive discussion faite de part et d’autres, jusqu’aujourd’hui, la présente session ne manquera pas d’intérêt et de grandes questions seront vivement discutées.Avant que le débat sur l’adresse commença, le premier acte de M.Tel-lier, chef de l’opposition, fut de demander au premier ministre des explications sur les changements opérés dans son ministère.Sir Lomer Gouin prétendit que d’après l’usage établi,ces explications n’étaient données qu’aprés l’adoption de l’adresse.L’Hon.Jean Prévost, ex-ministre de la colonisation souleva alors une question de privilège, pour savoir pourquoi, lui ancien ministre, soit obligé de siéger à gauche de l’Orateur, ce qu’il croit contraire à la doctrine constitutionnelle.L’Hon.M.Gouin riposte que son ex-collègue se trouve de ce côté de la chambre, au milieu d’un groupe de députés aussi bons libéraux que lui ; que de plus, ayant oui dire que l’Hon.M.Prévost a exprimé depuis longtemps le désir de dire sa façon de penser au premier ministre, il a voulu lui donner l’occasion de la lui dire en face.Cet incident piquant fut clos par quelques paroles de conciliation de M.Bourassa, qui tenta de consoler l’Hon.député de Terrebonne, en lui faisant remarquer, que les députés de la gauche de la Chambre, lui feraient peut-être oublier les ennuis qu’il éprouva, lors de son passage au ministère, et le débit sur l’adresse commença.Le proposeur M.J.A.Francœur et le sccondeur le Dr Finnic s’acquittèrent de leur tâche avec succès, sans cet excès de langage, si souvent regrettable dans la bouche de nouveaux membres.M.Tellier se leva alors et commença par définir le devoir de l’opposition, qu’il ne considère pas être celui de faire une opposition factice au gouvernement mais bien celui de le surveiller.Abordant les principaux points du discours du trône, il fait une critique sérieuse, ferme, énergique de la politique du gouvernement, sans jamais se départir de ce calme qui lui permet,avant de les formuler, de peser chacune de ses accusations, chacun de ses griefs contre le ministère actuel.Le député de Jolictte s’est montré à la hauteur de sa position en disséquant les principales mesures énoncées dans le discours du trône.Avec sa dialectique ordinaire, il traita spécialement de l’instruction publique, de l’emploi plus judicieux que l’on devrait faire des argents votés pour l’enseignement Il parla de l’exploitation du domaine national, des terres publiques et des sages réformes qui s’imposent à la loi de la colonisation.Le chef de l’opposition ne termina qu’aprés avoir effleuré la politique des ponts en fer, laquelle devient une source de promesses et de corruption électorales en temps d’élection, tout comme la politique de l’abolition des droits de péage.L’Hon.M.Roy, contrairement à l’attente générale, répondit à M.Tellier, à la place du premier ministre.Il défendit la politique du gouvernement les principaux points soulevés par Tellier, et attaqua spécialement les théories des nationalistes.MM.Plante, Lévesque, Lavergne, Kelly, Bourassa et Weir ont pris part au débat sur l’adresse.MM.Lavergne et Bourassa ont principalement attaqué la politique du gouvernement quant à l’administration des terres et à l’éducation technique.Ce fut le 4 mars que l’Hon.M.Gouin prononça son discours programme.Il le fit avec beaucoup de tact et son calme habituel.Il fit un bel éloge du chef de l’opposition, mais ne fut pas aussi doux à l'endroit de MM.Bourassa et Lavergne.Nous devons au premier ministre de lui reconnaître une profonde connaissance de la politique provinciale, une expérience consommée du rouage parlementaire.Son discours fut certainement celui que la chambre s’attendait d’entendre.Il répondit avec verve et énergie à toutes les accusations portés contre son gouvernement et après avoir défendu sa politique suivie jusqu’aujourd’hui et qu’il entend conti- ces naturelles, nos forces hydrauliques, nuer durant le présent parlement, il nos richesses minières au lieu de les termina par un éloge des principaux sacrifier aux spéculateurs.S’adres-hommes du parti libéral et en annon- sant au premier ministre, il lui deman-çant qu’on inaugurerait bientôt une de si c’est pour sauvegarder les inté-statue à feu l’hon.M.Honoré Mercier, rêts de nos villes et de la province, Un discours qui fit aussi sensation qu’il a livré à la Montreal Light Heat fut celui de l’Hon.Jean Prévost, pro- & Power le lit de la rivière Richelieu noncé les 4 et 5 mars, après celui de et d’un autre cours d’eau considérable, l’Hon.M.Gouin.Le député de Ter- et qu’il effectua en 1906 la vente des rebonne a particuliérement entretenu chutes de la Tuque non à l’enchère, la Chambre du sujet qui lui est cher, mais dans le secret du cabinet à MM.la colonisation.Il a une grande con- G.Stuart et Cyrille Tessier, pour la fiance dans notre richesse forestière, somme de $50,000, lui, M.Gouin qui mais il se plaint du défaut de colonisa- avait déjà dénoncé si sévèrement le lion qu’il y a dans notre province, monopole qui pèse encore sur Mont-D’après l’ancien collègue de l’Hon.M.réal.Il indiqua au gouvernement que, Gouin, nous n’avons pas de colonisa- dans l’intérêt public, les limites fores-tion depuis bien des années, et s'il tières devraient être divisées en 3 ca-n'est pas amélioré, notre système ac- tégorics : t° Les limites permanentes ; tuel éloigne plutôt les colons qu’il ne *" Les limites temporaires ; 3° Les files attire.M.Prévost fut explicite et mites de la colonisation proprement tranchant ; il ne se gêna pas d'avouer'dites, et sjouta de sérieuses expüca-son manque de confiance dans la poli-! lions sur chacune de ces catégories, tique du gouvernement quant * la co-‘ Avant de terminer, M.Bourassa re- Dans notre numéro du 4 courant, nous avons publié un article sur l’extension toujours progressive de la ligne de chemin de fer "Le Nord Canadien de Québec", qui joindra bientôt nos trois grandes capi taies Ottawa, Montréal et Québec et traversera les parties les plus pittoresques de notre pays, ainsi que les régions les plus fertiles.Il nous fait plaisir de publier aujourd’hui la photographie de quelques monuments de nos grandes capitales qu’atteindra cette grande ligne de chemin de fer, ainsi que celle des principaux sites enchan teurs que le touriste admirera sur le parcours du chemin de fer "Le Nord Canadien de Québec." Des renseignements supplémentaires concernant les taux pour pèlerinages, etc., seront fournis avec plaisir sur demande à GUY TOMBS, Agent général des voyageurs, Edifice de la Barque Impériale, Montréal.IL REND LES CHEVEUX DOUX ET SOYEUX.a rap- v.\v> î >4 Le Restaurateur de Robson •> ma Rend non-seulement aux cheveux gris la couleur de ictus jeunes années, etc., mais il possède de plus la précieuse propriété de les assouplir, de leur donner un lustre incomparable et de favoriser leur croissance.En vente pat tout à la bouteille.Ut PUT POUR LE DÉTAIL : Restaurateur de Robson SEUL PROPRIÉTAIKT !l y anitiryBiiminnnitii THE JOLIETTE CHEUIOAL CO, LIV1TKD / 50 cents y eT JOLIETTE m - r PHARMACIE 0AUDE T, *7< la Jolietto.P.û .: ; >, V T'» X i > ; WANS lU'MN Pats i; : i ST STANISLAS SUR LA RIVIÈRE IIATISCAN •s : K ' Cl-ThJZ i >n K /f^UANUK KEDUCTION A i/OCCASION DE LA Xjjt s A ISON D’HIVER H "t rSste, j i L> i^SàlE ta lr e, 2c 1 HI.OC 11SK, —"v- VOYEZ NOS PKIX : l'ÉGI.ISE NOTRE-DAME DE MONTRÉAL .- LA CATHÉDRALE D’OTTAWA 1-1'.» Capots valant $11.50 pour être vendus à $3 05; une balance de 230 carols do couleurs assorties sera vendue à $4 OU ; 200 capots do diap bleu ma nn et noir valant $8 50 pour être vendus à $4.00 ; 14c capots de drap noir valant $10, $13 et $14 P-?*1 /Pr?.vcn,^UN 11 tit aussi une grande quantité d habits dos plus belles couleurs pour être ven dus ù des prix très réduits COI N *-¦ neau de serviette, en argent et 4 coussins Nos 2, 3, 4 et 5.Les objets qui ne seront pas ré clamés par leurs propriétaires.d'ici à deux mois de cette date, retourneront à 1 (Kuvre et Fabrique do cette parois» o.culture, la diffusion de renseignement technique populaire, la réforme de l’administration de la justice, et la substitution de méthodes efficaces et saines au régime néfaste du patronage dans la distribution des subsides votés par cette Chambre." Ainsi au lieu du vote sur l’adresse, c'est le débat qui recommence avec le discours de M.Sauvé, député de Jacques-Cartier et nous amène à une joûte oratoire dont le public a rarement été témoin dans l'enceinte parlementaire de Québec.M.Bourassa, qui avait été quelque peu modéré et reticent lors de son premier discours sur l’adresse, et qui enfin, avait entendu le long discours programme du premier ministre, prit sa revanche, lundi dernier, dans le nouveau débat sur l'amendement.Nous regrettons de ne pouvoir donner à nos lecteurs, le texte ni même une juste appréciation du discours du député de St-Jacqu:s.Nous dirons seulement que M.Bourassa s'est révélé tel qu'il est, dans toute sa force de politicien renseigné, de patriote sincère et d'orateur accompli.Durant trois heures et demie, il tint la députation et la foule emcombrant les galeries, suspendues à ses lèvres, fascinées par sa superbe éloquence, jusqu’à une heure avancée du matin.C’est alors qu'il exposa nettement le grand programme politique qu'il entendait suivre et défendre à l’avenir, pour développer nos nombreuses sour- DE LA RUE v\ Noi'k !•;- /¦¦ S' DAM E - "4 No pus oublier que nous avons un .urand assortiment de fourrures pour liom-mes et Dames, pour ôtre vendu ;V lève fièrement le discours violent de M.Weir, prononcé le 4 courant et lui adresse une cinglante riposte qui sc perd dans les applaudissements et les hourrahs de la Chambre et des galeries.Il flétrit de plus les paroles du trésorier privincial, à l’adresse de la femme canadienne, dans son discours d’Hamilton.(même app.) Il termine en disant : “Il y a des gens s’écrie-t-il qui sont des fous, des don-Quichottes, si l’on veut, mais qui aiment leur patrie et qui veulent travailler pour elle avant de travailler pour eux-mêmes." Un Ciniiien de Joliette mort à New-York 1 I.kl' lT»~ A -H A Grands Avantages pour le public de Joliette et des environs.L'ENLEHJ NE DK LA '¦LO U LE HOOUE" ï*t I/ENEEK/NE DELA '• HOULE LO U (JE " ij * Le l»r de mare courent, est dâ cédé à N w-York, après une courte maladie.M.Joseph Fournier, à l'Age de 75 ans.Ses funérailles ont eu lieu le 4 du môme mois.M.Fournier était un des rares survivants des élèves du premier cours du Collège Joliette, où il était entré en 184U.Il avait été condisciple et demeura toujours l’ami intime de M.Roch Martial Leprohon et l’hon juge Baby, nos deux distingués concitoyens qui l'ont précédé dans la tombe.Mo dêle du chrétien et du père de famille, il était extrêmement bien doué et fut toujours remarqué pour ra rectitude d'esprit et son bon jugement.Il fut l’un dee fondateurs et l’^me dirigeante de la Société de Bienfaisance de Joliette.Vers l’année 1865, il quitta Jo-liett » pour la ville da Ntw York où il a toujours demeuré depuis, et ceux de nos concitoyens qui l’ont visité se plaisent à vanter sa généreuse hospitalité, son bonheur et son empressement à rencontrer et assister des compatriotes.Il laisse une veuve, Dame Précille Langlois qu’il avait épousée à Joliette en 1858 et deux enfante, savoir ; George, dentiste, Ntw-Yoik et Marie Louise, épouse de M.Lewis Rivard, ds la rue Sher brooks, Montréal.Son fila aîné Jo-sepb, mort t, i 1 L, m s* •* }i ?ü—*i ! ¦ DUPLESSIS & BELLEROSE (pjtdntç R.MARCHANDS DK CHAUSSURES JOLIETTE.T5 f k ' v- -'% x MM.DUPLESSIS & BELLEROSE, ayant acheté le tondu de commerce de chaussures de M.Azario Bouclier, marchand bien connu de Joliette, au coin des rues St-Paul et Notre Dame, désirent informer le public qu’ils cllriront une forte partie de ce stock à des réductions exceptionnelles et absolument sérieu- LA CHAPELLE A STE-ANNE UE BEAUPRÉ Le vote a été pris hier soir à l’Assemblée Législative de Québec.L’amendement â l'adresse, proposé par M.Cousineau a été rejeté par un vote de 52 contre 13.LA BASILIQUE DE QUÉBEC trant le port de Priuce Rupert et les lieux avoisinants.Des copies de cette publication peuvent être obtenues en s’adressant à J.Quinlan, Dépôt Bona-venture, Montréal, P.Q.ses.M.J, A.DIJPLhSSIS, autrefois de la maison Duplessis & I errault, profite de l'occasion pour remercier ses nombreux clients et amis do leurs faveurs passées et sollicite de nouveau leur patronage en les assurant de sa meilleure attention à les satisfaire, par la qualité et les prix de ses marchandises.KT l’Oi;K l'KKl'VK, VOICI CK QU'ILS OKKKKNT : Bottines pour homines, $5.00 i $3.45 Bottine* |*nir Dame*.3.50 à 'i.titl | Bottinmi |«>ur hommes, :t.t>0 à 2,29 Bottines pour Dames.2.50 i 1 Sti Bottines pour hommes, 2.50 à 1.99 Bottines pour Dames.1.75 à 1 .‘.'i# Une 1 telle occasion pour les cultivateurs de profiter avec nous îles sacrifices fitiVt par M.iiouclàtîr nur sou block.Vciim chaudises suivantes M.Jacques Grenier, ancien mar chaud de gros, un des anciens maires de la métropole commerciale du Canada,est décédé à Mont réal, la semaine dernière à l’Age de 86 ans.Le défunt était un citoyen distingué et un honnête homme dans toute la force du mot.Fortifiez vous contre la Grippe —car elle sévit certainement en toute saison ! Les "Prevent!es"— ces Petites Tablettes—Bonbon con tre le Rhume—offrent A ce sujet une sauvegarde des plus certaines et des plus dignes de confiance.Les "Preventics” prises à la pério de d'éternuement casseront de même d'une manière sûre tous les rhumes ordinaires.Mais il faut être prompt.Ayez toujours des "Preventics” dans votre poche ou votre bourse en cas de besoin.Boite de 48—25 cents.Dans toutes les pharmacies.VOUS en assurer el voyez led tu%r- ' Claques, 2 Boucles «2.10 à f l/.y Claques, 1 Boucle.1.75 à 1.29 Hotline* pour hommes .2.20 à 1.69 Bottines pour garçons .1.25 à .79 Aussi une grande quantité de bonnes chaussures pour hommes et femmes A 1)9 cts.Le Croup an été positivement en 20 minutes par le "Remède du Dr Shoop contre le Croup" (Dr.Shoop Croup Remedy).Un seul esaai suffira à vous prouver son efficacité earn vomissement ni malaise.Un sirop sûr et agréable.60 cts.En vente dans toutes les 4m 4fs I I*i stock rat très considerable et noua voulons le réduire eu faisant de véritables BONS MAKC1IES.Venez voir avant d’aceeter ailleurs, sérieux et noua voua donnerons satisfaction.noua sommes oui était aussi dentiste étant des fièvres, l'année dernière.R I.P.DUPLESSIS & BELLEROSE.W> St-Paul et Netn-Diae, JOLimi pharmacies.llfjno 4m 4fa 1 t.’- L'ETOILE DU NORD, JEUDI, 11 MARS 1909.Quelle quo soit la maladie, quelles qu'en soient la durée et la ténacité, tes FiLIILES ROUGES ne faillissent jamais à la périr.Circulaire de Mgr l'Evéque de Joliette au Clergé de son Diocèse Canadian Northern Quebec Ry populaire'existait bien déjà dans les villes; et les grands centres, mais non dans les campagnes, Les Frères de l'Instruction chrétienne, de Plcërmel, avaient ôté fondés par le vénérable Jean-Marie de Lamennais dans le but de donner en Bre tagne l'instruction primaire aux garçons.L’archevêque de Rennes demanda aux nouvelles religieuses des Saints Cœurs de Jésus et de Marie de rendre le même service aux filles, dans les paroisses pauvres.Après beaucoup d'hésitations, dictées par la seule humilité, Mère Marie Amélie accepta la mission difficile que lui proposait son évêque.Un extrait de la lettre quelle lui adressa à cette occasion, nous montre la beauté, faite de candeur, d'obéissance et de simplicité, de cette sainte religieuse.“Nous sommes heureux que Vo “tre Grandeur ait daigné songer à "notre toute petite société pour "nous appeler à concourir aux “pieux desseins de sa charité."Nous sommes encore au berceau "et nous ignorons si notre œuvre “est destinée à vivre quelque temps "mais nous avons mis en Dieu tou “te notre confiance ; s'il permet “que nous fassions un peu de bien “en passant,nous l’en remercierons “de tout notre cœur.“Nous le savons, Monseigneur, “nous venons après bien d'autres "plus pieux, plus habiles que nous; "nous ne ferons donc que glaner “après nos maîtres, mais nous espérons que le divin Père de fa “mille nous tiendra compte de no "tre bonne volonté, et no dédaignera pas notre petite gerbe.“Nous sommes donc tout entières “à votre disposition, Monseigneur, “bien résolues de faire toujours ce "qui nous sera possible pour cor “respondre à vos désirs." (Lettre du 4 mars 1850).La réponse de Monseigneur de Rennes résume trop bien notre propie pensée et nos sentiments de gratitude envers les Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie établies dans le diocèse, pour ne pas la citer ici : “C'est bien à moi “plus qu’à vous de faire des re-“merciments, car c’est un grand “service que vous nous rendez et “au diocèse tout entier, en accep “tant de préparer des institutrices "selon le cœur de Dieu à nos chers "enfants.Là est tout l’avenir de “la religion et de la société.Par “conséquent un évêque ne pour "rait manquer d’y apporter toutes “les préoccupations de son zèle.“Vous et les vôtres, ma très chère “fille, vous voulez bien nous venir “en aide sur ce point si important “de notre charge pastorale ; oh ! “soyez en mille fois bénies !" L’œuvre des Petites Ecoles était fondée.Bénie de Dieu, elle se dé veloppa rapidement et produisit les fruits les plus abondants.Elle eut plus tard des ramifications en Angleterre, en Belgique et aux Etats Unis Les Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie donnent aujourd'hui l’éducation chrétienne à plus de GOOD enfants.Mere Marie Amélie mourut en odeur de sainteté, le 14 octobre 18GG.Son Institut comptait, en 11101,1)0 établissements, et près de 500 religieuses consacrées au soin des vieillards et à l’instruction chrétienne de l’enfance.Puisse-t il poursuivre en France so a vre de dévouement et ton fécond apostolat, malgré lis tracasseries d’un gouvernement sectaire ; puis se t il prendre sur la terre d’Amé rique, et spécialement dans le diocèse do Joliette, son entier développement, y rencontrer de chaudes sympathies, y produire lu pléi itude de ses fi tuts I Le succès de l'œuvre ne deman de pas seulement les secours pécu niaircs réclamés par la construe tiou de la tnaison provinciale, dont le coût est de $20,U00, il exige surtout de nombreuses et solides vo cations.Je compte donc sur votre concours, bien chers collaborateurs, pour aider la communauté des Saints Cœurs de Jésus et de Mario à recruter les sujets dont elle a betoin pour soutenir les missions qu’elle a déjà fondées, et pour ac cepter la direction des écoles ru ralrs, que plusieurs municipalités no manqueront pas de leur confier d’ici à quelques années.Vous sa vtz quelles difficultés de toute sorte nous rencontrons quand il s’agit du choix de maîtresses d’écoles bit n qualifiées.Une paroisse du diocèse est restée prés d’une année .-ans école, faute de maîtresses.11 sembla donc que Dieu soit venu à notre secours par l’établissement au milieu de nous des Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie.Nous devons l’en remercier de tout cœur, et faire do généreux cfiorts pour encourager une institution appelée A compléter nos œuvres déjà existantes, et à élever le niveau de l’éducation intellectuelle, morale et religieuse de l’enfance chrétienne dans les paroisses du diocèse, où il n’y a encore ni religieuses, ni frères enseignants.1 Joseph Au ked, Evêque de Joliette.PACIFIQUE i c CANADIEN, Depuis lo 27 Septembre 1908, les trains circulent comme suit sur semaine seulement :— LAISSENT JOLIETTE II "Depuis le 11 octobre, les trains du C.F.H., laissent la gara Vigor, Montréal pour Joliette et St Gabriel de Brandon, tous les jours à 8.20 heures et 9 hrs a.m., et lo soir à 5 hrs.Les trains laissent Jolkttn pour Montréal, tous les jours à 7.00 hrs a.m et 4 15 p.m.Un train laisse Joliette, tous les jours faisant connection à Lunoraie pour Trois-Rivières et Québec à 10.25 hrs a.m.Uu train laisse Joliette pour St-Félix de Valois et St-Gabriel do Brandon, tous les jours, à 11.20 hrs a.m.et G.58 heures p.m.Les trains du dimanche sont discontinués.Pour les billets et toute information, veuillez vous adresser à l'agent de la gare ou à CoNUKÉOATION DKS So’.UKti UES Saints G hints de Jésus et de Marie.Lorsque je pris possession du nouveau siège épiscopal de Joliet te, je trouvai attachées au service du Séminaire une dizaine de religieuses établies dans le diocèse de puis quelques mois seulement.J’ignorais alors complètement l’histoire do leur congrégation ; je ne connaissais même pas le but véritable de sa fondation.Cependant ma sympathie, guidée sans doute par l’Esprit consolateur, alla vers ces bonnes tmurs dès les premiers jours do mon épiscopat.Je savais que l’odieuse persécution du gouvernement français contre les corn raunautés religieuses avait atteint leur pieux Institut, et forcé plusieurs do ses membres à demander A la terre d’exil une hospitalité que leur refusait leur chère et mulheu reuse patrie, il me semblait que la divine Providence avait des desseins cachés sur l’avenir au Canada des Sœurs des Saints Cœurs do Jésus et do Marie, et que j’y devais être l’instrument de sa bonté et de sa sollicitude envers elles.J’oflris donc avec empressement A la communauté le service du l’é vêché, et je me mis immédiatement en relations avec les supé heures majeures, afin d’on recevoir les Informations dont j’avais besoin.J’appris avec peine que les maisons que l’I nstitut possédait au Canada et aux Etats Unis, lais sées un pou A elles mûmes, manquaient ici d'une organisation centrale, seule capable d’assurer le succès et la perpétuité do leurs œuvres ; qu’elles ne possédaient encore ni résidence provinciale, ni noviciat, pas même une maison do refuge pour les religieuses infirmes ou malades.Mon cœur fut ému do cet état do choses.J’insistai auprès du la supérieure proviucia lo, la r egrettée mère F lise, pour que l'organisation, A peino ébau cliéo, fût complétée par la fonda tion d’un noviciat, et la construe lion d'une maison provinciale A Joliette mémo.Après les démarches requises auprès do la Maison-Mère ut de son F mi nonce lu cardinal Labouré, alors archevêque de Henries et supérieur ecclésiastique de la Congrégation dos Sœurs des Saints Cœurs do Jésus et de Ma rie, j’eus lo bonheur do voir le projet aboutir.Toutes les permissions furent accordées volontiers, et dés l’automne de 1905, dans une modeste maison achetée au prix de $4,500, y compris lo terrain, j’installai canoniquement un noviciat placé sorts la direction de la supérieure provinciale.On y reçut aussi avec joie quelques sœurs malades dont plusieurs déjt sont parties pour lo ciel, d’où elles veillent amoureusement sur leurs compagnes restées ici has, priant Dieu du bénir leur dévouement et de féconder leur œuvre naissante.En cotte même année 1905, les Sœurs des Saints Cœurs de Jésus et de Marie avaient pris la dirne-rection d’une école de petites lilies sur la rue Saint Louis.En 1907, étendant lo cercle do leur zélé, elles acceptèrent l’école paroissiale de l’ile Dupas, et en 1908, les écoles de Saint Damien et do Saint Michel îles Saints.Fuisquc ces dévouées religieuses (ont dt tiniiivernont partie de notre grande famille diocésaine, il est donc légitime do vous les faire mieux connaître, et do retracer, en quelques pages, l’intéressante histoire de leur Institut, les œuvres multiples qu’elles ont accompli % avec la giAco de Dieu, depuis plus do cinquante ans, en Europe et en Amérique, comme aussi do vous faire part des espérances que nous fondons sur elles, on ce qui concerne l’éducation élémentaire dans notre diocèse.La saute et lu bonheur sont le partage des femmes qui prennent ce grand remède pour leurs souffrances.7.25 a.m.( Pour l'Epiphanie, l’Aa-tiomption, Charlemagne, Montréal, etc.f Pour Sto-Elisabeth, St-| Norbert, Shawinigan 1030a.m.-{ Falls, Grand’Mère, St-I Raymond, Québec Chi-Icoutimi.f Pour Ste Elisabeth, St-; Norbert, Shawinigau .Falls, Grand'Môro et (liervey Jet, ( Pour St-Jérôme, Haw-7.30 a.m.J kesbury et les pointa I intermédiaires.0.53 a.m.•¦Je suis bien contente d'avoir employé les Pilules ! Rougi • ijiii ont fii t de moi une femme forte et bien ! Il v ¦ ¦ t deux mois que j'étais malade 1 r que j’ai commencé à les prendre.Je ne m’étais, ’•ablic après ia naissance de mon ci rite.faillie avec des maux K m I ort.uih mm I as I, en qr.j."aie elii.i!• l .J éta .|.tétv, de étonrdi- scinelits, des palpitations et une bien main .: c digestion.J ai eu confiance aux Pilules Ronges de !.Vompaguie Chimique Fraiico-Améiicaine pour enrayer tous < es désordres et j'ai obtenu, en qu- Iqu s semaiiu V heureux succès que j’attendais.Je d -ire que mou nom et ma guérison soient connu a lin que l uites les femmes ne doutent pills de I ( lie.ai : té dis Pi lu II s Ronges M , lame l.R.N MST liMAUDOI N, t 5,f)0p.rn.-{ 7i U s 7 f 3* t ! ( Pour l'Epiphanie, l’As-4.05 p.m.< somption, Churlema-( gne, Montréal, etc.( Pour Montcalm, Sto-7.10 p.m.< Julienne, St - Jérôme, r\ 'il m k % l Sainte-Juliu Station, Qué.E.G, PICHE, AGENT-LOCAL.U Place Lavâllrle, Joliette.etc.maladie des poumons! et, à cause de ex! i.disait mou médecin, il me serait b i n dill,, lie d éviteî la consomption, malgré les1 nieiilelirs rei ‘e-les et tous les lions soiiisdont j étais Pendant un an, rie u lie lut négligé pour "Il y a neuf an j eus une ABBIVBNT A JOLIETTE ( Do Montréal, Charle.10.30 a.m.J magne, l'Assomption, | l'Epiphanie, etc.5.50 p.m.( Do Montréal, Charle-< magne, l’Assomption, 7.00 p.m.f l'Epiphanie, etc.f Do Sto-Elieabeth, St-0.53 a.m.J Norbert, Shawinigan 4.05 p.m.j Falls et Grand’Mére.% entolltee.nie iauv lier à la • aillé et les traitements restaient sans mu es.J allais de plus en plus mal, j’étais de j plus eu plu faillie.Je souffrais aussi d’une eonsti-1 puion opiniâtie et de douleurs «pie l'on disait être une ma'.e n- des organes, laquelle nécessiterait probablement une opération- J'étais bien désespérée.Je n'espéi .iis plus re\ eiiirà I i santé, quand, un jour, )’« us la ]•! ii-t’e d essayer les Pilules Rouges de la Compae,nie ("liu.iiipie Franco-Américaine.Elles ta -aient tant ne bien à tant de persotilits ! Je commentai à eu faire u-age.Il m en fallut naturelle nient ; ! u - : - ¦ ,i s boit« avant de constater du mieux, 1 mÆ N : m \ s \ l 9-00P'm'ijér6m=Wk”bUr,> St' 7.15 a.m.j De Montcalm, St-Jac- Si «ont avez l*e»oin (jfuniits La plus durable, la plus économique, ne tache pas les mains, donne un lustre incomparable, EXIGEZ-LA.MANUFACTURE PAR » - VIN SHERRY de Die: Himinoi dt Jerez di le Fronted.l»>mn»é»itoHinlMltir.|)iwlwim Lva Marques ’ Favorito", “Covdoa Vert", "Cordon Rouge ", •• Cordon A sur" ont leur réputation faite nu Canada.Ce sont dea vins de chol*, elaaeée par des experte • t dont tea différentes qualités sont de beaucoup supérieures à tout ce qn II y a sur le marché.Int recette nee a tiE knr raya ' Lire ETE, ttAKTIE â CIE.très.WOXTUAL Mwtbatam Qénaenaa Le plus ancien des Vins Médicinaux dont l’usage se trouve tout indiqué aux Anémi ques, aux Dyspeptiques, aux Convalescents ; aux jeunes filles et aux femmes dont les fonctions sexuelles nécessitent l’emploi d’un tonique éprouvé.Ujanjno mm me ime sam dressing ce.Montréal.En vente chez les Epiciers en Gros ;];V.s I Lanoraie, P.Q.f •INI â.TOUSSAINT & CIE., MPWiTAiws fiismu QUEBEC.ï Si votre Epicier n’en a pas, écrivez-nous directement & LANORAIE.llfjno Dtaandez-le à votre fournisseur lien laa L ETOILE DU NORD, JffÜDI, 11 MARS 1909.Rhumatismes.Les cendres '(Capital $4,000,000.Capital payé, $2,500,000 Réserve $2,150,000, J’»l trouvé et fait l'expérience d'un remède efficace contre les rhumatismes, non pas un remède qui puisse renforcir les membres délabrés des boueux chroniques, ni rendre des membres ossifiés A leur état not mal;cela est impossible, mais je puis maintenant avec certitude anéantir les douleurs et les angoisses
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