L'Étoile du Nord, 14 décembre 1893, jeudi 14 décembre 1893
A : ; •••• .V -.: : ¦î m Sir P Mi- : :SSÇ SSM/m .:• s5:ï: !::: : §H§! ft Mtk s st-S=* AGRICI) LT! î; 3 S:' ABONNEMENTS.JOURNAL HEBDOMADAIRE ANNONCES.y ' PARAISSANT LE JEUDI.CANADA ET ETATS-UNIS.Première insertion par ligne Insertions subséquentes.Les annonces à longs termes seront publiées à des conditions avanta- 10 els.r> eu.On an, payé d’avance .50 cto.Six mois “ A LA FIN I)E l’année .75 cts.40 cto.25 cto.gcuscs.ALBERT ti ER VAIS, \ Propriétaire! et administrateur.J Rédigé pai un Comité do Collaborateurs.Téléphone : f BUREAU ET ATELIER : R vit Manbkaii.( No 1:1.Pour pouvoir discontinuer de recevoir le jviinml, il fnui donne: un avis d’au moins quinze jours avant l'expiration de son abonni ment et avoir payé tous les arrérages L’abonnement date du 1er et du 15 do chaque mois.Tout semestre commencé se paie en entier.10ÈMK ANNÉE JOLIETTE, JEUDI, 14 DÉCEMBRE 1893.No 19 CHRONIQUE répondre.On lui a demandé quelles sont les principales villes de l’An-L’aitkoche de Noel.— Concours.I glctcrre.11 n’hésite pas, je dois le —Etc., Etc.dire, à citer Londres et, après quel- - ques minutes de marmotage, Livcr- Nous ne sommes qu’eu la deux- pool, Manchester, puis il s’ariête.ième semaine de Décembre et déjà Des sueurs froides coulent sur son tout le monde pense à la fête de front ! Sur les instances qui lui Noël.Toutes les boutiques, tous sont faites de continuer, il en nouilles magasins rivalisent de chic dans ne, hélas ! une quatrième, Chicago ! leurs vitrines.Vous y voyez déjà C'en est assez pour fixer l’examina, étalés des Jésus à bon marché, des tour qui refuse le malheureux avec Jésus Je luxe et des crèches de enthousiasme.Noël.Tout cela pour tenter la pié- Le lendemain de eet incident, un té des âmes pieuses qui ne man- autre examinateur qui se faisait queut pas de se laisser toucher à la remarquer par sa sévérité et par ses vue des enfants Jésus tendant vers “pointes” “audessus de la moyenne”, elles leurs mignons bras.Mais il n’y trônait avec majesté sur la tribune a pas que les dévots qui se font les “immortelle".Mon tour était passé clients des Jésus de cire et de plâ- et, mon camarade de droite se le-tre.Les non dévots, les indifférents, vait, pâle, tremblant pour aller se les athés, les criminels, les libres- mettre à la place habituelle.Ce penseurs, se procurent aussi des pauvre ami était si géné qu’il ne souvenirs de Noël dans la seule in- put répondre à aucune question, tention, il est vrai, de faire plaisir à L'examinateur furieux se tourna du une petite sœur, à une petite amie côté de celui qui marquait les noon à une enfant chérie.— Au reste, tes ot points obtenus et dit : “Ce qu’est-ce que cela fait au vendeur ?candidat fait preuve d’une ignoran-l’arbleu, rien, il ne choisit pas les ce absolue, descendez en bas et ap-acheteurs, et, pourvu que les gros portez-lui une botte de foin.” Mon sous et les louis d’or tombent dans jeune camarade, outré repartit; s i caisse, il se fiche du reste ! En “Apporter-en deux, monsieur l’exsomme, il est dans son droit et n’a | animateur dine avec moi.” rien à reprocher à sa conscience.Qui lui dira, en effet, que M.X.I fond du cœur, est un juif, que M.Y.est un franc- Je me rappelle il y a cinq ans maçon ?Qui va lui apprendre que d’un fait qui nous avait bien amusés.M.A.priera devant le petit Jésus, Comme ou nous avait donné à trai-qiie M.B.se moquera de la petite ter un sujet de philosophie des Vis-à-vis chez M.O.Chevalier, statue ?Personne, n’est-ce pas ?et plus difficiles, un de nous, le jeune Epicier, Jolietto.lu commerçant n’a pas le temps de T.remit dans la forme ordinaire demander à ses clients des rensci- c’est-à-dire sons pli cacheté sa co-gneinents sur celui-ci ou celui-là.pic, une belle, une superbe page D’ailleurs, il est évident que le pe- blanche sur laquelle il s’était coutil Jésus doit être coûtent du coin- tenté d’écrire en très gros caractères mcrçnnt.C’est ce dernier qui en a à l’adresse des membres du Jury : mérite ! Pensez - y ! propager “Nendo najuc vos." (Je ne sais pas, Jésus de Noël dans toutes les fa- ni vous non plus.) milles pour la modique somme de A la vérité, il ne pouvait guère, dix sous ! Voilà une vraie charité ! s’attendre à être couronné.Le mot J’ai souvent eu l'occasion d’exa- était irrévérencieux, mais ne inan-miner des crèches de Noël : crèches quait pas d’esprit, n’est-ce pas ?en satin bleu capitonné dans les- Un jour, pendant l’examen de la quelles est couché un petit Jésus re- géographie sous la direction de M.vêtu d’un “habit” à franges dorées ! A.de Bonpart, celui-ci demandait à Certes, rien n’y rappelle la pauvreté un candidat : “Nommez moi les prin-de Bethléem.Mais, monsieur le cipaux caps d’Afrique.” Profond si-chroniqueur, que vous êtes fou ! leucc.Même qu.-stion de la part de Vous savez bien qu’il faut une crè- l'illustre professeur ; même silence cho de luxe pour Mme X., une de l’élève.Où demeurez-vous ?lui crèche qui marche en accord avec sa demanda l’examinateur.A P.rédévotion de satinette, une crèch i pon lit le candidat.Que fait votre bon ton, une crèche select, comme père ?Il est cultivateur aisé, et je disent les anglais.Croyez que cette vous assure monsieur que nous en dame qui s’agenouillera devant sa avons de l’ouvrage.“Très bien, jolie emplette ferait un bel accueil très bien, repartit M.de Bonpart,très au charpentier Joseph, si celui-ci bien, retournez chez vous, mon ami, pénétrait en costume de travail dans cultivez la terre avec votre père, l’élégant boudoir pour demander que c’est ce que vous avez de mieux à Mano réchauffât au coin du feu faire.Bonsoir, mon garçon.” Jésus transi de froid ! • * Dire qu’il y a à Montréal, et ail-1 Terminons par un mot aux dateurs aussi, des juifs qui ofirent en I mes.vente des objets de piété.Dans leurs Je savais qu’il y en avait déjà vitrines, vous remarquez de nom- quelques unes qui faisaient usage breux petits Jésus qui doivent ne de la cigarette.Cela leur donnait pas trouver bon de.se trouver en un air masculin qui leur allait à compagnie de ceux qui ont vendu ravir.J ai oui dire aussi qu il j et crucifié te Christ.11 y aurait de en avait qui discrètement, humaient quoi à s’indigner ; mais ne dis pu- volontiers quelques, grains do tabac de France.Heu ! heu ! elles voulaient sans doute imiter tes belles daines du temps de la marquise de En parlant des Âvcnts, cela me I Sévigné qui s’en barbouillaient gra-iappelle que nos concours au collé- cieu.Gaudette, .1.A.larochelle et G.Cliampoux ; pour les invités, preré-ô3 «entés par MM.1.M.Tellier, M.1*.83 I*.et.1.I,.11.Desrochers; pour les içl présidents ries différentes associations ivj île lu ville, représentés par MM.I>.el Binon, président de fa Société de SB Bienfaisance, J.Ad.I îenaud,président H du lu llruncliu 117 de la C.M.II.A.NS Albert (lervais, président de la Cour Bj St-lîiuthélemy de l’Ordre des Fores-H tiers Ciitholi(|ues, !.C.ltivard, pré aident du Cercle Joliette No.17 de H l’Alliance Nationale, Auguste Belle-ville, préfet des hommes de la Con-j grégation de la Ste-Vierge, Eugène [ f orest, président du la Ligue du Sa cré Cœur et S.A.Lavallée, prési-gramies demonstrations ou 1 on voit dent de l’Harmonie de Joliette ; pour tout un peuple, fier des mêmes Ira- le secrétaire du Comité d’organiauditions, se soustraire un moment à M.J.Alex.Cuibault.Des places l’égoismo ordinaire de la vie, pour spéciales avaient aussi été assignées entonner, de sa voix puissante, mix officiers de ces sociétés, dans la 1 hymne de lu rveommissimee, le grande allée.Plusieurs prêtres étran-vharrt du souvenir.La fete de gers occupaient le chœur avec les élèves du Collège Joliette.La nef était littéralement remplie de fidèles, comme aux plus grands jours de fête.A tU heures la fanfare des élèves du Collèges réveillait les mille échos du vaste temple,élevant à la hauteur d’un enthousiasme les pieux sentiments de la foule.C’est le supérieur du Collège, le Bvd.1*.C.Beaudry, qui a célébré la messe, assisté de diacre et sous-diacre.Les élèves du collège et notre société chorale, ont fait les frais du cirant et EÆ rvïâatàâSSûBAiSfSSi: ï'ï L.N.Ducondu, Conseil’ier.i® K 31 m, -K MODES à vendre.Défi de $300.00.Nous donnons les feuilles de modes de chaque mois.Toujours au “Bon Marché".A TENDUE.AU HUIILIC ACHETEUR HR LA VILLE I)K Joliette et des environs.Dans la belle paroisse de St-Tliomas, près de Joliette, une magnifique sucrerie, largeur ;{ «l’arpent sur 17 île long, appartenant à monsieur Charles Boy, «le St Thomas.Vente à bonnes conditions.GMT & GIHEL M.ROBERT STAFFORD, marchand-épicier, faisant affaires à l’ancien établissement commercial de feu M.André Kelly, sur la rue St-Charles Borromée, a toujours en mains tout ce que l’on peut demander en fait de pro visions et d’épiceries, et spécialement, thé,café,beurre,lard,œufs et les différentes sortes de fleur suivantes : la “Patent Hungarian,” “l’Ogilvie S.B.”, la “Koewatin S.B.”, la “Choice Algoma" la “Nestor." la “Miniota," la “Canadienne" et la “Warrior.” En outre, on pourra aussi acheter chez lui la fleur d’avoine, de blé-d’Inde et le gru.Licencié pou«' la vente des liqueurs dites spiritucuses, il se fait fort de n’offrir que de la boisson qui peut souffrir victorieusement l’épreuve de l’analyse la plus minutieuse.Son whiskey en esprit, par exemple, est pur, tel que reçu, et il ne craint pas de lancer un défi «le $500,00 à quiconque pourrait prouver lo contraire.Ayant pour principe qu’il vaut mieux perdre une vente que de tromper les consommateurs, M.Robert Stafford tient avant tout à donner pleine et entière satisfaction à ses pratiques.Ses prix sont invariablement les mêmes pour tous, sans distinction, et ne varient que suivant les fluctuations du marché.Si vous voulez être bien servis allez donc chez M.Robert Stafford, rue St-Charles Borromée, en face du Collège Joliette.BLOC LACHAPELLE, JULIETTE.L’air était clair et vif quand le brave vieillard se remit en route.Sa traîne lourdement charg.^e, grin-cliait péniblement sur le froid chemin.Les clochettes de l’équipage entonnèrent leurs notes argentines au premier mouvement de la troupe qui, après un petit temps, avait disparu.Liée.1 m.i Magasin de Camille Leabrèche ÉTABLI EN 1867.’ ¦¦ ‘ ¦ayis -rrr.x-ju.-~: psAPU Revenu au gelé, je prends ma chibouque et dans l’enivrement d’une délicieuse boucane, je commets ces broutilles.mm ¦j pi DÉCÈS PS Chut.—A Joliette, le 8 Déc.courant, jour de l’immaculée Conception,s’endormait dans le Seigneur Mario Marguerite-Agnès, enfant de M J.H.Renaud, marchand de de cette ville, à l’âge dy 9 ans et 4 mois.Nous prions les membres de sa famille de vouloir bien accepter nos plus sincères condoléances.Peu l’Honorable Rodolphe Laflamme.#11 Le parti libéral vient de faire perte bien douloureuse dans la personne d’un de ses chefs les plus connus et les plus populaires, l’honorable Rodolphe Laflamme.Par la mort de Thon.Rodolphe Laflamme, le parti libéral perd un de ses plus anciens chefs et un ri ses lutteurs les plus distingués.11 est le dernier de cette vaillante et patriotique phalange qui comptait Pépin, Aimé Dorion, Labrèche, Vi-ger, Eric Dorion, Joseph Doutre, Wilfrid Dorion, Charles Laberge et tant d’autres qui sout aujourd’hui disparus de la scène politique.Après avoir prie part à toutes .les luttes jusqu’en 1878, après avoir Je viens encore vous dire un mot de occupé les plus hautes positions mon thème favori : Emigration et politiques, l’honorable M.Laflamme, la colonisation.Si vous avez occa-s’était exclusivement adonné à la sion de lire le Colonisateur publié pratique de sa profession, dont il dans les intérêts de cette cause, vous Lit sans conteste un des membres y avez vu tout dernièrement deux les plus brillants et les plus distin- ou trois de mes correspondances P sur ce sujet.Je me propose do lui *11 est mort entouré de l’estime de -n adresser plusieurs autres ; mais tous ceux qui l’ont connu, sans dis- comme votre journal pénètre parti- tinctiou d’origine ou de parti poli- çulièreraent chez les habitants tiuLwu 6 la campagne, et que c est chez eux que se recrutent les bons colons, je vous adresserai de temps en temps une lettre où je parlerai de colonisation.Il est extrêmement important pour nous, dans la Province de Québec, de profiter de la crise financière américaine, qui force un bon nombre de nos compatriotes à revenir au pays, pour faire de nouveaux efforts en faveur de la colonisation.Travailler à fixer notre jeunesse chez nous, sur les terres encore inexploitées ; aider les nouveaux colons à s’établir et les eu- une ! : ! i aOHOS DS JOLIETTE.—Depuis quelques jours, il fuit un froid intense.—Dame Vve Noël Aubin est décé dée eu cette ville dimanche à l'âge d'environ 80 ans.—La Cour Criminelle pour le district de Joliette, doit s’ouvrir demain le 15 décembre courant.Vendredi les grand jurés s’acquitteront de leur besogne, puis lu cour sera ajournée jus qu’au dix-huit.—M.Jos.Beauparland, journalier, de cette ville, est décédé jeudi dernier, à l’âge df.39 ans et G mois.Il combé à la consomption, après longue maladie soufferte avec lu plus parfaite résignation chrétienne.—Madame Olivier Laurion do cette ville, sollicite l’encouragement du public et se chargera do tous ouvrages, tels que : lavages, coutures et repassages.Mme Laurion demeure dans lo bloc Tellier, Rue St-Antoine, Joliette —La Cour de Circuit s’est ouverte hier à deux heures P.M.et s’est ajournée le môme jour à six heures, faute de besogne.Jugement a été rendu en faveur du Défendeur dans une cause de Séraphin Morin vs Joseph Roy.—Un nommé Gaspard Peltier, de St-Charles Borromée, a été frappé près de chez M.D.Cornellier, par le train deSt-Félix de Valois hier soir.Peltier est mort ce matin des suites de cet accident.Le coroner, M.Chs.B.H.Leprohon, tiendra une enquête à trois heures cette après-midi.!>< RU IS IN OT R B-DAME, PIS 4S HOMMES faibles, nerveux, épuisés, qui souffrez des suites do maladies, surcroît d’ouvrages, inquiétudes, folie ou excès de jeunesse.Hommes qui avez failli de trouver une guérison ne desespérez ]xie, ayez cou-raye.Quarante années d'expérience sont preuves que La célèbre méthode de traitement du Dr Clarke e*l absolument certains jwur opérer nne parfaite guérison.Si certain suis je do pouvoir guérir les cas les plue graves, que je suis parfaitement volontiers de vous laisser déposer (Voisin du Bureau de Poste, Joliette.) L’endroit où vous trouverez l’assortiment le plus complet pour acheter vos marchandises d’automne et d’hiver est ggpl,E MAGASIN DE M.U.LABRÈCIIE.CORRESPONDANCE Vous trouverez chez lui le plus grand choix de marchandises en tous genres, telles que : Pelleterie de toutes sortes, robes de canole, capots en astracan, en chat sauvage, manteaux en astracan, casques eu cal en loutre et en mouton de Perse, en castor et en nutria, collets et nnûottes en pelleteries.Un assortiment immense d étoffes il manteaux, à «mots à robes, drap, soin de toutes couleurs pour toilettes de noces, nuages assortis, couvertes en laine de tous les prix, gants et nntames, hardes faites.300 peaux de Moutons de l’erse.a aucune de L'ARGENT *»
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