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Titre :
L'Étoile du Nord
Éditeur :
  • Joliette : [s.n.],1884-1965, 1981-1982
Contenu spécifique :
vendredi 6 juin 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Joliette journal ,
  • Joliette journal, l'étoile du Nord
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L'Étoile du Nord, 1890-06-06, Collections de BAnQ.

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; ¦ à V06ILE DU NORD r ' ' r r n ' f ! ' ' L mT n jtq ».\ f UMTS •5*0* Agricultm»e, Colonisation, Commerce et Industrie» J tu,?it I ItMtmadto©, ADOSSEMENT».ANNONCES.I ' ! «rr.rr^ lidro insertion par ligne Insertions subséquentes.Le* annonces à long terme seront publiées à des conditions avantageuses, Pour pouvoir discontinuer de recevoir le journal, il faut donner un avis d’au moins quinze jours avant l’expiration do son abonnement et avoir payé tous les arrérages.lüot Paraissant le Jeudi.i CANADA ET ETATS-UNIS, A «.Mots ,.-25ola Ai.b je ut G cm .us, Propriétaire et Administrateur.B u h si au *t Atelier : Rub Manseau.Tkliûmionf.: No 43.|| Rédigé par un.Comité de Collaborateurs tin un,.Si* moia I ,v , r L’abonnement est strictement payable d’avance, iiviv«4vnr ôièine ANNEE JOLIETTE, VENDREDI, 6 JUIN 1890 No 44 cents francs pourraient être a ficelés bonhomme de curé qui était là de-à des achats d’efiêts d’habilleinvnt.puis plus de trente ans, vivotant au —Ah ! mais c’est parfait, mon milieu de ses ouailles connue un sieur le comte, c’est admirable 1 bon père au milieu de ses enfants, Ne pouvons nous pas augmenter et qui ayant vu naître plusieurs gé-aussi le nombre des prix du tir à itérations, tutoyait volontiers jeunes la cible?tilles et jeunes garçons.— Mais si vraiment.—.l’espère que tu vas le faire bal* — Alors quatre prix en plus pour le et brave, avait dit le père Rouget le tir.à sa petite hile, prêta à se parer “ Ou aire prix en plus pour le tir.pour le bal.écrivit le maire apres avoir écrit ; —Belle, je lâcherai do l’être le 1 quatre cents francs pour le jeux p’.us possible, répondit-elle, des enfants.” * —Au lui, lu Vos toujours.— Enfin, monsieur Je maire corn —l’eut être.Mais on n’est pas tou- tmuu le comte, vous vous vous en- jours belle de la même façou, tendriez avec le directeur du Ihêà —Je ne te comprends pas.tre des Merveilles pour qu’il dornnV.— Maman, me comprend ; une représentation gratuite aux en- n’est-ce pas, maman, qu’une feintants do vos écoles.me n’est pas -toujours belle de la — Ah 1 monsieur lo conte, s’écria même façon ?Ic maire, mais c’est may ni 11 —Sans doute, J a beauté de la que ce que vous faites.femme gaie, heureuse, n’est pas la — Je juis enchanté de vous être beauté de la femme triste, malheu-agréable, monsieur le maire.Main- reuse.tenant voici : _ — Alors, fillette, demanda Ven Et Maxime aligna sur la table dix cien sergent en souriant, comment billets de banque du cent francs.seras-tu belle ce soir ?— J’ai réfléchi, monsieur le mai —Gemme une femme heureu- ic, dit-il , avec bUO francs vous ne grand-père, pourriez pas faire les choses aussi — fl me semble que ta toilette convenablement que je le désire, je üsL bien simple.vous remets 1,000 francs , il no ia.il __ je l’ai voulu ainsi, pas que vous puissiez cire gêné en —Sois, mais je crois que ta robe rien.de suie.— Une robe de soie ce soir ?.Ah ! îiou 1 Toutes mes bonnes amies vont s’altiü’er à qui mieux mieux ; on cil va voir des chaînes d’or, des colliers des dentelles, des rubans.— Tu as tout cela.— U ai, mais je ne mettrai que in a petite croix d’or attachée à un velours noir.ha mère opina du bonnet.—Allons, c’est bien, fillette, dit le g - and-père, je m’en rapporte à toi.—Et lu fais bien, va, répondit Pau le avec un petit air fin qui disait bien des choses.Elle allait mettre une robe de mousseline semée de bois noirs, concession faite au deuil récent de la famille.A cause de ce deuil également, il avait d’abord été décidé que la jeune fille n'irait pas au bal ; puis, en raison des circonstances, on avait chargé d’avis, en se promettant, toutefois, de ne pas rester plus d’une heure.On n’est pas d’une régidité absolue sur certaines choses à Saint-Arnaud les-Vignes.— A neuf heures, le bal battait son plein.La belle Paule n’était pas encore arrivée cl son absence commençait à être fort remarquée.— Laissez donc, disait une de scs rivales, il y a là un de ces ménages dont Fauchon la Princesse a l’habitude ; elfe veut arriver la dernière alia que son entrée dans le bal fasse sensasioii.—Elle ai tend probablement M.le Enfin nous sommes au dimanche comte de Verdraine, dit une autre au public1.coir.Dans la journée tout s’est bien cl M.le comte est en retard.- passé.Un vient de tirer lu feu d’uv- —Mais est-il bien sûr qu’il vieil- Les citoyens de St.-Ambroise de tilice, qui a eu sa part d’upplaudis- dra ! Kildare seront heureux d’apprendre sements.—Oui, oui,il viendra, ht une voix que M.Joseph Vignault de cette C’est l’heure du bal : déjà l’on acerbe.paroisse, tiendra constamment en entend lus lions flous du l’orchestra, —Ah ! c’est toi, la Mélie ; quoi, Lu vente des cercueils dans tous les composé de six musiciens venus du viens au bal l prix, ayant toujours en mains un Beaume.—Vous voyez bien.assortiment complet.M.Joseph La tente, louée à Dijon, aussi —Mais pourquoi faire ?Vigneault se chargera en outre belle, aussi spacieuse que celle du —Pour voir les autres s’amuser, d’exécuter tous ouvagea de chassis bal de Willis, qui ligure dans les répondit sourdement la bossue, [simples ou doubles sans compter ietc-s foraine des environs de Paris,! El elle s’éloigna pour aller dévo- l’assortiment qu’il tient toujours en 86 dressait sur la grande plav-> entrer son chagrin dans un coin, cha- dépôt.Allez lui faire une visite tre' la mairie et l’église, ce qui no grin l’ait d’envie et de jalousie, lorsque l’occasion s’en présentera, scandalisait nullement le curé, un'mais qui n’eu était que plus cruel.'et vous serez biep servis.No 18.A ce moment Etienne passe près des causeuses.—Voyez donc comme il est triste 1 —Ça se comprend, elle n’est pas Aux cultivateurs Ai-.—“ - M.Joseph Piquette, forgeron de Jolielto, reconnu pour avoir constamment en mains, des chevaux de qualité supérieure, annonce aux cultivateurs et propriétaires de chevaux qu’il a actuellement en possession un superbe étalon noir de 4 ans, de race supérieure, bon trotteur, pesant 1250 livres, et qu’il le tiendra à la disposition de ces derniers pour a saison, et a des prix très modérés.VI.Piquette, par la satisfaction qu’il a donnée dans le passe, sera, nous n’en doutons pas, encouragé comme il a droit de s’y attendre.Il «Mil DES USES là ! Elle a de la chance tout de même d’être aimée ainsi ! —Il l’aime tant qu’il en devient bête.—Vous verrez qu’il ne fera danser aucune de nous, tant qu'il n’au ra pas dansé avec elle.—Quant à ça, dit une .belle grande Mlle qui écoutait souriante, Etienne a raison et je l’approuve ; si mon promis dansait avec une autre avant de danser avec moi, ce serait fini entre nous.Hn certain mouvement se produisit alors dans la salle.C'était le comte qui venait d’arriver.Il était seul.11 y eut de la surprise, car on s’attendait à le voir paraître ayant la belle Panic à son bras.On s’aper-yu que ses regards cherchaient de tous les côtés à travers les groupe».Mais il ne fallut pas longtemps à Maxime pour s’assurer que I’aule n’était pas dans la salle.—Elle a voulu ne pas arriver avant moi, pensa-t-il.—11 se promena un instant dans le bal, puis se rapprocha de [entrée et attendit.Toutes les jeunes filles se demandaient : —M.le comte dansera-t-il t Et tous, sans exception, souhaitaient d’être invitées par lu beau jeune homme.SECONDE PARTI E U DEMANDE EN MARIAGE Ill AVANT LA l'ETB \a vendredi avant la fête, Isoomlî rie Verdraine fit une nouvelle te à la famille Pérard.Il revint à Sair.t-Amànd le lendemain dans l’après-ipidi.H était accompagné, relie fois, de la mère d’un de ses nouveaux amis et compagnons de rbasse, Mme LeClerc, qui demeurait à Moutier, commune voisine de Baint-Amnd.Ils se rendirent chez le maire qui bien que très surplis de celte visite à laquelle U lc s’attendait pas, les reçu avec un empressement et une amabilité qui indiquaient combien il était flatté de l’honneur qui lui était fait.Le couits savait un peu ce qui se disait dans le village , il avait compris que la hello Paulo allait exciter fenvie et faire naître bien des jalousies, tout aussi bien chez les femmes chez les hommes, et il s’était VIS1- jno.L'EMULSION U»JUW«iMPIMIiir| m.«WIWW - ) tl’Huile de l’Ol JE de MORUE l < s r>E < SCOTT 1 Guérit la ; PHTISIE i Quand elle est incipient®.; i s r Le maire était ébloui, émerveillé.11 reconduisit les visiteurs jusqu’à leur voilure, eu ne ménageant ni les salut ni les remerciements.Rentré clw.lui, il rédigea une annonce pompeuse et lit appeler aussitôt le tambour de ville, surnommé le père Vingt Deux.Celui-ci sc bâta d’aller prendre sa eaiss.t et du tambouriner dans toutes les rues la grande nouvelle qui fut accueillie par les cris de joie des gamins et des gamines des écoles.I ls criaient à tue-tête : “ Vive monsieur le comte 1 ” Pendant cet snips le maire établissait ses comptes, ce qui n’était nullement difficile.lise trouva que tout en faisant superbement iescho ses, selon le désir du dun at; ur, il lui restait cent vingt-cinq francs.II envoya cent francs au curé pour sus pauvres et remit au père Vingt-Deux une gratification" do vingt-cinq francs.Le vieux lapin saisi d’enlhousias-mu, «’Résistait pas à comparer Maxime à JNapoiéüii-lc-Graud.Quand au lieutenant des pompiers, directeur du tir à la cible, il déclarait à qui voulait l’entendre que le comte de Verdraine était un homme de consequence.Bref, c’était un délire, et le soir même Maxime aurait pu se faire proclamer roi do Saint-Arnaud les-Vignes, et même faire élire conseiller municipal.Voilà les populations : tou les faciles aux entraînements 7 r Son Goût ressemble à celui du Lait.a que rjil qu’il serait habile à lui de conquérir tout d’uu coup les sympa-thies des uns et des autres.Pour cela, quo devait-il faire 7 U avait cherché et trouvé.De là sa visite au mairo de Saint-Arnaud, accompagné de Mme LeClerc, qu’il avait prié de le présenter.— Monsieur lu maire dit-il au magistral municipal, je prends la 1 liberté de venir vous consulter, i —Me consulter, moi monsieur le | comte ?F • Oui, monsieur le maire, et vous f parler d’une pensée qui m est venue, d’un désir que j'ai.Avec votre assentiment, bien entendu, je vou-1 drais faire don à la commune d’une somme de cinq ou six cents Iran es, à l’occasion de votre fête de demain, qui s’annonce comme devant être brillante ; nous examinerions ensemble l’emploi qui pourrait être fait de cette somme ; mais il faut, avant tout, que vous acceptiez.—Si j’accepte, monsieur le comte, mais avec une vive reconnaissance, et la somme sera strictement employée selon les intentions du généreux donateur.¦—Voyons donc ce que nous pou vons faire.Vous aurez demain un mât de cocagne 7 —Oui,i certes, I nuit de cocagne.—Ehbien! monsieur le maire, au mât de cocagne vous ajouterez deux pri$ à ceux qui existent déjà.Le maire prit nue feuille de papier décrivit : “ Deux prix au mût de cocagne.” —De quelle valeur, s’il vous plait, monsieur le comte ?—Selon votre idée, monsieur le maire.* —Soit.— Les courses en sac et le jeu de ciseatf sontun prétexte à distribu lions de linge, de sac, de bonnets, de souliers et autres objets divers aux enfants nécessiteux de la commune.—C’est vrai, monsieur le comte.—Sur la somme que je vais avoir i’bonneurde voue remettre, quatre Méfiez-vous des imitations et achetez les véritables flacons enveloppés dans du papier saumon.19 r- le (A continuer.) Chez tous les l’hnrmaoionH.— Prix, HO cents et $1.00.SCOTT & BOWNE, Belleville.3 Jïl'iCEUlli POPULAIRE.m le J.D.I.FITIKK, 11 Le aouaaiguc tout en remerciant scs pratiques et le pu'u'ic en général du bienveillant encouragement qu’il a re ' * * ^ io-o—•• * .K.IA rêdaçUjon du Journal n>et pas inpoaiable du inèee et Res opinion» émtseï par ses eeiretpeBdsBle.^ fc A- - — —%-» « .v- —J- Be 5.ücts 25ote me.fit Le “ Sonneur de St-Paul ” a été joué de façon à bouleverser les âmes es moins sensibles et ‘ un tour bien joué” fut un long éclat de rire toujours en crescendo.La musique dans les entre-actes a été donnée par MM.Antonio et Hector Beaudoin, pianistes distingués.Quant aux costumes ils ne laissaient rien à désirer, étant tous bien appropriés au rang des personnages et de l’époque ou se passait le drame.Malgré la temperature défavorable, il y avait foule.Par suite bon ne recolle.Nous invitons le “ Club des Amateurs ” à nous favoriser au plus tôt d’une nouvelle séance dont il fera les frais.p° 1 F Jei ' : MVRTOILE DU WORD no qu »1 - > t • act J omette.Vendredi, lk 6 Juin 1890 Le Grand Nerd.avi 6Ü *.A on " " ‘ 1>eux'rbots au sujet du tracé que ''doit âmvte'ce nouveau chemin de-•’ ‘fei*.' Nous'avions promis d’exposer notice iifaiiiëre de voir avant aujourd’hui spr.‘dette question.C’est par oubli involontaire de notre part que ’nous'scindés encore à remplir envers n bs- dec leurs cette promesse.‘ÊsrfêtalU *qu#il ' Voudront bien, ‘ hVé-' y toute la bienveillance ' ’dont t>ti lès sait doués) nous pardonner notre semblant de négligence, ‘nbus • nous exécutons de suite en Ve F tu de Pàxidme : il vaut mieux àrd quo jamais.Est-ce qu’en laissant ce centre commercial, Jolfette, à distance, dans.le.circuit qu’il devrait faire , |M>ur pffss'ev'âuxl portes des paroisses de 8t-Àmfiroisè/ Chertsey, Rawdon etc.,* au pied des Laurentides, le kkbùd Nord,- les- favoriserait asse% .pour ^ftmpemnr les frais de construction ?lia La n L politi- que extérieure.Est-ce que la clarté de la discussion perdrait si l’on ne disait pas lo rcichslag, au lieu de la chambre des députés allemands • je ireichsrath, pour le parlement au tri, On a constaté depuis un certain chien ; le rigsday, pour le parlement temps une tendance toujours crois* danois, et le skoupichina, pour Tassante de la part de Français à mâti- semblée de Serbie '! ner d’anglais et d’allemand la lan- Notez qu’il y a dans ces choix de gue si claire, si douce, si colorée et mots indigènes un arbitraire inex-si gracieuse que parlaient Racine, plicabie.Lors de» discussions sur le Bossuet, Victor Hugo et tant de Tonquin, nous a t on assez rabattu maîtres écrivains.les oreilles du Tsung-li- Yamcn, quand L?3 coupables sont nombreux .* le il était si commode de dire le mi- monde, la politique, le journalisme, nî3l,Ve ^es aû’aim étrangères de surtout la passion des courses de Pékin.Tout le monde ne connaît chevaux, et jcette affectation à pa.pas le chinois l la preuve c’est que raitre initié aux langues étrangères, vous trouverez ce seul mot orto^ra-qui est devenue une véritable ma- phiê de dix manières diB'érentos'par nie de notre temps.ceux qui l’emploient.Les auteurs anglais modernes Ft pourquoi dire le Xsunli-empruntent beaucoup à notre litté- Xameu?Evidemment, parla même ature ; ne serait-il pas singulier raison qui fait dire le Mikado pour daller prendre leurs traductions l’empereur du^Japon, et le padicha pour un original ?Or, c’est ce qui pour le sultan, le firman et l'ukasc arrive pour certaines locutions, pour les décrets et décisions de Ainsi, bon nombre de mots, trans- Constantinople et de Saint-Pâte rs-portés en France au temps des in va- bourg : par un simple caprice, sions, y sont revenus défigurés, et Un jour même, un grand journal par un phénomène iuexpliquable, la français,a écrit ces mots slupèiiaiUs ; formule primitive ayant été exilée {“noire Foreign-O (lice !.” l\ n’est de chez nous, c’est la traduction pas probable que les Anglais nous étrangère qui rentre en notre pays, rendent jamais la politesse en écrirons Jes habits qu’elle a pris au vaut “our ministère des all'aives o hors.étrangères.” Pour remonter un peu loin, les Sans être anglophobe, ou peut Anglais trouvèrent au quatorzième, approuver ce qu’écrivait Rivalo, en siècle, le mot humeur, dans le sens U 783 ; “Nous sommes les seuls qui de plaisanterie naturelle ( c’est en imitons les Anglais, et, quand nous ce seus-là que le grand Corneille sommes las de notre goût, nous y ’employait encore dans ses premiè- mêlons leurs caprices, nous faisons res comédies ) : ils en Jont fait /nJ entrer une mode anglaise dans l'un-mour, que nous leur avons repris, mense tourbillon des nôtres, et le et nous opposons communément monde l’adopte au sortir de nos aujourd’hui l’humeur, sans épithète mains.Il n’en est pas ainsi de f Anil Y humour britannique.gleterre :]quand les peuples du Nord Le moindre inconvénient de ces ont aimé la nation française, imite emprunts, c’est que le vulgaire n’en ces manières, exalté ses ouvrages, comprend pas la nuance, ni mémo les Anglais se sont tus, et ce con-e sens et qu’il le prononce ridicule- oert de toutes les voix u’a été trou-Les camelots, qui assié- blé que par leur silence.” gaient les portes de l’exposition du L’expérience aurait du nous centenaire assourdissaient les pas- p ter.sants et amusaient les Anglais en U serait pourtant si simple de offrant leur ticket, qu’ils pronon-l Parler sa propre langue : vous vou* çaient liguais, tandis qu’il eût été si lez dire “pleuvoir”, à quoi boa renaturel de les voir vendre des billets]courir au dictionnaire anglais, pour comme ils en vendent tous les soirs écrire rain ?Hier encore cependant, à la porte des théâtres.un critique parisien eût rougi de Voltaire raconte que, de son ne pas écrire struggle for life, à pro-temps, nombre de cuisiniers atteints pos de la pièce que Daudet avait en d’anglomanie offraient sans hésiter le bon goût d’écrire sous le titre du roastbeef.“de mouton.” absolument équivalent la Lutte pour C’était nouveau.Aujourd’hui 1 % l* vie* rosbif figure dans tous les diction- Empruntons aux langues étrange-uaires français : le bicuf rôti, qui y res ce qu’elles ont de bon, dans leur figurerait pius tôt, n’a-t-il pas le mè- originalité quand celte originalité me sens nous manque ; mais ne nous don- Une langue n’est jamais trop ri- nous pas le ridicule d’aller chercher che.Mais notre langue est assez audehors des mots qu’on nous a pris .suje riche de son propre fonds sans que et, si maleureusement nous ne pou- de 1 emigration sur le numéro dm nous soyons obligés d’aller si sou- vons pas nous dispenser de discuter *w-1 dernier de L Etoile du Nord, vous vent faire des emprunts à l’étran- le budget, laissons le Foreign-O/luei avez touché une corde bien ger.Quelle nécessité y a-t-il de Londres et lo Tsuno-lkïafhcn à Fé-sensible a nos pauvres expatriés, club au lieu de cercle, la Uason pour kin.Lu écrivant aujourd’hui, monsieur la saison, great.event pour grand le Rédacteur, je ne répondrai pas à évènement, le hall, qui vient de la question que vous posez, savoir : notre halle, à nous, et lunch et lun- si l’immigration compense en résul- cher pour collation ou goûter ' tat la perte de forces vives quo le Lsi-ce que five o'clock tea perdrait fléau de 1 émigration lait annuelle- uno nuance a être dit “ le thé de meut subir au Canada ; la réponse cinq heures ” ] à cette question vous a, dites-vous, De même pour le gardon parti/ cte suggevee par votre patriotisme ; locution que nos pères ne connais: je rue lerai l’echo de tous mes com- aaient point lorsqu’ils invitaient patriotes des Etats-Unis en disant tout bonnement à une partie de jarque nous souhaitons tous et de tout din.cœur que nos gouvernants soient Cela se passera sans doute, embrasés de cette flamme de patrie- ce devrait être déjà passé.lis me qui vous consume.Si chez aujourd’hui difficile de s’écrier : A wenderinl relief, nos gouvernants À intérêt personnel 7hat is the question, si l’on ne veut Eimund Kerr, Chesterville ; était quelques fois sacrifie à l’inté* pas tomber dans le lieu commun : can truthfully say your Nasal Balm ret public, nouscroj on» que le pays et, lorsqu’on ose rappeler le to be or is giving me great relief and 1 W n aurait pas a déplorer la perte d’un not to be de Shakespeare, il est pour satisfied that another bottle, will si grand nombre de ses entants.Si, le moins tout aussi distingué de make a complete cure.I could oot comme vous le dites, .les gouverne* traduire la fameuse phrase d’htam- expect one bottle to cure me a» ment» out déjà lait quelque chose [let par ;41 Etre ou ne pw être !.” lease was a very bad one, vil de m PARLONS FRANÇAIS la pa *ei nu eJl Sinistre sans précédent dans «en campagnes.24 Maisons et dependences en cendres.G( du ne ;»o Perte», $80,000.dr le: III Le# pompier# «le Joliet te appelés.G< Lundi, vers i> heures du soir, se répandit ici avec la rapidité de l’éclair, la rumeur que le magnifique village de St-Jacques de l’Achigan, où le feu venait accidentellement de se déclarer, était tout entier menacé d'être rasé par l’incendie.Ou douta tout d’abord ne croyant à un tel malheur et l’on s’abordait dans les rues en se demandant, est-ce le cas que le village de St Jacques de l’Achigan brûle eu gee moment ?Hélas ! ce n’était que trop la triste, l’affreuse réalité.En effet, par une dépêche du maire de la localité adressée directement au président de notre Conseil de ville, M.Ed.Guilbault, ex-M.P.et lui demandant tout Je secours qu’on pouvait prêter dans la circonstance, ne tarda guère à nous parvenir la confirmation de la triste nouvelle.Comme bien I on pense on se mit immédiatement en mesure de Iran s porter Je plus promptement possible notre pompa à incendie sur le théâtre de la conflagration.Dans l’impossibilité par prudence, de .dépécher notre corps de pompiers au complet, ou lit appel aux gens de cœur, et le chef du département du feu, M.Alexandre Bonin et quelques-uns de ses subalternes avec l’aide empressé de nombre de nos concitoyens eurent bientôt terminé les préparatifs indispensables, et, vers les 7 heures ?.M.se mettaient en route en forçant l’allure des chevaux.De distance eu distance ces derniers devaient être remplacés et tout avait été préparé a cette fin.üü pont en 1er étant en voie de construction sur le Lac Ouareau, à tG’étâit soil coup d’essai et il a l'eudroit appelé Les Dalles, il fallait errmé, ébloui, émerveillé.passer par St-Liguon et allonger ?' éhàdun*-de cenfc qui le composent ainsi le trajet d’au moins deux Mtfiitteoâés-de dispositions peu corn- lieues ; de sorte qu’il y avait à « muntro tbntmO' tfratnatiirgos ; nous franchir une distance de cinq bon-âçarh>bs dé’ tféuY ‘qui sont pour la nés lieues.*pvemlèré fois Montés dur le* plan- Laissons nos sauveteurs en Cheches du théâtre, car dans le nombre min et devançons les à St .Jacques ni etteift ttoufla réputation est de- peur donner des détails sur l’origine puis longtemps déjà faite comme du feu et ses ravages, acteurs vr v .A ce moment, le centre 8s Ces derniers sont MM.1.1.Shep- cial de co magnifique village, iparçl, .L A.Renaud, J.Guibault semblait à un brasier ardent ; £Ôqv li* tragédie, et Geo.Desauluiers sons, granges et bâtiments, sur une J., (iyùbaull le mémo que nous étendue d’environ 7 arpents, é Lai en Xeqçns de mentionner pour la co- convertis en énormes flambeaux, vnMm.jetant sur le ciel des lueurs v.1>, “.Sonneur de St-Paul, ” diame glantes et éclairant au milieu du , pç quatre actes avec prologue et crépitement du bois se tordant sous “Un tour Lien joué,.” n’auraient l’effort de l’élément destructeur et soulevé d,an?l’assistance plus d’ap- des nuages d’âcre fumée, un tableau plapdissenqents même si des acteurs indescriptible de profonde' désola-de profession les eussent interpré- tion.• • # ni Pf JO sensible?, .Cérlaina intéressés répondent dans IjaHirnaative -et* le» "àutiés* "dans - 'la négative n q Je il» d’ ’ K S O I .ivPWs ffp.pù
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