L'Étoile du Nord, 18 avril 1889, jeudi 18 avril 1889
A A SI ’4S W mm*.Bs ï& Ül 8 se i i m m i tv; m m m i m.H m m m m m I t§ wg |§g§ i! Agriculture, Golomsafion, Commerce ci Industrie* IiimI iefeiiMidik©, il} :¦ ABONNEMENTS.iï il ANNONCES.li(>ro insertion par ligne In tiortiona subséquentes.Lea annonuea à long tonne seront publiées à dos conditions avantageuses, CANADA ET ETATS-UNIS.lOotg fi Paraissant le Jeudi.5 ¦ Un an.Sij mois Mois 25c ls Albert Gervais, Propriétaire et Administrateur Buhkau et Atelier : Rue Manseau.Téléphone : No 43.Rédigé par un Comité de Collaborateurs I c ; I Pour pouvoir diooontinucr do recevoir le journal, il taut donner un avis d’au moins quinze jours avant Voxpiratior H de son abonnement et avoir payé tous les arrérages.Jj abonnement est strictement payable d avance.I ôième ANNEE JOMETTE, JEUDI, IS AVRIL 1689 No 37 No 2 beaucoup pour ses talents, et un peu pour se refaire.M.de Frontenac s’y couvrit de gloire, mais demeura pauvre d’écu, grâce à la modicité de ses appointements.Cela ne l'en péchait pourtant pas d’avoir bonne table en son château Saint Louis, et d’y bien traiter hôtes.Que le lecteur lui-même.Composé de quatre services, le repas consistait, en maints plats succulents qui attestaient l’habileté du cuisinier.A l’avant garde des entrées, ou apercevait d’abord de grands et petits potages au bouillon et au poulet ; puis venaient un rosbif de mouton garni de côtelettes, ei deux pâtés chauds, l’un de chevreuil et l’autre de venaison de choix, dont la croûte, soulevée en paillettes dorées, devait faire trouver bien doux le mignon péché de gourmandise.Entre les pièces de rôt, vous auriez certainement lemarquô trois bassins de bécassines, de perdreaux et de pluviers rôtis à la broche ; je ne parle do certains chapelets d’alouettes servies enfilées par six ou douze sur les petites broches de bois qui les avaient vues rôtir, que pour vous faire entendre combien le joyeux- Rabelais aurait aimé d’y réciter un rosaire.Les succulents petits plats qui suivaient, ressortaient de la foule des entremets, ou troisième service : d’abord, c’étaient des salades sucrées et salées, puis une omelette parfumée, suivie de beignets, de tourtes à la moelle, de blancs-mangers et de crèmes brûlées, pour liors-d’œuvres.En dernier lieu venait le dessert, où se montraient cl’abord les fruits de la saison, pommes, etc., disposés en pyramides; puis de provoquantes pièces de four et des gâteaux tins, tels que taries, biscuits, massepains et macarons ; enfin quelques crèmes légères et des conserves ; le tout dignement couronné par des vins de France et des liqueurs.Nos digues gentilshommes, dont l’appétit était en harmonie avec la bonne ordonnance du repas, mangèrent quelque temps eu silence pour étourdir la grosse faim.Alors le major, qui venait do battre en brèche et avec grand succès un second bastion de pâté, s’adressant au gouverneur : —.le dois vous apprendre, mon-sieur^le comte, lui dit-il, que j’ai donné ordre aux milices" des deux rives en bas de la ville, de sc rendre à Québec avec la plus grande diligence.—Fort bien, major.Et qu’avez vous fait pour la défense de la place ?demanda M.de Forntenac, tout en suçotant avec délices un aileron de pluvier.—Voici, monsieur le comte.J’ai fait piauler des palisades depuis le palais de M.l’intendant, en remontant jusqu’à la cime du cap, Ces ouvrages sont défendus aux extrémités et au centre par trois petites batteries.Nous n’avons, comme vous savez, que douze gros canons ; j’en ai mis neuf en batterie à la haute ville, réservant les trois'autres pour défendre les quais de la basse ville, qui sont aussi protégés par plusieurs pièces de petit calibre.Eu outre, vous avez vu, en arrivant, que la montée du port à la rue B trade est traversée par trois lignes de barriques remplies de terre et de pierres, et garnies de chevaux de frise.—Bravo ! major ; Vau ban ne ferait pas mieux ! Mais savez-vous, messi- EEp3EF: E.HHEE5 Uui, d autant plus que nous Qs sauvages, dont il mourait un ¦ Loulti Uu«,l2> cuiimitcuv de la paroisse de avons commencé nos travaux de phis grand nombre, accusèrent m,.j1uslicu ‘l »ugus, set du bon vieux un, connue 1 at- a la débandade ; tandis que les!,Jlil,’i,l«°llc ,eu •¦’inniu Dugas, son pore ot de testait une respectable couche de troupes anglaises, sc voyant ainsi *uul, |,l: I Kll UK MAI PROCHAIN, l a lui rai ii situé dans lu paroisse de Ht-Jacques, contenant à peu près un demi arpent do largeur, sur deux arpents sur la rivière Uuaro.1*0 U.!>• UESllÜCllERti, N.Pj bl-Liguovi, lu avril lysu.Aux vcrrtonuc‘8 entreprenantes."Les personnes désirant créer et exploiter une manufacture de meubles et ouvertures, auraient tout intérêt à s’adresser à M.Eugène üurdeleau, à St-Cbs.Horromôc.Ce Monsieur fournirait le pouvoir d’eau gratis, et se porterait, pour telle manufacture, souscripteur, pour mi montant de $1.000.Cette exploitation se trouverait à d milles de la ville de Juliette.M.Üurdeleau est propriétaire au même endroit d im moulin à farine et à scie qui fonctionne très bien.l’heure un olticier un détachement, pour obser l’ennemi et nous avertir de son approche.Et se tournant vers un valet de chambre, qui attendait ses ordres à distance respectueuse : —Allez dire au chevalier de Vau-dreuil que je le voudrais voir immédiatement ; il était ici quand je suis arrivé.Le valet s’inclina, sortit et revint quelques moments après, annonçant au gouvernement que ie chevalier était reparti, mais qu’on l’allait quérir.—Monseigneur est servi, dit au même instant un second serviteur.Se tournant alors avec quelque vivacité vers la table où fumaient force plats, tout propres à taire venir l’eau à la bouche ; — Allons 1 messieurs, s’écria gai ment le gouverneur, à table î à table î Quoiqu’il sût se priver au besoin, M.do Frontenac aimait la bonne chère, et, la preuve, c’est qu’il avait littéralement mangé son patrimoine.Dame 1 on ne vivait pas piètrement, de son temps, à l’armée ou à la cour du roi magnifique ; et d’ailleurs, la caisse d’épargne n’était pas encore inventée.Un jour vient où le comte, pour avoir vécu trop joyeusement, so trouva réduit à la cape et à l’épée.«Louis XtV l’envoya en Canada.avec ver ( A continuer ) AVIS HIKHC, -Oh ! Wi.uh.op ny pas beau- coupa ciaindie pat le letups qui paiera autcomplet ce qu’il doit à la Couronne court.—Comment cela ?—Eh bien î major, vous savez qu’à la première nouvelle du projet] lit d’incursion des Anglais, monseigneur le gouverneur était monté à Montréal pour ordonner la levée GEORGES DUHAMEL, générale des troupes et des milices.Conuniwiin /r.s JVm.i d< Couronne.Nous étions donc douze cents boni F• Ü — Les colons, ayant été avertis, baumes réunis à ht Prairie de-la-Made-l (omue dernier, pi" Carte Postale, de venir laine, ious brûla,Us du désir 110 U.« V.5C1 illltl UH pCU 3.N G(v 1 Allgl-lis j A défaut de ce faire, la vente qui leur a été et ie lui ôter, une lois pour toutes, ; fuite sera révoquée et de nul ulfut.l’envie de revenir à la charge, P.S.—-Pour le paiement, on devra d'adros-quancl de singulières nouvelles ] S.CI" a 1 Ascnt ^c5 *-’cires de la Couronne, de nous arrivèrent du lac Saint Sacre- ° luUv‘ ment.II.s’agissait d’abord de jalousie entre les chefs de l’expédition, Winthrop réclamant le commande .lMnDrr , r meat de 10,,to l'ai mée, tandis que IgftZb.n, ».i, p»UsitUi S autres ollicicts liout lis-1 pour tourimiscs de magasin, résidence privée, saient les mêmes prétentions ; sans boutique, été., qu’il représente en cette Ville, compter que les sauvages alliés des ! 1(-‘d l)lus grandes maisons pour lu.vente du Anglais, les Iroquois, les Loups et! cllur,1)011>(iuc Ie Sloiy' Chestnut.leurs chefs ordinaires.Aussi ou trouvera chez ce Monsieur, toutes espèces du buis du survice, buis de sciage, etc, etc, à très bus prix.' four plus amples informations, S’adresser â sur prix d'achat du terres publiques, nu tenu du payer que cinq ans d'intérêt seulement.sent Lu même remise est ollertc aux colons sa us requi achèteront et paieront le prix complet des terres qu'ils occupent dans le délai susdit.M.Eugène Uordcleau, Propriétaire de ce pouvoir d'eau.7 mars nuJl.Uni.Vins Français ! J.S.AYBRAM, FABRICANT, -L, OÜIS, A JULIETTE.VINS CLAPET, VINS DE CHAMPAGNE, VINS DE LIQUEURS.Tous ces vins sont garantis purs raisin et sans alcool.M.J.S.A VURAM sc chargera de la mise en bouteille à toute personne qui lui en fera la demande et sans augmentation de prix.Les prix à la satisfaction de tous.31 Oot 1888, No 13—X *q No.3G II av.—lcrjuil.Hue h ri~i Aux Consommateurs de Charbon, annonce vous 1 No 36,11 av, 3m L’ETOILE DU NORD, JEUDI, 18 AVRIL ISSÎt WW* aw wmbumw «wgggmi ¦ est aux iiorU' i d«- toute:- les divisions vhuiK-nt jamais i heurter, c’en est fait de cher à leurs grilles noire part de défendeur ; puis passa en revue les ss 5 «ESBEtÊ m&ït a plus de distance.uu nid d'aigle sur un pi géant qui so perd absolument nécessaire pour sauver de M.Ls Baztuet; puis a c*ux l - ii ¦•‘.U 1 argument un laveur du dans les nues, tu r dû voir pins d'une fois les notre vie, il ne faut pas eu conclure procb.es au.Détendeur lui-même, nouveau système nous a paru irré vagues et les îlots ^murmurants écuiuer et que uous vivons tous comme des M.ltenaud a fort habilement lu table et puni, être sullisant pour ‘“ •' t"> i,1‘-“1 ' 1 ":i ' '!]' Ijl-aver,.:iV“nle£; loups affamés
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