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Titre :
L'Étoile du Nord
Éditeur :
  • Joliette : [s.n.],1884-1965, 1981-1982
Contenu spécifique :
samedi 28 novembre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Joliette journal ,
  • Joliette journal, l'étoile du Nord
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L'Étoile du Nord, 1885-11-28, Collections de BAnQ.

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L’ETOILE DU NORD D’un éclat vif et doux Mais ses bienfaits publics Mon œil la voit briller Qui les peut calculer ?Journal Hebdomadaire,-Agriculture, Colonisation, Commerce et Industrie.Rédigé par un Comité de Collaborateurs.ALBERT SERVAIS, Proprietaire et Administrateur 2e Année.No 28 JOLIETTE, 28 NOVEMBRE 1885 50 Gts.Par Année Passe-temps du dimanche.Société de Bienfaissance et de secours mutuels delà ville de Joliet te.Association Ty pographique de Juliette.Les réponses aux charades, devinettes, etc .devront être adressées comme suit : “L'Etoile du Nord,” Joliette.A une assemblée spéciale, tenue mardi le 24 courant, au bureau de VEtoile du Nord, les résolutions suivantes ont été proposées par M.Albert Gervais, condé par M.J.A.Renaud, avocat.Quo les typographes et membres de la presse de Joliette ont appris avec la plus profonde douleur l’exécution injuste de notre compatriote Louis Riel le 16 vembre courant, et qu’il soit résolu que cette association prenne une large part deuil dans lequel se trouve plongé notre nationalité, qu’elle ressent vivement l’injure que le fanatisme anglais et giste vient d’infliger à nos compatriotes du Canada, et repousse avec la plus grande énergie l’action du gouvernement dan» cette triste affaire.Séance du 21 Novembre 18S5.Il est proposé par L.A.Deiome, secondé par J.O.Brault ; Que la société de bienfaisance et de secours mutuels de la ville de Joliette, a appris avec une profonde douleur, l’exécution injuste d’un de scs compatriotes, Louis David Riel, martyr de son dévouement à la cause de ses frères du Nord-Ouest.Il est résolu que la société offre ses plus vives sympathies a la famille du défunt, dans l’espérunces que nos plus sincères condoléances réunies à celles de nos sociétés sœurs et de tout le peuple canadien fiançais, adouciera quelque peu la douleur si légitime de sa famille éplorée : et tjue copie des présentes soit envoyée à la famille de Louis David Riel, ainsi qu’aux journaux de cette ville, avec prière de la publier.PROBLEME NO.16.se- CHaRADE.Parcourez lentement mon dangereux premier ; Montez tout doucement mon pénible der- dernier, Et célébrez gaiement le jour de mon entier.no- .'i u Réponse au problème No 15 : — Cor sage.oran- Un conseil gratuit Vous êtes créancier et porteur d’un billet promissoire fait à votre ordre, ou à vous transporté par endossement .Votre billet arrive dû.Comme vous prévoyez qu’il ne sera pas payé à temps, vous tenez à conserver votre reeoui s’contre vos Que cette association s’abstienne en signe de deuil et de respect pour la mémoire du supplicié de Régina, de chômer cette année la S te Catherine qu’elle avait coutume de fêter tous les ans par le passé.Que cette association offre ses plus vives sympathies à la famille du défunt.Que copie des présentes soit transmise aux journaux avec prière de reproduire.C.G.H.Beaudoin, Secrétaire.R.M.Leprohn.Secrétaire- endosseurs.Qu’avez-vous à faire7 — C\st bien simple, vous u’avez qu’à faire protester le billet par le ministère d’un notaire dans l’après-midi du troisième jour de grâce, après son échéance.Ne tardez pas ! Car le quatrième jour après l’échéance du billet, il serait déjà trop tard pour le faire protes’er.Les endosseurs sur un billet garantissent seulement que le billet sera payé à son échéance.S il n'est pas payé, vou-devez en avertir immédiatement les endosseurs.Or la seule manière légale, de les en informer, c’est de faire protester le billet.Le protêt, c’est.la constatation officielle du défaut par le prometteur de payer le billet à son échéeuce.Donc, avisa tous les porteurs de billet, qui veulent conserver leur recours contre leurs endo.seurs de faire piotester leuis billets aussitôt ap.ès maturité.Si Don l’endos ement deviendra inutile et nul, et il n’y aura plus de recours que contre le prometteur du billet.C’est un détail important à .connaître.Il ne faut donc pas s’indigner contre les banques si aussitôt-qu’un billet de.vient dû elles se hâtent de le faire protester ; car c’est là* le seul moyen qu elles ont de conserver leurs recours contre leurs endosseurs# J.& W.HEID, FABRIQUANTS de PAPIER A LA Papeterie de Lorette OS, 100,rue St-Paul,Québec Fabriquent le feutre pour toitu-rc, lambrissage et pour mettre sous les sapis.Aussi boîtes à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers à vclcpper et à imprimer.A la Papeterie du Pont Rouge.On fabrique les cartons en bois, pour boites, carton de paille, et pulpe de bois.J.& W.REID font l’importation et le commerce de toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries, etc , etc.Ils gardent toujours en assert!ment de papier de métaux et de fournitures pour la marine, etc., etc.Cléophas Tellier Agent de la Célèbre Machine à Coudre en- SINGER SINGER de de r New-York New-York magasin un — POUR — Berthier et Joliette Ils payent le plus haut prix pour toutes sortes de toi les,cordages, chiffons, ro et toutes sortes de Abonnez-vous à YEtoihdn Nord, seulement 50 cts.par année.gnures de papier deux métaux.¦9 ) ' -V XV./ L’ETOILE DU NORD, 28 NOVEMBRE 1885.Agitation Populaire.libéraux oublier les dissentions politiques se réunir et se donner la main pour venger l’honneur national outragé.Montréal ne vit jamais une assemblée à la fois plus nombreuse, plus pacifique et plus patriotique pour une plus belle cause.Puissent nos hommes politiques être sincères, comme nous ne doutons pas qu’ils le sont, dans ce grand mouvement qu’ils ont cherché a créer en faveur d’une cause vraiment nationale / Que le peuple Canadien s’unisse ! qu’il ne détruise pas scs forces dans des luttes intestines qui ne rapportent rien, et il prendra dans la confédération la place qui lui convi nt.' I^e Secrétaire de Kiel.Billets centrefalte.Il y a, en circulation à Québec, certain nombre de billets de deux 'ni très, qui sont faux.-h L’on chercherait vainement dans toute l’histoire politique du Canada français pour y trouver une période plus rnonve montée que celle que nous traversons actuellement.L’excitation populaire est à mon comble.Elle se manifeste partout sur tous les points du pays, avec un élan irrésistible.Des assemblées publiques se tiennent dans toutes les villes, dans tous les villages, dans tous les bourgs, dans toutes les localités, et c’est partout pour protester contre l’exécution de Riel.Partout l’on se déclare ennemi acharné du malheureux gouvernement qui s’est rendu coupable de cette exécution que l’on considère généralement comme un assas sinat judiciaire.C’est plus que de l’indignation qui se manifeste dans ce grand mouvement po pulair, c’est pour ainsi dire, de la rage, une rage légitime, celle d’un peuple outragé dans sa nationalité et trompé indignement pur les hommes mômes en qui il avait reposé «a confiance.Le peuple Canadien-français se considère outragé dans sa nationalité, par l’exécution de Riel.C’est pourquoi, il s’agite et s’affirme aujourd’hui.Il a des droits qu’il entend faire respecter.Pour obtenir ce résultat, il emploiera tous les moyens que la constitution met à sa disposition.Le premier moyen qu’il emploiera c’est son vote imposant désormais par son unanimité.Aux prochaines élections, il balayera du pouvoir ces hommes qui se rient de lui et qui méconnaissent ses droits les plus sacrés.Sir John A.Macdanald disparaîtra du pouvoir.De ce jour même il est marqué du sceau de la réprobation générale et sou châtiment ne se fera pas attendre.Ses mains souillées qu elles sont du sang d’un patriote Lançais ne sont plus dignes de porter le vieux drapeau conservateur, autour duquel, le peuple de la - Province de Québec est resté groupé en masse jusqu’à ce jour.Il nous faut un autre chef pour nous guider au combat C’est le peuple Canadien-français qui le veut 1 Vox populi, vox Dei I -—— Assemblée extraordinaire.Il y a eu dimanche dernier à Montréal une grande assemblée organisée dans .un but patriotique par les conservateurs et les libéraux à la fois.Il s’agissait de protester contre l’exécution de Riel et - d’adopter des résolutions quant à la position à prendre vis-à vis du gouvernement MacDonald.Il y avait là des orateurs des deux partis politiques, tels que MM.Mercier, Laurier, Beaubien, Trudel, Dosjardins, Beaudry.Bergeron, Tarte, Duhamel, etc., haranguant une foule d’environ 40 000 hommes sur trois tribunes à la fois.Tous ces orateurs se sont entendus pour déclarer au gouvernement de Sir John A.MacDonald une guerre sans trêve et sans merci.L’enthousiasme régnait dans la foule heureuse de voir les conservateurs et le» un pias- COMMUNICATION.DILEMME.De deux choses, l’une* le» pendaisons en effigie signifient quelque chose ou ne signifient rien du tout; si elles peuvent signifier quelque chose ce doit être la haine, la colère, l’esprit de vengeance et la vagerie chez ceux qui les exécutent ; or la haine, la colère, l’esprit de et la sauvagerie sont autant de passions ignobles et indignes de nobles cœurs.Si au contraire ces pendaisons en effigie ne signifient rien du tout, alors comment concevoir que des hommes intelligents puissent s’y arrêter et en faire l’objet de démonstrations publiques.Donc dans comme dans l’autre, les pendaisons en effigie sont blâmables et condamnables.C'est pourquoi elles ne doivent pas être tolérées au milieu d’une assemblée qui se respecte.C’est ce qu’un avocat de cette ville a vainement cherché à faire comprendre à „la foule turbulente semblée sur la place du marché, mardi de la semaine dernière.Laissons aux voyous le monopole de tristes amusements qui dénotent plus de sauvagerie, ou d insignifiance qui’ils ne révèlent d’intelligence chez ceux qui s’y livrent !— Ces sinistres pantomimes déshonorent leurs auteurs, sans cotup-ter qu’elles sont loin de moraliser le peuple qui en est témoin 1 Nouvelles de Manville R.I.Manville progresse beaucoup.Plusieurs Canadiens, sont à y construire de belles résidences.M.Louis Grirouard tait ériger près de l’église catholique un magnifique cotuge.M.Prosper Nmteau construit, à côté du magasin de M.Bouvier, une belle bâtisse à quatre étages, avec comble français, Dans 3 ou 4 semai n s, la maison sera terminée et pourra être comptée comme un des plus beau édifices de Man-ville.M.L.Lissier se propose de construire au printemps prochain 3 bâtisses tout près de sa magnifique résidence.MM.F.J.Landry et Moïse Bérard se proposent aussi de construire chacun maison sur deux lots qu’il ont achetés dernièrement.L’esprit, d’entreprise de ces jeunes canadiens à dû contribuer largement a cette augmentation.M.F.J.Landry est un jeune homme qui est né à Joliette, Nous sommes heureux de voir que notre jeune ami progresse,aussi nous lui souhaitons beaucoup de succès.x La variolé à Montréal.•x * __ Le terrible fléau de la picote, diminue considérablement, à Montréal.sau- vengeance tr ê Jackson, secrétairs de Riel, que le tribunal de Regina a déclaré fou après un procès d’une demi-heure, s’est évadé et s’est enfui aux Etats-Unis.On prétend maintenant qu’il n’était pas fou / C’est à dire que Riel fou est pendu, tandis que Jacksou sain d’esprit est en iberté ! Voilà la justice orangiste ! Si Jackson était fou, comment peut on supposer que Riel l’eût piis pour secrétaire particulier si lui aussi n’avait pas été atteint d’aliénation mentale ?Que Jackson soit fou ou non, on voit aujourd’hui que la justice orangiste à deux poids et deux mesures : la mort pour les Frarçais, l’iuipuuité pour les Anglais.un cas ras- ées tin phénomène Mardi de la semaine dernière à l’heure même où s’exécutaient sur la place du marché les pendaisons en étoile d’une grandeur immense et démesurée brillait d’uu singulier éclat au firmament, audessus de la ville.L’on aurait dit l’œil monstre de quelque divinité cyclopéenne sortant de son orbite pour considérer le spectacle offert par la foule.On sait que les pu; sonnes tant soit peu supers!icieuses peuvent lire au firmament une infinité de choses que le commun des mortels n’y voit pas.Or un vieillard témoin du phénomène dont parlé ci haut, crut voir dans cette étoile gigantesque un signe particulier des temps de tristesse et de deuil national que nous traversons.Aux mauvais jours de 1837 disait-il, le même phénomène s’est produit dans le ciel.Je m’eu rappelle comme si c’était hier.C’est le vieil propter hoc I effigie, une nous avons V une argument jwst hoc ergo La clémence «les ministres.N oublions pas que le jury, composé exclusivement d Anglais, a recommandé K el à la clémence de l’Exécutif, Qu’a t-on fait de cette recommandation ?Voilà ce qu il faut demander aux rares parti-sans du cabinet qui cherchent, non pas à défendre, mais à excuser lea ministres.A cette question ils ne peuvent - absolu meut rien répondre ; il» restent cloués.Abonnez-vous à Y Etoile du Nord, se liment 50 cto.par nouée.T 0*' L’ETOILE DU NORD, 28 NOVEMBRE 1885.ETABLI BN 1861.Antime A.Laporte, Horloger, Bijoutier et Opticien, Place du Marché, Joliette, P.Q.MARCHE DE JOLIETTE Samedi, 21 Novembre 1885.FARINE., ., I et».$ et».Fleur de blé par 100 lbs.2 00 à 0 00 Fleur de seigle do.Fleur de blé d'Inde do Fleur de sarrasin do.Fleur d’avoine do.1 50 .1 60 1 60 .0 00 1 70 .1 80 2 00 .2 25 Spécialités de Montres, Horloges, Bijouteries, Joncs de mariage, Lunettes en tous genres et de tous les prix.Aussi un assortiment de Marchandises plaquées en argent pour cadeaux de noces.I^-Réparation de Montres et Bijoux à prix modérés.-» GRAINS.Avoine par minois Orge par 50 lbs .Blé par minois., Pois par minois.Sarrasin 50 lbs.0 30 .0 35 .0 60 .0 70 .1 25 .1 30 .0 70 .0 75 .0 50 .0 55 Seigle.0 60 .0 70 Blé d’Inde do .0 75 .0 80 Graine de lin par minot.1 00 .125 Graine de mil Bruno Panneton, ACC0BDEUB DE PIANOS Chemin de fer 2 00 .2 10 0 10 .0 12 0 15 .0 18 Graine trèfle par lbs Graine de trèfle blanc LeVermontCentral VIANDES.AVIS AUX PROPRIETAIRES de pianos de la ville de Joliette et des environs.Après avoir étudié et pratique durant quelques années dans l’art difficile d’accorder les Pianos.J& suis heureux de pouvoir vous annoncer que maintenant je suis en état de donner satisfaction à toutes les demandes qui me seront faites.Pour les abonnés à daté du premier de Mai les condition sont des plus faciles savoir : Pour entretenir un pianos à conserver son accord et son harmonie durant le cour d’un an.(Pour les Maison Privés) le prix de deux dollars.Cette somme sera payable qu’a près l’expiration de six mois.Les prix des «titres personnes non abonnée dépendra du travail que j’aurai a faire.Je garantis tout ouvrage fait par moi même.P.S.Avis aux Messieurs de la Campagne qui voudront bien m’encourager.BRUNO PANNETON, Joliette.Lard par 100 lbs Lard frais par lbs Lard salé.Bœuf par lbs.Mouton par lbs Agneau par quartier.Veau do do.6 00 .6 50 0 07 .0 09 0 09 .0 10 0 05 .0 07 0 06 .0 08 0 40 .0 50 0 60 .0 80 h mesa — sa Lorsque vous voudrez acheter des tickets pour aller aux Etats-Unis, adressez-vous à Albert Gervais, libraire, relieur et imprimeur, Joliette.Il est agent du Central Vermont qui est la plus belle ligne de chemin de fer, et la plus avantageuse.VOLAILLES ET GIBIERS.0 40 .0 15 0 30 .0 40 1 80 .2 00 1 00 .1 20 0 45 .0 50 Poules par couple Poulets do do.Dinde Oies Perdrix par couple LEGUMES ET FRUITS.0 55 .0 60 0 25 .0 30 do do Patates ( 2 mits ) Navets par minot Carottes Oignons par minot, “ par tresse, Ail par tresse.Fèves par minot.Choux (la pomme) Noix par minot.Pommes par minot LAITERIE ET DIVERS 0 18 .0 20 0 40 0 50 a Camille Latrèche, .0 50 .0 60 .0 07 .0 08 .0 08 .0 10 .1 25 .0 05 .0 10 .O 25 .0 30 .0 40 .0 50 Marchand de 1 50 Marchandises Sèches, Françaises, Anglaises et Américaines, EN GROS ET EN DETAIL, BLOC FISK PLACE DU MARCHE, JOLIETTE.Beurre frais par lbs do salé do.Œufs par douzaine., Saindoux par lbs.Sucre par lbs.0 16 .0 18 0 17 .0 20 0 14 .0 00 0 08 .0 09 Sirop d’érable par gallon.0 80 .1 00 Miel par livre .0 10 .0 12 Laine par livre.0 35 .0 40 Laine en écheveau par lbs.0 60 .0 7d Savon.Peaux par livre., Foin par cent bottes Foin par botte.Paille par botte.Etoffe la verge.Préservatif.—Voulez-vous jouir d’une excellente santé ?Le meilleur moyen de vous préserver des maladies conta gieuses qui nous menacent telles que le choléra et les fièvres typhoïdes, c’est d’aller chez Albert Gervais, acheter de l’eau minérale de la célèbre source de l’Epiphanie qui ne se vend que quinze cts le gallon, et dont les merveilleux .jeffets sont reconnus par tous ceux qui grand magasin, c'est lui quijen ont déjà fait usage.tient le plus grand assortiment de marchandises de Joliette, 0 00 .0 08 Allez faire vos achats à ce 0 05 0 06 6 00 7 50 0 06 .0 08 0 05 .0 06 N’oubliez pas de vous procurer à la librairie de Albert Gervais, une image de St-Roch, afin d’être préservé de la-picote.Ce Saint a toujours manifesté sa puissance en secourant promptement et efficacement, ceux qui l’ont invoqué, contre les épidémies.—Prix : 5e et 10c.Sur réception de ce montant une image sera envoyée franc de Port.Dites-le à vos amis.Une bonne machine à coudre“Sioger”, garantie sous tous rapports, est en vente chez M.Albert Gervais, à des conditions faciles.0 80 0 00 $es prix sont Jres Modérés, B.ROBERT, Clerc du Marché Et plusieurs commis sont attachés à cette maison, et vous serez servis avec promptitude et politesse.Ne manquez pas l’occasion d'aller lui faire une visite et vous serez satisfaits.Beau Souvenir.—Mr Albert Gervais, libraire de cette ville vient d’acheter la dernière édition du portrait de l’Hon.Barth.Joliette.Il est en mesure de vendre ce portrait pour la modique somme de 10 cents.Envoyez 10 cents par la malle et vous recevrez ce beau, souvenir.I *w.L' . L’ETOILE DU NORD, 28 NOVEMBRE 1885.w GRAND ROMANDE CAPEET D'EPEE a II me réchauffait contre ^poitrine ; car j’étais trempée et je grelottais.k< Nous entendîmes bientôt les chevaux galoper sur l’autre rive, ennemis cherchaient légué pour passer l’Arga et nous poursuivre.Ils comptaient bien que nous ne pourrions leur échapper longtemps.* “ Quand le bruit de leur course s’étouffa au lointain, Henri rentra dans Veau et traversa de nouveau l’Arga- en ligne droite.celle-là seulement, ma mère, que je veux vous entretenir.- “ Nous devions les retrouver une fois avant d’arriver à Madrid.k‘ C’était le soir ; nous allions côtoyant les frontières du Léon pour arriver à Ségovie.a Nous étions montés tous les deux sur la même mule, et nous n’avions point de guide.La route était belle.On avait enseigné une auLerge sur l'Adaja, où nous devions faire grande chère." ’ “ Cependant, le soleil se couchait derrière les arbres maigres de la forêt qui Salamanque, et nous u’apercevi-ons nulle trace de posada.Le jour baissait* les muletiers devenaient plus rares sur le ciicmiu ; c’était l'heure d^s rencontres.encore LE BOSSU Ou le Petit Parisien Lagardère Par PAUL FEVAL.TROISIÈME PARTIE LES MEMOIRES D’AURORE.nous rua petite Au rote, me dit-il en touchant le bord à 1 endroit même d'où nous étions partis — Maintenant il faut te sécher et — Nous voici en sûreté Ill LA GITAXITA t.va vers petite Au- “ — Jo te le pi omets, rore.Bien vite ou jamais, pauvre chérie ! —ajouta-t-il à voix bus»e en prenant dans ses bras.“ J'étais bien ébranlée.Je ne compris point ; cc fut heureux.u Hcmi ouvrit le châssis au moment où les pas ce faisaient entendre de dans l'escalier.*,]e m’accrochais aux taudis qu’il s’élançait ma me panser.u — Je savais bien que vous étiez blessé ! m’écriai-je.“ — Bagatelle.Viens ! u II se dirigeait vers la maison du fermier qui nous avait trahis.Le fermier et sa femme riaient eu causant dans leur salle basse, ayant entre eux un bon brasier ardent.me mauvaises “ Nous n’en devions point faire ce soir, g'-âce à Dieu ; il n’y avait qu’une bonne action sur notre route.“ Ce fut ce soir-là ma mère no ti- que nous ma chère gi- veau branches de liège, trouvâmes ma petite Flor, tana, ma première et ma seule amie.u Voilà bien longtemps que nous sommes séparées, et pourtant je suis bien sûre qu’cile se souvient de moi.w* Deux ou trois jours après notre arrivée à Paris, j’étais dans la salle basse et je chantais.Tous à coup j’entendis un cri dans la rue : je crus reconnaître la voix de Flor.u Terrasser l’homme et le garrotter en un seul paquet avec sa femme fut pour Henri l'affaire d’un instant.kt — Taisez-vous, leur dit-il, car ils croyaient qu’on allait les tuer et poussaient des cris lamentables.J’ai vu le temps où j'aurais mis le feu à votre taudis, comme vous l’avez mérité si bien ; mais il ne vous sera point fait de mal : voici l’ange qui vous garde / u II passait sa main dans mes cheveux mouillés.Je voulus l’aider à se panser.Sa blessure était à i’épaule et saignait abondamment pur les efforts qu’il avait faits.Pendant que mes habits séchaient, j’étais enveloppée dans son grand teau, qu’il avait laissé en fuyant dans la chambre du haut.Je fis de la charpie ; je bandai la plaie.Il me dit : “ — Je ne souffre plus.tu m’as gué- vers la porte.“ — Quand tu seras, en bas, me dit-il tu jetteras ûn petit caillou dane Ce sera le signal ; ensuite tu glisseras le long du la haie jusqu’à la rivière.u J'étais encore tout contre la fenêtre lorsque j’entendis le bruit de la pince qu’on introduisait nous la porte.Je res tai je voulais voir.“ — Descends ! descends / fit Henri encore, la chambre u Un carrosse passait, un grand carrosse de voyage sans armoiries.Les stores étaient baissés.Je m’étais sans doute trompée.“ Mais bien souvent, depuis lors, je mise à la fenêtre espérant voir sa fine taille si souple, son pied de be effleurant la pointe des pavés, et son œil noir brillant deniève son voile de dentelles.A Je suis tulle / Pourquoi Flor serait-elle a Paris ?u La route passait au-dessus d un précipice.Au bord même du précipice, il y avait un enfant qui dormait.Je i aperçus la première, et je priai Henri, mou ami, d arrêter la mule.Je sautai à terre, et j’allai me mettre à genoux auprès de l’enfant.avec impatience.“ J’entendis aussitôt un sourd fracas à l’étage supérieur.Ce devait être la porte qu’on forçait.Cela m ôta mes jambes : je restai clouée à ma place.< Deux coups de feu retentirent dans la chambre, puis Henri m’apparut debout sur l’appui de la croisée.u D’un saut, et sans s’aider du liège, il fut auprès de moi.u —Ab ! malheureuse ! fit-il en me voyant, je te croyais déjà sauvée vont tirer.u II m’enlevait déjà dans ses bras.Plusieurs détonations se firent entendre à la croisée.Je le sentis violemment tressait- me suis mao- rie ! " Le fermier-gentilhomme et sa femme ne bougeaient pas plus que s’ils eussent été morts.u Henri monta à notre chambre et redescendit bientôt avec notre petit baga- Ils i ** Vers trois heures de nuit, C était une petite bohémienne de mon âge, et jolie 1 ‘ Je n’ai jamais rien vu de si mignon que Flor : c’était la grâce, la finesse, la douce espièglerie.“ Flor doit être maintenant une ado- nous quittâmes la maison, montés sur une grande vieille mule qu’Henri avait prise à l’écurie et pour laquelle il jeta deux pièces d’or sur la bible.u En partant, il dit à à la femme : lir.u — Etes-vous blessé ?m’écriai je.“ 11 était au milieu du verger.Il s’arrêta en pleine lumière, et, tournant sa poitrine vers les bandits qui rechar geaient leurs armes à la croisée, il cria par deux fois ; “ — Lagardère ! Lagardère 1 u Puis il franchit la haie et gagna la rivière.u On nous poursuivait.L’Arga est en ce lieu rapide et profonde.Je cherchais déjà des yeux un batelet, lorsque Henri, sans ralentir sa course, et me tenant toujours dans ses bras, se jeta au milieu du courant.“ C’était un jeu pour lui, je le vis bien.D’une main il m’élevait au dessus de sa tête, de l’autre il fendait le fil de l’eau.Nous gagnâmes la rive opposée en quelques minutes.“ Nos ennemis se consultaient à l’autre bord.l’aubergiste et rable jeune fille.“Je ne sais pourquoi j eus de suite envie de 1 embrasser.Mou baiser l’éveilla.Elle me le rendit en souriant, mais la vue d’Henri l’effraya.“ — Ne crains rien, mon bon ami, mon père chéri, qui t'aime- Comment “ — S ils reviennent, présentez-leur les compliments du chevalier de Lagardère,et dites-leur ceci : “Dieu et la Vierge protègent l’orpheline.En meut, Lagardère n’a pas le loisir de s’occuper d’eux .^ Ea vieille grande mule valait mieux quelle n’en avait l’air.Nous arrivâmes à Estella vers le point du jour, et nous fîmes marché avec un arrière n Burgos; de l’autre côté des ce mo- ld dis-je, c’est mais l’heure viendra ! ” ra, puisque déjà je t’aime, t’appelles-tu ?“ — Flor.Et toi ?pour gagner montagnes.“ Henri voulait s’éloigner définitive-ment des frontières de Frauce.Les ennemis étaient deux Français.u E avait dessein de ne s’arrêter qu’à Madrid.“ — Aurore.“ Elle reprit son sourire.— Le vieux poète, murmura-t-olle, celui qui fait nos chansons, parle souvent des pleurs d Aurore qui brillent comme des perles au calice de la fleur.Tu n as jamais pleuré, loi, je parlé ; moi je pleure souvent., “ i)e Panapelune à Burgos nous eûmes 44 — Ils vont chercher le gué, dit Hen- des centaines d’aventures, mais aucune xi, nous ne sommes pas encore sauvés, jqui eût trait à nos persécuteurs.C’est de (i continuer em* P autre page) P L’ETOILE DU NORD, 23 NOVEMBRE 1885 “ Je ne savais ce qu’elle voulait dire avec son .vieux poète.Henri nous appelait.Elle mit la main sur sa poitrine et s’écria tout à coup :
de

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