Le couvent : publication mensuelle à l'usage des jeunes filles, 1 octobre 1896, Octobre
r çjjjjjÇtU LE COUVENT Publication mensuelle à l'usage des jeunes filles.12e année, No 2—Octob.1896—108 de la fondation.zViio.NNKMKNT : 25 contins par an.Les abonnements datent du 1er septembre.— On est prié d'adresser toutes les oomimmiciitions concernant la rédaction et l’administration du Couvent, à F.-A.Bmllaihgé, Pire, Curé, Ilawdon, P.Q.Canada.Le Couvknt ne parait pas en juillet et août LES FEMMES DE L’AVENIR ( Reproduit de la Minerve ) Il y a femme et femme, comme il y a fagot et fagot.L’ange protecteur du pensionnat présente à chaque élève : un livre ! une règle ! Jeunes filles, il n’y a pas à choisir : baisez ce livre, et inclinez-vous devant cette règle.Sans livre, point d’instruction, Sans règle, point d’éducation.L’instruction, c’est la lumière.L’éducation, c’est la force./) - 18 - Le livre, c’est l’horizon qui s’agrandit.La règle, ce sont les ailes qui poussent.Sans instruction, pas d’étoiles au firmament.Sans éducation, les pieds à chaque instant dans les plats.L’exçrit s’inspire du livre.La volonté vit de la règle.Le livre sans la règle, c’est la dépravation.La règle sans le livre, c’est beaucoup la para- lysie.Le livre et la règle, c’est : l’équilibre des forces, l’harmonisation des facultés, le cortège obligé de toute distinction distinguée.Jeunes filles,soyez fidèles au livre, soyez fidèles à la règle, et vous serez les femmes de l’avenir ! F.-A.Baillairgé, Ptre RAISONS DR LA DEVOTION A SAINTE ANNE Chaque dévotion se fonde sur des titres spéciaux.Le premier titre de la dévotion à sainte Anne, c’est qu’elle a, pour petit fils, Jésus.La gloire du fils rejaillit sur sa mère et sur son aïeule.Nulle gloire n’est comparable à celle du fils de Marie, à celle du petit fils de sainte Anne. — 13 — L’astre du jour fait pâlir les étoiles.La lumière du soleil de justice illumi îe au contraire tou; ce qui est en relation avec le Verbe.C’est ainsi que la gloire de Jésus rayonne jusqu# source et fait sainte Anne glorieuse / F.-A.B.AUX LECTRICES DU COUVENT UN CHAPELET POUR M.LANGLOIS ! s.v.p.ET VOUS AUREZ BIEN MERITE DE LA PATRIE M.Langlois est un aimable jeune homme qui a ses idées.Il est rédacteur du journal la Patrie.Ce Monsieur voudrait, à son image et ressemblance, réformer la province de Québec.C'est une rude entreprise, mais il y a des hommes qui ne doutent de rien : leurs idées sont les seules vraies, les seules salutaires, les seules progressives.M.Langlois, dans sa sollicitude vraiment paternelle, s’intéresse même aux abonnées du Couvent.Il s’appitoie sur leur sort et leur donne des conseils, dans la Patrie.En voici un, qui tombé, de sa bouche de réformateur judicieux et éclairé, doit passer à la postérité.“ Le Couvent, un journal rabougri et absolument insipide, publié à Rawdon, annonce qu’il vient d’avoir douze ans et, à cette occasion, il demande un Pater et un Ave à toutes ses abonnées.Donnez-lui en, jeunes filles, car il en a grandement besoin ; mais lisez autre chose si vous voulez vous développer l’intelligence.” — 20 — N’est-ce pas que ce jeune homme est aimable, qu’il a droit jugement et forte logique ?Il demande, sur tous les tons, le progrès dans l’instruction.Un confrère travaille en ce sens, pousse les jeunes filles à l’étude ; ce confrère est approuvé, soutenu par des personnes compétentes ; tout cela, ce n'est rien : c'est rabougri, c’est insipide, c’est propre à rttricir l’esprit, c’est incapable de former un Langlois ; ça ne peut donner à la pieuse Patrie un seul lecteur intelligent ; ça peut tout au plus faire un Baillairgê : au moyen-âge s’il y en a, un individu qui a l’audace de demander un Pater et un Ave pour la conservation d’une misérable feuille de chou ! Un chapelet, pour notre ami, s’il vous plaît ! F.-A Baillairgê.P.S.— C’est dans le même numéro du pieux journal, que M.Langlois, plus éclairé — heureuse jeunesse ! — et mieux renseigné que son évêque — que Mgr de Montréal, dis-je — demande le rétablissement des assemblées politiques le dimanche.F.-A.B.PRIMES Toute abonnée du Couvent qui m’enverra avec le prix d’abonnement, le nom d’une nouvelle abonnée, recevra gratuitement, par la poste, à son choix, l’une des brocliur s suivantes : lo “Coups de crayons” brochure de 225 pages.2o “Histoire d’un établissement paroissial’’ brochure de 200 pages.3o Le “Roman d’une sœur” Cette brochure fait partie de la Famille de 1892.4o Le Couvent de l’année 1885, brochure de 120 pages. 21 5o L'Auberge de l'Ange Gardien, brochure illustrée, de 72 pages.60 Barbe Bleu, 4 gravures.7o Le chat botté, 5 gravures, 8o Le chaperon rouge, 5 gravures.9o Les chevaux de Bébé, 5 gravures.10 La lampe Merveilleuse, 22 gravures.11 Les Jeunes Mlles sages, 22 gravures.12 La Poupée enchantée, 6 gravures.RENVERSÉ — Qui ?— M.Langlois, le rédacteur de la Patrie.— Pourquoi ?— Pour rien.—Mais encore ?Voici : M.Brault, l’inspecteur d'école,dit dans son rapport, que dans les comtés qu’il visite, il y a 6,757 élèves qui apprennent le catéchisme.8,255 élèves qui apprennent 1 "histoire sainte, 2.553 élèves qui apprennent la grammaire, 1 858 élèves qu’étudient l’agriculture, et 135 élèves qui étudient l'histoire de France.En présence de ces chiffres, Mr Langlois s’écrie “En lisant le rapport de M Brault, nous découvert dans un tab'eau épatant, des statistiques simplement renversantes.Pourquoi n’y a-t-il que 1848 élèves qui ont étudié l'agriculture, et 2,o53 la grammaire, quand le nombre de ceux qui ont étudié le catéchisme est de 6 757 ?" Rebecca Bordeleau (élève de 3ième année, de l’école du dième rang de Rawd-m), pourquoi, dans votre école, y-a-t-il plus d’élèves à l’étude du catéchisme qu’à celle de l'agriculture ?— Monsieur le curé, à l'école, on apprend le catéchisme, dans toutes les classes.C’est en 3ième année que l’on commence l’étude de l'agriculture.avons - 22 — —Quand commence t-on i’étude de la grammaire française ?—En deuxième année, oralement; en Sième année, de mémoire : on ne l’étudie pis en Ire année.— Bien, la petite, essayez-vous.M.Langlois est-il assez fort en pédagogie pour croire que l’on va enseigner la grammaire et l’agriculture à des enfants de 7 et 8 ans qui ne savent pas encore leurs lettres.Laissez donc grandir ces enfants.Laissez les parvenir aux .classes où l’on enseigne plus spécialement l’agriculture et l’histoire ! Décidément, et avant longtemps, il faudra que le petit garçon de 7 ans chausse les bottes de son papa et que la petite fille de 3 ans mette la jupe de maman.Que c’est beau le progrès à reculons.Que c’est beau surtout la réforme qui va contre les préceptes les plus élémentaires de la pédagogie.Les lecteurs de la Patrie sont encore plus à plaindre que ceux du Couvunt ! sa F.-A.B.PETITES NOUVELLES Nicolas II.empereur de Russie, a été reçu triomphalement à Vienne, et à Paris.L’Espagne lutte à Cuba et aux îles Philippines.Le Sultan de Turquie détesté des Arméniens a de plus les Crétois sur les épaules.Décès du Sultan de Zanzibar.L’Angleterre triomphe des Derviches par la prise de Dongala (Soudan) Gare à Khartoum.Le gouvernement Lauricr-Mowat a clos sa mière session.Un pont d’interrogation répond encore â la tion des écoles du Manitoba.pre- ques- - n - Quelques centaines de Canadiens ont pris la route du Brésil.Il y a des gens qui aiment mieux l’esclavage à l'étranger que la médiocrité chez eux.Ija Patrie et le Herald de Montréal font pagne contre notre système d’instruction élémentaire.Beaucoup d’affirmations gratuites, beaucoup de conclusions fausses ou exagérées : ce ne sont pas des réformes, c’est une destruction que l’on veut, moins dans certain quartier.une cum - au Ont payé leur abonnement au COUVENT pour 1895-1898 Saint-Elz.( B./ : I).Roy Ile Perrot : C.Pélodesu Fraserville : Hop.P.S.Québec : Acad, du B.P, Montréal : Mont Sainte-Marie pour 1896-1897.Saint-Rémi : Couvent et éléves Rawdon : Couvent ; Lasalle P.; Skelly E.; Kin-chella M.G.; Lavallée Ant.Saint Casimir : M A.Gingras Saint-Félix de Valois : Couvent et élèves Saint-Arsène : M.P.Vaill Côte-dcs-Neiges : Sœurs Grises et élèves Saint Edouard : Julia Cast Fraserville : Hosp du P S.Stanstead : Monastère des Ursulines Saint Grégoire : Couvent.Trois Saumons : E Caron Saint-Hugues : Couvent de la Présentation Bediord : Couvent de la Présentation N.B., Mass : E.Magnan Sainte-Thérèse : C.Ouimet Bouctouche (N B.l : Couvent Sainte-Anne de la Pocatière : Dme J.J.Ross - 24 - Saint-Ambroise : E.Robillard Saint-André d’Avelin : L.Raby Saint-Michel de Napierville : Belle Vanchesteing et A.Trudeau Saint-Laurent : C.Vaillancourt Saint- ?: V.Cyrenne Saint-Georges de B.: Académie Saint-Hyacinthe : Académie Prince Saint-Roch de Richmond : Ecole Modèle Ruisseau Leblanc : Ch.Arsen.Slaterville : Flor.Lafayette CALEMBOURS D.Qu'est-ce que l’on met sur la table, que l’on coupe, et que cependant on ne mange pas f R.C’est un jeu de cartes.D.Quels sont les poissons qui n’ont point d’ar rêtes ?R.Ce sont les poissons d'avril.D.Quelle est la chose qui s’allonge et se racourcit en même temps ?R.C'est la vie.D.Quel est le saint qu’on trouve toujours dans un coin ?R.Saint Pépin.D.Quel est le sens qu’on pourrait ajouter aux cinq autres T R.Le bon sens.D.Quel est le milieu de Paris ?R.C’est l’R.D.Quel est le dîner qu’on ne peut pas digérer, quoiqu’il soit cependant très peu indigeste ?R.C’est celui auquel on n’a pas assisté. — 25 — D.Savez-vous pourquoi la chemise d'un voleur est aussi hardie qu’un gendarme ?R.C’est parce qu’elle prend tous les jours un larron au collet.D.Quel est le quadrupède auquel ou doit le plus de respect ?R.C’est le mouton, parce qu'il est lainé (latné).D.Quels sont les paons les plus lourds ?R.Ce sont les pans de muraille.D.Quels sont les gens qui n’ont pas un e muet (nez muet) f R.Ce sont ceux qui éternuent toujours.D.Quel est le saint dont ou peut prendre conseil ?R.Saint A vit.Rep.JEUNESSE ET VIEILLESSE La jeunesse est la plus belle fleur qui soit nu monde, dit une chanson bretonne ; mais la vieillesse, ajouterai-je, est le plus savoureux des fruits Il y a plus de sucre dans le fruit mûr que dans le fruit vert.Le malheur découvre à la jeunesse le néant de la vie ; il révèle à la vieillesse la félicité du Ciel.Les plus froids consacrent à Dieu le matin et le soir de la journée ; l’enfance et la vieillesse sont particulièrement sous le patronage de Dieu.Comme le laboureur dont parle saint Jacques, le vieillard, dans l'espérance de recueillir le précieux fruit de la terre, attend patiemment que Dieu envoie les pluies de la première et de l’arrière saison.Ainsi que la croix du Calvaire, le vieillard est suspendu entre la terre et le ciel ; il lient à l’une par ses devoirs, à l’autre par ses espérances.Il croit, parce qu’il a éprouvé toute chose, et que la vérité de l’Evangile est seule restée au fond du creuset.La vieillesse, c’est la vie arrivée à son samedi saint, veille de la résurrection glorieuse, lendemain de tous les déchirements de la terre, de tous les supplices de la Croix ! Mme Swetchine. — NO- THINGS TO KNOW WHAT THE DIFFERENT PARTS OF THE MASS SHOULD REMIND US OF.The Confiteor denotes the repentance and preparation we ought to have when we assist at the holy mysteries, and puts us in mind of the many faults we have committed, for which we ask pardon from God.The Gloria in Excelsis Deo puts us in mind ofJ.be hymns and praise which the angels sung at Christ’» nativity.The Collects signify the prayers which our Lord made in the temple when He went with ITis Mother and St.Joseph to Jerusalem, there to worship His heavenly Father.The Epistle resembles the preaching of St.John • the Baptist.The Graduel, the penance which ensued among the good people upon that preaching.The Holy Gospel - betokens the holy preaching of out Saviour Jesus Christ.The Offertory denotes the great promptitude and fervent affections of a deliberate will which our Saviour had during His whole life, offering Himself to God, His Father, for our redemption and to suffer death for us.The Orate Fratres and the secret prayer signify the retreat of Our Redeemer, when He retired into the desert of Eshraim, where He treated secretly with His disciples about His death and passion. — 27 — The Preface and Sursum Corda signify His triumphant entry into Jerusalem, where the devout people received Him with great acclamations of joy, saying Hosanna in the highest.The Canon reprends His prayer in the garden, the and sweating of blood He endured, and how agony all His disciples left Him.The sundry crosses the priest makes over the host and chalice before and after the consecration are mystical representations of the many grievous torments which Christ endured in the accomplishment of general redemption The Elevation of the Host and Chalice denote the lifting up of Christ on the cross ; and inasmuch as the Host and Chalice are exhibited apart, the cere-declares the separation of Christ’s soul from mony His body, and His blood from His veins.The division of the Host into three distinct parts shows the three substances of Christ, viz , the divine of His person, the spiritual of His soul, and the terial of His body ; and whereas one of the said parts is put into the chalice, and, as it were, buried, therein thereby is signified Christ’s body in the sepulchre ; likewise its mingling with the blood demonstrates that the divine personality was never separated,either from His soul in the descent into hell, or from His body lying in the sepulchre.The Pax and Agnus Dei makes us call to mind that Saviour (being the innocent Lamb without a spot) has reconciled us to God His Father by His death and passion ; accomplishing His triumph at the resurrection, being the true Paschal Lamb.ina- our — 28 — of Mass» The priest’s benediction, given at the end represents the particulor recommendation where-Christ did recommend His Church at the rendering of His soul into the hands of His Heavenly Father.— Selected.Pensées en voyage ( Vour la Couvjcnt ) CERTAINS REFORMATEURS Je n’ai jamais été tant amusé que par certains réformateurs du clergé.D’après eux la piété primitive a disparu, l’esprit de luxe et d intérêt a remplacé le zèle des Vincent de Paul, et nous voguons à plein courant vers la ruine.Triste ! ! D’abord j’étais très saisi par ces réflexions et je plaignais les malheureux ecclésiastiques qui donnaient lieu à ces remarques si pénibles.Depuis j’ai réfléchi, j’ai étudié la vie de ces d’un tel amour pour nous et j’y ai découvert les ana- âmcs possédées malles suivantes.Monsieur le Réformateur vit en concubinage avec une femme outre que la sienne, ses un caractère très ou opérations commerciales ont douteux au point de vue de la justice, et sa fréquentation des sacrements est nulle.Ceci me mit en garde contre ces déclamations.Et comme après tout nous prêtres ne sommes pas tous des blagueurs ou des gibiers de potence.Je citai à nos réformateurs la vie sainte et le zèle brûlant de — 29 — “ Je ne beaucoup de confrères qu’ils connaissaient, dis pas non, répondirent-ils, mais pourquoi les autres sont ils comme cela ?Hé ! Nos bons amis pourquoi n’êtes vous pas honnêtes, moreaux, humbles et sages vous mêmes ?Histoire du péché originel n*bst-ce pas ?Mais alors au lieu de chercher une votre libertinage dans nos fautes tachez d imiter les vertus de saint Ignace et de saint Vincent dont nous prêchez l’exemple.Henri VIII veut reformer l’Eglise miis vit en cubinage.Luther veut reformer l’Eglise et quoique prêtre se marie il.une religieuse défroquée.Calvin veut reformer l’Eglise mais sa vie privée est un scandai ; Hyacinthe, Chiniquy veulent reformer l’Eglise mais eux aussi cherchent dans le mariage et l’indépendance la reforme de l’Epouse du Christ.Messieurs vous voulez reformer l’Eglise, reformez-vous d’abord.C’est ce que vous vous dites quand prêchons, permettez moi de vous le répéter excuse pour vous con- nous vous maintenant que vous nous prêchez.Non les vraies reformes se font à deux, le réforma-et le réformable doivent marcher ensemble teur dans le sentier de l’amélioration morale.J’admets vous que si nous étions parfaits nous pourrions avec faire plus de bien.Admettez avec nous que nous ferions plus de bien si vous étiez un peu moins vous imparfaits.La vie chrétienne consiste il se reformer tous les jours, saint Paul appelait cela mourir.Nous reformerons donc Messieurs non pas pour vous faire plaisir, mais parce que c’est notre devoir et le votre.Emile Piché.Ptrc non - — 30 - Le plus giand défaut pour une femme, c’est (Vôtre homme.( de Maistre.) Voulez-vous savoir combien il faut donner?Mettez-vous à la place do celui qui reçoit.Une croix vaut mieux qu’une révélation.( Sainte Marie Mad.de Pazzi.) Traité classique d’Economie Politique F.-A.BA1LLAIRGE 320 pages, belle reliure, l’exemplaire 75 cts e’adreseerà F.-A.Baillairgê, Rawdon, (Montes,ni) l.V- VAU histoire DES Quatre Fils Aymon X L’ALLIÉ INATTENDU—LE ROI D’AQUITAINE la duchesse, qui A peine il «nissait de parler, que instant, rentrait en compagnie d’un avait disparu un chevalier couvert d’une armure éclatante; et quand il fut en face des quatre Ills, relevant sa visière, il leur dit: « Frères 1 me reconnaissez-vous ?.Et de toutes les bouches sortit ce cri _ " Oui, Maugis I répéta d’une voix tonnante l’élève Baivlri, votre père a dit vrai, c'est le ciel qui “ Maugis ! ” du sorcier „ fait arriver juste à point pour vous seconder.Alors Maugis s’empressa d’expliquer à ses cousins comment, après son départ de Monllbrl el le reloue do l’empereur à Paris, ayant appris la disgrace du duc Avmon et les préparatifs qu’on faisait à la cour pour une nouvelle expédition, dans la crainte que quoique projet me - 31 île vengeance no menaçât son oncle, il avait donne rendez-vous à quelques partisans dévoués, et était arrivé incognito, la veille, pour se tenir à sa disposition.Béni soit Dieu I " liront les chevaliers ; puis le duc ajouta : “ Pour déjouer les soupçons de Charlemagne, il impor- Per- te nue votre présence ici reste un secret pour tous.Reposez-vous jusqu'à sur Sedan, où je sonne encore ne vous a reconnus demain, et dès i'aurore, dirigez vous 400 cavaliers vous attendre lit mainle- vée envoyer nanl, embrassons-nous et adieu, ou plutôt au revoir ! Le entreprise exige que je vous laisse J'abandonne à succès de notre accomplir seuls tous vos préparatifs votre mère le soin de vous ouvrir mon trésor: pmsez-y à pleines mains l'argent qui vous est nécessaire, chevaux, armures, tout ce que j’ai est à vous.” El, après leur avoir donné père navré de celle séparation cruelle, prit congé de lils en étouffant ses larmes.Fidèles aux ordres du duc, et mère, ils s’empressent de se préparer à se remettre en route, l'escarcelle pleine et convenablement munis bagages et provisions.Aussi, dès l'aube, ac-ilouzo camarades, les dernière accolade, le une ses les yeux de leur sous d’armes, pagnés de Maugis et de leurs corn quatre frères, réconfortés par bienfaits d’un succulent repas, recevaient la bénédiction de leur mère, qui, du haut de la tour, les accompagnait et du coeur, jusqu’à ce qu’ils eussent disparu.bain parfumé, et les un des yeux Arrivés à Sedan, ils y trouvent les 400 cavaliers, recrutés et expédies par le duc : Renaud se mit a leur bon ordre, se dirigeait sur Reims, ils virent dibouoher un lé te, et la troupe, en lorsqu’aux approches de la ville, escadron de 300 hommes d’armes, qui s’avançaient nière au vent à leur rencontre.ban- - 32 — Croyant à unn attaqua.Renaud dégainait sa (lamberge, et allait crier : En avant ! — “ Arrête ! lui dit Maugis.Je reconnais mes partisans qui fidèles an rendez-vous, viennent ici pour nous rejoindre.” A un signal, les nouveaux arrivants vont se ranger à la suite de Renaud.Cette petite armée, forte de 700 hommes bien équipés, s’avance alors a travers champs, et suit les chemins détournés, cavalcadant ol faisant bon ne chère aux dépens des sujets de sa majesté le roi de France.C’était de bonne guerre.Bientôt ils ont franchi la Brie, le Câlinais, et l’Orléanais, dans le but de gagner les frontières d’Espagne, ce pays offrant aux chevaliers des aventures pleines de butin et de gloire.Comme ils faisaient halte à Poitiers, ils apprirent que le brave Yon, roi d’Aquitaine, venait d’être chassé de son trône par une armée de Sarrasins, commandée par Bour.gnns, qui le tenait bloqué dans Bordeaux, dernier asile de ce malheureux prince.Le secourir et lui restituer sa couronne excitait leur générosité chevaleresque.EmDtis-quant leurs soldats dans la forêt voisine, Renaud, ses frères et Maugis s’introduisent dans la ulace.ut vont courtoisement offrir leurs services an roi.A peine se sont-ils nommés, que Yon, qui avait entendu vanter leurs exploits et plaindre leurs mésaventures, s’empressa de les accueillir.“ Si vous êtes proscrits et malheureux, leur dit-il, je ne suis plus qu’un roi à demi-détrôné ; unissons Jonc nos infortunes, je compte sur votre concours et vous promets le mien contre vos ennemis.” — " Sire, répond Renaud, au nom de Maugis et de mes frères, je jure que nous vous rendrons vqs Etats, ou nous périrons tous I.”
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