Le progrès du Golfe, 4 septembre 1959, vendredi 4 septembre 1959
Bibliothèque de la Legislator Hôtel du Gouvernement, Que bec.1-1-60 It proœ/du golfe 56e ANNEE (J904) No 22 RIMOUSKI, VENDREDI 4 SEPTEMBRE 7 959 Le numéro : 0.07 L'OUVERTURE DES CLASSES REMISE AU 14 SEPTEMBRE y* m Arrestation d'un voleur d auto Par mesure de prudence, la Commission Scolaire de la Ville de Rimouski a retardé au 14 septembre, la rentrée des classes dans ses limites.Par contre, la rentrée des élèves au Séminaire de Rimouski et dans les institutions qui gravitent autour du Séminaire est fixée au 8 septembre tout comme à l’Institut Familial.On nous informe que la rentrée des étudiantes eu Monastère des Ursulînes est fixée au 7 septembre.>•< •: % & ; ¦m .,*/ :j ' ' Lundi prochain, le 7 septembre, FETE DU TRAVAIL, voici les services qui seront donnés au bureau de Poste de Rimouski : Salle des cases postales ouverte de : 8 h.a.m.à G h.p.m.Aucun service au guichet des mandats et de la caisse d'épar- 1 -* % 4^' Peg i If VA %K # « Trente-trois guides des provinces de Québec, Ontario et Alberta ont vécu, durant douze jours, la plupart du temps à la belle étoile, au Camp Marceau, au Domaine Tabivois, en Mauricie.Seule, Louise Demers, de Rimouski, représentait le diocèse.Scpt-lles, pour sa part, avait deux délcguéees.On aperçoit notre jeune concitoyenne.Louise, agenouillée sur le parapet d’un [xml en train de tirer un filet de pêche pour le repas après une nuit dans la montagne.Sur l'autre photographie, plusieurs des guides des trois provinces.G:: Un herbier complet, oeuvre d'un Rimouskois gnc.Guichet de la poste restante, de la recommandation et des tim- bres-poste : de S h.30 a.m.à 19 h.30 a.m.Il n’y aura aucune distribution par facteur ce jour-là.: lions annuelles dans le Grand I Nord, a été mis en vedette au | cou "s d'une entrevue par un journaliste montréalais,' Jean David.Celui-ci s'est adressé au R.P.Ar-theme Dut !y, o.m.i., originaire de R ex ton Falls, et le R.P.Maximilian Du man, o.s.b., de l’Univet site Catholique de Washington, pour les interroger sur leurs expéditions dans les terres de "Arctique canadien où ils ont étudié la flore do l'endroit.Ces trois botanistes, dont "abbé Lepage, sont les seuls dans le Gr and Nord, à avoir étudié une unité a lifts i considérable que la Baie James.Durant leurs expéditions, ils ont recueilli près de 50.000 specimens pour distribution géographique de plantes arctiques, découvrant au moins 50 nouvelles espèces, variétés, formes ou hybrides.A la fin de l’entrevue, les Pères Dutilly et Duman ont déclaré que l’abbé Ernest Lepage (fils Athanasc) a herborisé toute la région de Rimouski et aurait été le premier à étudier scientifiquement la flore de la péninsule de la Gaspésie, y compris le mont Albert.L'herbier que l’abbé Lepage a établi à Rimouski est reconnu officiellement, étant énuméré parmi la liste internationale des herbiers.Egaré en foré?Fraternité chez les Guides dans la Mauricie Une quarantaine de chercheurs volontaires ont participé aux recherches pour retrouver Réal La-france, 19 ans, de Grand-Métis, perdu en forêt pendant trente heu- Trcttfc-trols guides du Québec, de '.’Ontario et de t'AUx-rta, res.dont l’Age variait entre l(i cl 17 ans, ont vécu et::rvmhlc, durant douze jours, au Camp Marceau, à Ilt-rouxville, dans puisé, nerveux, à deux milles de la Mauricie, au Domaine TahavoLs, mis.gracieusement à.son foyer, couché sur le sol et leur disposition par le Dr et Mme Av'ia Denonvourt, de 1 serrant son fusil contre lui.Trois-K-ivières, -pour la session de formation de chefs dans le guidisme.4 .€ Réal Lafrance fut retrouvé é- t m Le jeune chasseur avait quitté le foyer de son père M.Roland-Lafrance, vers 3 heures, jeudi après-midi, avec son jeune frère Roger pour chasser les renards nombreux dans cette région.Cc-lui-ci revint à la maison vers cinq heures, sans renard.Réal sc perdit dans le boisé, qui lui était pourtant familier, sis entre la route nationale et le 2c rang de Grand-Métis.Les deux frères s'étalent séparés, pour chasser, chacun de leur côté, au COtcau au Sable.Des secouristes de St-Octavc, Price, Mont-Joli et Grand-Métis participèrent aux recherches.Le rescapé fut ramené sur une civière au foyer paternel.Il reçut les soins du Dr Philippe Simard, de Québec, en visite dans la région, et le Dr Paul Banville, de Mont-Joli.5% i Uno seule guide du diocèse, Ce camp, dans l'accueillante Mauricie, à Hérouxvi'Me, comptait trente-trois guides appartenant aux diocèses d'Amos, Edmonton, Alberta, Golfe St-Laurent, Mont Laurier, Montréal, Ottawa, Québec, Rimouski, Sherbrooke, Ste-Anne de la pocalière, St-Ya-cinthc, St-Jérôme, Timmins, Trois-Rivières et VaJleyfield.Mlle Mireille Richard, de Montréal, dirigait ce camp de perfectionnement avec l'aide du Rév.Père R.-M.Dumas, o.p,, aumônier, de -Mlles Claudette Thi-vierge, de Montréal, Denise Pelletier et Louise Guay, de Québec.« ¦après épreuves subies avec succès, Mile 'Louise Demers, fille de 5V1.cl Mme Charles Deniers, de Rimouski, chef d’équipe de la 2e compagnie St-Gcrmain, a participé à ce camp fédéral guide de la Fédération des guides Catholiques de la province de Québec.Chaque diocèse avait l’opportunité de n’envoyer qu'une déléguée.'Le camp Marceau, qui a reçu la collaboration financière du Service des cours de Culture populaire du ministère provincial de la jeunesse, était destiné aux guides de IG et 17 ans, qui ont mérité le si li Des 4.000 botanistes, qui ont assisté au 9c congrès international à Montréal, représentant soixante-douze pays différents, l’un d’eux, non le moins célèbre, est de chez-nous.En effet, l’abbé Ernest 'Lepage, préfet de discipline à l'Ecole Moyenne d’Agriculture de Rimouski, qui a accompagné, depuis 1942, deux célèbres botanistes américains dans les expédi- » 'Le thème général était le plein (Suite en page 12) brevet de première classe”. PAGE DEUX LE PROGRES DU GOLFE, RIMOUSKI, 4 SEPTEMBRE J 959 k PROGRÈ/dü golfe A l'avantage des étudiants et de la jeunesse Une association, destinée fi promouvoir l'instruction et les loisirs chez la jeunesse, vient de naître it Mont-Joli.Les Distributeurs Unis de Mont-Joli, Liée, dont le président est M.C.-B.Bcaudet, est un organisme qui verra ft octroyer des bourses aux étudiants de la localité et ft créer des loisirs pour les jeunes.Le bureau de direction comprend aussi le colonel Jos.Pineault, vice-président, Me Guy D'Anjou, secrétaire, MM.Gérard Laforcst, trésorier, C.-A.Bégin, Gilles Caries, Ernest Desrosiers, Henri Beaulieu, Ernest Bleau et Benoit Gabott-ry, M.P.mas a été soumis à messieurs les commissaires ft la réunion du 18 août.Un incinérateur, au coût de $587.sera installé par la Plomberie de Rimouski, û l’Ecole St-Robcrl-Bellarmin.AVIS A tous les membres du mité actif du RASSEMBLEMENT LEPAGE qu’une assemblée aura lieu au Centre des Loisirs vendredi le 11 sept.Yvonne Thibault, ass.-sec.co- AIME DIEU ET VA TON CHEMIN il i f QUEBEC DIVISION k Membre de l’Association des A Hebdomadaires de Langue g française du Canada, de Audit g Bureau of Circulation et de y Canadian Weekly Newspapers Ass’n (Division de Québec.) Attitude d’un échevin en marge du contrat des vidanges â A NOTER Le Jardin Vert n’ouvrira ses portes que le 8 septembre au lieu du 3.A 8.45 hrs du matin, la voiture cueillera les enfants résidant ù l'ouest de l’avenue de la Cathédrale, et il 12.45 hrs, ceux qui demeurent A l’est de la même avenue eiT commençant par les plus éloignés.Tous les élèves inscrits doivent être vaccinés et commencer dès le début.ABONNEMENT CANADA ABONNEMENT ETATS-UNIS Ce que j’ai admiré le plus, à la suite de l’écrit que j’ai fait paraître dans les journaux au sujet du contrat des vidanges, c’est le courage et l'attitude qu’a pris l’échevin Louis-Ernest St-Pierre, (cousin de M.Charles-Eugène St-Pierre), dans un magasin de la rue Michaud, pour dégobillcr contre les journaux de Rimouski, et cela devant le propriétaire du commerce et d'autres personnes.M.l’échevin a accusé les journaux locaux “de tout ce qu’on voudra" .et il a fait sa propre défense et celle des autres membres du conseil en marge de l’affaire des vidanges* Comme si M.St-Pierre sentait le besoin de se défendre .(signé) Robert Guay.$3.50 $3.00 Publié par La Cic du Progrès du Golfe Bureau : Edifice de l’Imprimerie Blais, 62, ave de la Cathédrale, RIMOUSKI Imprimé par l'Imprimerie Blais Autorisé comme matière postale de seconde classe par le Ministère des Postes, Ottawa Suggestions utiles pour la fête du Travail Une formule A la fois magique et simple est aujourd’hui soumise aux automobilistes de Rimouski qui entreprendront de longs voyages pendant la fin de semaine de la fête du Travail.La suggestion vient du chef de police Yvon Desrosiers et se résume en un seul mot — STOP — dont chaque automobiliste devrait méditer le sens suivant : 1— S’appliquer à bien conduire.2— Trouver le temps de se reposer et de prendre un café en cours de route.3— Observer les limites de vitesse et les autres règlements.4— Pouvoir arrêter à temps en ¦ tout temps.La fin de semaine de la fête du T va va il devrait être agréable pour tous, même pour les policiers, suggère le chef Yvon Desrosiers.El pour être agréable, ajoutc-t- j il, la fin de semaine doit être exempte d'arrestations et de cons-1 tatations d'accidents graves.(signé) Yvon Desrosiers.Chef de Police, i RENSEIGNEMENTS UTILES Il n’y aura pas d’inscription au cours de l'année sauf pour un cas spécial.Signalez RA 3-8321 du lundi au vendredi et de 7 A 8 hrs, le soir.Quand les classes auront débuté, appelez le mercredi seulement, de 4 A 5 hrs de l’a-l près-midi.Fêtes — Soleil — Lune — Marées (semaine du 4 au 10 septembre) SOLEIL Cou.6.33 6.31 LUNE Cou.7.25 7.56 8.31 Lev.Lev.5.24 5.25 5.27 5.23 5.29 5.30 5.31 4, van.Ste-Rose de Viterba, vierge 5, sam.St-Laurent Justinien, év„ con.6, dim.XVI Pentecôte, Ste-Eve 7, lun.Ste-Reina, vierge et martyre S.mar.Nativité de la T.S.V.9.mar.St-Pierre-Claver, conf.10, jeu.St-Nico!as de Tolentino, c.(Premier quartier le 9, à 5 h.et 7 m.du soir) 7.03 8.15 9.27 6.30 10.38 il.48 9.10 6.28 9.53 6.26 10.43 11.38 Veuillez conserver ce communiqué.6.24 6.22 0.55 1.57 PRESIDENT LA DIRECTION.Marées JOUR %» HEURE HAUTEUR E.S.T.JOUR HEURE HAUTEUR E.S.T.pieds pieds AVIS v': S 1 4 02.29 05.49 14.48 21.02 03.03 09.25 15.23 21.44 03.49 ..4, \ 1 Les Maîtres et les Amis de Jacques de Lacretelle • - K m -A; ' • il Le livre de la semaine a été choisi, comme les autres, non pas sur une impulsion mais bien en songeant à mon plaisir, au vôtre, cl à la connaissance que j'ai de l'auteur.Il s'agit d'études et de souvenirs littéraires, paru chez Waesmacl-Charlicr, à Paris, dans une très belle édition cartonnée, sous le titre de Les Maîtres et les Amis, et dont l'auteur est l'Académicien Jacques de LACRETELLE.Je me défendais tout à l'heure des impulsions.Et pourtant, • comment aurais-je pu résister à la bande mauve de l'éditeur qui annonçait Stendhal, Benjamin Constant, Barbey d'Aurevilly, Proust, Gide, Radiguet, Valéry, ,ct surtout des lettres inédites de Marcel Proust ?Il est des noms prestigieux, qui sont à la fois des phares, comme le disait si bien Beaudelaire.et des pôles, par leur puissance d'attraction.La force magnétique a certes quelque chose à voir ici.A peine le souvenir du beau livre de Jean Dutourd, consacré à Stendhal, s'était-il légèrement estompé, je retrouvais l'agaçant, l'inquiétant mais le toujours séduisant Henri Beyle sous la plume d'un romancier émérite.Jacques de LACRETELLE, parlant de Stendhal, c'est l’auteur froid et raisonnable, je dirais même le parangon de la littérature dominée, s'occupant du romancier passionné, qui se voulait froid et logique dans son expression.“Stendhal, écrit l'auteur de Silbcrmann et des Hauts Ponts, a vu que le romancier a tout à gagner en s'inspirant de la réalité, en partant d'un germe authentique, et.enfin, en donnant à l'analyse la même fougue, le même mordant qu'à l'action.C'est la grande partie à jouer.Si l’on observe ces quelques principes et que la trajectoire soit haute, on peut rédiger pour l'éternité la chronique de son temps.Il n'y a pas de roman-rêve, il n’y a pas de roman-féerie.Ou du moins, s'ils amusent, il n'en sort jamais un type.On est effrayé de voir aujourd'hui tous ces héros de papier.qui sont soit des elfes porte parole d’une philosophie dérisoire.soit des têtes enluminées pour un facile jeu de massacre.” me LACRETELLE, à toute l'oeuvre romanesque de' Barbey, un pouvoir d’évocation et une a-dresse pour utiliser les ombres et les frissons de la nature, qui ont marqué à jamais, pour nous, certains paysages de sa province.” X v > :: ZX -WM ,j> si *4 m \ ¦ ' L S| ”, :¦* .y.’.- Avec Proust, le ton change.Jacques de LACRETELLE fut l’ami du grand Marcel.Il le visita chez lui, dans cet univers ouaté, feutré, où l'auteur du Temps perdu oubliait le monde qui l’entourait pour recréer le sien, son monde, celui qui vivra éternellement pour nous dans les pages des Jeunes Filles en fleur et du Temps retrouvé.Tout ce chapitre répugne à la réduction blessante que j'en pourrais faire ici.l.isez-le.Lisez les lettres de Proust à Lacrc-teilc.Et vous serez ensuite parfaitement d'accord avec Jacques de Lacretelle quand il écrit de Proust : “Il a repensé la vie difficilement au fond de ses té- .A & rJSVJc/sSi Pascale Audret est vraiment “l’eau vive" imaginée par Jean Giono, symbolisée par la Durance, mise en images par François Villiers et chantée par Guy Bôard.LE CINÉMA Un conte réaliste de la Provence FRANCION.LA MUSIQUE L'eau vive Gicno-Allioux - Villiers trésor caché et de gros méchants loups, les parents rapaces et même sanguinaires.Mais ce conte de Provence se veut réaliste : on est de son temps, d’un temps qui veut l'irrigation des terres pour une fertilité, un rendement optimum.I Les Grands Ballets Canadiens "Il faut vous dire qu'en Provence, c’est l'usage, quand viennent les chaleurs, d'envoyer le bétail dans les Alpes.S Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile, dans l'herbe jusqu'au ventre ; en de l’au- Lorsque, en 1952, madame Ludmilla Chiriacff arrivait à Montréal, elle ne pouvait se douter que la troupe de ballet qu’elle venait y fonder présenterait un jour ses spectacles dans toute l'Amérique du Nord.Il a fallu des années de très dur labeur, et maintenant madame Chiriacff a enfin le sentiment que sa compagnie est prête pour une tournée d'envergure nationale.La Société Columbia Artists Management a rendu son verdict.Durant les sept années qui se sont écoulées depuis sa venue en Amérique du Nord, madame Chiriacff a attiré dans son orbite bon nombre des meilleurs danseurs nord-américains.Eva von Gencsy et Eric Hyrst sont deux noms admirés des balletomanes et des amateurs de télévision.Pour la première fois, maintenant, et à travers tout le Canada, le public aura l'occasion d'applaudir sur scène ces merveilleux artistes, dans une production choisie avec soin parmi le vaste répertoire de la compagnie ; compagnie dont les progrès furent si marquants et si rapides qu’elle fut honorée en octobre 1957, par un choix qui lui permit de présenter “Suite Canadienne” l'une de ses créations les plus réussies, à Sa Majesté la Reine Elisabeth II d'Angleterre, dans le cadre du spectacle “Hommage à la Reine".1 François Villiers a mis le temps qu’il fallait — celui du détournement de la Durance — pour réaliser son film, tribution de Jean Giono, celle d'Alexandre Aüioux ne sont pas négligeables, aussi, X puis au premier tourne on redescend au mas .(.) Nous voyons le troupeau s’avancer dans une gloire de poussière.Toute la route semble marcher avec lui.Les vieux béliers viennent d'abord, la corne en avant, l'air sauvage ; derrière eux le gros des moutons, les mères un peu lasses, leurs nourrissons dans les pattes ; — les mules à pompons rouges portant dans des paniers les agnelets d’un jour quelles puis les avec des langues jusqu'à terre.(.) Fokine.Soliste des ballets de [ Tout cela défile devant nous joyeusement et s'engouffre sous le portail, en piétinant avec un bruit d'averse .” .Va La con- V mais les images sont extrêmement éloquentes et suffiraient à procurer au cinéphile une satisfaction et un plaisir de qualité.« < Le troupeau -y- est magnifique magnifiquement photogra-Sa splendeur et et phié.lence éclatent, dans la rue étroite du lage provençal.Très belles mais évidemment plus ventionnellcs, sont les vues panoramiques de la Durance et des vallées alpines.Quant aux scènes d’intérieur.Villiers fait classes et nous prouvera peut-être, dans une oeuvre prochaine, des dons d'intimiste que laissent déjà présager quelques réussites, telle la "tablée " du tuteur avec son affreuse famille, complotant la perte d'Hor-tense.son opu-au petit matin, vil- Eva Von Gencsy, ballerine, et Eric Hyrst, premier danseur 1 bercent en marchant ; du Colonel de Basil où elle tra- ; chiens tout suants, vailla longtemps avec Michel aus- con- si, l'Opéra à Berlin jusqu'à la der- i nière guerre, elle reprit sa car- j rière interrompue, au Théâtre Municipal de Lausanne en Suisse, en qualité- de première danseuse étoile et chorégraphe.Malgré le succès de ses activités en Europe, elle en vint à la conclusion qu'il lui était indispensable de s'ouvrir un nouveau champ d’action, plus vaste, offrant plus de possibilités à son tempérament créateur.C’est ainsi qu’elle arriva au Canada en janvier 1952.Depuis, la compagnie de Ballet qu'elle a fondée, actuellement les "Grands Ballets Cana- ses C'est ainsi qu'Alphonsc Daudet décrivait ce que le dictionnaire appelle plus prosaïquement la transhumance et que Jean Giono, Alexandre Al Houx et François Villiers viennent de nous montrer en des images à la fois poétiques et réalistes soutenues par un texte fort, simple et très coloré.Il y a bien sûr autre chose dans l’Eau vive.L'histoire de la petite Hor-tense Fabre et de sa famille, une grande famille des bords de la Durance .L’histoire de la rivière aussi, dont le cours pittoresque a subi pendant quatre ans les allées et venus de grosses machines pour finalement consentir à changer de lit.Un conte de fée, certes, puisqu'il y a la belle enfant, un bon génie (l'oncle Simon), un Poursuivant toujours ses réflexions de romancier, aujourd'hui confiné dans une prudente retraite de vieil homme mais que n'ont pas fini de tarabuster les problèmes de la création romanesque, Lacretelle é-crit, à propos de Benjamin Constant : "Quand un romancier crée un personnage, ce qui û tout prendre est un peu la même chose que faire une biographie, j'ai toujours pensé qu'il devait se poser a son propos trois questions essentielles, trois questions qui dominent la destinée des humains et dirigent leur vie.L'une est la sensualité, avec ses formes variées.L'autre concerne le fond mystique, c'est-à-dire les aspirations qui nous portent, parfois malgré nous, vers les choses de la vie spirituelle et vers une croyance.La dernière, enfin, beaucoup plus matérielle, est la question d'argent.Comment notre personnage réagit-il devant l'argent ?A-t-il connu l'aisance ou la misère ?Dans quelle mesure l'une ou l’autre ont-elles influencé ses actes ?” Romancier avant tout, l'auteur assure que ce n’est pas “Barbey d’Aurevilly pamphlétaire, blasphémateur ou dandy provincial qu'il admire le plus.C'est d'abord le portraitiste, le déchiffrcur de visages, qui égale, par sa force de pénétration et sa touche, les meilleurs moralistes.Il a tracé parfois, en mariant à l'idéal une certaine dureté de traits, des gravures étonnantes.Ainsi ce portrait d’Eugénie de Guérin : "Celte face maigre, mais où l'Ame jouait dans la finesse bleue du regard et dans la suavité du rictus," On doit reconnaître aussi, affir- • L'interprétation sans être transcendante, le Audret est vraiment "l'eau vive", 00 0000 |H Couchée le long de l’eau grosse chemise de toile, le soupir de son sommeil confondu au bruit léger de la vaguelette, elle est l'image même de la pureté, de l'innocence heureuse .Il faut peut-être louer aussi le jeu d’Andrée Debar que le cinéma n’a guère utilisée, jusqu’ici, dans cette sorte d’emploi.Rude, malheureuse et envieuse, la cousine d’Hortense demandait à la belle artiste du Jugement de Dieu d'être vulgaire.Comédienne avertie, Andrée Debar s'en est tirée au mieux.11 reste la figuration ordinaire des films de Pagnol.Milly Mathis et compagnie, les petits défauts du bon peuple de Provence, bien observés par Giono "qui en est", leurs réactions devant le progrès, leur avidité proverbiale de même que leur don poétique à nul autre pareil.Heureux mélange, somme toute, et qui fit de l’Eau vive, mise en musique par le chansonnier Guy Béard, un film intéressant et divertissant.Pas un grand, grand chef-d'oeuvre, mais une oeuvre à voir et certainement à revoir.Ne serait-ce que pour les paysages, bien faits pour engendrer la nostalgie de ceux qui connaissent la Grau, et le désir de la voir chez les autres.est bonne Pasca- ls fraîcheur personnifiée.en diens”, s'est présentée d'innombrables fois au public des é-crans de la télévision nationale, et en 1956, a créé sur scène une oeuvre réputée, très difficile : “Noces” de Stravinsky, spectacle qui lui valut l'approbation et l’acclamation universelles de la critique.Madame Chiriacff est la fille de Serge Gorny, écrivain et poète russe.Elle a étudié la danse à Berlin avec le professeur réputé madame Alexandre Nico-laieva.jadis étoile" des Ballets de Moscou.- Puis elle se joignit à la troupe des Ballets Russes i : 1 ' a , •¦•-.v A k'V.;.yi \É: k fs, 3 y > :vk: k, «£?X % - : ;S /- * li ?.X % \ ¦•• U; y lq\&\Wy % ¦cam - .,v te .-1Ç> ^ Une pauvreté extrême est le partage de milliers de malheureux.Personne ne peut rester sourd à l'appel qui sera fait dans toutes les églises du Canada en faveur des Charités papales, des victimes de la guerre et des oeuvres de l'Episco;wL canadien, le dimanche, 13 septembre prochain.—.v.ïs>i33.L.M. LE PROGRES DU GOLFE, RIMOUSKI, 4 SEPTEMBRE 1959 PAGE SIX Si rois.D'nutrc part, 'la Ville acquerra de M.Adhémar Coulonv be, au coût de $271.-18, le lot 211-233 pour l’élargissement de l'avenue Rouleau.Un regard d’égout sera construit dans la rue St-Frunçois, au coût de $300.00, A même les prévisions budgétaires de l’année courante.Plusieurs lots seront subdivisés ainsi que le lot 18G-G0 pour l’ouverture de deux rues au sud et parallèles A la rue Gagnon, A l'est de l'avenue Léonidas.Le camion-citerne de la Ville sera loué, jusqu’à nouvel ordre, A M.Yvon Couture, de Rimons-ki-Est, chaque dimanche quand il y aura des courses d’automobiles au Parc Champlain, au prix de $20.par dimanche.M.Couture devra en outre assumer les frais de pompage de l’eau dans la rivière Rimouski et payeyr le salin fils de St-Fabien, le caporal Louis-J.Jean, recevant des mains lairc du chauffeur du camion-ci-du capitaine N.W.Timmerman, commandant de la base du R.C.A.F.i terne.à Chatham.N.B., la médaille des Forces Armées Canadiennes.Le caporal Jean, qui est marié il Colombe Roy.aussi de St-Fabien, est un ingénieur-technicien au sein de la RCA F.Avant de joindre cette unité des forces canadiennes, en 1952, le caporal Jean faisait partie de la force constabulaire de St-Fabien.53,707 heures de services bénévoles dans le Bas St-Laurent $ ï f nr.Marc Vaillancourt, Prop.Articles de Sport — En Gros et en Detail i secondes.252 St-Germain R1MOUSKI Tel.RA 3-3104 ! 4L X CHOIX COMPLET DE i ISS TâA& BICYCLES C.C.M > ! ft NS % Vv JtWZ K.My/ e * _
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