Le composteur, 1 mars 1926, vendredi 26 mars 1926
Imprimé peu la Cie Mastic, rue Virgule LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE Directeur: Lino LENOIR A BAS LA COQUILLE! VOL.II—No 3 TYPOVILLE, VENDREDI, 26 MARS 1926 Prix : Un vieux sou A NOUS LA GLOIRE! Mon négatif Jeudi matin, le 18 mars, quelle ne fut pas ma surprise en voyant >1.Lafortunc me remettre en souriant une enveloppe affranchie dé timbres français, venant de France, quoi?De France?Mais oui, de France! Intérieurement, je me mis à fredonner une vieille chanson que j’entendis, pour la première fois, tout jeune: C’est un oiseau qui vient de France ! I’our se rendre à l’évidence, nos lecteurs n’ont qu’à la lire: Paris, le 5 mars 1926 Monsieur Lino Lenoir 836, rue Notre-Dame est, Montréal.Monsieur, Je suis très touchée de l'annonce que l'on a fait paraître dans votre journal et de l'entrefilet que vous avez bien voulu y ajouter.Je suis certaine qu'au Canada aussi bien qu'en France les ouvrages de mon regretté mari auront te même succès et la même popularité dans les milieux de bibliophiles aussi bien que chez les imprimeurs.Je vous fais parvenir quelques prospectus concernant ces ouvrages et j’espère avoir bientôt l’occasion d'entrer en rapports avec Mademoiselle Pampalon.Avec mes sincères remerciements, je.vous prie d'agréer, Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués.Pr Mme Vue F.THIBAUDEAU ().TIIIBAUDEAU P.S.—Serai-je indiscrète en vous demandant quelle est la personne qui essaie si gracieusement de nous faciliter l’entrée des oeuvres de mon regretté mari au Canada'! La lecture de cette lettre me fit penser à l’annonce d’un livre technique sur l’imprimerie parue dans notre numéro anniversaire.J’ai cru bon alors d’envoyer ce numéro à Madame Thibaudeau et je viens de recevoir la lettre que je publie ci-dessus.J’ai fait la même chose pour l’annonce de la machine à tricoter.La compagnie de cette machine n’a pas daigné donner signe de vie.On verra par là que la politesse française existe encore.Quant à la politesse de Toronto, elle est encore à naître.J’ai toujours entendu dire qu’une lettre, quel que soit son contenu, exige toujours une réponse.Ai-je besoin de demander aux lypos de faire de la propagande en faveur de ce manuel?On achète bien d'autres livres; pourquoi ne pas acheter celui de Madame Thibaudeau.qui nous concerne directement?Aussitôt que Mlle Pampalon aura reçu des communications de Paris au sujet de La Lettre d’imprimerie — c’est le titre du manuel en question — nous tiendrons nos amis les lypos au courant.C’est donc une chose presque assurée que le Service de Librairie du Devoir en aura l’agence exclusive au Canada.Nous espérons, aussitôt qu’il sera mis en vente, que les maîtres-impri-meurs s’empresseront de se procurer ce manuel dont leurs employés pourront retirer quelque profit.Pour les bibliophiles, le Devoir se chargera sans doute de le leur faire connaître.Pour ma part je m’entremettrai auprès de l’instructeur de l'Ecole d'imprimerie pour faire acheter ce précieux manuel par ses élèves.Propagande! Propagande! Décidément, Mlle Pampalon s'en va vers la fortune et le Compositeur, .vers la gloire! Lino LENOIR M.HENRI BOURASSA “Monsieur Bourrrrrrrrassa, c'esl Monsieur Bourrrrrrassa, papa.C’esl un portrait comme dans le boudoir.” C’est ainsi que s’est exclamé le petit Alec en voyant apparaître sur mon négatif le fondateur et directeur du Devoir.Tout le monde sait — même ses ennemis — que c’est un politique remarquable, un des plus grands que le Canada ait eus.le plus arand, sans contredit, de notre époque.La plupart de nos lecteurs ne le connaissent pas dans l'intimité comme le soussigné.C’est pourquoi je veux fixer ici quelques souvenirs que j'ai ramassés depuis que je travaille pour lui.Dès la première année que je commençai à travailler au Devoir, rue Saint-Jacques, je rappelais un midi, après le dîner à un co-paroissien que je n’oublierai jamais ¦— notre brave Paul Caron, mort dans la Légion étrangère durant la Grande Guerre — les souvenirs des assemblées de lu patinoire Ontario oit, un soir, un poète avait dit les vers suivants sur M.Bourassa: Vive Henri Bourassa ! (Le patriotisme, ïl n'y a qu’ça.Luttons.luttons.Un nouveau jour se lève à ll'horizon I Nous étions à raconter nos souvenirs quand, tout à coup, mon ami Paul se mit à dire: “Mon vieux, il faut que je te raconte un fait qui va te faire plaisir.Lu semaine dernière, un vieillard de 75 ans s’amenait de Chàleauguay pour payer son abonnement.Comme j'eus à lui répondre, le bon vieux me dit : “J’aimerais bien ù entrevoir M.Bourassa.Je ne l’ai jamais vu; si je pouvais V entrevoir même à travers une vitre, ça me ferait plaisir.” “Je lui dis: “Attendez un peu.” J’allai frapper ù la porte du directeur.Après lui avoir raconté ce qui venait de se passer, je demandai à M.Bourassa s'il pouvait recevoir cet abonné.Il me répondit: “Faites-le entrer.” “Je présentai ce bon vieux a M.temps de me retirer, celui-ci prit une pipe de plâtre à sa portée et demanda un rare visiteur qui était assis devant lui: “Avez-vous du bon tabac canadien?” Le vieux prit sa “blague” et l’offrit à M.Bourassa qui lui dit: “Mettez-vous ù votre aise et jasons un peu.” “Au bout d’un quart d'heure, je voyais sortir ce brave homme, un mouchoir rouge à la main et s'essuyant les yeux.Je lui demandai en passant: “Ft puis, êtes-vous con- tent?—- Ah! oui, Monsieur, il n'est pas gênant et j’ai été bien reçu.Je vous remercie mille fois de me l’avoir présenté." Et mon ami Paul, étreint par l’émotion, ne put s'empêcher d'essuyer une larme.Une autre fois, à Vincentville, par une grandeur chaleur du mois de juillet, je me souviens avoir vu monter, une après-midi, M.Bourassa, en chemise, les manches retroussées, les bretelles pendantes, et demander à mon voisin qui connaissait le tabac canadien: “Bonjour, mon ami.avez-vous du bon tabac?" Après qiie M.Bourassa fut descendu, ce voisin, tout abasourdi de voir ce “quêteux” sans cérémonie, me dit: “C'est bien simple, j’en reviens pas.Si tout le monde le connaissait comme nous, personne ne le haïrait.” Je me souviendrai toujours avec quelle compassion le fondateur du Devoir encouragea notre ami Le-Blanc quand il eut mal aux dénis {oh! la dent de sagesse).Les anciens doivent se souvenir que celui-ci avait diï laisser pousser sa barbe alors.Un avant-midi, après une absence assez prolongée, M.Bourassa monta duns notre département.En voyunt LeBtanc avec une barbe, il s enquit auprès de lui de ce changement.Après que l’éclopé lui eut raconte la cause de tout son mal, le directeur du Devoir lui dit: “Eh! bien, père LcBlanc, prenez courage, te mat de dents est celui des gruuds hommes, celui de mon ami Laurier.” LeBlanc ne fut pas guéri sur te coup pour ça! Aux dernières élections générales provinciales, tous les lecteurs du Devoir se souviennent des laineux articles de M.Bourassu qui valurent au gouvernement une défaite retentissante dans toute l'Ile de Montréal.Les journaux de parti jouèrent une saravaiule de tous les diables contre Je directeur du Devoir, tirunt pour conclusion que M.bourassa était de bien mauvaise humeur.ni M.llèroux qui causait un jour de celle humeur disait à notre ami Leblanc: “Je ne lai jamais vu d aussi bonne humeur!” L’autre semaine, il écrivait: “Tout au long de cet interminable débat, je fredonnais en moi-même, avec une variante, ce vieux refrain d election: Ça n'serait pas la peine assurément, l/c changer ne gouvernement.Mon Dieu! si le grand Alec Taxe-Trop entendait fredonner aussi souvent que moi notre directeur, il dirait bien: “11 est incomprehensi- ble!" Je termine, car ye pourrais remplir le Compositeur; loui le monde ne peut travailler au Devoir, bigre! pour connaître M.Bourassu comme nous! Signe particulier: HENRI BOURASSA.D.VLOPPEUR NOTRE CHAMPION Ceux qui prétendent que je me meurs parce que je ne sud s pas assidu dans mes écrits, et ceux qui voudraient me voir emporté par la peste seront sans doute surpris de ma nouvelle apparition aujourd’hui Bourassa.Avant que je n’aie eu ‘le Sov.ez sans inquiétude, quoique plus muigrusse que jamais, surtout depuis nia dernière maladie, j’ai bonne < iivie de vivre et je n’entends pas du tout céder la place à laquelle j’ai droit comme l’un des fondateurs de ce journal.* * Je vous raconterai aujourd’hui la dernière aventure de notre homme fort de Job-City, mieux connu sous le nom de l’homme monstre.Tous ceux qui connaissent ce colosse tremblent devant sa puissance, ,a force prodigieuse et son sang-froid.Il est le bully de son village, mais aussi ses histoires drôles, ses bouffonneries et ses danses à la Charlie Chaplin font oublier tous les soucis du métier ù ses compagnons.Le lundi malin, il nous arrive toujours avec le récit d’un grand combat de boxe ou de lutte d’où il est sorti vainqueur: c’est un apache qu’il a mis en fuite, un voleur qu’il a surpris dans son hangar, une descente de sa gang sur les frais du bout de la rue Labre, ou bien il a fait face à une dizaine d’individus de la gang des Pieds-noirs, enfin, il a toujours un week-end row à nous raconter.Cependant, il en porte quelquefois les marques: tantôt c’est une oreille fendue ou bien un oeil noirci et poché, tantôt le nez tout écrapouti ou les dents chancelantes; niais, ça lui est égal, pourvu qu’il ait la satisfaction d’avoir le dessus.Hélas! hélas! ill y a évidemment une fin à tout.Lundi dernier, l’homme monstre, notre espoir, le seul aspirant au titre de champion pour la boxe, la lutte et le tir au poignet, est resté sur le carreau, il a reçu son premier •"knockout” ci ne fit pas son apparition ce jour-Hà.Une tristesse morne 'planait sur Job City et le désespoir se peignait sur tous les visages.C’est en vain que le grôt Ernest, le ventre accoté sur sa" pierre, jetait souvent un regard vers la porte pour le voir apparaître.Le grand P’tit Blanc, absorbé dans la correction d’une gâtée, soupirait comme une vieille fille; Lafonlaine mâchouillait avec ardeur et ne fournissait pas de cracher un beau jus écarlate, signe d’apparente inquiétude; Cloutier restait plus muet que d’habitude, et •les Pressevil'lois qui se rendaient à Job City par affaires, revenaient en sanglotant.Enfin, vers 11 heures, un médecin chirurgien de t’Hôtel-Dieu téléphona ici pour nous informer qu’un type ramassé à demi-mort samedi soir et se disant citoyen de Job City, l’avait prié d’avertir scs amis qu’il sera en condition pour reprendre son travail dans quelques jours et qu’il songeait déjà à provoquer son agresseur pour un match-revanche.Mon cher Titur, si t’as besoin de quc’qu’un pour te donner un coup de main, tu n’auras qu’à t’adresser à MAIGRUSSE Aux prières! Un ancien monotypiste au Savoir, travaillant trop fort pour la Patrie — celle de la rue Sainte-Catherine —a eu une attaque de "pasderésis-tance” et a été soigné par M.itu (I.T.U.) célèbre charlatan international.C’est ben d’valeur! Chevrolet.Deux copains au restaurant: —Baptiste, tu es assis sur mon chapeau.—Comment! t'en vas-tu déjà?Coin féminin N.de la II.—Notre collaboratrice Gaby étant indisposée, une de ses amies a bien voulu la remplacer.Chapeaux En notre siècle moderne, après ses découvertes merveilleuses et surtout celle de la plus grande institution mondiale, les journaux du matin (sic), l'on s'étonne d'entendre parler d’une invention bizarre sur une chose Toujours d’actualité: les chapeaux.Chacun connaît ces magnifiques chapeaux de peluche, si dispendieux, qu’on dit venir d'Autriche.Ce qui est sans exemple, c’est le fait d’un type de tous les métiers (grand parleur, petit faiseur) qui affirme que ça ne vient pas de si loin.—Vous croyez que, ça vient d’Au-riche?Détrompez-vous; on en fait partout, on a qu’à leur souffler du poil! Et d’un air convaincu: —Tenez, regarde\z mon chapeau que je porte depuis une quinzaine d’années, j’y ai fait souffler du poil avec ce “chose-lù”.—Et le poil tombe exactement là où c’est usé?—Exactement, je Vai fait reformer, poser une autre doublure et il est tout comme un neuf.Ce disant, le bonhomme avait tout de même une drôle de façon défaire voir son chapeau, qu’il portait pour la première fois!!! JUL 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 26 MARS 1926 VOL.II—No 3 Un millionnaire ! Les érables coulent Montréal, ce 1er mars 1926 Cher monsieur Lenoir, _ La gentille demoiselle — hum! je suppose que ce n’est pas la vôtre (mais oui, mais oui) — qui m’ouvrait, dimanche matin, vous a sans doute remis la modique somme de $1.00 que je lui remettais pour vous, .l’admets que ce n’est pas beaucoup, mais cela compensera tout de même un peu pour les frais de poste, d’embahage, etc., pour ne rien dire des frais de matière première, impression, main d’oeuvre, etc., été.Si, après tout cela, il en restait — de l’argent — vous le garderez, pour votre luminaire de l’atelier.Après avoir bien réfléchi, je me suis demandé comment vous arriviez.à boucler votre budget avec des abonnements de vieux sous qui, entre parenthèses, deviennent de plus en plus rares, car on les retire de la circulation lorsqu’ils sont devenus trop vieux.Je suis forcé d’admettre que vous êtes dans une situation "providentielle".Encore une fois, et en attendant que je puisse faire mieux, agréez.M.Lenoir, mes sincères remerciements.S.PASSE ,V.de la tf.—Non content de nous bourrer de vieux sous, notre abonné nous a envoyé une série d’articles qui paraîtront dans les prochains numéros.Nous sommes certainement tombé sur un millionnaire! Typoville est à l'honneur! Lundi de la semaine dernière, M.Narbon-ne était à préparer sa copie de sport dans la, salle de rédaction quand, tout à coup, une goutte d’eau vint s'écraser sur son diamant.Stupéfait.il lève la tête et s’aperçoit que ça vient de Typoville.Ne pouvant monter par la boite a nie.il se orécipità dans l’esca- NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT copie, il se précipita lier, l’escaladant ên ideux qnjamibees.Il se dirigea vers le bureau dé M.lieaudct et lui dit: “Ça coule en bas." Après une inspection en dessous des machines, rien d’anormal ne put être découvert.Plus heureux que nos deux explorateurs, Lenoir n'eut qu’à lever la tête pour s’apercevoir que la conduite d’eau pour les machines faisait défaut.Tout joyeux, M.Beaudet courut chercher une chaudière chez M.Loche ur pour empêcher les gouttes qui tombaient d’aller rafraîchir nos amis de la rédaction.Et depuis ce temps-la, un érable nouveau genre coule dans Typpvrl-e.A quand la prochaine façon de Ephemérides 1925 Mars 26—Je baisse le store pour la première fois, parce que deux soleils ne doivent jamais se rencontrer!!!! (A.LeBlanc).Avril 1—Tempête, de neige.2—La neige est disparue.Comme en été.7—Le thermomètre monte à 52 pour la première fois.Sur la Passerelle sucre?M .Nar,bonne n’aura pas besoin de chausser ses raquettes pour courir cet èrable-là.ENTA1LLEUR Pour une apostrophe! Montréal, 1er mars 1926 M.Aimé LeBlanc Le Devoir Cher monsieur LeBlanc, Je reçois à l’instant la précieuse collection du Compositeur et, avec mes remerciements, je vous, réitéré l’assurance que ce petit organe m'intéresse au plus haut point.Jè ne crois pas me tromper en disant que c’est le premier journal typographique de langue française (et le seul) dans toute l'Amérique du Nord.C’est un titre un peu lourd à porter pour un jeune bébé, mais c’est quand même un bien grand honneur pour .ses parents.Du reste, le “bébé” m’a l’air sain et bien portant et j’espère fermement qu’il se rendra à l’âge mûr et que nous aurons le plaisir de fêter ensemble son vingtième anniversai- “Lorsque nos cheveux blonds seront des [cheveux blancs.Merci encore une fois et une bien cordiale poignée de mains.^ ^ P.S.—Vous pourrez dire à votre spirituel Lino Lino (si vous connaissez) qu’il n’est pas jusqu’à son article Evccelsior que je n’ai profondément goûté.J’ajoueterai même que je coneourre dans ses vues .ou presque.—F.C.A', de lu li.—-Nous n’aurions jamais pensé rencontrer dans nos abonnés des gens aussi optimistes Mais dans vingt ans .nous, n’aurons peut-être plus de cheveux!! Gros-Lard, presses-toi donc un peu moins le midi, après le journal, de te rendre dans le coin de la sieste, boulevard des Linos, cela te permettra de faire tes corrections puisque tu as pour principe die ne jamais faire celles de tes camarades de cinq ans et plus de voisinage, lors même qu'il n'y a qu une pauvre petite apostrophe à faine.Sois un peu moins raide sur tes principes égoïstes, tu n’y perdras rien.NUMIS Un désastre “irlandais’ Echos de Presseville RADIO — POSTE O-S-W-E-G-O GAREAU .SAULNIERS Un grand concert sera donné, dimanche, à 5 heures, par le poste Oswego, de Presseville, Les artistes renommés suivants sont au programme: GAUTHIER .Danse de son premier bébé .Charleston de nuit Chant de la rage des chiens muselés OH ! JOHNNY .Danse des nains pas de talons ALA'RIE .Mannequin des habils neufs ROY .Chant de la pèche à la morue BELANGER .Le pase-carreau Au piano d’accompagnement : Mlle G.Roy et G.Martel.Directeur du poste : M.le maire Gladu*.OSWEGO Les Irlandais qui s’étalent rendus en grand nombre au Forum, mardi soir dernier, pour assister à la rencontre finale entre le Saint-Fran-çois-Xavier et les Sons of Ireland, pour te championnat amateur de la province de Québec et le droit de concourir pour la coupe Allan, emblème du championnat amateur du Canada, sinon mondial, ont été fort désappo niés, car les porte-couleurs de leur équipe, censés être des Irlandais, ont été complètement déclassés, ce qui contribua à mettre plus d’un vrai fils de la Verte Erin de mauvaise humeur.En effet, il n’y avait guère de quoi.Ces dévoués fils d’Irlande seraient bien en peine de retracer les ancêtres irlandais de la grande majorité de l’équipe.Quand a-t-on rencontré des Irlandais s’appelant Béchard, Tur-geon, Gagnon, Gariépy, Laroche, etc?Il est regrettable tout de même qu’une région aussi canadienne que Québec, n’ayant qu’un seul club pour la représenter dans les séries amateures, n’ait pas eu l’idée ou le courage de donner à l’équipe qui la représente un nom sinon canadien ou à tout le moins neutre.Les Québécois seraient-ils assez peu patriotes ou trop pleutres pour se faire respecter chez eux?TYPO AMATEUR Tout en larmes Parce que notre dernier numéro ¦st paru plus tard que d’habitude, il.Lefebvre nous est arrivé tout en armes pour nous en demander h •ause.Bien d’autres se sont inquié-és aussi de ce léger retard.Nous nous en excusons auprès de ous nos lecteurs.Gros-Lard a tellement pleuré d’être au repos forcé [ue le preasier a dû prendre une lartie de Vavant-midi pour pomper es larmes de notre unique reporter lui ont noyé le cylindre sous lequel lassent d’ordinaire nos deux frêles pages.CROCODILE Un grand caucus des fils d’Israël doit se tenir prochainement au caravansérail Rabinovitch, angle des rues Amherst et Sainte-Cathcrine.On veut décider des moyens à prendre pour abattre Le chien de garde de l’Ere Nouvelle.Ils le prétendent enragé parce qu’il leur cause bien du mal depuis son apparition.* * On s’aperçoit que les beaux jours s'en viennent à pas de géant: de- puis quelque temps, les serins font entendre leurs trilles dans les machines d’Arthur et de Stanislas.I)e l'huile, mes amis, de l’huile! * * Un accident s’est produit, l’autre lundi, quand Holland fut frappe par le Kiddy Kar de M.Clicheur, près du département du père Dazé.* * Le lendemain, notre fiston s’est promené daqs Typoville toute la journée avec un soulier de maison au pied gauche et une bottine au pied droit.* * Si la police est en frais d’exterminer tous les marcoux, espérons qu'elle épargnera au moins ceux de Typoville.* * Notre collaborateur D.Sespoir est prié de garder son sang-froid en traversant la passerelle et dans ses plus grands moments de D.Sespoir de ne pas sauter par-dessus la passerelle.Autant que possible nous voulons éviter des paniques.* * Quelqu’un a rapporté que Mlle Roy, de Presseville, s’était engagé à l’imprimerie Beauchemin à la dé Parution de la grève.La pure vérité, c’est qu’elle est encore à son poste Elle s'est dit, avec raison : “Un mien vaut mieux que deux tu l’auras.” * * Le correcteur Biron à dit à I) Vloppeur en lui remettant sa revise “Tu as un bon kodak.” Je crois bien, c’est un home made * * M.Cadieux a gage une piastre avec M.Beaudet que le Devoir du 13 mars ne contenait que 40 colonnes d’annoncesjM.Beaudet disait 44 et, après un calcul hâtif, M.Cadieux s’est trompé de 3 colonnes, se ren-danl à 47.Il n’a pas manqué son coup pour perdre sa piastre! * * Les petits chasseurs étaient tellement fiers de se promener sur la passerelle qu’ilis 1 ont traversée en chantant.Ayant mal saisi le nom du jeune Laroche, j’ai inscrit La-rocque dans mon carnet.Je puis bien répéter après Shakespeare: What's in a name?* * Depuis une couple de semaines, l’ami Berthiaume et Gros-Lard sont en pourparlers constants.Gageons que Gros-Lard veut en faire un Chevalier de Colomb.Décidément, la fin du monde s’en vient! * * En avant, la censure! *, * Quelques esprits susceptibles on.été froissés de certaines passerelles qui n’étaient pas shocking du tout.Mon Dieu! qu’il y en a qui ont t’épi-derme sensible.* * Allons! allons! Honni soil gui mal y pense! 4 * Mon directeur a engagé un censeur assez bien rémunéré pour faire son devoir.Ayant dit à son fait à L., Mlle.Censuré Censeur * Lucien LeBlanc est de retour au poste après avoir été retenu à la maison par une légère grippe.Il a déjà recommencé ses courses.* * Mlle Pampalon a été retenue aussi la maison par Mme .la Grippe.Elle est parfaitement rétablie et continue à remplir les nombreuses commandes du Service de Librairie.* * M.Pilon est parti sans venir nous serrer la main.Ernest B.lui avait préparé un send-off, mais le Pilon est resté dans le mortier.* * .Quand M.Pilon commençait à se monter, M.Cadieux n’avait qu’à lui dire un mot pour l’apaiser: “Si tu ne t’arrêtes pas, je vas aller chercher Ernest." * M.Patenaude est venu le remplacer.Bienvenue au nouveau venu.Ce n’est pas 'lui qui a organisé la campagne Conservatrice indépendante aux dernières élections.* l * Les maux de gorge sont à l’ordre du jour.Faites attention! Soignez-vous.M.Narbonne a un bon remède de l’ancien temps.La semaine dernière, il est passé dans Typoville, le cou enveloppé d’un bas de laine blanc.Vivent les remèdes de nos grand’mères! * Au fait, M.Duipire, pensez-vous que c’est un “mystère insondable" tant que ça que le tramway sur le mont Royal?11 y aura bien des casinos et bien d’autres choses.Mais les terrains à vendre, vous n'y pensez donc pas?C’est là le chat que vous devez vous efforcer à faire sortir du sac.Je ne doute pas que vous y arriviez.* * Bélanger pèse un paquet de H lbs et dit: "10 quarante.” Voyons, financier Samuel, quelle est cette énigme?* * La semaine dernière, alors que Lino avait les yeux rivés sur copie de M.Dupire pour y défricher un mot» Jean-Louis, qui était â causer avec son ami Blaquière, lui dit: “Regardez donc Lenoir, il es! après dormir.Il doit s’être couché à 2 heures.” Lino—“Ah! non, je cherche un mot, mais à quatre heures, ce malin, je berçais le bébé.” Arthur—“C’est à peu près pareil.” * * Au dire du proie, lundi dernier a été la journée des coquilles, mais elles furent corrigées avant de passer dans le journal, heureusement Dans la réclame de la première page, on aurait pu lire, si le litre n’eût été corrigé: Aux hommes an-jourdh'ui pour Aux Communes au-jourd hui.Le lendemain, le typo aurait pu composer son titre ainsi: Aux femmes aujourd'hui, car femmes lisent aussi le Devoir.* * Les Sulpiciens vendent petit à petit de grands lopins de terre.Mais si les Messieurs de Saint-Sulpicc eussent lu le titre suivant: Les Sulpiciens vendent un LAPIN de terre ils se seraient sans doute demand qui a découvert cet étramge animal qui n’aurait sans doute pas rapporté $117,000 à l’enchère! * * Dernière heure.— M.Narbonne vous êtes prié de ne pas venir cou rir notre érable.Quand on pense que M.Toupin l’a tari! Un tour de wrench a fait crouler notre espoi d’aller à la cabane à sucre.M.Clicheur est un grand méchant.M.Narbonne est prié de ne pa “passer le marteau” à Lino une autre fois.LE GARDIEN les
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