Le composteur, 1 mars 1926, vendredi 12 mars 1926
Imprimé pai la Cie Mastic, rue Virgule LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE Directeur: Lino LENOIR A BAS LA COQUILLE! VOL.II—No 2 TYPO VILLE.VENDREDI 12 MARS 1020 COURTE JOIE Samedi matin, le 20, à 9 heures et 30, comme j’allais me “planter sur la copie de la tribune libre du Bulletin des Semeurs, M.Beaudet, notre contremaître — dans le terme du métier, notre proie, — me dit: “Nettoyez votre magasin de huit points,'je vais vous donner une fonte neuve”.Tous les opérateurs savent quelle joie c’est die recevoir une fonte neuve, .le ne me suis pas fait dire deux fois la même chose.Après avoir sorti la fonte, j ai pris la longue brosse qui se trouve accrochée au mur derrière moi et la passer et la repasser dans le magasin fut l'affaire de quelques minutes., M.Beaudet me remit le marteau avec la boite renfermant le trésor On n’ouvre pas une boîte de matri ces neuves sans une certaine émotion.Le couvercle fut vite enlevé et je me trouvai en face de belles lettres de cuivre.J’avais tellement hâte de les voir descendre chacune dans sa division que je m’empressai de îles envoyer poignée par poignée.L’ami Dussault était à cote de moi me regardant faire, espérant, le malin, de me voir échapper une poignée de ces petits morceaux de cuivre glissant.Nennil II avait affaire à un vieux de la vieille! Le n’était pas la première fois que j'exécutais ce tour.La joie ne pouvait durer longtemps.Tout à coup, j’entends un tiain du diable dans le distributeur.Drrrrrrrrrrll! Voyons, qu’est-ce qu’il y a?Je grimpe à mon distributeur et je m’aperçois que les matrices débordaient.Je me frotte les yeux et je commence à compter mes A majuscules.J’en avais 30, quand la division n’en peut contenir que 20.Je redescends et dis à M.Beaudet: "Il doit y avoir deux fontes dans cette boîte-îà”.Après avoir jete un coup d'oeil rapide sur 1 ordre, u constate qu’il y avait en effet deux fontes mélangées dans la me me boite.“Remettez-les dans la boite et je vais faire venir l'agent.Pour ma part, je pense bien que l’agent a dû recevoir un fameux biscuit Village.C’est pourquoi ma joie fut courte et qu’aujourd’hui encore je suis forcé de vous donner un premier-Typoville avec de la barbe entre les lettres.Que voulez-vous, je ne puis menue pas me servir d’un Gillette?Lino LENOIR trois mois.” Trois mois après, elle mourait du diabète.•‘Voulez-vous mourir du diabete?Continuez." Mes soeurs, o//rons nos mortifications en esprit de pénitence afin d’obtenir la grâce de posséder un bon petit mari plus lard — celles qui n’en ont pas, va sans dire, et pour celtes qui en ont, afin qu’il soit de plus en plus conciliant!.GABY Huit pieds ou huit pouces?Un certain journal québécois publiant il \ a quelques années, les dimensions du grrrrraud pont de Québec, ajoutait les détails intéressants suivants: ."'Les ingénieurs, disait-il sérieusement, prétendent qu’en hiver, au contact du froid, cette immense pièce d’acier se rétrécirait d’environ huit pieds, mais qu’au contraire, en été, Ile pont s’étendrait pour dépasser de beaucoup sa dimension normale!’’ Il est évident qu’il y avait erreur et que l’on voulait dire huit pouces.et encore.Mon négatif MM.Biron & Dussault Une après-midi que le soleil projetait ses rayons sur les uilres de Presseville et de là sur celles du “coqueron” de nos correcteurs, je m’empressai, à la dérobée du prote, de prendre un snap shot (instantané, pour les bilinguistes) de nos bons amis Biron et Dussault.Arrivé chez moi, j'avais hâte de voir si la lentille de mon kodak m’avait joué un mauvais tour, car c'est une capricieuse.Le petit Alec, en voyant apparaître les deux personnages sur le négatif s’écria : “Ah! Motte et Jiff." Je ne pus m’empêcher de rire.Le petit Alec qui est déjà observateur — il sera peut-êre un jour un journaliste apprivoisé du Compositeur — a dû mettre le nez dans une gazette américaine quelconque.Ceux qui ne connaissent pas nos correcteurs dans l’intimité ne peu vent apprécier ce qu’on appelle des coeurs d'or.Coin féminin Mortifications Un autre journal de la même ville, voulant faire allusion à ce canard, racontait l’histoire cocasse que voici : “Par un après-midi d’automne, un habitant de Laprairic s’en est allé a l’autre bout du clos pour chercher une charge de bois.Il s’était acheté justement, la veille, une paire de traits neufs et, naturellement, il avait hâte de ’les mettre à l'épreuve.Après les avoir attachés à la charge en question, il vint tranquillement, marchant devant son cheval.Arrivé près de la maison, où il devait déposer son bois, il jeta un regard sur les traits, mais hélas! quel ne fut pas son désappointement en constatant qu’ils s'étalent tellement étirés que la charge suivait au moins un arpent en arrière.La chaleur les avait sans doute affectés.11 était tard et déjà il faisait sombre, alors ‘l’habitant, découragé, dételle son cheval en laissant le harnais tomber sur le sol, abandonne sa charge et attache les traits à un poteau, puis enfin, il entre à la maison avec l’intention de terminer ce travail plus tard.Le lendemain matin, notre homme se croyait encore endormi lorsqu’il aperçut sa charge de bois rendue devant la maison.Durant la nuit il avait fait un froid sec, et les traits, revenus à leur état normal et tout ratatinés, avaient tiré la charge jusque là! Le froid avait fait son oeuvre.” D.SESPOIR Mes soeurs, je dois un mol de remerciement à mon directeur pour m’avoir si bien présentée.Je regrette une chose: c’est que mon style ne soil pas aussi fleuri que l’encadrement de mon premier bonjour.Je tâcherai d’y suppléer par mes bons conseils.Déjà une lectrice m'a écrit pour me demander quelles mortifications elle pourrait bien s’imposer pendant le carême vu qu'elle n’est pas encore en âge.Elle finit sa lettre ainsi: “J’aime beaucoup les chocolats” Elle m’offre donc la belle occasion de lui dire: “Mettez les chocolats au rancart.N'importe -quel médecin vous le dira, car c’est dommageable pour la santé.C’est une belle mortification à offrir, d’autant plus que votre bourse y gagne-ra.“Une gourmande disait un )our: “J’aimerais mieux mourir que de me priver de chocolats pendant Philippe-Edouard Biron Le grand — Philippe-Edouard Biron — est ce qu’on appelle en Angleterre un flegmatique.Cependant, il a souvent le mot pour rire.Si vous lui entendez dire, en faisant allusion à une coquille d’un typographe, que ce serait comique de voir un Diogène moderne, sur bicyclette, cherchant un homme au moyen d’un search light, vous ne pourrez vous empêcher de rire.Dans scs moments de loisir — qui sont bien rares — il arpente Typoville; si on lui reproche d'avoir oublié une faute, il répond infailliblement.tout en maugréant contre son métier ingrat — nous le savons—: “La critique est facile el l’art, difficile.” Prix: Un vieux sou voix basso proifonido de Plxilippe-Edouard l’appelle par la boîte a copie, le rusé renard remonte aussi vile qu’il est parti.Nos amis se sont apitoyés sur nos !autes et parce qu’ils savourent le Compositeur, ils nous ont demandé en grâce de nous laisser corriger par eux.Vous avouerez que ce n’était pas refusable.Nous n’avons jamais prétendu que nous pouvions nous passer d’eux; c'était tout simplement pour ’eur éviter un surcroît de travail.Nous sommes heureux de reconnaî-‘re qu’ils ont une lâche énorme à remplir chaque jour.Comme ce sont de gais compagnons et qu’ils entendent à rire par conséquent, amusons-nous et prouvons-leur qu’on a souvent besoin d'un plus petit que soi (ils sont les premiers à admettre qu’ils ne sont pas infaillibles), car il arrive parfois que les typographes les corrigent en repassant quelquefois la copie après eux: .“Voies défaites” pour “voies de fait”.Grâce à Maigrusse, MM.les correcteurs, le titre a pu être reconstitué tel que le voulait le grand Charles-Edouard.Grâce à Lino I.enoir, oasis est restée au féminin comme le veut Larousse.Grâce à Slug 1, la Commission du “sort” a repris sa désignation ordinaire: Commission du port.Grâce à ., mais ce sera pour une autre fois.S’il y a un contraste dans les proportions, il faut qu’il y en ait un dans les voix.L’un a une voix de basse profonde et l’autre, une voix de piccolo.Je crois que nous ne les verrons jamais sur la scene de l’Opéra chantant n’importe quel duo.Ce serait faire vider la salle en un rien de temps.Signe particulier: Nos correcteurs font bon ménage.Le divorce n’a pas encore été demandé par Noel Gau-dry ou Prosper.0.VLOPPEUR Nous vous supplions.M.Firmin Létourneau, vous qui êtes un de nos lecteurs assidus, veuillez donc avoir la bonté de peser la réflexion suivante de l’un de nos typographes: “La collaboratrice du Bulletin des Semeurs devrait au moins nous envoyer du papier blanc avec son encre bleue et non du papier.Ça arrache les yeux.” Nous vous supplions donc, M.Létourneau.de ^demander à Marie-An-toinette de changer de papier.Quand nous vous avons demandé que vos bons “habitants” ne nous écrivissent plus sur des portes de grange, nous avons été exaucés.Nous espérons l’être encore cette fois-ci.Permettez, en terminant, que je vous félicite sur l’heureux choix de votre collaboratrice.Elle fait honneur à votre organe.L.L.Radio POSTE DE PRESSE VILLE / Pst 0 Zweeze 1, Ilioummme Zweeze / / / Pst Jean-Louis Dussault Le pel il Jean-Louis Dussault— me fuit penser au renard du fabuliste La Fontaine.Il est vif—c’est sans doute parce qu’il est bon joueur de hockey —; il aime A courir la prétentaine à la rédaction, quand le journal est fini.Mais aussitôt que la / o Scie LENCIEUX Ephémérides 1925 Mars 12, 13—Beau et doux.Plus de neige ni glace sur les trottoirs.14—L’hiver est revenu.Tempête de neige et froid.19—Froid et pluie, la neige disparaît.20, 21—Printemps.Belles journées et soleil bienfaisant.22—,1e mets mes claques au rancart (Arthur Blaquière). 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 12 MARS 1926 VOL.II—No 2 NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT S’il est des lettres qu'on ne peut publier, il en esl d’autres qui n'exigent pas le secret.En voici une adressée à Gros-Lard.Elle vient d’Ottawa, du Château Laurier.Celui qui l'a écrite est un enthousiaste du Devoir et un admirateur du député de Labelle.A ses heures libres, il ne dédaigne pas de lire le Compositeur.Sa devise semble être celle de Pierre l'Ermite qui prêchait la première croisade à Clermont vers 11 OU: “Moins de paroles, plus d'actions”.Ottawa, Ont., 17 fév./2(>.Ilello, Gros-Lard, Je te devais certes quelques mots de remerciements pour l’abonnement au Composteur (à bas la coquille) Compositeur, que lu as bien voulu m’envoyer.Comme j’aime bien à prouver ma reconnaissance par des actes, je l’inclus quelques vieux sous pour payer mon abonnement d’un an.(.V.de la H.—Notre correspondant inclut dans sa lettre un dollar.C’est uii blood.) S’il en reste, lu les jetteras dans la caisse électorale.Je me joins à peux qui avant moi ont adressé Jours félicitations et voeux de longue vie, en en ajoutant un autre, c’est que vous deveniez assez forts pour remplacer le défunt Nationaliste, quand bien même il vous faudrait changer le nom de votre journal.Je crois qu'il ferait bon contrepoids aux histoires de I.adébauche et à sa feuille illustrée.Vos reporters n’ont pas l’air de s’occuper des chiens morts tout seuls.Votre journal se vendra (?) d’autant mieux qu'il restera propre.Au fait, il me vient à l’esprit de te demander pourquoi tu ni* racontes pas dans Je Compositeur ta fameuse excursion.Tu sais ce que je veux dire?Avec l’emphase que tu mettais jadis à débiter Un meurtre à minuit, ce serait, il me semble, pathétique! Me tromperais-je en pensant que l’article paru dans le dernier numéro, sur les vitamines est du docteur B.?Il me semble le reconnaître dans la description de Lino.Je crois pouvoir dire au Gardien de ne pas être inquiet du Dr Edwards.Les bottes qu’il a reçues et qu'il recevra très probablement (sous forme de capsule, ça s’avale mieux), quand le bill des ressources naturelles de l’Alberta viendra sur le tapis, lui feront au moins faire attention à ce qu’il dira.Il n’a pas affaire, ce pauvre toqué, aux machines à voter de 1912-13.J’aurais bien aimé entendre votre directeur -celui du Devoir — à la Chambre des Communes, mais mes heures de bureau ne me l’ont pas encore permis.^ Vu qu’il ne semble pas avare de ses discours, .je ne désespère pas de l’entendre.Prends-tu encore des abonnés à Laprairie?J’en ai plusieurs ici de 3 et 6 mois.Quelques-uns ont persévéré et chez d’autres l’impression a été presque nulle.Je ne désespère pas cependant.J’en ai un qui a été gagné par le seul fait d’avoir pu causer avec M.H roux lors du voyage de la Survivance française.Ça faisait un an que j’essayais de le convaincre.J’ai grand plaisir à discuter le Devoir avec les gens chez qui je pensionne.Très bonnes personnes mais Canadiens sans le faire exprès.Trop avares pour acheter un journal quand il n’y a pas d’histoires de meurtre.Nous avons des conférenciers de Montréal de ce temps-ci.M.Mont-petil, il y a environ un mois, traita du patriotisme.Il donna deux conférences, une à Ottawa et l’auIre à Hull.Dimanche, le 7, M.l’abbé Groulx nous entretenait des idées religieuses de Papineau.Il le fit de main de maître.Son sujet était très délicat à traiter, comme tu peux en juger par le titre de sa conférence.On m’affirme que Mademoiselle Bourassa y assistait, ce qui demandait encore plus d’exactitude et d’impartialité.Dimanche dernier, M.Montpetit a parlé de l'Oblat civilisateur.Sa couler en ce parut, en raccourci, dans le Devoir.Elle faisait partie des fêtes de leur centenaire qui ont duré six jours.Vendredi soir, les Obi at s ont donné, avec les élèves de l'Université, Saint Pierre, premier pontife romain, du Père Houand, S.1.Le Droit de samedi contenait un supplément traitant des Oblats.Je termine ici mon épitre, te souhaitant bonne chance et bonne santé.Mes meilleurs voeux et bonsoir.De né BBOSSABD Sur la Passerelle Une lectrice du salon a voulu savoir le vrai nom de G a bp.Ah! Mademoiselle, le secret professionnel! * * Comme nous ne voulons pas que notre passerelle s’écroule, nous ne ferons pas passer dessus la demoiselle qui est venue se balader dans Typoville, jeudi après-midi, le 25 février.* * La Société des Nations vient d’être présidée par le comte lshii.C’est le sort qui devait être réservé à cette pauvre Société un jour ou l’autre.* * Lionel a eu du plaisir à se promener sur la passerelle.Si vous l’aviez vu rire en lisant le dernier numéro, vous auriez dit qu'il venait d’avaler le contenu d'une bonne grosse bouteille de champagne.* l'Un peu de charité : nous avertissons nos lecteurs de ne pas se laisser tenter tôt ou tard par les offres alléchantes des mines de la Rouyn, car ce sera pour plusieurs une Rouyn complète.* * Les petits chasseurs Larocque, Archambault, LeBlanc et Landry ont demandé à se promener sur la passerelle.Je vous accorde la permission, mais je vous défends de jouer à la balle, ça pourrait déranger les passants.* * M.Beau de t n’a pas toujours son air sévère des dernières minutes du journal.11 a souvent son mot pour rire.L’autre jour, LeBlanc lui disait à propos du correspondant européen : “Le Devoir est bien le seul journal au Canada qui ait un correspondant aussi distingué.” —Comme celui de la Presse'.* * Le surlendemain, notre contremaître, qui avait une circulaire en caractères chinois, rencontre le correcteur Biron et lui demande s’il peut la lui traduire en bon français.Sur son refus, notre pro te, avec un air sérieux difficile à contenir, lui dit: “Comment! vous n’êtes pas un lecteur quotidien de la Presse?* * M.Em Pica a définitivement quitté Moderne ville pour de vieux meilleurs: il travaille pou.la Patrie - celle de la rue .iainte-Cu- therine, car pour ce qui regarde l’autre patrie, “reste à voir".* * Mlle P.—passons-lui au moins la tète, ce n’est pas sa belle chevelure d’ébène qui peut faire crouler la passerelle — demandait dernièrement à M.Dupire: “Quand pensez-vous que la session va prendre fin?—Ah! vers la fin de juillet.” * * M.Dupire venait à peine de fermer la porte du haut de l’escalier que Mlle P.s’exclamait : “Ah! mon Dieu, s’il est obligé de passer les chaleurs dans la Chambre des Communes, il n’aura pas besoin de prendre du vinaigre pour se faire maigrir!!” On a aussi de l’esprit à vendre au royaume.Les mélancoliques sont priés d’en prendre note.* * Le téléphone est enfin en bon ordre.Le premier appel dans Typoville fut pour notre ami Biron — à tout seigneur, tout honneur.Jean-Louis se contenta de soupirer: “Si je ne puis m’en servir qu’obligatoirement pendant le travail, je me reprendrai sur l’heure du umer pou.compenser le temps pendu.” * * Les lignes téléphoniques ayant été interrompues, Mlle Téléphone fut inoccupée durant deux jours et regretta infiniment de ne s’être pas achetée une machine à tricoter.Elle, aurait eu le temps de se confectionner plusieurs chandails.Pour tuci le temps, elle n’a eu qu’à se servir sur les rayons du royaume.Peut-être donnera-t-elle ses impressions de lecture à notre collaboratrice Gaby.* * M.l’abbé M.est devenu un de nos lecteurs grâce à l’obligeance d’une de nos abonnées.C’est donc dire que le Compositeur est un 'autre Brevier (8 points) pour ses heures libres.* * Mardi avant-midi, le 2 mars, Mlle L.a traversé tout doucement Ty-povilic.Elle était accompagnée de son air souriant.* * Le jour que le téléphone ne fonctionnait pas dans Typoville, Paul Saint-Yves a eu la condescendance de venir chercher ceux qui étaient demandés au téléphone de la rédaction.Il prétend qu’il a fait 43 milles cette journée-là.A-t-il un pédomètre?* * Jusqu’au pouvoir électrique qui a manqué en même temps que le téléphone.Le midi il a fallu retrancher un quart sur la demi-heure allouée pour le dîner, ce qui a fait dire à Stanislas, après avoir pris une vacance de 50 minutes le matin : “Des vacances, ça se paye toujours.” * * Non content d’avoir écrit bien mal son premier-Montréal de samedi dernier, M.Héroux a cru devoir y ajouter deux or eide s de casque une fois les corrections faites.LeBlanc ne s’en est pas plaint, car il faisait très froid pour retourner à la maison, vendredi soir.* * On sera peut-être un peu surpris de remarquer l’absence de notre collaborateur Gros-Lard.Il vient.de nous quitter pour entreprendre un voyage à la Jules Verne.11 sera de retour avant les calendes grecques.En attendant sa réapparition, nous sommes des journalistes apprivoisés qui ressemblent au litre du feuilleton de l’Ere Nouvelle: Une de perdue, deux de trouvées! * * Le jour que le pouvoir a.manqué, Jean-Louis a pu faire comme les philosophes: se promener.Pas de composition, pas de corrections.Tout d’un coup, il entend la boîte à copie grimper.11 s’empressa de* se glisser la tête dans .la chute et de crier à nos amis d’en bas: “Comment! vous avez du pouvoir, vous autres.” * * Notre ami Achille a atteint le cap de la vingtaine le 4 mars.Esprit de testament, tu vas voir si ça va décoller avec un 2.Ta “blonde” ou ta “brune” — je ne l’ai jamais vue — doit l’avoir donné un beau cadeau, “sibole”! * * Vendredi dernier, quand le City Editor eut tout bâclé ses titres et sous-titres, il sortit une liasse de billets de banque de $10 et les montra à Lenoir.Lino se demande encore si ce sont des recettes de contrats de mariage pendant le carême .Slug 2 s’est aperçu celle après-midi-la qu’il montait une bonne senteur de havane par la boîte.* * Crisse .misse! Connaissez-vous un des petits tours d’Arthur Du bue?C’est de couper un vieux sou avec ses dents.Ah! l’enfant terrible.* * M.Gascon, le substitut de M.Be-noist, a un physique aimable et esl un charmant causeur.Mais ce qu’il ne l’est pas autant, ce sont ses tableaux — j’allais dire ses aquarel- les .de chiffres.Ne lui en déplaise, nous avons hâte de voir revenir M.Benoist qui se balade sur la Grande Allée.En attendant, continuez toujours, ô financier Samuel, mais de grâce n’ayez pas l’idée de nous envoyer de l’algèbre! * * Une collision qui n’est pas dangereuse, c’est celle de Johnny avec Lino.Au pied de l’escalier, vendredi, c’était dangereux, mais Johnny a reçu Lenoir dans ses bras.Quelle belle charité! * * Dernière heure.—Em Pica a été très bien soigné par le Dr I.-T.U.Les piqûres du docteur lui ont remis l’internationalité en place et samedi soir, devant une assemblée debout, il prêtait le serment d’usage: “Je .je .Em Pica, promets de ne plus lâcher l’Internationale .jusqu’à la prochaine fois.” Pauvre ami! * * En lisant le litre suivant, les correcteurs ont autant ri que ceux qui se font donner des petits banquets d’amis au Pied-du-Courant : La caveaux (sic) aux liqueurs est-elle ihcublé ou immeublé?Mais oui, Achille, la cave est pleine de tonneaux de champagne cl quand il se donne dès banquets, elle est remplie de .hot dogs!! * * J’ai vu le correcteur Dussaull.pas plus tard que mardi, .portant un gros volume relié du Devoir.Je croyais qu’il allait s’éreinter.Il peut lout risquer quand il veut se documenter.Il me faisait penser à Allas portant le globe.En le voyant retourner avec ce volume sur l’épaule, Lionel à dit à Lino: “Samson portant les portes de la ville.” * * On vient d’ajouter un autre rack (meuble) dans Job City, ce qui fait demander à Lafontaine si le Compositeur a reçu une fortune pour la page d’annonce de la machine à tricoter.Le Compositeur n’a pas encore reçu de nouvelles de la compagnie.Si mon directeur avait écrit en anglais pour faire le snob, peut-êtrè qu’il aurait reçu quelque chose.* * Suzanne Biron, accompagnée de sa maman, est venue chercher son papa mardi.Suzanne n'est pas bien grande et déjà elle parle comme une grande fille.Ça lui fera sans doute plaisir plus tard de savoir qu’elle a passé sur la passerelle avec sa maman et son papa.Si elle possède le sens musical de ses parents, elle devrait savoir chanter! Moi.je connais la musique, A cinq ans, c’esl magnifique De savoir chanter ainsi Do ri1 mi fa sol la si.* * Le camarade LeBlanc m’a demandé d’envoyer le billet suivant à M.Brosseau : “M.Brosseau.quand vous recevrez des circulaires dont la matière est écrite sur un sac de chapeau, tâchez donc de ne pas oublier de faire mettre un chapeau dans le sac pour récompenser le typographe”.* * Bribe de conversation saisie au cours d’une promenade: —Savez-vous que le mairie de Sacsville, M.Meunier, grandit toujours?—C’est pas croyable! —Il grandit en sagesse.* * Mlle Jeanne C.C., de Sacsville, a subi la semaine dernière l’opération des amygdales.Ses consoeurs étaient enchantées de la revoir.* * Jusqu’à date, la police a tué 114 chiens et 03 chats.Les rhapsodies nocturnes vont donc prendre fin et les citoyens vont pouvoir dormir tranquilles, les fenêtres ouvertes.* * Si j'avais eu une taxe à percevoir aujourd’hui, j’aurais fait une bonne recette pour la caisse du Compositeur.Néanmoins, ça fait plaisir de voir des promeneurs en aussi grand nombre.Chose à remarquer, les amoureux sont rares.D’en voir se chuchoter de douces choses aurait encore plus réjoui LE GARDIEN
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