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Titre :
Le composteur
Le composteur (1925), journal bimensuel humoristique, est suivi du Compositeur (1925-1926). L'humour, qui s'exprime sous forme d'histoires, de billets et de récits, réfère à la vie quotidienne des employés du quotidien Le Devoir.
Éditeur :
  • Typoville [i.e. Montréal :s.n.],1925
Contenu spécifique :
vendredi 26 février 1926
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Compositeur
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Références

Le composteur, 1926-02, Collections de BAnQ.

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Imprimé pai la Cie Mastic, rue Virgule Directeur: I.ino LENOIR LE COMPOSITEUR isEgagNï HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE A BAS LA COQUILLE! VOL.II—No 1 TYPO VILLE, VENDREDI, 26 FEVRIER 1926 Prix : Un vieux sou EN CHERCHANT UN LOYER UN HEU D’HISTOIRE Vous tous .qui nie lisez, connaissez-vous le pire ennui du locataire?La réponse vient subitement à votre esprit : c’est d’avoir à subir à chaque année le supplice du propriétaire: “Gardez-vous votre beau loyer cette année?'C’est une piastre de plus".En vous-même vous lancez un juron contre le sort qui vous a fait locataire.Comme bien d’autres, j’ai eu à me chercher un loyer cette année.Ça fait neuf ans que j’habite le même logis, c’est dire que j’ai horreur des déménagements.J’ai suivi le conseil de ceux qui ont l’air de s’y connaître: “Déménager souvent, ça n’enrichit pas”.N’allez pas croire que je suis plus riche pour tout ça.C’est mon propriétaire qui s’est en ri eh i à mes dépens; dette année, je me suis mis dans la tête d’en essayer un autre.Je suis tombé sur un bon.Parce que je lui ai dit que je travaille au Devoir depuis longtemps, il m’a loué pour trois ans.“C’est donc une bonne recommandation de travailler pour M.Bourassa”, dis-je à mon futur propriétaire.Celui-ci m’a répondu par un bon rire franc qui me fait croire que j’ai rencontré un autre homme qui ne hait pas notre directeur.Aussi j’ai vu accroché au mur de ce bon Canadien un beau grand portrait de sir Wilfrid Laurier, mais je n’ai pas vu ceux de MM.Meighen, Monty et Patenaude.Avant de choisir mon futur loyer, je vous assure que j’en ai fait des démarches.Si j'ai semé bien des fatigues, j’ai par contre récolté une grande consolation icn savourant de l’histoire de chez nous.Je veux vous dire en quelques lignes ce qui m'a élé raconté et qui pourra sans doute intéresser quelques-uns de nos lecteurs.Un samedi après-midi, je suis parti de bonne heure, pour me chercher un loyer.Notre-Oame-de-Grace m’attirait un peu par le bon air qu’on y respire l’été.J’avais entendu dire qu’il y avait par là beaucoup de constructions nouvelles, mais j’étais loin de me douter que les prix fussent aussi élevés.La longueur du trajet me découragea autant que k prix des loyers.N’ayant pas été heureux dans mes recherches, je repris les petits chars, songeant que si je devais y retourner, ce serait pour rentrer aux Incurables.En respirant le bon air du boulevard Crémazie, j'espère me sauver de cet autre voyage à N oirc-Dam e- de-G râ ce.Un ami, le matin, m’avait conseillé de voir certain logement sur la rue de Lorimicr, en haut de la ligne du Pacifique Canadien.Ça devait être ma dernière visite de ma journée et la plus réconfortante.Je me dirigeai vers cet endroit.•L’aspect extérieur était superbe.J’entrai et mon premier coup d’oeil sur l’intérieur riche de boiserie me fit l’impression que le prix devait être trop élevé pour mes moyens.Ne voyant personne dans le logis, j’ouvris la porte de la cave et j’y descendis pour rencontrer le propriétaire, un monsieur Langlois.M’étant présenté avec la recommandation de mon ami, je m’informai des conditions du loyer, et comme elles ne me convenaient pas, je ne pus faire aucun marché.Charmant homme, ce monsieur Langlois me demanda sans plus: —“Où travaillez-vous?—Au Devoir.—Ah! vous travailliez pour M.Bourassa.J’ai bien connu son oncle, M.François Bourassa, le père François, comme on l’appelait.—Oui ! racontez-moi donc cela.aux-Noix.Comme vous savez peut-être, ça se trouve dans le comté de Saint-Jcan-lberville.M.Bourassa est mort à l’âge de 95 ans, après avoir été au moins 45 ans député de ce comté.“C’était un bon vieux, le père François.J’ai grandi dans le même rang avec ses garçons.Il s’intéressait à tout le monde.Quand il rencontrait un enfant de cinq à six ans, il le saluait comme si c’eût été un homme.C’était un monsieur poli dans la force du mot.“Un jour, il était fatigué d’être député.Il voulut se retirer, mais ses électeurs ne l’entendirent pas île même, dis disaient: “On va lui faire plaisir encore une fois, on va l’él're par acclamation”.Aussi ses élections, il les gagnait à coups de chapeau.Les temps sont changés! —Quand la session était finie, il recevait des valises pleines de beau oapier.C’est lui-môme qui distribuait cela.Il fallait que les enfants vinssent eux-mêmes le chercher.C’était bien rare quand nous étions obligés d’acheter des cahiers pour l’école.M.Bourassa nous en fournissait pour toute l’année.“C’était un homme qui s’était instruit par lui-môme il y en avait pas beaucoup pour lui tenir tête.Un trou, une Cheville.Il aurait pu nous intéresser de six heures du soir au lendemain matin”.“Quand il nous parlait de sir John Macdonalld, il l’appelait le vieux brûlot.Il a toujours dit que c’était lui qui avait fait mettre le feu aux bâtisses du parlement à Montréal pour les faire reconstruire à Ottawa, afin de faire plaisir aux gens d’Ontario”.Comme il commençait à se faire tard, je remerciai ce gentilhomme qui me semblait venir d'un autre monde et j’oubliai mes fatigues de l'après-midi.Si je n’ai pas trouvé à louer cet après-midi là, j’ai toujours bien trouvé un propriétaire intéressant et .un p ,r cm i e r-T y p o v i 11 e.Lino LENOIR ils nous ont raconté ce qu’ils ont vu et entendu.Eux n’étaient pas des confits dans la suffisance et l’ignorance.Ils ont pensé aux vieilles rives du pays quand ils s’émerveillaient de la splendeur de Rome.Les quatre cents églises de la Ville Eternelle ont révélé leur beauté aux observateurs de chez nous.La voix du Pape les a charmés.Ils l’ont entendue résonner sous la voûte de Saint-Pierre.Ils sont revenus l’âme débordante et ils font faire aux humbles, aux quatre cent mille qui ont désiré voir Borne, le voyage,, par conférence.GROS-LARD Bienvenue à Gaby Nous souhaitons la plus cordiale bienvenue à notre gentille collaboratrice Gabu, qui veut bien prendre charge du coin féminin.Nous la remercions de son dévouement envers nos lectrices et nous osons croire que celles-ci l'accueilleront avec joie.Si quelques-unes de nos lectrices sentent le besoin de s’épancher dans le coeur de notre collaboratrice, elles devront adresser leur correspondance comme suit : Gaby, le Compositeur, a-s Lino Lenoir, Typoville, 336, rue Notre-Dame est, Montréal.Mon négatif Regards scrutateurs Si c’est ennuyant parfois de m'enfermer dans ma chambre rouge, c’est avec joie que j’en sors, si j’ai réussi à bien développer mes négal ifs.Lors de notre dernier numéro, j’ai pris an tram de ta rue Papineau pour retourner ci ta maison.Pour voir si les voyageurs étaient curieux.j'ai sorti le Compositeur poulie lire.A côté de moi était assis un Juif de la petite Jérusalem d’en haul de la ligne du Pacijique Canadien.Tout de suite, il s’est tourné vers moi pour reluquer la chandelle allumée et la vignette La fuite en Egypte qui a dû lui rappeler des souvenirs cuisants de ses ancêtres.H em- Et les quatre cent mille autres?Mgr Curotte, dans une récente lettre au Devoir, disait à propos de notre .représentation à Borne au cours de l’Année Sainte: “.Nos compatriotes (les Canadiens français) devront mettre beaucoup de modestie à proclamer leur esprit catholique romain; ils n’ont pas brillé au premier plan, ni même au second: ils n'ont pas atteint le chiffre global de 400!.” Si à peine quatre cents pèlerins du pays se sont rendus (i Borne, on peut dire sans se tromper que quatre cent mille ont désiré y aller.Mgr Curotte sait bien, lui, qu’on est pauvre.M.Firm in Létourneau pourrait lui dire que du côté des “habitants” on n’avait pas de $1,500 à 52,000 à dépenser pour aller à Borne.Les ouvriers encore moins.Avec les maisons en “tire-bouchon” de M.Dupire, à @40 par mois, il ne reste guère d’économies.Les professionnels sont pauvres, eux aussi.A nous créer une mentalité, à nous débarrasser de notre “laine”, ils perdent et leur latin et leur argent.Il y a des riches.Ceux-là sont épais de graisse et- maigres d’esprit.Le Cotisée, ce doit être une marque de conserve; ils écrivent Tibre avec un “g”; fia-phaël, Michel-Ange, Le Corrège.Annibal Carrache imprimaient des “post cards" avant Gutemberg.Borne.mais oui.c'est la ville des Borgia: ils ont lu Zévacco.ou les feuilletons de la “Commère”.Ceux, de chez nous, qui sont al-—I‘.y a assez longtemps de cela, lés à Rome formaient une élite re-Je suis né à Saint-Paul-de~l’Ue- marquable.Déjà, en conférences, Ses tomates ! Il y a deux ans, j'étais allé à St-Hyaeiutile pour affaire.Je m’étais retiré chez une famille canadienne-française.On avait causé (le choses et d'autres quand on en vint à parler de M.Bourassa : — Le voyez-vous quelquefois?Je répondis que si, qu’il était fort occupé et faisait des conférences un peu partout.Une vieille dame, qui n’avait dil un mot de la veillée, se hasarda : Je ne l’aime pas, Bourassa.moi, ô ça non! — Vénérable dame, lui dis-je, pourrais-je en connaître la raison?La raison! la raison! fi t-elle vivement, c’est bien simple.Vous savez, son assemblée de St-flyacin-t he en 1911 ?— Mais oui, M.Bourassa avait parlé, je crois?— Oui, oui, il avait parlé, et on m’avait vidé un jardin de tomates que j’avais, pour les lui lancer.S’il n’était pas venu on ne m’aurait pas volée, voilà! GROS-LARD Papa heureux Nos félicitations à M.et Mme Bornéo Gaidbois, assista nt-fclicheur au Devoir, qui viennent de faire baptiser un garçon : Joseph-Gérard.Para in et marraine, M.et Mme Noé Tellier, oncle et tante de l'enfant.Coin féminin Bonjour! Sim-?Le “Compositeur”, Mes petites soeurs.Nous prête ce coin fiai pnur nous au (moins.De Paulc Malice .l'ai la manière.Ma révérence Est ilignc et fiêrc.Pour mon premier (cours.Je vous dis bonjour ! v GABY a*.pestait l’ail, l'animal.Je me suis détourné de lui pour éviter celle haleine et en ce faisant, je me suis aperçu que tous les regards convergeaient vers noire chandelle.Sans faire semhlani de rien, j’ai pris mon pelil kodak de poche — j'en ai de toutes les grandeurs et en faisant un mouvement circulaire j'ai réussi à photographier les quelques yeux perplexes que je vous présente aujourd’hui.Le mouvement fui si rapide que je n’ai pu saisir que l'oeil droit de quelques reluqueurs.Mon négatif empiétant trop sur l’espace qui m'est alloué, je termine en vous disant que le quatrième oeil en descendant esl celui d’une belle Andalouse aux yeux noirs.0.VLOPPEUR LE COMPOSITEUR, TYPO VILLE, 26 FEVRIER 1926 Les contes du "Compositeur” UNE FOIS.Une fois.c’était la mi-carême à la campagne.Il y a bien long-teinips de cela.Dans ce tcmps-là on s’amusait pendant trois soirs: la mi-carême, les sauvages, et les ne-grès.Les plus enragés amuseurs ajoutaient un quatrième soir, le lundi.qu'ils appelaient le soir des poloques.Cette année-là, le cure avait dit a ses paroissiens au prône : "S'il y a des imbéciles dans la paroisse, ni y en a qui vont tourner leur capot a l'envers à la mi-carême." Hélas! il y * "u'n" brave père avait défendu au plus vieux de ses fils de faire la nu-carême.Le fils obéit.Enfin le soir des poloques venu, le granld frère ne put résister a 1 invitation de ses amis.Le lendemain matin, après une verte semonce, les petits frères entendirent: , ,, Le père,—Je t’avais défendu, Oscar.de faire la mi-carême.Oscar.—Je n’ai pas fait la nu-carême, j’ai fait les po/oques.Jean K1RI Echos de Presseville Marie, dis-nous donc pourquoi tu te mets toujours sur ton 36, le samedi.Comment t’habilleras-tu a la Saint-Jéan-tBaptistè?-Saulniers, si tes salopettes sont trop petites, vends-les à Alarie qui en a plus besoin que toi.—Notre fameux balayeur Belanger se vante de ne jamais paraître dans les colonnes du Compositeur.Aujourd'hui te voilà dans les echos.Aimes-tu ça?—Oh! oil! Johnny, tu as enfin taché la queue du chat.Le filleul sera-t-il grand ou petit comme son parrain?Nos félicitations.—Le maire Gladu, de Presseville, nous prie de demander aux propriétaires du Compositeur de ne plus mettre de chandelle allumée dans les colonnes du journal.La dernière a manqué de mettre le feu au tympan de la Miehie^^ Sur la Passerelle Nous sommes heureux de dire que notre numéro anniversaire a été reçu avec enthousiasme par nos lecteurs.Il n’est pas resté un seu.numéro dans les dépôts.* * Les propriétaires du Compositeur étaient loin de penser qu’ils sortiraient un numéro en deux couleurs au premier anniversaire.* * La couleur rouge nous a etc gracieusement fournie |/dr notre ami, M.Biron.Comme il en resta il un peu.Gros-Lard l’a emportée pour enrichir son musée.* * Volume II—No 1.!!!!! * * Notre typographe s'est éclate de rire en composant cette ligne.Il pensait dès nos premiers numéros que nous ne rendrions pas loin.Je l’entends encore: "Hi! hi.lu! lu ali! ah! ah! ah! oh! oh! oh! oh! mes côtes! mes côtes! Ah! ah! ah.* * Lionel est à l’honneur! Il compose des articles manuscrits de Lino Lenoir pour s’exercer.Lino s évertué à écrire aussi mal que M.Ile-roux oil M.D up ire pour l’habituer.Sans vouloir faire de la peine a nos bons amis.Lenoir trouve que c est impossible de les surpasser.* * Une demoiselle a supplié instamment Lino Lenoir de me demander de ne pas la faire traverser sur la nassereUe.Peut-on être si humble! * * Le Compositeur était sous presse quand nous avons appris que Mlle La liberté et M.Pilon étaient retenus à la maison par la maladie.Leur retour nous prouve que leur maladie ne fut pas des plus dange- reuses.Tant mieux.Attention aux rechutes.* * Notre camarade Blaquière est enfin au poste et décidé à attendre es chaleurs pour prendre des vacances.* * Jusqu'à M.Cadieux qui fume des purs havanes.Quand M.Bcrthiaume le.voit arriver avec un de ces fameux cigares, il se dit : "Ah ! ben, Ionian, la fin du monde s’en vient! * * Arthur Hub ne est tellement fier qu’on ait parlé de sa “blonde” qu’il s’est acheté un beau chapeau pour passer sur la passerelle.* * J'ai vu MM.Laifortune et Le noir s’engager sur la passerelle en riant.Ayant prêté l’oreii'.e, j’ai entendu M.Laifortune demander à Lenoir : —Voyons, M.le dlirccteur, avez-vous lu qu’on vient de donner une garde de corps de six hommes au prince de Galles?—Ça se peut, je n’ai pas eu le temps de lire les nouvelles hier.—Pouvez-vous dire pourquoi cette garde de corps?—!!!!!! , .—C’est parce que ça prend six hommes pour porter une civiere! —Hi! hi! hi! !?!?!?!?!?* * I Avez-vous vu arriver Achille, lundi matin, avec un -casque de btokej Daizé se demande si Achille a fait venir son casque directement de Liverpool.* * Un lecteur nous demande si Tante Annette a digéré son poulet.Un coup de téléphone nous a appris qu’eke l’a même trouvé délicieux.Elle a gardé le mish boue pour nos correcteurs d'épreuves.* * La semaine dernière, M, Toupin avait l'air de chercher quelque chose.Le noir s’est approché et lui a demandé : „ —•Avez-vous perdu quelque chose t —le cherche le rouleau d’acier.—M.Gadbois est parti avec.Il a reçu un téléphone disant que les sauvages menaient un vacarme d’enfer chez lui.Je suppose qu il veut s’en servir contre eux.—Je le pensais p.us brave que ça * * Le lendemain matin, M.Gadbois est revenu avec le rouleau et s’excusa : “Je l’ai emporté pour rien; les sauvages venaient de partir comme j’arrivais à la maison.Ces saprés sauvages-là, ils nous causent bien des ennuis parfois, mais ils nous laissent des beaux petits Canayens en partant.” M.Gadbois se souviendra du 18 février 1926.* * Vendredi soir le 12 février, après l’ouvrage de 9 heures, quatre typographes descendaient la rue Bon secours.Lionel, qui a les yeux clairs, se pencha et ramassa trois beaux billets de tramway après que ses rois camarades eurent passe pardessus.Lionel a promis de partager avec ses compagnons de route si.un autre vendredi soir, il trouve un million.* * Lionel est un chanceux.Il ne se contente pas de ramasser des billets de tramway.Il vient de recevoir deux cartes de Hong-Kong.C est le restaurateur chinois du vendredi soir qui lui a envoyé ces cartes.See Lee est en promenade dans le céleste empire.A-t-il lu la Presse a Hong-Kong?* * Dazé.Mailloux et Marcel Arpin, le frère de Lionel, ont reçu aussi des cartes de Hong-Kong.Notre restaurateur chinois sait pratiquer la réclame pour faire manger ses chop sueg.* * Pauvre Lionel, su joie a été de courte durée.Durant la nuit suivante, il s’est fait voler ses quarante pigeons-ivoyâgeurs.40! Vous parlez d’uni bon ragoût pendant le carême! Voilà des pigeoiis-voyageurs qui ne voyageront plus! Souhaitons que les voleurs aient une indigestion à en crever.Lionel, tu prends pas mal de pla: ce aujourd’hui.Si tu continues, j’ai bien peur que les propriétaires du Compositeur t’imposent une taxe.LE GARDIEN Ephémérides 1925 Février 27—Vent et froid de loup.Peu de neige.28—A 9 h.22 du soir, tremblement de terre.La nouvelle publiée dans lie Compositeur en attribuant la cause à M.Iléroux n’était pas fondée.Il a été le premier à en rire.Mars I—Grand ve.nt.Tempête de neige (14 pouces).2, 3—Froid, 5 degrés sous zero.6, 7—Ça fond, beau et doux naturellement.8—Froid et neige.9—Doux et beau, ça fond encore.II—Ça fond depuis deux jours, on voit les trottoirs presque partout.Du Devoir du 31 octobre : L'actualité Anciennes luttes if.Bourassa esl redevenu dèpuU de Labelle.L’écrasante majorité qu’il a obtenue contre l’adversaire que lui posait le parti libéral témoigne de t’estime où le tenaient, mal-gré un éloignement de dix-huit ans, ses anciens commettants.C'était d'ailleurs à prévoir.En maints endroits et en maintes circonstances au cours de la campagne, on a pu se rendre compte combien vivace était resté dans l'esprit de tous les gens le souvenir de l’ancien député.-‘Nous n’avons jamais eu qu un député de valeur dans Labelle", disait un ancien de Papineauville, le jour de l'appel nominal."Nous avions eu autrefois, dans l’ancien comté d'Ottawa, dont Labelle faisait alors partie, un bon député, M.Devlin.Pour celui-ci, M.liourassa, jeune homme, a fait bien des luttes.Quand Labelle a été détaché d’Ottawa, nous n'avions pas eu besoin d aller en ville chercher un avocat pour en faire un candidat.Nous avions chez nous un jeune homme qui promettait.C’était Henri Bou-rassa, déjà fameux comme orateur et qui s’était mesuré avec des adversaires redoutables.Ce jeune homme n’a lias désappointé ceux qui avaient fondé des espoirs sur lui.Il a su faire sa marque.¦¦Seulement il n'aurait jamais du nous quitter, nous les gens de La-belle.Il nous appartenait puisqu il était l'un des nôtres.En 1907, quand il a démissionné, il pouvait compter sur tonte une série d'élections jiar acclamation.Mais enfin on ne tient revivre le passé.Encore cette année-ci, s’il avait accepté la candidature deux jours plus tôt, le parti libéral aurait bien inutilement tenu une convention.Tout le monde aurait réclamé l’acclamation de Bourassa, un vieux du comte.Les anciens l’avaient vu à l’oeuvre; les autres le connaissaient de réputation; car un homme comme lui¦ ne liasse pas sans laisser de trace.’ Ceux qui ont pris part a la dernière campagne dans Labelle ont nu constater, chez les anciens surtout, même chez ceux qui affichent volontiers leur couleur politique, une grande indépendance de pensée.C’est qu’avant même qu’il fut pour la première fois député du comté et pendant les années où il Ta été, M.Bourassa, s e-tait appliqué à développer chez les électeurs de Labelle un étal des-prit, une tendance à Vindépendance bien comprise, qui se retrouvent encore et qui ont jiu se manifester.jeudi dernier, justement en S
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