Le composteur, 1 février 1926, vendredi 12 février 1926
' Imprimé pm la Cie Mastic, rue Virgule Directeur: l.ino LENOIR LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE A BAS LA COQUILLE! VOL.I—No 22 TYPO VILLE, VENDREDI, 12 FEVRIER 1926 Prix : Un vieux sou UNE CHANDELLE! Avec le présent numéro nous finissons notre première année d’existence.En effet, le premier numéro du Composteur, qui fut le précurseur du Compositeur, a fait son apparition dans Typoville le 21 février 1925.l'il a il de gamineries, quan d nous pensions être brûlés au cinquième ou sixème numéro! M.Dupire a chanté, avec son tour d’esprit habituel, le premier anniversaire du Service de Librairie du Devoir.L’espace dont je dispose étant très limité, je ne m’attarderai pas à faire une revue de l’année.Tous nos lecteurs savent que nous avons essayé de tenir parole en nous amusant de la meilleure façon possible.Nous entreprendrons notre deuxième année dans le même esprit.Les lettres d’approbation ne nous manquent pas et je pourrais en citer quelques-unes qui surprendraient la plupart de nos abonnés.Nous aurions voulu offrir un banquet au Ritz-Carlton à tous nos lecteurs, mais nous ne pouvions même pas donner un acompte.C’est dire que nous sommes bien pauvres.Nous gardons le peu d’argent que nous avons en caisse pour nos projets d’avenir.Nous en avons beaucoup en branle et nous espérons en accomplir quelques-uns.Nous n’oserons pas faire concurrence à ceux qui nous fournissent le pain de chaque jour en ouvrant nous aussi un service de librairie : la chose serait difficile parce que des manageuses comme Mlle Pam-palon, on n’en rencontre pas tous les jours.Mais pour faire plaisir à nos gentilles lectrices, nous commencerons dans une couple de mois — ne récriminez pas, Mesdemoiselles, ça sera vite passé! — un feuilleton comme elles n’en ont jamais Pour célébrer dignement notre premier anniversaire, nous nous étions acheté une chemise en coutil.Mais nos maîtres nous chérissent tant qu’ils nous ont revêtu pour aujourd’hui d’une jaquette flambant neuve.C’est de l’étoffe du pays.Inutile de la vanter davantage.Parce que notre chandelle n est pas bien grosse, nous vous prions instamment de ne pas souffler dessus, car vous l’éteindriez.Lino LENOIR APPRENTISSAGE C’est l’heure du souvenir.Eni Pica, dans un" style imagé a décrit quelques souvenirs de son apprentissage.Quand j’étais apprenti ! Il semble que c’est loin, très loin dans le passé, et on regrette un peu, beaucoup peut-être, le temps où on lavait les planchers de la patronne.Moi aussi j’ai des souvenirs.Qui n’en a pas?La première fois que j’ai vu une linotype, j’avais peine à en croire mes yeux.L’homme qui la faisait fonctionner devait être une sorte de savant pour comprendre le mécanisme d’une machine si compliquée.Aujourd’hui, après dix ans, la linotype m’a révélé presque tous ses secrets.On est naïf à tout âge, c'est sûr, et dans dix autres années, ce qui me parait secret au- ¦ y ,/ a îEa fuite en Cggjite jourd’hui sera alors chose connue.Et ainsi allons-nous de décade en décade vers l'éternelle révélation.Cinq ans chez les moines, en apprentissage.On avait logé l’imprimerie dans une ancienne chapelle de monastère.C’était sévère, non triste.Un silence d’abbaye planait toujours et le jeune apprenti méditait sur l’austérité des règles monastiques.Des fois, un vieux Frère, un Breton, s’approchait de la linotype sur laquelle je travaillais.Le cliquetis des matrices cessait et le moine me parlait de Rennes, là-bas dans la lointaine Bretagne.Le vieillard avait des larmes dans la voix.Il ressassait tant de souvenirs; c’était Ploërmel, dans le Morbihan, d’où Combes l’avait chassé, lui le frère enseignant; l’ignoble Combes, et Vivian! donc, et l’humble moine serrait les poings.“C’est que nous avions une belle imprimerie à Rennes, disait-il.Voyez ce que nous avons pu sauver du naufrage.” Et il me montrait une Marinoni.une Miehle et un couteau de relieur.“Les salauds!” disait-il en concluant.Et le vieux s’en allait tranquillement, tout cassé par les ans et un long séjour en Haïti.GROS-LARD Une conspiration?Rencontré Lenoir, boulevard des Linos, un vendredi midi.H était sombre comme la nuit.— Dites donc, Lenoir, où allez-vous comme ça, tout triste.— Des mauvaises nouvelles, dit-il.On conspire contre le Compositeur.— Mais enfin, dis-je, en manière de question, je ne vois rien.— Il n’y a pas de “mais enfin”, répondit-Ll bourru, regardez ceci.Il me braqua sous le nez une enveloppe au dos de laquelle il y avait le sceau de la Chambre des Communes.— Je suis averti par Ottawa, me dit-il, 011 conspire, on conspire.Il disparut entre deux linotypes, avec sa lettre mystérieuse.GROS-LARD Louer une mauvaise action, c’est s’en rendre coupable.—Proverbe arabe. 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 12 FEVRIER 1926 VOL.I—No 22 Propos d’Esculape Les vitamines (Ecrit spécialement pour le Compositeur) Note de l'auteur.— Cet article est un peu technique.Il est nécessaire qu'il en soit ainsi.Il faut préciser : la précision est nécessaire au médecin, car en médecine rien n’est précis en ce qui regarde les maladies.J'écris à titre d'information aux lecteurs de votre petit journal, et ce n’est rien de dangereux, je crois.Les cellules vivantes sont constituées par quatre groupes de corps: 1° Hydrates de carbone; 2° graisse; 3° protéines; 4° sels minéraux.Les recherches classiques d’Hop-kins ont prouvé que la croissance normale cl l’entretien en bonne santé des animaux élevés étaient déterminés par l’ingestion de certains composants des aliments naturels ne rentrant pas dans les catégories précitées.Ces substances proposées en 1911 par Funk s’appellent “vitamines”.On connaît les vitamines: 1° A, 2" B, 3' C, 4° I) (individualité discutée).Il semble que les diatomées, les levures, les bactéries, les végétaux élevés puissent vivre dans des milieux totalement privés de vitamines.Dans le règne animal, les proto-zaires se comportent de façon analogue aux végétaux.La vitamine B est nécessaire à la vie de certains insectes et des batraciens.Les vitamines A et B, à la vie des poissons et des oiseaux.Les vitamines A, B et C, à celle des mammifères.D'après les recherches, les vitamines A et 1) paraissent identiques mais ne le sont pas.1° A, vitamine de croissance, 2° D, vitamine antirachitique (liposoluble).La vitamine “D" agit sur la calcification des os et règle l’équilibre calcium-phosphore de l’organisme.Sources de vitamines (principales) : jaune d’oeuf, huile de foie de morue (1).Les vitamines A et D peuvent être isolées, .le donne ici, à titre de curiosité, l’opération de Drummond sur l’huile de foie de morue: 1 litre huile de foie de morue (saponification par un alcali bouillant.en milieu non oxydant) : 1° Savons inactifs; 2° 10 grs de substance insaponi-fiable active.(Cristallisation dans l’alcool methyl ique et précipitation par la di-gitonine) : 1° 5 grs cholestérol inactif; 2° 5 grs huile active I Brun-Rouge.(Distillation à la vapeur surchauffée en atmosphère d’azotec: E Résidus inactifs; 2° Huile active II.(Distillation sous un vide de 2% de mercure) : 1° Fraction I.point d’ébullition sous 2 m/m — 100°.2° Fraction II, point d’ébullition sous 220° — 240°/2m/m.3° Fraction III, point d’ébullition sous 250° — 260°/2nn/m O.l gr.4° Fraction IV, point d’ébullition sous 260° — 300°/2m/m.Vitamine B: 1° antibéri-bérique, 2° antinôvritique.soluble dans UN PEU DE TOUT l'eau, l’alcool, l’huile d’olive, l’acide oléique, l’acide acétique, existe dans les: 1 ° oeufs, 2° levure de bière (principaux), (sa présence dans Je lait est incertaine).Son poids moléculaire est de 300-350.MEDICUS 11) L’huile de foie de morue contient 250 fois plus de vitamines que le beurre.La morue se nourrit de petits poissons (Suite au bas de la 2ème colonne) Nos lecteurs s’apercevront que notre journal prend de l’importance de quinzaine en quinzaine.Aujourd’hui nous avons lie plaisir de leur présenter une causerie médicale, signée par un de nos bons vieux médecins de campagne, ami de Gros-Lard.Jusqu’au soussigné qui se souvient id’avoir fait des excursions politiques avec lui il y a une vingtaine d’années.Qui eût dit dans ce tcmps-là qu’il aurait ce bon médecin comme collaborateur?Deux montagnes ne se rencontrent pas, mais deux hommes peuvent se rencontrer.Nous le remercions vivement dans sa verte vieillesse — il demeure jeune parce qu’il a toujours aimé les jeunes — de se pencher sur- notre berceau.Sa causerie sur les vitamines est certes ce qu’il nous faut pour rentrer résolument dans notre deuxième année.Merci, Monsieur le docteur, iet que le bon Dieu vous le rende au centuple.* * Encouragez nos annonceurs.Nos abonnés comprendront facilement que nous ne pouvions pas refuser ics annonces qui aident à couvrir les frais de ce numéro de luxe.Quel est celui de nos lecteurs qui n’aimerait pas à posséder un Ira lé de typographie?Un de nos bons amis a bien voulu nous apporter cette annonce.Nous allons jusqu’à croire qu’il l'a payée de sa poche.Nous croyons que Mlle Pampa Ion se fera un plaisir immense de nous faire venir de Paris la,quantité que "on voudra.Nous lui abandonnons d'avance la commission de la vente.Attendra-t-elle longtemps pour se ramasser une fortune?* * Nous avons reçu un gros montant pour l’annoncé de la machine à tricoter qui prend toute notre der-n ère page.C’est dire que nous n’avons pas laissé passer une aussi belle occasion pour nos lectrices de préparer les années futures.Commencez dès maintenant, Mesdemoiselles.votre trousseau de mariage : chandails, bas-, etc., et si vous mettez plus tard dans votre contrat de mariage qu’il y aura des enfants, pourquoi ne pas commencer tout de suite à tricoter des salopettes: si cette mode n’existe pas, inventez-là.Ne dites pas : “Ah! on aura le temps durant la lu me de miel!” Vous parlez sans savoir.Si vous sa-v ez comme elle passe vite, la lune de miel.La lune rousse dure bien plus longtemps encore; vous verrez que vous n’aurez plus le temps de tricoter alors.Profitez de l’occasion qui passe et mentionnez le Compositeur en commandant unie de ces merveilleuses machines.* * Enfin, pour le prochain numéro nous espérons réussir à décider une de nos amies du bureau à ouvrir un coin féminin.M.l’Admi-n slrateur aura raison de dire alors que notre journal est complet.Lino LENOIR IRANI) PRIX: Heureuse opération Samedi dernier, le 6 février, notre camarade Arthur Blaquière a subi l’opération des amygdales l’hôpital Notre-Dame.Nous avons appris, le lendemain, par téléphone que l’opération avait très bien réussi.Nous souhaitons à notre ami que ce soit sa dernière maladie de l’année.Ça de.veint ennuyant de le manquer.Par cette opération nous espérons que Dieu lui accordera une guérison complète afin qu’Arthur continue de chanter pour longtemps encore ses louanges.A MlCVS Dernière heure.—Le camarade Dubue, qui va porter le Devoir — nourriture substantielle pour les convalescents — nous apprend que notre ami Blaquière est en pleine voie de guérison.mangeurs de plancton.Celui-ci est en majeure partie formé de diatomées capables, c/mio Portion do l’inoririo coluire de ;vn.sous l'action de l'énergie solaire, de synthétiser la vitamine A.aux Arts décoratifs de 1925 F.THIBAUüEAU La Lettre d’imprimerie dans le Titre et la page de Texte Origine —- Développement — Classification complétée par 12 notices illustrées sur les Arts du Livre 2 volumes brochés.190 fr.cartonnés.200 fr.Le Manuel Français de Typographie moderne cours d'initiation à l’usage de tous ceux que cet art intéresse: L’ouvrage avec 2 albums d’alphabets: broché : 115 fr.cartonné : 125 fr.Demander prospectus et renseignements à Mme Vve THIBAUDEAU, 4, av.Reille, Paris.Police! Police ! N’étant pas île seul reporter ou représentant de notre chère feuille, je risquerai tout de moine, quitte à me faire éerapouitir, de reflalter ici l’odieux attentat commis sur un de nos paisibles citoyens tvpovillüois.Samedi matin, très à bonne heure, un gros lard colossal, probablement échappé de sa porcherie du bout de la ruelle, s’est permis d’attaquer M.Un Tel.Après l’avoir saisi et secoué brutalement, ill l’envoya “s’esdlaffcr" avec force sur le bureau de notre digne proie, d’où il se ramassa tout meurtri.Notre porc, après son vilain coup, retourna précipitamment vers son auge et passa le reste de l’avant-midi à grogner mal ici eu sera en t.Est-ce là le' premier résultat des menaces proférées par ce même lard, du toit de sa porcherie, il y a quelque temps?Nous n’en savons rien; en tout cas, nous espérons le voir revenir à de meilleurs sentiments dans le courant de l’année.Les chaleurs s’en viennent et pentire, alors, les doux rayons de notre soleil d’été auront sur lui un effet salutaire et lui feront oublier les amertumes des dernières élections.„ 0 , MAIÇRIIS8E P.S.Les milliers de lecteurs du Compositeur sont priés de ne pas ajouter foi à cette nouvelle.Je veux simplement démontrer au seul reporter de notre petit journal que je pourrais le remplacer.".Longue vie à Lino Lenoir et à Gros-Lard qui dépensent toute leur fortune pour maintenir le Compositeur bien en vie.M.Mondanités Samedi, le 6 février, Mlle Juliette Mono a donné un two o’clock tea, dans son salon privé, à l’occasion de la visite de sa soeur Cannelle.Lino I.enoir, qui se trouvait dans Typoville, a été heureux de lui serrer la main et de lui dire comme elle avait grandi depuis sa dernière visite à Ahuntsic.* * Dimanche, le 7 février, Pierrette Bertrand a fait son apparition en ce monde munie d’un soupçon de voix de soprano.Longue vie à Pierrette.* * Entre un coup de téléphone et la vente de quelques livres au salon des demoiselles, on devise sur les modes printanières.Les robes seront longues et les bas de soie, mis au rancart.Echos de Presseville Longue vie au Compositeur et à ses propriétaires à l’occasion du premier anniversaire de sa fondation.* * Les pressiers prient M.Bertrand de bien vouloir accepter leurs 1 meilleures félicitations à l’occasion de la naissance d'une jolie petite fille.Nous souhaitons qu’elle vive longtemps.* * —Hello! Fiset, veux-tu acheter un radio à 3 lampes?—Combien?—Seulement que 815.85.—Ha! ha! 1(1 cents de plus que mon bazou, c’est trop cher, je n’eu veux pas.* * Maître Bertrand doit avoir ou-bl'é son manuel d’histoires quelque part, car il ne nous en conte plus.* * Adarie reçois-tu encore des messages téléphoniques, car tous les samedis lu es sur Ion 36?* * Johnny ne semble pas grandir et Eddy est toujours grand.Scie LENCIEUX Une grande joie Dimanche matin, le 7 février, grande fut la surprise du maire de Job City, M.Ernest Bertrand.Un cri de nouveau-né l’a réveillé.En effet, Dieu vient de leur prêtre une belle petite fille qui a reçu au baptême les noms de Marie-Blandine-Pierrette.Parrain et marraine, M, et Mme Roméo Marcoux, oncle el tante de l’enfant.Nos félicitations à la famille Bertrand cl que Pierrette fasse les délices de ses parents.Les contes du “Compositeur" UNE FOIS.Une fois.c’étaient des campagnards qui venaient se promener dans la grande ville de Montréal.I Ils ne connaissaient guère les rues.Les taxis n’étaient pas connus alors, ils montèrent heureusement dans un p’tit char de la rue Saint-Dénis nour se rendre dans la paroisse Saint-Louis-de-Erance où demeurait un parent.Le long du trajet, le conducteur ‘ferait” le nom des rues d’une voix de bouvier: Viger — Dorchester -Sainte-Julie — Albina — Chenier, Inévitablement une personne débarquait à l’appc'l de ces noms.Par un heureux hasard le p'til char allait atteindre la rue Roy.Un peu avant l’avenue des Pins, la femme se penche vers son mari et lui dit: —Crie donc ton nom, Mme Albina, pi M.Chômer viennent de débarquer.A la douce invitation, le mari de la femme de l'habitant de Saint-André-dc-l’Epouvante se lève et, de sa plus belle voix, jette ces doux mots au conducteur: —NEPOMUCENE ROY.Drrrrring, drrrrring.le tram arrête juste à la rue Roy et nos braves campagnards descendent au milieu des rires des voyageurs.Christine Pommerleau — c’était son nom de fille —- dit à son cher époux d’un air ravi : Y sont-i fins à Morial de nous promener de même.Jean KIRI EPIGRAMMES Vers le temps où Victor Hugo présenta au théâtre son oeuvre fameuse, les Hargraves, un rimeur, peu sympathique au poète, lui décocha ces vers : Hugo, regardant le ciel bleu, Demande au Seigneur, lout bas, Pourquoi les comètes ont des queues Et les Burgraves n'en ont pas.Cervelle (se la brûler) : Façon de prouver qu’on n’en a guère. Sur la Passerelle Une -chandelle ! * * D’aucuns diront peut-être : “C’est loin d’être un flambeau!” * * Ilsi ont raison.Mais si jamais le Compositeur réussit à atteindre ses quinze années comme son papa, il invitera tous ses abonnés à venir entendre chanter la cantate Marche aux flambeaux qu’un propriétaire du journal — Maigrusse, pour ne pas le nommer — est à préparer pour notre quinzième anniversaire’ * Un pin-ce-sans-rire nous a -demandé si n-ous allions donné un banquet aux ceneJes pour notre premier anniversaire.Si cet ami peut nous dire où pousse l’aubépine dans les champs de Typo ville,, nous lui donnerons le banquet désiré à notre deuxième anniversaire.* * Un fraternel merci à nos camarades Rouleau, P.iE.Marcoux et La-fontaine qui ont bien voulu monter nos annonces et nos encadrements.Vu leur habileté, nous avons été chanceux de nous en clairer sans leur payer d’ov-er time.* * La chandelle qui “éclaire” l’article de Lino Lenoir est une trouvaille du Diogène moderne qu’est M.Toupin.Plus heureux que son ancêtre qui cherchait un homme avec une lanterne, M.Toupin est l’homme qui a cherché une chandelle et l’a trouvée abandonnée dans un coin de la clicherie.* * Quand notre directeur a demandé à M.Gladu s’il pouvait encore nous imprimer à quatre pages, celui-ci lui a répondu: “Je pense bien! Huit, seize, comme vous voudrez.” Bateau! quand le souhait de M.Map.Infortuné se réalisera de sortir à 24 pages, nous serons bien reçus par le maire de Presseville.* * Chrisse .misse! Avez-vous vu Arthur Dubuc avec son nez et sa lèvre endommagés?Pauvre Arthur! dis- nous donc quelle malchance que tu as eue.As-tu été en toboggan, en traîne sauvage ou en skis?Ou bien est-ce la grosse Aima ou la petite \ Alice qui t’a knocked * * Le directeur du Compositeur me prie de remercier Mlle Pampalon qui se fait la distributrice fidèle de notre, organe.* * Chut! Ah! Mesdemoiselles du royaume des livres, surveillez vos propos amoureux dans les coulisses de votre salon.Si l’on dit que les murs parlent, je puis vous assurer que les, cloisons parlent.C’est un conseil d’ami en passant.* * Jean M.a gagé $1.00 avec son père que le Composteur n’a jamais existé.Le meilleur juge qu’on put trouver était présent : Lino Lenoir en personne.Et Je coeur serré, Lenoir a dû donner raison au papa.* * Jean est un petit curieux.Il a demandé à Lino : “Où ça se trouve ca, Typo ville?” Lenoir a répondu : “Mon" petit, n’entreprend jamais d’y al.e.r, tu tomberais dans la Lune.” * * Le dernier numéro est sorti en retard.Nous avions envie de poursuivre nos imprimeurs, mais c’était plutôt dû à la mauvaise température.Les trains étaient tous en retard, de sorte que notre char de papier n’a pu être déchargé que tard après le dîner.* * Henri Fiset est arrivé joyeux le lundi 1er février.Iil s’est fabriqué un radio qui marche à merveille.Parce que c’est un “bon diable”, nous lui faisons de la réclame gratuite.Il est prêt à faire un radio pour $35 à qui lui en fera la demande.* * Le député de Labelle a déjà commencé à passer le savon au Dr Edwards.Pauvre M.Bourassa! Il me semble qu’il perd son temps.La manufacture de savon Barsalou (réclame gratuite) ne produira jamais assez de savon pour laver cette cervelle crasseuse d’orangiste.A Le,Blanc qui se vantait d’avoir trouvé un beau loyer au boulevard Crémazie, le camarade Lafontaine lui a dit : “Vous allez bien loin.Vous a lez boire, de l'eau de puits par là.” Sans y penser, le locataire heureux a répondu : “Bien non, on a l’aqueduc dans la maison.” Un éclat de rire a fait comprendre à LeBlanc qu’il avait mal réfléchi.* * Le lendemain LeBlanc a repris sa revanche sur Adrien Marcoux quand celui-ci vantait l’air pur qu’on respirait au boulevard Crémazie.•—Ne vas jamais rester par là, lui dit LeBlanc, les locataires ne boivent que.de l’eau de, pluie.—Pas vrai!! * * En voyant ce hareng boucané, cela vous fait penser, je suppose, que le carême s’en vient.Espérons que pas un s,eul de nos lecteurs commencera ce temps de pénitence en mangeant un bon rosbif le Mercredi des cendres.* * Hervé Rouleau a encore eu une malchance sur sa machine.Trois fois à la même place, c’est assez.M.le pro te, il faut une machine neuve à notre camarade.La sienne est trop rapiécée, elle ne vaut plus grand’chose.î) * Hervé a été chercher le morceau réparé ,par une boutique de la rue Cadieux.Au retour, il le portait sur l’épaule.Ce n’était pas très aristocratique.Dans ce quart le r-ià, c’est toujours plus prudent d’avoir une barre die fer entre les mains qu’une canne.* * M.Cadieux, en attendant sonner la clochette, vendredi dernier, est descendu précipitamment l’escalier, espérant avoir le bonheur d’ouvrir a porte, à une demoiselle.Mais il ne put s’empêcher de rire en voyant Lino Lenoir et ses copains qui attendaient que M.Cadieux ouvrit la porte pour entrer.Pour le remercier nous lui avons promis, de le faire passer sur la passerelle.* * Lionel Arpin a été malade toute une journée.1.1 a passé son ennui à voir voltiger ses pigeons de la fenêtre de sa chambre, * * Cordiale, bienvenue à M.Poupart qui est venu remplacer notre ami Blalquière durant sa maladie.La-prairie est vraiment une bonne pépinière.M.Poupart est petit, ce qui contraste beaucoup avec Gros-Lard.Pour faire la paire, nous pourrions peut-être l’appeler l,e Petit-Salé.* * Avez-vous lu il,a lettre de Fadette cette, semaine?Elle avait une saprée belle lettre.Plusieurs de ses lectrices, qui ont leurs salons remplis de phonographes, de radios, etc., ont du rougir en l'a, lisant.LE GARDIEN Ephémérides 19 25 Février 12—Voitures d’été.Pluie et neige.21—Premier numéro du Compositeur.25—Pluie battante et bruine.Tout e monde, glisse.Adrien Marcoux se sonne es “assiette,si” au pied de la côte de la gare Viger.Notre contremaître, plus heureux, monte la côte en courant.Le poulet de Tante Tante Annette, parlant d’une religieuse décédée, écrivait dans, un billet par ailleurs intéressant cette-chose étonnante: “C’est là que le 22 janvier elle (la religieuse) expira doucement et que, Le 25, son âme purifiée par l’indulgence jubilaire, s’envolait vers son divin Epoux.” _ Trois jours durant, l’âme avait erré un peu partout avant de s’envoler vers le divin Epoux.Heureusement que les correcteurs y ont vu! Bistouri.VOL.I—No 22 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 12 FEVRIER 1926_________________________3 UNE NUIT PENDANT LA FUITE EN EGYPTE (Luc-Olivier Merson) 4 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 12 FEVRIER 1926 VOL.I—No 22 Jelfous Paierai En Âxrfent pour Vos Moments de Loisir Chez V)us COMMENT aimeriez-vous à vous créer un revenu régulier, bien à vous?Comment aimeriez-vous gagner quelque argent supplémentaire.sans quitter la maison, — sans négliger en rien vos autres devoirs?Il me plairait d’ajouter votre nom sur ma liste de paye.Me vendriez-vous vos heures de loisir?Ces heures et demi-heures qui autrement seraient perdues — voudriez-vous les convertir en dollars?Je vous paierai pour chacune des heures que vous m’accorderez.Travaillez à votre guise, quand et aussi longtemps que vous le voulez.Quelques minutes par-ci par-là — et l’heure est vite passée.Vos chèques de paye vous arriveront régulièrement, et leur chiffre ne dépendra que du nombre d’heures que vous m’aurez données.Des hommes et des femmes par milliers gagnent ainsi de l’argent de plus.Des hommes et des femmes qui ne pourraient pas faire de sollicitation ni ne pourraient vendre une proposition.Je passe un contrat avec vous Mon système est, en quelques mots, le suivant : Dans l’intimité de votre foyer, vous tricotez pour moi des chaussettes de laine sur l’Autotricoteuse — une petite machine merveilleuse actionnée à la main qui tricote une paire de chaussettes en une demi-heure.Je vous paye ce tricotage en argent comptant — à tant la paire — et je vous fournis, à mes frais, la laine dont vous avez besoin.Et pour que votre chèque de paye soit tout profit, je me charge en plus des frais de poste et de transport pour le travail que vous m’envoyez et la laine que je vous fournis.Aucune limite à la quantité de paires que vous pouvez tricoter, car je revends aussitôt tout le travail qui me parvient.Elle mit de côté $525.00 Je possède mon Auto-tricoteuse depuis quatre ans déjà et je ne saurais plus m'en passer.Depuis que j’ai entrepris ce travail, je n’ai jamais manqué d’argent.L’hiver dernier.j’ai économisé $525.00.— Mme G.Poole, Ontario.Aucune expérience n’est nécessaire “Je ne suis âgé que de 14 ans et je vais à l'école.Après la classe, je tricote une douzaine de paires de chaussettes que je vends à un profit de $3.00.” C’est le jeune Teddy Althenhofcn, de la Colombie Anglaise, qui écrit cela.M.S.Robinson, un vieux monsieur habitant l’Ontario, écrit : “Etant âgé de plus de quatre-vingts ans et ma vue n’étant guère bonne, j’ai commis quelques erreurs.Mais je tricote maintenant une paire de chaussettes en trente minutes.” Voilà donc un petit garçon et un vieillard qui convertissent en dollars leurs loisirs, ils ne savaient rien du tricotage au début.Ils l’apprirent dans les instructions’ envoyées avec chaque machine.On n'a absolument pas besoin d’expérience.Madame R.Veilleux fait du $2.50 à $3.00 par jour Combien doit se réjouir aujourd’hui Madame Veilleux.de Québec, de m’avoir envoyé son nom, il y a quatre ans! Voici un extrait de la lettre qu’elle m’écrit : “C’est pour moi un plaisir que de dire comment je connus PAutotricoteuse.Il me fallut au début trois heures pour tricoter ma première paire de chaussettes, mais je tricotai la quatrième en une heure.J’envoyai alors mon travail à la compagnie.Quelques jours plus tard, je reçus un chèque et un nouveau lot de laine.Je puis maintenant gagner de $2.50 à $3.00 par jour sans négliger en rien mes trois enfants.” Madame Arthur Filion aime sou travail Madame Arthur Filion, de Québec, est une deques collaboratrices les plus enthousiastes.Voyez ce qu’elle m’écrit : “J’étais si attachée à mon travail et si émerveillée par le rendement de ma machine que je ne pouvais plus la quitter.Je gagnai en quatre mois $200.” Du gros argent à 71 ans “J'ai 71 ans”, écrit M.Treadwell, de la Saskatchewan, “et je lie puis que fortement recommander l’Autotricoteuse à tous ceux qui veulent faire de l'argent supplémentaire avec un travail facile.Comme beaucoup d'autres personnes Agées, je voulais subvenir à mon entretien et en même temps ne pas faire un ouvrage trop pénible.Je travaille quand et aussi longtemps que ça me plaît.J’ai fait à peu près trois mille dollars depuis que j’ai commencé ce travail.” Elle aime le caractère intime de son travail “Je gagne plus qu’il ne me faut pour bien m’habiller et acheter un tas de petites choses pour enjoliver ma maison”, écrit Mme R.Rollick, du Manitoba.“Et ce que j’aime surtout, c’est le caractère intime de mon travail — aucun voisin ne sachant que je gagne ainsi de l'argent.Tous mes chèques m’arrivent régulièrement, la compagnie achetant toutes les paires de chaussettes que Je tricote.” T.W.CHADRVRN Président The Auto Knitter Hosiery Company.Limited Coopération LE succès extraordinaire dé l’Autotricotage est fondé sur la coopération.J'ai besoin d’hommes et de femmes pour tricoter des chaussettes et ces personnes ont besoin de moi pour leur fournir des machines et acheter le produit dé le ii r travail.C’est une industrie d’assistance ni u -tuellc.Dix années de succès prouvent la solidité de notre industrie.La demande pour les chaussettes autotr!cotées n’a jamais été aussi grande.Belle brochure gratuite Il me ferait plaisir de vous envoyer un exemplaire de ma brochure — COMMENT GAGNER DE L’ARGENT A LA MAISON.Elle renseigne sur toute l’affaire.Je voudrais que vous en prissiez connaissance.Je tiens surtout à ce que vous sachiez comme ça lie coûte pas cher pour entrer dans ce commerce, un commerce profitable et absolument à vous.N’hésitez pas.Vous vous devez à vous-même de vous renseigner sur ce système qui donne tant de prix à vos loisirs.Découpez et expédiez le coupon DES MAINTENANT.r T.W.Chadburn, président, Dépt.521.The Auto Knitter Hosiery Co., Limited, 1870 Davenport Road, Toronto, Ont.Cher M.Chadburn: Veuillez m’envoyer gratuitement tous renseignements sur la manière de gagner de l'argent à la maison dans mes loisirs.11 est bien entendu que ceci ne m’oblige en rien.Nom et prénoms.Adresse au long .Le Compositeur, fév.12-26 336, Notre-Dame E., Montréal
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