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Titre :
Le composteur
Le composteur (1925), journal bimensuel humoristique, est suivi du Compositeur (1925-1926). L'humour, qui s'exprime sous forme d'histoires, de billets et de récits, réfère à la vie quotidienne des employés du quotidien Le Devoir.
Éditeur :
  • Typoville [i.e. Montréal :s.n.],1925
Contenu spécifique :
vendredi 15 janvier 1926
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Compositeur
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Références

Le composteur, 1926-01, Collections de BAnQ.

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Imprimé par la Cie Mastic, rue Virgule Directeur : Lino LENOIR LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QH1 MAL Y PENSE A BAS LA COQUILLE! VOL.I—No 20 TYPOVILLE, VENDREDI, 15 JANVIER 1926 Prix : Un vieux sou M.Bourassa nous présente ses souhaits surprise“777"ârgentee Jeudi après-midi, le 31 décembre 1925, tout le personnel du Devoir était convié aux bureaux de l’administration pour recevoir les souhaits de la nouvelle année.Evénement extraordinaire et rare, c’est M.Bourassa.qui a présenté les souhaits d’usage en cette circonstance.Je crois que c’est la première fois, du moins à ma connaissance, que M.le Directeur termine une année avec sa famille du Devoir.D’abord, M.Pelletier, après avoir présenté tout le personnel à M.Bourassa, fit une petite revue de 1 année, donna quelques aperçus des succès du Devoir, raconta avec joie que le journal avait bouclé son budget et terminant ses quelques remarques par un bel optimisme pour l'avenir, il donna la parole a M.le Directeur.Souriant, M.Bourassa débuta par quelques mots spirituels et charmants.“M.Pelletier vient , dit-il, de vous faire part des succès du Devoir.L’automne a été bon pour le journal.On prétend que cela est du à mon élection, on va même jusqu a dire que j’ai rajeuni de quinze ans; je ne vciix pas m’attribuer tout ce mérite, mais quoi qu’il en soit, nous avons tout lieu de croire que le journal a fini de vivre dans les déficits et c’est beaucoup du en grande partie à M.Pelletier qui a fait le sacrifice d’abandonner un peu la rédaction et d’assumer la responsabilité d’administrateur; on sait dans quelle mesure il a réussi.Rendu à Ottawa, dans la cage aux singes, aux ours ou aux lions, comme vous voudrez, je ne pourrai pas beaucoup m’occuper du journal, mais je serai sans inquietude en pensant qu’il est entre bonnes mains., , “Sans avoir atteint a la fortune, nous avons pensé à faire quelque chose pour nos employés, suivant leurs états de service.J’ai demande à M.Pelletier de faire un relevé des chiffres et de nous dire si les finances pouvaient nous permettre de vous faire un cadeau tangible en retour de votre dévouement.C est pourquoi nous sommes heureux de vous offrir aujourd'hui une demi- P1*il.Bourassa en débutant nous appela “ses enfants”, comme un bon père de famille, et nous sentîmes en ce moment-là que tout son coeur passait dans ces deux mots.11 nous parla du dévouement des amis du journal et de la grande modestie de M.Ducharme.Il eut un mol d éloges pour M.Ilurtubise et raconta les sacrifices que durent s'imposer quelques-uns des rédacteurs, certains vendredis, afin de fournir 1 argent suffisant pour payer les employés.M.Bourassa, après nous avoir présenté ses bons souhaits, ajouta que M.Lcfebvre (qui eut un sourire qu’une demoiselle, dont je tairai le nom.trouve le plus joli des sourires — puisque M.Bourassa a louange Mlle Lalibcrté pour sa discretion, je veux prouver que je suis capable de taire un nom, moi aussi), “qui est comme un bon chien de garde derrière sa cage, vous remettra une enveloppe qui contient la demi-paye que le Devoir consent a tous ses employés en reconnaissance de leurs loyaux services.La réunion prit fin après que Mlle Pampalon eut offert (les cigares — elle les servit avec la même grâce que si elle eût eu des chocolats Kerhulu et Odiau —- et que chacun eut reçu sa demi-paye.* * Ce fut réellement une surprise .y- d’assiettes.Tout le monde dresse l’oreille (pas celle du ventre puisque lorsqu’il est affamé il n’est pas censé en avoir).Autour d’une table minuscule, divaps et fauteuils s’approchent.Maintenant l’estomac sur l'esprit prend le pas.Pour la fin, on a itardé .¦ ¦ la faim., Les pqramides de sandwiches s'écroulent; les petits gâteaux, ranges en bataille, brisent les rangs; les 'macarons fondent dans les bouches et les bouchent .temporairement.Encore un peu de causette, puis on se sépare.Sur le seuil, l hôtesse distribue à chacun ses sourires.Sous la neige gui commence a PROSPER L A B E N E 1) J C T I 0 N par Etjtmond-J.Massicot le argentée.Nos souhaits se sont am plement réalisés, puisque M.Leteb-vre nous a remis des dividendes auxquels nous étions loin de nous attendre.M.Pelletier a tenu parole —il n’y a jamais manqué — quand il nous disait dans ses souhaits de 1924: “Plus les affaires seront bonnes, plus les ouvriers s’en ressentiront.” Vraiment, depuis quinze ans que je travaille au Devoir, c’est la première fois qu’une telle manne nous tombe dans les mains.Je ne pouvais en croire mes yeux.Par chance que j’étais adossé au mur, car ’aurais glissé sur le plancher! Vantons cette fameuse surprise de nos >atrons et crions-la bien haut, c est e seul moyen d’anéantir les prophètes de malheur qui prétendent toujours que le Devoir a de la misère .noire, oh! Johnny.Le lendemain du Jour de I An, M.Pelletier nous disait après lui avoir raconté notre surprise : “L est a vous autres de vous planter.Nous sommes prêts, pour notre part, et nous renvoyons la balle a MM.Lafortune et Brosseau: “Plantez- vous, Messieurs, et tâchez de signer tous les contrats qui vous tomberont sous la main.Nous nous chargeons du reste.” Au nom de tous, le Compositeur remercie la direction et 'Vadminis-tration du Devoir pour le beau geste qu’elles viennent de faire.Lino LENOIR Billet du vendredi Soirée mondaine (Ecrit spécialement pour le Compositeur) Samedi soir dernier, Un chic salon de la rue Parc-Lafontaine.Dix invités.Onze à la onzième heure.D'un candélabre posé sur un guéridon, dans un coin, deux ampoules électriques aux globes rouges Iaillent les tapis, les tentures, les meubles et les bibelots d’un demi-jour discret.De ceux qui sont là, quelques-uns se connaissent, d'autres se rencontrent pour la premiere fois.Entre deux phrases, on s’étudie comme des adversaires qui vont se mesurer.On babille.On dit de ces nulle riens dont le seul mérite est l absence de malice.Quelqu’un demande un morceau de piano et saisit 1 occasion pour se signaler par quelque chose de dit d'une façon originale.On sourit au bel effort et comme des connaisseurs, les peux perdus dans e vague, on écoute l’égrènement des notes.Le fluide musical pénètre les etres et donne à l’atmosphère ambiante une chaleur qui dégourdit les lan-gues.Sur une grande causeuse deux petites causeuses causent.C’est un feu roulant de mots spirituels, de fines réparties.Chacun aspire à la gloire d’être l'auteur du mieux réussi.Trois ou quatre invités parlent à la fois avec cette peur d'être devancés dans la course au mot drôle.Ré-sultat : tout se perd dans Venchevêtrement des phrases, mais rien n’est perdu., Un ronflement lointain, un leger grincement, puis une valse.C’est le gramophone qu'on a remonté et dont faiguille d’acier mord dans un disque Pathé.La danse n’est pas permise.Aussi on ne danse pas mais on s’écrase les pieds en cadence.Les pardons s’entrecroisent avec les Vous ai-je fait mal?et les Je n’ai pas de cors (sic).Quelques mesures encore et la machine s’arrête.Titina obtient un succès fou.On la bisse, 011 la Irisse, on la sextrisse (qu’on me pardonne e néo'oqisme).Un gros se dissimule pour s’essuyer le front, une petite s'enfonce dans un fauteuil, un prévoyant (pas du Canada) fait de "une voix féminine insiste pour qu’une voix masculine se fasse entendre dans un morceau de chant.La voix masculine s’objecte pour la forme.Une autre voix masculine: ‘‘Si, Moran, si, chantez.” L’accompagnatrice s’installe au piano, la lumière est diminuée d’intensité et chacun rêve en écoutant.C’est un rien délicieusement écrit, qui se chante avec l’âme .sur les lèvres.C’est à l’âme qu’il s’adresse et c’est elle qu'il fait frémir.Autre chose sur un même thème.Nouveau frémissement.Les cigarettes circulent a la ronde et dans un nuage bleu on resserre le cercle.Ça devient plus intime.l.e plus entreprenant des représentants du sexe fort s’empare de la grande causeuse et des deux petites causeuses.Il jubile et fait clés jaloux, des envieux pour le moins.On parle de Rostand et de Cyrano.On exploite la trouvaille, on la commente, on en lit des extraits.Quelqu’un, sur la grande causeuse, récite à mi-voix, pour les petites causeuses, des vers de Musset.C est délicieux.Un bruit de tasses, de soucoupes, dilemme (Ceci est écrit pour la docte Académie des sciences abstraites ae Typoville.) _______ (par GROS-LARD) L’autre jour j’étais à l’hopital Notre-Dame à visiter un vieil oncle malade et qui doit laisser un heritage.le n’aime pas tant que ça le vieil oncle qui est pingre et dont l’aspect est ik-s plus rebar ha Vif.Il > a les arrhes, voyez-vous, il y a les arrhes et il faut soigner 1 héritage.Mais passons., Comme je quittais le vieillard, après lui avoir juré que je 1 avais toujours estimé, je fis la rencontre, dans un couloir, d’infirmiers qui conduisaient avec d’infimes precautions un lit de brancardiers sut lequel il n’y avait rien.Intrigue, je demandai ce que cela voulait dire.On me répondit que le malade qu’on ne voyait pas et qui, cependant.était bien sur le brancard, était le Père Lépicier.La maladie du bon Père était nouvelle.Les disciples d’Esculape n’avaient jamais vu ça: un patient qui a la faculté cependant je ne e.n., .- firmier qui me racontait ça.Je touchai au lit et un gémissement se fit entendre, plaintif et désole.Venez, me dit l'homme, en votre qualité de reporter du ‘Compositeur’’ vous serez admis a la salle d’opération.Le docteur Gendrcau doit examiner le patient.Je frottai mes lunettes et regardai encore dans la direction du lit: pas plus de Père Lépicier que dans ma main! Je me crus afflige de quelque néphrite subite et incurable.Nous entrâmes dans une sorte d’amphithéâtre où se trouvaient les sommités du monde médical et scientifique.Les biologistes, les physiciens, les adoptes de la théorie d’Einstein, les partisans du transformisme, etc., entouraient le docteur Gendrcau qui lisait Bal mes.Le savant docteur examina le “rien” qui reposait sur la table d'opération.Il émit l’hypothèse d un corps auquel il manquait une dimension.Ixi Père Lépicier était donc tout en longueur et en largeur: son épaisseur était de 1 ordre d’un atome.Devant ce cas si rare, les savants présents étaient perplexes.Comment le Père Lépicier avait-il pu se réduire à deux dimensions?On n'avait pas d’instrument assez puissant pour l’examiner et on savait que jamais on n’en aurait.Il fallait essayer de lui restituer sa troisième dimension et étudier les causes de la disparition de cette der- L’Université de Montréal n’était pas assez vaste pour loger et étudier un tel phénomène.On résolut, séance tenante de demander la (Tournez, s.v.p.) 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 15 JANVIER 1926 VOL.1—No 20 Dilemme (Suite de la 1ère page) construction immediate de 1’Uni-versitc au pied de la montagne.C’est là la seule cause du choix de la montagne.Ce n’est pas malin.Le Père Lépicier en attendant la proposition retrouva sa troisième dimension et s’enfuit vers l’“Ere Nouvelle”.GROS-LARD Des souhaits Au directeur, au personnel, aux (bienfaiteurs du Compositeur, je souhaite une bonne, heureuse et sainte année, et je forme des voeux pour que le Compositeur vive encore bien longtemps.S.PASSE Longue vie au Devoir Le Devoir vient (l’avoir, le 10 janvier, ses seize ans révolus.Beaucoup de ceux qui lui ont prédit une existence de quelques mois sont disparus sans avoir pu se réjouir de sa mort.Le Compositeur, qui est son bébé, est fier de la vitalité de son papa et lui souhaite non seulement de doubler son âge, mais d’être le dernier journal existant à la fin du monde pour crier encore bien haut: Droit et Justice pour tous.LE COMPOSITEUR POUR LE LUMINAIRE Nous vous tendons encore la main pour le Sacré Coeur.Au moment où vous lirez le présent numéro, notre dernière bougie sera à la veille de s’éteindre.Le Sacré Coeur a droit à uije part de notre boni.Donnons-la-lui de grand coeur.Ohé! les jeunes, faites le sacrifice d’une veillée aux vues animées et versez le montant de voire siège réservé — ou loge, qui sait?— dans la sébile, cela vous sera bien plus profitable que les inepties d’un Harold Lloyd ou d’un Charlie Chaplin.________________ Lampion.Deux oubliées LE DEVOIR Ordres de l’Administrateur 13 janvier 1926.M.Beaudet, M.Vadministrateur me charge de vous féli-liciter vous et vos collaborateurs, pour le magnifique coup de collier que vous avez donné aujourd’hui.Malgré la tâche, le Devoir a paru en temps.De la publication de bonne heure, chaque jour, dépend le succès du tirage.N.LAFORTUNE.Se souvenir que de la prospérité ¦ de la Maison dépend la prospérité de Ions et de chacun.am* Ce magnifique assortiment de toilette a été donné par Achille
de

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