Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Droit d'auteur non évalué

Consulter cette déclaration

Titre :
Le composteur
Le composteur (1925), journal bimensuel humoristique, est suivi du Compositeur (1925-1926). L'humour, qui s'exprime sous forme d'histoires, de billets et de récits, réfère à la vie quotidienne des employés du quotidien Le Devoir.
Éditeur :
  • Typoville [i.e. Montréal :s.n.],1925
Contenu spécifique :
vendredi 25 septembre 1925
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Compositeur
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le composteur, 1925-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Imprimé par la Cie Mastic, rue Virgule Directeur : Lino LENOIR LE COMPOSITEUR HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE A BAS LA COQUILLE! VOL I—No 12 TYPO VILLE, VENDREDI, 25 SEPTEMBRE 1925 Prix: Un vieux sou CORRIGEONS-NOUS Brrrrring.—Eh! bien.—-C’est à M.X que j'ai l’honneur parler?—Précisément.—C’est Un Tel qui parle.J ai deja travaillé avec vous à la Presse.—Oui.oui, je reconnais votre voix.Mais qu’y a-t-il donc que vous daigniez me téléphoner après un silence si prolongé?—l’ai entendu dire que vous avez été nommé professeur de typographie à l'Ecole Technique.Je travaille aux usines Angus et j’aimerais à me perfectionner dans mon ancien métier de typographe en suivant les cours du soir.—Cher ami, votre projet est très louable.Je vous présente toutes mes félicitations et je.vous offre tout mon encouragement.Mais je regrette d'avoir à vous dire qu’on vous a induit en erreur.Je fais partie du comité seulement.Adressez-vous a M.Bélanger, le principal de l’Ecole Technique, qui vous donnera tous les renseignements que vous desirez.* * Tiens! c’est une idée, ça.Vu que j'ai manqué cette chaire de professeur (je n’y ai jamais songé, d’autant plus que j’espère bien finir mes jours en faisant “mon” Devoir'.), je me sers, pour aujourd’hui, de la première colonne du Compositeur en guise de chaire et je me présente comme professeur.C’est toujours une consolation.Silence! Je commence.Vous savez tous comme moi, camarades, que le typographe passe pour avoir le dos très large.Pauvre lui! il accumule un nombre incalculable de fautes dans sa vie, les siennes et .celles des écrivains.J'aurai peut-être occasion de revenir sur celles-ci; quant aux nôtres, vous pensez peut-être, d après le titre de cet article, que je vais vous dire de ne plus en faire.Je ne voudrais pas priver nos deux correcteurs de leur gagne-pain en obtenant des typographes de composer sans faire aucune faute, (.est une chose qui ne se verra jamais.Je veux, aujourd’hui, vous parler d'un défaut commun à un grand nombre de typos: la séparation des mots.Les journaux sont, de nos jours, composés avec une telle rapidité qu'il est bien difficile de soigner notre composition comme on le ferait pour un livre technique ou une revue qui exigerait un travail impeccable.Mais les typos du Devoir sont de si charmants camarades que je sais d’avance qu’ils prendront en considération les remarques que je veux faire ici.En faisant la lecture quotidienne du journal, il m’arrive souvent de voir des séparations de mots comme celle-ci (j’abrège la phrase pour ménager l’espace qui m’est reserve!!!): “Dans son cadre, il a eu 1 î- dée” .C’est une chose qui ne devrait jamais arriver, surtout dans le Devoir.Permettez-moi de vous composer encore les exemples suivants: .“Après qu’il eut dépeint son a nie".“Dans sa précipitation, il fut o- hligé" ."Aylward et Crimson leaves (l- vor Noodle”.“parlement.C’était peu après 1 a- vènement”."Canada pour les Canadiens vaut tout”.“réalisant heureusement deal chanté”.Je pourrais vous en citer pas moyen de remédier à cet étal de rappeler les quelques jours où il m a ¦ ~ • • ¦ • ' été donné d'y coopérer par mon tra- vail.Aussi avec quel plaisir j’ai lu le numéro-souvenir de l’hiver dernier, où l’ami LeBlanc rappelait les noms des ouvriers de la première heure de la grève.Cependant, ; aurais mieux aimé cela si le nom de la Communauté eût paru en plus de mon humble personne, ce qui aurait eu plus de valeur aux peux du public.C’est l’oeuvre île la Communauté et non pas la mienne.En tout cas, que M.LeBlanc soit sincèrement remercié pour m'avoir ainsi conservé dans son bon coeur.Dans ces sentiments, mon cher Arthur, je vous prie de croire a la vraie et sincère affection de celui qui ose se dire votre ami et à vous corn»™.CJ.v.Lauzon, 20 juin 192o.X.de la S—On ne peut pas être plus aimable.Quand notre directeur écrira ses souvenirs, il voudra sans doute faire crédit de la part qui revient à la Communauté des Clercs Saint-Viateur.Nous avons maintenant l’adresse du bon luere Corriveau.Si jamais il se declare une grève au .Compositeur, nous saurons où nous adresser.choses?Je réponds: certainement.Avec un peu de bonne volonté nous y parviendrons., sans qu’il nous en coûte un surcroît d’effort.Les typographes en dehors de chcz-nous, dans ^Internationale comme ailleurs, n’en sont pas plus exempts.J’ai pu remarquer dans un journal du matin cette énormité: “Rempli de confiance, il crut qu’il”.C’est atroce.Je ne sais pas si vous êtes connue moi, mais des séparations semblables m'exaspèrent.Quand nous savons que nous travaillons pour des articles de la première page, apportons-y plus d’attention qu’aux autres.Quand nous aurons pris cette habitude pour la première page, elle ne pourra faire autrement que se déverser dans les autres.,, Disons-nous bien: A partir d aujourd’hui, je mettrai en pratique ces quelques remarques.Un peu de bonne volonté chaque jour, c’est ça qui fournira une bonne somme de travail dans deux ou trois mois.Si le Devoir est le plus lu des journaux canadiens en I-rance, tenons à sa bonne renommée et, par ricochet, à la nôtre, nous souvenant du proverbe : Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée.Lino LENOIR Sur la Passerelle Petits travers MERCI C'est avec plaisir que nous remercions, aujourd’hui, ceux qui ont souscrit généreusement pour l'entretien du luminaire.Des amis qui veulent taire leur nom ont ouvert toute grande leur bourse .et leur coeur pour participer, avec les employés de la composition, aux graces" que le Sacré Coeur ne manquera pas de répandre sur eux.Ceux ou celles de l’hôtellerie du Devoir qui regretteront de lie pouvoir bénéficier de cette pluie de grâces auront l’occasion de se reprendre, dans le courant de l’hiver prochain, quand nous tendrons encore la main.Les étrangers qui viendront visiter Typoville et qui verront cet acte de réparation au Sacré Coeur penseront qu’il ne peut en être autrement dans un journal catholique comme le Devoir.Encore une fois, merci.* * Dernière heure.—Au cours d une visite à Presseville, nous avons remarqué que les citoyens de cette ville, grâce à l’obligeance du maire, M.G ht du, se sont procuré une statue du Sacré Coeur et qu’ils ont leur luminaire tout connue les Typovil-lois.Nos sincères félicitations.Prions le Sacré Coeur, C’est la source féconde, Qu’il répande sur le Compositeur La paix et le bonheur.LA REDACTION NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT Mon cher ami Arthur.Quel est le jeune homme qui disait: “Pouah! les Valentinos, je détesté ça”, et qui plus tard s’affublait à son tour d'une défroque de matelot.Quand les raisins sont hors d’atteinte, ils sont trop verts et bon que pour les goujats.La Fontaine a raison.* * Quel est ce jeune homme qui sifflotte toute la journée des airs de jazz?C'est là un idéal qui denote des dispositions au valentinisme.Je croupirai toujours dans les bas-fonds de l’ignorance.11 y a loin du jazz au contrepoint.Et pourquoi ne pas patenter aux “Etats ’ cet instrument en “chose” de poule.qui vous sert à “jazzer”?* * Quel est ce jeune homme qui a pris l’auto à “papa” et qui n’avait pas de permis pour conduire.Pourquoi se ficher de la loi?Quelquefois 011 rencontre un sergent de police qui vous met la main au collet.C’est la loi.Ce n'est pas pour se procurer des jouissances morbides que l’on peut risquer de tuer son prochain.La mentalité est cu- ieuse quelquefois.* * Quel est le jeune homme qui, par snobisme, ébréche un peu d’anglais au restaurant ou ailleurs?Boileau ou Racine ne sont certes pas ses amis.C’est de l’étourderic sans plus.Cependant il est à désespérer que le goût des classiques viendra à plusieurs.Mais oui, croupissons, laissons-nous vivre, inutiles les livres, inutiles les bonnes revues.Hélas! SCALPEL.Veuillez recevoir mes plus sincères remerciements pour l'envoi du journal si bien nommé le Compositeur de "Typoville”.Vous ne sauriez croire combien cette lecture m'a intéressé.J’en ai fait la lecture de tous les numéros, laquelle lecture me faisait rire aux éclats par les phrases si spirituelles qui s’y rencontrent.Ah! tas de finfins, je vois que vous vous amusez arc hi bien.Je vous en félicite.D’ailleurs, c’est tout naturel.Comment pourrait-il en être I autrement lorsqu'on travaille pour de ! une si noble cause comme celle que a- incine une colonne.N’y aurait-il I poursuit le Devoir?Que j’aime me Gros-Lard s’efforçant de diminuer son poids pendant les dernières grandes chaleurs.Chaleureux merci à l’ami Roch Toupin qui a bien voulu clicher notre en-tête.Merci également à son assistant, M.Gadbois.qui lui a sans doute aidé.Puisque nous nous livrons à de telles dépenses, c'est signe que le "Compositeur” vivra.* * Presseville a l'honneur d'avoir une statue du Sacré Coeur.Quelqu’un dit qu’on fait brûler des lampions en haut.—Devant qui?—Devant M.Gladu, répond Gros-Lard.* * Quelques perles ramassées sur le parcours des deux processions de la Fête du Travail par un joueur de cymbales qui n'est autre que Lino Lenoir: Un corps de musique est au repos en attendant le signal du départ.Un commissaire-ordonnateur s'amène: "Mes hommes font demander au directeur de la "bène” de nous faire jouer une "tioune” avant de partir.” .Pendant qu'un peu plus loin, cinq “pa-radeurs” étreignent, chacun son tour, un "flask” de whisky qui n’en peut mais.Une fanfare, composée de musiciens "ra-paillés” un peu partout, passe angle des rues Ontario et Saint-Denis.Une femme, qui est loin de s’y connaître, s’exclame : "Tiens! la fanfare des étudiants !” .C'est peut-être vrai pour l’un d’eux qui est étudiant .en journalisme.* * La "bène” vient de finir une marche enlevante et s’arrête.Une jeune fille qui a l’air trempée dans le “fox-trot” jusqu’aux os demande à un musicien : "Voulez-vous me dire le nom du beau “Two-step” que vous venez de jouer?” —Le numéro 15.— S ! ! ! ! ! ! * * Angle des rues Montcalm et Sainte-Ca-therine, une ancienne jeune fille, à peu près 45 ans, cheveux ondulation Marcel., se plaint a sa voisine: "On a ben une mauvaise place, icitte: quand les musiques v passent, y jousent point.” * * Il y avait un chameau, cette année, dans la procession de l’internationale.Un jeune homme d’une douzaine d’années demande a sa mere tout probablement : .77,e?l y,.''symbole de l'Internationale, c t affaire-la?—C'en a tout l'air, mon chéri.-iJiSLr «y-"-" * * Arthur, durant ta dernière maladie.Ernest — tu sais, le mari de Lucienne— s'est informe de la cause de ton absence.Comme quelqu’un lui a dit que tu faisais de l'entérite.il a mal compris.Tu ne peux t'imaginer ce qu'il a dit.Voici: —Quoi?Une antenne! Manque-t-il pour ’ fabriquer un radio?Tu parles! * * I'ar crainte de perdre leur place au "Devoir .les typos qui ont pris des vacances n ont pas risqué d'aller passer une semaine sur chaque île aux Mille-Iles.* * Paul Angers, en admirant la photographie des trois propriétaires du “Compositeur , a I age de deux ans.n'a pu s’empêcher de s exclamer: "Ils n'ont pas changé!" .* * Depuis notre dernier numéro avant les vacances.Lafontaine a les cheveux "drets" ;' :,8uf latéle.’,,va sans dire.La cause?Il a Tait du 60 milles en auto.Il n’a jamais eu lant peur de sa vie.* * •Nous avons eu une forte vague de chaleur au commencement des vacances, mais le Roy! Prcssev,|Ie n’est pas mort.Vive le * * Le "Devoir" a maintenant de magnifiques portes en fer forgé.Les affaires sont bonnes.car les lettres d'or "Le Devoir " noua le prouvent.Mais les initiales L.D.font se demander aux passants si M.Dupire en est le propriétaire.Son nom passera à la postérité.* * Temps court, temps plein, pas de différence! Regardez les pressiers et vous m’en donnerez des nouvelles.IU ont toujours un sourire à présenter.* * Lino Lenoir est apostrophé par un apprenti, un samedi matin : —Coûtez donc, vous remplacez le prote.je voudrais bien avoir une augmentation.—Ah! par exemple, vous arrivez dans un mauvais temps! Tous les ouvriers veulent fêter la Fête du Travail, personne ne veut travailler et on demande des augmentations de salaire! Vous renouvellerez votre demande l'année prochaine.* * Mlle Roy, après une vacance très prolongée, est de retour, au milieu de ses consoeurs, à Presseville.Le "Compositeur'' lui souhaite la plus cordiale bienvenue.* * Hang ! Un coup de tonnerre a Presse-ville.L'Eclair.passe et Lucien LeBlanc le remplace.Bonjour, petit.* * La maman du Royaume des Livres porte une belle "matinée” flambant rouge.Mlle Jeanne serait-elle candidate par hasard pour le parti libéral ?En attendant le résultat des élections, crions avec elle: “Hourra pour les rouges !" LE GARDIEN 2 LE COMPOSITEUR, TYPOVILLE, 25 SEPTEMBRE 1925 VOL.I—No 12 VIVE V “HABITANT” ! Du Devoir du 4 juillet: Le souvenir d’un terrien Notes et réflexions Un homme vient de mourir dans l’Abilibi, devant lequel s'incline le respect de tous ceux qui le connurent.Et, dans son pays d’origine, à Saint-Prosper de Champlain, s’élève la meme rumeur de haute et respectueuse estime.Cet homme ne portait aucun titre, il n’a occupé aucune grande fonction politique, mais il a paru incarner à un degré éminent un type social particulièrement digne d’hommage : le cultivateur, l'habitant, pieusement fidèle ii nos vieilles croyances, à nos plus hautes traditions, conservateur de ce qu’il y a de meilleur dans le passé, mais soucieux aussi de mettre en oeuvre tous les progrès utilisables dans sa profession.Car M.Théophile Trudel ne fut pas seulement un bon chrétien et un bon habitant; il fut un habitant plein d’initiative, dont les récompenses officielles attestèrent par deux lois Le mérite et réat du Mérite agricole, avec grande distinction, wait, en 1913, la médaille d’or du très grand at- tractions extérieures, et qu’on y lit, heureusement! moins les gros journaux, il n’est pas étonnant qu’elle produise des hommes supérieurs, sous leurs apparences modestes, des hommes d un si solide bon sens.* * * 11 n’est pas étonnant surtout qu’elle donne des familles qui prodiguent, non seulement à la vie rurale, mais a la vie religieuse, aux professions, au commerce, a 1 industrie, de tortes unités.cxempl On serait peut-être surpris si l’on faisait quelque jour, par npie, le relevé des vocations ecclésiastiques ou religieuses qui viennent de la campagne.On devine bien que celle-ci est la grande pourvoyeuse de vocations, mais elle l’est, pensons-nous, à un degré qu’on ne soupçonne guère ni tien le les succès: laur en 1905, il enlevait rite.Ces hommages redoublés, les longs travaux qui les avaient é ri tés avaient fait à M.Trudel une réputation dans son pays de Champlain ; ce qui gardera peut-être davantage encore sa mémoire, c’est la hardiesse avec laquelle, à soixante ans passés, il se jeta dans la colonisation de l’Abitibi, où.finalement, à soixante-dix ans, il devait se fixer pour achever sa vie.Elvvoici quinze jours, lorsqu'il y succomba, on le saluait presque comme un patriarche.* * * Pour peu qu’on aîî connu la campagne, des notes comme celles-ci font, dans leur brièveté et leur sécheresse, se lever devant la mémoire des images chères et vénérables.Et je songe, pour ma part, à tel petit vieillard de mon pays dont la vie fut si magnifiquement simple et belle.On racontait qu’il possédait en tout et partout, au moment de son mariage, un écu, plus le lot qu'il était en train de défricher.Un écu, même il y a trois quarts de siècle, ce n’était pas une très grosse somme.Aussi bien, les jeunes mariés n'allèrent point passer à Atlantic City, ni même dans le bas du fleuve, leur lune de miel.La messe dite, ils retournèrent tout simplement à leur petite cabane et le reste de la journée firent de 1 ’abatis.Et, quand arriva leur premier bébé, combien de fois celui-ci, par les beaux clairs de lune, ne fut-il pas couché dans ie creux d’une souche, où il dormait comme un bienheureux, pendant que ses parents utilisaient pour le défrichement les dernières clartés du jour?Douze ou treize enfants vinrent peupler ce foyer, le Père Jean et sa vieille compagne eurent la joie de voir toute cette troupe s’établir autour d’eux, tandis qu’eux-mêmes achevaient dans leur claire maison blanche aux contrevents verts des jours paisibles, entourés de la vénération de tous.Et tel autre, qui inspirait un tel respect qu'on ne pouvait voir en lui qu’un type supérieur du gentilhomme chrétien.Tel autre encore, que ses quatre-vingts ans n’ont pas abattu, qui a été pendant plus d’un demi-siècle, pour tout son voisinage, un vivant exemple d’amour intelligent de la terre natale, un si puissant entraîneur.Tel autre.Mais, fils de la campagne canadienne, nous n’avons qu’à nous retourner vers le passé pour trouver dans notre mémoire de pareils souvenirs, d’aussi belles figures.* * * El quels êtres de bon sens, au solide raisonnement! Fermes sur les principes, sur les grandes règles qui doivent gouverner la vie, ils avaient en plus l’expérience des hommes et des choses, l’habitude de remonter des effets aux causes, de lier entre eux les événements, de classer, d’ordonner.Notre confrère Dorion soulignait un jour ce fait, auquel l’on pense trop rarement en ville, que le plus modeste cultivateur est en réalité un chef d’atelier, un homme qui doit tenir compte du marché, du prix de revient de chacun de ses produits, du caractère de chaque morceau de son sol, de la valeur des méthodes d’alimentation de chaque animal, etc.Songez à ce que représente, par exemple, de travail, d’efforts, de réflexions, la création d’établissements comme ceux que dirigea M.Trudel.Tandis qu’un très grand nombre de besognes urbaines tendent à mécaniser l’individu, tuent le métier ancien, font de l’ouvrier une sorte d’automate qui répète indéfiniment quelques gestes peu variés, la culture du sol sollicite constamment l'exercice du jugement, du calcul, de l’esprit d’observation et d’initiative.Et comme, par-dessus le marché, la vie de la campagne est moins encombrée que celle de la ville, moins tiraillée par les dis- ,« Congrega .pat'èrnei, a douze enfants, dont deux ont deja rejoint leurs tantes à la Congrégation Notre-Dame.Telle autre famille de cultivateurs de mon petit pays compte deux Jésuites, tous les deux remarquablement doués, cl quatre ou cinq Soeurs Grises-, dont l’une a joué dans la défense de la minorité ontarienne un rôle fort important, encore que peu bruyant.„ ., , , Tout à côté, voici une autre famille qui a donne deux prêtres éducateurs, un religieux enseignant, deux religieuses.¦ El comme il serait facile de coplinuer rémunération! Chacun, pour la poursuivre, n’a qu’à laisser parler sa propre mémoire.V * * * Oui.vraiment, la campagne reste notre grand réservoir de forces morales, et notre effort doit tendre à la rendre si conquérante qu’elle conserve le plus possible de nos familles.Conclusion banale peut-être, mais qui n’aurait sûrement pas déplu à l’admirable terrien dont le souvenir nous a fait griffonner ces quelques lignes et gardera sûrement à la terre de fidèles UmllU'S" Orner HEROUX.BLOCS .ONS! I)u Devoir du 30 juin : La boîte de Pandore Des philanthropes anglais imaginent ^d'envoyer des radios aux Esquimaux.Pauvres gens! Il ne leur manque plus que le gramophone, le cinéma et la Presse pour s’abrutir, tout comme nous autres! H.B.Du Devoir du 7 juillet : Entre compatriotes Un Américain qui vil en Europe écrivait l’autre jour au World de Xew-York qu’après un séjour de quelques semaines dans son ancien pays, il préférait retourner vivre pour tout de bon outre-mer; car, disait-il, il a constaté pendant son passage aux Etats-Unis à quelle dégradation morale et à quel mépris des lois les règlements prohibition-nistes américains ont conduit la masse des citoyens de son pays.A quoi un autre correspondant du World riposte en vantant son pays, en disant que les Etats-Unis produisent 51 pour cent du fer en gueuse île l’univers, 80 pour cent du soufre extrait de la terre, et en alignant toutes sortes de statistiques dont il conclut que la république américaine est le premier pavs du monde.Un troisième, lecteur du Worltl répond sarcastiquement au deuxième qu’il omet la partie la plus intéressante des statistiques américaines.“Nous produisons 97 nour cent des fanatiques du monde, 84 pour cent de ses toqués, plus de 79 pour cent de ses intolérants.7(i pour cent de ses nitouches, 58 pour cent de ses hy-oocrites.8 pour cent de ses pro-, hibitionnistes de tout et de n’importe quoi, 73 pour cent de ses lois tes plus cocasses, etc.” Même si ces statistiques sont fantaisistes, il est tout de même vrai que la terre où l’on combat apparemment l'alcoolisme, les narcotiques, le paupérisme et toutes sortes d’autres fléaux est aussi l’une de celles où l'on affiche le plus profond mépris de certaines assises fondamentales de la société, —- par exemple la famille, cl l’intégrité du mariage, et où la civilisation est la plus entachée de paganisme et de matérialisme brutal.____________ Ce procès Les agences de dépêches et la presse des Etats-Unis font déjà beaucoup de bruit autour d’une affaire qui va se plaider dans une ville du Tennessee, et où il sera question de l’origine de l'homme et des theories évolutionnistes.Dayton, ville ou l’affaire s’instruira, s’y prépare comme s’il s’agissait d'un cirque monstre.Par ailleurs, la presse américaine extrémiste publie déjà la-dessus toutes sortes de nouvelles et île commentaires avec tout autant d’abondance que s’il s’agissait d’un crime à sensation.Cela se comprend, quand on la connaît, et ses méthodes aussi.Il n’y a pas d al-faire tapageuse de ce temps-ci, aux Etats-Unis, les lecteurs de journaux populaires sont au reste blasés suites récits de divorces, d’entreprises de contrebande, etc.Elle leur servira donc toutes sortes de details et de témoignages sur les origines de l’espèce humaine, leur parlera de cellules, de "plasma”, de “chaînon perdu”, de “pithécanthrope .d’"anthropoïdc”; toutes sortes de spécialistes plus ou moins autorisés.de savants, de demi-savants, de quarts de savants et d’ignorants qui se croient savants empliront le tribunal de Dayton et les journaux de leurs théories fantaisistes; cela noiera les colonnes des quotidiens très répandus, et ira farcir la tête de gens qui ne s’y retrouvent déjà guère, et s’y perdront tout à fait.Et puis, il surviendra bien pendant ce procès quelque gros scandale extérieur sur lequel l’attention de ces lecteurs pourra se détourner; ainsi la grande presse sensationnelle américaine aura pendant quelques semaines occupé son public et travaillé à lui mettre plus en bouillie que jamais la cervelle, si tant est qu’il en reste une à ses lecteurs, après cinq ou dix ans de lecture quotidienne de ce genre de jour- r" G.p.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.