La lanterne canadienne /, 1 mars 1869, jeudi 11 mars 1869
LANTERNE Vol.I.MONTRÉAL, 11 MARS, 1869.No.26 Une nouvelle terrible est arrivée de Québec la semaine dernière.On disait partout qu’un jeune homme, nommé Chaloncr, avait tiré deux coups de pistolet à un officier anglais qui, après avoir endormi sa sœur avec du chloroforme, avait commis sur elle cet outrage que ma pudeur m’empêche de nommer. — 114 — Ou ne rencontrait plus un ami sans lui dire : 44 Eli bien ! comment trouvez-vous le jeune homme : n’est-ce pas qu’il a bienfait?’’ Quand mon tour vint d’entendre cette question, je partis d’un éclat de rire tel qu’il dût faire tressaillir les mânes de l’antique Virginie.Ce qui nie surpasse, c’est que tous les journaux aient reproduit ii l’envi ce canard, et l’aient accompagné de commentaires tres-sé-rieux, comme si l’illusion publique n’avait pas de bornes.Qu'un jeune homme, en Canada, lue un otîicier anglais qui a déshonoré sa sœur, c’est tout simplement incroyable.Aussi, je nie a priori que le fait soit arrivé.* C I [1 est tout-â-fait absurde d’imaginer qu’il se trouve dans la vile race des colons un jeune homme qui ne soit très-Hat té de ce qu’un officier anglais ait lait à sa sœur l’honneur de la séduire.Quoi ! lorsqu’on voit des pères qui ont des dotes à donner à leurs tilles ne juger dignes d’elles que ces traîneurs de sabre au gosier en entonnoir, et penser ne pouvoir trop acheter de leur fortune cette insigne distinction ; lorsqu'on voit des mères, et Dieu sait quel eu est le nombre, courir sus à I epaulette, la montrer à leurs filles en extase, trouver leur salon vide tant qu’elles n’y auront pas en- avide coquetterie, leurs avances qu'aucune pudeur ne déguise, les officiers it se permettre avec elles toutes les licences qu'il leur plaira, on est en droit de nier tout d’;1 : 1 'il existe dans notre société déchue un frère qui voie dans un ollicier anglais un homme comme un autre, lorsqu’il s’agit de l’honneur de sa sœur.« « * Je connais dans Montréal quantité de jeunes filles, parvenues du billion, aussi sottes qu'enrichies, qui n’imaginent pas un homme sans éperons, sans képi doré, et sans epaulettes.Si vous leur êtes présenté, elles vous regardent curieusement ou ne vous regardent pas du tout, et si vous leur faites un salut en les rencontrant, oh disgrâce ! autant vaudrait envoyer des baisers à un perroquet empaillé.t * * Avec cela vous êtes colon, (ille de colon.Quoi de plus inférieur ! Est-ce que les lionceaux britanniques s’occupent de ce que vous ayez de l’honneur ou non ?Ces tilles des colonies sont leur pâture, leurs joujoux, et s'ils D$D — 11!) — consentent à s’amuser avec elles, s’ils les fréquentent, s’ils les courtisent, c'est pour chercher des victimes ; et si par hazard ils les épousent, c’est lu pistolet sur la gorge, ou les créanciers qui arrivent sur eux en hurlant.* * *• Vous croyez qu’on vous recherche, imbéciles! Oui, on recherche les côtés faibles et l'on guette l’occasion.Parbleu ! vous nous jetez vos lilies clans les jambes, eh bien ! quelles y passent.* * * Et ensuite, vous jetterez les hauts cris.Vous ferez retentir l'hospitalité souillée, la confiance abusée, les généreuses réception converties en appâts à la luxure.triples niais! Vous vous tendez pièges sur pièges, et lorsqu enfin vous tombez dans le déshonneur par vous-mêmes sollicité, vous croyez que votre indignation vous sauvera du mépris! Les olliciers anglais vous prennent pour ce que vous êtes, corbleu ; de quoi vous plaignez-vous donc?*• ?» On comprendra que je ne cherche en ce moment aucune espèce d'allusion, et que je fais mes réserves pour certains cas exceptionnels où les victimes ne méritent pas leur sort, et ne doivent pas's’attendre à un malheur qu’elle n’ont rien fait pour rendre inévitable.« ?I Mais ces cas tout-à-fait extraordinaires se noient dans un océan de turpitudes tous les jours renouvelées, amplifiées, centuplées.Comme si nous n’étions pas assez humiliés déjà d’être encore des colons eu 1869, avec quatre millions d’habitans, des villes comme Montréal, Toronto, Québec, Halifax, un voisinage comme celui des Etats-Unis, après vingt occasions de nous afiVanchir ou de nous annexer repoussées par nous, comme si ce n’était pas déjà assez de hontes bues, assez de dédains essuyés, pour que nous puissions au moins conserver au sein de la famille un refuge où nous ne soyions pas obligés de rougir ! « « < Mais voilà : nous avons des fronts oit la honte ne monte plus-Dépendancc de tous cotés.A force de nous voir soumis, nous sommes devenus indignes.L’habitude de la prostration produit cet efict; on reste courbé.Courbé devant le soldat, courbé devant le prêtre, voilà le peuple canadien.Il est le pavé de son sol ; et sur ce pavé lemili. — 420 — taire passe, le fouet ;i la main, et ses éperons retentissons, et les jeunes lilies regardent avec des flammes dans les yeux.A nous, les lilies.Oui, très-bien, prenez.Mais un jour on reçoit deux balles dans la tête.Qii’cst-ccla?Tout le inonde est pétrifié d’étonneinent.Quel est donc cet insensé qui n’est pas encore a plat ventre?C’est un jeune homme de 17 ans.Ah ! c’est autre chose ; à 17 ans on a encore des sœurs.* » ?Une classe d’êtres impossibles à comprendre dans Montréal, ce sont les pères de famille riches.Soyez un jeune homme bien posé, élégant même, généralement estimé, avec un avenir souriant devant vous, soyez le préféré de leur fille, auprès d’eux vous n’aurez aucune chance.Vous courtisez la dot! .Soit.Mais alors il qui la donnerez-vous donc, votre tille?Vous faut-il un borgne, un bossu, un crève-faim, un éclopé, un goitreux, ou un bancal?Le père encore parfois compose ; un homme, cela raisonne.Mais la mère .c’est affaire de confesseur.Le jeune homme qui convient à sa fille est celui qui sait le mieux servir une messe, ou qui aura pris des engagements vis-à-vis des corporations religieuses, si elles le font réussir.C’est un hypocrite, un besogneux, un plat intrigant, un vil cafard ; il vendrait son âme s’il en avait une, il a une face qui semble se présenter sans cesse aux soufflets, tout ce que vous voudrez, mais il est appuyé par la cohorte qui voit en lui un instrument servile, et il sera choisi.1 * » L’avantage d’une fille est de naître pauvre, et de continuer de l’être.Elle sera femme, celle là.L’autre, celle qui a le malheur d’être riche, ballottée de préten-dans en prétendans, esclave du choix qu’on aura fait pour clic, seule à ne pouvoir exprimer une volonté dans le flot d’intrigues qui l’enveloppe, verra sa belle jeunesse se flétrir dans des vœux stériles, ou son mariage devenir le tombeau de scs espérances.» * * Vous qui m’écoute/., jeunes gens de Montréal, sachez être les» maîtres de vos destinées.Enlevez la place d’assaut, dussiez-vous pour cela vous rendre jusqu’à New-York, comme cela arrive, et vous aurez étoullè dans sa boue l’intrigue acharnée à vous perdre.11 ne faut plus que ce soient les commères qui dirigent notre monde, il faut que ce soient vous. Arrivez, et changez la face d’un peuple trop longtemps abruti.* * t Devant vous s'effacent deux générations, la plus vieille dans son ineptie dévotieuse qui a fait le blocus des idées, l'autre dans son impuissance.Elles s'effacent lentement, il est vrai, mais leurs traditions s'effacent plus vite.Dans une société jeune, les idées coulent comme un flot dés qu'elles ont pu trouver leur lit.Je vois l’avenir plein de riantes promesses, sortons une fois de l’ornière, et nous aurons bientôt gravi les pentes.* *• * Le tout est d'oser.C'est difficile, je le sais: vous arrivez sur une scène où vous ne trouvez que des exemples de faiblesse et qu’une tradition politique, la plus funeste de toutes, la génératrice de tous les avortemens, celle du juste milieu, du compromis.Ménager la chèvre et le chou, tel est l'axiome que vous laisse une école de politiqueurs expirant sous les coups d’une autre école qui, elle, ne ménageait rien, qui a tué la chèvre, et pris le chou.* * * D'ailleurs, pour être sur de parvenir au but, il faut chercher à le dépasser.Quand on ne veut que l’atteindre, il est rare qu'on ne reste pas en deçà.Il faut vouloir le plus pour avoir le moins.Jeunes gens, soyez extrêmes.Ne redoutez pas ce mot.C'est dans l’extrême seul qu’on touche le vrai ; la vérité, c'est l'absolu.* * » N< Sous vivons dans un pays où nous n’avons pas le choix des moyens, parce que le mal est trop avancé pour qu'on lasse l'essai de différons remèdes ; nous n’en avons pas le temps ; arrachons la dent qui pourrit ; lui mettre un calmant, c’est vouloir en sou 11 rir encore bien plus demain.* * « Si nous avions affaire à une population qui eût quelque teinte des choses publiques, si des argumens pouvaient arriver jusqu’a elle, s’il y avait conflit de vues et d’opinions sur la manière d atteindre le but, on pourrait varier les expériences, mais en présence d’un peuple qui se tient devant une idée comme une bête a cornes devant lin chemin de fer, il n’y a qu’un moyen, c’est de le prendre par le chignon du cou, le jeter dans le char à bétail, et « • « Je serais bien curieux de savoir ce qu’ils pensent aujourd hui, tous ces libéraux de la vieille école, la plupart libéraux-mais-ca-tholiques, nuance de pain d’épicc, qui, lorsque je parus avec la Lanterne, s’écrièrent tout d’une voix : u II est donc devenu fou Buics, à quoi songe-t-il?En Canada faire du radicalisme ! attaquer le taureau par les cornes (taureau veut dire prêtres) ! Après cela, s’il veut se faire pendre, c’est son affaire ; dans tous les cas.il ne se rendra pas au cinquième numéro.” Je ne suis pas encore pendu ; voici le No.26, et comme un dogue j’ai sauté au nez du taureau, et je m’y tiens.Que dites-vous d'un médecin qui écoute son malade?Voilà cependant ce qu’était le libéral de la vieille école.Mais il écoutait encore moins les répugnances du public que ses propres craintes.Il prenait volontiers sa faiblesse pour le malheur des temps.N’osant affronter l'ignorance publique, il la caressait.Il avait mille petits moyens détournés, et lorsque parfois le hazard le faisait réussir, il croyait à un grand pas fait par l’opinion publique oui, il avait cette illusion, de croire a l'opinion publique et de vouloir l’attirer à lui.Il disait par exemple “ A Jésuite jésuite et dcmP\ mais comme il est impossible d’être jésuite et demi, que toutes ses petites manœuvres laissaient toujours voir le bout de la ficelle, et qu’il avait affaire à des gens beaucoup plus adroits que lui, il en résultait que cette rusée tactique nous faisait perdre* du terrain tous les jours.* > > Aussi qu étions nous devenus?On ne comprenait même plus ce que signifiait le mot libéralisme et toute la polémique des journaux se réduisait à discuter le sens de cette expression, en l’obscurcissant de plus en plus.Pourtant, c’était bien clair.Le parti libéral boîteux.incertain, chancelant, presque anéanti par la confédération, faisait entendre ses derniers râles dans la mare où il s’éteignait.Aujourd’hui, il commence à renaître, grâce au tableau navrant que nous offre le parlement local de notre complète nullité et de notre infériorité honteuse.On leur met le nez dans leur pourriture, aux Canadiens, et ils commencent à sentir.» » » Jeunes gens, l’avenir est à vous ; assez des phraseurs, des discolours.des conciliateurs, des énargneurs.il faut maintenant des hommes d’action.Arrivez, la haionette en avant, et faites une charge it fond de tram.b je vous dis que vous resterez les maîtres, et que vous n’avez qu'à vous montrer, et vous pouvez m’en croire.* 1 •» Mr.Tremblay, le député de Chicoutimi, veut à tout prix qu’il V ait un Canadien-lrançais capable d’être commissaire du chemin de 1er intercolonial.Il nourrit de plus la douce illusion que le parlement de Québec puisse s’occuper de ce qui concerne directement notre province, et il a voulu faire des observations sur le choix arbitraire de Mr.Brydges qui nous est imposé par l’omnipotence fédérale, sans qu’on nous croît dignes d’être consultés.Mr.Chauvcau, qui est un grand ministre de province, l’a vîte rappelé au sentiment de notre situation, en lui faisant comprendre que le parlement de Québec est comme les anciens parlements de rrance, sans aucune attribution politique, avec cette seule différence que les parle me lis français ne faisaient qu’enrégistrer les édits du roi, et que celui de Québec enregistre les édits d’Ottawa et des cvêqties.Lorsque cette question vint sur le tapis l’automne dernier, la Minerve avait trouvé juste la réponse qu’il faut.Je ne puis m’empêcher de la reproduire : “ Quand il n’y a plus enjeu qu’une question d’argent, ce n’est pas la nationalité qu’il faut invoquer, c’est la capacité.On dit que c’est M.Brydges qui va être le commissaire pour le Bas-Canada.Trouvez un homme plus expérimenté que lui dans les questions de chemin de fer ; tâchez surtout que ce soit un cano* clien-français, et si on ne le nomme pas, alors vous pourrez crier et nous crierons avec vous qu’on a commis une injustice.“ Dans une entreprise de la nature du chemin de 1er intercolonial.où.une Ibis le tracé choisi, il ne reste plus que des intérêts matériels à régler, ce n’est pas de telle ou telle nationalité qu’il doit s’agir, c’est de savoir où est te plus capable et le plus habite (te chaque Province.Que/ est te canadien qui s'est fait une réputation dans les chemins de fer et dont les connaissances spéciales pourraient être utiles au pays pour le chemin de fer intercolonial ?En affaires comme en affaires.Pas de distinction de races où il n’en faut pas.” Voilà.Ceci est tout bonnement irréfutable.Mais si c’était moi qui l’eut dit, on m’aurait trouvé impie, et surtout immoral.Le Nouveau-Monde, qui a appris à écrire clans le syllabus, eût même ajouté ignoble.Que voulez-vous?Rien n’est immoral, impie, et ignoble, comme ce qu’on ne peut pas réfuter.» * * Je lis clans un journal étranger qu'une pétition demandant 1 expulsion des Jésuites a été présentée à l’empereur de 1* rance. — 424 — J’y remarque les paroles suivantes : " En vous demandant d’expulser les Jésuites de Fiance, nous ne faisons que réclamer contre eux l’exécution d’une loi qui n’a jamais été révoquée.Le scandale honteux qu’ils viennent de donner à bordeaux, et qui a attiré sur eux un châtiment bien mérité, démontre qu’ils ne reconnaissent d’autre autorité que la leur, et que le ministre de l’instruction publique reste désarmé devant leur puissance.“ Si de tels faits avaient eu lieu sous Napoléon I, leurs collèges eussent été fermés dans les vingt-quatre heures par le grand-maître de l’Université.*l Les Pères n’obéissent qu’à une autorité, celle de leur général qui, comme le pape, commande urbi et orbi, et devant qui le souverain qui les accueille ne devient qu’un instrument Cette pétition est accompagnée des citations suivantes: u Les Jésuites sont les ennemis de Dieu (L’abbé Cabrai).Les Jésuites laissent toujours après eux une trace de sang et de poison (Napoléon 1 ).Aux Jésuites nous ne devons rien que l’expulsion.(Thiers.)” 4 «• r A ce propos, il ne serait peut-être pas déplacé que je mette sous les yeux du lecteur quelques passages du discours de l'archevêque de Matines, De Pradt, dans lequel je trouve rémunération suivante de toutes les expulsions que les Jésuites ont subies depuis trois siècles.P 154—Nota.| De Sara gosse en 1555 De Venise en 1606, 1612 De la Palestine en 1566: Roy me D'Amura au De Vienne en 1568 ; Japon 1613 D’Avignon 1570 Bohème 161S D’Anvers, de Ségovic, du Portugal 1578 D'Angleterre 1579, 1581, 1586 Du Japon 1587 I longrie et Transylvanie en 1588 Bordeaux 1589 De toute la France 1594 Hollande 15(46 Moravie 1619 Naples et Pays Bas • 1622 Chine et Inde 1622 Malle 1634 Russie 1676, 1723 Savoie 1729 Portugal 1759 Espagne 1767 Ville de Tour non 1597 j Roy me des 2 Sicilcs 1767 Du Béarn 15971 Duché de Parme 1768 D’Angleterre de nouveau 1601 Malte de.nouveau 1768 Idem “ 1604 Rome et toute la chréticn- Dantzick & Thorn 1606 ! noté.1773 Expulsions partielles ou générales, —37 !*• LS7" • ; ; 'ls (les Jés :) font mourir dans la douleur le cardinal de Tournon, légat du Pape pour constater l’état de leurs — 425 — missions d’Asie ; ils font craindre un sort aussi cruel à l’a la for, charge par le roi d’Espagne du même emploi en Amérique .Rois par la force et l’adresse au Paraguay, avides des gains du commerce exercé par leurs agens, dis-pilleurs éternels, fauteurs dc Pinquisition, bourreaux des infortunés victimes de Thorn ; après avoir empoisonné quelques années de la vie de Henri 4, après avoir épouvanté ce grand courage, après avoir rejeté Pellet des intentions bienveillantes de Louis 15, et lui avoir fait craindre un éclat, après avoir fait balancer pendant cinq ans entiers le génie de Clément 14, ils succombèrent enfin sous la coalition de la plus grande partie des rois de l’Europe .Fauteurs de tous les genres de despotismes, en tout temps, en tous lieux, ils n'ont connu pour les peuples que des fers, et autant qu’il sera en eux, ils reviennent pour leur en rapporter.Le roi d'Espagne fît enlever le même jour tous les Jésuites de son Etat, et les fît jeter sur les cotes des Etats du pape.Cet envoi inattendu embarrassa beaucoup Rome où en général on aime mieux recevoir que donner.V.166.Clément 13 meurt, contre l’attente de tout le monde le 3 février 1769, la veille du jour indiqué pour le consistoire où devait se traiter l’affaire des griefs des rois de France, d'Espagne et de Naples contre les Jésuites.Clément 14 aussi mourut d’une manière inattendue et par une cause inconnue, le 22 Sept.1774, lorsqu'il se préparait :i éloigner de Rome les Jésuites, et à renouveler son arrêt contre eux.P.2or, Nota.Plus de 40 censures prononcées par les Universités et Facultés de Théologie d’Anvers, de Bourges, de Rhcims, de Paris, de Poitiers, de Louvain, de Cracovic, et autres, depuis 1588 jusqu’en 1761.2 0 .Plus (le 200 censures prononcées par les évêques cl Archevêques depuis 1554 jusqu’en 1759 ; parmi ces prélats on voit figurer tout ce que l’Eglise gallicane a produit de plus illustre.3 0 .3 censures par des assemblées provinciales du clergé en 1650 et t(>6o.4 ° .7 censures par les assemblées générales du clergé.5 ° .Plus de 80 censures prononcées par décrets de la Cour de Rome, brefs, bulles, lettres apostoliques, depuis 1598 jusqu’en 1762.P- 233.Pour se rétablir, le Jésuitisme a usé de divers déguisc-mens, tantôt il a paru sous le nom de paccauristcs, tantôt sous celui du Sacré Cœur des Pères de la foi .F- 234 .Homme (le cardinal Fcsch) fatal à la France, a sa famille, il lui même, exemple mémorable des dangers qu-entraîne le zèle séparé des lumières.Le cardinal bcsch a été en France, le grand promoteur des Jésuites, des religieuses, des petits séminaires.Dans son zèle inconsidéré, il a tout confondu : et à la manière des petits esprits et des Italiens, il a placé la religion dans les observances légales et dans les choses monacales; ces importations italiennsc ont toujours été funestes à la France .P.235 .Le caractère de cette fâcheuse disposition de l’esprit qu'on appelle Popiniâtreté.c’est-à-dire l’opposition tenace contre la raison, se rencontrait à un haut degré chez cet homme .P.236 .Libre de se montrer au grand jour, le Jésuitisme a reparu dans les bagages de toutes les contrc-rcvolutions armées rétablissant le despotisme, et cela sulîil pour indiquer d’où il vient et où il va.P.277 .Disons le hardiment à toutes les familles : “ Fermez vos portes aux Jésuites, ou renoncez à l’espoir de la paix.” P.390 L’auteur traite du monachisme, et dit.: “Le moine, mot/as, c’est l’homme seul, isolé, séparé du monde ; parmi les 37 ordres (qu'il avait comptés jusqu’à l'époque où railleur écrit ) 2 seulement ont marqué dans la (amile monacale par de grands travaux littéraires, ou bien aliénant d’une autre manière au bien de la société, les bénédictins et les Jésuites.L’auteur nie que le monachisme ait été utile à la société, aux lettres.P.392 " Auparavant, dit-il.que les bénédictins se missent à l’ou- vrage.les universités étaient établies partout.I .394 Le monachisme, ajoute-t-il, a fait pour la religion connue pour l’espèce humaine ; d’un côté il Va servie, mais combien ne lui a-t-il pas nui de l’autre?D’où sont venues presque toutes les hérésies et la réformation ?Qui a al)imé l’empire grec et livré l’Asie et l'Afrique aux Mahometans : Qui a introduit dans le culte le petit esprit, les pratiques minutieuses ou ridicules?Qui a nropagé, en matière de religion, les doctrines et les procédés sanguinaires: qui a allumé les bûchers de l’inquisition, exterminé les Albigeois, et froidement égorgé l’Amérique?Qui a dénaturé la religion en Lspagne, en Italie?Qui a dégradé celle-ci en changeant la charité en mendicité, en appelant une population entière aux vices de l'oisiveté, par l'appât t d une subsistance sale mais gratuite ?Le monachisme .I .402 Le Pape Sixte Quint qui avait ordonné une visite apostolique de la société des Jésuites, mourut et iPune mort preci'fntci\ dit le Pape Clément 16 dans sa bulle de suppression.# + » On m’adresse les questions suivantes : , fEs(:i.1 v!ai (luc hmt dernièrement, à l’Lglise de Honsccours, il a etc célébré une messe (grande) a la demande de certains actionnaires dans une entreprise de mines de fer ou autre minerai, entreprise plus ou moins malade, qu’on voulait réhabiliter en la mettant sous le patronage tout spécial et l’invocation du grand — ‘127 — .S/, y osep/i / Est-il vtai que les actionnaires assistaient en corps a cette solennité, leur président en tête, qu’on a dû être surpris de voir dans cette galère?” Je ne sais pas si cela est vrai ou non.Je ne puis pas assister à toutes les messes qui ont lieu, grandes et petites.Il y en a tant ! Mais je puis iepondie toutefois (jue si l’entreprise en question • est bien malade, elle n en a pas pour trois mois à vivre, pour peu qu’elle continue de s'adresser à St.Joseph.Ce saint là n’aime pas à se mêler des alla ires des autres.C’est prouvé.t » > C O R R E S P O N I) A N C E.Lowell, 28 Février i86p Monsieur.Etant un ami de la lumière, permettez que je dépose ma quote-part d’huile dans votre aimable lanterne.La lecture de votre enfant bicn-aimé, comme vous l’appelez à bon droit, me fait voir comment en Canada il faut que Mrs.les.prêtres s’y prennent pour extorquer les dollars des pauvres gens, «le ce pays.Là les saints cirés et les bénédictions papales font un ellèt admirable.Ici la classe Canadienne se trouvant en contact avec un peuple qui rit de tout cela, les saints en cire et les.oraisons du St.Père feraient un mauvais effet, alors il leur faut recourir à d’autres expédients.Mais la sagacité d’un bon père oblat, tel que le revérendissime (, a rant, a trouvé un magnifique moyen pour arriver à ce but.Le voici : “ Mes chers frères, loin «iit-il un jour au prône, il faut que nous fassions quelque chose au bénéfice de notre Eglise naissante de Lowell.l’ai donc résolu • > *» que nous aurions un festin dans ce but, et au jourd’hui après vêpres, les dames et demoiselles se réuniront ici afin d’en choisir un certain nombre pour présider aux tables et quêter pour l’achat des comestibles.” Ce qui fut dit fut fait : les quêteuses furent élues parmi les bonnes brebis.Voici, dit Mr.le Revérendissime comment se feront les choses.Nous chargerons vingt cinq cents pour l’entrée-et ensuite tel prix pour un morceau de pâté, tel autre pour une dragée, tel autre pour une orange, etc.Voilà comment ce bon.pasteur tondait trois fois ses moutons dans le même printemps : d abord par une quête, ensuite par le prix d’admission, et enfin le prix de chaque bouchée qu’il leur était agréable de prendre.Mais quoique tondus trois fois pour la même chose, le pasteur •k aperçut qu'il leur restait encore un peu de laine, il résolut de tout avoir, et voici ce qu’il imagina pour leur enlever leurs derniers, dix cents.C’était une pêche à la ligne.Mais, me direz-vous,comment peut-on pêcher à la ligne dans.une-s.ille ou il n’y a ni eau ni poisson ?non il n’y avait pas d’eau, mais. — 428 — il y avait du cidre et de la bière, quoique Mr.Garant prêche la tempérance.Voici en quoi consistait cette pêche.Di(1èrenies bagatelles se trouvaient dans une boite située de manière que le pêcheur ne pût en apercevoir le contenu.On promenait alors l'hameçon dans cette boîte et 011 le retirait le plus souvent nu, et accrochait-il quelque chose, l’objet était encore bien au-dessous du prix du coup de ligne.Cependant le bon curé ne se montrait pas trop exigeant, et ne demandait que dix cents du coup de ligne.C’est ainsi que l’on cultive ici la bourse des bons canadiens.l*our terminer la soirée on donnait pour dessert des exercices tels qu’on en voit dans les cirques ; culbutes et autres.C’est la deuxième représentation de ce genre depuis l’installation à Lowell du Rev.Garant; nous attendons la troisième prochainement, car il paraît qu’il fait son a lia ire admirablement de cette manière.C’est toujours au profit de l’Eglise, comprenez le bien.Cependant l’apparition des nouveaux achats n’a pas eu lieu encore et je commence à en désespérer.Il est bon que vous sachiez que tout cela se fait dans le sous-bassement de l’Eglise.La profanation du lieu saint n’est qu un petit péché bien véniel dès lors qu’il porte bénéfice aux marchands de bénédictions.Cependant je crois que si le Christ revenait une seconde fois sur la terre, il lui faudrait de nouveau s’armer de son fouet pour chasser ceux qui changent ainsi son temple en cirque et en restaurant.Je suis sincèrement Votre tout dévoué Un Ami dic i.a Lumiehk.% « € VARIETES.11 est question d’abolir dans toutes les églises le vieux cierge de suit et de le remplacer par des cierges à gaz, moins malpropres et tout aussi efficaces.Déjà au Vuy, cette innovation a été essayée.On a tait passer des tuyaux dans le corps de la Vierge colossale, faite avec les canons de Sébastopol, et le soir les fîmes pieuses, qui ont de l'argent ii perdre, peuvent se payer la grande ou la petite auréole.On appelle ainsi une guirlande de dimension plus ou moins resplendissante qu'on allume sur la tête de la statue.La ¦ ierge au gaz! Raphael a oublié celle-là.f * « C n adroit spéculateur, voyant avec quelle étonnante faveur le touet est accueilli dans un certain monde bien pensant et bien agissant, comme le plus sûr moyen de gagner le ciel en perfection- — 429 — nant toutes nos vertus, est sur le point de prendre, sous le nom cl* R.P.Basile, un brevet pour un fouet de son invention plus moral encore, assure-t-il, et d'un usage plus sûr que les fouets en usage jusqu’à ce jour.C’est peut être beaucoup de prétention Maison sait que les inventeurs se font souvent d étranges illusions sur les produits de leur imagination.Quoi qu il en soit, il ni a soumis son projet de prospectus.Le voici : PLUS D’ENFER! l'Ail A DIS ASSURE POUR TOUS.Traitement par le fouet pour salut, à sept lanières, du R.P.Basile, breveté s.g.d.g.Ce fouet, d’un maniement facile, élégant de forme et portatif, même en voyage, cingle la peau sans altérer la chair.Cette qualité le rend surtout précieux pour les pénitentes femmes du monde.Il est employé avec succès dans les institutions dirigées, par les bons pères et convient à tous les âges.Dès son apparition dans le monde, le fouet pour salut a 616: l’objet des éloges les plus flatteurs de la part de plusieurs évêques français, comme d’un certain nombre de laïques de distinction, tels que M.Veil il lot, rédacteur de l'Univers, et miss Mat bible Bow-yer, ces deux grands maîtres de la fustigation contemporaine.Il y a des fouets pour salut depuis cent francs (manche d’ivoire avec ciselure cl incrustation d’une relique) jusqu’il 3 fr.75 c„ format simple pour l’usage habituel.On peut essayer le fouet pour salut chez l’inventeur, où l’on trouvera un cabinet clos à cet usage.Nota.Le R.P.Basile, désireux de mettre sa salutaire invention à la portée de tous les (ici un mot que je 11’ai pu déchiffrer), vient, pour satisfaire à des demandes réitérées, d’appliquer son principe de fustigation cinglante sans altération de la chair à des fouets à cinq lanières, format réduit, au prix de 2 fr.•15 c.(Ecrire franco.) Voilà ce prospectus.Il m’a paru très-convenable.Gagner peu sur chaque objet et vendre beaucoup, telle est la maxime économique du R.P.Basile.De plus, en cinglant la peau sans altérer la chair, il aura rendu pour beaucoup de nos dévotes le chemin du ciel plus facile, sans les obliger à renoncer ostensiblement aux pompes de Satan.OSCAR COMETTANT.» » » CAREME.Le carême n’est pas particulier aux chrétiens.Les Indous, adorateurs de Brahma, ont, depuis la plus haute antiquité, des. — 430 — •pratiques analogues.Le magisme, religion des Perses, prescrit des jeûnes et des abstinences.Le boudhisme, qui est établi depuis plus de mille ans avant notre ère, et qui régit 200 millions d’habitants dans la Mongolie, le Thibet, la Corée, la Chine, lu fa pou, olli u non seulement en ce point, mais encore en beaucoup d’autres, une grande similitude avec la discipline chrétienne.On s’accorde généralement it reconnaître que le carême répond ii une coutume universelle, introduite par les législateurs religieux, soit pour habituer l'homme it exercer l’empire sur lui même, soit dans l’intérêt de sa santé, soit aussi pour la conservation de certains animaux it l'époque de leurs amours.Au concile de Nicée, le carême est, pour la première fois, l’objet d’une disposition légale de la part de l'Eglise.Ce 11’est pas qu’on l’ait institué alors; au contraire, l’assemblée des évêques lu reconnaît comme établi généralement et depuis longtemps.Du l’avis du plusieurs Pères, le carême est d’institution apostolique, c'est-à-dire rapporté aux apôtres it cause de son ancienneté et de l’incertitude où l’on était de son origine.O11 le considère aussi •comme une imitation du jeûne de Jésus-Christ dans le désert.Primitivement, dans l’Eglise latine, le carême parait n’avoir été que de trente-six jours, bien qu’il soit désigné sous le nom île lessarakostc (quarantaine) par le concile de Nicée.Ce ne fut que vers le IXe siècle que le jeûne de quarante jours fut observé d’une manière générale et précise.En Orient, le carême commençait sept semaines avant Pâques, mais il 11’était obligatoire que cinq jours de chaque semaine, et dans certaines contrées il se réduisit de beaucoup.L’Eglise grecque a toujours prescrit une abstinence plus rigoureuse que l’Eglise latine.Elle défend l’usage des omis, du poisson, du laitage et de l’huile.La propension des Orientaux à se montrer plus austères dans l'observation du carême est très remarquable.Soit disposition religieuse, soit influence de tempérament et de climat, ils furent de tout temps plus contemplatifs que les Occidentaux, et chez eux l’abstinence et la méditation semblent inséparables.Outre le carême de Pâques, il leur arriva d’en observer quatre autres de sept jours chacun : celui des Apôtres, celui de l’Assomption, celui de Noël et celui de la Transfiguration.Leurs moines en ajoutaient un cinquième et un sixième.Cependant il faut rappeler aussi que les premiers moines latins eurent jusqu’à trois carêmes de quarante jours, à •différentes époques de l’année.Les prescriptions de l’Eglise ne se bornaient pas seulement it l’abstinence de la chair et du vin, et it un unique repas après vêpres vers cinq ou six heures du soir, elles s’étendaient à tout ce qui pouvait cire l’objet d’une satisfaction physique, à toutes les commodités de la vie.H dallait se priver de sommeil, de récréations, de promenades, de visites, de conversations, s’abstenir d’un acte quelconque qui, procurant une douceur, un soulagement, eût été contraire à l’esprit Je mortification et de pénitence.Le bain, si nécessaire dans un — 431 — temps où l’usage du linge n'existait pas, était interdit avec tout le reste.La continence était iccommandee d une manière expresse aux personnes mariées, et c’est de là que vient la défense, qui subsiste encore aujourd’hui, de célébrer des mariages pendant le carême.Il est impossible de ne pas être happé du caractère de cette sévère discipline.Hostile à la chair, impitoyable poulies instincts végétatifs de l’homme, elle cherchait a donner à l'esprit sur le corps la domination la plus absolue Le monde païen avait péché par l’excès contraire.Pour la formation d’une société nouvelle et de mœurs meilleures, il était sans doute nécessaire qu’une rude épreuve de ce genre vengeât .l’esprit de la matière et élevât une partie du genre humain bien au dessus du niveau moral des sociétés polythéistes de l’antiquité.Le carême devint peu à peu moins rigide.11 fallait qu’il fût tièdement observé à l’époque de Charlemagne, pour que ce prince trouvât nécessaire d’introduire alors la peine capitale contre la violation, par mépris, de cette partie de la discipline religieuse.Au XIle siècle, l’usage était déjà de ne pas attendre jusqu’au soir pour manger ; le repas fut insensiblement avancé jusqu’il midi.La collation, ou petit souper, fut empruntée aux religieux, qui, après avoir assisté le soir à la lecture des conférences des Pères, appelées colla lion es, buvaient, les jours de jeûne seulement, un peu d’eau ou du vin.Sous ce nom modeste on finit par faire un second repas complet.Depuis longtemps les évêques accordent la permission de faire gras certains jours de la semaine à tous les habitants de leurs diocèses, et des dispenses particulières de jeûne et d’abstinence aux malades et aux infirmes.Aujourd’hui le régime sec, la xcrophagic, comme on disait anciennement dans l’Lglise, serait souvent un véritable suicide pour tant de gens qui ont besoin de toutes leurs forces pour travailler, et à qui les privations les plus dures s’imposent assez d’elles mêmes.JIUCII 1ST CVltUZJ'.) ATTENTION ! LA LANTERNE CANADIENNE 3?nv A.BUIES, Journal humoristique, hebdomadaire, l'eimcmi instinctif des sottises, dos ridicules, des vices, et des défauts des hommes.hes abonnements ne se prennent pas pour plus de six [mois, payables d'avance.Pour six mois.9*«00 Pour trois mois.O.oO 1N>iir un mois., joute communication devra être adressée directement au rcdactcur-pro-l’riétairc, A.Jiuies, Montréal. LA LANTEJïNE- lb R ESTA URATEUR Anu’ricain UKS C II K V K U X l'îbt le meilleur nu monde.Il ramène les cheveux gris) à leur couleur primitive, fait disparaître la crusse et toutes les pellicules irritantes de la tête.Il empêche la chute des cheveux, les fait croître, écarte du péricrûne tous les dépôts d'humcms, et conserve l’hygiène de la peau et lu chevelure.•I.PALMER, Coiffeur, Perruquier et Parfumeur, Pains hands et froids, :if>7 Rue Notre-Dame.ARGENT A PRETER Par sommes do §50 et au-dessus, sur llipolhèques, Loyers, etc.S'adresser, au No.'Ml Hue Notre-Dame.TOUX ! TOUX ! ! TOUX ! ! 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