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Titre :
La lanterne canadienne /
Hebdomadaire anticlérical fondé et publié par Arthur Buies, dans lequel celui-ci aborde les sujets les plus divers : la famille, l'éducation, la religion, la politique, la nation, le travail et l'économie.
Éditeur :
  • Montréal :A. Buies,1868-1869
Contenu spécifique :
jeudi 25 février 1869
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

La lanterne canadienne /, 1869-02, Collections de BAnQ.

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LANTERNE Vol.I.MONTRÉAL, 25 FEVRIER, 1869.No.24 Il paraît que la bibliothèque du parlement de Quebec ne contient pas même le code civil.On attend qu’il ait été approuvé par l'archevêque.* * * Séance du 10 Février.Mr.le député Benoit demande que la bibliothèque du département de l'instruction soit réunie à celle du parlement. — 386 — Mr.Chauveau objecte que cette bibliothèque ne comprenant guère qne des livres scientifiques, serait complètement inutile aux membres.Ca va de soi : tout ce qui est scientifique est déplacé au parlement de Québec.Mr.Benoit réplique qu’il n’a pas eu un instant l’idée d augmenter le nombre des livres afin que les membres pussent lire, qu’il était trop bon catholique pour exprimer un tel vœu, mais qu’il ne l’avait fait que par motif d’économie, pour épargner l’emploi de deux épousseteurs au lieu d’un.Ce mot $ économie fait bondir sur leurs sièges les trois-quarts des membres qui ne comprennent pas qu’on ose prononcer ce mot en plein parlement.L’un d'eux va même jusqu’à dire qu il est cruel et lâche de profiter ainsi de la maladie du trésorier à qui une diminution dans les dépenses peut causer une émotion fatale.*** Tout-à-coup on annonce un message du Conseil Législatif.— Le Conseil supplie les membres de se rappeler que le 19 février étant un jour de jeûne, il convient de s’abstenir de toute discussion sur un sujet d’intérêt public.Une suave expression de béatitude accueille-ce message, le ministère propose l’ordre du jour ainsi conçu .“ Il est expédient que le parlement local fasse 1 achat de cinq cents exemplaires du Petit Albert, et de douze cents exemplaires des Exercices de Neuvaines pour ouvrir l’esprit des deputes qui persiste à s’obscurcir de plus en plus, malgré les sacrifices que le clergé a faits pour leur élection.” Cet ordre du jour, basé sur les bons principes, est adopte avec enthousiasme.* * # Mr Marchand (d’Iberville) croit le moment venu de présenter quatre-vingt douze pétitions de Canadiens émigrés demendant a rentrer dans leur pays., » .La joie des membres est indescriptible.Ils voient deja tripler le nombre de leurs électeurs., .Mais l’évêque d’Antédon, Mr.Laflcche, qui est venu surveiller les débats, et qui, en sa qualité d’évêque, a un contrôle incontesté sur les discussions du parlement, ouvre une bouche sacree pour dire “qu’il ne permettra jamais l’introduction de cet element corrompu au sein du troupeau dont Dieu lui a confie la garde, qu 1 est en cela l’organe de l’épiscopat canadien, et que, s il est indispensable que le pays soit colonisé, il ne 1 est pas du tout qu il ait S —- 387 — des colons, que les forêts doivent être défrichées, mais qu’il faut avant tout y bâtir des églises, que si les canadiens aiment mieux émigrer que de mourir de faim a côté d’un presbytère, c’est qu’ils ont répudié tout patriotisme, et qu’il est dangereux de les laisser revenir, que, du reste, ils ont perdu aux Etats-Unis l’habitude salutaire de mettre des scapulaires à leurs charrues et de faire bénir leurs grains, que l’ensemencement des grains non sanctifiés causerait des tremblemens de terre et autres catastrophes dans notre pays, si heureux jusqu’aujourd’hui Et s’échauffant de plus en plus, l’évêque d’Antédon finit par declarer qu il est bon toutefois de laisser le député d’Iberville qui est un libèral-mais-catholique, comme le Franco-Canadien qui aA 33 lecteurs dans son voisinage, renouveler indéfiniment ses petitions, pour berner les braves gens qui ne sont pas tout-à-fait morts de faim en récitant le chapelet, mais qu’il serait souverainement démagogique et impie de leur prêter la moindre attention.” , Ce qui distingue Mr.Chauveau de ses collègues du ministère, c est 1 habitude du langage diplomatique.Ce mérite est indispensable avec un parlement habile et éclairé comme celui de Québec.• Ayant été dix ans Surintendant de l’Instruction Publique sous les ordres de l’evêque de Montréal, Mr.Chauveau a appris à faire croire qu’il y avait des écoles dans le Bas-Canada.Ainsi, toutes les fois qu’il voulait parler d’une sacristie, Mr.Chauveau se servait invariablement du terme “ école publique.” Aujourd’hui, Mr.Joly lui ayant demandé quel serait le salaire des commissaires du service civil, l’Hon : premier répondit sans embarras “ qu’il n’y aurait pas de salaire, mais une indemnité qui devra être fixée.Devra êtrejixée est au futur, comme le couronnement de l’édifice en France.Mais pour que Vindemnité promise ne soit pas une vaine illusion, on commencera par payer les commissaires fastueusement, puis on fixera le montant qu’ils devront recevoir.Mr.Picard fait le tableau des dissentions intestines produites par l’incertitude des limites entre les cantons de Fingwick et de Wotton.Autrefois, une clôture servait à indiquer cette limite que le pays déplore.Mais la clôture ayant été enlevée subitement dans l’air, un jour qu’un Suisse (traduisez un ministre protestant) pas- — 388 — sait dans le chemin, Mr.Picard demande qu’un arpenteur soit nommé pour fixer de nouveau la limite, avec un salaire de 5i°°° dollars.(Mr.Picard n’étant pas un diplomate, dit tout simplement salaire, comme un habitant.) La chambre vote d’emblée les 5,000 dollars.* * * Mr.Dunkin, quoique «malade, trouve dans son patriotisme la force de demander que le chapitre des dépenses ne figure pas dans le budget.Un assentiment respectueux accueille cette proposition digne de tous les éloges.Mr.Dunkin présente alors le chapitre des recettes qui paraît très-satisfaisant.On dit que Mr.Dunkin, ne Voulant pas priver plus longtemps le pays de ses services, consent à recouvrer la santé.• Le président du Sénat fédéral, Mr.Cauçhon, propose alors l’ajournement.Un murmure flatteur parcourt l’auditoire, et la chambre s’évapore.Mr.Chapleau voulant faire une manifestation contre le gouvernement, sort le dernier, en passant la main dans ses longs cheveux d’ébène.Mr.Jean-Baptiste Daoust fait un faux pas, mais l’honorable Procureur-Général s’empresse de le légaliser.* » ! Une dépêche télégraphique annonce qu’un membre du clergé a perdu son cheval et sa voiture dans la dernière tempête de neige.Contraint de se rendre à son presbytère à pied, le lendemain il refusait l’absolution à tous ses pénitens qui ne lui apportaient pas un louis pour s’acheter un nouvel attelage.On dit qu’il a aujourd’hui deux chevaux et que soixante familles de sa paroisse sont parties depuis lors pour les Etats-Unis.Cet heureux résultat a exalté outre mesure le pauvre curé qui attend avec impatience la prochaine tempête où il pourra perdre ses deux chevaux, pour en avoir quatre huit jours après.* * * Depuis longtemps je cherchais le secret de l’amour profond que le peuple a pour les couvens, séminaires, et corporations religieuses en général.Je l’ai enfin découvert. — 389 — Vous êtes père de famille, je suppose.Vous gagnez misérable meat 20 ou 40 cents par jour : votre femme est au lit, malade, ou incapable de travailler par épuisement ; vous avez deux grandes filles, et plusieurs enfants en bas âge.Ne pouvant pas trouver d’emploi dans les magasins, vos filles courent au couvent de la Providence où on les reçoit à bras ouverts.Mon Dieu ! conservez longtemps ces saintes maisons, refuges des pauvres gens.*** De suite vos filles ont de l’ouvrage à ne pas leur laisser un moment pour se rappeler leur misère—il ne faut pas avoir de distractions dans la maison de Dieu— ; mais elles sont joyeuses, on les sauve du vice, elles travaillent ardemment, et quand vient le soir, bien tard, pas avant six heures, (elles sont entrées à sept heures du matin,) elles vont recevoir leur paie.Moment suprême ! Voilà trois mois qu’elle n’ont pu gagner d’argent.Elles approchent, c’est leur tour, elles tendent la main, cette main qu’on peut tendre sans honte quand c’est pour recevoir le prix du travail : la trêsorière a leur compte tout fait d’avance .quelle maison d’ordre, et comme on y respire l'amour de toutes les vertus ! La trêsorière ouvre la cassette, y plonge sa main pleine des trésors de la providence, et prend CINQ_ SOUS qu’elle offre aux deux jeunes filles, 2 sous kt-demi pour chacune d’elles ! !— “ Voilà une famille arrachée au désespoir” dit saintement la bonne religieuse en levant les bras vers le ciel—car il faut savoir que ces pieuses femmes sont pleines de tendresse .dans le geste.Avec leurs cinq sous, les jeunes filles vont apporter la joie et l’abondance à leurs vieux parens, à leurs petits frères.Oui .mais huit jours après, on apprend qu’une femme du peuple est morte sur un grabas glacé .“ des Ji'evres,” disent le Nouveau-Monde et l’Ordre qui sont, après les nonnes, ce qu’il y a de plus charitable en Canada, car ils n’oublient jamais d’annoncer votre mort, et de vous recommander aux prières de toutes les bonnes âmes.$ * * Il est vrai que le même jour où la trêsorière de la Providence donnait cinq sous à deux jeunes filles pour un travail de douze heures, d’autres religieuses de la Providence, non moins trésorières,-, mendiaient par toute la ville, et rapportaient le soir bon nombre de piastres qui serviront à acheter de nouveaux St.Pacifique—ily à des St.Pacifique tant qu’on en veut, le nombre n’y fait rien, c’est comme les morceaux de la vraie croix qui, paraît-il, avait 360,000 pieds de haut, et qui est aussi inépuisable que la crédulité humaine.« * * — 390 — s Cependant le bon peuple encombre les églises, et court aux tieuvaines.Il va écouter les prédicateurs qui l’exhortent à faire maigre ! *** Le carême de 1869 tuera plus de monde que tous ses devanciers.En effet, la graisse est tombée à 20 cents, et le beurre est monté à 35.Quel triomphe pour l’église ! * * * L’évêque de Montréal a été reçu à Rome membre de la Congrégation des Rotes.On dit que ça lui a fait beaucoup de bien.*** ‘ Savez-vous pourquoi le choléra ne s’est pas remontré en Canada depuis douze ans?C’est grâce à un remède découvert immédiatement après sa disparition.Je le livre au public tel que je le trouve indiqué dans un journal d’Europe plein de recettes utiles et de saines notions.Appliquez, dit la feuille cléricale, sur l’abdomen, une image de sain t Joachim, le glorieux père de la Sainte-Vierge.L’année dernière, plus de deux mille familles en ont fait l’expérience ; et ça été pour elles un bouclier enchanté.Cette image ainsi placée, la maladie ne s’attache plus à la personne, et, si elle s’y attache, elle en est immédiatement chassée.C’est Dieu qui nous envoie le choléra pour nous punir de nos péchés ; mais saint Joachim le met en fuite.” Quel brave cœur que ce saint Joachim ! Il ne craint pas de se mettre en rébellion ouverte avec Dieu dans son paradis, et de risquer de dégringoler comme l’archange rebelle, tout cela pour venir nous chatouiller le ventre, quand nous aurons des coliques.*.* Cependant les Canadiens expient déjà leurs péchés par tant d’autres épidémies, comme les zouaves pontificaux à Rome, les mandemens de l’évêque Bourget, les sermons de Mr.Giban,.que je trouve le choléra tout-à-fait superflu.Mais enfin, je ne discute pas les volontés divines.Donc, le choléra part, lancé par la main de l’Eternel.Tout de suite St.Joachim court après.“ Choléra, où es-tu ?— Ici, — Bon, je m’applique.Plus de choléra.*** .Et dire que la municipalité de Montréal nous exploite tous les ans en nous faisant vider nos latrines et nettoyer nos cours.Qu’on y vienne le printemps prochain ! — 391 — J’aurai une image de St.Joachim depuis le cou jusqu’au nombril et s’il me faut payer l’amende, ali ! voilà un autre embarras ; on n’a pas encore découvert de saints contre les taxes.Il y a St.Sébastien qu’est avocat contre la peste.St.Erasme qui est avocat contre les spasmes.Ste.Bonose qui est protectrice contre la petite vérole.St.Liboire qui est avocat contre les calculs de la vessie.Ste.Sylvie qui protège contre les convulsions.St.Trophime qui est avocat contre la goutte.Mais il n’y a pas encore de saint qui protège contre les corporations.Espérons que l’évéque de Montréal, qui n’aime pas les corporations civiles, nous en rapportera un tout ciré.% Je causais hier avec un sulpicien—cela m’arrive.—“ Vous avez été injuste, me dit-il ; vous prétendez que les Jésuites ne jouent la comédie que dans le soubassement de leur église : ils la jouent à tous les étages.” Je m’empresse de me rétracter.Les Jésuites jouent en haut, en bas, partout où il y a à gagner.Mais cela ne veut pas dire que les sulpiciens n’en font pas autant, toutes les fois qu’ils ont une chance.N’est-ce pas eux qui ont fondé toute espèce de clubs où, pour l’instruction du peuple, ils ont introduit les jeux de billards, de dames, d’échecs, de dominos .surveillés par un chapelain ?La sainteté de leur motif est évidente, mais pourquoi la déguisent-ils sous ces dehors trompeurs ?*** Depuis un certain temps, les lecteurs habituels du Nouveau' Monde restaient tout ébahis de l’intérêt qu’offrait tout-à-coup ce journal voué fatalement à l’insignifiance.Sous le titre attrayant de Revue des Journaux Américains, le Nouveau-Monde donnait en effet tous les jours une série d’articles tellement sensés que ses lecteurs commençaient à le prendre au sérieux, et à le ranger parmi les journaux ayant une signification.Or, savez vous de quoi étaient composés la plupart de ces articles qui faisaient oublier tout le reste?D’extraits du Messager Eranco-Américain ! ! ! *** Le Messager Franco-Américain de New York,—je ne dis pas cela pour vous, lecteurs de la Lanterne qui savez à quoi vous en tenir, mais pour vous, consciences fragiles qui regardez le Nouveau- Monde comme votre colonne de lumière, le Messager Franco- Américain est le journal le plus franchement et Le plus dignement libre-penseur de toute notre hémisphère.Voilà de quoi l’on vous nourrissait, chers agneaux qui pensiez — 392 - paître dans le champ du Seigneur : on vous faisait avaler l’impiété à grandes doses, et vous trouviez cela excellent, bien meilleur que des miracles.Il est vrai que le Nouveau-Monde vous a tellement aveuglés depuis sa fondation, que vous n’étes plus capables de rien discerner.Mais quoiqu’il fût assuré de votre ignorance qui lui est si chère, il se gardait bien toutefois, par pure sainteté, de donner crédit au Messager Franco-Américain de tous les articles qu'il lui dérobait pour captiver vos yeux.Que le Nouveau-Monde abuse de votre crédulité angélique au point de vous dire que les petits lépreux se transforment eu Christ à discrétion, passe encore.Mais qu'il fasse prendre pour siens des articles du Messager, voilà un de ces miracles qui eussent fait frémir l’évêque Bourget lui-même par leur audace.“ On ne doit pas sa foi à qui ne la garde point à Dieu”, a dit Innocent III déjà depuis six cents ans.Innocent cinquante, qui est le Nouveau-Monde, dit ou pense la même chose aujourd’hui.Ce qui démontre le progrès que les idées font parmi la gent tonsurée.Si nous n'avons plus la prèse?ice réelle de Mgr.Ignace, grâce à un malentendu qui l’a fait partir un an d’avance pour le concile œcuménique, du moins nous avons encore sa présence spirituelle —les distances n’existent pas pour la pensée.Monseigneur se divinisait de plus en plus à mesure qu’il approchait de la ville éternelle, et lorsqu’il toucha le sol de France, le sentiment du grand rôle qu’il était appelé à jouer au Concile lui inspira la lettre suivante, écrite de sa main, mais évidemment dictée par un des nombreux anges qui l’entourent sans cesse, eu attendant qu’ils portent à Dieu sa belle âme dans une capote de zouave.* * » le 1er février 1869.M.l’administrateur du Diocèse.Comme on le voit, Sa Grandeur tient à ce que son diocèse soit bien administré en son absence, que les souscriptions nouvelles soient reçues avec empressement, et que les lettres pastorales recommandant de nouvelles quêtes soient adressées scrupuleusement aux curés de chaque paroisse.Nous voici en vue de Brest, après 8 jours et 22 heures de navigation d'un canon à l'autre L’évêque Ignace voyage entre deux canons ; c’est ce qu’on appelle un voyage providentiel. — 393 - Comme vous le voyez, c’eut une belle traversée.L'un dit : C'est une marche fabuleuse ; l’autre s’écrie : Cest une traversée exceptionnelle ; et nous, nous disons : C’est un voyage providentiel.Il veut toujours avoir le dernier mot, notre évêque.Les 26, 27, 28, nous les passons au milieu des brouillards de grêle, de neige, de pluie, qui nous amènent de sombres nuages, du froid et du vent.C’est ainsi que nous cotoyons de loin les redoutables bancs de Terreneuve, et que nous franchissons ce que les marins appellent “ le trou du diable." Comment ! voilà notre saint évêque dans le trou du diable ! Malgré tout, la Ville-de-Paris glisse sur cette surface agitée avec beaucoup de rapidité, parce que le vent continue à nous être d’autani plus favorable que, venant du bon côté, il devient déplus en plus fort.C’est là ce que V Ordre appelle les vérités éternelles.C’est ainsi que l’on fait bonne route, au milieu de toutes les tempêtes du siècle.Un siècle en général compte cent ans ; les plus grands savants du monde n’ont qu’une opinion là dessus.Mais Dieu, voulant éprouver son serviteur Ignace, a réuni toutes les tempêtes du iqme siècle le 20 Janvier dernier, sur la route de la Ville de Paris.Cependant monseigneur faisait bonne route au milieu de tout cela, ce dont l’Eternel fut tout de même désappointé, d’autant plus qu’il y avait à bord une trentaine de libres-penseurs qui profitèrent de l’occasion.— Le capitaine n’y comprenait plus rien, et se rappelait non sans effroi, que dans un voyage tout récent, le Péreire, passant également à travers les tempêtes du siècle, avait failli sombrer, quoiqu’il eût un père jésuite à bord.Le 29, nous avons une belle journée, pour fêter le bon St.François de Sales S’il n’v avait pas eu un St.François de Sales ce jour là, il n’y aurait pas eu de 29 janvier.dont la douceur nous méritait, sans doute, la grace de respirer, Si François de Sales, qui, pour prix de sa canonisation, a reçu de Dieu la mission de souffler dans les poumons épiscopaux, avait été comme Mr.Giban, Mgr.étouffait.pour nous préparer au revers du lendemain, 30 janvier, qui s’annonça par un grand vent contraire, de la pluie et des brouillards.Le 30 janvier était le jour de la S te.Marguerite ; comment se fait-il qu’il y ait des vents contraires un jour de saint ?elle soufflait donc à l’envers, Ste.Marguerite ?.Mais comme c’était un samedi, ce mauvais temps ne pouvait, dans les calculs, , Dans les calculs ! voilà un temps qui se trouve dans les calculs, durer toute la journée.Evidemment.Le samedi étant la veille du dimanche, et le lendemain du vendredi, il n’y a pas de tempete qui tienne contie ça.Et, en effet, — 394 — Voyez-vous?tout de suite.Le soleil brille à plusieurs reprises, et le vent après avoir fait le tour au compas, enflait joliment les voiles, dans la matinée même d’un jour où tant de prières se faisaient pour nous.Le 31, qui est un Dimanche C’est bon à sovoir.Nous sommes menacés d’une bien mauvaise journée.Mais ça ne peut être que pour le lundi, qui se trouve par conséquent le 32.Contre toute apparence, le temps se remet bien vite au beau, le vent te place du bon côté.Style épiscopo-maritime.Et noue faieone bonne route.Quel enchaînement de déductions ! quelle logique ! si le vent continue à se bien placer, que l’évêque continue à faire bonne route, et que le rivage de France ne se dérange pas, l’évéque finira par arriver, soyons-en sûrs, chrétiens.Aujourd’hui enfin, nous avons assez mal commencé la journée ; mais nous l’avons heureusement bien terminée.Car un vent de tempête nous a fait entrer bien vite dans la rade de Brest.Il était si violent qu’une de nos voiles a été déchirée ; l’on a craint apparemment le même sort pour les autres, car on les a toutes abattues.Ce gros vent avait fait faire bien des glissades sur le pont et causé beaucoup d’hilarité.Comme ils bravent la tempête, ces gaillards là ! voilà ce que c’est que d’avoir un évêque avec soi ! Heureusement que vous n’y étiez pas, car infailliblement vous vous seriez cassé l’autre bras, et peut être une ou deux jambes.Infailliblement ! si Mr.l’administrateur croit son évêque infaillible, il a dû trembler à la vue de cet adverbe lancé à travers les tempêtes du siècle.On peut être certain qu’il ne s’embarquera jamais à moins d’être assuré qu’il fera infailliblement beau trente jours de suite.Si l’on ajoute à cela qu’il est menacé de perdre deux jambes au moins, on comprendra qu’il préfère rester administrateur toute sa vie, position subordonnée, mais à l’abri des glissades, que de devenir évêque et infaillible pour avoir le corps comme une vieille charrette au bout de six mois.M.Pépin, qui 71e s’en défiait pas, La douce sécurité d’une bonne conscience ! ce qui n’empêche pas de se faire aplatir le nez, quand on oublie trop le spectacle des choses de ce monde.' a été violemment se heurter la face sur un pilastre du salon ; mais cet accident n’a pas été sérieux ; car il en est quitte pour une légère meurtrissure on nez.Cependant, il est un peu fatigué du rhume.Que de choses à apprendre dans cette lettre ! et comme elle est pleine d’intérêt, ainsi que le disait le Nouveau-Monde dans le — 395 — brillant commentaire dont il l’a fait précéder pour attirer l’attention du lecteur ! Nous sommes bien, Mgr.D.Mr.G.et moi.Nous partons pour le Hâvre oô, Dieu aidant, nous entrerons demain, entre midi et une heure.Nous passerons le reste du jour dans cette ville, pour faire passer nos bagages à la douane et nous reposer un peu, afin d’être prêts, mercredi matin, à nous diriger sur Paris.Tous ces détails sont d’un charme exquis, et ne le cèdent en intérêt qu’au nez écorché de Mr.Pépin.Nous n’avons eu le bonheur de célébrer que trois fois.Car les autres jours: nous n’avons pas osé le faire, à cause des gros vents qui agitaient tellement le vaisseau que nous avons craint qu’il n’arrivât quelque accident.Monseigneur aurait pu avaler l’hostie de travers, et çaurait fait sombrer le steamer tout de suite.Nous avons eu soin aussi de nous unir à toutes les ferventes prières qui se font pour nous, et nous en avons ressenti les effets précieux d'une manière si frappante que les gens du vaisseau nous en ont fait plusieurs foie la remarque.C’était pendant qu’ils faisaient bonne route.On aime à causer dans ce temps-là ; chacun se communiquait ses petites impressions ; notre bon évêque, qui est expansif, disait : “ Tenez, voyez-vous, c’est aujourd’hui le 30 janvier, 11’est-ce pas ?Il est quatre heures, non quatre heures moins dix, eh bien ! en ce moment il y a deux marchands de cirage qui disent un Ave Maria pour moi au coin des rues St.Polycarpe et Ste.Gertrude.” — Oui, en effet, on voit ça sur votre figure, répliquait aussitôt un phrénologiste américain, très-connaisseur en physionomies, et qui a déjà fait croire à une quantité didiots qu’ils avaient le crâne de Charlemagne.Monseigneur, qui pour l’enseignement de ses ouailles, tient à noter tout ce qu’il entend, n’oublie pas de leur apprendre l’effet que produisaient immédiatement sur les passagers de la Ville-de-Paris les prières qu’on disait pour lui en Canada.«** En voyant les voiles du vaisseau qui nous portait, presque toujours enfléts par un vent favorable (ce vent ne nous a guère manqué dans toute la traversée, qui dura le court espace de 8 jours,) nous ne pouvions nous défendre de cette pensée qu'un si bon vent sortait du trésor des prières qui se faisaient pour nous, dans les familles aussi bien que dans les Eglises.Car la pensée que nous allons à Rome pour prendre part au futur Concile oecuménique, nous a fait croire que l’on porte à notre voyage un intérêt tout particulier.Le Nouveau-Monde a oublié de mettre un grand N à ce nous, comme c’est l’habitude ; ce qui fait perdre à Monseigneur la plus grande partie de son importance.De notre côté, en considérant notre vaisseau voguant à travers d’épais brouillards et sans cesse agité par le vent, sans dévier un instant de la route qui conduit au port, Il y a une boussole à bord de la Ville-de-Paris ; il ne faut pas oublier de dire cela à ses ouailles. — 39b — nous avions sous les yeux une figure sensible de la Barque de Pierre, savoir la sainte Eglise catholique Evidemment ; il n’y a que l’église catholique qui soit dans les brouillards.qui traverse la mer orageuse du monde, sans craindre le naufrage, parce-qu'elle a la certitude infaillible que les schismes et les hérésies ne pourront jamais la faire sombrer.Je ne sais pas s’ils pourront la faire sombrer, mais jusqu’à pré' sent ils l’ont endommagée tellement qu’elle n’est plus reconnais" sable.Oh 1 que l’on vogue en sûreté, sur cet admirable vaisseau ! La Ville-de-Paris sans doute?car la religion catholique n’a pas encore d’hélice.Assis tranquillement sur le vaisseau qui nous conduit au port, nous nous plaisons à suivre des yeux une foule de goélands qui, avec la rapidité du vent, nous suivent et voltigent sans cesse autour du gouvernail.Ces charmants oiseaux, par leur éclatante blancheur, et leur infatigable vol, nous font penser aux bons Anges, chargés de veiller sur l’Eglise et d’avoir soin de tous ses enfants.Ceci, c’est du profane.Malgré mon iniquité, les goélands ne m’avaient encore jamais fait songer aux anges.Seraient-ils leurs représentans sur la terre ?Ça se peut.L’évêque de Montréal se dit bien celui du Christ.Je ferai remarquer toutefois que les goélands ne sont pas absolument blancs, grand nombre ont les ailes presque toutes grises ; ce sont ceux qui représentent les plus vieux anges.Comme donc l’on demeure tranquille, un considérant que ces Bienheureux Esprits nous couvrent de leurs ailes, pour nous mettre à l’abri de tout danger, dans le voyage de la vie ! Nous l’avons éprouvé clairement aujourd'hui même.Car le vaisseau a failli se heurter contre un rocher caché sous eau ; et sans une manœuvre prompte et habile, il s’y serait probablement brisé.Ce n’est pas la manœuvre qui l’a sauvé ; c’est l’ange gardien de Monseigneur, sous la forme d’un goéland aux serres tenaces, qui, en donnant un coup d’aile, l’a fait passer à côté de l’éceuil.Mais en voilé bien assez, et plus sans doute que vous ne le voudriez.Adieu donc à vous et à tous ceux qui s’intéressent à nous, dans les cœurs de Jésus et Marie ! Io.St.db Montbbàl.Cette façon de s’intéresser m’est complètement inconnue, et me semble irréalisable.Vous rencontrez quelqu’un : “ Monsieur, je m’intéresse à vous dans le cœur de votre voisin.” * Comment voulez-vous qu’il vous trouve ?En vérité, je vous le dis, il faut être évêque pour parler le langage de la plus complète imbécilité, et avoir avec cela le privilège d’être reproduit.Que penser du peuple gouverné sans conteste depuis quinze 397 — ans par l’homme qui a pu écrire les deux pages d’insondable stupidité que je viens de reproduire ?* * * Du temps que les hommes ne mangeaient pas, je comprends que, le carême eût sa raison d’être.Mais aujourd’hui, comment veut-on que les casseurs de pierres, raies scieurs de long, et les journalistes puissent y tenir?.Je demande une dispense.Le carême ne devrait exister que pour les curés et les fonctionnaires du gouvernement, parce que ces deux classes d'hommes fort utiles du reste .à eux-mêmes, trouvent dans un sommeil réparateur les forces que le commun des mortels ne peut renouveler que par des rosbifs saignants.* * * Les prêtres et les nonnes sont les gens les moins miséricordieux qu’il y ait, cela est connu depuis longtemps.Si, encore, ils se contentaient de vous répondre que ça ne les regarde pas, quand vous leur demandez la charité, mais dès qu'ils apprennent que vous gagnez honorablement votre vie parle travail.çn les regarde aussitôt pour vous en empêcher.— L’Institut-Canadien avait engagé, il y a six semaines, un tout jeune homme pour faire les salles, les commissions.et autres choses généralement quelconques.Il recevait six dollars par mois.Tout-à-coup il disparaît.On va aux informations, et l’on apprend que sa mère lui a défendu de revenir, parce qu’il y a de mauvaises statues dans l’amphithéâtre des séances.Or, qui avait soufflé cette bêtise à la malheureuse femme?Je soupçonne fort Mr Giban d’avoir fourré son nez là.Mr.Gi-ban n’aime pas les arts, et il aime encore moins les gens qui gagnent leur vie, parce que ceux là ont moins le temps de courir à ses sermons.* * * On se rappelle avec quelle énergie sainte et mensongère F Ordre démentait, il y a cinq mois, que le clergé eût interdit la vente de la Lanterne aux libraires canadiens.Aujourd’hui, je sais d’une manière positive qu’un prêtre de St.Sulpice porta lui-même cette défense à l’un de ces libraires.*** Il neige, il neige encore, et il neigera toujours, et quand il ne neigera plus, il neigera encore, et quand la fin du monde arrivera, quand le berceau du monde en deviendra le cerceuil, eh bien ! il restera encore un morceau du Canada pour qu’il puisse neiger dessus.On ne me fera jamais croire que ça n’est pas fait exprès. — 398 — Le monde va se nayer au printemps,” me dit mon boy qui revient d’une commission, les yeux tout blancs, et le nez rendu dans les oreilles, effet de -poudreries.Le vent souffle avec rage dans ma chambre ; vingt fois il a déjà éteint ma Lanterne ; j’ai beau invoquer le Seigneur, il neige tant et il poudre tant qu’il ne m’entend pas.Ce sont les tempêtes du siècle, rien n’est plus clair.Ah ! si l’évêque était ici ! Avec quelques bonnes prières ne pourrait-on pas le ravoir, au moins huit jours, rien que pour remettre le temps dans un état raisonable ?Pourquoi êtes-vous parti, ô Grandissime ! O Grandissime ! pourquoi êtes-vous parti, avant les poudreries ?Je lis dans une dépêche télégraphique de Chicago, 23 février.— “ Cochons tr'es-languissant& ; de $10 à $10.35.Est-ce Qu’ils observeraient le carême ?*** ^ La législature de la Colombie Anglaise est composée de démagogues furibonds et d’athées intraitables Elle refuse de faire entrer la Colombie dans la Confédération.Je viens de mettre la main sur un nouvel échantillon des marchandises cléricales.On verra que notre digne clergé étend ses opérations de jour en jour.Jurqu’à présent il n’avait pas passé la Chine, dernièrement il était rendu en Corée où il découvrait tout-à-coup 3,000 marfyrs ; maintenant, le voilà au Japon.S’il n’y avait pas des martyrs partout, ça ne serait pas juste.Il est probable que les nouveaux martyrs découverts au Japon viennent de ce que le Mikado, ou empereur, a retenu les services de l’ex-lieutenant Grennell, un américain, comme chef du bureau de la marine, et qu’il a nommé le général Paul-Frank, aussi de l’armée américaine, général-en-chef des forces militaires du Japon.Peut-être aussi le denier de St.Pierre n’a pas rapporté cette année autant que les années précédentes, ce qui a pour effet immédiat de créer une centaine de martyrs dans quelque pays très lointain.Ou bien encore on s’attend a l’arrivée au Concile œcuménique d’un certain nombre d’évêques râpés qui n’ont pas le bonheur de vivre dans un pays tondable comme le Canada, et comme la religion A — 399 — est intéressée directement à ce que chaque évêque ne laisse pas de compte extra à sa pension en quittant Rome, on a imaginé la petite pratique suivante, imprimée sur papier glacé, et distribuée à profusion dans les maisons de Montréal.COURONNE DES SAINTS MARTYRS JAPONAIS.“ Ce petit chapelet composé de 26 grains rouges se récite ainsi : “ 1.Sur la croix, les actes de foi, d’espérance et de charité ; “ 2.Sur chacun des petits grains, les invocations suivantes : “ Doux Cœur de Marie, soyez mon salut ! Mon Jésus, Miséricorde ! , « 3.Sur les gros grains, on ajoute a ces deux invocations, la suivante : .^ “Père éternel, je vous offre le Sang très precieu^ de J.-C.en expiation de mes péchés et pour les besoins de la Sainte Eglise." T’ai toujours trouvé très commode cette façon d’expier ses péchés en offrant le sang d’un autre.C’est même si commode que j’ai envie d’offrir celui de l’évêque Bourget ; ce sera un sacrifice d’autant plus agréable au Seigneur qu’il m’est plus cher.Si c’est un besoin de la Sainte Eglise que j’immole Monseigneur Ignace, Dieu de bonté, j’y consens., “ 13.500 jours d’indulgences chaque fois, 2 indulgences plemeres une fois le mois aux conditions ordinaires.” Les conditions ordinaires sont qu’on ne cessera pas d etre idiot un instant dans tout le cours de sa vie.ATTENTION ! LÀ LANTERNE CANADIENNE, Pav A.BUIES, journal humoristique, hebdomadaire, l’ennemi instinctif des sottises, des ridicules, des vices, et des défauts des hommes.Les abonnements ne se prennent pas pour plus de six tmois, payables d’avance.el aa Pour six mois.Pour trois mois."'on Pour hii mois.1.v?Toute communication devra être adressée directement au rédacteur-propriétaire, A.Buies, Montréal. LA LANTERNE—SUPPLEMENT.ARGENT A PRETER Par somme de $50 et au-dessus, sur Bipothèques, Loyers, etc.S’adresser, au No.341 Rue Notre-Dame.RESTAURATEUR Américain C H E V E ü X Est le meilleur au monde.11 ramène les cheveux gris à leur couleur primitive, fait disparaître la crasse et toutes les irritations désagréables de la peau.Il empêche la chute» des cheveux, les fait croître, écarte du péri crâne tous les dépôts d'humeui s, et conserve la peau et la chevelure dans une bonne hygiène.J.PALMER, Coiffeur, Perruquier et Parfumeur, Bains hands et froids, 357 Rue Notre-Dame.T.F.STONEHAM, Fabricant de Stores Transparents et Jalousies Rustiques de toutes les dimensions.NO.295, RUE NOTRE-DAME, MONTRÉAL Fonds de scènes photographiques, unis et de fantaisie, armoiries et écussons de toutes les nations, appliqués et peints sur chaises de salon, etc., etc.Ces dessins sont exécutés dans toutes les dimensions, et ont le plus brillant coloris.J’ai visité l’établissement de M.Stoneham.et je crois ne pouvoir trop le recommander à défaut de vitreaux peints pour leurs églises, on y trouvera des rideaux transparents qui en tiennent lieu.M.Stoneham a introduit lui-même cet art en Canada, il y a quelques années, et déjà il en a répandu les produits dans tout le pays, et partout ils ont été également appréciés.10 nov ; ATELIER DE PHOTOGRAPHIE DE BALTZLT.I 372 RUE y OTEE DAME.MOKTBBAP.Jusqu’à nouvel ordre.1 doz.de cartes de photographie, prises debout ou assis, $1.00.1 doz.de cartes de photographie, vignette de fantaisie, 40ets.Le premier essai n’étant pas satisfaisant, on donne un second essai sans autre charge.Le temps sombre est presque aussi bon que le temps clair.On expédie les cartes de photographie par la malle à nos frais.On donne une attention particulière à la copie des vieilles images.W.J.GRAVEN.MARCHAND DE FRUITS.EXOTIQUES ET INDIGENES.Oranges, noix, cocos, citrons, dates, tamarins, poires, bananes, prunes, figues, pommes, ananas, sardines, raisins, amendes.227, Rue McGill, Montréal.TOUX TOUX ! ! 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