Le journal de Françoise, 1 janvier 1906, samedi 6 janvier 1906
4tlcleiis 212 rue St-Laurent, Montréal Essayez le polisseur CAN DO pour argenterie.Demandez un échantillon.Tél.Bkli.Main 210 THEATRE FRANÇAIS Semaine du S janvier Première représentation il Montréal do 46 La Russie noire” Grande mise en scène ! 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Hélas! de tout cet or béni, suprême lien, Nous n'avons retenu pas même une parcelle ! Nous resterons toujours un mauvais commerçant, Toujours prés de faillir, dont la vertu chancelle, Si vous ne nous aidez, Seigneur, Dieu Tout-Puissant ! IL a Mans©inx H amitié© [Vers inédits au JourikJ de Françoise.] Cétait une maison d'apparence chétive, Et les gens du pays disaient en se signant Ou'on y voyait, au soir, paraître un revenant, El (]it' on y entendait comme une voix plaintive.Et la maison resta il dans son isolement.Les enfants qui faisaient F école buissonnière Jil s'en revenaient tard, tout couverts de poussière, Se la montraient du doigt, — les plus grands seulement ! On n'osait approcher de ces vieux pignons g ris ; Or, un riche seigneur qui venait d'Angleterre L'acheta.Vers minuit, on fit F inventaire : On y trouva des rats et des chauves-souris ! Le 31 décembre /çoy M.R.LORET'i 2S LE JOURNAL DI5 FRANÇOISE 'l'il haul, vouions I.;h bmven gcnn, s() e’cst pour eu 111ÛU1U DiuU liL tinsse :Ul-1OUrd llU1' I,CS -sPeculi>- qui Ji jamais une pierre ,mur ru- tions su sont fait pardonner.Qui,relie imil.H.ni les vrais n.iH (lu montle.poser sa tète, (pii est lié sur le plus N’avais-je pas raison de dire qu il C’est joli, v-vst touchant, c’est pa- pauvre grabat, dans lu plus misera- 11'-v il l,lus (le Noël P°«r lcs Pauvres?théliquv.Mais vu n’vsl plus vrai.|,|v des abris, pour nous donner FRANÇOISE.Du nos jours, tout est à l’apullié- |’UXcni])lu du l’humilité ut du déta- °- ose dus riches, ut lus mendiants qui, nient dus richesses, qu’il faut aclie- Cfl VCillC Alt DOUI* dC I’fllt “par lus ubumins s’eu vont chercher ter à prix d’argent, le privilège - Jésus” feront bien de ne pas s’ar- d’aller le contempler sur la paille de [Ce qu’ou entend dans ia rue.\ ré ter dans les églises de notre» s;l crèche.- ville, car, n'ayant pas .l’argent, ilq i)vvallt (lus contrastes si.étranges, C’vst bien t1ur- luais c’cst Pour 1111 ne pourront l’adorer de bien près.()11 eprouve le besoin de se révolter m,'nistrc' et- si 0,1 vcut avolr des Je u’exagéré pas en disant que LouL )uuk faveurs.tous les chrétiens,les vrais, ceux qui A„ éésu.des bancs se sont payés "e lo,lL l,as vonsister leur pie te dans jusqu'à trois dollars.A quelqu'un, Elle aura rien ; elle m’a rie es démonstrations extérieures sen- remarquant que le prix était élevé, né l’année dernière.lemeiiL, ont etc vivement heureux ,ui fk ^épouse qu’il le fallait —f— d apprendre que Sa Sainteté lhe X t • , s’était fortement élevée contre l'l,a- , .' y.ttUralt troE As-tu pense à acheter un traîneau bit,,,le pratiquée dans les églises ca- V- ' 1>our lc Pctit?tholiques des Etats-Unis - et du ]‘excuse est assez plaisante! Trop, —1— Canada aussi, pas toutes heureuse- ^ lnoll( ^ tl f lsc est-ce donc ca- N'ôtons pas l’étiquette pour qu'on ment -de faire paver à la porte ta^vupl,e si redoutable qu’il faille voR cofltc d même du temple, le "droit d’entrée.dcÜ , mesures draconiennes n.; i - ,, .pour 1 einpecher ?^ ESœS d’être exigé."airc Mais les églises de Montréal lionnes.Mais que dirait le pape s’il appre- "U sont J)a’s les sculcs l'1 s’illuminer liait que la plus grande spéculation duranL cottc cuLte solennelle nuit, et Je vals lul donner une bonboiiiiiè-et la plus désolante peut-être, est *US autres fidùk’« n’eu sont pas plus rf’ Sl ulle cst Pas contente, elle encore vcelle qui se pratique ici à la taxes (|uu Jc sache.Pourquoi faut-il ^’contentera! i liesse de minuit.'* ailleurs, .pic les pauvres souffrent —?— Et il est curieux d’observer *llxv dv nos temples ?On a pas besoin de donner des ca- comment, d'année en année, le prix I/a -somme de dix sous par chaise (^L‘aux à ce monde-là.Ça nous rap- des places augmentant sans cesse, il vst- sullisante à tous les besoins et l)or^ rien, viendra le temps sans doute où il ne lyas trop,onéreuse — peut être bien —?— sera donné la joie d’aller adorer Jé- encore - à la plupart des bourses.Ça paraît pas pour l’argent qu’on sus dans une crèche,—le Jésus des A Notre-Dame, qui est après tout, a mis.pauvres, des déshérités, des misé- ^a première et la plus importante ^ veux, qui a voulu que la Noël fut église de l’île, c’est ce denier que t , - , - lu lé te particulière des enfants et des l’on demande aux contribuables.- , , C d* lui dolU1Cr humbles,—qu'à de richissimes mil- A la cathédrale, il y a,quelques ^p’tc °S ^ a pus eu nié de cette existence sur laquelle (lul réclamait la mise en liberté de ^ vxpéi ience contradictoire, que la plane un angoissant mystère d’ini- Louis XVII et y travailla de tout S(1JU1 du jeune 11101 t 11a point été (juité.Victime des complications son pouvoir, l’avait formellement admise a le voir.O11 commente les politiques, l’enfant royal a disparu informé des projets d’évasion, d’a- c juillet i8.p> par-devant M.John compris sa correspondance avec Na-1 ' al fai re d’un jour et avait eu plu- Sise- Yen n, notai re, à Londres, justi- poléon.sieurs intermédiaires.Le défaut du- lié par témoins pour F identité de la Au cours d’une des visites d’Alex-ni lé dans Faction avait plusieurs personne déposante (la marquise de andre à la Mal maison^ Alexandre se fois mis tout en péril.JX\s royalistes Bioglio-Solari, elle-même ) et léga- félicitant de la part que lui et son et des amis de la famille de Pour- lisé par I\1M.Durand-Sain t-A miré, armée avaient prise à la Rest aura-lion comme Mme Atkins, le général consul général de France, et Gau- tion, Joséphine lui dit: “Ouant a la de Frotté, Joséphine de.Peauhar- thicr, chancelier ).Restauration, vous y êtes, sire ; nais et 11 oc lie ; des ambitieux coin- Comment en douter après les pa- mais quant à la légitimité, vous n’y me Parras, Pieliegru, 11arinand de roles de Josephine, dont on sait le êtes pas ; TOUS I,ES MORTS NE l.i Meuse et autres se déliant les uns rôle au moment de F évasion ?de Jo- SONT PAS DANS LES TOM-des autres, tous désireux de se sous- sé, ’ : , royaliste fervente qui toute BEAUX.” Et lorsqu’Alexandre lui traire aux suspicions et surtout aux sa vie protégea celui qu’elle avait avait demandé qui l’on mettrait sur dénonciations toujours à craindre ; sauvé ?.On connaît ses relations le trône de France: “Naturellement, en l re eux des subalternes comme la avec Barras, et il est avéré que Pi- répondit-elle, le fils de Louis XVI ! ” femme Simon, Laurent ( créature de clicgru et Iloche étaient ses amis Quelques jours plus tard, .Joséphi-Joscphine), tannin, Lasnc, — tout intimes.Elle avait l’âme chcvale- ne tombait subitement malade.Sir un monde de comparses plus oit rçsque et romanesque.Même assise James Wylie, premier chirurgien de moins intéressés, tels sont les ac- sur le trône impérial, à côté de Na- l’empereur Alexandre, vint la visiteurs de la comédie du Temple.Ht poléon, même lorsqu’elle songeait à ter de la part de son impérial client, lorsqu'à pres I évasion accomplie par el le-inêine et aux siens, même lors- 11 revint de la Mal maison PLEINE-1 es soins de Barras, poussé par Jo- qu’elle attendait et appelait de ses MENT CONVAINCU DE SON EM-séphine, Mme Atkins réussit à se vteux l’héritier qui 11e devait jamais FOISONNEMENT ET DE SA FIN faire remettre celui qu'elle croit être venir, elle n’oubliait pas son proté- PROCHAINE.Elle mourut, en cf-le jeune roi, elle s’aperçoit qu’011 gé! Le jeune Louis ayant été repris fet, quelques heures plus tard, le 29 1 a trompée, el que son or a été au moment de la campagne de Bo- mai 1814, la veille même du jour où prodigué pour sauver un enfant in- imparte- en Italie (où il,vivait sous la Convention du 23 avril allait être connu.Mais qu'importe! Elle ap- la protection du pape Pie VI), elle ratifiée.Or, cette convention met-prend que d’autres ont sauvé Louis lui fit rendre secrètement la liberté tait le comte de Provence sur le trô-X\ 11 et elle s’estime heureuse, mal- par Fouché en 1803.Et lorsqu’à la 11e de France, sous le 110111 de LouE gré sa quasi-ruine, puisque l’enfant suite de l’enlèvement du duc cl’En- XVIII, en lui reconnaissant, 11011 le royal est sauf.gliien, il est de^nouveau emprisonné titre de Roi (les Alliés savaient De ce salut, personne ne peut plus et enfermé au donjon de Vincennes, tous que Louis XVII était vivant )! douter après l’aveu (pie Barras eu c’est encore elle qui le fait évader, mais celui de Régent, lit, en 1803 dans un dîner donné par en 1809, lorsque Napoléon songe à Nota—Louis XVIII ne fut jamais lui.a Bruxelles, au marquie de Pro- divorcer et cherche en Europe une sacré, un “Voyant” (Martin do glio-Solari, ministre de la Républi- princesse pour en faire la seconde Gallardon ) lui ayant déclaré que que de \ cuise.L’ex-directeur de la Impératrice des Français.Maintes s’il passait outre, les plus grands République 1 rançaise en voulait à fois, elle s’est entretenue de Louis malheurs étaient à redouter Et mort a Bonaparte sur lequel lacon- XVII avec Mme de St-Hilairc, son lorsqu’on éleva le monument expia-\eisation roulait naturellement, les amie intime.Lorsqu’après la chute toire à la mémoire des victimes de yeux de Europe étant lixés sur les de Napoléon, elle sait le comte de la Révolution, le 110111 de Louis nouveaux destins de la France.U11 Provence candidat au trône vacant, XVII n’y fut point inscrit Pour iüll Illll ipiüE ENVERS MOI OU IL A EXILE 20 avril 1814, le baron de Vitrolles 1 * 0 * f • A « « « « .86 LE JOURNAL DE FRANÇOISE 301 on le supprima en l’cmpoi- i)iVV(,,V lvs autres! elle qui cu qui f.lis.liL (lv hli „„ vSjluplc nsuv„ avance les assertions du fils de avalt (llt il Lyon, au maire de St- p.^vur.Louis XVI.Parmi ces aventuriers, Ram,,crt qui lui touchait un mot de .MiVjs l'identité, me direz-vous?.trois seulement méritent qu'on re- Louis XVII: “Je n’ai pas eu de Nous v voici: tienne cur 110111: ce sont Riche- nouvelles depuis sa sortie du Tel 11- j)u cette identité, les preuves sont mont ( que crut un instant reconnaî- pic.” Elle qui, dans un moment multiples et convaincantes, tre la veuve Simon) , Hcrvagault et ^’attendrissement, 'avait joint ses I.ouis XVII (en la personne de Mathurin Bruncau.A tous trois, on supplications auprès de Louis XVIII Naundorff) a été reconnu après des fit un procès ; convaincus d’impos- “à celles du due de Berry” ; et qui expériences» réitérées par Mine de turc, ils furent traités selon leur répondait a M.de St-Didier chargé Uamband, jadis première femme de mérite (du moins, en apparence, car l),u le duc de Noimandic, d offrir la eh am lire du Dauphin, depuis sa nais-Mathurin Bruncau se retrouve, plus cession de scs droits au duc de Bor- sauce jusqu’à sa réclusion au Tern-tard, à Cayenne, vivant d’un emploi dcaux: “ Mais, Monsieur, il est ma- le 13 août 1792.Or, ayant ber-dans l’administration coloniale, ri^- #t ses enfants?” — On vola cé l’enfant royal, cette dame con-alors qu’un prisonnier quelconque tous Ies papiers du malheureux Pré- naissait toutes les particularités lu était interne sous son 110111 au Mont tendant et.ou le conduisit hors de: eoncernant, v compris les signes que St-Michel où il mourut, ce qui per- France.C’était assez prouver la portait son corps.Ces signes qu'on met aux gardiens successifs de la crainte qu’011 avait de lui.De plus, peut assimiler à une "marque de fa-célèbrc prison de se faire des revenus des attentats contre sa \ie furent brique”, peuvent se trouver séparé-cn montrant le crâne du prétendu perpétrés, tant en France qu'à l’é- ment chez des individus différents, imposteur, aux visiteurs.tranger.Aucun des autres Pré ten- mais s’ils se rencontrent tous chez, J’entends qu’ici même, au Cana- dants 11’avait cu les honneurs d'un un même individu, il faut bien que da, nu autre prétendant connu sous aussi- “royal” traitement.On tenta cet individu soit celui qu’il dit être, le 110111 d’Eléazar Williams aurait de le déshonorer par des accusations Le Dauphin portait sur ic corps des, revendiqué, lui aussi, la qualité de criminelles, dont heureusement il signes naturels et inimitables: i" fils de Louis XVI, aidé par sa rcs- put sortir indemne.Et finalement, le col court et ridé d’une façon ton- semblance avec la famille de Bour- ne pouvant vaincre sa constance, ni te spéciale.2° une sorte d’cxcrois- bon ; que ce personnage a longtemps le prendre en contradiction avec lui- sauce, en forme de fraise sons le té- 3o2 MO JOURNAL DIO FRANÇOISE ton droit.3° sur la cuisse gaucho, le 6° Le signalement de Naundoiii tous le loisir de l'examiner et de signe du St-Esprit, dessiné très visi- était absolument identique à celui l’interroger maintes et maintes fois, hlvinviit par un réseau veineux, du Dauphin.Tête lorte, front large, sur tous les sujets, même les plus Naundorll portait ces trois signes, cheveux d’un blond cendré bouclant obscur s, puisque tant chez eux que lit lorsqu’il s'en prévalut auprès de naturellement: il avait la même chez Mme de Rambaud, il habita sa sœur, la duchesse d’Angoulênie, bouche que la Reine avec une petite pendant trois ans entiers.Le vicom-cc lle-ci garda le silence, au lieu de fossette au menton.te de la Rocheloucauld que M ad «une lui écrire: “\ nus n.eruez.Mon frère 7° Naundorll avait la double res- chargea (après 1 attentat de la phi-n’avai t pas ce signe, et vous êtes un semblance des traits, du geste, de la ce du Carrousel ) d al Ici s infoi niei imposteur.” Jcanrov (un des aides démarche, de la voix, avec les deux du personnage , éciit que la tête dr IYlletan ) avait constaté que maisons de Bourbon et d Autriche- et le cœur eu touillaient , tant la l’enfant autopsié au Temple ne por- Lorraine.ressemblance était saisissante.Le lait pas ce signe, et il savait que ce S" Enfin, le Dauphin avait deux marquis de la Kcuilla.de, écrivit le 2 n'était pas le Dauphin.Mais ne sa- dents qui saillaient lortcincnt en de- août i d’autres lûtes artistiques offer- Ta névralgie.11 suffit de faire une On nous annonce pour le u j mviw U‘S *\ IMIlicr (h,rant son stj°ur cigarette avec du'thé au lieu de ta-proclmin, à la salle Windsor, une 1)!l,ll“ n.‘,U!;- bilc- Dès lcs premières bouffées grande soirée de concert où le jeune «,, f C" VC"tc VOUS éprouvez 1,11 soulagement qui violoniste belge, M.ICdouaril De- r ^ Ar*liaIll,)i.u,lt> n,v Sainte- ira jusqu’à disparition complète de thier se fera eiTtJndre pour la p e- 'T' " r ., .1 M.oo et 75 cents.__________________________________________________0_ niicre fois devant un auditoire __ montréalais.rptpttb-q’watït wq miniaturist?distinguée Nous pouvons cependant assurer à «LVUlLb fAULfcb _ cet excellent artiste que ce n'est pus C A U A M Pif, KF.NVKRSK Fai Nous croyons être agréable aux la premiere fois que nous entendons, tes fondre une demi tasse de sucre lUllis (,c I'^rl vn lvs prévenant que parler de lui ; sa reputation l'a pré- granulé (sans eau) jusqu'à l'état Montréal a la chance de posséder cede au Canada, et l'accueil cm près- (k.sjr()]) .rvlllUvz constamment jus- Puur l’hiver une des artistes les plus sect chaleureux qui lui sera fait, lui vl.qll i, )irunissu .is vuvsvz appréciées du “Salon” de Paris, où prouvera en quelle liante estime nous ,ialls „„ muu]v.Paissez’ reposer peu- vllv ful médaillée, ainsi qu’à l’Kxpo-tenoiis son talent.dani une heure.Remplissez avec la siU,>" «"«vcrselle, et fut achetée par Deja, les journaux de 1., vieille P'.u- crème suivante: battez quatre œufs ™at-rope ont loue sans restriction son avec le tiers d'une tasse de sucre,une, Mllv Sdllll,lt ust- «• J,,slu uire.lo jeu impeccable cl sympathique.A pincée de sel ; ajoutez six biscuits PvinUv préféré des amateurs de mi-propos d’un musical où M.De- en miettes et trempés dans un demi- "'"lures.Idle sait mieux que tous, thier s’était fait entendre, le ard de lait chaud ; mettez au four. pour K' sanatorium.Quant à rester sans réclamer “maman” ; do qui lui est fort sympathique.Rosel, elle va redevenir “la chose” voir cju’“011” la garde de plus en Su/an ne pleure plus des heures en- de sa grand mère.plus ; que, même aux repas, l’eu- tières.Oublieuse de ses inquiétudes, Mme Champvallicr eut un geste faut n’est pas cuire nous deux.Je très entourée, elle se donne à ses impatient : n’ai pu 111’empêcher de le dire à hôtes avec toute sa gaieté, t tou te s ai —Ma chère, tu es trop bonne.A Jacques ; et, doucement, très douce- grâce charmeuse, “ne voulant pas ta place, j’enverrais carrément promeut, il a répondu, avec du -“tris- songer, dit-elle, qu’il v aura une sé- mener cette fcminc-là.te ’ dans la voix : parai ion.’ ’ —La mère de mon mari ?“—Nous ne devons pas demeurer.Quant à Yves et à Rosel, ils sont, —Oui, la mère de ton mari.Saisie! ; laissez jouir un peu nia mère, depuis le premier jour, les meilleurs tu ce que m’a demandé Yves, hier, Suzan.Me refuserez-vous ce que je compagnons du monde, Yves fait le tout en bouchonnant avec ardeur vous demande?” cheval pour Rosel ; Yves sc laisse son cheval mécanique? LE JOURNAL DE FRANÇOISE 311 Maman, c est-y vrai que vous au sanatorium, prétextant un 110111- château de Dur toi.Il est charmant, ôtes méchante, et votre amie Suzan ln*e croissant de malades.Quant à au milieu d'un parc immense: Glcr-aussi?” 111 penses quels yeux j’ai Suzan, qui se trouvait d’autant plus mont, Roy at vous donneraient des ouverts ?seule qu'elle avait été plus entourée, distractions.journalières, si vous “—Nous ne sommes pas “médian- et qui s'ennuyait d’autant plus le désiriez, tes”.Oui t a dit cela, 111011 pauvre qu'une série de jours pluvieux ren- Le cœur battant, Suzan écoutait, Yves?* dait toute promenade et tout séjour la joue appuyée sur sa main.11 Ea mère u\ aune ’.au jardin impossibles, elle se don- —C’est tout ?lit-elle.1 ‘ Elle riait.” liait l’illusion du départ en embal- —Oui.Je sais, oh! je sais — il y ‘1—Oh ! non, maman.Elle nous la ni des bibelots, des vêtements inu- avait de l’amertume dans la voix, grondait de lie pas être venus la tiles, puis travaillait avec ardeur à de Jacques, — que Paris et des amis voir depuis quatre jours.Elle lai- des travaux de fantaisie : souve- vous attirent, mais nous pouvons sait de si vilains yeux que “Baby” nirs qu'elle désirait rapporter aux nieller une vie charmante, intelligcn-allait pleurer ; alors, la mère “Van- amies de Paris.te, ici.ne” l'a embrassée et m’a donné, à Occupée, affairée, elle ne vovait —Marraine ne voulait pas.moi, 1111c tape su 1 la joue .C est pas la ride qui se creusait au front Elle ne voulait pas Oreilles, elle vos mamans qui sont méchantes ; de son mari, l’expression étrange de ul,L admis Durtol, tout proche d’une vous n’en êtes pas cause, venez boi- son visage, le regard scrutateur ville.re du lait de Roussette.” “Baby” qu'il attachait sur elle quand elle.'Suzan faillit ajouter “proche de 11’a pas compris, elle est trop peti- formait,des projets pour l’hiver.votre mère” ; elle se contint, et, si- te ; mais j’avais le cœur gros do All Hiilicu d’octobre, l’air devint lcncicl,se- alla al>lmycr son front penser que tu étais méchante, et je tout cou|) tr-.s froi(, SuzaU| lm aux vitres couvertes de huée, pour n’ai pas voulu boire du lait.” soir, fit allumer un grand feu au sa- que son 1,ulri ,lu VÎL l)as l’expression ‘‘-Daisy n’a donc pas ré.’ ?” l„n ; ut tandis que Rosel donnait irriLûu (lc 80,1 visage.‘‘-Daisy?La mère ‘‘Vanne” la U)llt prÈS (l-t.nC] cllc somnolait ans- -Voulez-vous réfléchir?méchante, dis?” me.ÎS( $f pfCS dC VOUS.Non, je t assure.—Du feu, déjà ?fit-il en entrant.,,,, .-Le cher petit homme a la.sse son 1'18 Panisse,.souffrant.Qu’a- bouchon de paille, son cheval, et, sallllucIlt jes x 1 vez-vous donc ?— Je 1 ignore.Au- grimpant sur mes genoux, il m’a .T ' / .cnn remède 11e m’a soulagé jusqu’ici.donné un gros baiser : lU’ /cL lllele u «Lie sont Maux de tête affreux, pas d’appétit, 11—Maman, je vous aime bien.lransformees ™ marmottes.Cela ^ de sommeil.Je me,sens tout fié- commc avant.”' commence a sentir 1 hiver a Orcmes.r,»^sible de me livrer à a„- -Tu vois, Suzan, qu’il ne faut pas y"" g J ai requ Vraiment, je finis par trop laisser ta fille à la mère Or- UOUVu g lluus g! me décourager.—Et les voies diges- vanne.gagC :Ul rutOUr’ car 11 compte partir tivus ?_ Mal.Depuis longtemps Toute pâle, les yeux fixés rêveuse- ')lelltot 1?uur Nc\y-York, ou il rcs- (1éjà, constipation rebelle.Ne éberluent devant elle"! la jeune femme g l)ll,slcurs lno18-.chez pas plus loin.Quand la diges- gardait le silence.Enfin, levant la acques avait pair.^ tiou se fait mal, tout se détraque, tête, elle dit lentement: ”üuu va"t'11 fairc a New-York?C’est là ce qu’il faut réparer.Dé- Rosel eSt trop petite pour coin- —H va.Tenez, très cher, voici sa truisez cette malheureuse constipa- prendre ce qu’Yves a compris, ton lettre, une lettre joyeuse : notre tiou, et vos joues renaîtront comme fils le déclare lui-même ; puis, coin- ami se transforme en vagabond sur par enchantement.1/embarras des prendrait-elle, je n’y puis rien,’ May, ses vieux jours.voies digestives, qui a son retentis- rien: ni garder l’enfant, ni me plain- Le docteur lut attentivement, sèment sur tout l'organisme, est cèdre à Jacques qui m’accuserait en- P«is, le L'ont dans ses mains, il res- pendant bien facile à guérir.Tous core de mal juger sa mère.Je n’ai ta longtemps pensif.les soirs, en se couchant, il suffit do qu’à patienter un peu.Donne-moi du -Suzan, dit-il enfin, j’ai bien hési- prendre une cueillerée à soupe dq courage, tu seras dans ton rôle de té avant de vous parler de mon dé- REMEDE DU Dr SE Y, dont l’éloge “maman” sir: garder à 111011 compte le sanato- n’est plus a faire et qui est recom- rhun me tente.Mme Lordier me le mandé par les meilleurs praticiens." Les Chamnvallièr partirent.’ Mme laisse à un prix dérisoire ; de plus, Dans toutes les bonnes pharmacies.Orvannc vint de nouveau chercher, vu la nécessité d’etre auprès des ma- Sr.oo.Dépôt général : La Cie des Rosol cli-inuc iour • chaque jour lades, eu devenant leur médecin at- Laboratoires S.Lacliance, Limitée, aussi Jacques"prolongea ses visites titré, elle- nous abandonnerait le 87, mcSt-Christophe, Montréal,.01 « c< mimunica t ions I a ci I vs avec Paris.Certes, ce sera 1111 sacrifice pour moi es dans les membre», lo Lumbago, le Mal de Dos, les Douleurs do Poitrine et des Côtés, le Mal de Dents, STANTON'S PAIN RELIEF.— Aucun voyageur, aucun tpuriste dans les campagnes ne devraient se trouver sans une bouteille de ce remède sous la main en cas de besoin.Son effet est prompte et agréable, donnant de l’aise et du bien-être, sans causer aucune irritation.A VENDRE PARTOUT.PRIX 25c ., LES VERS¦ ¦ Les Pastilles du Dr Coderre sont le remède en usage le plut agréable et lo ni us logique pour les vers.Ces Pastilles chassent radicalement les Vers sans causer aucun préjudice ni pendant pour ni après.è Ce remède a la forme d une Les Vers TRES PETITE PASTILLE DE CHOCOLAT, étant considérée comme la forme la meilleure et la plus simple pour l'usage des enfants ; étant petite on l’administre facilement, agréable il l’œil et bonne au goût.Au cas oû les enfants refuseraient d'avaler les pastilles, écrasez-les et faites-les prendre en poudre.Les instructions complètes pour enfants et adultes sont contenues avec chaque paquet.DEMANDEZ LES PASTILLES DU DP.CODERRE POUR LES VERS Assurez-vous que ce sont les véritables, chaque paquet porte sa signature et son portrait.Prix, 25c la boite, ou par la malle sur réception du montant.THE WINGATE CHEMICAL CO., LTD, Montréal, Can fis®® arrive Le.Temps est de penser à vos achats de MEILrBIÆlS, etc.Une visite à nos grands magasins vous convaincra certainement que nous avons le plus beau choix de Meubles.Lits en Fer et en Cuivre, Literie, Tapis Turcs, Rideaux, etc., et que tout en vous offrant les dernières nouveautés, nous maintenons les prix au plus bas.Renaud, KinM Patterson COIN STE-CATHERINE ET GUY Fumez les Cigarettes Egyptiennes En vente partout Bouts en liège 15c.la boîte.Coaltar Saponine pesinfeciant jCicatnisant ADMIS DANS LES HOPITAUX PS PARIS.TRES EFFICACE CONTRE LES Plaies, Cancers, Angines, Suppurations, etc., etc.Ses qualités assainissait tes et toniques le rendent incompara.rable pour L’HYGIENE DE LA FAMILLE Lotions, lavage de nourrissons, soin de la bouche qu’il purifie, des cheveux qu’il débarrasse des pellicqles, etc.Le meilleur antiseptique pour l’entretien des dents, dos gencives, et des muqueuses.%.#• i SE MEFIER DES CPNTREFAÇONS.
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