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Titre :
Le journal de Françoise
Revue littéraire féminine qui contient des pages consacrées à la mode, aux arts ménagers, aux enfants et à l'étiquette (bienséance). [...]

Publié à Montréal de mars 1902 à avril 1909, ce « journal » littéraire bimensuel, qui a pour sous-titre Gazette canadienne de la famille, concrétise le rêve le plus cher de Robertine Barry, alias « Françoise », l'une des premières femmes canadiennes-françaises à faire activement du journalisme.

Pendant neuf ans, de 1891 à 1899, elle a en effet travaillé comme journaliste pour le quotidien La Patrie. En outre, elle a publié un recueil de nouvelles, Fleurs champêtres, ainsi que Chroniques du lundi, un choix d'articles parus dans La Patrie de 1891 à 1895. Les membres de l'École littéraire de Montréal la placent alors parmi les « principaux littérateurs canadiens ».

La fondation du Journal de Françoise représente un moment fort de sa trajectoire. Elle y consolide un capital social déjà considérable et y exerce une autorité absolue à titre de directrice, de rédactrice, de propriétaire et d'administratrice.

Ce bimensuel constitue un objet protéiforme donnant à lire un corpus de tonalités et de contenus variables, qui va du texte argumentatif sur des sujets d'actualité aux conseils pratiques pour la ménagère, en passant par les genres littéraires canoniques.

Dans son périodique, Françoise fait preuve d'une audace et d'une modernité absentes des oeuvres publiées sous forme de livres par les femmes au Canada français - des travaux qui sont caractérisés par leur conformité à la doxa. Son discours dissident se trouve dans les textes argumentatifs (éditoriaux, billets, comptes rendus d'ouvrages ou d'événements ponctuels) et les rubriques récurrentes (« À travers les livres », « Bibliographie », « Bloc-notes », « Le coin de Fanchette »); il surgit également là où on ne l'attend pas : phrases glissées dans des communiqués apparemment neutres de prime abord, ou dans de brèves présentations d'articles. Cette variété formelle rend difficile la quantification en pourcentage du discours de cette nature, mais elle lui donne une présence significative.

Françoise milite en faveur de l'émancipation des femmes et de leur droit à prendre une place entière dans la société. Cette position légitime l'autorité qu'elle s'accorde pour se prononcer dans les débats qui ont cours et tenter d'influencer l'opinion de ses contemporains. Elle affirme le droit à la liberté de pensée et d'expression, et appuie toutes les initiatives qui la favorisent. C'est en cela que son journal a laissé sa marque, malgré la relative brièveté de son existence. Ses prises de position, au demeurant, la mettent souvent en situation de conflit avec les autorités religieuses, en particulier avec l'archevêque de Montréal, Mgr Paul Bruchési.

Parmi ses collaborateurs, mentionnons Albert Lozeau, Paul Morin, Louis Fréchette, Émile Nelligan (à qui Françoise consacre un article élogieux dans le numéro du 2 avril 1904), Laure Conan et Jean de Canada.

Dans le numéro du 15 avril 1909, Robertine Barry remercie ses lecteurs et annonce la fin de son journal : elle n'a plus suffisamment de temps à y consacrer.

BEAUDOIN, Lise, « La parole dissidente de Françoise dans Le Journal de Françoise (1902-1909) », Recherches féministes, vol. 24, n° 1, 2011, p. 25-43.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1979, tome IV, p. 152-153.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1902-1909
Contenu spécifique :
samedi 2 décembre 1905
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

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Références

Le journal de Françoise, 1905-12, Collections de BAnQ.

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4vinc année—N° i NUMERO, io CENTS Samedi, 2 décembre 1905 (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant le 1er et le 3ieme samedi de chaque mois Directrice : R.BARRY Dire vrai et faire bien ABONNEMENT Un an 2 Six mois Strictement payable d'avnuce.A L'ETRANGER : Un an » - Quinze francs Six mois - - 7 frs Strictement payable cl’avnnce.• REDACTION et ADMINISTRATION 8o, Rue Saint-Gnbrlel, Montréal.Tel.Bell.Main 999 SOMMAIRE wm.A Smith ItvrnlinnlL ( poû.sit* ) LOUIS KKKt’HKTTI l’UANÇCUSI Miithum; IKHKIIKA ! RAIN VIL1.1 Kli.NKST MVUAND A iix iluiiics (NuiihI icimcs-iriiiivn iscs dv Montreal M A un l’UANÇOISl ItlooNolt Les I lit IM | il i A 1)01.1'I II BUISSON ( : AXAMA Los ('lirysnnthèmos l’KANÇOlSl Le Coin du l-’iinvlictti NJNKTTI l'liges des Km'unls L« Mal du I'n vs (suite) I tereltes faciles, Conseils utiles, etc., etc MADAME Pour vos petits dîners fins, et vos banquets de famille, ayez de la viande de premier choix.Vous la trouverez chez Hormisdas A.Giguère 34,36, 38,40 Marché Bonsecours Téléphone Bell, Main 2479, Montreal Edmond Giroux, Jr.Pharmacien- Chimiste EDIFICE DU MONUMENT NATIONAL 216 RUE SAINT-LAURENT Téléphone Main 2628 Spécialité : Ordonnances de médecins.Fleurs Fraîches! Reçues tous les jours chez ED, LA FOND Le fleuriste des théâtres 1607 rue Sainte - Catherine Tout ouvrage exécuté i\ ties prix modérés.Tél Bell Est 1949 Montres et Bijoux * Noire assortiment'de nouvcaiv tés est maintenant complet.Une visite i\ notre Exposition vous sera avantageuse N.BEAUDRY & FUS lt l.| ou tiers Opticiens 212 rue St-Laurent, Montréal Essayez le polisseur CAN DO pour argenterie.Demandez un échantillon.Tél.Uni.!.Main 210 THEATRE FRANÇAIS Semaine du 4 décembre H FEDORA Vivcc de Victorien Surdon.Grande mise en scène ! Nouveaux costumes ! Matinées : MARDI, JEUDI "et SAMEDI PRIX : Matinées, 10, 15, 25 et 50 cts.“ Soirée**, 20, 30, 35 et 50 cts.Nos Dents sont très belles, naturelles, garanties.Institut Dentaire Franco-Américain (incorporé), 162 rue Sain?-Denis, Montréal.Librairie Beauchemin A responsabilité limitée 256rue ST-PAUL, MONTREAL LETTRES DU P.D'UON A Mademoiselle V.27e édition.1.vol.in-12.0.88 LETTRE DU P.DIDON A un ami.1 vol.in-12.v.oo L'EDUCATION PRESENTE.Discours à la jeunesse par le P.Didon.1 vol.In-12.0.88 INDISSOLUBILITE ET DIVORCE.Conférences do Salnt-Pliilippe du Roule, par le P.Didon.1 vol.in-12._•••••••••• v.8o LA FOI EN LA DIVINITE DE JESUS.Conférences préchéos A l'église de la Madeleine.Carême de 1892, par le P.Di- don.1 vol.in-12.t.•••• v.oo EN TERRE SAINTE, par Mademoiselle Th.V.(Thérèse Vianzone).1 vol.in- 12, illustré .0.88 HENRI DIDON, par Jaël de Romano.1 vol.In 1-2 .0 88 Librairie Beauchemin (A responsabilité limitée) 256 rue St-Paul.- - - - Montréal NOUS faisons notre salut devant les lectrices du Journal du Françoise.Nous voulons faire leur connaissance, parce que nous voulons leur commande.Toutes voudront des fleurs pour enjoliver leur maisons pour la belle saison de PAques, et pour envoyer A leurs amies.Ri m n’est plus acceptable qu’une boite de fleurs au matin de Pâques.Envoyez-nous vos commandes et nous vous garantissons satisfaction.F.M(cH.4 saurait trop les encourager à sui- ^ (luvvaiVon pas ellcorc mettre la la jeune lille, en généial, est bien x 4 ccl4 X H ' jeune fille inexpérimentée en garde peu préparée à la vie qui l’attend au Aux Ursulines de Quebec, par ex- ^ ^ ^ cadcaux?sortir du pensionnat.cniple, les jeunes pensionnaires sont ", ., Heureusement, ou commence à le obligées, pour remporter le certifi- .La premiere bonbonnière, - début comprendre dans les maisons d’édu- de graduée du vieux monastère, ordinaire des galanteries masculines cation, et, je dois, en toute sincéri- (1l' su,)ir luurs examens à l’Ecole .uv 11111 etru_ ^cueillie avec une te, reconnaître, que c’est avec une Normale et de mériter, (l’abord, leur fl'oideur si marquee qu elle decoura-ardeur réelle que l’on recherche, au- brevet d’ecole modèle.gérait toute repetition de cette poli- jourd’lmi, — à Montréal, du moins, G’usl done mettre dans les mains v*su ^"teressee.— tous les moyens pour améliorer le (lu la jvunc fill^4 outil puissant 11 vsL (lv ^glc qu’un patron, système de l’éducation des jeunes fil- clollL vllc Il’a pas toujours besoin de un chef de bureau ne peut se lès et le rendre plus effectif et plus su SL‘rvir> mais qu’elle retrouvera, permettre d’offrir à sa sténographe pratique.avec reconnaissance, aux jours d’é- aucun cadeau, si ce n’est à l’é- 11 11’v a pas à se le dissimuler, le preuve.' poque de la nouvelle année, où il nombre de jeunes filles et de fem- Voilà donc pour l’instruction de la convient de récompenser ses services nies que 1 obligation de gagner leurs jeune fille.A cette préparation in- ^ une façon tangible, toute dénions-Tïloyens d’existence jette dans la vie Tellectuelle, joignons, pour que celle- tiation de ce genie n ayant pas cet-active, augmente tous les jours, et ^ soit complète, 1 éducation morale.Te cause, doit indiquer a celle qui en.rien ne fait prévoir qu’un moment Les institutrices, qui gardent avec cs^ ^ objet qu elle contracte vis-a-vis viendra où il pourrait décroître.elles les jeunes filles plus longtemps c^u (l()llateur des dettes qui se paie-C’est bien beau de dire tout haut: que les mères, devront se prêter en- 1()llT peut-êti e avec des 1 ai mes.“La femme doit rester à son foyer”, core à cet enseignement.Disons aussi aux jeunes filles qui Lu core faut-il que ce foyer ne soit Les bonnes religieuses surmonte- travaillent parmi les hommes, qu’à pas sans feu et qu'elle puisse y trou- ront donc leur antipathie naturelle de rares exceptions près, elles seront ver, du moins, le nécessaire.Autre- à parler des hommes, pour signaler respectées, si elles font comprendre ment, la voilà forcée de s’en éloi- aux enfants confiés à leurs soins les qu’elles sont respectables.La prégner pour gagner an-dehors la sub- dangers que la fréquentation de ceux mi ère familiarité qu’on tolère, par sis tance indispensable.qui ne sont pas de leur sexe peut of- timidité ou par faiblesse, est le pre- Ceci, d'ailleurs, semble maintenant frir à plus d’un point de vue.miel* pas sur la pente glissante et il bien compris et d’aucuns, qui, au- Pour la jeune fille appelée à tra- faut ensuite un effort bien plus éner-trefois, levaient dédaigneusement la vailler dans les bureaux, l’homme, gique, bien plus persistant pour re-tête sur la,jeune fille qui travaillait c’est-à-dire le patron, n’est pas le gagner le terrain perdu, pour vivre, reconnaissent aujour- monstre à peindre sous des couleurs La mise d’une jeune fille de bu-d’hui que le travail n’est pas plus chargées, mais c’est l’ennemi natu- rcau donne encore une assez juste incompatible avec son honnêteté rel qu’il faut lui apprendre à redou- idée de ce que l’on peut attendre qu’avec sa dignité.ter.d’elle. LE JOURNAL DE FRANÇOISE 259 Quand je vois ces pauvres fillettes dans des toilettes recherchées, déco-lées de bijoux et de mille nœuds de ruban, je ne les juge pas mais, mais, je me dis en soupirant: Quel dommage qu 011 ne leur ait pas enseigné combien cet étalage est de mauvais gout et combien il les déprécie dans l’estime qu’elles sont en droit 7Tespérer de tous.La jeune fille qui travaille doit viser, quand elle est au bureau, à la plus parfaite simplicité, éviter, dans les couleurs, les tons criards, les vêtements dispendieux et les bijoux.Cette.recommandation n’exclue pas l’élégance discrète et la distinction permise, de sorte qu’au point de vue même de la coquetterie féminine bien entendue, une robe modeste et sobre lie fera rien perdre aux avantages naturels.Ce sont autant de choses à répéter aux jeunes filles que le sort destine au grand combat de la vie.Et que d’autres choses encore, qui ne peuvent s’écrire en toutes lettres, mais que l’on doit dire et redire sans jamais se lasser! Institutrices religieuses ou laïques, vous avez un grand devoir à remplir.FRANÇOISE.+- «s®®®®®®®®®®©®®®®®® >(?Xî)00«0æ®®®00®0®(5)0® fii LADY LAURIER 2 MM W ®®®®®®®®®®®0®®®(îXîX^0®vï^MM.e.e.e.e.e.e.e.e.e $> couru contre clic et l’ont abreuvée fraîcheur, de parfum cl de miel, d’outrages.11 faut avouer qu’elle a qu’elles semblent tout à fait lui préprêté le flanc à ses pires ennemis et sager les délices et les extases fabu- .qu’elle a commis, surtout au début lcuscs de sa jeunesse, si tôt cucil- ^ de son regne, de fâcheuses imp ru de 11- lie ! .Mais 11011.Voici que les pre- Tous les historiens ont cherché à ces.mi ères bises de la suprême vieillesse, démêler les vrais sentiments de Ma- Ec peuple qui meurt de faim, ac- dans le jardin tout noyé de brume rie-Antoinette à l’égard de son cueille ces bruits, les exagère, et ex- du cœur automnal, sonnent le glas époux.prime son mécontentement sous une des rêves, des espoirs et des amours Tout d’abord, elle aime médiocre- forme brutale.11 murmure lorsque à jamais effeuillés ! .ment ce gros lourdeau de Louis ^ carossc royal passe dans les rues,.XVI, cet être gauche, maladroit, n’applaudit plus la souveraine.O dernières illusions, fleurs fata- épais, constamment embarrassé, lorsqu’elle se montre à l’Opéra.Peu les, vous amenez les ans neigeux, Elle 11e résiste pas au plaisir de le 11 Puu» elle sent grossir la haine ; lugubrement neigeux! railler et s’expose à ce qu’un poète v^c us^ accusée de mille forfaits, 011 JEAN 1)10 CANADA.de ruelle improvise le couplet sui- lllL‘^ un doute sa loyauté, son dé- ________ vaut, qui renferme en sa pointe la vouement à la France ; 011 l’appelle # plus impertinente et la plus juste 1 ’Autrichienne,—suprême injure qui BOII À SAVOlF des satires: iiL poursuivra jusqu’à l’échafaud.______ Et quand, le 6 octobre, elle affron-La reine dit imprudemment te, sur son balcon de Versailles, la Mme Amoureux est une personne SE—'' ££, r ïMrïr,, t F" ™ “ - Chacun le pense sans le dire, aperçoit, comme en un éclair, la vi- lus : 0,1 offru c" venüî au Palals (lu Vous le dites Fans y penser.” si on de sa fin prochaine lil ^""Veaule non seulement des toi- Mais, peu à peu, Vhumeur de Ma- ADOLPHE BR1SSON.luttus clc ruc* lllais .1 • 1 1 vr té, la pureté d’âme de ce monarque soleils, naissent les chrysanthèmes, .collPÇ ( J1 tl als 1 L‘ a o«vcau- qui fut le plus honnête homme de ces fleurs infiniment exquises qu T ' T" ' T ^ , son royaume, elle .t touchée de ravissent nos yeux.cles^L^:— 1 amour qu il a pour clic et, ne pou- voir aussi gracieux et aussi enchaii- .r ., cette maison fournit, defiant toute presages „ ., .te, sait habiller selon la taille, le Car, sur ce point, tous les lus to- qu ils nous apportent les plaisirs et tdint ct ( oserons-nous le dire?) l'Û- neus sont d'accord.I,a reine put se les voluptés de la saison des vertes ^ ^ clientes, leur supprimant montrer coquette, mconsequente, fcmllecs et des "idschantants.étourdie, mais sa vertu fut irrepro- Mais, illusion.Car, demain, les lu- valcur pélégance, la souplesse et la enable ct son manteau d'hermine de- nebres brises d’automne, dans les distinction incur a immaculé.parcs bruineux et glacés, à la fois, Certain jour, cependant, son cœur vont pleurer l’envol des feuilles, des Mme J.LAMOUREUX, parla ; elle conçut une vive et sou- oiseaux et des amants.PALAIS DE LA NOUVEAUTE, daine inclination.Elle se sentit en-.1783 rue Saintc-Catlicrinc, traînée vers 1111 jeune officier suc- 0 chrysanthèmes, fleurs incroya- Montréal.cîois, le comte Fersen, qui eut l’ad- blcment trompeuses, voici qu’avec ^________ 111 irable courage, ayant deviné cet vous revient l’hiver, le triste, le noir amour, de 11’y pas répondre ct de rc- hiver ! Mille-Fleurs sait combiner les plus tourner dans son pays.Ainsi se ter- admirables surprises en fait de clia- mina ce chaste roman — le seul que Comme l’automne a ses fragiles peaux.Soigner sa coiffure est chose les ennemis de la reine n’aient pas chrysanthèmes, le cœur déjà vieilli obligatoire et non point coquetterie, osé dénaturer ct salir.a ses dernières illusions, ces chry- Il est difficile de ne pas être jolie, .Marie-Antoinette a été durement santhèmes aussi.Et, en vérité, elles quand 011 est coiffée d’1111 des déli-cal0111 niée ; d’infâmes libelles ont sont parfois tellement pleines de cieux chapeaux de Millc-Lleurs.X 6 266 LE JOURNAL DR FRANÇOISE I LE COIN DE FANCHETTE •" $ Un pauvre Coin que j’ai semblé délaisser beaucoup depuis quelques numéros! C'est comme ça dans la vie, on se dit: “Mes amis m’atten- dront”, et l’on court servir des indifférents qui ne vous pardonnerai cr ' de sembler les négliger.Ht pciK.» .il ce temps, la vie passe ! .Autant que je l'ai pu, j’ai remercié par lettre les correspondants qui m’ont adressé leurs félicitations et leurs) paroles d’encouragement à l’occasion de la première de “Méprise” .11 en reste que leur pseudonyme ne 111’a pas permis de répondre personnellement.Qu’ils sachent, cependant que je leur suis reconnaissante, et que vers eux va très souvent 111011 souvenir ému.SUR 1 HUSK.— Je suis en retard, 11’est-ce pas?Il faut me pardonner, il n’y a pas de ma faute, vous l’avez compris.J’ai lu votre lettre attentivement et je suis absolument do votre avis.Malheureusement, je ne puis écrire sur tou^s les sujets à la fois.Si vous m’aidiez?Vous qui écrivez si joliment une lettre, vous pourriez également me tourner un bon petit article.N’est-ce pas?SIMONKTTE.— Le “Salut d’amour”, dont vous me parlez, (cst une chanson de l’ancienne littérature provençale et française.On commençait, dans cette chanson, par saluer la dame à laquelle le poète dédiait son œuvre, puis on y faisait son éloge et sollicitait ses faveurs.Avez-vous reçu de ccd “Saints”, petite Simoncttc?ADMIRATEUR DE BALZAC.— Aimer sans jamais le dire est —la jouissance supérieure des êtres délicats.BARBE.— Si l’on peut se permettre de faire des cadeaux à des jeunes messieurs, à l’occasion du jour de l’An, il faut que le don soit de minime valeur d’abord, et au- tant que possible, confectionné de vos doigts.ROSEMONDE, Ml MI ET M A RI 13-TIIERKSE.— Vous pouvez parfaitement lire les livres que vous me mentionnez.Vous retirerez grand profit de ces lectures sérieuses.Voulez-vous que je vous enseigne le moyen de vous les bien graver dans l’esprit?Une de vous fera la lecture à haute voix de quelques pages.Puis, elle fera une pause et vous en profiterez pour émettre vos idées sur les passages parcourus, les commentant et les discutant au besoin.Les livres trop sérieux ne doivent être lus que par tranches, si je puis m’exprimer ainsi.Il faut donner au cerveau le temps de digérer cette nourriture substantielle et parfois lourde.DEUX SOEURS.— Si.votre teint à chacune est pâle, il faut éviter les nuances pâles comme le beige, le gris perle, le mastic, etc.Mais comme 011 porte beaucoup de couleurs foncées, cet hiver, le rouge, le vert et le brun, vous pouvez trouver parmi ces tons la note qui vous conviendra.2° A moins d’être jumelles, je ne recommanderais pas à Deux Soeurs, de porter des toilettes exactement pareilles DESOLEE.— Il est d’usage de ne pas assister à une cérémonie de mariage clans une toilette de deuil.Vous pouvez le rompre pour ce jour, quitte à le reprendre le lendemain.M.L.C.— Vous verrez ces lignes à la fin de la visite de Sarali Bernhardt parmi nous ; je les écris, moi, avant même qu’elle soit à Montréal.Je vous donnerai tout de même, puisque vous le sollicitez, les noms des pièces qui vaillent plus que les autres la peine d’être entendues.Ce sont: “La Sorcière”, “Angelo” et "Phèdre”.J’arrive au moins à temps pour vous engager à entendre la dernière, une tragédie de Racine et du plus pur classique.Vous savez que l’on a appelé “Phèdre”, la damnée de l’amour.Jugez maintenant à quels paroxysme, elle pousse ce sentiment.MIROIR.— Votre demande est déjà vieille d’un mois.Je vous donnerais volontiers les notes que vous me demandez sur Nelson, si les journaux n’eu avaient déjà servi copieusement.Je suppose que vous avez lu ce qu’ils en disaient, et je m’abstiendrai d’en parler davantage, afin de ne pas gaspiller un espace précieux.PIERRE!- LE-TEMERAIRE.— Je dois défendre 111011 héros, (pii n'est pas un imbecile et qui 11e mérite pas de l’être.Pcrmcttez-inoi de me servir d’une comparaison pour mieux faire comprendre l’état de son esprit.Vous connaissez le jeu des silhouettes, 11’est-ce pas?Combien de fois, vous est-il arrivé de ne pas saisir tout de suite, dans un paysage, les lignes qui dessinent nettement l’objet à chercher ?Et pourtant vous 11’êtes pas un imbécile pour tout cela.Mais une fois que vous avez saisi les lignes révélatrices, vous ne pouvez voir autre chose que cet objet.C’est la même chose avec Gustave Bréhant ; il aime Marcelle, mais son amour est à l’état latent ; aucune circonstance, aucun incident n’est venu lui révéler ses sentiments, et l’attitude de Marcelle vis-à-vis de lui est tellement fi ère, tellement réservée, qu’il 11’a pas osé rêver faire d’elle plus que sa “grande amie”.Il a un amour de tête pour “la petite” Laurettc Bré-111011 d, et momentanément, cela l’é-loignc plus encore de l’examen de ses véritables sentiments.Son esprit même, 11’étant pas tout à fait libre, Vempêche de saisir le cas de conscience que lui propose Marcelle.Cependant tout est prêt pour la révélation.Les larmes font jaillir l’é- claii qui illumine tout.Il ne devins plus, il voit ; il nu pressent plus, il est sûr.Il se demande pourquoi il n’a pas toujours vu connue aujourd’hui.Il a trouvé le dessin de la silhouette.CRAVATE BLANCHE—Je vous donnerai dans un prochain numéro, 1 explication que vous désirez.Le manque d espace nie force à vous renvoyer, ainsi que quelques autres correspondants, a un prochain numéro.FRANÇOISE.LE JOURNAL DE FRANÇOISE CONSEILS UTILES 267 ‘Tt RECETTES FACILES RESTES DE BOEUF BOUILLI AUX.NAVE 1 S.— Faites un roux ; mouillez-le de bouillon ou d’eau, sel, poivre, bouquet de persil, thym et laurier et faites cuire dedans sept ou huit navets coupés en morceaux ; lorsque ces derniers sont à moitié cuits, ajoutez votre bouilli (le morceau entier ou coupé en tranches ) .Enlevez le bouquet lorsque les navets sont cuits et servez bien chaud.MANIERE DE FAIRE UN ROUX BRUN.—On fait fondre un morceau de beurre gros comme une noix auquel on ajoute une cuillerée de farine ou plus, selon la quantité de sauce que l’on veut faire.Lorsque le beurre et la farine prennent une couleur brune pas trop foncée, on ajoute de l’eau ou du bouillon ; pour une cuillerée cde farine, un verre d’eau suffit ; si cependant on trouvait la sauce trop épaisse on pourrait ajouter un peu d’eau ; si au contraire, la sauce se trouvait trop claire, on la lierait avec un peu de farine ou do fécule.Une lectrice nous écrit: “Après avoir pendant de longues années vu rétrécir tous mes vêtements de laine, j’ai fini par trouver un moyen très simple pour remédier à cet inconvénient.J’étends tous mes vêtements de laine, après les a-voir bien rincés pleins d’eau propre et claire, sans les tordre.Le poids de l’eau les empêche de rétrécir.De cette façon, les bas, les camisoles, etc., restent souples et redeviennent connue neufs, ce qui montre bien que tordre les lainages, les feutre et les abîme.” RISCETTE P0UR EMBECIIER LE LAIT DE TOURNER, EN LE FAISANT BOUILLIR.— Pour une pinte de lait, mettez une bonne pincée de soda.TACHES D’IODE.— On enlève les taches d’iode en les mouilljant avec de l’eau fortement mélangée d’ammoniaque.POUR ENLEVER LES TACHES DE BOUGIE.— On enlève ces taches en grattant légèrement la bougie, puis en plaçant un morceau de gros papier gris à l’envers et en repassant avec un fer bien chaud.DUPRAS & COLAS A RTISTES-ri IOTOC.It A PUES 1729 rue Sainte Catherine Tel.Bell Kst 4loft.Montréal.!Ç> ,0000000000 Le Spécifique du Dr MACKAY CONTRE L'ALCOOLISME MOULE DE GELEE.— Pommes pelées, plantez dans chaque pomme des clous de girofle, faites-les cuire dans un sirop clair ; quand elles sont cuites et retirées du sirop, mettez dans ce sirop une demi-tasse de sagou ; quand il sera cuit, laissez refroidir, et le versez sur les pommes ; lorsque la gelée sera prise, couvrez-la de crêmc fouettée.Les taches huileuses sur le velours s’enlèvent avec de la benzine.Quand, aux taches de bougie ou de cire, pour les faire disparaître sans laisser de traces faites griller quelques tranches de pain tendres et appliquez-les toutes chaudes sur les taches.C’est simple et sûr.Accessoires de luxe en Nickel Pour chambre de bains.Portes Eponge, Bacs à savon, Portes serviettes, en verre et en Nickel, Douches.Massage, Appareil pour papier à toilette.Sièges de bain, etc, au plus bas prix.L.J.A.SURVEYER, 6 RUE ST-LAURENT Employé avec un succès infaillible par le gouvernement de la Province de Québec pour la réforme des alcooliques.Les autorités municipales de Montréal ont reconnu les mérites de cette découverte merveilleuse.Dernièrement, la Commission des Finances a voté un crédit de $000 pour faire faire un dépôt do la médecine du Dr Mackay dans tous les postes de police, afin d’empêcher, par une prompte application dans les cas urgents, les décès qui se produisent si fréquemment dans les cellules.l’as besoin d'internement au Sanatorium: le traitement peut se donner il la maison, l'as besoin non plus de diète spéciale.Tout ce qu’il faut, c est la volonté du malade de se guérir et do s'abstenir de spiritueux.Cette médecine est maintenant il la portée do tous, lu prix en ayant été réduit.Les effets étonnants qu'elle a produits sur les ivrognes les plus invétérés cités en cour correctionnelle ù.Québec et il Montréal prouvent que l'alcoolisme est une maladie guérissable.S’ADRESSER A LA Leeming Miles Co., Ltd.288 rue St-Jacques, Montreal.Seuls agents pour la vente du SPECIFIQUE du Dr MACKAY pour la guérison do L'ALCOOLISME Les Tailleurs parisiens pourdamts 1852 rue Ste.Catherine 11 1 ¦ i Tailleurs d'habillements do 1ère classe Vil beau choix de Coml urnes, BIou-ch en Soie, Manteaux pour la pluie, etc, etc, Toujours en main, les dernières nouveautés dans les marchandises importées.II.SHAPIRO, prop.Phone Est 2829 Entre Cad leux et av.Hotel de ville - J)/ù 7Of A deux portes de la rue Cralg.MONTREAL PUNDE & BOEHM Coiffeurs, Perruquiers et Parfumeurs 2366 STE-CATHERINE Ouest près de la rue Peel, MONTREAL Ouvrages en cheveux artificiels do toute description.Coiffure do1 Dames, Teintures pour cheveux, Shampoo, Manicure, Cheveux brûlés, Massage du scalp.Toutes commandes pour ouvrages en cheveux reçoivent nos soins particuliers. 268' LE JOURNAL DE FRANÇOISE ! * PAGE DES ENFANTS w | * # de la guerre de 1870.C’est en F rail- eie Bénard, Ant.Désunirais, Sher- J t ru qu’il fait frapper sa nouvelle brooke; Lucienne Dagenais et Ulric J * C^IISCriC ^ i monnaie, qui est à son effigie et qui Vinet, Southbridgc, Mass.E.-U.) .i'~- * CHARADES AMUSANTES Afin de rectifier bien des erreurs aussi là que sont fabriqués les tim- Avec quelle sainte peut-on faire un qui se sont glissées dans l’odysséq brus de la poste abyssine.potage?du vulgaire Ladébauche, (pii nous a Ménélik a un fils âgé de 12 ans, Rép.Sainte-Julienne, prouvé qu’il ne connaissait l’cmpc- dont le 110111 Wnasse 11 Seggcd signi- Où se trouve le pape quand le sore 11 r Ménélik (pie de 110111, je tiens à fie : “Je prie pour mes frontières”, leil est couché ?vous dire quelques mots de ce prin- Cet enfant reçoit une éducation qui Rép.— A l’ombre, ce dont la bonté et l’humanité sont fera de lui le digne successeur de son Ont répondu: Marie Ant.Gosselin, connus de tous.père, de ce négus de Ménélik, qui par Chicoutimi; A1 pli.Bernard, Rodol- Après avoir remporté sur les Ita- son énergie a su conserver à son plie Boulet, Joséphine I,amoureux, liens (pii convoitaient son empire, il pays la liberté et l’indépendance.Sophranie St-Aubin, Laurence La-y a plus de vingt ans, une éclatante TANTE NINETTE.rivière, Québec ; Ililaire St-Ours, victoire.Ménélik s’occupa immédia- $ Gonzalvc Désortie, Suzoti, 1/H calcinent de mettre de l’ordre en Abys- 3CUX (VCSPlIt-reux, Montréal ; Josephte Dion, si nie qu’on peut traverser sans es- ______ Woonsocket ; George Gagnon, Mau- cortc Lu.t eu pays est sûr ut bien Qu,cst_cc Vune manufllcturc et vice Pilon, Batiscan.organise.~ ri 4 ' r, .,.rr,- a- ., t., une filature ?Expliquez la differen- f Lu uhnstianismu est la religion ,1e œ £« TOUU POUr lCS grfllISlCS l’empereur et de ses sujets.Nulle Animée part la civilisation est mieux com- IIIS 1 01 RE I)U CANADA prise et la justice mieux rendue.Donnez l’année de la capitulation L’empereur préside lui-méme le tri- de Québec et de celle de Montréal.( Pour les petits amis de Tante Ni- btinal deux fois par semaine ; il s’oc- Quelle conséquence fut la résultat de nette) cupc des causes importantes, les au- la reddition de Montréal.Quel mouvement dans la paisible très secondaires sont administrées -—4 —— petite ville de Ville^oultrice aujour- par des seigneurs appelés “ras”, à RCPOMS* 3 ](WX (I E$pMl d’hui! Du haut de la côte que l’on qui est donne aussi le commande- descend pour v arriver, on perçoit ment de l'armée de l'empereur Mé- HISTOIRE DE FRANCE déjà des bruit:, confus de voix, de lie î ", composée de trois cent mille Quelques grands hommes du temps chants, d’ordres brefs et multipliés, îomincs bien armés.' de Louis XIII.Les principaux traits C’est qu’il est enfin arrivé le grand Le souverain d Abyssinie a suppri- de caractère de ce monarque.jour du passage des troupes annoncé nié un grand nombre de coutumes Rép.— Richelieu, le duc de Lu- depuis si longtemps et impatiem-bai barcs inhérentes aux tribus afri- g nés, le prince de Coudé et saint ment attendu.cailles, comme celle qui condamnait Vincent de Paul, une des gloires de En effet, ils viennent de faire leur le voleur a avoir la main coupée.l’Eglise.entrée dans leur garnison momenta- Impitoyablc contre les fauteurs de Louis XIII fut un bon roi, mais il née, nos braves soldats.De loin, désordre, il a réduit a l obéissance manqua d’énergie, et se débarrassa postés sur une petite hauteur, au les nomades du désert qui pillaient du soin du royaume sur Richelieu, pied d’un vieux moulin en ruines, et massacraient les caravanes.contre l’influence duquel il n’eut pas nous les avons vus s’approcher en Petit-fils de l’empereur Salah-Sa- assez de force de caractère pour réa- deux files avec leurs officiers au mi-lassé qui entretint avec la France, gir.lieu, sur la route habituellement si sous Louis-1 hi lippe, des rapports Ont répondu: Antoinette Gosselin, monotone qu’égayait dans la pureté amicaux, Ménélik professe une gran- Chicoutimi; Alpli.Bernard, Henri de la lumière " matinale la clarté de affection pour ce pays.Il fait St-Pierre, S.L’Heureux, Québec; M.de leurs uniformes bleu clair et les toujours un bon accueil aux Fran- Bcauchcmin, Nicolct; Marie P.Jo- joyeux échos de leurs refrains en-çais qui vont à sa cour, et il pleura,, seplite.Dion, Woonsocket; J.Fo- traînants.dit-on, lorsqu'il apprit les désastres rest, Fall River; Adine Taillcfer,Lu- Maintenant, c’est fini de l’aligne- LE JOURNAL DE FRANÇOISE 269 nient si bien observé pendant la dans quelques jours,cc sera bien pis* que scs filles, âgées l’une de seize marche.1 mis sont disséminés dans Quel surmenage que ces huit à dix ans et l’autre de quatorze suivent ce leurs cantonnements respectifs ; jours de manoeuvres sous le veut, la traitement.151 maintenant, qu’il beaucoup déjà revêtus de leurs hour- pluie, le soleil ; comme ils vieil- pleuve, qu’il vente, malgré les plaiderons ( i ) de toile blanche, sont (Iront, il faudra bien les prendre, sauteries des railleurs, à l’heure du occupés a panser les chevaux.Pau- Ah oui ! on comprend qu’ils s’ainu- coucher, madame et mesdemoiselles vrcs bêtes irresponsal Us et passi- sent, qu’ils boivent, qu’ils chantent, montent sur leur perchoir où elles ne ves, matées par les fatigues succès- les soldats, pour se tenir debout et tardent pas à s’endormir paisible-sives des longues étapes sor*s le so- garder du courage.ment.leil, il s’en trouve peu pour résister Mari e-An toi nette de LAUZON.- encore et se livrer à des défenses sé- $>- rieuses.Heureusement, on est arrivé de Uarietts Depuis quelque temps, il est beaucoup parlé, dans le monde musical, .• i,i • de Franz von Vechsev, un garçonnet lonne heure aujourrt lmi, et ce sera I(il cause de l’abstinence de toutes de dix ans, qui confond ceux qui p.nir es îonmies connue pinu lents boissons fernientées, a de tout l'approchent par la maîtrise avec la- montures, une journée de halte bien- temps, et surtout dans les pays An- quelle il joue du violon.Bien qu’il ai s
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