Le journal de Françoise, 1 mars 1905, samedi 4 mars 1905
Le numSro, io cts Samedi, 4 Mars 1905 (GAZETTE CANADIENNE DE LA FAMILLE) Paraissant le 1er et le 3ieme samedi de chaque mois .___________________ Directrice : R.BARRY Dire vrai ei faire bien ABONNEMENT : ÜI AN - - - j Six mois Strictement payable d’avance REDACTION et ADMINISTRATION 80, Rue Salnt-Gabriei, Montréal.Tel.Bell» Maim 080 A L’ETRANGER : Un an - - Quinze franco Six mois - - 7 frs * Strictement payable d’avance.Nostalgie (poésie).,___.Amour-Lumière (poésie).Le bon parler français.Ballade (poésie), .Une grande contemporaine.Sermon matrimonial.V.Nequan,.L’œil drqit de Jean Ziska,.La Dame aux Camélias.Nos souffrances.,.La promenade d’un dindon.Le Coin de Fanchette.Propos dfétiquettê.ÿage des Bnfanta,.;.Le Mal du ¥*yt (feuiUeton) .Eudore Evanturtl .Léon Berthaut .Françoise Louis-Joseph Doucet .Marie P.Gtobensky • •.(?* \Drôst Marcelle Baitly .Georges Grand Jérémie .François Lady Etiquette' , .Tante Ninette iS IÉ MADAME Pour vos petits dîners fins, et vos banquets de famille, ayez! de la viande de premier choix.Vous la trouverez chez Hormisdas A.Giguère 34, 30, 38, 40 Marché Itonnecoar» MONTREAL Tél Bell, Main 2479.Elixir Fodo-Cannlam Giycrrophotpbaie a Tonique reconstituent de système nerveux et osseux CONTRE Neurasthénie, anémie, rachitisme, Tuberculose, faiblesse musculaire, débilité générale, etc Dosage.—Chaque cuillérét: à soupe contient : o 25 centigrammes de glycerophosphate de sonde, 0.02 centigrammes d'iode; combiné à 0.15 centigrammes de Tannin.Mode d'emploi.—Adultes une culllérée à soupe aux repas ; enfants, une à deux cuillerées à thé.snt Depotiitiré PHARMACIE GAGNER Co,a dn " s"D,a“ II 1854 Rue Ste-Catlicrlnc, Montréal EDMOND GIROUX, Jr.Pharmacien Chimiste Edifice du Monument National 216 RUE SAINT-LAURENT Téléphone Main 2628.Spécialité : Ordonnances des Médecins.Fleurs Fraîches ! 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” à mon aveu.—Oui, les sensitives souffrent.Toutefois, ne dites pas “ hélas".11 vaut mieux souffrir, vibrer, que de passer la vie comme un bloc de marbre.Le ciel a des saints qui ont pleuré, aimé; il n'en a pas de “ glace ”.Maintenant traitons la question financière.Vous prétendez ne rien avoir?Si, vous avez votre position, votre talent.Cela suffit pour un homme, surtout quand la femme apporte une certaine fortune.C’est le cas de Suzan.Par scs parents, elle est presque aussi pauvre que vous.Mais les marraines sont un peu fées.Je dote ma filleule, et mon testament lui assure, avec une somme assez considérable, ma propriété de Normandie, dont le revenu est à la fois bon et solide.Allons, mon ami, avouez qu’en quelques mots, je détruits des objections que vous croyiez sérieuses?Seule, votre volonté arrêtée de vivre à la montagne me déconcerte.Pour vous, ce n'est pas un avenir.Pour une jeune femme, cette solitude serait triste, presque imprudente.—Vous voyez bien, Madame, que vous aviez rêvé.Avec une mélancolie où perçait un peu d'amertume, la baronne Iieurtel dit lentement: —Si votre cœur renferme des coulées de lave de vos volcans d’Auvergne, vous avez une tête aussi dure que le granit de vos montagnes.Rien ne vous ébranle dans ce que je viens de vous apprendre.Quatre-vingt-dix-neuf jeunes gens sur cent eussent tendu les mains pour saisir les lingots d'or de.—O11 n’épouse pas des lingots, Madame.—Non, on épouse une femme.Or, on n'épouse pas sans voir, sans.Il allait parler.Vivement, elle l'arrêta.—Ne prononcez pas un “non” qui, dans votre bouche, serait probablement sans appel, et écoutez-moi.Ma filleule a ses deux brevets; donc, son instruction est terminée.De plus, la mort de la supérieure lui a enlevé, à la fois, une affection et un soutien.Sans le mauvais état de ma santé, cette année-ci, Suzan serait déjà près de moi.Mais je vais mieux, elle arrivera prochainement.Voulez-vous me promettre, mon cher Jacques, de venir à Paris dès mon premier appel, pour faire connaissance avec ma très charmante compagne?Si elle vous inspire cet attrait premier qui est l'aube de l'amour, vous réfléchirez, tout en prenant l’air natal.Si cet attrait n’existe pas de vous à elle, d’elle à vous, la question sera close, et 111011 rêve fini.Allons, Jacques, c’est “oui’’, n’est-ce pas?Vous consentez à voir nia filleule?Je le désire vraiment.Très contrarié, mais dominant scs impressions multiples, le jeune médecin se leva.—C’est oui, Madame, en doutez-vous?Un refus de ma part, alors que vous souhaitez si vivement une chose, serait une ingratitude monstrueuse.Le rustre cède le pas à l’homme de cœur, et consent à tout ce que vous voudrez.Avec un sourire très doux, elle lui tendit sa main fine et blanche.—Au fond, vous m’en voulez terriblement.N’importe, j’accepte votre soumission, enfant terrible.Vous serez reçu en familier, de la maison, et cette petite fille ne soupçonnera rien de notre complot.Voilà qui est entendu.Il ne répondit que par un sourire ; mais, quand il s'inclina devant la baronne Heurtel en lui disant : “Au revoir ”, elle comprit, à l'accent indéfinissable avec lequel ces deux mots étaient prononcés, que le jeune homme, en s’engageant à ce retour, venait de faire un réel sacrifice.II La pluie avait cessé.Un brouillard intense enveloppait les rues, les boulevards, voilant d’un crêpe les becs de gaz, les lanternes des tramways et des voitures.Insoucieux de la boue, de l’humidité, de la nuit, Jacques Orvanne marchait à pas ra- pides et, livrant à l’air froid son visage brûlant, il essayait de calmer le mélange d’inquiétude, d’irritation, de tristesse qui lui tenaillait le cœur.D’inquiétude ! Peu au courant des usages du monde, il redoutait l’entrevue désirée par la baronne Ilcur-tel, entrevue dans laquelle il se montrerait d’autant plus gauche, d’autant plus timide, qu’il en faisait un acte de simple reconnaissance.D’irritation ! Il haïssait presque celle qui, sans le savoir, se plaçait entre lui et le calme absolu dont il se proposait de jouir.De tristesse 1 11 se reprochait d’être une cause de déception pour ceux qui l’aimaient : le docteur Ros-cob et sa vieille amie, la baronne Pleur tel.Mais, aussi, pourquoi rêvaient-ils trop grand, trop beau ?Pourquoi ne comprenaient-ils pas sos rêve, à lui, son désir fou de fuir vite, à toujours, loin de la capitale?—Je hais Paris.Il avait jeté ces mots dans la rue silencieuse.Le son de sa voix le fit tressaillir, et, levant la tête, il aperçut, très près, la maison immense, ruche de travailleurs de toute catégorie, où il avait vécu sa vie d’étudiant pauvre.Lestement, il gravit six étages, ouvrit une des nombreuses portes d’un long et sombre corridor, alluma sa lampe et resta là, debout, le regard plein de mélancolie, un indéfinissable sourire aux lèvres.C’était une chambre mansardée, exiguë, misérable, avec un carrelage pour parquet, une lucarne pour fenêtre.Un lit, une chaise, une table, une commode, une petit poêle, quelques planches formant bibliothèque, composaient tout le mobilier.Là, il avait connu le froid intense, la chaleur tropicale, parfois aussi les tourments de la faim.Là, il avait travaillé, pleuré.Là, il avait rêvé aussi.Et, maintenant, c’était la réalisation des rêves infiniment doux et chers.Adieu l’air empesté de la capitale, la cohue des boulevards, les lazzis des camarades.Il revenait au pays ! ! ! —Pourquoi attendre à demain soir ?dit-il tout à coup.En prenant le train de sept heures, je gagne une journée.Le déménagement sera vite fait j LE JOÜRNAL DE FRANÇOÏSB Une heure plus tard, le “ déménagement " était terminé, et le lendemain matin, par un temps sombre et froid, Jacques Or vanne, penché à la portière du wagon, regardait gaiement Paris s’effacer dans la brume.I /histoire du jeune médecin était de celles qui tentent la plume du romancier, excitent l’intérêt du psychologue.conquièrent la sympathie des natures aimantes, délicates et hères.Né en pleine montagne d’Auvergne, lils unique de pauvres paysans, Jacques ( )rvanne avait poussé à l'air libre, comme les Heurs sauvages des rochers, les arbrisseaux des taillis.Dans son village et les bourgs environnants, on n'aurait pas trouvé un plus beau, un plus vigoureux petit gars.Le père Orvannc en était her.voyant déjà en lui le laboureur, aide de ses vieux jours.La mère, hère aussi, soupirait parfois, songeant déjà à l’armée (pii lui prendrait son trésor.Le fuleur laboureur, le futur soldat, sans se douter de ces préoccupations, allait à l’école dont il était le meilleur élève, et, le reste du temps, menait paître, le long des chemins creux, dans les champs, sur les montagnes, la vache Néra, la chèvre Cliquette, et l’agneau Hlan-blatic.Futur laboureur! les semailles, les moissons l’intéressaient peu.Futur soldat ! les rixes, les jeux bruyants lui déplaisaient.Un rêveur, ce petit Jacques ! Tandis que Néra, M iquette et Blanblanc, sous la garde de la chienne Lin a, se régalaient d’herbes fraîches ou somnolaient; paresseusement dans un coin de prairie, il cherchait, à travers les arbres, une de ces échappées comme il s’en trouve fréquemment en pays de montagnes, et il restait là extasié, les yeux fixés sur le paysage de son choix, jusqu'à ce que la brume enveloppant les cimes et les vallées lui rappelât l'heure du retour.A quoi pensait-il ?Silencieux, contemplatifs par nature, les villageois ne songeaient pas à le lui demander; mais de joyeux excursionnistes, passant un jour devant lui, sans même qu’il y prit garde, lui posèrent la question.11 fronça les sourcils, releva la tête avec une certaine fierté, et d’un ton étrange, chez un si jeune enfant, répondit : —Je pense que c’est beau, que c’est grand ! 11 avait douze ans quand, à la vie contemplative, vint se mêler l’action.Lina, ayant couru trop follement à la poursuite d’un mulot, eut la patte cassée par une pierre détachée d'un rocher.On était loin du village, loin surtout du vétérinaire.Lina souffrait, se plaignait.Ah! ces souffrances, ces plaintes de la confidente, de l’amie, de la compagne de solitude, qu’elles retentissaient douloureusement dans le cœur du petit gars !.Comment la soulager, la guérir?Jacques, tout à coup, se souvint.Il avait vu, l’année précédente, un vieux rcboutcur “arranger” la jambe d’un cheval dans une ferme des environs.Faire de même pour Lina ne devait pas être très difficile.F réoccupé, l’angoisse au cœur, il trempa la patte gonflée dans l'eau claire du ruisseau voisin, l’entoura de morceaux de toile arrachés à son mouchoir—tant pis pour les g 1*0ndefies de la mère,—mit tout le long de la patte de légers bâtons et de nouvelles bandelettes, puis, la chienne dans ses bras et appelant Néra, Mi- quette, Blanblanc, it revint à fa chaumière.(W suivre) le Spécifique eu Dr Mackay CONTRE L’ALCOOLISME.Employé avec 1111 succès infaillible par le gouvernement de la Province de Québec pour la réforme des alcooliques.Les autorités municipales de Montréal ont reconnu les mérites de cette découverte merveilleuse.Dernièrement, la Commission des Finances a voté un crédit de £500 pour faire faire 1111 dépôt de la médecine du Dr Mackay dans tons les postes de police, afin d'empô-chcr, par une prompte application dans les cas urgents, les décès qui se produisent si fréquemment dans les cellules Pas besoin d’internement au Sanatorium : le traitement peut se donner à la maison.Pas besoin non plus de diète spéciale.Tout ce qu'il faut, c’est la volonté du malade de se guérir et de s’abstenir des spiritueux.Cette médecine est maintenant à la portée de tous, le prix en ayant été réduit.Les effets étonnants qu’elle a produits sur les ivrognes les plus invétérés cités en cour correctionnelle à Québe cet à Montréal prouvent que Paie olisme est une maladie guérissable.Avec l’approbation du public et des gouvernements, et les résultats constatés, toute expérimentation nouvelle serait superflue.Correspondance strictement confidentielle.s’adresser a i,a Leeming Miles Co., Ltd.288 rue St-Jacques, Montréal Seuls Agents pour la vente du SPECIFIQUE du Ih* MACKAY pour la guérison de L’ALCOOLISME.ÏÎÜÜ-UNGE des MEILLEURSC^B' Dans le Café DE Madame Huot vous avez le plus haut degré de pureté, richesse de liqueur et d’arôme.Tout ft fait différent des autres cafés il a une délicatesse de saveur qui lui est propre.IL EST DELICIEUX.ESSEYEZ-LE ! 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